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Situation géographique

La province du Nord- Kivu est située à cheval sur l‛Equateur. Elle est comprise entre 0° 58‛ de latitude Nord et 02° 03‛ de latitude Sud et entre 27° 14‛ de longitude Ouest et 29° 58‛ de longitude Est. Elle est limitée à l‛Est par les Républiques de l‛Ouganda et de Rwanda (Sud- Est), au Nord et à l‛Ouest par la Province Orientale, au Sud-Ouest par la Province du Maniema et au Sud par la province du Sud- Kivu. Sa superficie est de 59.631 Km2, soit environ 2,5 % de l‛étendue du territoire national.

Relief

Le relief du Nord- Kivu est très accidenté. L‛altitude varie de moins de 800 m à plus de 2.500 m. certains sommets atteignent plus de 5.000 m. Ce relief est formé des plaines, des plateaux et des chaînes de montagne. Les laines alluviales s‛étendent du Nord au Sud du Lac Edouard. Il s‛agit, respectivement, des plaines alluviales de la Semliki et des Rwindi- Rutshuru. Les Rives occidentales du Lac Edouard se heurtent à un escarpement abrupt, dont le prolongement vers le Sud, en bordure de la plaine des Rwindi-Rutshuru est connu sous le nom d‛escarpement de Kabasha.

La plaine alluviale de la Semliki est resserrée entre le prolongement septentrional de l‛escarpement riverain du lac Edouard à, l‛Ouest, et l‛imposant massif de Ruwenzori (5.119 m) à l‛Est. La plaine des Rwindi- Rutshuru se relève doucement, mais très régulièrement vers le Sud, où elle se heurte aux champs de lave qui la relaient vers le massif de Virunga, et particulièrement vers le groupe des volcans actifs dominés par le Nyamulagira (3.056 m) et le Nyiragongo (3.470 m).

Climat

L‛hétérogénéité du relief amène une grande variété de climats. D‛une manière générale, on observe une corrélation étroite entre l‛altitude et la température moyenne. En dessous de 1.000 m, cette température est voisine de 23° C. A 1.500 m, on enregistre quelques 19° C et à 2.000 m, 15° C environ. La pluviométrie moyenne varie entre 1.000 mm et 2.000 mm. Les précipitations mensuelles les plus faibles sont enregistrées entre janvier et février et entre juillet et août. Quatre saisons caractérisent le climat du Nord- Kivu : deux saisons humides et deux saisons sèches. La première saison humide se situe entre mi-août et mi-janvier et la deuxième va pratiquement de mi-février à mi-juillet. Quant aux deux saisons sèches, elles sont très courtes. La première est observée entre mi-janvier et mi-février et la seconde entre mi-juillet et mi-août.

Sols

Le climat d‛altitude et le relief confèrent aux sols du Nord- Kivu une certaine complexité. On pourrait néanmoins diviser les sols du Nord- Kivu en trois grandes classes : Les sols volcaniques récents : provenant des coulées de lave de volcans. Les coulées récentes ne permettent pas encore à l‛agriculture de s‛y installer ; tandis que dans les coulées plus anciennes, la lave est particulièrement décomposée et forme un sol parfois encore superficiel mais très fertile. Ces sols se retrouvent entre Goma et Rutshuru. Les sols des plaines alluviales : ces sols se retrouvent dans les plaines de la Semliki et proviennent des dépôts lacustres, de la rivière Semliki et de ses affluents. Les sols des roches anciennes : ces sols sont très profonds et riches en humus. Ils sont assez argileux et peu compacts et disposent, en surface, d‛une importante réserve de matières organiques.

Végétation

Les principaux types de végétation de la Province du Nord- Kivu sont :
o Les savanes dominantes dans les plaines alluviales de la Semliki et de la Rutshuru.
o Les formations climatiques sclérophiles arbusives et forestières dans la plaine des laves au Nord du Lac Kivu.
o Les forêts ombrophiles de montagnes : sont observées essentiellement dans les massifs de Ruwenzori et Virunga. Ces forêts sont hétérogènes.
o Forêt équatoriale dans les Territoires de Lubero, Masisi, Walikale et Beni.

Hydrographie

L‛hydrographie du Nord- Kivu est dominée par l‛existence de deux grands lacs à savoir lac Edouard et lac Kivu. Le lac Edouard : il a une superficie de 2.150 Km2 dont 1.630 Km2 pour la partie congolaise, avec une profondeur moyenne de 30 m. ce lac est très poissonneux et constitue une source importante de revenus pour les familles riveraines. Le lac Kivu : il est le plus haut de l‛Afrique centrale parce qu‛il se trouve pittoresquement situé à 1.460 m d‛altitude dans la fosse limitée par les hautes volcans des Virunga. Sa superficie est de 2.700 Km2 pour la partie congolaise avec une profondeur moyenne de 285 m. Contrairement au lac Edouard, le lac Kivu est peu poissonneux.

Les lacs Mokotos : il s‛agit de quatre lacs dénommés respectivement Ndalaha, Lukulu, Mbalukia et Mbila. Ensemble, ils couvrent une superficie de 86 Km2 et sont situés à côté du monastère du même nom, en chefferie de Bashali, Territoire de Masisi. Le réseau hydrographique comprend aussi les rivières suivantes : Rutshuru, Rwindi, Semliki, Osso et Lowa.

Organisation administrative

C‛est par le décret du 1er août 1888 que l‛Etat Indépendant du Congo fut subdivisé en onze districts. Le Nord-Kivu appartenait en ce moment là au district de Stanley-falls. En 1889, Stanley-falls devient Province Orientale avec pour Chef-lieu StanleyVille (Kisangani aujourd‛hui).

Les premiers territoires furent créés entre 1912 et 1914 et étaient dénommés soit par le nom du chef-lieu, de l‛ethnie, d‛un cours d‛eau, soit d‛un élément géographique du paysage. En 1939, le Kivu bénéficie du statut de district pour devenir Province en 1951. C‛est alors que le Nord-Kivu devient à son tour district en 1956, il est découpé en 6 territoires à savoir Beni, Lubero, Rutshuru, Goma, Masisi et Walikale. Le chef lieu était Goma.

De par la loi du 14 août 1962, tous les districts de la République du Congo sont restitués en Province dont le Nord-Kivu et ce jusqu‛en 1965. Après l‛avènement de Mobutu au pouvoir le 24/11/1965, les anciens districts reprennent leurs statuts et le Nord-Kivu reste rattaché comme district au Kivu.

Au terme du 4ème Congrès Ordinaire du MPR, Parti- Etat, et à travers l‛Ordonnace-loi n° 88/1976 du 20 juillet 1988, le Nord-Kivu redevient encore Province dans ses limites géographiques de 1956 tel que reconnues jusqu‛aujourd‛hui.

Sur le plan administratif, la Province du Nord- Kivu est subdivisée en 6 Territoires, 3 Villes, 10 Communes, 17 Collectivités dont 10 Chefferies et 7 Secteurs), 97 Groupements, 5 Cités, 5.178 Villages. Les tableaux suivants donnent tous les détails possibles sur ces subdivisions administratives. Le Territoire le plus petit est NYIRAGONGO avec 163 Km² soit 0,27 % de la superficie Provinciale. Le Territoire le plus vaste est WALIKALE avec 23.475 Km² soit 39,46 % de la superficie totale de la Province.

La densité la plus faible dans la Province s‛observe dans la collectivité de Bapere en Territoire de Lubero, suivie de la collectivité Wanianga en territoire de Walikale. Les dimensions des localités à Beni, Rutshuru, Masisi sont presque les mêmes, mais avec des densités différentes en population. A lubero, c‛est le double des autres, mais la moitié de WALIKALE. Les plus petits villages se rencontrent à NYIRAGONGO et les plus grands physiquement à WALIKALE.

Organisation administrative

La Province est gérée par un Gouverneur de Province assisté de deux Vice- Gouverneurs dont l‛un est chargé de l‛Administration et de la Politique et l‛autre, de l‛Economie, Finances et Développement. Les Mairies existent dans les trois villes du Nord- Kivu, à savoir Goma, Beni et Butembo. La mairie est gérée par un Maire assisté de deux Vices- Maires dont l‛un chargé de l‛administration et l‛autre de l‛Economie et Finances.

Les six territoires ont, chacun à sa tête, un Administrateur du Territoire (AT) et un Administrateur du Territoire Assistant Principal (ATAP).

Environnement politique

Depuis 1990, le Nord-Kivu a ressenti les méfaits de l‛instabilité politique se traduisant par la mauvaise gouvernance dont les populations ont eu à payer un lourd tribu. Tel on a vécu au cours des treize dernières années entre 1991 et 2003 :

• Le pillage des biens des populations.
• En 1993, les conflits interethniques dans le Masisi.
• En 1994, l‛afflux massif des réfugiés rwandais ayant déversé tous les Interahamwe génocidaires du Rwanda.
• Entre 1995-1996, les différentes razzia des soldats de Mobutu à travers les opérations Mbata et Kimya.
• Novembre 1996, la première guerre de libération par l‛AFDL ayant entraîné des morts et éparpillé les Interahamwe dans la Province et le pays.
• Août 1998, la deuxième guerre de libération par RCD.
• En 2000, la balkanisation de la Province avec le RCD original et le RCD-KML et cela jusqu‛à juillet 2003 où l‛on a réalisé la réunification du pays.

Tous ces tristes événements ont bénéficié malheureusement de la complicité des pays voisins tel le Rwanda et l‛Uganda qui sont parvenus à instrumentaliser les politiciens congolais jusqu‛à les opposer entre eux pendant qu‛ils profiteront de l‛occasion pour exploiter et jouir des ressources du pays, de la Province tel les matières minérales, le bois, … Des milices ont été créés dont la confrontation entre eux n‛ont fait que la désolation en tuant, volant et violant.

Des groupes armés tels que les May – May, les Interahamwe, les ex-FAR attaquent sans succès la ville de Goma, le 14 septembre 1998. D‛autres attaques isolées sont perpétrées par les groupes armés ici et là dans les villages, le parc National des Virunga, le long des axes routiers, etc. A la suite de la détérioration des relations entre les ethnies, la Commission Provinciale de Pacification et de Concorde (C.P.C) renforcée par les services des Eglises et les ONG locales s‛attèlent à la décrispation de la situation. Plusieurs rencontres de concertation entre les communautés ethniques du Nord – Kivu aboutissent à une demande de pardon mutuel et mettent en place une structure appelée Barza intercommunautaire ayant pour mission la prévention, la gestion et la résolution des conflits entre les différentes communautés ethniques.

CARACTERISTIQUES SOCIO-CULTURELLES

La dispersion des Bandes Armées incontrôlées dans toute la Province a provoqué un grand mouvement de la population de l‛intérieur vers les grands centres. Les Territoires de RUTSHURU, MASISI et WALIKALE sont les plus touchées dans la province du Nord-Kivu.

La population en charge (inactive) entre 0 et 18 ans et celle âgée de plus de 55 ans, celle-ci représente 62,9% du total des effectifs. Ainsi, il n‛y a 37,1% de personnes qui ont la charge de tout le monde au niveau de la satisfaction des besoins vitaux et socio-économiques de la collectivité. Il faut également souligner la population à l‛âge préscolaire : 20,52%.

La plupart des immigrants dans le Nord-Kivu proviennent de l‛Est de l‛Afrique, notamment du Rwanda et du Burundi et ceci depuis 1927. En raison de difficultés foncières dans les dits pays, ces immigrants se dirigent dans les zones où se trouvent implantés leurs congénères, notamment RUTSHURU, MASISI, WALIKALE et GOMA. Jusqu‛en 1955 où l‛on a stoppé l‛immigration à partir du Rwanda au moins 170.000 personnes étaient déjà implantées, au lieu de 60.000 initialement prévues par le colonisateur. Ce mouvement se poursuit et en 1989 le résultat du recensement administratif a relevé une population de 448.391 immigrés contre 2.135.434 autochtones soit 17%. En 1994 on est passé à 548.342 contre 2.627.437 nationaux, soit 17,26% de la population totale.

L‛afflux des réfugiés Rwandais en Juillet 1994 aurait encore quadruplé ces effectifs, car les estimations des réfugiés à cette époque étaient au delà d‛un million des réfugiés. Au niveau des échanges migratoires inter-régionaux, les résultats du recensement scientifique 1984 ont montré que c‛est surtout les populations du Kasaï Oriental qui déferlaient dans l‛ancien Kivu. Et aujourd‛hui pour le Nord- Kivu, ce sont toujours les mêmes Kasaïens avec les Bashi du Sud-Kivu, les Banyarwanda du Rwanda et les gens de Maniema.

Structure de la société

La société est structurée d‛une manière traditionnelle avec le pouvoir coutumier qui s‛organise au niveau de la Collectivité Chefferie ainsi que d‛une manière moderne avec les structures politico- administratives. La Collectivité Chefferie est dirigée par le MWAMI (qui est souventle chef de la tribu) dont le pouvoir se transmet par filiation directe ou snguine selon lles traditions établies par la coutume. C‛est le cas des Collectivités- Chefferies de BAKUMU dans le Territoire de Nyiragongo, Chefferie des TALINGA, PIRI dans le Territoire de Beni, SWAGHA, TANGI dans le Territoire de Lubero, BAHUNDE dans le Territoire de Masisi.

Le Mwami est secondé, entouré et conseillé par les notables qui constituent une cour des Sages. Il est le gardien et le dépositaire des traditions de la Collectivité.

D‛une manière moderne, la société a aussi des structures politico- administratives. Ces structures se retrouvent dans les agglomérations urbaines comme la Ville de Goma, les grands centres et dans les Collectivités Secteurs de la Province du Nord- Kivu.

Il existe dans les populations autochtones de la Province du Nord- Kivu des Pypmoïdes, des Bantous et des Nilotiques. La race pygmoïde comprend les MBUTE qui occupent la partie forestière du Nord- Kivu où ils pratiquent la chasse et la cueillette dans le cadre d‛une vie de nomandisme. On les retrouve dans les Territoires de Masisi, Beni, Rutshuru et Lubero. Leur mode de vie est en recul à cause de la destruction de l‛habitat naturel (forêt) et aussi de l‛influence des tribus bantous voisines. Les PIRI (Territoire de Beni) sont plus réceptifs à cette évolution car on rencontre de plus en plus d‛agriculteurs parmi eux.

Les Bantous constituent la majorité de la population autochtone du Nord- Kivu. Ils sont essentiellement des agriculteurs, éleveurs,, pêcheurs et artisns. Ils sont présents dans tous les Territoires et Communes de la Province. Les Nilotiques, essentiellement composés des Tutsi, sont éleveurs et artisans dont l‛aire d‛occupation s‛étend dans la Ville de Goma, les Territoires de Rutshuru et Masisi.

Minorités ethniques

Les Ethnies MBOBA, TALINGA, TEMBO et MBUTE compte tenu de leur importance démographique, regroupent un pourcentage faible de la population autochtone. Et par conséquent peuvent être considérées comme des groupes ethniques minoritaires dans la Province.

Le régime foncier

Le régime foncier au Nord-Kivu reste encore du type féodal. La gestion des terres, pour une meilleure productivité agricole et animale, et la détermination des réserves forestières exigent une réforme agraire qui définirait les limites du pouvoir des chefs coutumiers et des notables sur les terres non domaniales; pour ainsi dire appliquer la loi foncière. Etant donné que c‛est un problème d‛ordre culturel, il faut des études approfondies en vue d‛envisager à juste titre les meilleures stratégies de vulgariser la loi foncière auprès des Notables en faveur des populations et l‛expansion de l‛agriculture, de l‛élevage et de la conservation de la forêt.

L‛impact des études est très certain pour la modernisation de l‛agriculture, de l‛élevage et pour la promotion du tourisme pour certains sites et l‛aménagement de nouvelles aires de peuplement.

Avant la colonisation

La terre était une propriété collective. Il n‛y avait pas d‛hommes et de femmes sans terre, ni de propriétés foncières; la terre appartenait à tous. Par la suite avec l‛accroissement démographique, les agriculteurs ont émigré vers les terres encore libres sur lesquelles les premiers venus devenaient automatiquement propriétaires.

Après l‛indépendance.

Six ans après l‛indépendance, le 7 juin 1966, BAKAJIKA introduit une loi portant son nom «Loi BAKAJIKA» pour essayer de ramener le régime des terres de la République au système agraire qui faisait des terres une propriété collective dont le gestionnaire est l‛Etat. Aujourd‛hui, nous assistons à une situation en l‛envers; retour anarchique à la coutume. Ceci a entraîné la destruction méchante des anciennes réserves forestières, des forêts naturelles et des parcs. L‛exode rurale engendre la promiscuité dans nos Cités et Villes : beni, Lubero, Kayna, Kirumba et Kanyabayonga.

Vu ce qui précède, si une réforme agraire judiciaire et énergique n‛est pas entreprise le plus rapidement possible, le risque d‛un mouvement comme celui en cours au Zimbabwe est très grand dans un avenir très proche. Le pouvoir coutumier reste interpellé. Car, en effet, il n‛existe pas de chef coutumier sans terres et sans hommes.

Régime alimentaire

Les habitudes alimentaires sont presque les mêmes pour tous les habitants du Nord-kivu en ce sens qu‛ils consomment les mêmes aliments mais dans les proportions différentes suivant les catégories sociales. Les aliments de base sont constitués de farine de manioc, de pommes de terre, de patates douces, du maïs, du riz. Ces aliments sont accompagnés par le haricot, les légumes, les poissons, la viande.

Une ration alimentaire est un paramètre dynamique dans l‛espace et dans le temps. Elle est fonction des habitudes alimentaires qui varient selon les ethnies et les couches sociales de la population. Elles subissent l‛influence des revenus personnels, des composantes du marché et donc de s prix selon le niveau de l‛offre et de la demande.

Agriculture

Le secteur traditionnel est caractérisé par l‛insuffisance des superficies, d‛intrants agricoles, de paysanne, main d‛œuvre. Il constitue la totalité de l‛agriculture

MANIOC
Est un des aliments de base de la population du Nord-Kivu. La culture du manioc est très préférée par les paysans et n‛est pas très exigeante et constitue un aliment de réserve. La pâte de manioc ou Ugali ainsi que ses feuilles constituent les légumes « Sombe » sont réguliers à chaque repas de beaucoup de ménages au Nord- Kivu. La culture de manioc est attaquée par la mosaïque et est cultivée sur toute l‛étendue de la Province. Il faudra un programme de multiplication et de diffusion des boutures saines de manioc résistantes à la mosaïque.

MAIS
La culture souvent en association avec le manioc, arachide, haricot est cultivée sur toute l‛étendue de la Province. Le maïs constitue un aliment de base et consommé sous forme de la pâte, épis ou bouilli. On l‛utilise comme matière première dans la préparation de l‛alcool traditionnel « LOTOKO » et de la bière « MANDRAKWA ».

HARICOT
Est la légumineuse cultivée sur toute l‛étendue de la Province du Nord-Kivu. La dégénérescence de certaines variétés est une contrainte majeure.

RIZ PADDY
Est cultivé principalement disponibiliser des variétés précoces et les vulgariser dans les milieux de production.à Walikale – Rutshuru et Beni et ne constitue pas un aliment de base.

ARACHIDE
Est pratiqué en milieu paysan en association avec le maïs, elle est cultivée sur toute l‛étendue de la Province. Elle est consommée fraîche, bouillie ou grillée. Les territoires productifs de l‛arachide sont Beni – Rutshuru. L‛arachide est commercialisée en coque dans les grands centres urbains.

BANANE
Est l‛aliment de base de toutes les tribus et est cultivée sur toute l‛étendue de la Province avec plusieurs variétés : Banane plantain, banane douce ou « Bisamunyu », banane fruit destinées toutes pour la commercialisation alimentaire. La variété amère est destinée à la fabrication de la bière de banane « le KASIKISI ». Le surplus de la production est commercialisé dans les centres urbains et les pays limitrophes Uganda et le Rwanda.

PATATE DOUCE
Est parmi les aliments de base cultivée sur toute l‛étendue de la Province. C‛est une culture de substitution à celle du manioc attaquée par la mosaïque.

POMME DE TERRE
Est la culture du climat tempéré de haute altitude. Le territoire de Lubero en est le plus grand producteur suivi du territoire de Nyiragongo. La plus grande quantité commercialisée est acheminée vers les grands centres de consommation : Kinshasa – Kisangani – Mbuji-Mayio, etc. Les variétés les plus cultivées sont Mabouro et Gahinga en provenance du Rwanda.

LES LEGUMES
Les principaux légumes sont : Choux de chine, les choux rouges, les poireaux, les oignons, les aubergines, les concombres, les carottes, les tomates, les salades, etc. Les territoires les plus maraîchers sont : Lubero et Nyiragongo, les sols, le climat, le relief y sont favorables.

La production maraîchère est très croissante et commercialisée dans les grands centres de la Province et du Pays. Les légumes sont périssables par manque d‛équipement de stockage et conditionnement. L‛augmentation de la production exige de bonnes semences, des pesticides, des fertilisants, des équipements de conservation et bon circuit de commercialisation.

LES FRUITS
Sont les ananas, avocats, mangues, les maracuja, la papaye, les fraises, goyaves, citrons, … La production des fruits de la Province est mal connue car les superficies emblavées ne sont pas déterminées.

Les cultures industrielles prioritaires

Les sols, relief et climat de la Province sont favorables au développement des cultures industrielles d‛exploitation : Café Arabiaca, Café Robista, le thé, la papaïne, le palmier à huile, le quinquina, le tabac, la canne à sucre, etc. La Province du Nord-Kivu tient le monopole de la production du thé et fut la 3è productrice après la Province Orientale et l‛Equateur.

CAFE
2 types : Café Arabica et Café Robusta.
En secteur traditionnel, la superficie moyenne par paysan est de 60 ares tandis que dans le secteur moderne, la superficie moyenne est de 50 Ha. La commercialisation du café à l‛exportation est supervisée par l‛Office National du Café (ONC) secteurs de Beni et Goma dont les infrastructures ont été calcinées et détruites par l‛éruption volcanique du 17 janvier 2002.

THE
Est cultivé et adapté en milieu d‛altitude à climat tempéré. Il se cultive en milieu traditionnel (exploitation paysanne) et en milieu moderne (Sociétés privées). Les zones de production du thé sont Mweso et Butuhe. La grande partie de la production est exploitée à l‛étranger. Actuellement, le complexe théicole de Butuhe est fermé à cause de l‛insécurité.

PALMIER A HUILE
Les territoires producteur sont Walikale – Beni – Rutshuru. La production de l‛huile de palme est consommée par la population locale et une autre partie est commercialisée par les grands cantres du pays et pays limitrophes. Les noix de palme sont utilisés pour la fabrication artisanale du savon.

PAPAYER
Est cultivé en territoire de Beni pour la production de la papaïne exportée à l‛étranger par la Société ENRA de Beni. Les achats de la papaïne sont irréguliers car la chute des prix sur le marché international d‛où la baisse de production.

Elevage

La Province du Nord-Kivu est favorable à l‛élevage. On y pratique 2 types d‛élevage :
L‛élevage traditionnel : est exercé par petits éleveurs ayant un nombre réduit de bovins ou nomadisme avec la race Ankole rustique et résistante aux maladies.
L‛élevage moderne ou élevage organisé : est constitué par les fermes de 200 têtes de bovins pratiquant l‛insémination artificielle pour l‛amélioration du bétail ou en croisement les races locales Ankole avec les races exotiques.

La pêche

La Province du Nord-Kivu comprend des lacs, des rivières poissonneux pour la pratique de la pêche.
Le lac Edouard est poissonneux avec une production annuelle estimée à 15.000 Tonnes.
Les principales espèces des poissons sont : Tilapia : 60% des ressources halieutiques.
Bagrus : 10% des ressources halieutiques
Clarias : 10% des ressources halieutiques
Autres espèces : 20% des ressources halieutiques.
Le lac Kivu est peu poissonneux. Les espèces recensées sont : Limnothrissa moidon ou SAMBAZA : 90% Autres espèces : 10%.

Les lacs MOKOTO avec 86 Km² Sont NDAHALA – LUKULU – MBALIKIRA – MBITA tous situés en territoire de Masisi. Fournissement des poissons aux populations riveraines. Aucune étude hydrobiologique

Les Rivières Contiennent du poisson mais la navigation non praticable avec ressources halieutiques non connues. Dans la province du Nord-Kivu, on pratique trois types de pêche :
• La pêche artisanale.
• La pêche semi-industrielle.
• La pêche individuelle à la ligne ou harpon à l‛empoissonnement.
1. La pêche semi-industrielle : est pratiquée au niveau des pêcheries de Vitshumbi et Nyakakoma pour le territoire de Rutshuru et de Kyavinyonge pour le territoire de Beni. Elle utilise les méthodes suivantes : • La pêche à la senne de plage
• La pêche à la senne tournante
2. La pêche artisanale : fournit la principale production du secteur de la pêche.
Les méthodes de pêche artisanale sont :
• Pêche au filet donnant.
• Pêche au filet frappant.
• Embarcation non motorisées qui sont les pirogues.
• Embarcation motorisée qui sont les pirogues et moteurs hors bord.

Les principaux centres de pêche du lac Kivu sont : KIROTSHE – BWEREMANA – NZULO – KITUKU avec une production annuelle estimée à 4.500 Tonne de poissons. Les pêcheurs se plaignent du manque d‛encadrement depuis que le Service National de Développement de la Pêche (SENADEP) n‛est plus opérationnel sur le lac Edouard.

L‛Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) faute des moyens financiers, matériels et humains n‛assure pas correctement la surveillance du lac Edouard afin de lutter contre la pêche illégale ou prohibée.

Les forêts au Nord – Kivu

La République Démocratique du Congo regorge d‛une bonne partie des forêts du bassin du Congo, le 2ème poumon du monde. Aussi, faut-il noter que les forêts en RD Congo occupent près de 52 % de la superficie nationale et 46 % des forêts du bassin du Congo.

Au Nord – Kivu, on distingue essentiellement deux types de forêts localisées sur le versant occidental des Monts Mitumba. D‛abord, la forêt ombrophile de montagne située entre l‛humidité atmosphérique élevée, la température moyenne relativement basse (15 – 18° C) et les brouillards fréquents. Ensuite, la forêt ombrophile ou semi - décidue équatoriale aux altitudes inférieures à 1.700 m, avec une bande de transition entre 1.700 et 1.200 m d‛altitude vers la grande forêt de la cuvette centrale du Congo.

A l‛Est de la Province du Nord – Kivu, sur le versant oriental des Monts Mitumba se trouvent deux autres types de forêts : la forêt sclérophylle du Graben aride et les formations sub-alpines des hautes montagnes (Rwenzori).

Parc National des Virunga

Il a été créé par le Décret Royal du 21 avril 1925 par le Roi Albert 1er dans le but de protéger la grande biodiversité faunique et la flore attrayante que l‛on rencontre dans cette partie du Nord-Kivu, mais aussi pour mettre ces ressources naturelles au service de la science. C‛est le plus ancien parc naturel d‛Afrique.

Le Parc National des Virunga a le statut de réserve naturelle intégrale et est géré en vertu de l‛Ordonnance-loi n° 69-041 du 22 Août 1969 relative à la conservation de la nature. Il est reconnu par l‛UNESCO comme patrimoine de l‛humanité.

Etiré sur 300 Km de longueur, avec des étranglements qui en réduisent parfois la largeur à moins de 3 Km à certains endroits, le Parc des Virunga est subdivisé en 3 secteurs : • secteur-Nord dirigé à partir de la station de Mutsora
• secteur-Centre avec la station de Rwindi
• secteur-Sud avec la station de Rumangabo

Il y a une superficie de 780.000 hectares dont 95% se trouvent dans la Province du Nord-Kivu et le reste dans l‛Ituri (Province Orientale). Avec quelques 500 gardes pour surveiller le parc des Virunga, qui a une longue frontière avec le Rwanda et l‛Uganda, la tâche n‛est pas facile à cause de l‛insuffisance des moyens financiers , matériels et/ou humains dont dispose l‛Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN). Ainsi, chaque garde est chargé en moyenne de la surveillance de plus de 1.500 hectares.

Il renferme des volcans en activité et des volcans éteints, des champs de lave de divers âges, le massif de Ruwenzori dont les sommets les plus hauts se trouvent à 5.000 m, et une diversité de formations végétales. La flore se diversifie de l‛extrémité sud du parc, où règne la savane avec des incursions de forêt fluviale, à l‛extrémité nord, où une forêt sèche fermée est dominée par l‛Euphorbia dawei.

La combinaison des différentes altitudes, avec l‛emplacement du massif de Ruwenzori au point où se rencontrent les zones floristiques soudano- guinéennes et de l‛Afrique orientale, donne une diversité végétale fort intéressante. La diversité faunique est composée des troupeaux d‛éléphants, d‛hippopotames et de buffles, des familles de gorilles de montagne, des delins (lions, léopards) et des oiseaux (profil écologique du Zaïre, 1988).

Les installations touristiques sont assez bien développées et un excellent hôtel moderne à la Rwindi assure une base confortable à partir de laquelle on peut faire des excursions sur les routes et les pistes du parc. Des guides officiels obligatoires sont mis à la disposition des visiteurs afin de les guider et d‛assurer leur sécurité. Il y a aussi une station de recherches à Lulimbi, sur les rives du lac Edouard, où sont menées des études sur la flore et la faune du Parc des Virunga, mais également sur les oiseaux migrateurs régionaux et eurasiens qui font l‛objet de bagage et de suivi.

Cette diversité biologique est menacée par les actions anthropiques diverses : agriculture, élevage, braconnage, feu de brousse incontrôlé, exploitation forestière pour l‛énergie-bois, etc. L‛afflux massif des réfugiés rwandais a eu un effet multiplicateur sur les menaces susmentionnées.

Parc National de Kahuzi-Biega

Le Parc National de Kahuzi-Biega a été créé par l‛Ordonnance-loi n° 70-316 du 30 novembre 1970 et l‛Ordonnance-loi n° 75-238 du 22 juillet 1975 en a modifié les limites. Il a une superficie de 600.000 hectares dont les trois quarts se trouvent dans la Province du Sud-Kivu et constituent la partie opérationnelle du parc. Il est reconnu par l‛UNESCO comme patrimoine de l‛humanité.

Il attire les touristes à cause de sa richesse en grands mammifères et aussi à cause d‛une végétation attrayante, étagée selon les limites altitudinales. Son principal attrait est sans aucun doute la population des gorilles de montagne, dont quelques groupes se sont si bien habitués à la présence de l‛homme qu‛il est possible de s‛en approcher (profil écologique du Zaïre, 1988).

Compte tenu de la proximité de la Ville de Bukavu de ce parc (environ 50 Km), il n‛y a pas d‛aménagements hôteliers, mais il existe un camp de base pour les gardes forestiers dont le nombre s‛élève à une soixantaine, soit environ 10.000 hectares à surveiller par garde. Les principales menaces observées au Parc de Kahuzi-Biega ont trait au braconnage et à l‛empiétement des populations locales pour les terres agricoles.

Parc National de Maiko

L‛Ordonnance-loi n° 70-317 du 30 novembre 1970 porte création du Parc National de Maïko qui s‛étend sur trois provinces administratives (Province Orientale, Maniema et Nord-Kivu), avec une superficie de 1.083.000 hectares dont le cinquième se trouve au Nord-Kivu.

C‛est un grand parc pratiquement non aménagé et considéré comme l‛une des six forêts équatoriales primaires encore vierges. Entre la forêt ombophyle de la Cuvette Centrale et la forêt de montagne de hautes terres de la partie orientale du Nord-Kivu, cette forêt dense et humide se trouve entre 700 et 1.300 m d‛altitude.

L‛absence totale des routes, une très forte pluviosité (il n‛ y a pratiquement pas de saison sèche) rendant les pistes impraticables et l‛éloignement des villes et agglomérations ont protégé le parc de Maïko. Parmi la faune de Maïko, on trouve trois sortes d‛animaux les plus rares au Congo : le gorille de montagne, l‛okapi et le paon congolais. D‛autres animaux représentés sont les céphalophes, les sylvicapres, les éléphants, les buffles de forêt et le léopard (Profil écologique du Zaïre, 1988).

Il n‛ y a aucune installation touristique dans le parc et la partie se trouvant dans la Province du Nord-Kivu est tellement enclavée qu‛elle n‛est pas opérationnelle. Néanmoins, on observe des actions de braconnage et de coupe de bois à une échelle réduite à cause de l‛éloignement des centres de consommation des produits de chasse et d‛exploitation forestière.

Tourisme

Le Nord – Kivu est une province touristique par excellence de par la variété de faune et flore, mais aussi de son relief accidenté parsemé des lacs et des rivières. Il faut signaler que les routes sont dans de dégradation totale et l‛accès aux différents sites est hypothétique.

Il est important de signaler que le tourisme a cessé au Nord – Kivu depuis les années 90 à cause de l‛insécurité et les différentes guerres qui se sont succédé dans la Province. Ainsi les infrastructures touristiques ont cessé de fonctionner

Voies aériennes

a) L‛aéroport International de Goma
Longueur : 3.000 m
Largeur : 45 m
Résistance : 60 T
Capacité aérogare : 300 PAY par heure.

Avec l‛éruption volcanique de janvier 2002, la longueur de la piste est réduite par les laves volcaniques à environ 1800 m. Le tarmac est inaccessible aux appareils qui s‛arrêtent au milieu de la piste. La Province ne dispose que d‛un seul aéroport de grande dimension.

Energie

En milieu rural, l‛énergie domestique est fournie en concurrence de 98 % par le bois de chauffe et les braises et 2% par le pétrole. La Ville de GOMA est alimentée en énergie électrique par le Barrage Hydroélectrique de la Ruzizi dans le Sud- Kivu.

Mines et industries

La Province du Nord-Kivu regorge d‛un faible potentiel minier comparativement à celui d‛autres Provinces du Pays telles que le Katanga, le Kasaï ou la Province Orientale. Cependant ce potentiel n‛est pas négligeable ; en effet du sous-sol du Nord-Kivu, sont extraits depuis l‛époque coloniale : de la cassitérite (oxyde d‛étain), de la colombo-tantalite (oxyde mixte de tantale) et de niobium anciennement appelé colombium de la wolframite, de la monazite et de l‛or.

Les deux grands gisements de pyrochlore (minerai de niobium) connus en République Démocratique du Congo sont situés au Nord-Kivu : Bingo à 25 Km à l‛Ouest de Beni et Lueshe à 80 Km à vol d‛oiseau au Nord de Goma et qui est exploité par la SOMIKIVU depuis 1986.

En outre les eaux du Lac Kivu contiennent, à l‛état dissout, près de 50 milliards de m3 de gaz méthane encore inexploités ; ce gisement est une copropriété de deux Etats : la République Démocratique du Congo et le Rwanda.

Des indices de diamant sont signalés en Territoire de Lubero (Mukene, Kinyavuyiri, Kilau, Kasisi et Kimbulu) et en Territoire de Walikale (Angoa, Amapima, Tchungu, Kasangano, Makwatima, Apiti, Tunisie/Muswane et Kabombo). D‛autres indices de Platine et d‛Argent et quelques pierres semi- précieuses comme la tourmaline, l‛améthyste existent en plusieurs endroits dans les Territoires de Walikale et Lubero. Il convient enfin de signaler que le potentiel minier du Nord-Kivu est mal évalué faute de travaux de prospection systématique.

Au Nord-Kivu, l‛exploitation artisanale du coltan a connu un boom en 2000- 2001, à la suite d‛une très forte augmentation des cours du tantale sur le marché mondial. En effet, alors que ce cours était de 33-45$/lb Ta2O5 en novembre 1999, il a augmenté de 60$/lb Ta2O5 en Janvier 2000 pour atteindre son plus haut niveau de l‛histoire à 350$/lb Ta2O5 en Décembre de la même année. Par la suite les cours du tantale a dégringolé en 2001 jusqu‛à moins de 20$/lb Ta2O5

L‛effondrement des cours du coltan a entraîné un abandon massif de l‛exploitation de cette substance par les exploitants artisanaux, couramment appelés « creuseurs ».

Ainsi entre 2002 et 2003, l‛activité minière artisanale au Nord-Kivu, du moins dans sa partie Sud, était réprimée. Dans l‛entre-temps les cours de l‛étain qui étaient au plus bas (entre 3.700 $/tonne en Février 2002 et 5.000 $/tonne en Août 2003) ont connu un relèvement sensible pour avoisiner 9.000 $/tonne d‛étain au milieu de l‛année en cours. Un autre facteur est venu s‛ajouter à cette consolidation de l‛étain au London Métal Exchange (LME) : la découverte d‛une importante poche riche en cassitérite (oxyde d‛étain) à Bisiye dans le Groupement Wassa en Territoire de Walikale.

Les usines rencontrées au Nord- Kivu transforment à titre essentiel des produits agricoles. On en retient notamment :
• ENRA à Beni pour l‛exploitation de bois ;
• Les usines de l‛Office National du Café pour la transformation de café à Beni ;
• CAPACO pour la transformation de la papaïne et du café à Beni ;
• La Compagnie des Boissons du Kivu (COBKI) pour la production des boissons sucrées à Butembo ;
• L‛entreprise ZTM à Masisi pour la production du thé ;
• La société Domaine de Katale pour le café à Rutshuru ;
• L‛usine SOTRAKI à Goma pour le café ;
• ALPHA SHOES EST à Goma pour les produits plastiques et les meubles.

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