Bonjour, nous sommes le 30/03/2020 et il est 05 h 50.


Après avoir sillonné les bibliothèques de la place, nous avons remarqué que ce sujet parait nouveau dans cette Association, mais dans notre institution et dans le monde, ce sujet n’est pas nouveau ; il a été déjà traité d’une autre manière et dans un autre emplacement.


Ainsi, pour la réalisation du présent travail, nous avons consulté plusieurs travaux qui cadrent avec notre étude, notamment le travail de :
 Mamadou DIAKHATE. « Pêche et environnement : perception de la surexploitation halieutique et des stratégies de gestion par les pêcheurs artisans de Mbour et de Joal (Sénégal) » Mémoire DEA, Université Cheikh Anta DIOP/Dakar, 2005 ( ).



Hypothèses
 Les pêcheurs sont-ils suffisamment sensibles aux modifications biologiques de leur milieu de travail aux efforts de gestion ?
 Quelles sont les mesures préconisent-ils pour renforcer les stratégies de gestion des ressources halieutiques ?



Résultats
 Les modifications biologiques ne suffiraient pas aux pêcheurs, car ça créent la surexploitation halieutique ;
 Le reboisement de l’environnement serait la stratégie de gestion des ressources halieutiques.



Les objectifs assignés par l’auteur à ce sujet étaient d’abords de vérifier le degré d’information des pêcheurs sur les mutations biologiques du milieu marin côtier, de procéder ensuite à une revue des mécanismes de gestion appliquée pour faire face aux problèmes induits et de voir le niveau de perception des pêcheurs sur les mesures de gestion mises en œuvre. Les enquêtes menées à Joal et à Mbour nous ont permis de rassembler une série d’informations et de tenter de fournir quelques éléments des réponses par apport à ces objectifs. L’auteur continue à montrer que l’ensemble des pêcheurs interrogés ont reconnu que leur milieu de travail est soumis à des mutations telles qu’on peut parler actuellement de surexploitation halieutique. Et Trois critères fondent cet état il s’agit :



- La diminution de la taille des espèces et la menace qui pèse sur certaines d’entre elles comme les ressources de Mer salées côtières, comme le Cymbium, le Merous les bades;
- La chute de volume d’embarquement ;
- La durée de la pêche de plus en plus longue par la rareté des ressources et l’éloignement des zones de pêches.

Cependant il est apparu que c’est ne sont pas forcément les plus anciens pêcheurs qui sont dans ce milieu informé des problèmes liés à ces mutations. Les raisons évoquées par les pêcheurs pour expliquer les problèmes biologiques sont les chalutages des fonds effectués par les bateaux industriels, le non-respect de la réglementation avec utilisation des engins des pêcheurs prohibés comme le monofilement ainsi la valorisation des zones des pêches.



L’accès libre à la ressource par la pêche artisanale qui reste pour eux l’un des motifs majeurs d’appauvrissement. Les problèmes induits par la surexploitation des ressources halieutiques ont des incidents socio-économiques.



L’ensemble des pêcheurs concernés pour cette étude ont en effet vu leur revenu baisser et certains d’entre eux sont devenus pauvres. Aujourd’hui les acteurs de pêche sont conscients du fait que les ressources de l’écosystème sont épuisables.





C’est pour quoi en plus des stratégies déroulées à l’échelle nationale ils tendent de mettre des dispositifs d’autogestion parmi les stratégies officielles de gestion des ressources halieutiques celle que retient le plus d’attention et le permis de suivi de la pêche artisanale qui suppose désormais que les pêcheurs artisans ; payent d’abord pour avoir un droit d’accès à la ressource. La perception du repos biologique par les pêcheurs n’est pas tout à fait positive. Pour eux c’est la période de repos en elle-même (20 Mars 30 Avril 2005) qui pose problème, qui a fait que la compagne de peuple de cette année ait été un échec.



Pendant les mesures d’autogestion l’initiative de Mbour consiste à la mise en place, d’un code de conduite locale bassée sur le consensus et le projet d’aménagement marin prolongée (AMP) de Joal soutenu par le WWF montrent que les acteurs sont conscients de responsabilités artisanales dans les inexploitations des ressources halieutiques.



En définitive les pécheurs ont bien approuvés la mise en œuvre de ces mesures de gestion, l’instauration du permis de pêche que des mesures selon un véritable moyen de réguler l’accès à la profession. Cependant, il semble ne pas être totalement en phase avec certaines méthodes de gestion comme le repos biologique et le code de pêche qui renseignent leur capacité de capture. Toute fois la perception de ces stratégies de gestion par les pêcheurs laisse apparaitre un sentiment qui montre que ceux-ci ne sont pas réellement convaincus par toutes les opérations prises pour une meilleure gestion des ressources halieutiques.


0.2. PROBLEMATIQUE

La pêche est l’activité consistant à capturer des animaux aquatiques poissons dans leur milieu naturel (océan, mer, lac, cours d’eaux), étangs et le Lacs marins. Elle est pratiquée par les pêcheurs comme loisir ou profession. Les techniques et engins de pêche sont nombreux et dépendent de l’espèce recherchée ; du milieu et encore du bateau utilisé et la pêche est plus souvent encadrée par une réglementation qui tend à se renforcer afin de protéger les milliers de la biodiversité.

L’environnement et les ressources halieutiques sont des termes qui signifient la connaissance de la biologie et l’exploitation des ressources de pêche. La FAO estime en 2005 qu’environ 48millions des pécheurs et d’agriculteurs fournissent dans le monde des emplois directs et indirects à environ 3000 milliards de personnes. Chaque humain consommait en moyenne 14,4kgs par an de poissons.



Cet historique y accompagne les différents problèmes, d’abord au niveau mondial. Les océans étendus d’eau salée interrompu et les mers par leur immensité sont traditionnellement considérés comme une source de richesse inépuisable jouant également le rôle majeur dans notre vie socioculturelle. Il existe plusieurs sources marines disponibles, les fonds marins non biotiques, tels que le minéraux les gaz et les ressources biotiques.

Tout ce qui est vivant comme les poissons, algues et coquillage, l’exploitation de ces ressources est encore limitée par le niveau développement technologique et la force des éléments naturels. Aujourd’hui les progrès technologiques et l’accroissement des populations côtières sont des pressions supplémentaires sur les ressources naturelles disponibles en particulier dans les domaines de la pêche, du transport, de la navigation récréative et l’exploitation du pétrole et du gaz. Dans ce dossier nous nous attacherons d’avantage sur la dégradation des ressources halieutiques liées à l’activité de la pêche.



La révolution a tenté de promouvoir la culture Kuba longtemps annihilée par les influences étrangères d’arts ont vu le jour, et ont permis une mise en valeur des particularismes culturels locaux.



Au niveau mondial les conséquences, sur l’environnement naturel, sur l’environnement socio-économique et sur le stock des poissons, sans oublier que les ressources non biotiques sont également victimes d’une surexploitation. L’océan mondial a une superficie de 361220420km2 soit 70,8% de la surface du globe.



Les frontières administratives existent sur terre comme mer. C’est pourquoi les problèmes doivent être traités à l’échelle internationale droit maritime possède un certain nombre d’instrument international, exécutif ou non en rapport avec la gestion de nations unies sur les droit de la mer (1982)au plan d’action du sommet mondial sur développement durable (2002) en passant par les textes de l’ONU et FAO.


II.1.1. Présentation du lac Kivu

Le lac Kivu est l'un des Grands Lacs d'Afrique. Il se situe entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Le lac Kivu se déverse par la rivière Ruzizi, qui alimente au sud le lac Tanganyika. Il a gagné une triste notoriété lors du génocide au Rwanda de 1994, de nombreuses victimes y ayant été jetées. Celui-ci couvre une superficie totale de 2 700 km2 et se situe à une altitude de 1 460 m au-dessus du niveau de la mer. Le premier Européen ayant accédé au lac fut un Allemand, le comte von Götzen, en 1894. C'est un des trois lacs méromictiques d'Afrique.

Au fond du lac, environ 500 m de sédiments recouvrent le socle cristallin précambrien. Au nord du lac, des anomalies magnétiques sont dues à d'anciens épanchements volcaniques. La salinité approche 4°/°° au fond du lac. Les villes congolaises de Goma et Bukavu sont voisines du lac. Au Rwanda, ce sont Gisenyi, Kibuye et Cyangugu. C'est dans ce lac que l'on trouve Idjwi, la plus grande île à l'intérieur du continent africain avec une longueur de 40 km et une superficie de 285 km2.


Origine du Lac Kivu

Elle est différente de celle des autres lacs congolais qui sont pour la plupart « tectoniques » comme le montre d'ailleurs sa configuration morphologique, qui est celle d'un lac de barrage : nombreuses baies et îles, ces dernières disparaissant vers le nord.

Ce sont les volcans des montagnes des Virunga qui ont barré l'écoulement sud-nord d'un réseau hydrographique qui prenait ses sources sur le plateau des Bafulero, près du mont Mulhi. Ce lac est caractérisé par une forte stratification thermique et chimique (CO2 et méthane assez fortement "piégés" dans les eaux profondes, mais pourrait épisodiquement être brutalement libéré avec des risques graves pour la population et la faune). ( )


 Méthane

Dans les années 1950/1960, des chercheurs belges ont montré que ce lac recelait du méthane et du CO2 (d'origine magmatique). La genèse de ce méthane et l'explication de son accumulation ont été longtemps discutées; on a notamment pensé qu'il était d'origine volcanique et/ou issu de matière organique en décomposition, et on cherche à mieux comprendre le fonctionnement des puits de méthane (dans les couches supérieures oxygénées du lac, certaines bactéries méthanotrophes dégradent le méthane avant qu'il ne gagne l'atmosphère) du lac.



Puis, les données apportées par deux expéditions conduites sur le lac, de même qu'une réévaluation des données acquises antérieurement, ont conclu que l'essentiel de ce méthane est biogénique et récent ; il aurait été formé par des organismes autrefois classés comme « bactéries méthanogènes » et aujourd'hui reclassés parmi les Archées, un groupe de procaryotes distinct des vraies bactéries et vivant dans les eaux anoxiques profondes, appartenant au groupe peu connu des crenarchae10). Ces bactéries auraient synthétisé du méthane à partir de dioxyde de carbone et d'hydrogène (qui sont eux tous abiogéniques).



On a ensuite supposé qu'une petite partie du méthane serait thermo catalytique, le reste étant issu d'une transformation du CO2 en méthane par des bactéries méthanogènes.


 Gisement exploitable

On a récemment démontré qu'en profondeur (à partir d'une profondeur d'environ 300 m), en raison du système local de convection/diffusion particulier (superpositions de cellules de convection conservant une certaine stabilité), caractérisé par un mélange turbulent diapycnal faible et un transport vertical par diffusion dominé par un phénomène de double diffusion (à partir de 120 m en février 2004) (conséquence d'un gradient élevé de salinité, et donc de densité et d'entrées de sources subaquatiques à différentes profondeurs, également responsables d'une teneur anormale de l'eau en zinc1). Contrairement aux systèmes connus de double diffusion naturelle ou étudiés en laboratoire, ici le CO2 et le CH4 dissous contribuent de manière significative à la stratification en couches, avec des équilibres inhabituels entre l'effet stabilisateur de sels dissous et l'effet déstabilisateur de la température. Des couches mixtes épaisses de 0,48 m en moyenne semblent néanmoins être en état de convection active, « l'épaisseur moyenne des interfaces (0,18 m) étant étonnamment constantes et indépendantes de la stratification à grande échelle. Les flux thermiques verticaux sont en bonne corrélation avec les mesures de température à travers les interfaces ».



Des changements sont observés dans le lac (réchauffement des eaux profondes, renforcement de la chimiocline principale qui évoque un débit accru des sources subaquatiques, ce qui pourrait expliquer de récents changements dans le cycle des éléments nutritifs et la production de méthane du lac

Le gisement potentiellement exploitable de méthane du lac a été estimé à plus de 5011 (à pression et température ambiante) à 57 milliards de mètres cubes2. Le 28 mars 2007, la République démocratique du Congo et le Rwanda ont signé un accord pour qu'une équipe de scientifiques étudie la faisabilité de l'exploitation du gisement. Ainsi, à condition qu'il n'y ait pas de perturbation de l'effet de chimiocline par l'exploitation, on espère à la fois pouvoir réduire le risque d'explosion et/ou d'asphyxie par remontée d'une grande bulle de méthane, au profit d'une production de carburant et/ou électricité.


II.1.2. Historique de la chefferie Rubenga

Historiquement, la connaissance de l’île d’Idjwi actuellement composée de deux chefferies qui sont Rubenga et Ntambuka remonte à la fin de la seconde moitié du 18ème siècle et cela grâce aux ir explorateurs allemands Conte RODOLF VAN Gotzen en 1884 et D. KANJ en 1894.



L’île d’Idjwi avait été longtemps fait partie du territoire de kalehe avec la nomination chefferie de Bahavu, quand le nommé prince de LIGNE prenait l’île pour un jardin, Alors la chefferie Rubenga au nord et Ntambuka au sud n’étaient connus que des simples groupements de grande chefferie de bahavu

L’île d’Idjwi et les ilots qui l’entourent ont été érigés en territoire autonome sur ordonnance loi n°74/238 du 29septembre 1974 par le président du zaïre monsieur MOBUTU. Ces ilots sont mukondwe, nyakizirhu, kiranga, makuza ibuza, ntaligeza au Nord, kinyabalanga au sud muhembe, nyamizi, irhe, chegera , birhende et shushu Ouest.

Suite à cette innovation les deux groupements traditionnels bera Nord et mihigo au sud furent transformés en deux chefferies distincts dont la chefferie Rubenga au nord notre milieu de recherche et la chefferie Ntambuka chacune de deux chefferies compte trois groupements :
• Groupement Bugarula ;
• Groupement Bunyakiri ;
• Groupement Kihumba.


II.1.3. Limites géographique et superficie

La chefferie Rubenga à une superficie de 142KM² et Elle est limitée :
 Au Nord par la villa de Goma ;
 Au Sud par la chefferie Ntambuka ;
 A l’Ouest par le territoire de Kalehe ;
 A l’Est par la République du Rwanda.

II.1.4. Aspects démographiques
Comme partout dans le pays en voie de développement la population de la chefferie Rubenga varie par des faits naturels que migratoires sa population a une explosion démographique importante au cours de deux dernières décennies .

La population de la chefferie Rubenga est pluriethnique. On y trouve des familles : Tutsi, des binyalenge, des hutu, des pygmées et Bahavu majoritaires pour les différencier des autres ethnies de la partie régionale, kalehe, kinyezire, buzi, kabare riverain, buhaya au Rwanda ou du moins pour les spécifier on les appelle Bany’Idjwi c’est-à-dire habitant autochtones.

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