Bonsoir, nous sommes le 19/04/2026 et il est 22 h 53.


Etude menée sur analyse du paysage arborescent urbain du quartier Mama Yemo dans la commune de Mont Ngafula à Kinshasa allant du févier 2016 à juin 2017 a pour objectif d’étudier la composition floristique et son rôle sur la population de ladite commune, d’inventorier les différences espèces présentés dans les parcelles, de décrire leurs usages, son émergence dans le changement climatique.


Pour y arriver, la méthode d’observation et description appuyée par différents techniques telles que pré-enquêté, enquête, interview et les analyses statistique ont été utilisées.



Des résultats obtenus, il se dégage ce qui suit : au total 2926 arbres appartenant à 14 familles dont : Anacardiaceae, Lauraceae, Burseraceae, Myrtaceae, Moraceae, Moringaceae, Fabaceae, Lamiaceae, Rubiaceae, Rutaceae, Clusiaceae, Silicaceae, Malvaceae, ont été inventoriés au quartier Mama Yemo dans 163 parcelles de notre étude et où Mangifera indica L. ( ) et Persea americana Mill ( ) sont les arbres les plus fréquents dans les parcelles et dont 99% ont été planté et 1% d’entre eux sont issus de la régénération naturelles.



En ce qui concerne l’usage des arbres identifiées ; 49,4% réside dans l’alimentation et 25% dans l’usage médical. Dans les parcelles enquêtées 55,8% des répondants utilisent le fumier (matière organique) dans la plupart des cas, contre 44,2% sans entretien des arbres.



La gestion de ces arbres s’avère indispensable pour participer au processus de la réduction du gaz à effet de serre et jouer pleinement leurs rôles dans le milieu urbain. Mots clés : paysage, arborescent, Kinshasa, Q/Mama Yemo, Mont Ngafula.



L’importance des arbres dans les milieux urbains n’est pas à démontrer. Ils constituent un élément essentiel de l’infrastructure urbain pour un environnement vivable et durable.

L’afforestation urbaine est une approche moderne de la gestion des arbres dans les villes. Elle couvre à la fois la planification à long terme, la conception et la gestion des arbres et des peuplements forestiers ayant des valeurs, d’agrément, situés dans les zones urbaines et périurbaines. Nelson et Randrup (1996).



D’après Bitijula (2012), une forte pression renforce chaque jour la croissance démographique et la pauvreté galopante de la population. Les écosystèmes de la République Démocratique du Congo ne cessent de se dégrader avec des pertes importantes des ressources en biodiversité. Ils renforcent ainsi la sécurité alimentaire pour la population.



Le gaz carbonique, principale gaz à effet de serre est devenu l’une des cibles à atténuer en priorité dans le monde. La guerre écologique contre les réchauffements climatiques est déclarée. D’après les experts, les arbres et les forets jouent un rôle primordial dans la régulation du climat. Ils absorbent le gaz carbonique et contiennent près de 50% de carbone de plus que l’atmosphère. La plantation d’arbre représente alors le moyen le moins couteux pour faire face aux phénomènes lies au changement climatique. PNUE (2006).





La plantation d’arbre n’est pas uniquement un phénomène rural mais aussi un phénomène urbain. Même lors qu’elle n’est pas directement engagée dans des activités agricoles propres les peuplements d’arbre présent dans la ville ressortent de plan d’aménagement de l’embellissement de la ville ou encore des pratiques agroforesteries dans les parcelles habitées. Biloso (2006).



Traditionnellement les gens utilisent en grande diversité les arbres pour la construction, les bois pour fabriquer les meubles, les bois de chauffage et les feuilles comme fourrage pour bétail (Biloso, 2006) La RDC ne tire encore que très peu de bénéfice pour les services environnementaux globaux considérables fournis par le foret. L’initiative REDD+, qui est toujours en discussion au niveau international, pourrait constituer une source importante de revenus pour le pays. PNUD (2010).



C’est donc les raisons qui nous ont poussées à bien vouloir comprendre l’importance des arbres, leur nature. Outre cela, connaitre les principales espèces d’arbres plantés dans les parcelles d’habitations de la commune de Mont-Ngafula. Au regard de tout ce qui précède, nous nous préoccupons de poser les questions suivantes :
• Le paysage arborescent de la commune de Mont-Ngafula dans le quartier Mama-Yemo est dominé par quelles espèces ?
• Les espèces d’arbres présents dans les parcelles du quartier Mama-Yemo sont-elles plantées ou régénérées spontanément


CHAPITRE II. MILIEU, MATERIEL ET METHODES

L’historique de la ville de Kinshasa remonte à 1877, lorsque l’explorateur Anglais Henry Morton Stanley atteint le pool Malebo qu’il baptisera du nom de « Stanley Pool » cette région comprenait plusieurs villages dont le plus importants étaient « N’shasa » (patronyme de Kinshasa) et « Lemba », habites par quelques ethnies par lesquelles la plus important était celle de Batéké. Officiellement la ville de Kinshasa prend naissance au l’occasion du deuxième voyage de Stanley quand il faudra le 23 Août 1881 sur la colline surplombant la baie portant le même nom en accord avec le roi de Batéké Ngaliema, une station coloniale qu’il dédia au roi Léopold II sous le nom de Léopoldville. En 1923 un arrêté de roi de Belge Albert 1erélève de Léopold ville au rang de capital du Congo-Belge, en lieu et en place de l’ancienne capital VIVI aujourd’hui Boma. De saint Moulin (2011)



La ville de Kinshasa est située à l’ouest du pays entre 3,5 à 5,1 degrés de latitude Sud et entre 15,2 et 16,6 degrés de longitude Est, elle est limitée au nord-Est et à l’Est par la province du Bandundu, au Sud par celle du Kongo-central, au Nord-Ouest et à l’Ouest par la République du Congo Brazzaville, par une frontière naturelle, à savoir le fleuve Congo. Elle couvre une superficie de 9.985km². Lelo et al. (2004).



Le relief de Kinshasa est forme d’un plateau continental à l’Est, d’une chaine de collines escarpée. Au Sud, entourant une plaine et de marécage aux abords du fleuve Congo. Le plateau couvre une superficie d’environ 7.500km², soit 75,3% de l’ensemble de l’étendue de la ville. Il fait partie du massif du plateau du Kwango, de 600 à 700m d’altitude, et dont la portion situées dans la ville est appelée plateau des Batékés. La chaine de collines, totalement escarpées de 350 à 675m d’altitude ou l’on trouve les Monts Ngaliema. Amba et Ngafula, constitue la frontière commune avec le Congo central et forme le sud de la ville, jusqu’au Sud-est, ou se trouve le plateau des Batékés.



La plaine de Kinshasa suit le lit du fleuve Congo et est enfermée entre le fleuve Congo et les collines. Elles ont une largeur moyenne de 5 à 7 km et a la forme d’un croissant. Cette plaine se suite entre 300 et 320m d’altitude et une superficie d’à peu près 100km².Elle se divise en deux parties à savoir la plaine de Lemba à L’ouest de la rivière N’djili. Les marécages longent le fleuve Congo pour s’accompli fier à l’ouest autour du pool Malebo et y former ainsi une alluviale. Lelo (2008).





La ville de Kinshasa connait un climat du type tropical, chaud, et humide. Celui-ci est compose d’une grande saison de pluies d’une durée de 8 mois, soit de la mi-septembre à la mi-mai, et d’une saison sèche qui va de la mi-mai ale septembre, mais aussi, d’une petite saison de pluie et d’une petite saison sèche, qui court de la mi-décembre à la mi-février, soit le climat Aw4 de la classification climatique de Koppen. De saint Moulin (2011).

L’hydrographie de la ville de Kinshasa comprend le fleuve Congo et plusieurs rivières de diverse dimension. Le fleuve Congo connait une extension atteignant à certain endroit plus de 20km de large en les deux rives et parente de nombreux et est parsemé Iles et ilots les rivières prennent leurs sources principalement des collines, coulent parallèlement du sud-est vers le Nord-ouest, baignent la plaine et se jette dans le fleuve notamment dans le pool Malebo. Ces rivières soit de source locale comme Bumbu, Yolo, Gombe, Basoko, Funa, etc.….Soit de source allogène a l’instar de N’djili, N’sele, Mayi-ndombe, Bombo-Lumene etc…. De Saint Moulin (2011).

Les caractéristiques de sols de la ville de Kinshasa sont fonction de la structure géographique de l’endroit où l’on se trouve. Ainsi, elles sont différées sur le massif du plateau de Batéké, sur les collines, dans les plaines ou dans les marécages. Ainsi, on trouve sur le massif du plateau des arenoferal sol et des podzols à roches solidifiées ou grès polymorphes. Les collines sont dominées par les sols minéraux récents développés sur du sable Kalaharien, avec une teneur argile de moins de 20% sur cent mètres de profondeur.



Les sols de plaine sont alluvionnaires à texture variable. De substrat argilo-sableux, ces sols présents une forte teneur en eau, synonyme de mauvaise condition d’aération et d’oxydation et par conséquent d’une faible capacité d’échange cationique. De manière général, ces sont essentiellement sablonneux avec une faible capacité de rétention en eau, présentant une utilité marginale pour les activités agricoles. Les types de sols conditionnent le genre de végétation.



Celle-ci est constituée de savanes par semées d’arbustes et entrecoupées de steppes et de galeries forestières de faible densité. Sur le plateau des Batékés, on rencontre de savane steppique ou steppes. Les pentes sont couvertes des forets secondaires semi- caducifoliées, lambeaux forestiers et des savanes arbustives. La végétation marécageuse pousse dans le pool. Elles sont dominées par l’espèce borassus appelée (Malebo) en langue locale et qui a donné le nom au pool Malebo. De Saint Moulin (2011).



En 1945, Kinshasa, alors capitale du Congo Belge, abritait 100.000 personnes et a l’indépendance, en 1960, elle comptait 400.000 personnes, ce qui faisait la plus grande agglomération d’Afrique centrale. En1966, la population avait franchi le cap de deux millions. Pour le moment, la population de la ville de Kinshasa est estimée à 9.710.804 habitants avec une densité de 974,5hab/km².Comme nous pouvons le constater, la population de la ville de Kinshasa un progresse à rythme exponentiel et taux de croissance démographique en Afrique confirme cette tendance.



En effet, les Nations unies estiment que, d’ici l’an 2025, la population mondiale atteindra 8,5 milliards d’individus, pour stabiliser à plus de 10 milliards avant la fin du XXI siècle. Cette augmentation de la population sera sans conséquences aura lieu pour 95% dans les pays en voie de développement. Cette augmentation de la population sera sans conséquences surtout dans la ville comme Kinshasa ou la majorité d’infrastructures sont ces laissées par les Belges. Kamanda (2011).



La première moitié des années 80 avait un taux de croissance relativement faible. La période allant de 2000 à 2005 est caractérises par une croissance démographique ou le nombre de la population est passe de 4284589 à 60000 habitants. Tollens et Biloso (2006).

La ville de Kinshasa compte 24 communes, parmi lesquelles nous avons choisi celle de Mont-ngafula que nous présentons dans le paragraphe suivant.


2.1.2. Commune de Mont-Ngafula

La commune urbano-rurale de Mont-Ngafula est l’une des vingt-quatre municipalités que compte la ville province de Kinshasa dans le district de Lukunga. Elle figure parmi les plus vastes avec une dizaine des quartiers très éloignés les uns des autres .Cette commune qui compte plus de soixante mille âmes fournit au reste de la ville des produit vivriers de l’agriculture par le fait que ses nombreux quartiers sont à vocation agricole (Ministère de l’intérieur, 2013) A l’exception de Matadi Mayo et Kimbondo qui sont urbanises ou en voie de l’être, Mont-Ngafula en compte nombreux qui sont enclaves et sérieusement menacées par les érosions.



On peut à ce jour que cette commune y compris le quartier Mama Yemo qui abrite la maison communale et ses différents services, est pratiquement enclavée. Cela se confirme par le fait qu’il y a manqué d’une ligne de bus en commun reliant cette commune au centre-ville. La commune de Mont-Ngafula est l’une de trois vastes (après N’sele et Maluku) de la ville de Kinshasa. Ministère de l’intérieur (2013)



Elle compte 20 quartiers a savoirs : Mama Yemo, Mazamba, Masanga-mbila, Matadi-mayo, Matadi-Kibala, C.P.A-Mushie, Kimbuala, Kimbondo, Lutendele, Musanga, Mitendi, Kimwenza, Ngansele, Kindele, Pleteau Masumu, Ndjili-kilambu, Vunda-manenga et Mbudi. Ministere de l’intérieur (2013)



Rappelons que la commune de Mont-Ngafula est l’une de trois vastes communs de la ville province de Kinshasa dans le district de Lukunga dans la République Démocratique du Congo. Elle a une superficie de 3589km² et est géographiquement située entre 4°15 latitude Sud et 4°15’ longitude Est, par rapport à la ville située au Sud-ouest de la ville de Kinshasa. Ministère de l’intérieur (2013).



Elle Est bornée : • Au Nord par la commune de Makala,
• Au Sud Par La Province Du Kongo Centrale
• A l’Est par les communes de Lemba Et Kisenso,
• A l’ouest par la commune Selembao.



A l’origine le quartier Mama Yemo fut créé le 15/10/1968 cette époque on l’appelé au nom de Lemba Mont-Ngafula sa superficie était de 24 km² allant du Rond-point Ngaba jusqu’au terrain Bianda.



Il avait 3 grandes localités à savoir :
1. Localités Ngafani ;
2. Localités Nkemi ;
3. Localités Ngombele.



En 1970, le Quartier Lemba Mont-Ngafula changeant d’appellation au nom de Mama Yemo en 1983, la commune de Lemba nous arrache deux grande localité sans lettre de ministre de l’intérieur ni arrêté mais par une simple déclaration verbale du gouverneur de la Ville dont localité NKEMI localité et Ngombe tous deux actuellement les quartiers dans la commune de Lemba il nous restant avec une seule localité : NGAFANI, vu l’accroissement de la population et la densité de la localité elle fut scindée à 11 localités à savoir : Ngafani, Bahuna, Mbulu, Foire–Agricole, Mobutu, Ndala, Nsembani, Masumu, Mukendi, Mayangi, Funa.

En 1995 le quartier Mama Yemo fut scindé à deux quartiers :
• Le quartier Masanga Mbila
• Le quartier Mama Yemo

Actuellement le quartier de la population le quartier Mama Yemo a comme superficie de 21,7 km² 6 localités a soit :
1. Localité de Bahuna ;
2. Location de Ngafani ;
3. Location de Mbulu ;
4. Localité de Mobulu ;
5. Localité de Foire Agricole ;
6. Localité de Mayang.

Délimitations du quartier :
• Au nord : par la commune de Selembao et Makala ;
• Au sud : par le quartier Mazamba ;
• A l’Est : par la rivière de la Funa, quartier Kindele ;
• A l’Ouest : par l’avenue By-pass, commune de Selembao.

Actuellement le quartier Mama Yemo a une population générale de 19656 habitats dont 179 étrangers et 19477 populations congolaises.

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