Bonjour, nous sommes le 27/01/2022 et il est 15 h 09.

Entrer en interaction avec ses semblables est un besoin fondamental de l’être humain. Cette interaction se réalise essentiellement grâce au langage articulé ou à d’autres codes. Le code est constitué de la langue ou d’un système des signes conventionnels ou pas.


La notion de l’interaction est bien évidement indissociable de celle du contexte, car l’environnement dans lequel s’inscrit une communication est porteur des règles et des codes qui tendent à lui conférer une spécificité : on ne communique pas de la même façon dans un bureau, dans une salle de cours, dans une soirée amicale, dans la rue.



Les étudiants ont divers moyens de communication. Certains communiquent par les texto, les appels ou soit lorsqu’il y a des travaux pratiques donnés par les professeurs. Ils se réunissent en groupe de cinq ou dix étudiants pour réaliser les travaux. Ces derniers ont toutes les possibilités de partager les objets matériels, syllabus, notes de cours.



En fait, l’interaction se produit pour cette catégorie de personnes étant donné qu’ils utilisent les mêmes installations sanitaires, la même cour, les mêmes salles de cours pour le cas de ceux qui sont d’une même promotion. Un étudiant qui a manqué des séances de cours, par exemple, et réalise qu’il doit nécessairement se mettre en ordre avec ses notes de cours, il n’ira pas voir directement le professeur, mais il va demander les notes à ses condisciples.



En somme, les étudiants interagissent sous plusieurs formes, mais ce qui passe en premier plan c’est la forme verbale et la forme non-verbale. Il s’avère que l’interaction est fondée sur la meilleure coopération des individus entre eux ainsi être en relation c’est adhérer au système social dans lequel on se trouve.



Ainsi, l’interaction est comprise comme « l’influence réciproque que les participants exercent sur leurs actions respectives lorsqu’ils sont en présence physique immédiate les uns des autres. C’est l’ensemble de l’interaction qui se produit en une occasion quelconque quand les membres d’un ensemble donné se trouvent en présence continue les uns des autres ; le terme de « rencontre » pourrait convenir aussi. »

Voilà qui pose le fondement des interactions qu’il y a entre les sociétaires d’une même entité, ville ou pays. Dans ce même ordre d’idées les étudiants, faisant partie de ces sociétaires, interagissent entre eux pour des besoins divers.



Notre problème général de recherche tient au fait que nous n’avons pas connaissance des interactions entre les étudiants dans leurs sites universitaires respectifs. Ce problème général de recherche s’inscrit dans l’axe de la compréhension. Il s’agit d’une recherche qualitative à visée descriptive, car nous cherchons à comprendre l’interaction entre les étudiants des universités.



Notre question générale de recherche est la suivante : Quelles sont les interactions entre les étudiants des universités ?





Des travaux ont été réalisés sur la problématique de l’interaction. Dans son travail de fin de cycle intitulé « La communication interactive entre étudiants et enseignants, cas de l’IFASIC » et défendu en septembre 2009, Odia N’kokesha pose la question de recherche suivante : Quel est le type de relation sociale qui découle de la communication interactive entre enseignant et l’étudiant de l’IFASIC ?



En guise d’hypothèse, elle postulé que les enseignants prennent de plus en plus conscience de l’influence qu’ils ont sur les bénéficiaires de l’éducation en leur transmettant le savoir.

L’auteure a inscrit sa recherche dans l’approche interactionnelle de la communication et elle a utilisé la méthode descriptive appuyée par les techniques d’analyse, documentaire et d’observation. Cette approche lui a permis de conclure que l’interaction, mieux la communication interpersonnelle, est considérée comme étant une action et un moyen à la disposition des acteurs pour résoudre une situation problématique .

Pour sa part, Saphir Swele Bondali, dans son mémoire intitulé « Interaction entre bailleur et locataire à Kinshasa », défendu en septembre 2010 à l’IFASIC, pose la question de recherche ci-après : Comment les conflits ou la dissonance entre le bailleur et le locataire se résolvent-ils ?



Elle postule, en guise d’hypothèse, que pour se convaincre mutuellement, les deux acteurs recourent à l’expression langagière attachant un contexte pour convaincre son antagonisme, notamment, les éléments contextuels constitutifs de signification. Parmi ces éléments, il y’a le ton de la voix pendant l’énonciation. Le regard envers son antagoniste, le geste qui accompagne l’énonciation.



L’auteur a choisi la théorie de la dissonance cognitive et a utilisé l’approche méthodologique du cadrage en appliquant les techniques d’observation et d’enquête par entretien pour recueillir les stratégies communicationnelles de chaque sujet dans la gestion de leurs conflits.

Swele Bondali a démontré que les dissonances sont réduites par les techniques de cadrage et de recadrage du message du locataire qui amène le bailleur à partager le même point de vue que le sien. Tandis que l’influence du message cadré et recadré du locataire conduit souvent le bailleur à puiser le point de vue du locataire.

Abordant la problématique des interactions pendant le versement de la facture de la dot à Kinshasa dans son mémoire de licence défendu en 2010 à l’IFASIC, Albert Ntumba Mwaluke pose la question de recherche suivante : Quelles sont les interactions entre la famille du fiancé et celle de la fiancée lors du versement de la facture de la dot à Kinshasa ?

L’auteur avance l’hypothèse selon laquelle les négociations à l’occasion du versement de la facture de la dot paraissent comme des interactions conflictuelles. Elles sont, donc, de l’ordre de l’émulation et ont pour finalité d’établir un espace relationnel entre les familles des conjoints pour la consolidation de leur union.

Se servant de la théorie de la dissonance cognitive et de la méthode ethnologique appuyée par la technique d’observation et d’entretien, Ntumba Mwaluke conclut que la cérémonie du mariage coutumier constitue vraisemblablement une interaction sociale.

L’Université de Kinshasa est parmi les grandes Universités du pays et de l’Afrique. Elle compte, en son sein, un grand nombre d’étudiants étant donné également le nombre de facultés y organisées vers lesquelles plus d’un étudiant accourt. Cette dernière dispose toutes les facultés possibles. C’est cela qui nous amène à étudier comment est-ce que ces étudiants interagissent.

L’Université de Kinshasa (communément appelée UNIKIN) est un établissement francophone d’enseignement supérieur et universitaire dans la ville de Kinshasa, précisément dans la commune de Lemba. Avec 400 hectares du Mont-Ambla sur le territoire de la commune actuelle de Lemba.

L’Université de Kinshasa a été créée à l’époque du Congo belge par l’Université catholique de Louvain en 1954 comme Université catholique sous le nom de l’Université de Lovanium, Lavinium étant l’ancien nom (latin) de Louvain. Le 15 janvier 1954 s’ouvre le cours pré-Universitaire sous le rectorat du père Jésuite Maurice Schurmans (1901-1970). Des trente étudiants inscrits, onze débutant la première année académique qui s’ouvre dix mois plus tard, le 12 octobre 1954, dans les bâtiments encore inachevés.











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