Bonsoir, nous sommes le 19/04/2026 et il est 22 h 53.

L’économie de l’entreprise nous apprend que les fondateurs d’entreprise cherchent, en premier lieu, à s’assurer de la possibilité de succès (de profit) de l’entreprise qu’ils vont créer va-t-elle oui ou non leur permettre de gagner de l’argent ?


Une fois convaincus de la rentabilité de l’entreprise à créer, ils cherchent alors à évaluer le capital dont ils auront besoin pour concrétiser leur ambition. Ce capital fixe qui nous intéresse particulièrement ici, comprend des valeurs engagées ou acquises pour être conservées, pour en faire usage, et non dans le but de les revendre ou de les transformer.



Ce sont des biens qui aident à bien gérer l’entreprise, qui facilitent les opérations. Ils sont connus généralement sous le nom des valeurs immobilisées.



Notons cependant que, malgré qu’elles sont appelées valeurs immobilisées, elles se déprécient à l’usage. On peut les entretenir, mais l’entretient ne les soustrait pas aux atteintes irrévocables de la vétusté mais vise à faire en sorte qu’elles vivent pendant le temps imparti. Les immobilisations ne se déprécient pas seulement du fait de la vétusté. Il y a aussi l’influence des progrès techniques et de la mode.



Qu’à cela ne tienne, cette perte progressive des valeurs suite à l’usage, doit être évaluée et enregistrée. Elle se nomme amortissement. Elle requise dans la perspective du renouvellement, après expiration du délai prévu de l’immobilisation.



Ainsi, sur base des états financiers que la direction la RTNC va nous fournir, nous essayeront de répondre aux questions suivantes ;
a) La Radiotélévision Nationale Congolaise suit-elle la dépréciation de son actif immobilisé ?
b) La Radiotélévision Nationale Congolaise dispose-t-elle d’une politique de renouvellement des immobilisations ?
c) Qu’en est-il du fonds d’amortissement à la Radiotélévision Nationale Congolaise ?

La RTNC est située dans la commune de Lingwala au croisement des avenues Kabinda et de la Libération (ex. 24 novembre). La Cité de la voix du Peuple abrite ses studios de radio et de télévision ainsi que les bureaux de l’administration centrale.



Elle exercice ses activités sur toute l’étendue du territoire national. Elle peut, moyennant l’autorisation de l’autorité de tutelle, ouvrir des Directions provinciales, des stations, des sous- stations, des agences et des bureaux en tous autres lieux de la République ou à l’étranger.



La Radio Congo-Belge a vu le jour en 1936 à Léopoldville suite à la demande des autorités coloniales. Elle servait comme une station relai qui recevait les émissions de Bruxelles et qui s’adressaient aux africains.





Ce service de radiodiffusion du Congo-Belge fut installé dans l’actuelle commune de la Gombe, jadis appelée KALINA.



En 1937, une station privée Radio-Léo est créée à l’initiative des missionnaires catholiques (les Jésuites) du Collège Albert premier, actuellement BOBOTO, pour une élite africaine toute dévouée à la base de musique classique.

En 1940, la guerre oblige le colonisateur belge à confisquer la station de la radiodiffusion des missionnaires. Ce fut la naissance officielle de la Radio Congo-Belge mais uniquement pour les blancs, aucun Congolais n’avait accès aux émissions de la radio. Le premier janvier 1949 eut lieu l’inauguration de la Radio Congo-Belge pour les africains (Congolais) et elle émettait chaque jour de 17 heures à 22 heures. Cette fois ci, le contenu des programmes était composé des bulletins d’informations et des émissions consacrées au savoir- vivre. Ces émissions étaient en principe diffusées en langues nationales (Lingala, Tshiluba, Swahili et Kikongo) pour la masse (autochtone) et en français pour les évolués.



A l’occasion de l’indépendance du Congo-Belge, te 30 juin 1960, les stations radio Congo-Belge pour africains et Radio Congo Belge pour européens furent fusionnées à une seule station de diffusion « La Radio Télévision Nationale Congolaise », RTNC laquelle fut installée à Léopoldville.



De 1960 à 1965, la radiodiffusion devient l’instrument de l’unité nationale, cela grâce à son impact réel sur la masse. Mais, cela surtout en 1967 grâce à l’installation de plusieurs émetteurs, la radio peut enfin diffuser 24 heures sur 24 et atteindre presque tous les coins du pays. Cette période est caractérisée par l’évolution des mentalités, des conceptions et des intérêts des auditeurs grâce à l’impact de la radiodiffusion. Cette évolution se manifeste sur le plan démographique, intellectuel, social.



La télévision au Congo a vu le jour le 23 novembre 1967. En 1977, le Zaïre s’est doté d’un Complexe de radiodiffusion et de télévision le plus moderne, comprenant, à Kinshasa la Cité de la Voix du peuple (ex- Cité de la Voix du Zaïre), avec sept studios de télévision et quatorze studios de radio, huit stations provinciales reliées par satellite.

Comme il était nécessaire de concevoir et de faire fonctionner un outil capable de répondre aux besoins considérables en personnel qualifié pour la RTNC (ex-OZRT), il a été ouvert en janvier 1978 un centre de formation aux métiers de la radio et de la télévision, le studio-école de la Voix du Zaïre (SEVOZA), actuellement Institut Congolais de l’Audiovisuel (I.C.A).

En 1981, l’ordonnance n° 81/050 plaçant la RTNC parmi les entreprises publiques fut signée. A l’avènement de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo AFDL le 17 mai 1997 et surtout la débaptisation du pays (Zaïre en Congo), l’appellation de l’Office Zaïrois de radiodiffusion et de Télévision changera en Radio Télévision Nationale Congolaise.

La Radio Télévision Nationale Congolaise, dans sa configuration actuelle, est un établissement public de l’Etat. Elle est régie par le décret n°09/031 du 02 décembre 2009 qui stipule en ses articles 1 et 2 ce qui suit :
Article 1er :
L’Office Zaïrois de Radio diffusion et de Télévision, en abrégé « OZRT », créé par l’ordonnance n° 81-050 du 02 avril 1981, est transformé en établissement public à caractère socio-culturel, doté de la personnalité juridique, appelé « Radio Télévision Nationale Congolaise », ci-après dénommé « la R.T.N.C ».Il est régi par la loi n° 08/009 du 07 juillet 2008 portant dispositions générales applicables aux établissements publics et par le présent Décret.

Article 2 :
La RTNC est ainsi subrogée dans les biens, droits, actions, actifs et passifs que détenait l’entreprise publique « Office Zaïrois de Radio diffusion et de Télévision » à la date de la signature du présent Décret. Elle est en outre subrogée, dans les mêmes conditions, purement et simplement, dans le bénéfice et la charge de tous contrats, obligations, engagements, conventions quelconques existant dans le chef de l’entreprise publique « Office Zaïrois de Radiodiffusion et de Télévision ».













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