Bonsoir, nous sommes le 19/04/2026 et il est 22 h 55.


Les firmes Multinationales se trouvent être ces gigantesques entreprises financières qui opèrent surtout dans les pays du tiers-monde et qui en réalité sont considérées comme étant des interlocuteurs valables des grandes puissances dans leur stratégie visant la pérennisation de l’impérialisme capitaliste.


Depuis quelques décennies, l’Afrique est considérée comme le théâtre des affrontements entre, d’une part, les forces de l’armée régulière et d’autre part, les fractions rebelles dont la quasi-totalité est soutenue par certaines firmes multinationales, une fois que leurs intérêts se trouvent être menacés. Il suffit de passer en revue la plupart de guerres qui ont prévalu en Afrique pour réaliser qu’un grand nombre des conflits ont comme source les Multinationales.



A l’aube du troisième Millénaire, la République Démocratique du Congo reste donc ce pays disposant des atouts valables pour se situer aux mêmes diapasons que d’autres puissances surtout face aux exigences de la Mondialisation car, elle renferme de réserves très importantes des ressources énergétiques qui sont aujourd’hui utilisées dans l’industrie de pointe. Cela revient à dire que ce sous continent , de par sa configuration géologique, regorge en lui seul plus de 80% des réserves mondiales des minerais qui sont qualifiés à ce jour des « minerais du siècle » (coltan, Nobium,…) pour la simple utilisation dans la technologie moderne tant sur le domaine de l’industrie spatiale, dans l’informatique que dans l’aéronautique et la télécommunication, …



Aucune société multinationale ne manque la nationalité d’origine, or les Etats d’où elles proviennent sont des grandes puissances qui contrôlent et dominent les tiers mondes à travers ces dernières. Plusieurs auteurs ont abordés le sujet chacun suivant l’aspect qui l’a intéressé : nous épinglons notamment :



Colette BRAECKMAN dans son ouvrage intitulé les nouveaux prédateurs : politique des puissances en Afrique Centrale nous montre comment l’Afrique, précisément la RDC est visitée par les prédateurs suite à sa grande richesse du sous-sol. Les prédateurs ont profité pendant la période de la dictature, c’est par là que la RDC s’ouvre aux réseaux criminels internationaux, groupes armés, entrepreneurs privés, Etats et Entreprises pour semer le désastre.


2. PROBLEMATIQUE

La problématique est un ensemble des problèmes à résoudre par les procédés scientifiques à la lumière de l’image qu’affichent les firmes multinationales au sujet de leur implantation dans les pays d’accueil. Bon nombre d’Etats du tiers-monde, en général et des Etats africains en particulier, conscients de cette situation créée par les multinationales, tentent ainsi de voir dans quelle mesure ils pourraient se soustraire des actes posés par les multinationales. Et comment leurs activités pourraient être avantageuses au désavantageuses pour leurs Etats.

Il suffit de noter que la plupart de guerres qui ont prévalu en Afrique pour réaliser de guerre qu’un grand nombre des conflits ont comme source les multinationales. Le Congo Brazza pour ne citer que ce cas avait fait l’objet d’une guerre civile en 1997 entre d’un côté les troupes loyalistes de l’ex-feu président Pascal LISSOUBA qui a été d’ailleurs élu démocratiquement et dont les affinités se rangeaient derrière les firmes Américaines du moins en ce qui concerne l’exploitation du brut pétrolier congolais et d’un autre côté les forces irrégulières de l’actuel président SASSOU qui avait pu bénéficier de l’appui logistique de la France.



Pour les autorités de l’hexagone, le gouvernement de LISSOUBA avait failli à l’une des missions qui lui a été assigné par l’ancienne métropole celle ayant trait à la préservation des intérêts stratégiques de la France.



Cette illustration du Congo Brazza prouve à suffisance que cette nappe pétrolière qui s’étend le long de la ville de pointe noire qui était au centre de cette confrontation de deux firmes multinationales Internationales, en l’occurrence ELF aquitaine pour les français ainsi que TOTAL pour les américains. Ceci est perçu à notre entendement comme étant les faits saillants qui ont démontré à suffisance cette implication des firmes multinationales dans la recrudescence des conflits armés en Afrique.





Toujours en ce qui concerne cette implication des firmes multinationales, il est indispensable d’essayer de circonscrire notre problématique dans le cadre du conflit armé qui avait élu du domicile en République Démocratique du Congo au lendemain du 02 Août 1998, dont les ravages causés ont été motivés par les ambitions manifestes des grandes puissances.



Aussi, retenons que le conflit armé à l’Est de la RDC n’était qu’une guerre par procuration aux petits pays voisins de l’Est qui, avec l’appui de certaines puissances et ce par le biais des grandes firmes multinationales ont eu à mettre sur pied tout un arsenal militaire impressionnant pour prêter mains fortes aux différentes fractions rebelles dirigés par les pays voisins à savoir le Rwanda, l’Ouganda ainsi que le Burundi.

Pour enrichir notre problématique, il sied de noter ici qu’étant donné que la RDC est toujours été considérée comme un scandale géologique, dès lors qu’un bon nombre des firmes multinationales se sont rendues en évidence que la Balkanisation de ce pays serait une meilleure façon de pouvoir atteindre leurs objectifs.

De ce qui précède notre problématique s’articule sur les questions ci-après :
 Pourquoi les sociétés multinationales s’impliquent –elles dans les conflits armés à l’Est de la RDC ?
 Comment la RDC peut-elle faire face à cette situation ?
Telles sont les interrogations formant l’essence de notre problème auxquelles nous tentons d’apporter les éléments de réponses tout au long de ce travail.


§.2. Historique

Il sera question à ce niveau, de nous lancer dans une démarche qui vise à rechercher les étapes ou les événements qui ont marqués la genèse ou l’évolution des multinationales. La firme ou l’entreprise multinationale n’est pas l’unique, ni la première forme d’organisation économique privée qui ait existé depuis le début du temps ou encore depuis le commencement de l’étude économique.

« De tout le temps, 2500 ans avant J-C, les phéniciens par exemple ou les vénitiens du Xème siècle à la renaissance, ont effectué du négoce sur le plan international. Les premières multinationales modernes sont européennes datent, pour la première, du début du XIXème siècle : les aciéries aujourd’hui belges, SA Cockerill implantées en Prusse en 1815 et pour les autres à la fin du dernier siècle Bayer (Allemande, 1863), Nestlé (suisse, 1967), Solvay (belge, 1881), Michelin (Française, 1893), … A la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle, les industries ont eu de différentes à exporter pour de raison de coût de transport et des droits de douanes élevés.



C’est ainsi qu’ils décidaient alors d’investir ou d’installer des succursales à l’étranger (comme par exemple bayer s’est investie en Russie impériale, l’air liquide, au début du XXème siècle, à installé des succursales en Amérique Latine. Dans le cas de l’air liquide, c’est parce que les gaz se véhiculait dans des bouteilles si lourdes et encombrantes que le cout du transport rendait le prix final prohibitif.



De même au niveau du secteur primaire, les européens devaient trouver des sources de matières premières qui n’existaient pas dans leurs pays telles que le cuivre, le zinc, le nickel en suite le pétrole, et la bauxite. Ils devaient investir donc dans les pays étrangers qui en possèdent pour construire les installations nécessaires à l’extraction de ces matières première.





Le premier vent, celui que le professeur NTUAREMBA O appel par première vague eut des ailes coupées car d’abord après la révolution de 1917, les russes ont nationalisé toutes ces entreprises. En suite, les deux guerres mondiales successives ont mis les maisons mères dans l’embarras, lesquelles maisons ayant déjà du mal à suivre leur propre pays, ne pouvaient pas prendre leur essor vers l’étranger.

Le deuxième vent va des années 1945 jusqu’à la fin des années 1960. C’est la période dont le professeur NTUAREMBA dit qu’elle est essentiellement américaine. C’est la reconstruction de l’Europe et l’avènement de la société de temps de guerres entre puissances européennes qui bénéficiaient d’un taux de croissance considérable. Pour maintenir leur part de marché en Europe, les U.S.A se sont vus dans l’obligation de créer des usines sur place. Ce phénomène a été accéléré, dès le début des années 1960, c’est pour cette raison que nous comprenons pourquoi le site enib.fr considère l’année 1960 comme année d’apparition effective des multinationales lorsqu’il dit que « l’apparition effective des entreprises multinationales sur la scène économique mondiale remonte dans les années 1960 »

Le troisième vent démarre au début des années 1970 et correspond à une diversification des pays d’origine des sociétés multinationales. Au besoin d’atteindre ses objectifs : profit, croissance et survie, les entreprises recherchent, dans un territoire, certains, facteurs dont :


Section II : NOTION SUR LES CONFLITS

Dans cette section, notre attention se focalisera sur les péripéties ayant aboutis au déclenchement de cette guerre qui a mis au prise la RDC ainsi que les forces d’occupations venues du Rwanda, du Burundi et de l’Ouganda. D’où nous aurons deux paragraphes dont l’un abordera les enjeux immédiats et l’autre les enjeux médiats.


§.1. Les enjeux immédiats

Tout est partie du communiqué diffusé le 27 juillet 1998 selon lequel chef congolais, le feu Laurent Désiré KABILA qui avait prêté mains fortes aux troupes de l’AFDL lors de la guerre dite de « libération » ayant comme mission principale le renversement du régime de MOBUTU.

Cette décision aura donc comme répercussion le regroupement de la minorité Tutsi congolais et Rwandais qui ont estimé que l’action posé par l’ex-chef de l’Etat était une haute trahison, surtout dans le chef des Rwandais et ougandais qui ne pouvaient pas comprendre d’un seul monde ce volte – face du numéro un congolais : car, disons – le les autorités de Kigali ainsi que celles de Kampala, précurseurs de cette agression, la RDC était redevable vis-à-vis de leurs régimes respectifs dans la mesure où il y a eu la signature d’un accord conclu peu après la création de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo en sigle AFDL, accord dit de Lemera et dont les tenants et les aboutissants tournés vers une éventuelle cession de la vallée de Masisi au Rwanda en vue de la matérialisation du projet visant à créer un « Tutsiland sous le label de l’empire Hima Tutsi ».



Toutefois, ce que l’on peut soutenir avec une certaine assurance est que du fait de l’enveniment de la compétition pour le pouvoir et ses ressources au niveau du régime qu’entre celui-ci est ses alliés du fait aussi de la non résolution des problèmes de sécurité éprouvés par les voisins.



Rwanda et de l’Ouganda en même temps que des ambitions géopolitiques et des appétits économiques de ceux-ci, l’idée d’un coup d’Etat contre Kabila était, depuis un certain temps déjà dans l’esprit des dirigeants de Kigali ainsi que de Kampala. Il sied de préciser ici que le nombre de ces Tutsi occupants des postes importants (parmi lesquels Bizima Kahara et Déogracias Bugera) avaient anticipé les événements en quittant le pays avec leurs familles et cela avant la décision du 27 juillet.

C’est donc dans ce registre que ces alliés d’hier vont se regrouper au sein d’un Rassemblement dit Congolais pour la Démocratie (RCD) qui se veut en mouvement militaire dont un des objectifs clé serait l’instauration d’un régime démocratique ainsi que le renversement du pouvoir établi à Kinshasa.



Pour ce faire, ce mouvement militaire va donc bénéficier de l’appui logistique des troupes rwandais comme ce fut le cas lors de la guerre dite de libération.



Cette nouvelle guerre présente donc un tableau synoptique très sombre dans la mesure où nous avons assisté tous à une implication avérée de grandes puissances par le biais des firmes multinationales qui ont pris une partie active dans la partie Est où les combats faisaient rages.


§.2. Les enjeux médiats

Il est vrai que l’appétit pour les richesses du pays, le désir d’y accéder à bas prix fut-il la principale motivation de la deuxième guerre. Les congolais sont inanimes à ce sujet, et les trois rapports publiés par les Nations-Unies, consacrés au pillage des ressources naturelles, les ont confortés dans cette idée.

La disgrâce de Kabila repose cependant sur une raison plus profonde, qui explique pourquoi, au-delà du souci de leur sécurité et du goût du sucre, les pays de la région vont donc jusqu’à exiger un droit de regard sur le régime à mettre en place à Kinshasa.

Pour clore ce paragraphe, il sied de noter que malgré la décision de Kinshasa de mettre fin aux prestations des éléments Rwandais venus prêté mains fortes à la soldates que de LDK sous le label de l’AFDL, les vraies motivations réelles ayant été à la base de cette occupation étrangère s’avèrent bel et bien être d’ordre purement économiques et stratégiques car, les véritables acteurs ont été par la force de chose ainsi que l’évolution des faits fortement déshabillés bien qu’ils croyaient évolués dans l’anonymat et poussant au devant de la scène ces autorités de Kigali et de Kampala.

C’est donc en réponse cette nouvelle idéologie que ne cesser de répandre LDK que les grands décideurs de ce monde ont pu mettre en exergue tout une panoplie des stratégies devant matérialisées la balkanisation de la RDC pour mieux accéder aux dites ressources.


Brève présentation de la République Démocratique du Congo

La RD Congo était d’abord occupée par les pygmées avant la grande migration des populations Bantoues. Ce pays a connu plusieurs royaumes avant la colonisation. Ceux-ci avaient les mêmes caractéristiques en ce qui concerne la succession au trône qui se faisait par descendance du lignage matrilinéaire après que les candidats avaient subi une multitude d’épreuves.

De tous ces royaumes, le plus ancien fut le royaume Kongo situé au Zaïre (l’ex) Congo et en Angola actuel. Il couvrait également le Congo Brazzaville et une partie du Gabon. Pour ce qui est du royaume Kuba, l’histoire ancienne constituée dans le Kasaï occidentale et le Lulua. Ses origines remontaient ai Ve siècle et son essor au XVIIe siècle sous le règne de Shamba Bolongongo. Et le royaume Luba naquit au Katanga sous l’impulsion de Kongolo venu de l’Est vers le XVe siècle.



L’histoire du royaume se caractérisa par d’intenses querelles de pouvoir et de lutte fratricide qui ne lui permirent pas de trouver la stabilité.

Le royaume Lunda tire son origine des chefferies Bungu du sud Ouest du Shaba au XVIe siècle. Son souverain portait le titre dynastique de MWANT YAV. Ses territoires s’étendirent progressivement jusqu’au Kasaï et le Zambèze, puis encore à l’Est et du Sud.

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