Le paludisme, l’infection VIH/SIDA et la tuberculose sont parmi les trois principales causes de mortalité d’origine infectieuse. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), estime qu’il touche entre 300 et 500 millions des personnes dans le monde dont 90% en Afrique subsaharienne et les autres cas survenant en Asie du sud et Amérique du sud, il cause entre 1,5 et 2,7 millions de décès par an. L’Afrique est particulièrement touchée car la maladie y tue un enfant toutes les 30 secondes (plus d’un million de décès infantiles par an).
L’OMS (2006), affirme que le paludisme pose aujourd’hui un problème de santé publique dans plus de 90 pays représentant au total quelque 24 milliards de personnes soit 40% de la population mondiale et l’incidence mondia1e de la maladie est estimée à 300 à 500 millions de cas cliniques par an. Alors les femmes enceintes sont aussi un groupe à haut risque, les voyageurs sont immunisés, les refugiés, les personnes déplacées et les autres ouvriers agricoles arrivant dans des zones endémiques sont plus exposé au paludisme. La même source signale que, chaque année, plus de 30 millions des femmes Africaines qui vivent dans des régions endémiques de paludisme, elles tombent enceintes et risquent de subir des infections du plasmodium falciparum. Pour celles-là le paludisme est à la fois un danger pour elles-mêmes et pour leurs bébés, avec 200.000 morts de nouveau-nés chaque année en raison de la présence- de paludisme pendant la grossesse.
Le paludisme constitue un fardeau socio-économique important dans un pays où une grande partie de la population est diminué ; de ce fait, il contribue au processus d’appauvrissement des populations et par le sous-développement du pays, en baissant la productivité et en privant les communautés des moyens consentis à la prise en charge de la maladie. Fontaine et Courtejoie (1982), affirment que le paludisme peut être grave pour une femme enceinte, une forte fièvre peut provoquer la mort fœtale et un avortement spontané, d’autre part lors de la naissance, la mère peut transmettre au fœtus du plasmodium ; celui-ci provoque chez les nouveau-nés une cause de maladie qui peut être mortelle. Il est donc important d’assurer la prophylaxie de la malaria pendant la grossesse. Les femmes enceintes doivent prévenir la malaria par la chimio-prophylaxie.