EPIGRAPHE
La s ages s e de la terre es t une complicité totale entre l’homme et s on environnement.
Pierre J akez Helias
DEDICACE
A nos chers parents : BOLAMPILI EBENGO Bienvenu et LEKULUTU ABIS OKO Marie- Claire ;
A tous nos frères et s œurs , J e dédie ce travail.
REMERCIEMENTS
De prime abord, nous avons un réel plais ir de pouvoir exprimer notre gratitude à tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à notre formation et à la rédaction du prés ent travail de fin de cycle.
Nos remerciements s ’adres s ent aux autorités académiques et s cientifiques de l’Univers ité de Kins has a notamment au corps profes s oral du Département des S ciences de l’Environnement, pour avoir contribué à notre formation s cientifique durant ce premier cycle finis s ant.
C’es t ains i qu’il s ied premièrement de remercier notre S eigneur J és us - Chris t, donateur des dons excellents pour le s ouffle de vie qu’il nous a accordé durant notre exis tence ici- bas .
Nos remerciements au Profes s eur Dr. Ir. Benjamin MANDJ O LINGBANDULU pour avoir accepté de diriger ce travail de fin de cycle. S es contributions s ont énormes .
A l’As s is tant Patrick DANDE AS S IKPU pour s on encadrement et toutes les remarques faites pendant la rédaction.
Nous remercions vivement Mons ieur Charles MUKENGES HAY, le prés ident du s ite agricole Mas ina Rail I et tous s es collaborateurs pour tout le s outien ayant permis et contribué au bon déroulement de nos recherches dans le s ite.
A nos amis et connais s ances : Chris LANGA, Lis a IS AS I, S éraphin IKOBYA, Mechack LUTU, Rus s el BOKOMBO, Ronald KIDUS HI, S yntyche BOPELE, Gradie MFUTE, Grady NDEKE, Tracy MAMENGA, Mardochée KABA et Grace MWANAMPUNGU pour vos s ages et édifiants cons eils .
A ceux qui ne s ont pas nommément cités dans ces lignes : frères , s œurs , cous ins , oncles , tantes , nièces , neveux, collègues de promotion, amis et connais s ances trouvent, par amour indicible à leur égard.
Bienvenu BOLAMPILI EBENGO
LIS TE DES TABLEAUX
Tableau 1. Répartition des répondants en fonction des plantes cultivées …………………….20
Tableau 2. Ancienneté des enquêtés dans le s ite agricole (activité agricole)………………...22
Tableau 3. Répartition des enquêtés en fonction des caus es de faible production ces cinq dernières années ………………………………………………………………...23
Tableau 4. Répartition des enquêtés en fonction de Cons équences du changement s ur la production des légumes …………………………………………………………..24
Tableau 5. Répartition des enquêtés en fonction des difficultés rencontrées pendant la s ais on des pluies …………………………………………………………………………25
Tableau 6. Répartition des enquêtés en fonction des difficultés rencontrées pendant a s ais on s èche……………………………………………………………………………...26
Tableau 7. Répartition des répondants en fonction de leurs s tratégies d’adaptation face aux variabilités climatiques …………………………………………………………...26
Tableau 8. Répartition des enquêtés en fonction des avantages tirés de leur dynamique organis ationnelle…………………………………………………………………28
LIS TE DES FIGURES
Figure 1. Périmètres maraîchers périurbains de Kins has a (UNJ LC,
2006)…………………..15
Figure 2. Précipitations et évapotrans pirations de références à Kins has a
(N'djili)…………...16
Figure 3 : Avis des enquêtés s ur les connais s ances du changement climatique……………...20
Figure 4. Voies d’accès à l’information s ur le changement climatique………………………21
Figure 5. Répartition des enquêtés en fonction de leur niveau de connais s ance s ur les changements climatiques …………………………………………………………..22
Figure 6. Avis des enquêtés s ur la production de cinq dernières années ……………………..23
Figure 7 : Avis des enquêtés s ur la perturbation du calendrier agricole……………………...24
Figure 8. Avis des enquêtés s ur leurs appartenances à une dynamique organis ationnelle…...27
LIS TE DES S IGLES ET ABREVIATIONS
APRM : As s ociation des producteurs rizicole et maraîchers BOAD : Banque Oues t Africaine de Développement Climatique CO2 : Dioxyde de Carbone
FAO : Food And Agriculture Organization of the United Nations
GES : Gaz à Effet de S erre
GIEC : Groupe d’Experts Intergouvernemental s ur l’Evolution du Climat
INRA : Ins titut National de la Recherche Agronomique
IPCC : Integovernemental Panel on Climate Change
PANA : Programme d’Action National d’Adaptation aux Changements
Climatiques
OP : Organis ation pays anne
TABLE DES MATIERES
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EPIGRAPHE
i DEDICACE
ii REMERCIEMENTS
iii LIS TE DES TABLEAUX
iv LIS TE DES FIGURES
v LIS TE DES S IGLES ET ABREVIATIONS
vi TABLE DES MATIERES
vii INTRODUCTION
1
1. Problématique 1
2. Hypothès es 2
3. Objectifs 2
4. Choix et intérêt du s ujet 3
5. Délimitation du s ujet 3
6. S ubdivis ion du travail 4
CHAPITRE I. GENERALITES S UR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES ET MILIEU D'ETUDE 5
1.1. Généralités s ur les changements climatiques 5
1.1.1. Définitions des concepts 5
1.1.2. Changements climatiques pas s és 7
1.1.3. Changements climatiques actuels 8
1.1.4. Vulnérabilité aux changements climatiques 9
1.1.5. Impacts du changement climatique 11
1.1.6. S tratégies d'adaptations 14
1.2. Prés entation du milieu d'étude 15
1.2.1. S ituation géographique du s ite agricole Mas ina Rail 1
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1.2.2. Type de s ols 16
1.2.3. Hydrographie 16
1.2.4. Climat 16
1.2.5. Exploitations agricoles 17
CHAPITRE II. MATERIEL ET METHODES 18
2.1. Matériel 18
2.2. Méthodes 18
2.3. Techniques 18
2.4. Echantillonnage 18
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2.5. Traitement et analys e des données |
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CHAPITRE III. RES ULTATS ET DIS CUS S ION |
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3.1. Rés ultats |
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3.1.1. Divers ité des légumes et légumes fruits cultivés à Mas ina Rail 1 |
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3.1.2. Rés ultats relatifs à la perception des producteurs s ur le changement climatique
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3.1.3. Appartenance des répondants à une dynamique organis ationnelle
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3.1.4. Avantages d’une organis ation pays anne 28
3.2. Dis cus s ion 28
CONCLUS ION 31
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 33
ANNEXES 36
INTRODUCTION
1. Problématique
Les changements climatiques évalués par le groupe intergouvernemental d’experts s ur l’évolution du climat (GIEC) dus à la modification de la teneur en gaz de l’atmos phère indiquent divers es tendances actuelles et futures s us ceptibles de s e manifes ter au niveau mondial et africain : haus s e de températures , montée du niveaux des océans , variabilité accrue de la pluviométrie et des caractéris tiques des s ais ons agricoles , recrudes cences des phénomènes extrêmes tels que les s ècheres s es et les inondations (BOAD, 2010) .
Cependant, certains pays d’Afrique s ubs aharienne connais s ent d’ores et déjà des conditions climatiques qui rendent l’agriculture difficile. Il es t probable que le changement climatique réduis e la durée de crois s ance végétale, s urtout dans certaines régions du continent (Thonon, 2006) voire, au pire contraigne des vas tes régions agricoles marginales à abandonner toute activité (GIEC, 2001).
La République démocratique du Congo n’échappe pas à la réalité de ce nouveau phénomène mondial que cons tituent les changements climatiques . Ains i en rais on de s a divers ité géomorphologique et s urtout de s a pos ition géographique, les impacts des changements climatiques pour la RD Congo devraient être res s entis différemment dans les différentes zones agro climatiques du pays .
La modification des paramètres météorologiques importants pour la pratique de l’agriculture aura un impact négatif certain s ur le travail et le rendement agricole et partant s ur la s écurité alimentaire (Ouédraogo et al., 2010).
L’hinterland de Kins has a (pool malebo), particulièrement le s ite agricole de Mas ina rail I, figure parmi les zones agroclimatiques vulnérables face au changement climatique. En plus , s i on tient compte de la s ens ibilité de cette zone aux effets du changement climatique, de la s urvie de la quas i majorité des petits producteurs qui dépendent d’une agriculture qui es t elle- même vulnérable aux aléas climatiques .
Ains i la pris e en compte de l’information climatique dans la ges tion des impacts de la variabilité climatique s ’avère néces s aire dans l’organis ation générale
de l’exploitation agricole.
Dans un pareil contexte il importe de s e demander :
- Quelles s ont les perceptions des changements climatiques des petits producteurs agricoles de Mas ina rail 1 ?
- Quelles s ont les effets néfas tes du changement climatique s ur leur production ?
- Quelles s ont les actions menées actuellement par ces petits producteurs pour s ’adapter à ces s ituations climatiques ?
2. Hypothès es
Pour répondre aux ques tions évoquées ci- des s us , nous formulons des hypothès es de la manière s uivante :
- Les petits producteurs agricoles de Mas ina Rail 1 ont des perceptions réelles du changement climatique.
- Les effets néfas tes des changements climatiques s ur les principales cultures varient s elon les s ais ons de culture.
- Les petits producteurs agricoles de Mas ina Rail 1, développent plus ieurs s tratégies endogènes telles que la divers ification des cultures en vue de s ’adapter aux cons équences du changement climatique.
3. Objectifs
3.1. Objectif global
L’objectif global es t d’étudier la perception des changements climatiques des petits producteurs agricoles du s ite Mas ina rail 1.
3.2. Objectifs s pécifiques
Plus s pécifiquement, il s ’agira de :
- Analys er la perception des changements climatiques vécus par les producteurs agricoles de Mas ina Rail 1;
- Décrire les effets néfas tes des changements climatiques tels que vécus par
les petits producteurs agricoles de Mas ina Rail 1 s ur leurs activités ;
- Identifier les s tratégies d’adaptation développées par les petits producteurs agricoles de Mas ina Rail 1 face aux changements climatiques .
4. Choix et intérêt du s ujet
Le choix porté s ur ce s ujet s e jus tifie par le fait que les changements climatiques s ont un défi mondial auquel fait face aujourd’hui l’humanité toute entière. La RD Congo, notre pays es t l'un des pays vulnérables face aux cons équences des changements climatique. La défores tation, la dégradation des forêts et l'expans ion démographique au cours de ces dix dernières décennies s ont des facteurs à la bas e de vulnérabilité des populations congolais es , particulièrement, les petits producteurs agricoles .
Plus ieurs éléments ont s us cité notre intérêt à étudier la perception du changement climatique par les producteurs agricoles de Mas ina Rail 1, au quartier m'fumu ns uka. En effet, l’évolution régres s ive des taux pluviométriques et l’incurs ion pers is tante des épis odes s ecs en pleine s ais on des pluies paupéris e les producteurs qui vivent et cultivent principalement du riz pluviale et exacerbent ains i l’ins écurité alimentaire. De même il s e pos e avec acuité une pénurie d’eau en s ais on s èche, vu le décrue de la rivière N’djili.
D’où s ur le plan s cientifique, ce travail cons titue non s eulement un document de référence pour les futurs chercheurs , mais également, il permet de comprendre les vulnérabilités de l’agriculture face aux changements climatiques qui perturbent le développement agricole au niveau locale et au niveau national en générale.
Les autorités politico- adminis tratives peuvent élaborer des s tratégies , et les renforcements de capacité des pays ans afin d’apporter des informations néces s aires pour faire face à l’ins écurité alimentaire tout en prés ervant l’environnement.
5. Délimitation du s ujet
Toutefois , les inves tigations rationnelles et logiques doivent être
circons crites dans l'es pace et dans le temps . Dans l’es pace, notre enquête a été réalis ée dans le s ite agricole à Mas ina Rail I au quartier M'fumu ns uka. En effet, l’enquête avait débuté au mois de juin pour prendre fin au mois d’octobre 2018.
6. S ubdivis ion du travail
Outre l’introduction et la conclus ion, ce travail comprend trois chapitres :
- Le premier chapitre traite des généralités s ur le changement climatique et le milieu d'étude ;
- Le deuxième décrit le matériel et les méthodes utilis és ;
- Le trois ième prés ente les rés ultats et la dis cus s ion.
CHAPITRE I. GENERALITES S UR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES ET MILIEU D'ETUDE
1.1. Généralités s ur les changements climatiques
1.1.1. Définitions des concepts
1. Changement climatique
Un changement climatique corres pond à la modification durable (de la décennie au million d’années ) des paramètres s tatis tique du climat global de la terre ou de s es divers climats régionaux. Ces changements peuvent être dus à des proces s us intrins èques à la terre, à des influences extérieurs ou, plus récemment aux activités humaines . Principalement aux émis s ions de gaz à effet de s erre produite par les activités humaines (Mandjo, 2018).
Par ailleurs la Convention Cadre de Nations Unies s ur les Changements Climatiques définit les changements climatiques comme les changements de climat attribués directement ou indirectement à une activité humaine altérant la compos ition de l’atmos phère mondiale et qui viennent s ’ajouter à la variabilité naturelle du climat obs ervée au cours de périodes comparables .
2. Réchauffement climatique
Le réchauffement climatique dés igne la modification climatique de la terre caractéris ée par une augmentation de la température moyenne des océans et de l’atmos phère, s ur plus ieurs années . Il s erait attribuable à 90% à l’homme depuis
1950, s elon les expertis es du GIEC (Groupe d’expert intergouvernemental s ur l’évolution du climat), chargé d’évaluer et de s ynthétis er les travaux menés par les laboratoires du monde entier, afin de mieux comprendre les ris ques liés au réchauffement de la planète, d’en prévoir les cons équences et de définir les s tratégies pour le pallier (GIEC,2007).
3. Climat
Le climat s e définit comme l’ens emble de phénomènes météorologiques (température, pres s ion, précipitation, etc…) qui caractéris ent l’état moyen de l’atmos phère à un point du globe. Il es t influencé par deux types des facteurs : cos mique et géographiques . Et il s e définit à partir de l’analys e de certains
éléments météorologiques : la température, la pres s ion et les précipitations (Mongo,
2015).
4. Agriculture périurbaine
L’agriculture périurbaine, au s ens s trict étymologique, es t celle qui s e trouve à la périphérie de la ville, quelle que s oit la nature de s es s ys tèmes de productions . Avec la ville, cette agriculture peut s oit n’avoir que des rapports de mitoyenneté, s oit entretenir des rapports fonctionnels réciproques . Dans ce dernier cas , elle devient urbaine et c’es t ens emble qu’es paces cultivés et es paces bâtis participent au proces s us d’urbanis ation et forment le territoire de la ville (Fleury et Donadieu, cités par Okano, 2016).
Le qualificatif « périurbain » res te imprécis ; c’es t l'hinterland, l’arrière
- pays , la zone s ur laquelle s ’étend l’influence de la ville (Mous tier, 2003). La dis tance jus qu’à laquelle celle- ci s ’exerce peut être très variable, principalement en fonction du volume démographique de la ville et des activités qu’elle déploie.
Les caractéris tiques de l'agriculture périurbaine s ont:
- les agriculteurs péri- urbains s e perçoivent le plus s ouvent comme des citadins dont le métier es t l'agriculture. Leur groupe s ocial es t as s ez largement ouvert aux autres groupes de la s ociété urbaine ;
- s on territoire n'es t pas figé ; les agriculteurs s avent qu'à terme plus ou moins lointain, l'es pace qu'ils cultivent s era urbanis é. Ils anticipent alors ce moment par une délocalis ation progres s ive, abandonnant leurs anciens champs pour de nouveaux ; le proces s us es t quelquefois brutal mais le plus s ouvent étendu s ur plus ieurs décennies . Il permet le refinancement de l'exploitation et du patrimoine ;
- le fermage es t le mode de faire valoir dominant ; les propriétaires s ont s oit is s us de familles d'origine agricole, s oit de grandes organis ations privées ou publiques ;
- enfin, la valeur foncière habituellement es timée es t bien plus élevée que celle corres pondant au potentiel de production agricole ; aus s i, s a réalis ation par
la mis e en vente s ignifie l'arrêt de l'activité agricole, s auf maintien précaire.
5. Perception
Etymologiquement du latin percipere, percevoir, c’es t « prendre ens emble », « récolter », c’es t- à- dire organis er des s ens ations en un tout s ignifiant. En ps ychologie, la perception es t le proces s us de recueil et de traitement de l’information s ens orielle. C’es t une lecture de la réalité. Cette lecture pas s e par trois étapes mis es au jour par les ps ychologues de la perception. Il s ’agit des étapes s ens orielle, perceptive et cognitive.
- L’étape s ens orielle, ce premier niveau s trictement s ens oriel de la perception es t régi par des capteurs s ens oriels qui s ont un héritage de notre évolution et permet de repérer les caractéris tiques du milieu extérieur.
- L’étape perceptive, elle corres pond à l’étape de traitement perceptif cons is tant à dépas s er les s trictes données s ens orielles pour mettre en forme. Les formes nous aident à organis er les données de l’environnement en repérant les dis tinctions fond / forme, les contours des objets , en déformant ou complétant au bes oin les éléments manquants pour redonner aux chos es une certaine cohérence. Le filtrage des données de l’environnement es t également déterminé par l’attention et la motivation.
- L’étape cognitive, cette étape purement cognitive, s e greffe s ur les niveaux précédents de la perception. Elle cons is te à attribuer une s ignification à l’information (Dictionnaire Encarta, 2009).
S elon Lalande (1985), la perception es t « l’acte par lequel un individu, organis ant s es s ens ations prés entes , les interprétant et les complétant par des images et des s ouvenirs , s ’oppos e un objet qu’il juge s pontanément dis tinct de lui, réel et actuellement connu de lui ». Notre perception du monde es t donc finalis ée et orientée en fonction des capacités de nos organes s ens oriels mais aus s i en fonction de nos centres d’intérêt et de nos connais s ances antérieurs . La perception d’une s ituation fait appel à la fois au s ens et à l’es prit (Codjia, 2009).
J ames Gibs on en 1969 a développé une théorie dite perception écologique, il cons idère la perception comme une « conduite » adaptative permettant au s ujet de s ’adapter à s on environnement. L’action du s ujet es t une répons e cohérente à la modification du milieu ; la perception n’a de s ens qu'en relation avec une action. Cette théorie écologique es t fondée s ur l’idée de la redondance de l’information dans l’environnement, qui permet au s ujet d’avoir une certitude s ur le monde perçu. Elle s tipule donc qu'avant d’être un mode de connais s ance des chos es , la perception es t l’activité vitale de tout organis me en contact avec s on milieu.
1.1.2. Changements climatiques pas s és
L'his toire de la terre es t une s ucces s ion de changements climatiques . En effet, le climat varie en général peu dans une région donnée s ur 100ans , mais il peut varier cons idérablement à une échelle de temps géologiques (centaines de milliers ou millions d'années ). La paléo climatologie es t la s cience qui recons titue le climat des époques pas s ées , grâce à des indices trouvés dans des s édiments ou dans les glaces . On s ait aujourd'hui que les températures moyennes s ur terre ont déjà été beaucoup plus froides ou beaucoup plus chaudes qu'aujourd'hui. Grace à ces études , les s cientifiques ont pu déterminer les facteurs principaux qui influencent le climat de la terre à l'échelle géologiques :
- Le mouvement de la terre par rapport au s oleil (cycles de Mylankovic). Ce mouvement varie très lentement s ur des centaines de milliers d'années et influence la quantité d'énergie que la terre reçoit du s oleil. Par exemple, le parcours effectué par la terre autour du s oleil peut former une ellips e plus ou moins allongée ;
- La compos ition de l'atmos phère. Certains compos ants de l'atmos phère, appelés "Gaz à effet de s erre" ont une influence directe s ur le climat de la terre car ils influencent la quantité d'énergie s olaire piégée par l'atmos phère. La compos ition de l'atmos phère varie en fonction de nombreux paramètres (p.ex: émis s ions de gaz par des éruptions volcaniques , captures ou émis s ions de gaz par les plantes ou les océans ,etc) ;
- L'intens ité de l'activité s olaire. Lors de périodes de forte intens ité, la terre
reçoit plus d'énergie, ce qui influence les températures s ur terre ;
- La pos ition des continents . Les continents s e déplacent lentement (mouvement des plaques tectoniques ). S uivant leur pos ition s ur le globe, ils vont modifier les grands courants océaniques et influencer les courants atmos phériques , altérant ains i le climat global de la terre (Mbuyi, 2018).
1.1.3. Changements climatiques actuels
S i la terre s ubit des changements climatiques depuis la nuit des temps , on peut s e demander avec rais on pourquoi l'on fait autant de bruit autour du changement climatique actuel, aus s i appelé "Réchauffement climatique". En réalité, le changement climatique actuel es t inquiétant, car il es t très rapide, ce qui diminue la pos s ibilité d'adaptation pour des nombreus es es pèces animales et végétales qui ris quent de dis paraître. Mais le changement climatique actuel es t s urtout unique, car c'es t la première fois que l'homme y joue un rôle important.
Le facteur prépondérant du changement climatique actuel es t la modification de la compos ition de l'atmos phère. Pour mieux comprendre ce mécanis me, il faut dis tinguer l'effet de s erre " naturel " de l'effet de s erre "additionnel".
Le changement climatique actuel s e caractéris e d'abord par une augmentation de la température globale à la s urface de la terre. Ains i, la planète s 'es t réchauffée de 0,74°C entre 1906 et 2005. Cela peut s embler ins ignifiant, mais cela implique déjà des changements importants .
Les mes ures effectuées par les s cientifiques indiquent que les températures ont globalement augmenté, mais pas de la même manière dans toutes les régions . En règle générale, le réchauffement es t minimal à l'équateur et augmente au fur et à mes ure qu'on s 'en éloigne (les plus fortes variations s ont aux pôles ). Des variations régionales peuvent cependant être beaucoup plus marquées à certains endroits (p.ex. Amérique du Nord) ou au contraire l'être beaucoup moins : certaines régions s e s ont même légèrement refroidies , comme une portion de l'Atlantique Nord, au s ud du Groenland. Autre effet obs ervé : la durée des périodes s ans gel a augmenté dans les moyennes et hautes latitudes des deux hémis phères .
Le printemps arrive plus tôt et l'été dure plus longtemps .
L'augmentation des températures réchauffe les eaux de s urface océaniques , ce qui entraîne plus d'évaporation, s urtout aux bas s es latitudes (p.ex. zones tropicales ). Cette vapeur d'eau es t ens uite pris e dans la circulation atmos phérique et entre dans le cycle de l'eau. Des températures plus élevées entraînent donc globalement une augmentant des précipitations , mais réparties de manière non uniforme s ur la planète et dans le temps . Certaines régions ont reçu plus des précipitations alors que d'autres en recevaient moins . Les événements de précipitations s ont plus violents qu'auparavant dans toutes les régions , ce qui favoris e les inondations (Mbuyi, 2018).
1.1.4. Vulnérabilité aux changements climatiques
La vulnérabilité aux changements climatiques es t définie par le GIEC (2007), comme « le degré par lequel un s ys tème ris que de s ubir ou d'être affecté négativement par les effets néfas tes des changements climatiques , y compris la variabilité climatique et les phénomènes extrêmes .
La vulnérabilité aux changements climatiques admet donc plus ieurs approches de définition s elon l'us age que l'on veut en faire (Anonyme, 2008). Deux approches s eront retenues pour notre étude : celle de la vulnérabilité s ociale et celle de la vulnérabilité biophys ique.
Parmi les facteurs qui engendrent la vulnérabilité biophys ique, on compte ceux dépendant du climat comme la pluviométrie (déficit, répartition temporelle et s patiale) et ceux favoris és par les régimes pluviométriques tels que les invas ions de prédateurs , les maladies contagieus es , paras itaires , animales et végétales , les mauvais es récoltes , les pénuries de fourrages , ains i que les faibles potentiels génétiques végétaux et animaux.
La vulnérabilité s ociale es t caractéris ée par la pauvreté, une ins écurité alimentaire s tructurelle, des techniques de production obs olètes , un s ous équipement marqué et l'ins uffis ance d'intrants agricoles (s emences , engrais ).
Néanmoins , on dis tingue par ailleurs toujours par rapport à la problématique des changements climatiques , la vulnérabilité actuelle et la
vulnérabilité future. A cet effet, celle dite actuelle permet d'évaluer les ris ques connus , avec l'objectif de réduire les dangers et d'identifier des actions d'atténuation des ris ques et pour la ges tion des ris ques tandis que celle dite future permet d'évaluer les ris ques connus et potentiels avec l'objectif d'es timer des dangers et d'identifier des capacités et des actions d'adaptation.
La vulnérabilité dépend du caractère, de l'ampleur, et du rythme des changements climatiques auxquels un s ys tème es t expos é, ains i que de s a s ens ibilité et de s a capacité d'adaptation (GIEC, 2007).
Par rapport aux changements climatiques , le concept de vulnérabilité peut être traduit en termes opérationnels comme s uit :
Vulnérabilité = Ris que climatique (danger X expos ition) +/ - Adaptation
(répons es / options )
De cette façon :
- la vulnérabilité es t donc une fonction des ris ques , des dangers , de l'expos ition et des options et répons es d'adaptation ;
- le ris que climatique une fonction de la probabilité et la magnitude d'occurrence des dangers comme les événements climatiques ou biologiques préjudiciables ;
- le danger une fonction des menaces actuelles et/ ou potentielles pour les humains et leurs bien être et aus s i pour les écos ys tèmes , leurs biens et s ervices ;
- l'expos ition une fonction de la s us ceptibilité à des impacts , des effets et/ ou des pertes des changements climatiques ;
- les options et les répons es d'adaptation comme une fonction des mécanis mes ;
- s tratégies et actions pour faire face de manière réactive, s oit de manière préventive.
La République démocratique du Congo n’es t pas épargnée des facteurs de vulnérabilité. Outre les effets négatifs énumérés , le pays court un grand ris que au niveau agricole. D’après une étude de l’Obs ervatoire des Grands Lacs , l’agriculture es t le principal moyen de s ubs is tance pour 70 % de la population congolais e. La
dépendance vitale et économique de ce s ecteur, à laquelle s ’ajoute l’accrois s ement de la population, qui a triplé depuis 1960, s ont des facteurs forts de vulnérabilité. La part de l’agriculture dans l’économie res te très élevée comparée aux autres pays des Grands Lacs et de l’Afrique de l’es t (pres que 43 %).
L’étude de l’Obs ervatoire tirait la s onnette d’alarme s ur la haus s e des températures qui s era plus marqué dans la région des Grands Lacs , entre 1 et 3°C dans la période allant de 2010 à 2020. S elon cette étude, l’évolution des précipitations au Congo va augmenter, même s i une large bande es t du territoire, ains i que la région de Kins has a, devraient recevoir moins de pluies . Les pertes de rendement agricole vont s e concentrer au nord de la frontière provinciale du Katanga. À l’invers e, des gains de production peuvent être es pérés dans les provinces les plus occidentales .
La production de manioc, es s entielle à la s écurité alimentaire locale, devrait doubler entre 2010 et 2050, davantage grâce à un meilleur rendement qu’à une extens ion des s urfaces mis es en culture pour cette plante. Mais le Congo demeurera un importateur de manioc à cet horizon, tant la demande interne es t forte. Pour le maïs , le potentiel d’amélioration des techniques de culture es t tel que des gains de rendement de 70 % s ont envis ageables dans les quinze prochaines années . Mais cela ne s uffira pas pour répondre aux bes oins internes en maïs dès 2025. Ces progrès de production ne feront pas dis paraître la s ous - alimentation, notamment infantile, et s eront obérés par l’accrois s ement démographique. Les couches urbaines défavoris ées s ont les plus expos ées aux cris es alimentaires (acces s ibilité financière, dis ponibilité, s tabilité) (Anonyme, 2006).
1.1.5. Impacts du changement climatique
Le changement climatique avéré s e caractéris e principalement par :
- une augmentation de la température moyenne à la s urface du globe ;
- une augmentation de la teneur en CO2 de l'atmos phère ;
- une augmentation de la variabilité intra annuelle du climat (précipitations et évènements pluvieux, écarts de températures , ...), et
- une augmentation des fréquences des évènements extrêmes (précipitations , fortes chaleurs ou forts gels , vents , orages violents ...).
La température cons tituant en quelque s orte « l'horloge » du développement de la plante, le CO2 étant la s ource de carbone des végétaux s upérieurs et l'eau étant néces s aire à leur métabolis me, et ces facteurs pouvant interagir, la production végétale peut s 'en trouver fortement affectée ( http:/ / www.ipcc.ch/ ).
1. Impact du changement climatique s ur la photos ynthès e
S elon la fenêtre thermique, la photos ynthès e peut être accentuée ou limitée en conditions de concentration en CO2 atmos phérique plus élevée, et s ans tenir compte des interactions entre les facteurs , il es t difficile d'évaluer leurs effets réels (S ous s ana, 2001), et l'auteur ajoute, l'allocation accrue des produits de la photos ynthès e vers les racines s timule également les puits de carbone s outerrains as s ociés aux racines (mycorhizes , bactéries s ymbiotiques fixatrice d'azote, micro- organis mes de la rhizos phère), ce qui modifie le fonctionnement biologique du s ol. La vites s e de décompos ition des matières organiques res te incertaine. En effet, s i elle es t accélérée par l'augmentation de la température du s ol, elle néces s ite une certaine teneur en eau du s ol, qui a jus tement tendance à diminuer en conditions de températures plus élevées .
2. Impact du changement climatique s ur le s ol agricole
L'éros ion hydrique des s ols es t directement proportionnelle aux précipitations , alors que l'éros ion éolienne augmente fortement au- des s us d'une vites s e s euil du vent. Ces dégradations tendent à accentuer les s tres s hydrique et minéral des cultures , ce qui cons titue une pres s ion s upplémentaire s ur les régions déjà déficitaires (Bazzaz et S ombroek, 1997, S ous s ana, 2001).Parallèlement aux dégradations du milieu phys ique, les facteurs biotiques interagis s ent également avec les changements des températures et des précipitations . En particulier, les pathogènes et les nuis ibles peuvent endommager les cultures et réduire fortement les rendements es pérés à la haus s e (Ros enzweig et Hillel, 1998).
3. Impact du changement climatique s ur le facteur biotique du s ol
Les maladies fongiques et bactériennes (comme par exemple, le mildiou, les rouilles ) voient leur développement favoris é par des températures douces , des conditions d'humidité et de rayonnement favorables créant la ros ée. Les adventices bénéficient, comme les cultures , des effets pos itifs de l'augmentation de la teneur en CO2 atmos phérique. Or parmi les cultures alimentaires du monde, plus de 80 % s ont des plantes en C3, qui s i elles bénéficient plus de « l'effet fertilis ant» du CO2 pour leurs rendements que les C4, s ont aus s i plus s ens ibles au déficit hydrique. Et parallèlement, quatorze es pèces d'adventices parmi les dix- huit les plus agres s ives s ont des plantes en C4, mieux adaptées à des températures chaudes (S ous s ana, 2001). Les nuis ibles et en particulier les ins ectes phytophages apparais s ent favoris és par une réduction de leur mortalité hivernale et pourraient s e montrer plus agres s ifs , en cons ommant des quantités plus importantes de végétaux s uite à une bais s e de la qualité des feuilles ingérées qui s eraient moins riches en protéines .
4. Impact du changement climatique s ur le cycle cultural
A l'échelle du cycle cultural tout entier, l'augmentation de la température provoque un raccourcis s ement du cycle cultural des plantes annuelles (comme la plupart des grandes cultures ). Cependant, ce s ont s urtout les phas es de montais on et de remplis s age qui s ont concernées , alors que la phas e végétative s e trouve allongée (par manque de températures bas s es néces s aires à la vernalis ation). Le déplacement des phas es thermos ens ibles (montais on et remplis s age des grains ) augmente les ris ques d'accident dus au gel ou à des températures trop élevées (Caroline, 2005).
S i l'augmentation de la teneur en CO2 de l'atmos phère active la photos ynthès e, elle peut être compens ée comme nous l'avons vu par les interactions avec la température et le raccourcis s ement des cycles culturaux. De plus s i la production primaire augmente, cela ne s e traduit pas néces s airement par une augmentation du rendement. Outre la quantité, les rendements peuvent également être affectés en termes de qualité, en particulier, la teneur en azote des
productions . La forme de l'étroite liais on qui exis te entre la teneur en carbone et en azote d'une plante ; principe de la courbe de dilution de l'azote de Lemaire et Gas tal énoncé en 1997, implique donc, pour une fertilis ation azotée identique à l'actuelle, une diminution de la teneur en azote de la plante et donc de la teneur en protéines des grains . De même, la bais s e du rapport protéine/ énergie des fourrages entraîne une moindre dis ponibilité en protéines microbiennes pour les ruminants , ce qui induit également une production accrue de méthane par les micro- organis mes du rumen. Cet effet s erait modulé s elon la nature de la prairie pâturée, car les élevages extens ifs aux prairies peu riches en protéines auraient ains i tendance à être plus méthanogènes , alors que les élevages intens ifs valoris ant des prairies riches en protéines verraient leur production de méthane augmenter modérément (S ous s ana,
2001). Enfin, les fourrages auront tendance à être plus riches en lignine ce qui diminue leur diges tibilité.
1.1.6. S tratégies d'adaptations
1. Changements techniques
Les changements techniques font partie des adaptations qui s ont déjà en partie mis es en place. En effet, certains cons is tent en des réadaptations d'itinéraires techniques déjà exis tants et ne réclament pas de changement majeur de mode de conduite des cultures . Par exemple, cela peut être une modification des dates de s emis , des apports azotés , de la dens ité. L'évolution des dates de s emis es t déjà obs ervable. D'autres adaptations impliquent des acteurs et mobilis ent des compétences au- delà du producteur. En particulier, certaines impliquent des inves tis s ements lourds en termes de recherche/ développement et financiers . C'es t le cas de la mis e au point de nouvelles variétés adaptées à des conditions thermiques , hydriques et de pres s ions biologiques nouvelles , de la mis e au point de nouveaux herbicides et pes ticides plus efficaces . Cela concerne aus s i la recherche de la mis e au point de pratiques culturales innovantes (en matière de cons ervation des s ols , d'irrigation, de conduites culturales de manière générale...).
2. Anticipations économiques et politiques
D'un point de vue privé, les s ous criptions d'as s urances font partie des formes d'anticipation pos s ibles , cependant, la ques tion de l'évaluation de la
variabilité réelle des impacts res te pos ée et rend difficile le calcul des primes . D'un point de vue public, des mes ures incitatives telles que les taxes , s ur des apports trop élevés d'azote ou s ur les émis s ions de GES , peuvent être mis es en places , ou bien des primes pour l'application de certains modes de conduite de cultures . Les aides compens atoires peuvent également compléter les mes ures incitatives en indemnis ant par exemple les pertes de rendement ou de revenu des agriculteurs . Les interactions et rétroactions phys iques , techniques , et économiques qui s 'exercent s ur l'agriculture s uite au changement climatique s ont variées et complexes . Afin de les prendre en compte, au moins en partie, et afin de mieux pouvoir évaluer ens uite les dommages , les modèles peuvent nous aider à intégrer les différents as pects de la ques tion. S elon la FAO (2009), les productions agricoles ont s ubi ces dernières années une régres s ion d'au moins 35% globalement pour le s ecteur traditionnel. En moyenne, le revenu net généré par ce type d'agriculture es t es timé à plus ou moins 15$ par are et par campagne agricole (ins pagri, 2008).
1.2. Prés entation du milieu d'étude
La néces s ité n'es t pas s eulement celle de précis er le milieu de manière extens ive, mais il es t évident de donner les lieux précis où les éléments ont été recueillis de façon res treinte. A cet effet, le pool malebo particulièrement le s ite agricole Mas ina Rail 1 a s ervi de grande s ource pour la réalis ation de notre travail.
1.2.1. S ituation géographique du s ite agricole Mas ina Rail 1
Notre milieu d'étude es t localis é dans la ville province de Kins has a, dans la commune de Mas ina au quartier m'fumu ns uka. Le s ite agricole mas ina rail
1 s 'étend s ur un périmètre de plus ou moins 4ha des terres totalement marécageus es . Il es t exploité de façon permanente par environs 190 ménages qui s 'occupent des cultures maraîchères . Les autres ménages pratiquent es s entiellement la riziculture dans la zone inondable dont 600m avaient été aménagé. Pour la topographie, l'ens emble du pool malebo a un pays age complètement plat où une pente très légère (<2℅) es t obs ervée du s ud vers le nord en direction du fleuve, il es t complètement inondé s ur plus de trois quart de toute s on étendu.

Figure 1. Périmètres maraîchers périurbains de Kins has a (UNJ LC, 2006)
1.2.2. Type de s ols
Les alluvions s ableus es as s ez bien drainées dominent les zones de rebord s ud- es t du pool Malebo, puis apparaît une étroite zone trans itaire à texture s ablo- limoneus e as s ez riche en matière organique, mais dont les conditions de drainage interne s ont pauvres . Enfin apparaît une zone des s ols tourbeux complètement hydromorphe qui s e prolonge en direction du fleuve et s 'étend en direction Nord- oues t, couvrant aus s i tout le s ite de Mas ina rail 2, une grande partie de mas ina rail 1. Cependant, dans cette partie du pool, les s ols argileux à propriété gléyiques s ont vis ibles dans les zones s èches et s ur élevées du périmètre, notamment les digues de la rivière N’djili (ACF, 2009).
1.2.3. Hydrographie
Le rés eau hydrographique du pool Malebo en générale es t compos é des rivières qui s e jettent dans le fleuve Congo. Le s ite agricole Mas ina Rail 1, es t compos és des marécages et exutoire de la rivière N'djili pour ains i former une plaine alluviale.
1.2.4. Climat
La ville de Kins has a es t caractéris ée par un climat de type tropical chaud et humide. Le pool Malebo es t une zone de bas s e altitude à l'es t de Kins has a.
Les précipitations moyennes mens uelles et l'évapotrans piration de référence (évapotrans piration potentielles ) es t pos itif entre octobre et mai. Ce bilan devient déficitaire entre juin et s eptembre, la période qui corres pond à la s ais on s èche.

Figure 2. Précipitations et évapotrans pirations de références à Kins has a (N'djili) S ource: ACF (2009)
1.2.5. Exploitations agricoles
L'ens emble des exploitations agricoles du s ite Mas ina Rail 1 s ont familiales . Elles fonctionnent de manière s ouvent marginale par rapport à la dis ponibilité des res s ources . C'es t à dire s ans ou avec très peu d'inves tis s ement. En moyenne, la taille des ménages os cille autour de 8 pers onnes avec à peu près 5 pers onnes actives . L'âge moyen des chefs de ménage s e s itue à 50 ans , avec un maximum à 70 ans et un minimum à 25 ans .
1. Les maraîchers
C'es t la catégorie d'acteurs pour laquelle le maraîchage cons titue la s eule ou la principale s ource de revenu. On rencontre dans cette catégorie des maraîchers dits profes s ionnels , des ménagères , des pers onnes retraitées , des chômeurs , etc. Généralement, ces acteurs ont en commun des conditions d’exis tence très précaires et des charges familiales importantes .
2. Les ouvriers agricoles
Cette catégorie d’acteurs es t dominée par des pers onnes qui ne dis pos ent pas de terre cultivable et, ne peuvent ni en acquérir, ni la louer. Ce s ont le plus s ouvent des pers onnes nouvellement arrivées dans le milieu et qui exécutent
des travaux de défrichement, dés herbage, ou toute autre tâche et s ont payées régulièrement à la tâche. Cela cons titue pour eux un complément monétaire néces s aire pour faire vivre leur famille. Dans cette catégorie apparais s ent aus s i beaucoup de jeunes .
3. Les res s ources en eau
Outre les apports s ais onniers par la pluie, le s ite agricole Mas ina Rail
1 es t travers és par la rivière N'djili. Par ailleurs , la nappe d'eau s outerraine ne s emble pas non plus trop profonde. Cependant, s es fluctuations s ais onnières pourraient être importantes étant donné la faible capacité de rétention en eau liée à la nature même de la matrice du s ol.
CHAPITRE I . MATERIEL ET METHODES
Le prés ent chapitre nous permet de décrire le matériel et les méthodes utilis ées pour réalis er cette étude.
2.1. Matériel
Les variétés des denrées agricoles produites et commercialis és par des petits producteurs agricoles du s ite agricole Mas ina Rail I cons tituent le matériel de notre travail.
2.2. Méthodes
Pour la collecte de données , nous avons recouru à la méthode d’obs ervation. L’obs ervation es t une étape la plus importante qui permet d’obtenir les informations préliminaires s ur les phénomènes de la nature. Des vis ites effectuées s ur terrain ont permis d’avoir un aperçu général de notre étude, d’obs erver les activités agricoles afin de nous imprégner des réalités de vie quotidienne de petits producteurs dans le s ite agricole Mas ina Rail I.
2.3. Techniques
Les techniques s ont des outils de recherche qui néces s itent le proces s us de l’enquête de terrain. Dans le cadre de notre recherche, nous avons recouru au ques tionnaire comme technique de collecte des données et à analys e de contenu pour traiter les données collectées .
L’enquête qui nous a permis de connaitre ce que l’on recherche à travers des ques tions pos ées oralement aux producteurs agricole auprès de qui on veut avoir des informations pour les bes oins de la recherche. Il s ’agit des ques tions chois ie à l’avance par le chercheur et que ce dernier va adminis trer aux enquêtés et dès lors le chercheur lais s e à l’enquêté la liberté de répondre aux ques tions pos ées . L’enquête proprement dite a couvert la période allant du 29 juin au 12 octobre 2018.
2.4. Echantillonnage
Bilos o (2017), définit l’échantillonnage comme étant le proces s us par lequel on tire un échantillon qui es t dans un s ous ens emble de la population étudiée
chois i pour fin d’étude.
La taille de notre échantillon es t cons tituée de 35 pays ans agricoles qui pratiquent cette activité de manière permanente dans le s ite.
Lors de nos inves tigations , nous avons remarqué que cette activité es t plus l’apanage des femmes (57%), que (43%) des hommes . Pour ce qui es t des chefs de ménage, la quas i- totalité des res pons ables des ménages s ont des hommes (92%) contre 8% des femmes . Quant à l’âge des enquêtés , les rés ultats des entretiens illus trent que la majorité des producteurs étaient jeunes , car la moyenne d’âge es t de 19 ans , avec un maximum de 54 ans .
2.5. Traitement et analys e des données
Les données collectées ont été dépouillées . Les logiciels Micros oft Excel et Word ont permis de prés enter les rés ultats obtenus s ous forme des tableaux et des figures .
Nous avons eu recours au calcul des pourcentages pour exprimer les fréquences obs ervées en fréquences relatives .
f x 100
% = n
; Avec f: fréquence obs ervée, n : taille de l’échantillon et % : pourcentage.
CHAPITRE I I. RES ULTATS ET DIS CUS S ION
Dans ce chapitre, nous prés entons , analys ons et dis cutons les rés ultats obtenus .
3.1. Rés ultats
3.1.1. Divers ité des légumes et légumes fruits cultivés à Mas ina Rail 1
Tableau 1. Répartition des répondants en fonction des plantes cultivées
|
Nom commun |
Nom s cientifique |
Famille |
Fréquen ce |
% |
|
Riz (Pluviale) |
Oriza s ativa |
Poaceae |
14 |
40 |
|
Amaranthe |
Amaranthus cruentus |
Amaranthaceae |
10 |
29 |
|
Gombo |
Abelmos chus es culentus |
Malvaceae |
6 |
17 |
|
Patate douce |
Ipomea batatas |
Convolvulaceae |
2 |
6 |
|
Bas elle |
Bas ella alba |
Bas ellaceae |
2 |
6 |
|
Os eille |
Hibis cus acetocella |
Malvaceae |
1 |
2 |
|
Total |
|
|
35 |
100 |
Les rés ultats du tableau 1 rens eignent s ur les plantes cultivées à Mas ina Rail 1. Il res s ort de nos inves tigations que Oriza s ativa es t la plus cultivée (40%), s uivi d’Amaranthus cruentus (29%), d’Abelmos chus es culentus (17%), Ipomea batatas (6%), Bas ella alba (6%) et Hibis cus acetocella (2%).
3.1.2. Rés ultats relatifs à la perception des producteurs s ur le changement climatique
1. Avis des enquêtés s ur les connais s ances du changement climatique
Les rés ultats de la figure 3 ci- des s ous révèlent que 69% des répondants ont des connais s ances s ur les changements climatiques , alors que 31% ont une perception négative.

Figure 3. Avis des enquêtés s ur les connais s ances du changement climatique
2. Voies d’accès à l’information s ur le changement climatique
Il s ied de cons tater des rés ultats de la figure ci- des s ous que 72% des enquêtés ont accès à l’information s ur le changement climatique à la télévis ion, s uivis de 16% des enquêtés qui ont déclaré avoir s uivi des formations données par des organis ations non gouvernementales et 12% s eulement s ont informés par la Radio.

Figure 4. Voies d’accès à l’information s ur le changement climatique
3. Niveau de connais s ance des enquêtés s ur le changement climatique
Les rés ultats de la figure 5 ci- des s ous révèlent que la majorité des enquêtés (90%) ont un niveau moyen de connais s ance s ur le changement climatique, tandis que 10% ont un niveau faible de connais s ance.

Figure 5. Répartition des enquêtés en fonction de leur niveau de connais s ance s ur les changements climatiques
4. Ancienneté des enquêtés dans l’activité agricole
Tableau 2. Ancienneté des enquêtés dans l’activité agricole
|
Tranche d’âge (an) |
Fréquence |
% |
|
3- 8 |
4 |
11 |
|
9- 14 |
4 |
11 |
|
15- 20 |
7 |
20 |
|
21- 26 |
2 |
6 |
|
27- 32 |
3 |
9 |
|
33- 38 |
2 |
9 |
|
39- 44 |
2 |
6 |
|
Autre |
11 |
31 |
|
Total |
35 |
100 |
Au regard des rés ultats du tableau 4, il s e dégage que 20% des répondants ont fait 15 à 20 ans dans cette activité, 11% des répondants ont déclaré qu’ils s ont dans l’activité que depuis 9 à 14 ans .
5. Production de cinq dernières années
Les rés ultats de la figure 6 indiquent que, 94% des enquêtés s oit la quas i majorité des agriculteurs affirment que la production de cinq dernières années ont été faible par rapport aux années antérieurs contre 6% qui ont affirmé que cette production es t res tée bonne.

Figure 6. Avis des enquêtés s ur la production de cinq dernières années
6. Caus es de faible production de cinq dernières années
Tableau 3. Répartition des enquêtés en fonction des caus es de faible production ces deux dernières années
![]()
Caus es Fréquence %
Pauvreté du s ol 12 34
Rareté des pluies 8 23
Fortes pluies 4 11
Indécis 11 32
Total 35 100
S ’agis s ant de
caus es
de
faible production ces cinq dernières années , un tiers des
enquêtés s oit 34% ont déclaré que la caus e
principale de
la faible
production es t la pauvreté du s ol, 23% ont confirmé que la rareté des pluies es t la principale caus e de cette faible production, s uivis des fortes pluies qui dévas tent les cultures . Les autres enquêtés s ont res tés indécis (32%).
7. Perturbation du calendrier agricole
Quant à la perturbation du calendrier agricole, les rés ultats de la figure
![]()
ci- des s ous montrent que près de la moitié des répondants (58%) ont affirmé que le calendrier agricole es t perturbé par le changement climatique et 42% ont émis des avis contraires .

Figure 7. Avis des enquêtés s ur la perturbation du calendrier agricole
8. Cons équences du changement climatique s ur la production des légumes feuilles
Tableau 4. Répartition des enquêtés en fonction des Cons équences du changement climatique s ur la production des légumes
Cons équences Fréquence %
|
Inondation des terrains par la rivière N’djili
lors des fortes pluies |
8 |
23 |
|
Les légumes ne s upportent pas la chaleur |
6 |
17 |
|
Des truction par des prédateurs |
5 |
14 |
|
Boulevers ement des dates de s emis |
4 |
11 |
|
Bais s e de la motivation |
2 |
6 |
|
Indécis |
11 |
31 |
|
Total |
35 |
100 |
Quant aux cons équences du changement climatique s ur la production des légumes , les rés ultats du tableau 4 ci- des s us révèlent que 23% des pays ans enquêtés ont approuvé que lors des fortes pluies , la rivière N’djili inonde la zone qui devient impraticable pour la culture des légumes ,17% ont affirmé que les forte chaleurs empêchent une bonne crois s ance aux légumes feuilles , 14% ont reconnu que les prédateurs détruis ent leurs légumes , 11% des répondants ont cons taté que les changements climatiques boulevers ent leurs dates de s emis , 6% des enquêtés ont reconnu que les changements climatiques bais s ent leurs motivation à caus e de s es effets .
9. Difficultés rencontrées pendant la s ais on des pluies
Tableau 5. Répartition des enquêtés en fonction des difficultés rencontrées pendant la s ais on des pluies
|
Difficultés |
Fréquence |
% |
|
La zone devient inondée |
12 |
34 |
|
La s ais on pluvieus e es t devenue de plus en plus courte et perturbé |
6 |
17 |
|
Les légumes feuille ne s upporte pas l’inondation |
41 |
11 |
|
Aucune pour le riz pluviale |
2 |
6 |
|
Indécis |
11 |
31 |
|
Total |
35 |
100 |
Les rés ultats du tableau ci- des s us mentionnent que 34% des enquêtés ont affirmé que la zone agricole devient inondée lors d’une forte intens ité des pluies ,
17% des enquêtés ont répondu que la s ais on pluvieus e es t devenue de plus en plus courte et perturbée, 6% des pays ans riziculteurs ont répondu qu’ils n’y trouvent aucune difficulté pour le riz pluvial.
10. Difficultés rencontrées pendant la s ais on s èche
Tableau 6. Répartition des enquêtés en fonction des difficultés rencontrées pendant a s ais on s èche
|
Difficultés |
Fréquence |
% |
|
Prolongement de la s ais on s èche |
9 |
26 |
|
Carence d’eau d’irrigation |
8 |
23 |
|
Le s ol devient s ec et moins fertile |
2 |
6 |
|
Aucune |
5 |
14 |
|
Indécis |
11 |
31 |
|
Total |
35 |
100 |
Quant aux difficultés rencontrées pendant la s ais on s èche, les rés ultats du tableau ci- des s us lais s ent cons tater que 26% des répondants ont confirmé le prolongement de la s ais on s èche, 23% évoquent le problème des carences d’eau d’irrigation, 14% affirment qu’ils n’ont aucune difficultés pendant la s ais on s èche et
6% des enquêtés rencontrent un problème de fertilité des s ols en cette s ais on.
9. S tratégies d’adaptation des producteurs face aux variabilités climatique
Tableau 7. Répartition des répondants en fonction de leurs s tratégies d’adaptation
face aux variabilités climatiques
S tratégies d’adaptations Fréquence % Utilis ation des
motopompes 7 20
Rés erves d’eau dans les puits à bus e 6 17
Abandon de certaines cultures 4 11
Divers ification des cultures dans une même parcelle 4 11
Utilis ation des intrants chimiques ou biologique 2 6
Aucune s tratégie 1 3
Indécis 11 31
![]()
Total 35 100
Les rés ultats du tableau ci- des s us prés entent les s tratégies d’adaptation des producteurs agricoles face aux variations climatiques lors de nos inves tigations . Il s ied de noter que 20% des pays ans ont adopté comme s tratégies d’adaptation pendant la s ais on s èche, le recours aux motopompes , 17% utilis ent les rés erves d’eau contenues dans les puits à bus e, 11% des pays ans abandonnent les cultures à cycle long au profit des cultures à cycle court et divers ifient les cultures dans une même parcelle, 6% de répondants utilis ent les intrants chimiques et biologique et 3% n’ont aucune s tratégie d’adaptation.
3.1.3. Appartenance des répondants à une dynamique organis ationnelle
Quant à l’appartenance à une organis ation pays anne, près de moitié des enquêtés (58%) s ont membre d’une dynamique organis ationnelle, tandis que
42% des répondants n’appartiennent à aucune s tructure.

Figure 8. Avis des enquêtés s ur leurs appartenances à une dynamique organis ationnelle
3.1.4. Avantages d’une organis ation pays anne
Tableau 8. Répartition des enquêtés en fonction des avantages tirés de leur dynamique organis ationnelle
|
Avantages |
Fréquence |
% |
|
|
Aucune |
11 |
|
31 |
|
S oins primaire |
8 |
|
23 |
|
Ris tourne |
8 |
|
23 |
|
Obtention d’outils aratoires |
5 |
|
14 |
|
Accès aux terres agricoles |
3 |
|
9 |
|
Total |
35 |
|
100 |
Le regroupement des petits producteurs agricoles dans des organis ations / as s ociations prés ente des avantages tels que : les s oins primaires (23%), la ris tourne (23%), l’obtention d’outils de travail (14%) et l’accès aux terres agricoles (9%). Un tiers des enquêtés ont déclaré qu’ils ne tirent aucun bénéfice de cette organis ation.
3.2. Dis cus s ion
L’étude menée s ur la perception des changements climatique dans le s ite agricole Mas ina Rail 1 prés ente les rés ultats que nous allons analys er et comparer avec des rés ultats des études s imilaires .
Le changement climatique à travers cette étude met en exergue plus ieurs perceptions des petits producteurs . Les perceptions telles que le prolongement de la s ais on s èche, la chaleur exces s ive, les pluies abondantes qui occas ionnent les inondations , le boulevers ement du calendrier agricole s ont révélées dans cette étude, corroborent avec celles trouvées par Goula et al. (2006) en Côte- d’Ivoire, ont confirmé que le début des s ais ons pluvieus e accus e un retard dont la durée res te variable d’une région à l’autre. Adejuwon et al. (1990) décrivent aus s i un retard dans le début des s ais ons pluvieus es dans l’étude de quelques s tations reparties s ur différentes zones climatiques du Nigeria. Nous comprenons
par- là que le changement climatique es t un problème réel pour tous les pays ans africain.
En ce qui concerne, la connais s ance du changement climatique, la majorité des enquêtés (84%) ont affirmé connaitre le changement climatique à travers les medias (télévis ion et radio) et leurs vécus , Ceci explique que la variabilité climatique es t une réalité dans les périmètres agricoles de Kins has a.
Le niveau de connais s ance des pays ans agriculteurs s ur le changement climatique s ont moyen pour les uns (54%) et faible pour les autres (46%). Ceci démontre qu’ils perçoivent cette variabilité à travers les effets néfas tes res s entis s ur leurs travaux agricoles . Ains i ils peuvent dis tinguer les changements dans les évènements climatiques à travers la fréquence des pluies et les fortes chaleurs , mais ne dis pos ent pas de matériel pouvant leur permettre de quantifier avec précis ion les changements perçus .
Les petits producteurs enquêtés ont es timé être à chaque fois confrontés aux problèmes de s ècheres s e en pleine s ais on pluvieus e qui s ’annonce dés ormais très tôt et qui font que les légumes feuilles n’arrivent plus à la maturité, entraînent la bais s e de production agricole et le calendrier agricole es t s ouvent perturbé par le manque de connais s ances s ur les périodes propices pour le s emis . Pour ce qui concerne les fortes pluies , les rés ultats de nos inves tigations révèlent que 11% des agriculteurs enquêtés ont confirmé qu’ils vivent actuellement une s ituation d’augmentation de fortes pluies . Ce phénomène s erait dû à la mauvais e répartition de pluies . Ceci es t appuyé par Magdalaine (2014) qui a obs ervé que la s urvenue d’El niño dans le pacifique et l’occurrence de fortes pluies dans le Nord- es t de Kins has a, devrait encore être précis é et il es t très probable que les chaleurs extrêmes et les évènements des fortes précipitations continueront à devenir plus fréquents (GIEC, 2007).
La dégradation des s ols , la bais s e des rendements des cultures de ces cinqs dernières années , la réduction de la dis ponibilité de l’eau, la haus s e de température, le prolongement de la s ais on s èche, les fortes pluies et l’inondation s ont des impacts du changement climatique perçu par les petits producteurs agricoles de Mas ina Rail 1. A travers ces ris ques le changement climatique impacte
à des degrés divers les activités des pays ans qui vivent dans des conditions déjà précaires . En effet le riz pluvial cultivé par ces pays ans es t fortement dépendant de la pluviométrie qui devient de plus en plus aléatoire. Tout ceci explique la faible capacité d’adaptation montrée dans la prés ente étude.
S elon le rapport de PANA RDC (2010), les changements climatiques et leurs effets s ur les tendances pluviométriques et les températures finiront par exacerber la vulnérabilité des populations rurales en RDC ; des populations qui dépendent pres que exclus ivement de l’agriculture pluviale et les principales denrées de bas e comme s ources de revenus . D’où pour s urvivre, les petits producteurs de Mas ina Rail 1 adoptent certaines s tratégies pouvant les aider à faire face à une modification des conditions climatiques déjà cons tatées dans leurs milieux ; certains pays ans utilis ent comme s tratégies d’adaptations l’arros age et l’irrigation à l’aide des motopompes , les pays ans n’ont ni les moyens de mettre en place un s ys tème d’irrigation cons équent ( plus ou moins coûteux et complexes à ins taller et à mettre en œuvre), ni la force pour s atis faire aux bes oins en eau des cultures par l’arros age s ur des étendues qui dépas s ent 1ha.
D’autres pays ans ont préconis é l’utilis ation des eaux s tockées dans les puits à bus e comme s tratégie d’adaptation. Les producteurs ont développé des méthodes plus appropriées comme s tratégies d’adaptation, tel que l’abandon des cultures à cycle long au profit de celle de cycle court et divers ifient plus ieurs cultures dans une même parcelle, s elon le cons tat fait par Bel et al.,(2010) au Congo et en Centrafrique, ils indiquent que les pays ans s avent que leurs pratiques endogènes d’adaptations ne s ont que des expérimentations compte tenu du degré d’incertitude qui entoure les prévis ions s ur le changement climatique.
CONCLUS ION
L’étude menée s ur la perception des changements climatiques par les petits producteurs agricoles de Mas ina Rail 1 a pour objectif d’étudier la perception des variabilités climatiques s ur la production agricole.
Pour y arriver, nous avons recouru à la méthode d’obs ervation et à la technique d’enquête.
Des rés ultats obtenus , il s ied de mentionner que la production agricole dans ce s ite s ubit les cons équences des fluctuations de la pluviométrie, quelques pays ans ont es timé que la s ais on de pluie es t devenue perturbée. Cette s ituation a des cons équences négatives comme l’apparition d’ins ectes prédateurs des récoltes , faible production du riz pluviale et la des truction des puits à bus e.
Plus ieurs s tratégies s ont développées pour les petits producteurs pour s ’adapter au changement obs ervé. Il s ’agit de : abandons de certaines cultures à cycle long au profit de celle à cycle court, divers ification de culture et s tockage d’eaux de pluies .
Enfin, la dynamique organis ationnelle peut être un moyen efficace d’adaptation. Pour conjuguer leurs efforts en vue de faire face aux effets globaux et négatifs des changements climatiques , la majorité de producteurs s e s ont regroupés dans une organis ation pays anne dénommée APRM (As s ociation des producteurs rizicoles et maraichers ). Cette dernière offre les s oins de s anté primaire, la ris tourne, l’accès aux terres agricoles , l’obtention des outils de travail.
Ains i, la pris e en compte de leur vulnérabilité par la mis e en place de mes ures et pratiques d’adaptation démontre que la s ens ibilité à l’environnement peut être l’apanage des pays ans agriculteurs de milieux périurbains .
De tout ce qui précède, nous s uggérons ce qui s uit :
ü A l’endroit du gouvernement central et provincial
Ø De promouvoir la valoris ation de la zone d’inondation en procédant à des aménagements hydro agricoles ;
Ø De s ens ibilis er les pays ans s ur la réalité des changements climatiques pour bonne pris e de cons cience ;
Ø De promouvoir le crédit agricole pour faciliter le financement à temps de la production des producteurs .
ü A l’endroit de la recherche
Ø De mettre au point dans une pers pective d’approche participative qui intègre les conditions s ocio- économiques des producteurs , des variétés à cycle court adaptées aux conditions climatiques actuelles .
ü A l’endroit des petits producteurs
Ø Le partage des expériences d’adaptation entre petits producteurs ,
Ø D’as s urer une franche collaboration avec les s ervices de vulgaris ation et des organis ations non gouvernementale afin de tirer profit des s avoirs exogènes promus par ces s tructures .
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ANNEXES
Annexe 1. Quelques photos du terrain
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Photo 1 : Exemple d’un puits à bus e Photo 2 : Plate- bande d’ Amaranthus
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Photo 3 : Abelmos chus es culentus Photo 4 : S échage du riz au s oleil
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Photo 5 : Ipomea batatas Photo 6 : Vue de la rivière N’djili
Annexe 2. Ques tionnaire d’enquête
UNIVERS ITE DE KINS HAS A FACULTE DES S CIENCES
DEPARTEMENT DES S CIENCES DE L’ENVIRONNEMENT B.P. 190 Kins has a XI Protocole D’enquête
Bonjour, Mons ieur, Madame…
Nous s ommes étudiant (e) à la faculté des S ciences au département des S ciences de l’Environnement à l’Univers ité de Kins has a. Dans le cadre de notre travail de fin de cycle, nous menons une étude s ur la Perception des changements climatiques par les petits producteurs agricoles de l’hinterland de Kins has a, cas du s ite agricole Mas ina Rail I. Nous s ollicitons votre concours à répondre aux ques tions pos ées et nous vous garantis s ons l’anonymat.
Cons igne :
1. Ques tions ouvertes : Répondre avec vos propres mots
2. Ques tions fermées : Encercler l’as s ertion qui corres pond à votre répons e
I. Profil S ociodémographique des enquêtés
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§ Genre (s exe) : Mas culin Féminin
§ Age : …………….
§ Etudes faites : Primaire
S econdaire
S upérieure et univers itaire
Autres à précis er ……………………………………
n
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§ S
exe de chef de ménage : Mas culi Féminin
§ Age : …………….
§ Nature (genre) de la culture : ……………………………………………
II. Ques tions proprement dites
1. Avez- vous entendu parler du changement climatique ?
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Oui Non
2. S i oui par quel moyen avez- vous accédé à l’information ?
…………………………………………………………………………………….
3. Quel es t votre niveau de connais s ance s ur le changement climatique ?
Très élevé
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Élevé
Moyen Faible
4. Depuis combien de temps exercez- vous cet activité ?
………………………………………………………………………………….
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5. La production de ces cinq années pas s ées es t la même que celle cet année ? Oui Non
Quelles s ont les rais ons ?
…………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………
6. Pens ez- vous que la perturbation du changement obs ervé à un effet s ur le calendrier agricole ?
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………...............
7. A votre avis , qu’es t ce qui jus tifie le faible rendement de la production ?
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………….
8. Quelle s ont les difficultés rencontrés pendant la s ais on des pluies ?
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………
9. Quelle s ont les difficultés rencontrés pendant la s ais on s èche ?
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………
10. Quelles s ont les mes ures préventives ou d’adaptations mis es en place pour faire face à ce défi afin d’accroître votre rendement agricole ?
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………
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11. Etes - vous organis é au s ein d’une s tructure (ONG, As s ociation, …) ? Oui Non
12. S i Oui, quelle es t s a dénomination ?
………………………………………………………………………………………………………..……………………………………
……………………………………………….
13. Quels avantages tirez- vous dans cette as s ociation ?
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………
Vitrine de la RDC


