Bonjour, nous sommes le 17/05/2022 et il est 05 h 58.

 

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

UNIVERSITE DE LUBUMBASHI

ECOLE DE SANTE PUBLIQUE

BP : 1825

LUBUMBASHI

 

Prise en charge du paludisme grave à l’HGR KATUBA 2016-2017
 

 

 


 

 

 

 

                                    Par : WULA NGOLOMINGA JOSEPH

                                                                

                           Travail de fin de cycle présenté pour l’obtention de diplôme de graduat en Santé publique

                                                             

                                                         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Septembre 2018
 

 

 


REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

UNIVERSITE DE LUBUMBASHI

ECOLE DE SANTE PUBLIQUE

BP : 1825

LUBUMBASHI

 

Prise en charge du paludisme grave à l’HGR KATUBA 2016-2017
 

 

 


 

 

 

 

                                         Par : WULA NGOLOMINGA JOSEPH  

                                                                

                                       Travail de fin de cycle présenté pour l’obtention de diplôme de graduat en Santé publique

 

                                      Directeur : Pr Dr MUKOMENA SOMPWE Eric   

 

                                   Codirecteur : Ass Dr NGOMBE KASEBA André

 

 

 

 

 

 

 

 

Année académique 2017-2018
 


 


EPIGRAPHE

 

 

 

 

 

 

De quatre parasites paludiques infestant les humains, le Plamodium falciparum est l’une de causes du paludisme gave d’où sa prise en charge est une urgence médicale. (Anne B, 2012)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

DEDICACE

 

 

 

 

 

 

A vous mes parents Cyrile NGOLOMINGA  et Jeannette MBOKASHANGA, pour vos conseils, vos  assistances, vos prières et encouragement tout au long de notre parcours académique, trouvent ici la récompense.

 

 

 

 

                                                                    

 

 

 

                                                                                             


REMERCIEMENTS

 

Dans le cadre de notre travail de fin de cycle graduat, mieux vaut la  fin d’une chose que le début, ce dit travail marque la fin de notre cycle de graduat en santé publique, le mérite de ces trois années d’étude universitaire est une expression de divers efforts physique, morale et intellectuelle, nous remercions le bon Dieu tout puissant pour nous avoir soutenus et protégés durant notre cursus de nos trois années.

Nos sincères remerciements s’adressent ainsi aux autorités académiques de l’école de santé publique.

Notre gratitude s’adresse spécialement et nos sentiments de reconnaissances vont à la personne du Professeur Docteur MUKOMENA SOMPWE Eric qui a accepté la direction de notre travail et son collaborateur  Docteur NGOMBE KASEBA André qui a accepté de codiriger ce travail dans un climat serein nous lui disons sincèrement merci.

Nos charitables remerciements à mes parents Robert KWETE, Mado PISHWU, Philo MBOKASHANGA, Ngila MIKOBI, Sabu BUSHABU, Bomase MBAMANTSHELA, MBULAPE pour leur assistance matérielle, religieuse et financière.

A vous Marie DIMONYI, Roland ILUOTSHI, Mado MBOKASHANGA, Shimene BWIK A MBUOYI, Marcil NGOLOMINGA, Lucie NSEYA, Maxime MIEMA, Claudine MBOKASHANGA, Caleb NTSHIEDI  Fabienne NGOKADI,  que ce travail soit pour vous un modèle à suivre.

A vous mes frères et sœurs, tentes et oncles, voisins du campus, mes condisciples pour vos conseils et soutiens matériels, morales et spirituelles.

A toutes personnes qui de près ou de loin a contribué à la réalisation de travail.

 

 

 

 

 

RESUME

Introduction : A l’heure actuelle,  le paludisme grave étant un problème majeur de santé publique dans nos milieux ; notre travail s’est fixé comme objectif de Contribuer à l’amélioration de sa prise en charge auprès de la population de l’Hôpital Général de Référence de KATUBA selon le Programme National de Lutte contre le Paludisme /RDC.

Méthodes : Il s’agit d’une étude descriptive transversale que nous avons menée dans la province du Haut-Katanga à Lubumbashi plus précisément à l’Hôpital Général de Référence de KATUBA  pendant  une période allant 2016 à 2017 soit  un  an.

Résultats : Au total, 150 sujets retrouvés chez qui un diagnostic de paludisme grave ont été retenu et notifié dans le registre. La prévalence  hospitalière moyenne  est de  ce qui 42% pour les enfants et de, 32,7% Adulte à, Adolescents  19,3%, Nouveau –né à 5,3% et de 0.7%   pour les vieillards.

Conclusion : Notre étude a portée sur la prise en charge du paludisme grave à l’Hôpital Général Référence de KATUBA, l’étude confirme l’usage des intrants antipaludiques  recommandés par le programme national de lutte contre le paludisme et note fardeau de cette endémie meurtrière.

Mots clés : Prise en charge, Paludisme Grave, Hôpital général de Référence.   

 

 

 

 

 

 

 

 


 

TABLE DES MATIERES

EPIGRAPHE.. 1

DEDICACE.. 1

REMERCIEMENTS. 2

RESUME.. 3

LISTE DES ABREVIATIONS. 7

0. INTRODUCTION.. 6

O.I. ETAT DE LA QUESTION.. 1

O.2 PROBLEMATIQUE.. 3

0.3 OBJECTIFS. 4

0.3.2 OBJECTIFS SPECIFIQUES. 4

0.4 CHOIX ET INTERET DU SUJET. 4

0.5 SUBDIVISION DU TRAVAIL.. 5

O.6 DELIMITATION DU SUJET. 5

PREMIERE PARTIE : LES CONSIDERATIONS THEORIQUES. 6

CHAPITRE I. DEFINITIONS DES CONCEPTS DES BASES. 7

I.1 PRISE EN CHARGE.. 7

I.2 PALUDISME.. 7

I.3 GRAVE.. 7

I.4. CRITERES DE GRAVITE DEFINIS PAR L’OMS. 7

II. 1 LE PALUDISME GRAVE.. 10

II.2. FORMES CLINIQUES. 11

II.1.2Diagnostic. 12

II.1.3. Signes d'orientation. 12

II.1.4 Diagnostic biologique direct 12

II.1.5 Le prélèvement 12

II.1.7 Autres techniques. 13

II.2. PRISE EN CHARGE DU PALUDISME GRAVE.. 14

DEUXIEME PARTIE APPROCHE PRATIQUE.. 16

III.1. SITE D’ETUDE.. 17

III.2 APERCU HISTORIQUE DE LA ZONE DE SANTE DE KATUBA.. 17

III.3 SITUATION GEOGRAPHIQUE.. 17

III.4 TYPE ET PERIODE D’ETUDE.. 18

III. 5 CRITERES D’INCLUSION ET D’EXCLUSION.. 18

III.6 ECHANTILLONNAGE.. 18

III.7 TECHNIQUES ET OUTILS DE COLLECTE.. 19

III.8. C0NSIDERATIONS ETHIQUES ET ADMINISTIVES. 19

III.9. DIFICULTES RENCONTREES. 19

CHAPITRE IV PRESENTATION DES RESULTATS. 20

CHAPITRE V. DISCUSSION.. 24

CONCLUSION.. 25

SUGGESTIONS. 26

REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE.. 27

ANNEXES. 28

 

 


 

LISTE DES TABLEAUX

TABLEAU I. DES CRITERES DE GRAVITE DEFINIS PAR L’OMS. 8

TABLEAU II  La répartition selon le sexe de personne souffrant du paludisme grave  20

TABLEAU III  la répartition des nombres des cas soufrant du paludisme grave  20

TABLEAU IV. Répartition selon  les groupes d’âge les  plus touchés par le paludisme et les saisons  21

TABLEAU V. Répartition du paludisme selon le diagnostic. 21

TABLEAU VI.  La répartition de mode de traitement selon les voix d’admission  22

TABLEAU VII. La  répartition selon la durée du traitement 22

TABLEAU VIII. Repartition selon l’issue du paludisme grave de 2016-2017. 23

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LISTE DES ABREVIATIONS

BCZS : Bureau Central de la Zone de Santé

CPN : Consultation Prénatale                           

HGR : Hôpital Général de Référence

OMS : Organisation Mondial de la Santé

PED : Pays en voie de développement

PNLP : Programme National de Lutte contre le Paludisme  

RDC : République Démocratique du Congo

UNILU : Université de Lubumbashi

ZS : Zone de Santé

 

 

                 


 


0. INTRODUCTION

O.I. ETAT DE LA QUESTION

Le paludisme (malaria en anglais) est une parasitose due à des hématozoaires du genre Plasmodium, transmise par des moustiques du genre Anophèles. Cette maladie, surtout importante pour les populations vivant en zone d’endémie (zone intertropicale), l’est aussi pour les voyageurs [1].

En dépit des efforts de prévention déployés à l’échelle internationale, le paludisme demeure toujours l’un des fléaux les plus fréquents dans le monde et probablement la parasitose la plus mortelle touchant 500 millions de personnes dans le monde avec 1,5 à 3 millions de décès, surtout les enfants[2].

 En 2009 le paludisme reste la première pathologie endémique parasitaire mondiale. On estime que près de la moitié de la population mondiale vit en zone d’endémie.

En 2010,  le nombre de cas de paludisme d’importation diagnostiqués était estimé à environ 4600. Chaque année, moins de  20 personnes meurent en France due au paludisme. Le paludisme reste une maladie potentiellement mortelle pour un sujet non-immun (cas des voyageurs). A une échelle tout à fait différente, le paludisme est important aussi pour les voyageurs. L’augmentation actuelle des échanges internationaux fait que tout médecin exerçant en France métropolitaine peut être confronté au paludisme dans sa pratique quotidienne [3].

Au cours des dernières années, la prévention individuelle est redevenue difficile en raison de l’augmentation des résistances du parasite vis-à-vis des traitements préventifs. Actuellement aucun vaccin n’est commercialisé. Le nombre d’accès palustres survenant chaque année à travers le monde semble diminuer, il  est estimé entre  250 à 500 millions, entraînant la mort d'environ 750000 à 1 millions de personnes, parmi lesquelles une majorité de jeunes enfants vivant en Afrique Sub-Saharienne. En effet, le paludisme grave survient en général chez les sujets dépourvus d’une immunité antiplasmodiale ou l’ayant perdue au décours de plusieurs années sans exposition. Ainsi, en zone d’endémie, sont considérés à risque de faire des formes sévères, l’enfant de 6 mois à 5 ans, les femmes enceintes et les voyageurs non immuns sont représentés surtout par les adultes expatriés. Par contre, les adultes autochtônes sont protégés contre les formes graves du paludisme en raison de l’immunité relative ou prémunition[4].

Selon l'Organisation Mondiale pour la Santé dans  le rapport mondial sur le paludisme en 2016, l'on note une réduction significative des cas de paludisme de 28 millions en 2010 à 19 millions en 2015, et des décès dus au paludisme de 82 mille en 2010 à 42 mille en 2015[4].        

Le paludisme représente une charge financière énorme pour les populations et par conséquent la maladie constitue un obstacle au développement des pays concernés, notamment en Afrique.

Le paludisme reste l’une des maladies parasitaires les plus répandues et les plus meurtrières en République Démocratique du Congo (RDC) malgré d'importants progrès réalisés dans la lutte contre ce fléau [5].

Selon le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) en  2005, les motifs des consultations externes des enfants de moins de 5 ans sont à 59%; Mortalité infantile à 47,1%. A Kinshasa: la létalité palustre est estimée à 16% chez les enfants [6].

Dans le rapport annuel 2015 produit par le Programme National de Lutte contre le Paludisme(PNLP) de la RDC, 12.186.639 cas de paludisme et 39.054 décès attribués à cette pathologie ont été enregistrés au cours de cette année.  Pour faire face à cette situation, la  RDC a élaborée un plan stratégique 2016-2020 devant orienter les interventions majeures susceptibles de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité liée au paludisme [7].

L’Anophèle gambiae moustique très performant dans la transmission du paludisme par sa longévité, ses habitudes (endophagie, endophilie et anthropophilie), choix varié des gîtes de reproduction  et très répandu en République Démocratique de Congo (RDC) [8].

A Lubumbashi, une étude sur la prévalence de parasitémie asymptomatique chez les écoliers et les enfants de moins de 5 ans ont été  sélectionnés aléatoirement. Les frottis, gouttes épaisses et les tests rapides ont été prélevés et lues. Résultats sur 350 écoliers examinés, 43 soit une prévalence de 12,3% présentés  une goutte épaisse positive. Dans tous les 43 cas, seul le Plasmodium falciparum a été identifié.314 ménages, soit 90,5% ont déclaré avoir recouru aux antipaludéens pour soigner la fièvre de leurs enfants à domicile. Plus d'1/3 des enfants dans les ménages, soit 39,9% des interviewés a  avoué avoir recouru aux antipyrétiques pour soulager la fièvre de leurs enfants, 19,7% à la quinine et seulement moins de 2% aux ACT (Artemisin-based Combinaison therapy) à base de Lumefantrine. En considérant l'utilisation des TDR (Test Diagnostique Rapide), la prévalence due à la parasitémie asymptomatique est de 3%  mais quand on considère la microscopie comme le Gold Standard, cette prévalence est de 1,9% [9].

Selon le  Programme National de Lutte contre le Paludisme PNLP/KATANGA 2015 basées sur les rapports mensuels des Zones de Santé, le taux d’utilisation des services Test de Diagnostic Rapide au CPN1 était supérieur à 75% avec un taux de distribution de la SP de 34.5%. La fréquence du paludisme varie entre 42,83% et 25,14%. Cette fréquence était >75-% dans la Zone de Santé de Lubumbashi et < 10% dans les Zones de Santé de Kamalondo, Kowe et Tshamilemba[9]

O.2 PROBLEMATIQUE

Selon FONTAIN et J. COURTE JOIE, parler des objectifs des millénaires pour le développement convenu par les Etats membres de l’ONU, c’est parlé surtout des maladies cibles chez les enfants sachant que c’est cette tranche d’âge qui est la plus exposée suie à leur immunité fragile. Nul n’ignore que le paludisme est actuellement une menace pour l’humanité en particulier, auquel il traverse des crises à propos [10].

 Une étude présentée à LOME en 1972 a montré que 81,7% d’enfants décèdent au cours de la première année. Et 93,5% des décès entre 1 et 5 ans étaient dus aux affections suivantes : maladies infectieuses, la mauvaise hygiène du milieu, la malnutrition. Le taux du paludisme peut être estimé à 48,6% de la population totale en République Démocratique de Congo (RDC) et 11,2% du Haut Katanga. Il est à relever que 40%  de cette population est faite d’enfants. L’Etat des enfants hospitalisés préfigure la situation des enfants de la communauté.

D’après (EKWALANGA et al. 2010) l’étude de prise en charge du paludisme grave, la RDC est située dans une Zone d’endémie malarique, le paludisme grave à plasmodium 96%, le paludisme malarae 3%, paludisme ovale 1%. La réalisation de cette étude indique qu’il existait dans le pays 4 Zones : Zone d’hyper endémie palustre (Bas Congo, Kimpese) ; Zone de basse endémie (Katanga, Lubumbashi) ; Zone de moyenne endémie (Bandundu : Kikwit) et Zone endémie intermédiaire (Villes Urbaine Kinshasa) [11].

Ainsi nous nous sommes posé la question de savoir :

-          Quel est le schéma thérapeutique du paludisme grave à l’Hôpital Général de Référence de KATUBA ?

0.3 OBJECTIFS

0.3.1. OBJECTIF GENERAL

Contribuer à l’amélioration de la prise en charge de paludisme grave auprès de la population de l’Hôpital Général de Référence de KATUBA selon le Programme National de Lutte contre le Paludisme. 

0.3.2 OBJECTIFS SPECIFIQUES

Plus spécifiquement notre travail vise à :

-          Identifier le diagnostic utilisé à l’Hôpital Général de Référence de KATUBA pour le paludisme grave ;

-          Déterminer les groupes d’âges le plus touchés par le paludisme grave ;

-          Déterminer les modes de soins de paludisme grave à l ’Hôpital Général de Référence de KATUBA ;

-          Identifier la voie d’admission et la durée de traitement palustre ;

-          Identifier  l’issue de la prise en charge du paludisme grave à l’Hôpital Général de Référence de KATUBA.

0.4 CHOIX ET INTERET DU SUJET

Dans la plus part des Pays en Voie de Développement la santé de la population est dérangée par des  nombreuses  maladies notamment : la rougeole, les gastro-entérites, les pneumopathies, la malnutrition et le paludisme. Le choix porté sur ce sujet n’était pas aléatoire, car « la prise en charge de paludisme grave » représente un réel problème de santé dans nos milieux, car les risques de la mort et les chances de guérison de tous les cas traités sont négligé. Ainsi l’intérêt de ce sujet est d’une importance capital de contribuer à l'amélioration de l'état de santé de la population en général et en particulier celle de la Zone de Santé de KATUBA par une bonne prise en charge du paludisme.


 

0.5 SUBDIVISION DU TRAVAIL

Hors mis l’introduction et la conclusion, notre travail a deux grande parties

Ø  Le premier est théorique comprend deux chapitres

v  Chapitre I : définitions des concepts des bases

v  Chapitre II: généralités sur le paludisme grave.

Ø  La deuxième partie est pratique  comprend trois chapitres

v  Chapitre III : Cadre méthodologique

v  Chapitre IV : Présentation des résultats et l’interprétation.

v  Chapitre V : Discussion

O.6 DELIMITATION DU SUJET

Notre étude s’est effectuée à l’Hôpital Général de Référence de KATUBA dans la Zone de Santé de KATUBA à Lubumbashi en République Démocratique Congo durant une période allant de 2016 à 2017, soit un an.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PREMIERE PARTIE : LES CONSIDERATIONS THEORIQUES

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

CHAPITRE I. DEFINITIONS DES CONCEPTS DES BASES

Le sens d’un terme dépend du contexte dans lequel il est employé. Ainsi pour éviter tout malentendu, nous définissons dans les lignes qui suivent quelques concepts des bases de ce travail, il s’agit de : « prise en charge, paludisme grave »

I.1 PRISE EN CHARGE

 Est un acte de prendre sous sa responsabilité une personne ou un objet. Acte de prendre en charge tout ou partie des problèmes d’une personne [12].

En médecine « prise en charge » c’est une action de prodiguer des soins à une personne présentant des symptômes dus à une maladie ou un accident.

Selon la Sécurité Sociale « prise en charge » c’est l’acceptation par la sécurité sociale de rembourser les frais occasionnés par une prise en charge médicale. (Notes de cours de sécurité sociale G3 Santé Publique 2017-2018) [13].

I.2 PALUDISME

Le mot paludisme vient du latin ‘’palus’’ ; qui signifie « marais » ou malaria « mauvais air » selon (Gentilini, 1993) [14].

Le paludisme est une parasitose due à un protozoaire transmis par la piqûre de la femelle d’un moustique anophèle, provoquant des fièvres intermittentes.

I.3 GRAVE

Le paludisme est une maladie parasitaire endémique, très sérieuse, qui a des conséquences fâcheuses, dangereuse, (Larousse 2000) très répandue dans tous les pays tropicaux, due à une des plusieurs espèces de plasmodium, transmis par piqûre des anophèles  femelles et se manifestant par les critères de gravité, qui ressortent de l’Organisation Mondiale pour Santé (OMS) [15].

I.4. CRITERES DE GRAVITE DEFINIS PAR L’OMS

L’OMS a défini des critères de gravité du paludisme. La présence d’un seul de ces critères, clinique ou biologique, associé à la présence de P. falciparum dans le sang, fait porter le diagnostic d’accès palustre grave. Mais il est important de noter que ces critères, élaborés en zone d’endémie, n’ont pas été validés sur une population non-immune (cas de la majorité des paludismes d’importation observés en France) et notamment pas chez les enfants voyageurs. (WHO, 2000) [16].

TABLEAU I. DES CRITERES DE GRAVITE DEFINIS PAR L’OMS

Troubles de la conscience (coma)

Score de Glasgow modifié ≤ 9 chez l’adulte et enfant de plus de 5 ans  Score de Blantyre ≤ 2 chez le petit enfant

Convulsions répétées ou généralisées

≥ 2 / 24 heures (malgré la correction de l’hyperthermie)

Prostration

Extrême faiblesse ou chez l’enfant : « Impossibilité, de se tenir assis pour un enfant en âge de le faire, ou de boire pour un enfant trop jeune pour tenir assis »

Détresse respiratoire

 

Définition clinique

Ictère

Clinique ou biologique (bilirubine > 50 µmol/L)

Hémoglobinurie macroscopique

 

Urines rouges foncées ou noires Hémoglobinurie ou myoglobinurie à la bandelette ; Absence d'hématurie microscopique

Collapsus circulatoire

TAS < 80 mmHg chez l'adulte

TAS < 50 mmHg chez l'enfant

Oedème pulmonaire

 Définition clinique

Saignement anormal

 Définition clinique

Anémie grave

Adulte : Hb < 7 g/dL ou Hte < 20 % Enfant : Hb < 5 g/dL ou Hte < 15%

Hypoglycémie

Glycémie < 2,2 mmol/L

Acidose métabolique

 

pH < 7,35 ou bicarbonates < 15 mmol/L

Hyperlactatémie

Lactates plasmatiques > 5 mmol/L

Hyperparasitémie

> 4% chez un sujet non immun

Insuffisance rénale

 

Créatininémie > 265 µmol/L après réhydratation  ou diurèse < 400 mL/24h chez l'adulte (< 12mL/kg/24h chez l'enfant)

En France, suite à la conférence de consensus sur la prise en charge du paludisme 3232 d’importation à P. falciparum (1999, révisée en 2007), les critères de gravité ont été adaptés aux tableaux cliniques observés chez ces patients et aux moyens des hôpitaux métropolitains [17].

Les manifestations les plus pertinentes à prendre en compte pour une prise en charge en soins intensifs ou en réanimation (fréquence et mauvais pronostic) sont les suivantes :

-          Défaillance neurologique (de l’obnubilation au coma),

-          Convulsions répétées,

-          Défaillance respiratoire,

-          Défaillance cardiocirculatoire,

-          Ictère,

-          Acidose et/ou hyperlactatémie,

-          Hyperparasitémie,

-          Insuffisance rénale imposant une épuration extrarénale

-          Convulsions générales ;

-          L’élimination des urines en petite quantité et de couleur foncée ;

-          Coagulation intra vasculaire dissémine ;

-          Œdème pulmonaire ;

-          Déshydratation ;

-          Hypoglycémie (<2,2mm/1) ;

-          Anémie grave (≤6g/dl) ;

-          Oligurie (≤ 400 ml/g) ;

-          La jaunisse et / ou la pâleur ;

-          Acidose sanguine (ph < 7,25)

 

 

CHAPITRE II. GENERALITE SUR LA PRISE EN CHARGE DU PALUDISME GRAVE

II. 1 LE PALUDISME GRAVE

Le paludisme grave est essentiellement dû au plasmodium falciparum. Il constitue l'accès pernicieux le plus fréquent de la malaria. Endémie parasitaire mondiale, il peut survenir d'emblée ou après un accès simple chez le sujet mal ou non traité préventivement [19].

Chez les sujets non immunisés ou ne suivant pas de traitement, l'infection à Plasmodium falciparum présente un risque de développement d'une forme grave potentiellement mortelle : le neuropaludisme, responsable d'une grande partie de la mortalité infantile liée au paludismeIl se traduit en particulier par des altérations de la conscience, des délires, des convulsions, pouvant aboutir à un coma et à la mort. Les mécanismes du neuropaludisme ne sont pas encore élucidés ; l'une des hypothèses est le blocage des petits vaisseaux sanguins (capillaires) du cerveau par des amas de globules rouges infestés. Le neuropaludisme constitue une urgence médicale ; un traitement adapté administré à temps permet généralement une guérison sans séquelles [20].

Le paludisme grave touche préférentiellement l'enfant non immun entre 6 mois et 6 ans, et peut évoluer rapidement vers les complications graves. La présentation clinique du paludisme grave chez l'enfant est le plus souvent dominée par les signes neurologiques (convulsions fébriles, troubles de la conscience). Une anémie sévère, une hypoglycémie spontanée et une acidose métabolique sont fréquentes. L'évolution fatale est plus rapide que chez l'adulte. Toute convulsion fébrile chez un enfant au retour d'une zone d'endémie palustre doit faire évoquer un paludisme grave [21].

La virulence du parasite ainsi que la réponse immunitaire de l'hôte rend souvent difficile la compréhension de certaines conséquences cliniques et compromettent l'efficacité des multiples thérapeutiques posées.

Sa physiopathologie est complexe et mal élucidée, elle repose sur deux phénomènes essentiels, l'un mécanique et l'autre immunitaire. Relevons que les différentes espèces ne donnent pas toutes les mêmes effets [22].

II.2. FORMES CLINIQUES

a.      Paludisme chez l'enfant

Dans les pays développés, du fait de la multiplication des transports aériens, le nombre de paludismes d’importation augmente régulièrement dans les services de pédiatrie, mais les formes graves sont rares chez l’enfant. Les critères de gravite de l’OMS n’ont pas été évalués chez l’enfant voyageur. En pratique les signes de gravite les plus importants sont neurologiques : convulsions et troubles de conscience. Toute convulsion fébrile chez un enfant au retour d’une zone d’endémie palustre doit faire évoquer un accès palustre grave. Il faut aussi se méfier des formes trompeuses particulièrement fréquentes chez l’enfant : inconstance de la fièvre, troubles digestifs dominant le tableau clinique, tableau abdominal pseudo-chirurgical [23].

En zone d’endémie ; les 2 formes cliniques les plus fréquemment observées en pédiatrie sont l’anémie grave et le neuropaludisme. La prévalence respective de ces 2 complications varie en fonction de l’intensité de transmission dans la région considérée. En zone de paludisme stable (transmission intense) on observe préférentiellement les anémies graves chez les plus jeunes enfants (< 2 ans) et le neuropaludisme chez les plus grands (2 - 5 ans). A partir de 5 ans en moyenne, l’acquisition progressive d’un état de prémunition fait diminuer le risque d’accès grave. L’hypoglycémie et l’acidose métabolique (pouvant entraîner une détresse respiratoire) sont deux autres critères importants chez l’enfant. Les autres signes de gravité sont beaucoup moins souvent retrouvés que chez l’adulte [24].

b.      Paludisme chez la femme enceinte

Le paludisme est grave chez la femme enceinte avec un double risque :

- Risque d’accès grave chez la mère ;

- Risque pour le fœtus : avortement spontané ou accouchement prématuré, petit poids de naissance [25].

Il convient donc de traiter en urgence tout accès palustre chez une femme enceinte par de de la quinine ou par les dérives de l’artemisinine aux deuxième et troisième trimestres.

c.       Le paludisme chez l’adulte

La quinine en perfusion intraveineuse reste le traitement de référence pour les formes graves du paludisme traitées en milieu hospitalier, quels que soient l’âge et le statut immunitaire des patients. Quoi qu’il en soit, malgré la bonne efficacité des antipaludiques utilisés, le pronostic du paludisme grave chez l’adulte reste sévère. Cela indique l’intérêt d’une consultation et d’une prise en charge précoce. Il est recommandé d’utiliser des combinaisons thérapeutiques à base de dériver de l’artémisine c’est-à-dire l’artésunate, artémether, la quinine, et artémotil. Pour se faire cela passe par l’équipement des structures d’accueil, notamment le renforcement des unités de soins intensifs et des urgences médicales [26].

II.2.1. DIAGNOSTIC

II.2.2. SIGNES D'ORIENTATION

Orientation clinique

Nous avons vu la diversité des tableaux cliniques du paludisme. Le diagnostic du paludisme est une urgence, tout accès palustre survenant chez un sujet non prémuni (cas du paludisme d’importation) peut évoluer en quelques heures vers un paludisme grave potentiellement mortel [28].

En pratique il faut retenir les règles suivantes :

1) Toute fièvre au retour d’une zone d’endémie est un paludisme jusqu’à preuve du contraire

2) Face à une suspicion d’accès palustre il convient de rechercher immédiatement des signes cliniques de gravité, notamment neurologiques. La présence d’un signe neurologique, quel qu’il soit, impose l’hospitalisation en urgence du malade.

Orientation biologique

Thrombopenie : la thrombopenie, définie comme un taux de plaquettes sanguines inférieur à 15000/ mm3 est une anomalie fréquente et précoce au cours du paludisme, indépendamment de l’espèce plasmodiale en cause et du tableau clinique. Elle est d’intensité variable, mais parfois sévère (< 50000 / mm3). C’est un très bon signe d’orientation mais sa valeur pronostique est encore controversée.

Anémie : une anémie hémolytique est un bon signe d’orientation mais elle peut manquer, surtout au début d’un accès de primo invasion. L’anémie sera plus souvent présente chez un sujet présentant des accès de reviviscence [29].

II.2.3 DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DIRECT

C’est un diagnostic d’urgence qui repose sur la mise en évidence des formes érythrocytaires de Plasmodium sur un prélèvement de sang périphérique. Le résultat doit être obtenu dans un délai maximal de 2 heures avec un contact direct entre le médecin prescripteur et le biologiste [30].

II.2.4 LE PRELEVEMENT

Le plus simple est de recueillir, sur une lame porte-objet de microscope, une ou deux gouttes de sang par piqûre au doigt (face latérale de l’annulaire), au lobe de l’oreille ou au talon (chez l’enfant) et de confectionner immédiatement les étalements (frottis minces et/ou goutte épaisse). [31]

En France, en pratique, il est préférable de faire parvenir au laboratoire deux tubes dont un pour contrôle selon les recommandations de la conférence de consensus, 2007). Le sang est prélevé par ponction veineuse sur anticoagulant (EDTA) et adressé en urgence au laboratoire [32].

II.2.5 TECHNIQUES DE REFERENCE

a.      Goutte épaisse

Cette technique très ancienne réalise un micro concentration, et reste la méthode de référence. Elle consiste à examiner quelques µl de sang après hémolyse des globules rouges et coloration selon la méthode de Giemsa. C’est une excellente technique mais de réalisation un peu délicate et qui nécessite une bonne expérience pour la lecture. Le diagnostic d’espèce n’est pas toujours possible. Le nombre de parasites pour 200 leucocytes doit être compté.

b.      Frottis mince

La lame est colorée selon la méthode de May-Grünwald-Giemsa ou par du Giemsa après fixation à l’alcool. Les parasites, colorés en rouge (noyau) et bleu (cytoplasme) sont retrouvés à l’intérieur des globules rouges (pas d’hémolyse dans cette technique). Le diagnostic positif et le diagnostic d’espèce s’en trouvent facilités. Par contre la quantité de sang examinée est plus faible que sur une goutte épaisse et cette méthode peut être mise en défaut en cas de parasitémie faible (sensibilité théorique 20 à 30 fois moindre qu’avec la goutte épaisse). Les recommandations de la conférence de consensus de 2007 demandent d’associer frottis mince et goutte épaisse [33].

II.2.6 AUTRES TECHNIQUES

Pour tenter de simplifier et d’améliorer le diagnostic biologique du paludisme, d’autres techniques ont été développées dont les tests rapides par immuno chromatographie sur bandelette. Tests de diagnostic rapide immuno chromatographiques. Le principe de ces tests est la détection des protéines spécifiques de Plasmodium (antigènesHRP-2 ou enzymes pLDH, aldolase), en chromatographie sur un support solide. Certains de ces tests permettent maintenant d’affirmer un diagnostic positif (présence de Plasmodium) et d’orienter le diagnostic d’espèce : P. falciparum et/ou autre espèce [34].

Ces tests rapides, très simples d’utilisation et conditionnés en emballages unitaires, sont très pratiques et ont une bonne sensibilité (surtout pour P. falciparum s’ils détectent l’antigène HRP-2) mais ne permettent pas de mesurer la parasitémie et restent positifs, pour certains, plusieurs jours après la disparition des plasmodies du sang.

En France, ils doivent être considérés comme une aide au diagnostic mais ne doivent pas supplanter, à l’heure actuelle, les techniques microscopiques classiques basées sur la coloration d’une goutte épaisse et d’un frottis. L’intérêt de leur utilisation à large échelle en zone d’endémie est actuellement en discussion mais leur coût unitaire élevé reste un obstacle. L’utilisation de ces tests rapides dans les algorithmes de prise en charge du paludisme est recommandée lorsque l’examen microscopique n’est pas possible. QBC Malaria® (Quantitative Buffy Coat). Il s’agit d’une technique basée sur une centrifugation en tube capillaire et un marquage non spécifique des parasites par un fluorochrome (acridine orange). Il s’agit d’une technique de concentration, très facile à maîtriser, donnant une sensibilité équivalente à celle de la goutte épaisse (mais ne permettant pas un diagnostic d’espèce). En revanche elle nécessite un matériel spécifique. L’arrêt de sa commercialisation est annoncé [24].

Place de la biologie moléculaire

Des techniques de biologie moléculaire ont été développées pour le diagnostic du paludisme. Leur sensibilité est excellente et elles permettent un diagnostic d’espèce. Elles peuvent donc constituer une aide au diagnostic dans certains cas difficiles. Mais leur temps de réalisation et leur coût ne permettent pas, à l’heure actuelle, de les envisager en diagnostic de  routine [24].

II.3. PRISE EN CHARGE DU PALUDISME GRAVE

Les modalités de prise en charge d’un paludisme grave reposent sur les principes suivants :

Faire une évaluation clinique rapide, en s’intéressant en particulier à l’Etat général, l’état de conscience, la tension artérielle, la fréquence et la profondeur de la respiration, ainsi que la pâleur. Rechercher la présence d’une raideur de la nuque et d’une éruption cutanée pour exclure des diagnostics différentiels.

Hospitaliser le patient dans un service ou une unité de soins intensifs ou, pour un suivi étroit dans un service de soins non spécialisé, à proximité de la salle des infirmières[24]. Toutefois, l’admission en unité de soins intensifs est recommandée si elle est indiquée et possible.

Contrôler rapidement la glycémie à l’admission, corriger une éventuelle hypoglycémie et surveiller fréquemment ce paramètre.

Si possible, faire un fond d’œil. La présence éventuelle de zones blanchâtres sur la rétine, de modifications vasculaires ou d’hémorragies facilite le diagnostic. Dans de rares cas, cet examen met en évidence un œdème papillaire, qui est une contre-indication à la ponction lombaire.      

Identification des signes de gravité : face à un accès palustre (cliniquement suspecté ou déjà confirmé biologiquement), il est impératif de rechercher les critères de gravité exposés précédemment. Tout paludisme grave doit être hospitalisé en urgence dans une unité de soins intensifs ou de réanimation ;

mise en route immédiate d’un traitement à base :

Soit de quinine par voie intraveineuse selon le schéma suivant :
dose de charge de 16,7 mg/kg de quinine base en 4 heures chez l’adulte ;
suivie d’un traitement d’entretien de 8 mg/kg toutes les 8 heures, en perfusion continue ou en
perfusion de 4 heures du sérum glucosé à 10 % ;

Soit d’artésunate en intraveineux (Malacef), flacons de 60 mg disponibles sur ATU nominative auprès des pharmacies hospitalières, à la dose de 2,4 mg/kg à H0, H12 et H24, puis toutes les 24h pendant 7jours en IV lente manuelle ou seringue électrique. Ce produit a une rapidité d’action supérieure à celle de la quinine et empêche la cytoadhérence. Il a montré une supériorité sur la quinine en termes de mortalité.

Relais per os dès que l’état du malade le permet, la durée totale de traitement devant être de 7 jours si la quinine est poursuivie ; un relais par l’atovaquone-proguanil ou par l’artéméther-luméfantrine est possible, avec 3 jours de traitement ;

Traitement symptomatique : en cas de défaillance viscérale, le traitement antiparasitaire devra être complété par des mesures de réanimation ;

Enfant et femme enceinte : les principes de prise en charge sont les mêmes en tenant compte d’un risque plus élevé d’hypoglycémie. Les doses de charge chez l’enfant sont contre-indiquées [25].

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DEUXIEME PARTIE APPROCHE PRATIQUE

 

 

 

 

 

 

 


 

CHAPITRE III. CADRE METHODOLOGIQUE

III.1. SITE D’ETUDE

Nous avons mené notre étude à la Zone de Santé de Katuba dans la province de Haut-Katanga à Lubumbashi (RDC). 

III.2 APERCU HISTORIQUE DE LA ZONE DE SANTE DE KATUBA

Le découpage du territoire national en Zone de Santé et aires de santé est étroitement lié à lagenèse de Soins de Santé Primaire en République Démocratique du Congo (RDC).

Au paravent, la 30e assemblée mondiale de la santé a décidé en 1977 que les principaux objectifs des gouvernements et de l’OMS est « la santé pour tous » d’ici l’an 2000.

En 1978 à la conférence d’Alma-Ata (en EX-URSS) le soin de santé primaire considéré comme la voie pour atteindre l’objectif de « santé pour tous » d’ici l’an 2000, et à cette occasion, la République Démocratique du Congo signe la charte de développement sanitaire en Afrique.

Le 25 décembre 1984, le Président de la République Marechal MOBUTU définit dans son discours à la nation les objectifs à atteindre : développer 306 zones de santé et 600 centres de santé.

De ce discours naîtra le bureau central de la Zone de Santé Katuba qui sera dirigé par le médecin directeur de l’hôpital général de référence de la Katuba Dr KANKONDE avec son administrateur gestionnaire AG BOYO en 1985-1991 ; à cette époque l’effectif du bureau central était de 2 personnels. Progressivement, il passera de 2 à 3 personnels madame MUYUMBA comme infirmière chargée du Programme Elargie des Vaccinations(PEV) et de 3 à 4 et Madame Mélanie comme nutritionniste de la Zone de Santé.

III.3 SITUATION GEOGRAPHIQUE

La zone de santé de Katuba est entièrement urbaine, avec une population de 226.036, fonctionne avec une équipe cadre opérationnelle. Cette zone est constituée de 15 aires de santé à savoir : Tingi Tingi, Du marché, Gemena, Kantumbwi, Bangwelo, Marunga, Sandoa, Kafubu, Kisaho, Tangu Hapo, Kayelele, Golgotha, Kiubo, Ceba, Tujikaze.

Et ses limites  sont:

Ø   A l’Est par la Zone de Santé Kenya ;

Ø   Au Nord par la Zone de Santé KISANGA ;

Ø     A L’Ouest par la Zone de Santé Mubunda ;

Ø   Au Sud-Est par la Zone de Santé Kamalondo.

III.4 TYPE ET PERIODE D’ETUDE

Notre étude est descriptive transversale durant une période allant du mois d’Avril au Juin soit 2 mois.

III.5 CRITERES D’INCLUSION ET D’EXCLUSION

a.       CRITERES D’INCLUSION

                 Sont inclus toute personne ayant consulté et chez qui on a confirmé de paludisme grave dans la Zone de Santé de Katuba.

b.      CRITERES D’EXCLUSION

                  Sont exclus de notre étude toute personne n’ayant pas présentée les pathologies de paludisme grave dans la Zone Santé Katuba  et hors la Zone Santé

III.6 ECHANTILLONNAGE

Notre étude a portée sur un échantillon de la population ayant consultée le service de soins curatifs dans la zone de santé de Katuba et qui constituera ainsi la taille de l’échantillon de cette dernière.

c) Variables à étudier

Les variables ci-après seront étudiées dans notre recherche ; Il s’agit entre autre de :

v  L’âge ;

v  Sexe ;

v  Diagnostic ;

v  Nombre de cas ;

v  Disponibilité des associations des combinaisons thérapeutiques (ACT) ;

v  Saisons ;

v  Para clinique ;

v  Clinique ;

v  Traitement ;

v  L’issue.

 


III.7 TECHNIQUES ET OUTILS DE COLLECTE

Nous avons utilisé la revue documentaire comme technique de collecte de données à l’aide d’un questionnaire de recherche comme outil de collecte. Ainsi les dites données sont encodées, traitées et analysées suite à logiciel Epi-info version 7.2.0.1.

III.8. C0NSIDERATIONS ETHIQUES ET ADMINISTRATIVES

            La considération éthique et administrative éventuelle porte sur la confidentialité des données. Nous nous sommes servis de l’attestation de recherche délivrée par la direction de l’école de santé publique pour obtenir un consentement auprès de l’équipe cadre de la Zone de Santé KATUBA, cela après explication du but de l’étude.

III.9. DIFICULTES RENCONTREES

Au cours de notre étude sur la prise en charge du paludisme grave à l’Hôpital Général de Référence de la KATUBA, nous avons rencontré quelques difficultés notamment :

·         Pas d’accès à la prise de contact avec les personnels soignant pour nous fournir les informations concernant notre sujet.

·         Manquement des quelques réponses pour notre questionnaire de récollette de données, les informations dont nous avions besoin pour la réalisation de notre travail.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

CHAPITRE IV PRESENTATION DES RESULTATS

 Nous présentons nos résultats sous forme des tableaux ci-après :   

TABLEAU II. La répartition selon le sexe de personne souffrant du paludisme grave

 

SEXE

Effectif

Pourcentage

F

89

59,3

M

61

40,6

Total

150

 100

 

Ce tableau nous montre que plus des femmes ont consultées pour paludisme grave soit 59,3% 

 

TABLEAU III.  La répartition des nombres des cas soufrant du paludisme grave

 

Nombre des cas

effectif

Pourcentage

Oui

 

Non

111

 

39

                74

 

                 26

                                                  

Total

 

150

             

                100

 

Dans ce tableau, il ressort 74% cas souffrant du  paludisme grave

 

 

 

 

TABLEAU IV. Répartition selon les groupes d’âge les plus touchés par le paludisme et les saisons

Groupe d’Age

                              Saisons                                                        Total

Saison de pluie                  Saison sèche        

ni             %                       ni             %                             Effectif                %                           

Total

 

Enfants

Adolescent

Adulte

Vieillard                                     

                                                                                                     

47            51,1                    24             41,2                          71                       47,3                 

19            20,7                    10             17,2                          29                      19,3

25            27,1                     24             41,4                         49                       32,7

1              1,1                       0                0                              1                        0,7

   

Total

92              100                     58              100                        150                     100

Dans ce tableau nous avons trouvé que les groupes d’âge des enfants sont plus touchés dans la saison de pluvieuse soit un total de 47,3% pour les deux saisons. 

TABLEAU V. Répartition du paludisme selon le diagnostic

 

Diagnostic

Effectif

pourcentage

Clinique

36

24

 

Paraclinique

 

114

 

75,9

Total

150

100

 

Ce tableau nous montre que la paraclinique est le diagnostic fait à l’Hôpital Général de Référence de KATUBA à 75,9%.

 


TABLEAU VI.  Mode de traitement selon les voix d’admission

 

Mode de traitement

                              Voix d’admissions                                      Total        ANALE       IM                 IV        

ni     %       ni     %         ni      %       ni           %           Effectif            %                           

Total

Arstésunate

Schémas Nelson

Schémas Quinine                                        

1      25      0        0       14       73,7         25        19,7          40                 26,7

0       0       0        0        0         0             9           7,1            9                      6

3      75       0       0        5        26,3        93          74          101                67,3

   

Total

4         100     0       0        19        100      127        100            150            100

Il ressort dans ce tableau une proportion élevée de schémas thérapeutique de quinine selon PNLP de 67,3% administré en voie intraveineuse.  

TABLEAU VII. La  répartition selon la durée du traitement

DUREE DU TRAITEMENT

                  Effectif

Pourcentage

24h

 

48h

                        13

 

                        39

8,6

 

26

72h

                        98

65,3

Total

                      150

100

 

Ce tableau nous montre que 65,3%  des personnes font 72heures de traitement de paludisme grave  à l’Hôpital Général de Référence  KATUBA.  

 

 

 

TABLEAU VIII. L’issue du paludisme grave de 2016-2017

 

CAS ENREGISTRE

Effectif

Pourcentage

Guérison

 

Décès

131

 

19

87,3

 

12,6

Total

150

100

 

Il ressort dans ce tableau que 87,3% des malades guérissent du paludisme grave à l’HGR KATUBA.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE V. DISCUSSION

 

Selon notre recherche, nous avons trouvé 150 cas enregistrés souffrant  du  paludisme grave à l’HGR Katuba.

En Afrique une étude sur paludisme pernicieux en 2009 on a estimé que  250 à 500 millions des gens souffrent de paludisme [4].

A ce qui concerne les groupes d’âge qui sont les plus touchés selon les saisons nous constatons que  celui des enfants représente  47,3%, Adulte à 32,7%, Adolescent à 19,3%, vieillard à 0,7% ; corroborent avec ceux de FONTAIN, qui a trouvé dans son étude que 40% souffrant du paludisme est faite d’enfants surtout des maladies cibles chez les enfants sachant que c’est cette tranche d’âge qui est la plus exposée suie à leur immunité fragile. Nul n’ignore que le paludisme est actuellement une menace pour l’humanité en particulier par contre, les adultes autochtônes sont protégés contre les formes graves du paludisme en raison de l’immunité relative ou prémunition [4].

Partant de traitement selon les différentes voix, la molécule la plus utilisé est le schémas thérapeutique selon PNLP 67,3% ; Artésunate 26,7% et Schémas de Nelson 6% pour un échantillon de 150, par contre plus d'1/3 des enfants dans les ménages, soit 39,9% des interviewés a  avoué avoir recouru aux antipyrétiques pour soulager la fièvre de leurs enfants, 19,7% à la quinine et seulement moins de 2% aux ACT (Artemisin-based Combinaison therapy, à base de Lumefantrine[8].

A ce qui concerne l’issue de traitement dans notre étude  87,3%  Guéris et 12,6% décès  par contre l’étude présentée à LOME a montré que 81,7% d’enfants décèdent au cours de la première année et 93,5% de décès entre 1 et 5 ans dus aux affections suivantes : maladies infectieuses, la mauvaise hygiène du milieu, la malnutrition, paludisme grave[9].

 

 

 


 

CONCLUSION

Nous voici au terme de notre travail qui porte sur la prise en charge du paludisme grave à l’Hôpital Général de Référence  KATUBA. Nous devons retenir à l’issue de notre recherche de prise en charge de paludisme grave, le traitement selon les différentes voix, la molécule la plus utilisée est les schémas thérapeutiques selon PNLP de la quinine par perfusion 67,3% suivant d’Artésunate 26,7% sur un échantillon de 150 cas. Cette étude montre 87,3%  Guéris pour le respect de  Schémas thérapeutique recommandé par le PNLP. Tout récemment, il est recommandé à toutes les personnes soignantes  d’administrer la quinine selon le Schémas de Programme National de Lutte contre le Paludisme aux personnes souffrant du paludisme grave, ce qui fait que cette institution sanitaire respecte la bonne utilisation de produit pour le traitement de paludisme grave. 

 

   

     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SUGGESTIONS

                       Nous suggérons aux autorités politico-administratives ce qui suit :

Ø  Au Programme National de Lutte contre le Paludisme :

-          De disponibiliser les produit en grande quantité pour une amélioration de prise en charge du paludisme grave.

-          De contribuer avec un soutien des intrants antipaludiques car le fléau de paludisme grave sanctionne toute personne jusqu’à l’appauvrir. 

 

Ø  A l’Hôpital Général de Référence  KATUBA

-          D’utiliser le Schémas thérapeutique recommandé par Programme National de Lutte contre le Paludisme pour une maintenir la bonne santé des personnes souffrants de paludisme grave.

Ø  A la population :

-          De respecter la cure prescrite par le médecin et d’éviter l’automédication par les antis malariens ;

-          En cas de suspect de maladie ou fièvre de se rendre au plus vite que possible  auprès d’une unité sanitaire pour une prise en charge.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE

 

1.      REVUE PALUDISME 2014 Paris France : Association Française des enseignants de parasitologie et mycologie (ANOFEL), vol 27 p7

2.      DANIS M & GENTILINI M 1998,- Le paludisme fléau mondial. Rev. Prat, vol 324 p.48.

3.      REVUE UMVF 2010, Paris,  -Université Médicale Virtuelle Francophone, p.4

4.      GACHOT B, BRUNEEL F & BEHR C - Paludisme pernicieux. Rev Prat, 2001,vol 208 p.51

5.      OMS Rapport annuel des activités de lutte contre le paludisme (PNLP) 2016. vol 92 p.11

6.      MANDOKO N. Parasitologie /MTMIP/CUK Paludisme en RDC/KINSHASA, 2008, vol 34 p.13

7.      MUHINDO .Problématique de la paludologie. RDC, KINSHASA 2008, p.6

8.      LUBOYA N. 2015, Données annuelles du PNLP/KATANGA basées sur les rapports mensuels des Zones de Santé, vol 348 p.55 ; p,64

9.      OMS, 200,  Introduction au suivi et évaluation de la lutte contre le paludisme dans la région africaine vol 47 p.34

10.  MULUMBA Paul  « détermination de la parasitemie palustre » vol 34 P.1-22

11.  ANOFEL « Association Française des Enseignants de Parasitologie et Mycologie » 2014, p.5

12.  PALUDISME. 2005,  Microsoft® Encarta® 2006 [CD]. Microsoft Corporation. p4

13.  REVUE DU PRATICIEN, 2007,   maladies infectieuses ; paludisme., p.7

14.  Guide clinique et thérapeutique 2016, à l’usage du personnel des centres de santé de la mauritanie vol 320 p.21

15.  SANTE PUBLIQUE 340 S. P. Eholié, E. Ehui, K. Adou-Bryn et al. Paludisme grave de l’adulte autochtone à Abidjan (Côte d’Ivoire) p.9-14.

16.  COURS DE PARASITOLOGIE 2eme graduat, université kongo 2005, 2007 p.8

17.  ENCYCLOPEDIE MEDICALE PRATIQUE. 2007 « Maladies infectieuses : Paludisme » ; p.7

18.  Directives pour le traitement du palidisme, 2èmeéd., Genève, Organisation Mondiale delaSanté,2011,http://www.who.int/malaria/publications/atoz/9789241547925/fr/index.html.

19.  Organisation Mondiale de la Santé, 2007, Genève,  Livre de poche pour soins hospitaliers pédiatriques : prise en charge des affections courantes dans les petits hopitaux.  Accès universel aux tests diagnostiques du paludisme : manuel pratique. Genève, Organisation Mondiale de la Santé, 2011,http://www.who.publications/atoz/9789241502092/fr

20.   Bosman, OMS, Genève, Suisse 2014, Programme mondial de lutte antipaludique, .

21.   Muhe, L. OMS, Genève, Suisse.Département Santé et développement de l’enfant  et de l’adolescent.,

 

         

   

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ANNEXES

 

 

 

 


 

FICHE D’ENQUETE SUR LA PRISE EN CHARGE DU PALUDISMA GRAVE 

 


I.                   DONNEES SOCIO-DEMOGRAPHIQUES

Personnel concerné : - Médecin                            : - Infirmier(e)

L’enquêteur : date

Professionnel de santé : Sexe : M              F               Age 

II.                CONNAISSANCES SUR LA PRISE EN CHARGE DU PALUDISME GRAVE

1.        Contactez-vous les gens souffrant du paludisme dans votre hôpital ?

          Oui                               Non      

2. Le diagnostic du paludisme :                                                   

a. diagnostic clinique                              c. diagnostic paraclinique  

3.      Soignez-vous le paludisme grave ?

Oui                 Non

4.        Comment soignez-vous le paludisme grave dans votre hôpital ?

a.         Par le schéma thérapeutique de quinine ou OMS                     

b.        Par artésunate                                                                            

c.         Par le schéma de Nelson

5.        Par quelle voie d’administration

a.         I.V                                       c. I.M

b.        Orale                                  d. Anale

6.        Durée du traitement

a.         24h                                        

b.        Minimum 48h                      

c.         Maximum 72h

7.        A quelle période de l’année avez-vous plus de cas de paludisme grave ?

a.         Saison de pluie                         b. Saison sèche

8. quel est le groupe d’âge le plus touché par le paludisme grave ?

 a. enfants              b. adolescent             d. adulte            e. vieillard 

Travail disponible en pdf sur demande