Bonsoir, nous sommes le 19/04/2026 et il est 22 h 57.

UNIVERSITE DE KINSHASA

 

FACULTE DES SCIENCES Département des Sciences de lEnvironnement B.P. 190

 KINSHASA XI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ETAT DES LIEUX DES DECHARGES PIRATES

 

« CAS DE LA COMMUNE DE SELEMBAO »

 

 

 

 

Par

 

SUANA MVULA  Jairis

 

 

 

Travail de fin de cycle psenté en vue de l’obtention

du titre de gradué en Sciences

 

 

 

Groupe            : Environnement

 

 

 

 

 

Directeur : Prof. BIEY MAKALY Emmanuel

Encadreur : Ass. NGANGU BULOKI Hervé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Année Académique 20172018


 

 

0. INTRODUCTION

 

0.1 Problématique

 

La gestion des déchets solides est restée problématique jusqu’ici dans la quasi-totali des villes  des  pays  en  voie  de  développement  (PED).  La  préoccupation  majeure  porte  sur l’évacuation des ordures produites par les nages dans le but daméliorer la propreté et la protection de la santé de la population. Ces ordures finissent pour la plupart du temps dans des terrains vagues, des cours d’eau ou dans des  champs.

 

Près de 98% des villes des PED ne disposent que de décharges non contrôlées qui, dans les moyennes et petites villes se résument en de simples dépotoirs sauvages dans lesquels les déchets sont souvent brulés pendant les périodes sèches pour en réduire la quantité. Lacs à ces sites est peu contrôlé et il existe un important secteur informel de cupération entraînant des risques sanitaires et des gênes dexploitation. Il convient de préciser que la mise en décharge constitue la solution de traitement des déchets la plus répandue dans le monde entier mais également la moins onéreuse. Cependant, si cette pratique est relativement contrôlée et maîtrisée dans les pays  occidentaux (car trèsglementée), elle pose encore problème dans les PED du fait notamment de l’absence de contrôle, danagements fonctionnels inadaptés ou inexistants et des difficultés de financement.

 

La ville de Kinshasa, notamment la Commune de Selembao attire notre attention particulière. En effet, cette commune, compte tenu de ses sites érosifs, attire beaucoup des décharges pirates sauvageet les ordures  y sont jetées de manière non contrôlée. Tous ces facteurs p-abordés entraînent une dégradation du cadre de vie des populations.

 

La question c à laquelle va répondre cette étude est fondée sur les problèmes majeurs liés à la gestion des ordures des décharges pirates dans la ville de Kinshasa particulièrement dans la commune de Selembao.

 

0.2. Hypothèses

 

La gestion des décharges à Kinshasa et l'aménagement durable de l'espace urbain pousse à émettre les hypothèses suivantes :

 

§    Le manque des structures adéquates de gestion des décharges dans la Ville de Kinshasa serait à la base de la présence de plusieurs décharges non contrôlées ;

§    Les décharges pourraient être gérées dans le cadre d'un aménagement durable de la Ville de Kinshasa si elles sont considées comme de la matière première.


 

 

0.3. Objectifs

 

0.3.1. Objectif général

 

L’objectif de ce travail est de faire lévaluation de la problématique de la gestion des décharges pirates dans la Ville de Kinshasa particulièrement dans la Commune de Selembao afin de proposer une stratégie pour une gestion durable des décharges pirates adaptée au site et respectant lenvironnement en vue du bientre de la population y habitant.

 

0.3.2. Objectifs spécifiques

 

Spécifiquement, il sera question de :

 

    Collecter les données sociodémographiques des habitants de la Commune de Selembao ;

    Analyser les aspects relatifs à l’usage des sachets plastiques comme emballage ;

    Analyser les aspects relatifs à la production et gestion des déchets de la population de la commune.

    Cartographier les sites des décharges pirates des déchets à laide des données prélevées

avec le GPS.

 

0.4. Choix et Intérêt du sujet

 

L’intérêt de cette étude est de permettre aux habitants de la commune et aux autorités d’avoir des éléments pouvant leur permettre de gérer de manière rationnelle les décharges se trouvant dans le site identifié afin d’épargner ces derniers des conséquences néfastes sur la santé et lenvironnement liées à la mauvaise gestion de ces déchets.

 

0.5. Délimitation du sujet

 

Compte tenu de la complexité du sujet, ce travail va se limiter à l’évaluation globale des décharges pirates psentes dans la Commune de Selembao en vue d’avoir une idée de leur gestion ultérieure.

 

0.6. Division du travail

 

Outre l’introduction et la conclusion, ce travail comporte trois chapitres : le premier chapitre aborde la revue de la littérature en rapport avec ce sujet, le deuxième chapitre décrit le matériel ainsi que les méthodes utilisées et enfin le troisième chapitre psente les résultats obtenus ainsi que leur discussion.


 

 

CHAPITRE 1. REVUE DE LA LITTERATURE

 

1.1. TYPOLOGIE DES DECHARGES

 

Les décharges sont nommées différemment en fonction des déchets collectés. La classification générale des décharges montre qu'on distingue principalement trois types de décharges, classées selon les types des déchets (compostables ou biodégradables, inertes, recyclables, ultimes ou dangereux) (www.PlateformeRe-source.com)

 

1.1.1.  Les décharges biodégradables ou compostables

 

Elles comprennent des résidus verts, boues d’épuration des eaux, restes alimentaires..., qui

s'assimilent en première approche à la biomasse. Ils correspondent aux :

 

1. Déchets de jardin qui sont produits par les collectivités, les sociétés privées d'entretien des espaces verts et les particuliers ;

2. Déchets alimentaires ou « eaux grasses » qui sont issus essentiellement des métiers de la restauration et de l'industrie agro-alimentaire ;

3. Déchets de maison qui sont produits par les particuliers.

 

Ces déchets sont au moins en partie détruits naturellement, plus ou moins rapidement, en général par les bactéries, champignons et autres micro-organismes et/ou par des actions chimiques (oxydation, minéralisation), laissant des produits de dégradation identiques ou proches de ceux qu'on peut trouver dans la nature, parfois néanmoins contaminés par des résidus de pesticides, de métaux, dioxines, etc., selon leur origine. Ils peuvent être revalorisés par différentes filières (bioénergie, biocarburants, Compostage / amendements /engrais ...).

 

Le CET (Centre d'Enfouissement Technique) est une décharge qui contient les déchets biodégradables  ou  compostables,  qui  peuvent  être  les  déchets  des  jardins,  les  déchets alimentaires,  les  déchets  de  maison  etc.  et  les  déchets  recyclables  qui  sont  constitués  des matériaux  de  construction,  des  métaux,  des  matières  plastiques,  des  déchets  ménagers  et assimilés, des déchets industriels banals, et des déchets des entreprises du commerce...

 

1.1.2.  Les décharges recyclables

 

Elles sont des mariaux de construction, métaux, matières plastiques, qui peuvent être réutilisés tels quels (via des Recycleries ou Ressourceries) dans d'autres domaines ou recyclés : par exemple, les métaux sont refondus et réingrés dans de nouvelles pièces, les plastiques sont hachés et servent de rembourrage ou de combustible... Un déchet recyclable est un matériau que l'on peut techniquement recycler. Pour qu'un déchet soit recyclé, il faut qu'il soit récupédans le cadre d'une collecte de tri sélectif. Un objet recyclable n'est donc pas forcément recyclé. Il existe plusieurs catégories d'objets recyclables pouvant servir à fabriquer de nouveaux produits :

 

    Les déchets ménagers et assimilés sont surtout produits par les ménages, les commerçants, les  artisans,  les  entreprises,  les  industries,  ...  Il  s'agit  de  produits  non  dangereux  ni


 

 

polluants tels que : le verre, les métaux, les papiers, les plastiques, les matières organiques... Ces déchets sont récoltés et triés par les particuliers dans des conteneurs spécifiques à chaque type de déchet (conteneurs bleu, jaune, vert et gris).

    Les  DIB  (Déchets  Industriels  Banals)  correspondent  quant  à  eux  aux  déchets  des entreprises du BTP (Bâtiment et Travaux Publics) non dangereux. Ils sont aussi appelés "déchets assimilés aux déchets ménagers"

    Les DBEC (Déchets Banals des Entreprises du Commerce) sont également assimilables aux déchets ménagers par leur caractère non toxique. Ils proviennent des filières industrielles, commerciales, artisanales ou de services et dont les producteurs ne sont pas les ménages. Ils comprennent des produits et déchets connexes à la filre bois, des déchets communs aux entreprises (emballages, déchets de bureaux, papiers, cartons...) et de déchets spécifiques à une activité (chutes, déchets de fabrication, ...).

 

1.1.3.  Les décharges du Centre de Stockage des Déchets Ultimes (CSDU)

 

Ces  décharges  contiennent  les  déchets  ultimes  ou  non  dangereux  et  nécessitent  des mesures coercitives pour leurs implantations. Ce sont des déchets qui « ne sont plus susceptibles d'être traités dans les conditions techniques et économiques appartenant au processus de valorisation du déchet ou de réduction de son caracre polluant ou dangereux du moment ». Eux seuls devraient encore pouvoir être mis en décharge après inertage le cas échéant, pour les plus dangereux.

 

La notion de déchet ultime n'est pas fonction de ses caractéristiques physico-chimiques mais plutôt du système de collecte et de traitement auquel il appartient (HOLENU MANGENDA, H. : La gestion des décharges à Kinshasa et l’anagement de lespace urbain).

 

1.1.4. Les décharges du Centre de Stockage des Déchets Dangereux (CSDD) Les Déchets Sciaux et Déchets Industriels Dangereux (DID)

 

Anciennement appelés déchets industriels spéciaux (DIS), à la différence du déchet banal, peuvent entrer dans la catégorie des déchets dangereux, dont font partie les déchets toxiques et les déchets radioactifs qui doivent faire l'objet d'un traitement tout à fait particulier en raison de leur nocivité particulière liée à la radioactivité. Parmi les déchets nucléaires, on distingue les déchets radioactifs ultimes qui « ne sont plus susceptibles d'être traités dans les conditions techniques et économiques du moment ». On les classe aussi selon leur durée de vie (d'activité).

 

1.2. GENERALITES SUR LES DÉCHETS

 

Un déchet se caractérise par le fait qu’il est devenu inutile aux yeux de son propriétaire et que celui-ci cherche à sen débarrasser, a l’obligation de s’en défaire. Chaque produit ou objet que nous utilisons devient un jour (quand nous nen avons plus besoin ou quand il est cassé) un déchet. Le déchet est donc une étape de la vie d’un produit et pratiquement toute activité humaine en génère. Chaque fois que nous consommons un bien, nous produisons des déchets. En effet, tout au long de la chaîne de production dun bien, il peut y avoir des déchets, des sidus, etc.


 

 

La loi N°11/009 du 09 Juillet 2011 portant principes fondamentaux relatifs à la protection de l’environnement, promulguée par le Président de la République Démocratique du Congo, dans son Journal Officiel, définit la gestion des déchets et les déchets sous toutes ses formes.

 

Est considécomme déchet : tout résidu dun processus de production, de transformation ou dutilisation, toute substance solide, liquide ou gazeux, matériau ou produit ou, plus généralement, tout bien meuble éliminé, desti à être élimi ou devant être élimi en vertu des lois et glementations en vigueur.

 

Il s'agit de :

 

1.   Les déchets dangereux

 

Un déchet dangereux présente une ou plusieurs des caractéristiques suivantes : explosif, comburant, inflammable, irritant, nocif, toxique, canrogène, infectieux, corrosif, mutagène ...

 

2.   Les cagories de déchets dangereux

 

 

a)Les Déchets toxiques en Quantis Dispersées (DTQD)

 

Les DTQD produits en petites quantités par les ménages, les commeants ou les PME qui sont chargés de les faire éliminer ou valoriser dans les installations classées pour la protection de l'environnement.

 

On distingue deux sortes de DTQD :

 

§ Solides : déchets banals souillés, piles, batteries usagées, résidus de peinture, ...

§ Liquides : produits de coiffure, lessives et détergents, eau de javel, rosols, huiles de vidange, liquides de frein, de refroidissement, huiles de coupe, solvants, encres, révélateurs et fixateurs photos, ...

 

b)  Les Déchets Industriels Spéciaux (DIS)

 

Les DIS correspondent aux déchets produits par les entreprises ainsi que les déchets spéciaux produits par les hôpitaux, les laboratoires et les agriculteurs.

 

On peut les classer en trois catégories :

 

§    Les déchets organiques : solvants, hydrocarbures, boues, ...

§    Les déchets minéraux liquides et semi liquides : bains de traitement de surface, acides, ...

§    Les déchets minéraux solides : cendres, mâchefers, laitiers, ...

 

 

c)  Les Déchets d'Équipements Électriques et Électroniques (DEEE)

 

Les DEEE sont composés de léphones portables, de lévisions, d'ordinateurs et de tout appareil électroménager, jeté ou abimé.


 

 

d)  Les Déchets nagers Spéciaux (DMS)

 

Les DMS sont séparés des déchets nagers à cause de leur caracre toxique nuisible pour l'hommeIls peuvent être assimilés aux  DTQD car ils comprennent des produits tels que : rosols, acides, ammoniaque, métaux lourds, piles, les médicaments non utilisés (MNU), les produits électroniques et électriques en fin de vie (PEEFV), les produits phytosanitaires.

 

En ce qui concerne les DMS, il est à noter l'existence sous d'autres cieux de quelques organismes spécialisés dans leur récolte :

 

§    Piles et batteries usagées : Batribox

§    Médicaments : Cyclamed

§    Huiles usagées : PEEFV

e)  Les Déchets Inertes

 

Les déchets inertes sont ceux qui ne se décomposent pas, ne brûlent pas et ne produisent aucune autre réaction physique, chimique ou biologique de nature à nuire à l'environnement.

 

Ils ne sont pas biodégradables et ne se dériorent pas au contact d'autres matières. Ils proviennent principalement des filières du bâtiment et des travaux publics. Dans le secteur du bâtiment,  on  distingue  les  déchets  issus  des  activités  de  construction,  de  rénovation,  de démolition (béton, briques, tuiles, ramiques, carrelage...) ainsi que des activités liées à la réalisation et à l'entretien d'ouvrages publics (routes, ponts, réseaux...).

 

f Les déchets banals

 

Ensemble des déchets non inertes et non dangereux générés par les entreprises, industriels, commerçants, artisans et prestataires de services ; ferrailles, métaux non ferreux, papiers-cartons, verre, textiles, bois, plastiques, etc.

 

g)  Les déchets spéciaux

 

Ils peuvent contenir des éléments polluants et sont spécifiquement issus de l'activité industrielle (boues de peintures ou d'hydroxyde métallique, cendres d'incinération etc.).

 

Certains déchets sont aussi dits spéciaux lorsque leur production importante sur un me site entraîne des effets pjudiciables pour le milieu naturel (mâchefers des centrales thermiques, phosphogypse, ainsi que certains déchets provenant des laboratoires universitaires et  hospitaliers etc.).

 

3.   Cas particuliers

 

Ce sont par exemple :

 

1)  Les déchets hospitaliers et déchets vétérinaires

2)  Les déchets du passé, sans responsables aux yeux de la loi, sont mal pris en compte.


 

 

3)  Les munitions immergées, les munitions non-explosées.

4)  Les gaz à effet de serre émis par les avions, non pris en compte par le Protocole de Kyoto.

 

 

1.3.  POLITIQUE DE GESTION DES DECHETS AILLEURS

 

Le  principe  pollueur-payeur  tend  à  s'imposer  en  Europe,  avec  pour  conséquence l'exigence faite auprès du producteur d'un déchet de contribuer au traitement de ce dernier. On peut noter que le déchet est la seule marchandise pour laquelle le flux d'argent suit parfois le flux de matière : pour les autres marchandises, la personne qui expédie la marchandise roit de l'argent, alors qu'avec les déchets, elle paie.

 

1.4. PROBLEMATIQUE DE LA GESTION DES DECHARGES PIRATES DES DECHETS SOLIDES A KINSHASA

 

L'urbanisation rapide et non contrôlée de la ville de Kinshasa a causé la dérioration de l'environnement. L'une de ses conséquences les plus inquiétantes, réside d'ailleurs dans les problèmes de gestion des décharges. Des incidents qui ont eu lieu dans les grands centres urbains montrent que le problème de la gestion des décharges a atteint des proportions telles que les mesures prises par les difrents niveaux d'administration et les spécialistes se sont révées infructueuses. Il suffit de traverser la ville de Kinshasa pour constater les manifestations de ce problème : accumulation des déchets, détritus le long des routes, ruisseaux bloqués, sites d'enfouissement menant la santé dans les secteurs résidentiels, et élimination inadéquate des déchets toxiques

 

Dans  la  ville de  Kinshasa,  on  produit  selon  RATPK  (Régie  d’assainissement  edes travaux publics de Kinshasa) 7 000 tonnes par jour. (RadioOkapi.net). Ces données témoignent de l'urgence d'assurer des services de gestion adéquats, que généralement l'on ne trouve pas dans les villes africaines. Lurbanisation apporte à la société un nouveau mode de vie moderne, lui ouvre de nouveaux horizons, lui procure de nouvelles compétences et l'engage dans un processus d'apprentissage. Cependant, une urbanisation galopante et anarchique pose de graves problèmes de gouvernance : les facteurs d'optimisation s'affaiblissent et les capacités institutionnelles deviennent insuffisantes, ce qui ne fait qu'exacerber les problèmes. Ce problème est ressenti d'une manière alarmante dans la ville province de Kinshasa l'on trouve des décharges non contrôlées au travers toutes les voies de communication, sur les places publiques même sur les espaces résidentiels (Boulevards, chemins de fer, les rues, les rivières, les caniveaux, les lieux publics, marchés...). En 1986, la Société Rexcoop a étudié la production de déchets ménagers selon les quartiers : résidentiels, anciens et nouveaux. Sur ces bases, on a enregistré 3500 m/jour en 1986 (Ilunga, 1995), 5000 m/jour en 1999 (Lelo Nzuzi, 2000), contre 5700 m/jour en 2005, (PNA,

2005) ; IGIP (2007), dans son plan d'action pour l'assainissement de la ville de Kinshasa, a évalué la production urbaine des déchets ménagers à environ 6300 m/jour, (Ngoy, 2007). Ces chiffres font apparaître une production croissante des décharges urbaines dans le temps. Ce qui suppose des gros moyens à mettre en place pour la propre de la ville (Lelo Nzuzi, 2008).


 

 

Ces difrents problèmes de gestion des décharges dans l'agglomération de Kinshasa méritent bien une attention particulière d'une part des autorités gouvernementales, urbaines et de la population et d'autres parts des chercheurs qui doivent apporter leur expertise en faisant des études et analyses sur les difrents problèmes qui se posent dans la société.


 

 

CHAPITRE 2. MATERIEL ET METHODES

 

2.1. PRESENTATION DU MILIE DETUDE

 

2.1.1. Bref aperçu sur la Ville de Kinshasa a) Situation géographique

La ville province de Kinshasa est située entre et de latitude Sud et entre 15° et 16°

de longitude Est. La ville a comme limites géographique :

 

     La province de Kwilu au Nord et à l’Est ;

     La province du Kongo central au Sud et

     La république du Congo à l’Ouest

 

b) Eléments climatiques

 

Le climat de la Province urbaine de Kinshasa appartient au type climatique AW4 de

Koppen caractérisé par un climat tropical chaud et humide.

 

Le gime pluviométrique comporte :

 

     Une saison de pluie de sept mois ;

     Une saison sèche qui s’étend de mi-mai à mi-septembre ;

     Une inflexion de pluviosientre décembre et février

 

c) Sols

 

Les sols de la ville Province de Kinshasa sont décrits comme étant des sols à texture essentiellement sablonneuse et assortie de quelques éléments grossiers.

 

La  faible  capacité  de  rétention  en  eau  de  ces  sols  leur  confère  une  utili pour

l’agriculture.

 

d) Hydrographie

 

La Province Urbaine de Kinshasa est baignée par plusieurs cours deau dont les plus importants sont ;

 

     La Ndjili avec bassin de 2000 Km² ;

     La Nsele avec bassin de 2000 Km² ;

     Le fleuve Congo qui borde la ville elle-même.


 

 

e) Organisation administrative

 

La province Urbaine de Kinshasa a une superficie de l’ordre de  9.968 K répartie en 24

communes administratives dont 18 sont urbaines et 6 sont rurales.

 

2.1.2. Description de la Commune de selembao

 

Ayant une superficie de 23.02 Km², de 335.58 habitants par Km², et une densité de 21.780

Km²  (wikipedia.org) la Commune urbaine de Selembao est située :

 

     A l’Est par la commune de Bumbu et Makala ;

     A l’Ouest par la commune de Ngaliema ;

     Au Nord par la commune de Bandalungwa

     Au Sud par la commune de Mont-ngafula

 

La Commune de Selembao est battue dans sa majeure partie sur un sol accidenté avec des pentes  plus  ou  fortes.  A  l’instar  des  quartiers  Inga,  Madiata,  Nkingu,  Molende,  Ndobe, Badiadingi, Mbala, Libération, Kalunga, Pululu-mbambu et Herady, sauf sa partie nord qui est pratiquement le prolongement de la commune de bandalungwa

 

La Commune de Selembao peut compter en son sein quelques érosions qui se trouvent dans les quartiers ci- après : Nkingu, Ngafani, Kalunga, Herady, Badiadingi…

 

Loccupation anarchique des terrains dépourvus de normes urbanistiques à très fortement dérioré laspect de la commune.

 

Ø  Aspect démographique

 

La Commune de Selembao a une population estimée à plus au moins 505.297 habitants dont

498.707 nationaux et 6.550 étrangers. Cette population est dominée en majeure partie par les ressortissants de la province du Kongo-central.

 

2.2. MATERIEL

 

Les déchets ont constit notre matériel de recherche, soutenus par les outils suivants :

 

ü Un stylo ;

ü Un questionnaire denquête pré élaboré a permis de collecter les informations auprès des populations environnants les sites des décharges ;

ü Un appareil photographique : a permis d’acquérir les images dans les décharges pirates

ü Des cache-nez ;

ü Des gants ;

ü Mètre ruban de cadastre


 

 

ü Un GPS : a permis d’avoir des coordonnées géographiques des sites se trouvent les décharges pirates ;

ü Des carnets.

 

2.3. METHODES

 

La méthodologie suivie dans cette étude est partie des enquêtes menées sur le terrain, lesquelles données ont servi à l’analyse multi variée qui a débouché sur lélaboration dun plan particulier dévacuation et d’exploitation des décharges.

 

Enfin, les données des enquêtes récoles sur le terrain à laide du GPS, seront traitées

statistiquement avec le logiciel SPSS, pour leur analyse et interprétation.

 

 

 

 

Ces méthodes ont éappuyées par quelques techniques, notamment la recherche documentaire, l'observation du terrain, l'enquête par entretien ou interview et traitement des données.

 

a) Recherche documentaire

 

Des données ont é colleces dans les différents ouvrages disponibles dans les bibliothèques et sur l'internet. Cette recherche documentaire a por sur des ouvrages et articles généraux et spécifiques abordant la problématique de la gestion des décharges et l’aménagement de l’espace urbain

 

b) Observation du terrain

 

Des multiples descentes effectuées sur terrain ont permis d'avoir un aperçu général sur l'état d'insalubrité qui gne dans la commune de Selembao, d'observer le cadre de vie de  la  population  y  habitant  afin  de  nous  imprégner  des  réalités  de  vie  quotidienne  de  la population

 

c) Enquêtes et interviews

 

Les enquêtes et interviews réalisées ont permis d'approfondir les recherches et apporter des éments des réponses à certaines questions liées à la gestion des ordures ménagères. L'enquête était effectuée du 7 au 30 juin 2018

 

Cette méthode a permis de recueillir les informations auprès de la population résident la commune de Selembao. Pour ce faire, nous avons utilisé un questionnaire adressé pour chaque ménage. Ce questionnaire porte sur la gestion des ordures ménagères et les impacts des décharges pirates des déchets solides


 

 

d) Echantillonnage

 

Sur un total de 11 décharges répertoriées dans la Commune de Selembao, nous avons tiré un échantillon de 110 ménages soit 10% sur l’ensemble de ces 11 décharges.

 

 

 

 

e) Traitement des données

 

Lanalyse ou le traitement des données a commencé par le dépouillement manuel des fiches denquête avec codification des réponses. Le traitement a é rendu possible gce à l’outil informatique avec le logiciel Word et Excel.


 

 

CHAPITRE 3. RESULTATS & DISCUSSION

 

3.1. RESULTATS

 

3.1.1. Aspects relatifs aux données sociodémographiques

 

Tableau 1. Données relatives au statut d’occupation, au sexe, à l’âge et à létat-civil des enquêtés.

 

Variables

Modalités

Fréquence absolue

Fréquence relative

(%)

 

Statut d’occupation

Propriétaire

72

65

Locateur

38

35

Total

110

100

 

Sexe

Masculin

19

17

minin

91

83

Total

110

100

 

Age

Moins de 20 ans

0

0

20 à 34,9 ans

74

67

35 à 49,9 ans

35

32

50 ans ou plus

1

1

Total

110

100

 

Etat-civil

Célibataire

37

34

Mariés

72

65

Veufs

0

0

Divorcés

1

1

Total

110

100

Ce tableau montre que la plupart d’enquêtés sont des propriétaires (65%), les femmes (83%)

dominent sur les hommes (17%), La tranche d’âge dominantes est celle comprise entre 20 à 34,9 ans (67%), la majorité (65%) d’enquêtés sont des mariés


 

 

Tableau 2. Données relatives au niveau détudes et profession

 

 

Variables

Modalités

Fréquence absolue

Fréquence relative

(%)

 

Niveau détudes

Doctorat

0

0

Licence

46

42

Graduait

18

16

Diplômé d’Etat

46

42

6 ans primaires

0

0

Autres

0

0

Total

110

100

 

Profession

Fonctionnaire

20

18

Commerçant(e)

42

38

Agriculteur

0

0

Chômeur

47

43

Autres

1

1

Total

110

110

Ce tableau montre que la plupart denquêtés sont des licenciés et des diplômés dEtat (42%) suivis  des  graduait  (16%) ;  la  plupart  des  personnes  sont  des  chômeurs  (43%) ;  suivis  des commerçant(e) (38%) et des fonctionnaires (18%)


 

 

Tableau 3. Données relatives à la taille du ménage

 

Variabilité

Modali

Fréquence absolue

Fréquence relative

(%)

 

 

 

Taille du ménage

1-4

23

21

5-9

86

78

10-14

1

1

15 et plus

0

0

Total

110

100

Ce tableau montre que la plupart des maisons sont habitées par 5 à 9 personnes (78%), suivis de

celles qui ont 1 à 4 personnes (21%)


 

 

Tableau 4. Données relatives à l’existence des autres ménages dans la parcelle et si oui, nombre

des ménages dans la parcelle

 

Variabilité

Modali

Fréquence absolue

Fréquence relative

(%)

 

Existence d’autres ménages dans la parcelle

Oui

36

33

Non

74

67

Total

110

100

 

 

 

Si oui, nombre des ménages

2

11

31

3

17

47

4

3

8

5

1

3

6

1

3

Plus de 6

3

8

Total

36

100

Les données de ce tableau montrent que la plupart des parcelles ont un seul ménage (67%), et

celles qui ont plusieurs ménages (33%), le nombre dominant des parcelles à plusieurs ménages est le 3 (47%), suivis de 2 (31%)


 

 

Tableau 5. Données relatives au nombre des personnes vivantes dans la parcelle et leurs

province d’origine

 

Variabilité

Modali

Fréquence absolue

Fréquence relative

(%)

 

Nombre des

personnes vivant dans la parcelle

1-3

0

0

4-7

26

23

8-11

56

51

12-15

23

21

16 et plus

5

5

Total

110

100

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Province d’origine

Equateur

9

8

Haut-uele

0

0

Kasaï

21

19

Kasaï-central

0

0

Kasaï-Oriental

0

0

Kinshasa

0

0

Kongo-central

53

48

Kwango

10

9

Kwilu

5

5

Lomami

1

1

Mai-ndombe

9

8

Tshopo

1

1

Tshuapa

1

1

Total

110

100

Les données de ce tableau montrent que la plupart des parcelles enquêes ont 8 à 11 personnes

(51%) ; suivis de celles de 4 à 7 (23%) ; 12 à 15 (21%). La plupart des enquêtés sont originaires du Kongo-central (48%) ; suivis de ceux du Kassaï (19%) ; du Kwango (9%) ; de l’Equateur (8%) et ceux du Kwilu (5%).


 

 

3.1.2. Aspects relatifs à l’usage des sachets et bouteilles plastiques comme emballage

 

Tableau 6. Données relatives à l’usage des sachets plastiques, au devenir des sachets plastiques après usage et à l’avis des enquêtés sur l’utilisation dautres produits ou matériels à la place des sachets ou bouteilles en plastiques

 

Variabilité

Modali

Fréquence absolue

Fréquence relative

(%)

Usage des sachets

plastiques

Oui

110

100

Non

0

0

Total

110

100

 

 

 

 

 

 

 

 

Devenir des sachets plastiques aps usage

Destinés à la vente

0

0

Pré-collecte par les

récupérateurs

0

0

Brûlage

6

5

Evacuation dans la

poubelle

102

93

Evacuation dans la

rue

0

0

Evacuation dans les

caniveaux

0

0

Evacuation dans les

décharges sauvages

2

2

Autres

0

0

Total

110

100

Avis des enquêtés sur

l’utilisation d’autres matériels à place des sachets ou bouteilles plastiques

Oui

13

12

Non

97

88

Total

110

100

Il ressort de ce tableau que la quasi-totali (100%) denquêtés utilisent les sachets plastique, la

majorité d’enquêtés (93%) évacue les sachets dans la poubelle aps usage et la plupart en sont défavorables (88%) à l’utilisation d’autres produits ou matériels à la place des sachets ou bouteilles en plastiques contre 12% d’enquêtés qui en sont favorables


 

 

Tableau 7. Données relatives aux sources dapprovisionnement en (sacs) plastiques, à l’avis des

enquêtés sur l’usage des sachets comme emballage et sur la fermeture des usines de fabrications

des sachets et bouteilles plastiques

 

Variabilité

Modali

Fréquence absolue

Fréquence relative

(%)

 

 

 

 

 

Sources d’approvisionnement en (sacs) plastiques

Vendeurs ambulants

d’eau minérale et de

robinet en sachets

0

0

Supermarché (A)

0

0

Boutiques (B)

0

0

Marchés (C)

0

0

Usines de fabrication

des plastiques

0

0

A, B et C

110

100

Autres

0

0

Total

110

100

Avis des enquêtés sur

l’usage des plastiques comme emballages

Bon

109

99

Mauvais

1

1

Total

110

100

Avis des enquêtés sur

la fermeture des usines de fabrication des sachets et bouteilles plastiques

Oui

20

18

Non

90

82

Total

110

100

Ce tableau démontre que la quasi-totali soit 100% de la source dapprovisionnement en (sacs)

plastiques est le A, B et C (Supermarché, Boutiques et Marché) ; la majorité denquêtés ont jugé bon l’usage des plastiques comme emballage (99%) et beaucoup (82%) sont pas d’avis à la fermeture des usines de fabrication des sachets et bouteilles plastiques contre (18%) qui sont d’avis.

 

 

 

 

3.1.3 Aspects relatifs à la production et gestion des déchets managers solide

Tableau 8. Données relatives au nombre de repas par jour, à la nature des aliments les plus consoms, à la nature des déchets les plus produits, à la provenance des déchets, à l’existence de poubelle familiale et au temps de remplissage de la poubelle des enquêtés


 

 

Variabilité

Modali

Fréquence absolue

Fréquence relative

(%)

 

Nombre de repas par jour

1

0

0

2

110

100

3

0

0

4 et plus

0

0

Total

110

100

 

 

 

Nature des aliments les plus consommés

Végétaux (A)

0

0

Viande (B)

0

0

Poisson (C)

0

0

A, B et C

110

100

Autre

0

0

Total

110

100

 

 

 

 

 

 

 

Nature des déchets les plus produits

Reste de légumes,

viande et poisson (A)

0

0

Verres (B)

0

0

Métaux (C)

0

0

Déjections animales (D)

0

0

Sachets en plastiques (E)

0

0

Déchets de textiles (F)

0

0

A et E

110

100

Autres

0

0

Total

110

100

 

 

 

 

 

Provenance des déchets

De la cuisine (A)

0

 

Des animaux (B)

0

0

Du commerce (C)

0

0

Industries (D)

0

0

De la parcelle (maison,

arbres) (E)

0

0

A et E

110

100

Autres

0

0

Total

110

100

Existence dune

poubelle familiale

Oui

97

88

Non

13

12

Total

110

100

Temps de remplissage

de la poubelle

1 jour

0

0

2 jours

2

2

3 jours

3

3

4 jours

5

5

5 jours et plus

87

90

Total

97

100

Les données de ce tableau montrent que la quasi-totali d’enquêtés prennent 2 repas (100%) par

jour ; les aliments les plus consommés est l’ensemble végétaux-viande-poissons (100%) ;

 

La nature des déchets les plus produits proviennent des restes de gumes, viande, poisson et sachets en plastiques (100%) ; la cuisine et la parcelle (arbre et maison) sont les lieux de la


 

 

provenance du totali (cuisine et parcelle) des déchets (100%) ; la majorité d’enquêtés ont une poubelle familiale (88%) et le temps de remplissage de ces poubelles est pour la plupart 5 jours et plus (90%) suivi de 4 jours (5%)

 

Tableau 9. Données relatives à la destination des déchets une fois la poubelle est pleine, qui évacue ces déchets, à lavis des enquêtés sur la prise en charge de lévacuation des déchets solides, au coût mensuel d’évacuation de ces déchets, à la séparation de différents types des déchets, et de la non-séparation de ces déchets

 

Variabilité

Modali

Fréquence absolue

Fréquence relative

(%)

 

 

 

 

 

 

 

Destination des déchets une fois la poubelle est pleine

Enfouissement dans la

parcelle

0

0

Incinération dans la

poubelle

0

0

Rejet vers une rivre

0

0

Rejet vers le ravin ou

caniveau

23

24

Rejet vers une

décharge pirate

68

70

Rejet en dehors de la

ville

0

0

Remise aux

composteurs

6

6

Production de

compost

0

0

Autres

0

0

Total

97

100

Avis des enquêtés sur

la prise en charge de l’évacuation des déchets solides

Oui

8

7

Non

102

93

Total

110

100

Coût mensuel

d’évacuation de ces

déchets

1.000 à 5.000

0

0

6.000 à 10.000

4

50

11.000 à 15.000

4

50

16.000 à 20.000

0

0

Plus de 20.000

0

0

Total

8

100

Séparation de

difrents types des déchets

Oui

0

0

Non

110

100

Total

110

100

Raisons de la non-

séparation de ces déchets

Pas de temps

97

88

Difficile à faire

4

4

Inutile

7

6

Non hygiénique

0

0

Autres

2

2


 

 

 

Total

110

100

Ce tableau montre que la décharge pirate (70%) est la destination finale des déchets des enquêtés

une  fois  que  la  poubelle  est  pleine  suivie  de  ravin  ou  caniveau  (24%et  la  remise  aux composteurs (6%) ; la plupart denquêtés sont défavorables à la prise en charge de l’évacuation des déchets solides (93%) contre (7%) ; la plupart d’entre eux ont proposé comme coût mensuel d’évacuation de ces déchets au prix de 6.000Fc à 10.000Fc (50%) et de 11.000Fc à 15.000Fc (50%) ; la totali denquêtés (100%) ne séparent pas les différents types des déchets ; la raison principale avancée est le manque de temps (80%) suivis de ceux qui ont dit que cest inutile (6%) et de ceux qui disent que cest difficile à faire (4%) et en fin ceux qui donné d’autres raisons (2%)

 

Tableau 10. Données relatives à la participation à des activités dassainissement dans votre quartier ; au fait davoir dé suivi une émission radiotélévisée sur l’hygiène ou la salubri du milieu ; pourquoi ne pas avoir participé ; qui soccupe de la cuisine et du type de la maladie fréquente

 

Variabilité

Modali

Fréquence absolue

Fréquence relative

(%)

Avoir déjà suivi une

émission radiotélévisée sur l’hygiène ou la salubrité du milieu

Oui

8

7

Non

102

93

Total

110

100

Participation à des

activités d’assainissement dans votre quartier

Oui

14

13

Non

96

87

Total

110

100

pourquoi ne pas avoir

participé à des activités d’assainissement

Pas de temps

81

84

Ts difficile

1

1

C’est la tâche de

l’Etat

14

15

Autres

0

0

Total

96

100

Qui soccupe de la

cuisine

Maman

46

42

Filles

51

46

Garçons

0

0

Domestiques

13

12

Autres

0

0

Total

110

100

Type de la maladie

fquente

Malaria

110

100

Maladie de mains

sales

0

0

Verminose

0

0

Autre

0

0

Total

110

100


 

 

Les résultats de ce tableau montrent que la plupart (93%) denquêtés nont jamais suivi une émission radiotélévisée sur lhygiène ou la salubrité du milieu ; la majorité (87%) de ces enquêtés ne participent pas à des activités d’assainissement au quartier ; la raison avane par ceux dernier est le manque de temps (84%) suivis de ceux qui stipule que cest la che de l’Etat (15%) ; dans la plupart des nages enquêtés ce sont des filles (46%) qui s’occupe de la cuisine suivis de maman (42%) et des domestiques (12%) ; le type de la maladie qui domine est la malaria (100%)

 

3.1.4 Aspects relatifs à la décharge pirate des déchets solides

 

Tableau 11. Données relatives à l’existence de décharges pirates des déchets solides ; le nombre de décharge ; depuis combien de temps la décharge la plus proche de vous existe-elle ; d

proviennent ces déchets qui constituent cette décharge pirate

 

Variabilité

Modali

Fréquence absolue

Fréquence relative

(%)

Existe-elle une

décharge des déchets solides dans votre quartier

Oui

110

100

Non

0

0

Total

110

100

 

 

 

Si oui, combien

1

54

49

2

37

34

3

19

17

4

0

0

5 et plus

0

0

Total

110

100

 

 

 

Depuis combien de temps la décharge la plus proche de vous existe-elle

1 an

38

34

2 ans

23

21

3 ans

11

9

4 ans

0

0

5 ans

5

6

Plus de 5 ans

33

30

Total

110

100

 

 

 

 

Doù proviennent principalement ces déchets

Des ménages (A)

0

0

Des marchés (B)

0

0

Des industries (C)

0

0

Des supermarchés (D)

0

0

Du commerce au

quartier

0

0

Autres

0

0

A et B

110

100

Total

110

100

Les résultats enregistrés dans ce tableau montrent qu’il existe des décharges dans la totali

(100%) des quartiers enquêtés ; le nombre de décharge dominant dans le quartier est de 1 (49%) suivis celles qui ont 2 (34%) ; 3 (17%), les décharges les plus veilles date des plus de 5 ans (30%) puis celles de 2 ans (21%) ; 3 ans (9%) et celles de 5 ans (6%) ; la quasi-totali (100%) des déchets proviennent principalement du complexe ménages et marchés.


 

 

Tableau 12. Données relatives au fait de savoir si les enquêtés jettent les déchets dans cette décharge pirate ; si oui, à quel moment ; quelle est la conséquence frappante de l’existence de cette décharge pirate sur l’environnement du quartier et de savoir si les autorités municipales ou

celle de la police interdisent-elle le rejet des déchets dans cette décharge pirate

 

Variabilité

Modali

Fréquence absolue

Fréquence relative

(%)

Avis des enquêtés

s’ils jettent les déchets dans cette des décharges pirates

Oui

110

100

Non

0

0

Total

110

100

 

 

 

A quel moment jetez- vous les déchets dans cette décharge pirate

Le matin

110

100

La journée

0

0

Le soir

0

0

La nuit

0

0

A tout moment

0

0

Autres

0

0

Total

110

100

 

 

 

 

La conséquence frappante de l’existence de cette décharge pirate sur l’environnement du quartier

Mauvaises odeurs (A)

0

0

Nuisances esthétiques

(B)

16

14

Prolifération des

insectes nuisibles (C)

0

0

Rétrécissement des

rues (D)

3

3

Entrainement des

déchets vers la rivière lors des pluies (E)

0

0

A et C

91

83

Autres

0

0

Total

110

100

Les autorités

municipales ou celles de la police

interdisent-elle le rejet des déchets dans cette décharge

Oui

0

0

Non

110

100

Total

110

100

Les données sur ce tableau démontrent que la totali (100%) d’enquêtés jette  les déchets dans

des décharges pirates ; la quasi-totali de ce dernier (100%) y jette les déchets le matin ; la conséquence frappante de ces décharges à l’environnement du quartier est le complexe de la mauvaise odeur et la prolifération des insectes nuisibles (83%) suivi de la nuisances esthétiques (14%) et de la rétrécissement des rues (3%) ; tous les enquêtés  (100%) disent que les autorités municipale ou celles de la police n’interdisent pas le rejet des déchets dans cette décharge.

 

Tableau 13. Données relatives aux coordonnés GPS des décharges se trouvant dans la commune de Selembao


 

 

Décharge 1

Position +/- 22m S04°24’19.8’’

 

E015°1618.4

Décharge 2

Position +/- 44m S04°24’15.6’’

 

E015°1611.4

Décharge 3

Position +/-8m S04°2530.5’’

 

E015°1538.1

Décharge 4

Position +/- 32m S04°25’27.5’’

 

E015°1539.7

Décharge 5

Position +/-10m S04°2505.4

 

E015°1559.0

Décharge 6

Position +/-16m S04°2539.2

 

E015°1540.5

Décharge 7

Position +/-11m S04°2429.8

 

E015°1526.6

Décharge 8

Position +/-10m S04°2540.1

 

E015°1537.5

Décharge 9

Position +/-13m S04°2541.6

 

E015°1535.0

Décharge 10

Position +/-15m S04°2542.2

 

E015°1533.0

Décharge 11

Position +/-30m S04°2553.9

 

E015°1536.5

 

 

 

 

 

3.2 CARTHOGRAPHIE DES DECHARGES PIRATES DES DECHETS SOLIDES DE LA COMMUNE DE SELEMBAO


 

 

 

 

 

 

Figure.1 Cartographie de la partition des décharges dans la commune de Selembao


 

 

3.3 DISCUSION

 

La discussion des résultats porte sur les aspects sociodémographiques, les aspects relatifs à l’usage des sachets et bouteilles comme emballage, les aspects relatifs à la production et gestion des déchets solides ainsi que les aspects relatifs à la décharge pirate des déchets solides dans la Commune de Selembao.

 

Les  résultats  en  rapport  avec  les  données  sociodémographiques  montrent  que  la  plupart d’enquêtés sont des propriétaires (65%) se justifier par le fait que la majorité des habitants de la commune sont des propriétaires de leur parcelle. Les femmes (83%) plus nombreuses que les hommes avec 17% se justifient par le fait que le rôle du ménage est dévolu essentiellement aux femmes, qui sont beaucoup plus psentes à la maison pendant la journée. La dominance de la tranche d’âge de 20 à 34,9 ans peut s’expliquer par l’âge moyen dun marié et généralement la majorité d’enquêtés sont des mariés (65%). La plupart denquêtés sont des licenciés (42%) et des diplômés dEtat (42%), la dominance des licenciés et diplômé dEtat se justifie par l’envie de la population de vouloir être instruit. La dominance des chômeurs (43%) est certainement due par le manque d’emplois remarquable dans le pays. La plupart des nages sont habités par 5 à 9 personnes (78%) suivis des celles qui ont 1 à 4 personnes (21%). Cette sur masse dans des ménages est dramatique dans la mesure où la capacité de ces ménages ne peut pas contenir ces nombres des personnes et cela pourrait avoir des influences néfastes sur l’environnement de la commune. La plupart des ménages enquêtés nont pas l’existence d’autres ménages dans la parcelle (67%) ; le nombre des nages dominant dans des parcelles est 3 (47%) suivis de 2 (33%) et celles de plus 6 (8%). Ce constat peut se justifier parce qu’il y a plus des propriétaires dans la commune, la psence d’autres nages dans des parcelles peut se justifier par un moyen de survie des propriétaires des parcelles. La plupart de parcelles enquêes compte 8 à 11 personnes (51%) suivis de 4 à 7 (23%) et de 12 à 15 (21%). Cette sur population dans une parcelle est néfaste parce qu’elle a des influences directes sur lenvironnement du fait qu’ils produisent beaucoup des déchets.

 

Les résultats relatifs à l’usage des sachets et bouteilles plastiques comme emballage montrent que la totali (100%) d’enquêtés utilisent les sachets plastiques comme emballage. La dominance des sachets et bouteilles plastiques comme emballage peut se justifier par un manque dalternance d’emballage. Lévacuation dans la poubelle (93%) est le devenir final des sachets plastiques aps usage, suivis du brûlage (5%) et de l’évacuation dans les décharges sauvages (2%). Cette façon de gérer les sachets aps usage est tout au meilleure si les poubelles sont évacuées correctement une fois pleine. La plupart d’enquêtés soit 88% ne sont pas d’avis sur l’utilisation d’autres matériels à la place des sachets ou bouteilles plastiques contre 12% seulement.

 

Cette dominance du non alternance est due au manque des matériels valables pouvant remplacer les sachets et bouteilles comme emballage. La source d’approvisionnement en sacs plastiques de la totalité (100%) d’enquêtés est le complexe supermarché-boutique-marché, la majorité d’enquêtés (99%) ont jugé bon l’usage des sachets comme emballage et la plupart  soit 82% sont pas d’avis à la fermeture des usines de fabrication des sachets et bouteilles plastique contre 18%.


 

 

La dominance du complexe supermarc-boutique-marc comme source d’approvisionnement peut se justifier par le fait que ce la population est plus servie en sacs plastiques. La majorité juge bon l’utilisation des sachets comme emballage parce que ce le plus pratique que d’autres emballage et le moins cher, plusieurs ne sont pas d’avis quant à la fermeture des usines de fabrication des sachets et bouteilles plastiques parce que cela va amener un handicape sur les emballages et plusieurs personnes seraient au chômage.

 

Les résultats relatifs à la production et gestion des déchets ménagers  solides montrent que la nature des aliments les plus consommés est le complexe végétaux-viande-poissons (100%) ; la nature  des  déchets  les  plus  produits  provient  du  complexe  reste  légumes-viande-poisson  et sachets en plastiques (100%) ; C’est résultat approche celle de MABILA (2017) qui a travailler sur la problématique  de la gestion des déchets solides aux Homes des étudiants (cas des Home Vatican et XX) et a trouvé que 70% de ménages enquêtés avaient affir que la nature de leurs aliments les plus consommés est cette complexe végétaux-viande-poisson. Le complexe cuisine- parcelle (maison, arbres) (100%) est les lieux de provenance des déchets pour la totalité des habitants de la commune ; la majorité (88%) des enquêtés possèdent une poubelle familiale et le temps de remplissage de ces poubelles est pour la majorité est de 5 jours et plus (90%) suivi de 5 jours (5%). La nature des aliments et déchets traduit ce que les habitants de la commune consomment comme produit.  Cela montre que la plupart de ces produits sont en grande partie biodégradables et cela peut donner déjà quelques orientations par rapport à leur gestion. Le rejet vers une décharge pirate (70%) est la destination finale des déchets une fois que la poubelle est pleine ; suivie des rejets vers le ravin ou caniveau (24%) et la remise aux composteurs (6%), la majorité (93%) denquêtés sont défavorable à la prise en charge de lévacuation des déchets solides. Cette façon de gérer les déchets est tout au plus correcte malheureusement cest la finali de cette dernière qui pose problème, les habitants souhaite une prise en charge gouvernementale de l’évacuation de leurs déchets ménagers selon les personnes enquêes. La totalité (100%) des enquêtés ne séparent pas les difrents types des déchets, la raison principale avancée est le manque de temps (88%) suivis de ceux qui trouvent que cest inutile (6%) ; difficile à faire (4%) et ceux qui ont donné d’autres raisons (2%). C’est le cas de l’étude faite par KITUBULE (2016) sur la gestion des déchets solides ménagers dans la commune de Lemba

98% des ménages enquêtés ne séparent pas les déchets produits. Le comportement de la population est au manque de la connaissance     face à la problématique de la gestion des déchets alors que la collecte séparée des déchets à la base est un préalable dune gestion efficace des déchets solides. La majorité (87%) de ces enquêtés nont jamais participés à des activités d’assainissement au quartier, la raison la plus avane à la non-participation à ces activités est le manque du temps (84%) ; suivis de ceux qui disent que cest la tâche de l’Etat (15%).La majorité (93%) nont jamais suivie une émission radiotélévisée sur l’hygiène ou la salubrité du milieu contre 7%. La majorité (46%) des ménages enquêtés ce sont des filles qui s’occupe de la cuisine ; suivis des mamans (42%) ; domestiques (12%). La malaria (100%) est la maladie la plus souffert dans des ménages enquêtés. Même constat que dans l’étude de MUNGANGILA (2016) la malaria représentait 87,8% parmi les maladies fréquemment développées dans les ménages du


 

 

quartier Bulambemba (Ngaba). La dominance de la malaria nest pas chose étonnante vu que les

décharges sont pas contrôlées ni assainis par les autorités compétentes.

 

Les résultats relatifs à la décharge pirate des déchets solides montrent qu’il y a la psence des décharges pirates des déchets solides dans la totali (100%) des quartiers enquêtés, le nombre dominant des décharges dans les quartiers est de 1 (49%) ; suivis de 2 (34%) ; 3 (17%), l’âge dominante des décharges est de 1 an (34%) ; suivis des celles qui ont plus de 5 ans (30%) ; 2 ans (21%) ; 3 ans (9%) et 5 ans (6%), le complexe ménage-marc (100%) est la source principale de la provenance des déchets. Les résultats sont similaires à létude de MANGENDA dans son étude sur l’aménagement de la ville de Kinshasa et l’aménagement de l’espace urbain les déchets provenaient du complexe ménage-marché. La forte psence des décharges dans la commune est due à la forme géographique de la commune lon enregistre un nombre important des érosions du sol. La totalité (100%) des enquêtés jettent les déchets dans ces décharges pirates, la majorité (100%) d’enquêtés y jettent les déchets le matin, les conséquences les plus fquentes sont le complexe mauvaise odeurs-prolifération des insectes nuisibles (83%) ; suivis de la nuisances esthétiques (14%) et le rétrécissement des rues (3%), la totali (100%) d’enquêtés disent que les autorités municipales ou celle de la police ninterdisent pas le rejet des déchets dans cette décharge. C’est le constat fait par MBANGALA (2009) dans son essai d’analyse et d’aménagement des dépotoirs et leurs évacuations dans la Ville de Kinshasa « cas de district de la Funa » le complexe mauvaise odeurs-proliration des insectes nuisibles représentait 80%. Il faut remarquer que dans tous les cas, les autorités compétentes ninterdisent pas le rejet des déchets dans des décharges à cause des érosions vue que les déchets leurs aide à stopper les érosions


 

 

CONCLUSION

 

Ce travail a consisté à dresser létat des lieux sur des décharges pirates des déchets solides dans la Commune de Selembao. Le bilan de la gestion des décharges dans la Commune pour l’aménagement de l’espace urbain est loin d’être positif, étant donné que les principaux acteurs concernés pour la prise en charge des décharges se recroquevillent. C’est ainsi qu’on note par exemple la psence des décharges dans la majorité (100%) des quartiers.

 

Ce travail a permis de tirer des conclusions suivantes :

 

1)        la bonne gestion des décharges urbaines peut conduire à un aménagement durable de la Ville de Kinshasa si tous les acteurs impliqués y prennent conscience.

 

2)        la  mauvaise  gestion  des  décharges  urbaines  conduit  à  une  dégradation  de l’esthétique de la ville et immobilisation des terres productives en raison de la psence de produits non biodégradable (sachets, etc.), une source des diverses pollutions de la nappe phréatique et de l’atmosphère et une source de beaucoup de maladies.

 

3)        la sensibilisation autour des actions définies peut constituer l’une des composantes prioritaires dans tout programme de plan d’anagement. Cette sensibilisation doit être bien élaborée et confiée à des professionnels en la matière, afin que les déchets soient ancrés dans la conscience collective comme un vrai problème à responsabili partagée, et non comme un produit dont on se débarrasse pour qu’il soit gé par lautre maillon de la chaine.

 

Suggestions :

 

§    Lappui des structures centrales comme la police environnementale et la police sanitaire qui  seront  chargé  à  lapplication  de  la  législation  environnementale  et  du  code  de l’hygiène dans notre pays

 

§    Création des centres de stockage des déchets suivent les normes internationales

 

§    La  sensibilisation  de  la  population  face  au  problématique  de  la  gestion  des  déchets ménagers


 

 

REFERENCES BIBLIOGRAPIQUES

 

1.   ABUHNGIENDO, R.M. : Maitrise des entrées et sorties dun centre de stockage dordures ménagères : Cas de la décharge nolfoulou à Yaoundé. Rapport de fin d’étude. Yaoundé : ENSP de Yaoundé, 2004, 71p

2.   HOLENU MANGENDA, H. : La gestion des décharges à Kinshasa et l’aménagement de

l’espace urbain, UNIKIN-DEA 2012, 114p

3.   HOLENU MANGENDA, H : Laménagement de la ville de Kinshasa face aux disparités de niveau de vie des citadins : essai danalyse géographique, mémoire de licence en science géographique, faculté des sciences, Université de Kinshasa 2004, 96p

4.   JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DEMOGRAPHIQUE DU CONGO (2011) : « Loi N°11/009 du 09 juillet 2011 portant principes fondamentaux relatifs à la protection de l’environnement »

5.   KITUBULE FERUZI : Gestion des déchets ménagers solides dans la commune de Lemba.

« Cas du quartier Kimpwanza » travail de fin de cycle, Unikin. Inédit. 2016

6.   LELO NZUZI, Kinshasa, ville et environnement, Ed. LHARMATTAN. Paris/France 2008.

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7.    LUMENGANESO, K : Kinshasa, genèse et sites historiques, Ed. Arnarza 1995, 219p

8.   MBANGALA MUZINGA J, P : Essai d’analyse et d’aménagement des dépotoirs, et leur évacuation dans la ville de Kinshasa « cas de district de la Funa » mémoire de licence en géographie, Faculté des sciences, Université de Kinshasa 2009. 105p

9.   MUNGANGILA AYILA : « Evaluation des comportements de la population de Ngaba face à la gestion des déchets ménagers solides » travail de fin de cycle, Unikin. Inédit 2016

10. PNUD-MATAT, 2008

11. PNUD/UNOPS, 1998

12. http://fr.wikipedia.org/wiki/décharge consulté le 20 octobre 2018 à 18h32

13. www.Actu_environnement.com consulté le 20 octobre 2018 à 19h40’

14. www.PlateformeRe-source.com: Réseau pour une gestion durable des déchets solides 2015.

Consulté le 11 juin 2018 à 16h32’

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