UNIVERSITE DE KINSHASA

FACULTE DES SCIENCES Département des Sciences de l’Environnement B.P. 190
KINSHASA XI
ETAT DES LIEUX DES DECHARGES PIRATES
« CAS DE LA COMMUNE DE SELEMBAO »
Par
SUANA MVULA Jairis
Travail de fin de cycle présenté en vue de l’obtention
du titre de gradué en Sciences
Groupe : Environnement
Directeur : Prof. BIEY MAKALY Emmanuel
Encadreur : Ass. NGANGU BULOKI Hervé
Année Académique 2017–2018
0. INTRODUCTION
0.1 Problématique
La gestion des déchets solides est restée problématique jusqu’ici dans la quasi-totalité des villes des pays en voie de développement (PED). La préoccupation majeure porte sur l’évacuation des ordures produites par les ménages dans le but d’améliorer la propreté et la protection de la santé de la population. Ces ordures finissent pour la plupart du temps dans des terrains vagues, des cours d’eau ou dans des champs.
Près de 98% des villes des PED ne disposent que de décharges non contrôlées qui, dans les moyennes et petites villes se résument en de simples dépotoirs sauvages dans lesquels les déchets sont souvent brulés pendant les périodes sèches pour en réduire la quantité. L’accès à ces sites est peu contrôlé et il existe un important secteur informel de récupération entraînant des risques sanitaires et des gênes d’exploitation. Il convient de préciser que la mise en décharge constitue la solution de traitement des déchets la plus répandue dans le monde entier mais également la moins onéreuse. Cependant, si cette pratique est relativement contrôlée et maîtrisée dans les pays occidentaux (car très réglementée), elle pose encore problème dans les PED du fait notamment de l’absence de contrôle, d’aménagements fonctionnels inadaptés ou inexistants et des difficultés de financement.
La ville de Kinshasa, notamment la Commune de Selembao attire notre attention particulière. En effet, cette commune, compte tenu de ses sites érosifs, attire beaucoup des décharges pirates sauvages et les ordures y sont jetées de manière non contrôlée. Tous ces facteurs pré-abordés entraînent une dégradation du cadre de vie des populations.
La question clé à laquelle va répondre cette étude est fondée sur les problèmes majeurs liés à la gestion des ordures des décharges pirates dans la ville de Kinshasa particulièrement dans la commune de Selembao.
0.2. Hypothèses
La gestion des décharges à Kinshasa et l'aménagement durable de l'espace urbain pousse à émettre les hypothèses suivantes :
§ Le manque des structures adéquates de gestion des décharges dans la Ville de Kinshasa serait à la base de la présence de plusieurs décharges non contrôlées ;
§ Les décharges pourraient être gérées dans le cadre d'un aménagement durable de la Ville de Kinshasa si elles sont considérées comme de la matière première.
0.3. Objectifs
0.3.1. Objectif général
L’objectif de ce travail est de faire l’évaluation de la problématique de la gestion des décharges pirates dans la Ville de Kinshasa particulièrement dans la Commune de Selembao afin de proposer une stratégie pour une gestion durable des décharges pirates adaptée au site et respectant l’environnement en vue du bien-être de la population y habitant.
0.3.2. Objectifs spécifiques
Spécifiquement, il sera question de :
Collecter les données sociodémographiques des habitants de la Commune de Selembao ;
Analyser les aspects relatifs à l’usage des sachets plastiques comme emballage ;
Analyser les aspects relatifs à la production et gestion des déchets de la population de la commune.
Cartographier les sites des décharges pirates des déchets à l’aide des données prélevées
avec le GPS.
0.4. Choix et Intérêt du sujet
L’intérêt de cette étude est de permettre aux habitants de la commune et aux autorités d’avoir des éléments pouvant leur permettre de gérer de manière rationnelle les décharges se trouvant dans le site identifié afin d’épargner ces derniers des conséquences néfastes sur la santé et l’environnement liées à la mauvaise gestion de ces déchets.
0.5. Délimitation du sujet
Compte tenu de la complexité du sujet, ce travail va se limiter à l’évaluation globale des décharges pirates présentes dans la Commune de Selembao en vue d’avoir une idée de leur gestion ultérieure.
0.6. Division du travail
Outre l’introduction et la conclusion, ce travail comporte trois chapitres : le premier chapitre aborde la revue de la littérature en rapport avec ce sujet, le deuxième chapitre décrit le matériel ainsi que les méthodes utilisées et enfin le troisième chapitre présente les résultats obtenus ainsi que leur discussion.
CHAPITRE 1. REVUE DE LA LITTERATURE
1.1. TYPOLOGIE DES DECHARGES
Les décharges sont nommées différemment en fonction des déchets collectés. La classification générale des décharges montre qu'on distingue principalement trois types de décharges, classées selon les types des déchets (compostables ou biodégradables, inertes, recyclables, ultimes ou dangereux) (www.PlateformeRe-source.com)
1.1.1. Les décharges biodégradables ou compostables
Elles comprennent des résidus verts, boues d’épuration des eaux, restes alimentaires..., qui
s'assimilent en première approche à la biomasse. Ils correspondent aux :
1. Déchets de jardin qui sont produits par les collectivités, les sociétés privées d'entretien des espaces verts et les particuliers ;
2. Déchets alimentaires ou « eaux grasses » qui sont issus essentiellement des métiers de la restauration et de l'industrie agro-alimentaire ;
3. Déchets de maison qui sont produits par les particuliers.
Ces déchets sont au moins en partie détruits naturellement, plus ou moins rapidement, en général par les bactéries, champignons et autres micro-organismes et/ou par des réactions chimiques (oxydation, minéralisation), laissant des produits de dégradation identiques ou proches de ceux qu'on peut trouver dans la nature, parfois néanmoins contaminés par des résidus de pesticides, de métaux, dioxines, etc., selon leur origine. Ils peuvent être revalorisés par différentes filières (bioénergie, biocarburants, Compostage / amendements /engrais ...).
Le CET (Centre d'Enfouissement Technique) est une décharge qui contient les déchets biodégradables ou compostables, qui peuvent être les déchets des jardins, les déchets alimentaires, les déchets de maison etc. et les déchets recyclables qui sont constitués des matériaux de construction, des métaux, des matières plastiques, des déchets ménagers et assimilés, des déchets industriels banals, et des déchets des entreprises du commerce...
1.1.2. Les décharges recyclables
Elles sont des matériaux de construction, métaux, matières plastiques, qui peuvent être réutilisés tels quels (via des Recycleries ou Ressourceries) dans d'autres domaines ou recyclés : par exemple, les métaux sont refondus et réintégrés dans de nouvelles pièces, les plastiques sont hachés et servent de rembourrage ou de combustible... Un déchet recyclable est un matériau que l'on peut techniquement recycler. Pour qu'un déchet soit recyclé, il faut qu'il soit récupéré dans le cadre d'une collecte de tri sélectif. Un objet recyclable n'est donc pas forcément recyclé. Il existe plusieurs catégories d'objets recyclables pouvant servir à fabriquer de nouveaux produits :
Les déchets ménagers et assimilés sont surtout produits par les ménages, les commerçants, les artisans, les entreprises, les industries, ... Il s'agit de produits non dangereux ni
polluants tels que : le verre, les métaux, les papiers, les plastiques, les matières organiques... Ces déchets sont récoltés et triés par les particuliers dans des conteneurs spécifiques à chaque type de déchet (conteneurs bleu, jaune, vert et gris).
Les DIB (Déchets Industriels Banals) correspondent quant à eux aux déchets des entreprises du BTP (Bâtiment et Travaux Publics) non dangereux. Ils sont aussi appelés "déchets assimilés aux déchets ménagers"
Les DBEC (Déchets Banals des Entreprises du Commerce) sont également assimilables aux déchets ménagers par leur caractère non toxique. Ils proviennent des filières industrielles, commerciales, artisanales ou de services et dont les producteurs ne sont pas les ménages. Ils comprennent des produits et déchets connexes à la filière bois, des déchets communs aux entreprises (emballages, déchets de bureaux, papiers, cartons...) et de déchets spécifiques à une activité (chutes, déchets de fabrication, ...).
1.1.3. Les décharges du Centre de Stockage des Déchets Ultimes (CSDU)
Ces décharges contiennent les déchets ultimes ou non dangereux et nécessitent des mesures coercitives pour leurs implantations. Ce sont des déchets qui « ne sont plus susceptibles d'être traités dans les conditions techniques et économiques appartenant au processus de valorisation du déchet ou de réduction de son caractère polluant ou dangereux du moment ». Eux seuls devraient encore pouvoir être mis en décharge après inertage le cas échéant, pour les plus dangereux.
La notion de déchet ultime n'est pas fonction de ses caractéristiques physico-chimiques mais plutôt du système de collecte et de traitement auquel il appartient (HOLENU MANGENDA, H. : La gestion des décharges à Kinshasa et l’aménagement de l’espace urbain).
1.1.4. Les décharges du Centre de Stockage des Déchets Dangereux (CSDD) Les Déchets Spéciaux et Déchets Industriels Dangereux (DID)
Anciennement appelés déchets industriels spéciaux (DIS), à la différence du déchet banal, peuvent entrer dans la catégorie des déchets dangereux, dont font partie les déchets toxiques et les déchets radioactifs qui doivent faire l'objet d'un traitement tout à fait particulier en raison de leur nocivité particulière liée à la radioactivité. Parmi les déchets nucléaires, on distingue les déchets radioactifs ultimes qui « ne sont plus susceptibles d'être traités dans les conditions techniques et économiques du moment ». On les classe aussi selon leur durée de vie (d'activité).
1.2. GENERALITES SUR LES DÉCHETS
Un déchet se caractérise par le fait qu’il est devenu inutile aux yeux de son propriétaire et que celui-ci cherche à s’en débarrasser, a l’obligation de s’en défaire. Chaque produit ou objet que nous utilisons devient un jour (quand nous n’en avons plus besoin ou quand il est cassé) un déchet. Le déchet est donc une étape de la vie d’un produit et pratiquement toute activité humaine en génère. Chaque fois que nous consommons un bien, nous produisons des déchets. En effet, tout au long de la chaîne de production d’un bien, il peut y avoir des déchets, des résidus, etc.
La loi N°11/009 du 09 Juillet 2011 portant principes fondamentaux relatifs à la protection de l’environnement, promulguée par le Président de la République Démocratique du Congo, dans son Journal Officiel, définit la gestion des déchets et les déchets sous toutes ses formes.
Est considéré comme déchet : tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toute substance solide, liquide ou gazeux, matériau ou produit ou, plus généralement, tout bien meuble éliminé, destiné à être éliminé ou devant être éliminé en vertu des lois et règlementations en vigueur.
Il s'agit de :
1. Les déchets dangereux
Un déchet dangereux présente une ou plusieurs des caractéristiques suivantes : explosif, comburant, inflammable, irritant, nocif, toxique, cancérogène, infectieux, corrosif, mutagène ...
2. Les catégories de déchets dangereux
a)Les Déchets toxiques en Quantités Dispersées (DTQD)
Les DTQD produits en petites quantités par les ménages, les commerçants ou les PME qui sont chargés de les faire éliminer ou valoriser dans les installations classées pour la protection de l'environnement.
On distingue deux sortes de DTQD :
§ Solides : déchets banals souillés, piles, batteries usagées, résidus de peinture, ...
§ Liquides : produits de coiffure, lessives et détergents, eau de javel, aérosols, huiles de vidange, liquides de frein, de refroidissement, huiles de coupe, solvants, encres, révélateurs et fixateurs photos, ...
b) Les Déchets Industriels Spéciaux (DIS)
Les DIS correspondent aux déchets produits par les entreprises ainsi que les déchets spéciaux produits par les hôpitaux, les laboratoires et les agriculteurs.
On peut les classer en trois catégories :
§ Les déchets organiques : solvants, hydrocarbures, boues, ...
§ Les déchets minéraux liquides et semi liquides : bains de traitement de surface, acides, ...
§ Les déchets minéraux solides : cendres, mâchefers, laitiers, ...
c) Les Déchets d'Équipements Électriques et Électroniques (DEEE)
Les DEEE sont composés de téléphones portables, de télévisions, d'ordinateurs et de tout appareil électroménager, jeté ou abimé.
d) Les Déchets Ménagers Spéciaux (DMS)
Les DMS sont séparés des déchets ménagers à cause de leur caractère toxique nuisible pour l'homme. Ils peuvent être assimilés aux DTQD car ils comprennent des produits tels que : aérosols, acides, ammoniaque, métaux lourds, piles, les médicaments non utilisés (MNU), les produits électroniques et électriques en fin de vie (PEEFV), les produits phytosanitaires.
En ce qui concerne les DMS, il est à noter l'existence sous d'autres cieux de quelques organismes spécialisés dans leur récolte :
§ Piles et batteries usagées : Batribox
§ Médicaments : Cyclamed
§ Huiles usagées : PEEFV
e) Les Déchets Inertes
Les déchets inertes sont ceux qui ne se décomposent pas, ne brûlent pas et ne produisent aucune autre réaction physique, chimique ou biologique de nature à nuire à l'environnement.
Ils ne sont pas biodégradables et ne se détériorent pas au contact d'autres matières. Ils proviennent principalement des filières du bâtiment et des travaux publics. Dans le secteur du bâtiment, on distingue les déchets issus des activités de construction, de rénovation, de démolition (béton, briques, tuiles, céramiques, carrelage...) ainsi que des activités liées à la réalisation et à l'entretien d'ouvrages publics (routes, ponts, réseaux...).
f) Les déchets banals
Ensemble des déchets non inertes et non dangereux générés par les entreprises, industriels, commerçants, artisans et prestataires de services ; ferrailles, métaux non ferreux, papiers-cartons, verre, textiles, bois, plastiques, etc.
g) Les déchets spéciaux
Ils peuvent contenir des éléments polluants et sont spécifiquement issus de l'activité industrielle (boues de peintures ou d'hydroxyde métallique, cendres d'incinération etc.).
Certains déchets sont aussi dits spéciaux lorsque leur production importante sur un même site entraîne des effets préjudiciables pour le milieu naturel (mâchefers des centrales thermiques, phosphogypse, ainsi que certains déchets provenant des laboratoires universitaires et hospitaliers etc.).
3. Cas particuliers
Ce sont par exemple :
1) Les déchets hospitaliers et déchets vétérinaires
2) Les déchets du passé, sans responsables aux yeux de la loi, sont mal pris en compte.
3) Les munitions immergées, les munitions non-explosées.
4) Les gaz à effet de serre émis par les avions, non pris en compte par le Protocole de Kyoto.
1.3. POLITIQUE DE GESTION DES DECHETS AILLEURS
Le principe pollueur-payeur tend à s'imposer en Europe, avec pour conséquence l'exigence faite auprès du producteur d'un déchet de contribuer au traitement de ce dernier. On peut noter que le déchet est la seule marchandise pour laquelle le flux d'argent suit parfois le flux de matière : pour les autres marchandises, la personne qui expédie la marchandise reçoit de l'argent, alors qu'avec les déchets, elle paie.
1.4. PROBLEMATIQUE DE LA GESTION DES DECHARGES PIRATES DES DECHETS SOLIDES A KINSHASA
L'urbanisation rapide et non contrôlée de la ville de Kinshasa a causé la détérioration de l'environnement. L'une de ses conséquences les plus inquiétantes, réside d'ailleurs dans les problèmes de gestion des décharges. Des incidents qui ont eu lieu dans les grands centres urbains montrent que le problème de la gestion des décharges a atteint des proportions telles que les mesures prises par les différents niveaux d'administration et les spécialistes se sont révélées infructueuses. Il suffit de traverser la ville de Kinshasa pour constater les manifestations de ce problème : accumulation des déchets, détritus le long des routes, ruisseaux bloqués, sites d'enfouissement menaçant la santé dans les secteurs résidentiels, et élimination inadéquate des déchets toxiques
Dans la ville de Kinshasa, on produit selon RATPK (Régie d’assainissement et des travaux publics de Kinshasa) 7 000 tonnes par jour. (RadioOkapi.net). Ces données témoignent de l'urgence d'assurer des services de gestion adéquats, que généralement l'on ne trouve pas dans les villes africaines. L’urbanisation apporte à la société un nouveau mode de vie moderne, lui ouvre de nouveaux horizons, lui procure de nouvelles compétences et l'engage dans un processus d'apprentissage. Cependant, une urbanisation galopante et anarchique pose de graves problèmes de gouvernance : les facteurs d'optimisation s'affaiblissent et les capacités institutionnelles deviennent insuffisantes, ce qui ne fait qu'exacerber les problèmes. Ce problème est ressenti d'une manière alarmante dans la ville province de Kinshasa où l'on trouve des décharges non contrôlées au travers toutes les voies de communication, sur les places publiques même sur les espaces résidentiels (Boulevards, chemins de fer, les rues, les rivières, les caniveaux, les lieux publics, marchés...). En 1986, la Société Rexcoop a étudié la production de déchets ménagers selon les quartiers : résidentiels, anciens et nouveaux. Sur ces bases, on a enregistré 3500 m/jour en 1986 (Ilunga, 1995), 5000 m/jour en 1999 (Lelo Nzuzi, 2000), contre 5700 m/jour en 2005, (PNA,
2005) ; IGIP (2007), dans son plan d'action pour l'assainissement de la ville de Kinshasa, a évalué la production urbaine des déchets ménagers à environ 6300 m/jour, (Ngoy, 2007). Ces chiffres font apparaître une production croissante des décharges urbaines dans le temps. Ce qui suppose des gros moyens à mettre en place pour la propreté de la ville (Lelo Nzuzi, 2008).
Ces différents problèmes de gestion des décharges dans l'agglomération de Kinshasa méritent bien une attention particulière d'une part des autorités gouvernementales, urbaines et de la population et d'autres parts des chercheurs qui doivent apporter leur expertise en faisant des études et analyses sur les différents problèmes qui se posent dans la société.
CHAPITRE 2. MATERIEL ET METHODES
2.1. PRESENTATION DU MILIE D’ETUDE
2.1.1. Bref aperçu sur la Ville de Kinshasa a) Situation géographique
La ville province de Kinshasa est située entre 4° et 5° de latitude Sud et entre 15° et 16°
de longitude Est. La ville a comme limites géographique :
La province de Kwilu au Nord et à l’Est ;
La province du Kongo central au Sud et
La république du Congo à l’Ouest
b) Eléments climatiques
Le climat de la Province urbaine de Kinshasa appartient au type climatique AW4 de
Koppen caractérisé par un climat tropical chaud et humide.
Le régime pluviométrique comporte :
Une saison de pluie de sept mois ;
Une saison sèche qui s’étend de mi-mai à mi-septembre ;
Une inflexion de pluviosité entre décembre et février
c) Sols
Les sols de la ville Province de Kinshasa sont décrits comme étant des sols à texture essentiellement sablonneuse et assortie de quelques éléments grossiers.
La faible capacité de rétention en eau de ces sols leur confère une utilité pour
l’agriculture.
d) Hydrographie
La Province Urbaine de Kinshasa est baignée par plusieurs cours d’eau dont les plus importants sont ;
La N’djili avec bassin de 2000 Km² ;
La N’sele avec bassin de 2000 Km² ;
Le fleuve Congo qui borde la ville elle-même.
e) Organisation administrative
La province Urbaine de Kinshasa a une superficie de l’ordre de 9.968 Km² répartie en 24
communes administratives dont 18 sont urbaines et 6 sont rurales.
2.1.2. Description de la Commune de selembao
Ayant une superficie de 23.02 Km², de 335.58 habitants par Km², et une densité de 21.780
Km² (wikipedia.org) la Commune urbaine de Selembao est située :
A l’Est par la commune de Bumbu et Makala ;
A l’Ouest par la commune de Ngaliema ;
Au Nord par la commune de Bandalungwa
Au Sud par la commune de Mont-ngafula
La Commune de Selembao est battue dans sa majeure partie sur un sol accidenté avec des pentes plus ou fortes. A l’instar des quartiers Inga, Madiata, Nkingu, Molende, Ndobe, Badiadingi, Mbala, Libération, Kalunga, Pululu-mbambu et Herady, sauf sa partie nord qui est pratiquement le prolongement de la commune de bandalungwa
La Commune de Selembao peut compter en son sein quelques érosions qui se trouvent dans les quartiers ci- après : Nkingu, Ngafani, Kalunga, Herady, Badiadingi…
L’occupation anarchique des terrains dépourvus de normes urbanistiques à très fortement détérioré l’aspect de la commune.
Ø Aspect démographique
La Commune de Selembao a une population estimée à plus au moins 505.297 habitants dont
498.707 nationaux et 6.550 étrangers. Cette population est dominée en majeure partie par les ressortissants de la province du Kongo-central.
2.2. MATERIEL
Les déchets ont constitué notre matériel de recherche, soutenus par les outils suivants :
ü Un stylo ;
ü Un questionnaire d’enquête pré élaboré a permis de collecter les informations auprès des populations environnants les sites des décharges ;
ü Un appareil photographique : a permis d’acquérir les images dans les décharges pirates
ü Des cache-nez ;
ü Des gants ;
ü Mètre ruban de cadastre
ü Un GPS : a permis d’avoir des coordonnées géographiques des sites où se trouvent les décharges pirates ;
ü Des carnets.
2.3. METHODES
La méthodologie suivie dans cette étude est partie des enquêtes menées sur le terrain, lesquelles données ont servi à l’analyse multi variée qui a débouché sur l’élaboration d’un plan particulier d’évacuation et d’exploitation des décharges.
Enfin, les données des enquêtes récoltées sur le terrain à l’aide du GPS, seront traitées
statistiquement avec le logiciel SPSS, pour leur analyse et interprétation.
Ces méthodes ont été appuyées par quelques techniques, notamment la recherche documentaire, l'observation du terrain, l'enquête par entretien ou interview et traitement des données.
a) Recherche documentaire
Des données ont été collectées dans les différents ouvrages disponibles dans les bibliothèques et sur l'internet. Cette recherche documentaire a porté sur des ouvrages et articles généraux et spécifiques abordant la problématique de la gestion des décharges et l’aménagement de l’espace urbain
b) Observation du terrain
Des multiples descentes effectuées sur terrain ont permis d'avoir un aperçu général sur l'état d'insalubrité qui règne dans la commune de Selembao, d'observer le cadre de vie de la population y habitant afin de nous imprégner des réalités de vie quotidienne de la population
c) Enquêtes et interviews
Les enquêtes et interviews réalisées ont permis d'approfondir les recherches et apporter des éléments des réponses à certaines questions liées à la gestion des ordures ménagères. L'enquête était effectuée du 7 au 30 juin 2018
Cette méthode a permis de recueillir les informations auprès de la population résident la commune de Selembao. Pour ce faire, nous avons utilisé un questionnaire adressé pour chaque ménage. Ce questionnaire porte sur la gestion des ordures ménagères et les impacts des décharges pirates des déchets solides
d) Echantillonnage
Sur un total de 11 décharges répertoriées dans la Commune de Selembao, nous avons tiré un échantillon de 110 ménages soit 10% sur l’ensemble de ces 11 décharges.
e) Traitement des données
L’analyse ou le traitement des données a commencé par le dépouillement manuel des fiches d’enquête avec codification des réponses. Le traitement a été rendu possible grâce à l’outil informatique avec le logiciel Word et Excel.
CHAPITRE 3. RESULTATS & DISCUSSION
3.1. RESULTATS
3.1.1. Aspects relatifs aux données sociodémographiques
Tableau 1. Données relatives au statut d’occupation, au sexe, à l’âge et à l’état-civil des enquêtés.
|
Variables |
Modalités |
Fréquence absolue |
Fréquence relative (%) |
|
Statut d’occupation |
Propriétaire |
72 |
65 |
|
Locateur |
38 |
35 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
Sexe |
Masculin |
19 |
17 |
|
Féminin |
91 |
83 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
Age |
Moins de 20 ans |
0 |
0 |
|
20 à 34,9 ans |
74 |
67 |
|
|
35 à 49,9 ans |
35 |
32 |
|
|
50 ans ou plus |
1 |
1 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
Etat-civil |
Célibataire |
37 |
34 |
|
Mariés |
72 |
65 |
|
|
Veufs |
0 |
0 |
|
|
Divorcés |
1 |
1 |
|
|
Total |
110 |
100 |
Ce tableau montre que la plupart d’enquêtés sont des propriétaires (65%), les femmes (83%)
dominent sur les hommes (17%), La tranche d’âge dominantes est celle comprise entre 20 à 34,9 ans (67%), la majorité (65%) d’enquêtés sont des mariés
Tableau 2. Données relatives au niveau d’études et profession
|
Variables |
Modalités |
Fréquence absolue |
Fréquence relative (%) |
|
Niveau d’études |
Doctorat |
0 |
0 |
|
Licence |
46 |
42 |
|
|
Graduait |
18 |
16 |
|
|
Diplômé d’Etat |
46 |
42 |
|
|
6 ans primaires |
0 |
0 |
|
|
Autres |
0 |
0 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
Profession |
Fonctionnaire |
20 |
18 |
|
Commerçant(e) |
42 |
38 |
|
|
Agriculteur |
0 |
0 |
|
|
Chômeur |
47 |
43 |
|
|
Autres |
1 |
1 |
|
|
Total |
110 |
110 |
Ce tableau montre que la plupart d’enquêtés sont des licenciés et des diplômés d’Etat (42%) suivis des graduait (16%) ; la plupart des personnes sont des chômeurs (43%) ; suivis des commerçant(e) (38%) et des fonctionnaires (18%)
Tableau 3. Données relatives à la taille du ménage
|
Variabilité |
Modalité |
Fréquence absolue |
Fréquence relative (%) |
|
Taille du ménage |
1-4 |
23 |
21 |
|
5-9 |
86 |
78 |
|
|
10-14 |
1 |
1 |
|
|
15 et plus |
0 |
0 |
|
|
Total |
110 |
100 |
Ce tableau montre que la plupart des maisons sont habitées par 5 à 9 personnes (78%), suivis de
celles qui ont 1 à 4 personnes (21%)
Tableau 4. Données relatives à l’existence des autres ménages dans la parcelle et si oui, nombre
des ménages dans la parcelle
|
Variabilité |
Modalité |
Fréquence absolue |
Fréquence relative (%) |
|
Existence d’autres ménages dans la parcelle |
Oui |
36 |
33 |
|
Non |
74 |
67 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
Si oui, nombre des ménages |
2 |
11 |
31 |
|
3 |
17 |
47 |
|
|
4 |
3 |
8 |
|
|
5 |
1 |
3 |
|
|
6 |
1 |
3 |
|
|
Plus de 6 |
3 |
8 |
|
|
Total |
36 |
100 |
Les données de ce tableau montrent que la plupart des parcelles ont un seul ménage (67%), et
celles qui ont plusieurs ménages (33%), le nombre dominant des parcelles à plusieurs ménages est le 3 (47%), suivis de 2 (31%)
Tableau 5. Données relatives au nombre des personnes vivantes dans la parcelle et leurs
province d’origine
|
Variabilité |
Modalité |
Fréquence absolue |
Fréquence relative (%) |
|
Nombre des personnes vivant dans la parcelle |
1-3 |
0 |
0 |
|
4-7 |
26 |
23 |
|
|
8-11 |
56 |
51 |
|
|
12-15 |
23 |
21 |
|
|
16 et plus |
5 |
5 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
Province d’origine |
Equateur |
9 |
8 |
|
Haut-uele |
0 |
0 |
|
|
Kasaï |
21 |
19 |
|
|
Kasaï-central |
0 |
0 |
|
|
Kasaï-Oriental |
0 |
0 |
|
|
Kinshasa |
0 |
0 |
|
|
Kongo-central |
53 |
48 |
|
|
Kwango |
10 |
9 |
|
|
Kwilu |
5 |
5 |
|
|
Lomami |
1 |
1 |
|
|
Mai-ndombe |
9 |
8 |
|
|
Tshopo |
1 |
1 |
|
|
Tshuapa |
1 |
1 |
|
|
Total |
110 |
100 |
Les données de ce tableau montrent que la plupart des parcelles enquêtées ont 8 à 11 personnes
(51%) ; suivis de celles de 4 à 7 (23%) ; 12 à 15 (21%). La plupart des enquêtés sont originaires du Kongo-central (48%) ; suivis de ceux du Kassaï (19%) ; du Kwango (9%) ; de l’Equateur (8%) et ceux du Kwilu (5%).
3.1.2. Aspects relatifs à l’usage des sachets et bouteilles plastiques comme emballage
Tableau 6. Données relatives à l’usage des sachets plastiques, au devenir des sachets plastiques après usage et à l’avis des enquêtés sur l’utilisation d’autres produits ou matériels à la place des sachets ou bouteilles en plastiques
|
Variabilité |
Modalité |
Fréquence absolue |
Fréquence relative (%) |
|
Usage des sachets plastiques |
Oui |
110 |
100 |
|
Non |
0 |
0 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
Devenir des sachets plastiques après usage |
Destinés à la vente |
0 |
0 |
|
Pré-collecte par les récupérateurs |
0 |
0 |
|
|
Brûlage |
6 |
5 |
|
|
Evacuation dans la poubelle |
102 |
93 |
|
|
Evacuation dans la rue |
0 |
0 |
|
|
Evacuation dans les caniveaux |
0 |
0 |
|
|
Evacuation dans les décharges sauvages |
2 |
2 |
|
|
Autres |
0 |
0 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
Avis des enquêtés sur l’utilisation d’autres matériels à place des sachets ou bouteilles plastiques |
Oui |
13 |
12 |
|
Non |
97 |
88 |
|
|
Total |
110 |
100 |
Il ressort de ce tableau que la quasi-totalité (100%) d’enquêtés utilisent les sachets plastique, la
majorité d’enquêtés (93%) évacue les sachets dans la poubelle après usage et la plupart en sont défavorables (88%) à l’utilisation d’autres produits ou matériels à la place des sachets ou bouteilles en plastiques contre 12% d’enquêtés qui en sont favorables
Tableau 7. Données relatives aux sources d’approvisionnement en (sacs) plastiques, à l’avis des
enquêtés sur l’usage des sachets comme emballage et sur la fermeture des usines de fabrications
des sachets et bouteilles plastiques
|
Variabilité |
Modalité |
Fréquence absolue |
Fréquence relative (%) |
|
Sources d’approvisionnement en (sacs) plastiques |
Vendeurs ambulants d’eau minérale et de robinet en sachets |
0 |
0 |
|
Supermarché (A) |
0 |
0 |
|
|
Boutiques (B) |
0 |
0 |
|
|
Marchés (C) |
0 |
0 |
|
|
Usines de fabrication des plastiques |
0 |
0 |
|
|
A, B et C |
110 |
100 |
|
|
Autres |
0 |
0 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
Avis des enquêtés sur l’usage des plastiques comme emballages |
Bon |
109 |
99 |
|
Mauvais |
1 |
1 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
Avis des enquêtés sur la fermeture des usines de fabrication des sachets et bouteilles plastiques |
Oui |
20 |
18 |
|
Non |
90 |
82 |
|
|
Total |
110 |
100 |
Ce tableau démontre que la quasi-totalité soit 100% de la source d’approvisionnement en (sacs)
plastiques est le A, B et C (Supermarché, Boutiques et Marché) ; la majorité d’enquêtés ont jugé bon l’usage des plastiques comme emballage (99%) et beaucoup (82%) sont pas d’avis à la fermeture des usines de fabrication des sachets et bouteilles plastiques contre (18%) qui sont d’avis.
3.1.3 Aspects relatifs à la production et gestion des déchets managers solide
Tableau 8. Données relatives au nombre de repas par jour, à la nature des aliments les plus consommés, à la nature des déchets les plus produits, à la provenance des déchets, à l’existence de poubelle familiale et au temps de remplissage de la poubelle des enquêtés
|
Variabilité |
Modalité |
Fréquence absolue |
Fréquence relative (%) |
|
Nombre de repas par jour |
1 |
0 |
0 |
|
2 |
110 |
100 |
|
|
3 |
0 |
0 |
|
|
4 et plus |
0 |
0 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
Nature des aliments les plus consommés |
Végétaux (A) |
0 |
0 |
|
Viande (B) |
0 |
0 |
|
|
Poisson (C) |
0 |
0 |
|
|
A, B et C |
110 |
100 |
|
|
Autre |
0 |
0 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
Nature des déchets les plus produits |
Reste de légumes, viande et poisson (A) |
0 |
0 |
|
Verres (B) |
0 |
0 |
|
|
Métaux (C) |
0 |
0 |
|
|
Déjections animales (D) |
0 |
0 |
|
|
Sachets en plastiques (E) |
0 |
0 |
|
|
Déchets de textiles (F) |
0 |
0 |
|
|
A et E |
110 |
100 |
|
|
Autres |
0 |
0 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
Provenance des déchets |
De la cuisine (A) |
0 |
|
|
Des animaux (B) |
0 |
0 |
|
|
Du commerce (C) |
0 |
0 |
|
|
Industries (D) |
0 |
0 |
|
|
De la parcelle (maison, arbres) (E) |
0 |
0 |
|
|
A et E |
110 |
100 |
|
|
Autres |
0 |
0 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
Existence d’une poubelle familiale |
Oui |
97 |
88 |
|
Non |
13 |
12 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
Temps de remplissage de la poubelle |
1 jour |
0 |
0 |
|
2 jours |
2 |
2 |
|
|
3 jours |
3 |
3 |
|
|
4 jours |
5 |
5 |
|
|
5 jours et plus |
87 |
90 |
|
|
Total |
97 |
100 |
Les données de ce tableau montrent que la quasi-totalité d’enquêtés prennent 2 repas (100%) par
jour ; les aliments les plus consommés est l’ensemble végétaux-viande-poissons (100%) ;
La nature des déchets les plus produits proviennent des restes de légumes, viande, poisson et sachets en plastiques (100%) ; la cuisine et la parcelle (arbre et maison) sont les lieux de la
provenance du totalité (cuisine et parcelle) des déchets (100%) ; la majorité d’enquêtés ont une poubelle familiale (88%) et le temps de remplissage de ces poubelles est pour la plupart 5 jours et plus (90%) suivi de 4 jours (5%)
Tableau 9. Données relatives à la destination des déchets une fois la poubelle est pleine, qui évacue ces déchets, à l’avis des enquêtés sur la prise en charge de l’évacuation des déchets solides, au coût mensuel d’évacuation de ces déchets, à la séparation de différents types des déchets, et de la non-séparation de ces déchets
|
Variabilité |
Modalité |
Fréquence absolue |
Fréquence relative (%) |
|
Destination des déchets une fois la poubelle est pleine |
Enfouissement dans la parcelle |
0 |
0 |
|
Incinération dans la poubelle |
0 |
0 |
|
|
Rejet vers une rivière |
0 |
0 |
|
|
Rejet vers le ravin ou caniveau |
23 |
24 |
|
|
Rejet vers une décharge pirate |
68 |
70 |
|
|
Rejet en dehors de la ville |
0 |
0 |
|
|
Remise aux composteurs |
6 |
6 |
|
|
Production de compost |
0 |
0 |
|
|
Autres |
0 |
0 |
|
|
Total |
97 |
100 |
|
|
Avis des enquêtés sur la prise en charge de l’évacuation des déchets solides |
Oui |
8 |
7 |
|
Non |
102 |
93 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
Coût mensuel d’évacuation de ces déchets |
1.000 à 5.000 |
0 |
0 |
|
6.000 à 10.000 |
4 |
50 |
|
|
11.000 à 15.000 |
4 |
50 |
|
|
16.000 à 20.000 |
0 |
0 |
|
|
Plus de 20.000 |
0 |
0 |
|
|
Total |
8 |
100 |
|
|
Séparation de différents types des déchets |
Oui |
0 |
0 |
|
Non |
110 |
100 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
Raisons de la non- séparation de ces déchets |
Pas de temps |
97 |
88 |
|
Difficile à faire |
4 |
4 |
|
|
Inutile |
7 |
6 |
|
|
Non hygiénique |
0 |
0 |
|
|
Autres |
2 |
2 |
|
|
Total |
110 |
100 |
Ce tableau montre que la décharge pirate (70%) est la destination finale des déchets des enquêtés
une fois que la poubelle est pleine suivie de ravin ou caniveau (24%) et la remise aux composteurs (6%) ; la plupart d’enquêtés sont défavorables à la prise en charge de l’évacuation des déchets solides (93%) contre (7%) ; la plupart d’entre eux ont proposé comme coût mensuel d’évacuation de ces déchets au prix de 6.000Fc à 10.000Fc (50%) et de 11.000Fc à 15.000Fc (50%) ; la totalité d’enquêtés (100%) ne séparent pas les différents types des déchets ; la raison principale avancée est le manque de temps (80%) suivis de ceux qui ont dit que c’est inutile (6%) et de ceux qui disent que c’est difficile à faire (4%) et en fin ceux qui donné d’autres raisons (2%)
Tableau 10. Données relatives à la participation à des activités d’assainissement dans votre quartier ; au fait d’avoir déjà suivi une émission radiotélévisée sur l’hygiène ou la salubrité du milieu ; pourquoi ne pas avoir participé ; qui s’occupe de la cuisine et du type de la maladie fréquente
|
Variabilité |
Modalité |
Fréquence absolue |
Fréquence relative (%) |
|
Avoir déjà suivi une émission radiotélévisée sur l’hygiène ou la salubrité du milieu |
Oui |
8 |
7 |
|
Non |
102 |
93 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
Participation à des activités d’assainissement dans votre quartier |
Oui |
14 |
13 |
|
Non |
96 |
87 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
pourquoi ne pas avoir participé à des activités d’assainissement |
Pas de temps |
81 |
84 |
|
Très difficile |
1 |
1 |
|
|
C’est la tâche de l’Etat |
14 |
15 |
|
|
Autres |
0 |
0 |
|
|
Total |
96 |
100 |
|
|
Qui s’occupe de la cuisine |
Maman |
46 |
42 |
|
Filles |
51 |
46 |
|
|
Garçons |
0 |
0 |
|
|
Domestiques |
13 |
12 |
|
|
Autres |
0 |
0 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
Type de la maladie fréquente |
Malaria |
110 |
100 |
|
Maladie de mains sales |
0 |
0 |
|
|
Verminose |
0 |
0 |
|
|
Autre |
0 |
0 |
|
|
Total |
110 |
100 |
Les résultats de ce tableau montrent que la plupart (93%) d’enquêtés n’ont jamais suivi une émission radiotélévisée sur l’hygiène ou la salubrité du milieu ; la majorité (87%) de ces enquêtés ne participent pas à des activités d’assainissement au quartier ; la raison avancée par ceux dernier est le manque de temps (84%) suivis de ceux qui stipule que c’est la tâche de l’Etat (15%) ; dans la plupart des ménages enquêtés ce sont des filles (46%) qui s’occupe de la cuisine suivis de maman (42%) et des domestiques (12%) ; le type de la maladie qui domine est la malaria (100%)
3.1.4 Aspects relatifs à la décharge pirate des déchets solides
Tableau 11. Données relatives à l’existence de décharges pirates des déchets solides ; le nombre de décharge ; depuis combien de temps la décharge la plus proche de vous existe-elle ; d’où
proviennent ces déchets qui constituent cette décharge pirate
|
Variabilité |
Modalité |
Fréquence absolue |
Fréquence relative (%) |
|
Existe-elle une décharge des déchets solides dans votre quartier |
Oui |
110 |
100 |
|
Non |
0 |
0 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
Si oui, combien |
1 |
54 |
49 |
|
2 |
37 |
34 |
|
|
3 |
19 |
17 |
|
|
4 |
0 |
0 |
|
|
5 et plus |
0 |
0 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
Depuis combien de temps la décharge la plus proche de vous existe-elle |
1 an |
38 |
34 |
|
2 ans |
23 |
21 |
|
|
3 ans |
11 |
9 |
|
|
4 ans |
0 |
0 |
|
|
5 ans |
5 |
6 |
|
|
Plus de 5 ans |
33 |
30 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
D’où proviennent principalement ces déchets |
Des ménages (A) |
0 |
0 |
|
Des marchés (B) |
0 |
0 |
|
|
Des industries (C) |
0 |
0 |
|
|
Des supermarchés (D) |
0 |
0 |
|
|
Du commerce au quartier |
0 |
0 |
|
|
Autres |
0 |
0 |
|
|
A et B |
110 |
100 |
|
|
Total |
110 |
100 |
Les résultats enregistrés dans ce tableau montrent qu’il existe des décharges dans la totalité
(100%) des quartiers enquêtés ; le nombre de décharge dominant dans le quartier est de 1 (49%) suivis celles qui ont 2 (34%) ; 3 (17%), les décharges les plus veilles date des plus de 5 ans (30%) puis celles de 2 ans (21%) ; 3 ans (9%) et celles de 5 ans (6%) ; la quasi-totalité (100%) des déchets proviennent principalement du complexe ménages et marchés.
Tableau 12. Données relatives au fait de savoir si les enquêtés jettent les déchets dans cette décharge pirate ; si oui, à quel moment ; quelle est la conséquence frappante de l’existence de cette décharge pirate sur l’environnement du quartier et de savoir si les autorités municipales ou
celle de la police interdisent-elle le rejet des déchets dans cette décharge pirate
|
Variabilité |
Modalité |
Fréquence absolue |
Fréquence relative (%) |
|
Avis des enquêtés s’ils jettent les déchets dans cette des décharges pirates |
Oui |
110 |
100 |
|
Non |
0 |
0 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
A quel moment jetez- vous les déchets dans cette décharge pirate |
Le matin |
110 |
100 |
|
La journée |
0 |
0 |
|
|
Le soir |
0 |
0 |
|
|
La nuit |
0 |
0 |
|
|
A tout moment |
0 |
0 |
|
|
Autres |
0 |
0 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
La conséquence frappante de l’existence de cette décharge pirate sur l’environnement du quartier |
Mauvaises odeurs (A) |
0 |
0 |
|
Nuisances esthétiques (B) |
16 |
14 |
|
|
Prolifération des insectes nuisibles (C) |
0 |
0 |
|
|
Rétrécissement des rues (D) |
3 |
3 |
|
|
Entrainement des déchets vers la rivière lors des pluies (E) |
0 |
0 |
|
|
A et C |
91 |
83 |
|
|
Autres |
0 |
0 |
|
|
Total |
110 |
100 |
|
|
Les autorités municipales ou celles de la police interdisent-elle le rejet des déchets dans cette décharge |
Oui |
0 |
0 |
|
Non |
110 |
100 |
|
|
Total |
110 |
100 |
Les données sur ce tableau démontrent que la totalité (100%) d’enquêtés jette les déchets dans
des décharges pirates ; la quasi-totalité de ce dernier (100%) y jette les déchets le matin ; la conséquence frappante de ces décharges à l’environnement du quartier est le complexe de la mauvaise odeur et la prolifération des insectes nuisibles (83%) suivi de la nuisances esthétiques (14%) et de la rétrécissement des rues (3%) ; tous les enquêtés (100%) disent que les autorités municipale ou celles de la police n’interdisent pas le rejet des déchets dans cette décharge.
Tableau 13. Données relatives aux coordonnés GPS des décharges se trouvant dans la commune de Selembao
|
Décharge 1 |
Position +/- 22m S04°24’19.8’’
E015°16’18.4’’ |
|
Décharge 2 |
Position +/- 44m S04°24’15.6’’
E015°16’11.4’’ |
|
Décharge 3 |
Position +/-8m S04°25’30.5’’
E015°15’38.1’’ |
|
Décharge 4 |
Position +/- 32m S04°25’27.5’’
E015°15’39.7’’ |
|
Décharge 5 |
Position +/-10m S04°25’05.4’’
E015°15’59.0’’ |
|
Décharge 6 |
Position +/-16m S04°25’39.2’’
E015°15’40.5’’ |
|
Décharge 7 |
Position +/-11m S04°24’29.8’’
E015°15’26.6’’ |
|
Décharge 8 |
Position +/-10m S04°25’40.1’’
E015°15’37.5’’ |
|
Décharge 9 |
Position +/-13m S04°25’41.6’’
E015°15’35.0’’ |
|
Décharge 10 |
Position +/-15m S04°25’42.2’’
E015°15’33.0’’ |
|
Décharge 11 |
Position +/-30m S04°25’53.9’’
E015°15’36.5’’ |
3.2 CARTHOGRAPHIE DES DECHARGES PIRATES DES DECHETS SOLIDES DE LA COMMUNE DE SELEMBAO

Figure.1 Cartographie de la répartition des décharges dans la commune de Selembao
3.3 DISCUSION
La discussion des résultats porte sur les aspects sociodémographiques, les aspects relatifs à l’usage des sachets et bouteilles comme emballage, les aspects relatifs à la production et gestion des déchets solides ainsi que les aspects relatifs à la décharge pirate des déchets solides dans la Commune de Selembao.
Les résultats en rapport avec les données sociodémographiques montrent que la plupart d’enquêtés sont des propriétaires (65%) se justifier par le fait que la majorité des habitants de la commune sont des propriétaires de leur parcelle. Les femmes (83%) plus nombreuses que les hommes avec 17% se justifient par le fait que le rôle du ménage est dévolu essentiellement aux femmes, qui sont beaucoup plus présentes à la maison pendant la journée. La dominance de la tranche d’âge de 20 à 34,9 ans peut s’expliquer par l’âge moyen d’un marié et généralement la majorité d’enquêtés sont des mariés (65%). La plupart d’enquêtés sont des licenciés (42%) et des diplômés d’Etat (42%), la dominance des licenciés et diplômé d’Etat se justifie par l’envie de la population de vouloir être instruit. La dominance des chômeurs (43%) est certainement due par le manque d’emplois remarquable dans le pays. La plupart des ménages sont habités par 5 à 9 personnes (78%) suivis des celles qui ont 1 à 4 personnes (21%). Cette sur masse dans des ménages est dramatique dans la mesure où la capacité de ces ménages ne peut pas contenir ces nombres des personnes et cela pourrait avoir des influences néfastes sur l’environnement de la commune. La plupart des ménages enquêtés n’ont pas l’existence d’autres ménages dans la parcelle (67%) ; le nombre des ménages dominant dans des parcelles est 3 (47%) suivis de 2 (33%) et celles de plus 6 (8%). Ce constat peut se justifier parce qu’il y a plus des propriétaires dans la commune, la présence d’autres ménages dans des parcelles peut se justifier par un moyen de survie des propriétaires des parcelles. La plupart de parcelles enquêtées compte 8 à 11 personnes (51%) suivis de 4 à 7 (23%) et de 12 à 15 (21%). Cette sur population dans une parcelle est néfaste parce qu’elle a des influences directes sur l’environnement du fait qu’ils produisent beaucoup des déchets.
Les résultats relatifs à l’usage des sachets et bouteilles plastiques comme emballage montrent que la totalité (100%) d’enquêtés utilisent les sachets plastiques comme emballage. La dominance des sachets et bouteilles plastiques comme emballage peut se justifier par un manque d’alternance d’emballage. L’évacuation dans la poubelle (93%) est le devenir final des sachets plastiques après usage, suivis du brûlage (5%) et de l’évacuation dans les décharges sauvages (2%). Cette façon de gérer les sachets après usage est tout au meilleure si les poubelles sont évacuées correctement une fois pleine. La plupart d’enquêtés soit 88% ne sont pas d’avis sur l’utilisation d’autres matériels à la place des sachets ou bouteilles plastiques contre 12% seulement.
Cette dominance du non alternance est due au manque des matériels valables pouvant remplacer les sachets et bouteilles comme emballage. La source d’approvisionnement en sacs plastiques de la totalité (100%) d’enquêtés est le complexe supermarché-boutique-marché, la majorité d’enquêtés (99%) ont jugé bon l’usage des sachets comme emballage et la plupart soit 82% sont pas d’avis à la fermeture des usines de fabrication des sachets et bouteilles plastique contre 18%.
La dominance du complexe supermarché-boutique-marché comme source d’approvisionnement peut se justifier par le fait que ce là où la population est plus servie en sacs plastiques. La majorité juge bon l’utilisation des sachets comme emballage parce que ce le plus pratique que d’autres emballage et le moins cher, plusieurs ne sont pas d’avis quant à la fermeture des usines de fabrication des sachets et bouteilles plastiques parce que cela va amener un handicape sur les emballages et plusieurs personnes seraient au chômage.
Les résultats relatifs à la production et gestion des déchets ménagers solides montrent que la nature des aliments les plus consommés est le complexe végétaux-viande-poissons (100%) ; la nature des déchets les plus produits provient du complexe reste légumes-viande-poisson et sachets en plastiques (100%) ; C’est résultat approche celle de MABILA (2017) qui a travailler sur la problématique de la gestion des déchets solides aux Homes des étudiants (cas des Home Vatican et XX) et a trouvé que 70% de ménages enquêtés avaient affirmé que la nature de leurs aliments les plus consommés est cette complexe végétaux-viande-poisson. Le complexe cuisine- parcelle (maison, arbres) (100%) est les lieux de provenance des déchets pour la totalité des habitants de la commune ; la majorité (88%) des enquêtés possèdent une poubelle familiale et le temps de remplissage de ces poubelles est pour la majorité est de 5 jours et plus (90%) suivi de 5 jours (5%). La nature des aliments et déchets traduit ce que les habitants de la commune consomment comme produit. Cela montre que la plupart de ces produits sont en grande partie biodégradables et cela peut donner déjà quelques orientations par rapport à leur gestion. Le rejet vers une décharge pirate (70%) est la destination finale des déchets une fois que la poubelle est pleine ; suivie des rejets vers le ravin ou caniveau (24%) et la remise aux composteurs (6%), la majorité (93%) d’enquêtés sont défavorable à la prise en charge de l’évacuation des déchets solides. Cette façon de gérer les déchets est tout au plus correcte malheureusement c’est la finalité de cette dernière qui pose problème, les habitants souhaite une prise en charge gouvernementale de l’évacuation de leurs déchets ménagers selon les personnes enquêtées. La totalité (100%) des enquêtés ne séparent pas les différents types des déchets, la raison principale avancée est le manque de temps (88%) suivis de ceux qui trouvent que c’est inutile (6%) ; difficile à faire (4%) et ceux qui ont donné d’autres raisons (2%). C’est le cas de l’étude faite par KITUBULE (2016) sur la gestion des déchets solides ménagers dans la commune de Lemba où
98% des ménages enquêtés ne séparent pas les déchets produits. Le comportement de la population est dû au manque de la connaissance face à la problématique de la gestion des déchets alors que la collecte séparée des déchets à la base est un préalable d’une gestion efficace des déchets solides. La majorité (87%) de ces enquêtés n’ont jamais participés à des activités d’assainissement au quartier, la raison la plus avancée à la non-participation à ces activités est le manque du temps (84%) ; suivis de ceux qui disent que c’est la tâche de l’Etat (15%).La majorité (93%) n’ont jamais suivie une émission radiotélévisée sur l’hygiène ou la salubrité du milieu contre 7%. La majorité (46%) des ménages enquêtés ce sont des filles qui s’occupe de la cuisine ; suivis des mamans (42%) ; domestiques (12%). La malaria (100%) est la maladie la plus souffert dans des ménages enquêtés. Même constat que dans l’étude de MUNGANGILA (2016) où la malaria représentait 87,8% parmi les maladies fréquemment développées dans les ménages du
quartier Bulambemba (Ngaba). La dominance de la malaria n’est pas chose étonnante vu que les
décharges sont pas contrôlées ni assainis par les autorités compétentes.
Les résultats relatifs à la décharge pirate des déchets solides montrent qu’il y a la présence des décharges pirates des déchets solides dans la totalité (100%) des quartiers enquêtés, le nombre dominant des décharges dans les quartiers est de 1 (49%) ; suivis de 2 (34%) ; 3 (17%), l’âge dominante des décharges est de 1 an (34%) ; suivis des celles qui ont plus de 5 ans (30%) ; 2 ans (21%) ; 3 ans (9%) et 5 ans (6%), le complexe ménage-marché (100%) est la source principale de la provenance des déchets. Les résultats sont similaires à l’étude de MANGENDA dans son étude sur l’aménagement de la ville de Kinshasa et l’aménagement de l’espace urbain où les déchets provenaient du complexe ménage-marché. La forte présence des décharges dans la commune est due à la forme géographique de la commune où l’on enregistre un nombre important des érosions du sol. La totalité (100%) des enquêtés jettent les déchets dans ces décharges pirates, la majorité (100%) d’enquêtés y jettent les déchets le matin, les conséquences les plus fréquentes sont le complexe mauvaise odeurs-prolifération des insectes nuisibles (83%) ; suivis de la nuisances esthétiques (14%) et le rétrécissement des rues (3%), la totalité (100%) d’enquêtés disent que les autorités municipales ou celle de la police n’interdisent pas le rejet des déchets dans cette décharge. C’est le constat fait par MBANGALA (2009) dans son essai d’analyse et d’aménagement des dépotoirs et leurs évacuations dans la Ville de Kinshasa « cas de district de la Funa » où le complexe mauvaise odeurs-prolifération des insectes nuisibles représentait 80%. Il faut remarquer que dans tous les cas, les autorités compétentes n’interdisent pas le rejet des déchets dans des décharges à cause des érosions vue que les déchets leurs aide à stopper les érosions
CONCLUSION
Ce travail a consisté à dresser l’état des lieux sur des décharges pirates des déchets solides dans la Commune de Selembao. Le bilan de la gestion des décharges dans la Commune pour l’aménagement de l’espace urbain est loin d’être positif, étant donné que les principaux acteurs concernés pour la prise en charge des décharges se recroquevillent. C’est ainsi qu’on note par exemple la présence des décharges dans la majorité (100%) des quartiers.
Ce travail a permis de tirer des conclusions suivantes :
1) la bonne gestion des décharges urbaines peut conduire à un aménagement durable de la Ville de Kinshasa si tous les acteurs impliqués y prennent conscience.
2) la mauvaise gestion des décharges urbaines conduit à une dégradation de l’esthétique de la ville et immobilisation des terres productives en raison de la présence de produits non biodégradable (sachets, etc.), une source des diverses pollutions de la nappe phréatique et de l’atmosphère et une source de beaucoup de maladies.
3) la sensibilisation autour des actions définies peut constituer l’une des composantes prioritaires dans tout programme de plan d’aménagement. Cette sensibilisation doit être bien élaborée et confiée à des professionnels en la matière, afin que les déchets soient ancrés dans la conscience collective comme un vrai problème à responsabilité partagée, et non comme un produit dont on se débarrasse pour qu’il soit géré par l’autre maillon de la chaine.
Suggestions :
§ L’appui des structures centrales comme la police environnementale et la police sanitaire qui seront chargé à l’application de la législation environnementale et du code de l’hygiène dans notre pays
§ Création des centres de stockage des déchets suivent les normes internationales
§ La sensibilisation de la population face au problématique de la gestion des déchets ménagers
REFERENCES BIBLIOGRAPIQUES
1. ABUHNGIENDO, R.M. : Maitrise des entrées et sorties d’un centre de stockage d’ordures ménagères : Cas de la décharge nolfoulou à Yaoundé. Rapport de fin d’étude. Yaoundé : ENSP de Yaoundé, 2004, 71p
2. HOLENU MANGENDA, H. : La gestion des décharges à Kinshasa et l’aménagement de
l’espace urbain, UNIKIN-DEA 2012, 114p
3. HOLENU MANGENDA, H : L’aménagement de la ville de Kinshasa face aux disparités de niveau de vie des citadins : essai d’analyse géographique, mémoire de licence en science géographique, faculté des sciences, Université de Kinshasa 2004, 96p
4. JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DEMOGRAPHIQUE DU CONGO (2011) : « Loi N°11/009 du 09 juillet 2011 portant principes fondamentaux relatifs à la protection de l’environnement »
5. KITUBULE FERUZI : Gestion des déchets ménagers solides dans la commune de Lemba.
« Cas du quartier Kimpwanza » travail de fin de cycle, Unikin. Inédit. 2016
6. LELO NZUZI, Kinshasa, ville et environnement, Ed. L’HARMATTAN. Paris/France 2008.
282p
7. LUMENGANESO, K : Kinshasa, genèse et sites historiques, Ed. Arnarza 1995, 219p
8. MBANGALA MUZINGA J, P : Essai d’analyse et d’aménagement des dépotoirs, et leur évacuation dans la ville de Kinshasa « cas de district de la Funa » mémoire de licence en géographie, Faculté des sciences, Université de Kinshasa 2009. 105p
9. MUNGANGILA AYILA : « Evaluation des comportements de la population de Ngaba face à la gestion des déchets ménagers solides » travail de fin de cycle, Unikin. Inédit 2016
10. PNUD-MATAT, 2008
11. PNUD/UNOPS, 1998
12. http://fr.wikipedia.org/wiki/décharge consulté le 20 octobre 2018 à 18h32’
13. www.Actu_environnement.com consulté le 20 octobre 2018 à 19h40’
14. www.PlateformeRe-source.com: Réseau pour une gestion durable des déchets solides 2015.
Consulté le 11 juin 2018 à 16h32’
Vitrine de la RDC


