Bonjour, nous sommes le 17/05/2022 et il est 05 h 39.

 

UNIVERSITÉ DE LUBUMBASHI

 

FACULTÉ DES SCIENCES SOCIALES, POLITIQUES ET ADMINISTRATIVES

 

Département des Sciences Politiques et Administratives

 

 

 

Agents publics et code de conduite à Lubumbashi. Cas de la Commune de Kampemba

 

 

 

 

 

Par

 

MUTUMAMBILA MBUKU Matata

 

Travail de fin de cycle présen en vue de l’obtention du grade de gradué en Sciences Politiques et Administratives

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Novembre 2020


 

 

 

 

 

 

EPIGRAPHE

 

 

 

 

« Un homme qui a faim n'examine pas la sauce »

Socrate


 

DEDICACE

 

Bruno  Samson  a  dit :  « un  héros  cest  un  homme  qui  accomplit  avec dévouement et détermination, courage et compétence, les tâches que son époque impose à tous.».

 

Partant  de  cette  expression,  je  dédie  ce  travail  à  tout  le  personnel académique, à toutes les autorités politico-administratives de la Commune de Kampemba, aux agents publics ainsi quaux   usagers et aux citoyens qui habitent la Commune de Kampemba.


 

AVANT-PROPOS

 

 

Jean Baptiste Blanchard a signif que : « La reconnaissance est un devoir, non seulement à l'égard de nos parents qui sont nos premiers et nos plus grands bienfaiteurs, mais aussi à l'égard de tous ceux qui nous ont fait du bien. On se couvre d'ignominie quand on y manque». Me référant à cette  pensée positive, je réalise que ce travail a été le fruit de plusieurs sacrifices tant spirituels que physiques et mariels. C’est ainsi que je loue et remercie mon Dieu tout puissant pour tous les bienfaits.

 

Au terme de cette recherche, je tiens à exprimer mes vifs remerciements à mon encadrant, le Chef de travaux  LUHEMBWE NONGOLOLA Bienvenu, davoir accepté d’encadrer ce modeste travail.

 

A mon père MUTUMAMBILA OKWAR Jean-Pierre et à ma mère IKAMBU ANIOR Annie, pour tous les sacrifices consentis. Votre pervérance  et patience, votre compréhension ainsi que vos encouragements sont pour moi le soutien potentiel  que vous m’avez apporté pendant la réalisation de cette recherche. Et ce que je suis aujourdhui est une suite logique de vos énormes sacrifices et cela crée en moi un devoir de vous le remettre au futur. Que Dieu le tout puissant vous protège, vous accorde santé, bonheur, quiétude de l’esprit et vous protège de tout danger humain et naturel  afin que je puisse vous remettre les fruits de votre travail. .

 

A la mémoire de toutes les personnes disparues de ma famille ; je pense respectivement à   mes grands-parents Eugene IKAMBU MBUKU et Brigitte KAPAKINGI, et à mes oncles, tantes et frères  partis tôt pendant que nous avions encore besoin de leurs affections : papa DIDI INTI MBETSH AMBA, maman Fraoise IKAMBU ABOMWOL, maman Espérance IKAMBU, Tante Céline MUTUMAMBILA, Nathanaël IKIKEKA et d’autres. Sachez que vous êtes  ress  dans mon esprit et dans mon cœur ; et je vous dédie aujourdhui ma réussite. Que Dieu, le miricordieux, vous accueille dans son éternel paradis.

 

.A mon grand frère Philippe INTI MUNTUNZAMBI pour tout le soutien que vous m’avez apporté et pour ton amour fraternel sans distinction, je vous dédie ce travail. Qu’il plaise à Dieu de vous venir en aide et exhausser vos ux.

 

A ma très chère et tendre belle-sœur Clémentine MULUNDA pour ton grand apport que vous m’aviez apporté dans la réalisation de cette recherche et pour  ta  considération respectueuses et chaleureuse envers ta belle famille ; je te dédie ce travail. Que Dieu tout puissant puisse exhausser  vos vœux.

 

A ma grande sœur Francine NTALA pour son appui et ses conseils qu’elle m’a porté afin que je réalise cette étude ; je te dédie ce travail. Que léternel t’accorde toutes les dictions que tu voudras.

 

A ma grande famille : MITINI, MULUNDA, MPUKU, MBUNGU,    NTALA, INTI, IKAMBU, IKIKEKA, YANGALA ainsi qu’à tous les autres membres de la famille.  A tous mes frères et sœurs de la grande famille cie ci-haut, trouvez l’expression de ma reconnaissance dans ce travail en ce sens qu’il moigne mon attachement et mon amour envers vous.

 

A mes compagnons de lutte : BOPE PAWEYI Trésor, KALAMBA KALAMMBA Clément, KAMILOLO DIBWE Justin, KONDE OMBA Barnabas, KONG MBAMBU Jean-Luc, MBALE MALAMBA Patrick, MULAMBA SALUMU Idrissa, NYEMBO YA LWAMBA Mittant et NSUMPI BEYA Idrisse sans oublier NKOMBO KAMVUDI Getou.

 

A ceux-là   que ma plume à oublier, mes remerciements très vifs vont à tous ceux et à toutes celles qui m’ont assisté de leur dévouement et de leur savoir et qui ont moigné leur estime et leur confiance par leurs actions en notre faveur ; ils sont trop nombreux pour que je ne puisse les énumérer, tous, ici. Qu’ils trouvent tous, dans ce travail l’expression de ma gratitude.

 

MUTUMAMBILA MBUKU Matata


 

INTRODUCTION

 

O.1. PRESENTATION DE L’OBJET D’ETUDE

Notre  travail  a  pour  objet  détude,  le  comportement  de l’agent public de lEtat pendant le service. Ainsi, nous appréhendons le comportement de lagent public de l’Etat  à travers le code de conduite de l’agent  public  de  l’Etat,  qui  démontre  les  gles  de  conduites  et  les mesures disciplinaires pour   les aider   à maitriser les normes minimales des comportements individuels et professionnels nécessaires pour servir l’intérêt général et maintenir la confiance du public envers l’Administration ou     le  service,  et  aussi  lutter  contre  les  antivaleurs    notamment    la

corruption.

Ce travail étudie ainsi les différentes pratiques inacceptables et illégales de survie, que les agents ont développé dans leurs services ou entités.

 

Dans le cadre de ce travail, nous poursuivons un objectif général et des objectifs spécifiques. Lobjectif général de notre recherche est  de  décrire le comportement de l’agent public de l’Etat au regard du code de conduite de l’agent public, précisément à la Commune de Kampemba.

 

Spécifiquement, ce travail vise à :

 

 

      Comprendre, ce qui es à la base du non application du code de bonne conduite de l’agent public de lEtat, qui peut impacter sur le comportement des agents publics à la Commune de Kampemba;

      Proposer des stratégies pour recadrer ou maitriser le comportement

des agents publics de l’Etat ;

      Relever les différentes formes possibles d’inadéquation (décalage) tenant  au non application du code de conduite de l’Agent public de l’Etat par les agents publics au niveau de la Commune de Kampemba.

 

0.2. CHOIX ET INTERET DU SUJET

 

 

Le choix d'un sujet dépend généralement de l'orientation et des préoccupations qui motivent   le chercheur. Ainsi pour notre part, le choix de ce sujet se justifie par un constant fait en rapport avec les attitudes et actions nuisibles, parfois même illicites que les agents publics  de l’Etat au niveau de la Commune de Kampemba adoptent dans l’accomplissement des missions qui leur sont recommandées. Ces agents ne tiennent plus compte voire nagissent plus dans  le  respect  du  code de  conduite qui


 

constitue, un guid comportemental qu’ils doivent observer pendant   et après les réalisations de services ou actions publics, afin de maintenir la confiance des usagers à leur service ainsi que de favoriser l’efficacité de l’action publique communale.

 

Le psent travail revêt un triple intérêt : scientifiquement, il nous permet de murir les connaissances et d’éclairer, de manière scientifique, les faits relevant du comportement des agents publics ainsi que  d’expliquer     comment  le  comportement  de  l’agent  influe     sur

l’application du code de conduite de lagent public de l’Etat.

 

 

Dans la même logique, ce travail doit servir des repères aux futurs scientifiques et chercheurs, de bien approfondir leurs recherches sur cette étude qui attire l’attention de tout le monde, afin de proposer des solutions vivaces.

 

De manière pratique ce travail est une contribution modeste de notre part pour la société congolaise en général et particulièrement  les  différentes  entités  et  services     de  l’Etat,  car  on

l’utilisera comme un guide d’orientation et un outil dont peuvent se servir

les autorités tant nationales que provinciales, et aussi les bourgmestres des Communes    de la Ville de Lubumbashi notamment celui de la Commune de Kampemba, en vue de la bonne maitrise du comportement de leurs agents au regard de lapplication du code de conduite de l’agent public pour   favoriser  ou   asseoir  l’éthique qui, es une source   clé de la moralisation  d comportement  des   agents  publics  d l’Eta ce   qui permettra   d’éradiquer les antivaleurs dans les milieux professionnels publics.

 

0. 3. ETAT DE LA QUESTION

 

 

Tout chercheur qui s’engage dans une recherche doit prendre connaissance des théories élaborées et des études aussi variées que possible ayant trait à l’objet quil se propose d’étudier. Pour J.P. FRANGIER, « ltat  de  la  question s'engage dans  une  démarche à  deux dimensions consistant, d'une part, à prendre connaissance des travaux qui ont été réalisés sur le thème spécifique qui fait l'objet de sa recherche, et d'autre part, à se forcer de mettre la main sur des ouvrages de syntse qui font le point sur les grandes questions qui encadrent ltat de la question

retenue ».1

 

 

 

1 J.P. FRANGIER, Comment réussir un mémoire, Paris, Ed. Dunod, 1986, p. 17.


 

En effet, nous ne sommes pas le premier à aborder un sujet se rapportant à l’agent public et code de conduite ; mais beaucoup de chercheurs y ont déjà consacré une attention soutenue. A titre illustratif nous pouvons évoquer :

 

G.blundo et  J.-P.  Olivier  De  Sardan 2 ,  dans  leur  ouvrage

« Etat  et  Corruption  en  Afrique :  une  anthropologie  comparative  des relations entre fonctionnaires et usagers » constatent que le complexe de la corruption participe d un profond processus de transformation de l’Etat africain dont nous assistons à l’émergence de formes des privatisations internes idites et l’institutionnalisation rampante de l’informel comme mode de gestion de l’Etat au quotidien. Les deux auteurs prouvent encore que les codes tacites et les normes pratiques à l’œuvre dans la corruption débordent  largement  celle-ci  et  touchent  aux  comportements habituels dans  les  administrations  ou  même  dans  les  sociétés  étudiées  où  le fonctionnement informel généralisé de l’Etat sert de terreau aux pratiques corruptives, sans pour autant se confondre avec ces derniers.

 

Cynthia Fleury et Anne Caroline Prevot3, dont l’ouvrage est intitulé « Le souci de la nature : apprendre, inventer et gouverner », se sont posées  la  question  de  savoir : « comment  notre  cerveau  permet-il  nos changements de comportements ? ».

 

Face à cette question psychologiquement humaine, les auteurs ont prouvé que les comportements  sont avant tout des ponses à ce quun individu perçoit comme des besoins. Parmi ceux-ci, les besoins vitaux comme se nourrir, être en sécurité, se reproduire font l’objet des comportements prioritaires. Lorsqu’ils sont satisfaits, les individus, les humains comme les animaux, peuvent être amenés à faire des choix d’actions qui vont satisfaire des besoins non vitaux.

 

Ces auteurs démontrent encore que les psychologues de la conservation essaient depuis plusieurs années de comprendre le comportement individuel et les facteurs pouvant les modifier, en donnant l’exemple du modèle synttique proposé par Paul Stern qui reprend entre

autre,  la  théorie  du  comportement  planifié,  modèle  selon  lequel  le

 

 

 

 

 

2G.BLUNDO et J.P. OLIVIER DE SARDAN, Etat et Corruption en Afrique : une anthropologie comparative des relations entre fonctionnaires et usagers, Paris, Ed. KARTHALA et APAD, 2007, Pp.1-7.

3 CYNTHIA. Fleury et A. Caroline PREVOT, le souci de la nature : apprendre, inventer et gouverner , Paris. CNRS, 2017, pp.165-166.


 

comportement individuel pro-environnement dépend de quatre types des facteurs ci-après :

 

-    Les facteurs attitudinaux qui regroupent tout ce qui constitue la personne au moment d’adopter son comportement, ses croyances et ses savoirs, mais aussi ses valeurs et son identité ;

-    Les  facteurs  contextuels,  extérieurs  à  la  personne :  incitation (médiatique, financière, légale), contraintes (financières, techniques…) et autres influences sociales (putation, normes) ;

-    Les  capacités  perçues  de  la  personne à  mettre  en  œuvre  son

comportement, qui dépend de son deg de connaissance théorique et pratique de sa confiance en elle, mais aussi de son âge ou de sa catégorie socioprofessionnelle;

-    Les  habitudes  et  les  routines,  qui  gissent  la  plupart  des comportements.

 

Ces deux auteurs   concluent que, daprès ce modèle, la connaissance (et la rationalité qui en découlerait nest quun des nombreux facteurs qui influencent les comportements.

 

Richard  Soparnot 4 ,  dans  sa  contribution scientifique,  dont l’ouvrage est tit «   Organisation et  gestion de l’entreprise »  s’adresse principalement  au étudiants   (e) des   universités  et   les   écoles   de commerce en psentant de façon synttique les principaux concepts relatifs à l’organisation et au management des entreprises.

 

Ainsi, lauteur considère que la gestion des ressources humaines comprend un ensemble d’activités qui suivent le cycle de vie du salarié ; c’est-à-dire elle consiste à définir les besoins de l’entreprise en personne  et  en  compétence,  à  attirer  les  meilleurs  candidats en  les intégrant dans leur carrière en fonction des enjeux de l’entreprise et leur organisation.

 

L’auteur conclut en expliquant quafin dassurer l’atteinte des objectifs économiques, sociaux et sociétaux de l’entreprise, les dirigeants, les managers intermédiaires et les futurs cadres assument quatre missions fondamentales, dont  nous  avons :  la  gestion de  la  chaine de  valeur, la construction d’une architecture pour organiser, la connaissance et ressort du comportement humain, enfin, lidentification des ressources et les types

de changements.

 

 

 

4 Richard. SARPANOT, Organisation et gestion de l’entreprise, Paris, Ed.Dunod,1980, p. 120.


 

Batonon Mègnissè Helnide Lisette5 dans son mémoire portant sur  «  la motivation dans la fonction publique béninoise », avait a orienté son étude sur la nécessité de la motivation dans la fonction publique en se posant la question suivant : quelles sont les conditions indispensables à une réelle motivation dans la fonction publique ?

 

L’auteur démontre que, pour créer une atmosphère sociale propice à une incitation de l’agent public, les munérations à lui octroyé doivent sintégrer parfaitement dans la classification des autres traitements perçus dans le milieu. Elles doivent se situer à une échelle équivalente à celle  des  salaires  perçus  dans  le  secteur  privé,  parapublic,  dans  les sociétés dEtat et les Organismes internationaux.

 

L’auteur ajoute en estimant que le rapprochement entre les traitements entrainera une égalité entre les agents publics et les autres travailleurs nantis  d’un  même  diplôme.  De  plus,  le  climat  social  serait parfait si la politique se détachait,  tant soit peu, de ladministratif avec une distinction entre les deux postes. Et cela permettra une meilleure gestion administrative des ressources humaines.

 

Pour terminer son idée, l’auteur propose ceci : sur le plan psychosociologique,  la mise en place des gles juridiques d’une fonction publique moins sécurisante, avec un régime de contrat et non de carrière conviendrait pour éveil des consciences à la permanence du danger de perdre son emploi. De plus, d’une manière pratique, la définition claire et précise des objectifs, buts et objets de chaque service mettrait toutes les pendules à l’heure et constituerait des garde-fous pour tous les agents permanents de l’Etat.

 

Koto Yasimba Koyas6dans son travail de fin de cycle intitulé

« Recrutement des agents au sein des services publics et son impact sur le rendement, cas de la Direction des Recettes du Katanga » était parti du constat selon lequel, au sein des services publics de l’Etat, notamment à la direction des recettes du Katanga, lorsquon recrute on ne tient pas compte de certains principes du recrutement et cela occasionne parfois un mauvais fonctionnement du service pour atteindre un bon rendement. Cest ainsi

que  l’auteur  s’est  posé  les  questions  suivantes :  Quel  est  le  le  et

 

 

 

 

5 L. BATONON. gnissè. Helnide, la motivation dans la fonction publique ninoise, mémoire inédit, ENA/Bénin. 1995-1996 ;

6 K. KOTO. YASIMBA, Recrutement des agents au sein des services publics et son impact sur le rendement, TFC SPA, Unilu. 2013-2014.


 

l’importance du recrutement dans un service public ? Et, quels sont      les mécanismes à mettre en relief pour promouvoir le rendement ?

 

En ponse sur les questions posées, l’auteur pense que le recrutement joue un le important sur le rendement dans la mesure il touche sur la qualité des agents ; c’est-à-dire que le recrutement est l’un des facteurs le plus important dans la réalisation des objectifs dun service. Quant aux mécanismes à mettre en place pour réaliser un bon rendement il propose que les autorités administratives recrutent convenablement les agents, en mettant chacun à la place qu’il faut et dans un domaine précis pour une fin agréable. Il conclut que, la direction des recettes du Katanga avait adopté une politique de recrutement qui a porté ses fruits en 2013 par le fait que les réalisations sont passées de 37,7% à 55,9. Il se dégage là, une relation explicite de la repsentation du rendement des agents sur les réalisations de la direction des recettes du Katanga. Bien que ces améliorations sont faites, le service natteint pas les objectifs et pvissions.

 

Mulumba   Ngindu Fabrice7 dans son étude portant sur « La problématique de la politisation de l’administration publique face à son efficacité, cas de la Direction Générale des Douanes et Accises » avait dans sa démarche, observé que les institutions sont gies par un texte constitutionnel qui définit le mode dacquisition du pouvoir et les relations entre celui-ci et l’administration publique. Mais à son grand étonnement, l’administration ne fait pas de ses prérogatives pour exercer librement son autonomie et sa neutralité à cause de l’implication totale de la politique dans sa gestion, et empêche celle-ci de bien fonctionner.

 

Pour cerner la portée de son étude, lauteur illustre le cas de la Direction Générale des Impôts où, au mois d’octobre 2011, il y a eu la mise en place des agents et cadres qui na pas abouti par ce que certains cadres du parti psidentiel nétaient pas satisfait des postes quon leur avaient donnés. Ainsi donc, il remarque quà la Direction Générale de Douanes et Accises, l’engagement et la nomination se passe par la politique tribale.

 

Après la constatation du fait, lauteur sest posé les questions

suivantes : Quel est limpact de la politisation de l’administration publique sur son efficacité ? Et quels sont les problèmes qui sont liés à la politisation

 

 

 

 

7 F. MULUMBA. NGINDU, La problématique de la politisation de ladministration publique face à son

efficacité, TFC SPA, Unilu. 2012-2013.


 

de  l’administration  publique à       la  Direction  Générale  de  Douanes  et

Accises ?

 

 

Pour lever les ambiguïtés à son étonnement, l’auteur démontre que  le non-respect des textes légaux dans les pays du tiers- monde et en publique Démocratique du Congo en particulier rend la neutralité et l’autonomie de l’Administration Publique étouffée dans le sens quelle na pas la liberté pour remplir et exercer ses fonctions. Et quant à la deuxième préoccupation, l’auteur estime que la politisation freine l’efficacité de l’Administration Publique par l’engagement et la nomination des membres du parti politique aux postes stratégiques, voire même à la tête des entreprises publiques ; et   partant de cette manière, l’efficacité sera corrompue.

 

Dans ses dernières lignes lauteur affirme que les animateurs du politique et les directeurs généraux des entreprises publiques qui sont issus de la volonté du peuple sont doffice dépendant de la volonté du peuple.

 

Pungwe Mwanakayumba8 constate dans son travail de fin de cycle intitulé « Structure salariale et son incidence sur la motivation des agents dans une entreprise publique. Cas de la SONAS/Katanga » que la République Démocratique du Congo fait face à une crise qui ronge presque dans tous les secteurs de la vie nationale. Dans ce contexte, certaines entreprises  négligent  l’application  dune  bonne  structuration  salariale. Dans cet angle d’idées, lauteur cherche à savoir si réellement la structure salariale adoptée en publique Démocratique du Congo en général, et à la société nationale d’assurances en particulier, est un facteur motivationnel qui peut déterminer la performance et l’efficacité de l’entreprise. Dans la mêm logique   l’auteur   s’es posé   l question  suivante  Quell est l’incidence de la structure salariale appliquée à la SONAS sur la motivation des Agents de ladite entreprise ?

 

Partant de la question posée l’auteur tente de pondre de la manière suivant : la démotivation des agents de la SONAS serait l’incidence de la structure salariale appliquée à celle-ci. Et pour lui, la structure salariale doit permettre un  salaire el qui doit prendre en  compte les

exigences du marché.

 

 

 

 

 

8 PUNGWE. MWANAKAYUMBA, Structure salariale et son incidence sur la motivation des agents dans une entreprise publique, TFC SPA, Unilu. 2013-2014.


 

Pour terminer avec sa flexion, il estime que les avantages sociaux et la partition de salaire nassurent pas la motivation des agents au sein de la sonas.

 

L’originalité de notre étude se justifie par le simple fait que nous décryptons   le comportement de l’agent public de l’Etat face à l’application du code de bonne conduit à la Commune de Kampemba ; mais  dans la série des auteurs cités dans ce travail, nous estimons que, quelques-uns parmi ceux-ci  convergent avec nous sur certaines idées,  et d’autres divergent sur quelques points.

 

Dans la première série des auteurs dont G.blundo et J-P. Olivier  De  Sardan,  nous  convergeons  sur  lidée  selon  laquelle     la corruption dans les services publics   contribuent très gativement ou freine le    processus du développement dun Etat dans le sens que  les agents et fonctionnaires nagissent plus dans le sens de lintérêt général. Mais nous estimons que seule la corruption dans les services publics ne pourra être le facteur phare ou explicatif du sous-développement d’un Etat africai dans   ce   sens   qu’i  en    d’autres   facteurs   tel que  le détournement, le vol, le trafic d’influence et le non-respect de certains textes légaux qui régissent le fonctionnement des institutions publiques, ainsi que les gles de conduite du personnel de lEtat, notamment le code de conduite de l’agent public de lEtat.

 

Dans la deuxième série des auteurs dont nous avons  Cynthia

Fleury et Anne Caroline Prevot, nous convergeons sur l’idée selon laquelle

l’être humain éprouve les besoins vitaux et non vitaux ; et ces derniers sont des facteurs moteurs conduisant les individus à adopter un comportement responsable. Dans notre regard nous pensons que cette analyse comportementale est centrée sur l’individu membre de la société au sens large contrairement à l’individu membre d’une organisation formelle ou informelle dont  le  comportement de  l’individu  considéré commagent peut être maitriser  par l’esprit organisateur basé  sur les principes et lois qui orientent   l’action de l’agent en se férant sur le code de bonne conduite bien établi .

 

Et avec Richard Soparnot nous partageons son idée selon laquelle, la gestion des ressources humaines  consiste à définir clairement les besoins de l’entreprise en personne et en compétence, à attirer les meilleurs  candidats en  les  intégrant  dans  leur  carrière  en  fonction  des enjeux de l’entreprise et leur organisation. Cette idée parait importante dans notre étude car une organisation qui vise à atteindre ces objectifs


 

organisationnels doit gérer de manière objective ses ressources humaines en commençant par le recrutement, la formation, la munération, l’affectation ainsi que lévaluation.

 

Dans cette suite didées, nous convergeons avec l’auteur Batonon Mègnissè Helnide Lisette sur l’idee selon laquelle , pour favoriser une atmosphère sociale propice à une incitation de l’agent public, les rémunérations à lui octroyé doivent s’intégrer parfaitement dans la classification des autres traitements perçus dans le milieu. Cette idée rencontre l’un de nos stratégies pour la maitrise du comportement de l’agent public car nous pensons que le traitement en termes d’avantages dans le secteur public comme privé doivent être égaux pour permettre aux agents publics de respecter les gles et principes.

 

Nous divergeons   avec l’auteur à un certain niveau en ce sens qu’il met beaucoup l’accent sur les traitements des agents publics tout en ignorant que le traitement doit être en harmonie avec le rendement et

l’efficacité de l’agent public dans l’exercice de ses fonctions ; et cela passe

par  un  recrutement  objectif  car  ce  dernier  permettra  à  l’organisation d’avoir une ressource efficace et productive.

 

Avec Koto Yasimba Koyas, on saccorde sur lidée maitresse qu’il expose sur le recrutement. Selon l’auteur, le recrutement joue un rôle important sur le rendement dans la mesure il touche sur la qualité des agents ;  c’est-à-dire  que  le  recrutement  est  l’un  des  facteurs  le  plus important dans la réalisation des objectifs d’un service. Cette belle observation est réelle car dans notre travail nous estimons que le recrutement influe sur l’efficacité de lorganisation dans la mesure ce sont les personnes recrutées qui appliquent et respectent les gles de l’organisation ; et si ces dernières sont mal recrutées, cela impactera sur l’organisation.

 

Et nous nous divergeons avec l’idée de l’auteur Mulumba Ngindu Fabrice qui estime que le non-respect des textes légaux dans les pays du tiers-monde et en publique Démocratique du Congo en particulier rend la neutralité et l’autonomie de l’Administration Publique étouffée dans le sens quelle na pas la liberté pour remplir et exercer ses fonctions. A cette idée, nous constatons que l’auteur traite sur les conséquences du mauvais recrutement et traitement des agents publics qui appliquent les textes légaux sans connaitre les causes explicatives du non- respect- des textes légaux dans les pays du  tiers-monde et en publique Démocratique du Congo. Nous jugeons nécessaire explorer les causes  du


 

non-respect de ces textes légaux. Et dans cette étude nous visons l’objectif

de connaître ces causes.

 

 

Pour terminer, nous nous alignons dans le cadre de cette étud sur lidée de l’auteur Pungwe Mwanakayumba qui estime que   la structure  salariale  doit  permettre  un  salaire  réel  qui  doit  prendre  en compte les exigences du marché. Cette idée sapparente avec la tre car nous pensons que le traitement des agents publics au niveau du salaire doit tenir compte du contexte économique afin de favoriser le pouvoir d’achat des agents publics

 

0.4. PROBLEMATIQUE ET HYPOTHESES

 

 

Roger.  Pinto  et  Madeleine.  Grawitz 9 ,  définissent  la problématique comme étant l’ensemble d’interrogations que l’on se pose sur un sujet de recherche.

 

Selon  QUIVY  et  CAMPENHOUDT 10 ,  la  problématique  est l’approche ou la perspective torique que l’on décide d’adopter pour trouver le problème posé par la question.

 

Selon le Secrétaire du Conseil exécutif canada/Québec « Un État démocratique doit, pour bien assumer sa mission d’intérêt public et les responsabilités qui en découlent, compter sur le soutien d’une fonction publique moderne et compétente, dont les membres partagent certaines valeurs  fondamentales  et  respectent  les  gles  d’éthique  propres  au secteur public. Cest ainsi que chaque employée et employé de l’État doit, tout en faisant constamment preuve de respect envers les citoyennes et les citoyens se comporter de telle manière que l’intégrité et l’efficacité de l’administration publique soient assurées en toute circonstance.11 »

 

Mais en publique Démocratique du Congo, plus particulièrement dans la Commune de Kampemba, les comportements des agents publics s’éloignent constamment des normes professionnelles qu’ils sont censés respectés et que, pourtant, ils les connaissent.

 

En outre, depuis son accession à l'indépendance jusqu'à ces jours, la publique Démocratique du Congo traverse    une crise d’instabilité qui n'épargne aucun secteur de la vie nationale. Et depuis tout

ce  temps,  nous  assistons  à  une  gression  graduelle  et  accentuée  du

 

 

9 R. PINTO et M. GRAWITZ, thodes de recherche en sciences sociales, Paris, Ed. Dalloz, 1971, p. 350.

10 QUIVY et CAMPENHOUDT, manuel de recherche en sciences sociales, Paris, Ed. Brodas, 1988, p. 88.

11 GOUVERNEMENT du Québec, L’Ethique dans la fonction publique québécoise, 2003.


 

système administratif. Connaissant que l’Administration publique centrale ou locale dispose de plusieurs moyens parmi lesquels nous avons les ressources humaines dont  évolue l'homme, celui-ci nest pas éparg de cette dégradation tant sur le plan organisationnel que comportemental.

 

Les  Communes  de  Lubumbashi  et  de  manière  singulière celle de Kampemba, sont concernées par cet imbroglio aux conséquences réelles. Ainsi, il se dégage autour du comportement des agents publics des signes évidents dont le non-respect  des valeurs éthiques, le manque  des responsabilités professionnelles, labsence de la transparence dans la gestion à tel point que ces signes sont devenus le fil conducteur de ce quon peut appeler des normes pratiques,  et constituent une partie importante des cultures professionnelles réelles du personnel de l’Etat qui se trouve dans cette entité.

 

Somme toute, dans la Commune de Kampemba, les agents publics ont adopté un comportement avec des pratiques informelles qui empêchent l’application du code de conduite de l’Agent Public de l’Etat ; et ces pratiques leurs servent de survie pour faire face à la crise qui ronge leur entité et eux-mêmes, laquelle crise s’explique par l’insuffisance de salaire  et  la  démotivation ;  ce  qui  a  pour  conséquences :  le  retard  et l’absentéisme au service,  la malversation, la corruption, le favoritisme, le clientélisme, le potisme, le détournement,...

 

Au regard de ce qui précède, les questions pertinentes qui hantent la psente monographie sont les suivantes : pourquoi les agents publics de l’Etat de la Commune Kampemba ne respectent pas certaines dispositions  du  code  de  conduite ?  Par  conséquent,  quelles  sont  les stratégies qu'il faille mettre en place pour bien assainir ou moraliser  le comportement de ces agents?

 

Selon  notre  apphension, l’hypotse est  conçue  comme une ponse trouvée d’une façon préalable pondant anticipativement aux questions posées dans la problématique. Nous pouvons suggérer notre proposition des ponses à la problématique.

 

Ainsi, notre hypotse  de départ est que : le non-respect du processus de recrutement des agents publics, la modicité du salaire et la démotivation  seraient les causes réelles du comportement qui occasionne des pratiques défavorables au non-respect  de l’application du code de conduite de l’Agent public de l’Etat par les agents publics affectés à la commune de Kampemba Pour subvenir à leurs  charges parentales et


 

quotidiennes, ces agents publics  se seraient retrouvés dans les pratiques prohibées par le code de conduite de l’agent public de l’Etat telles que le retard et l’absentéisme au service,   la corruption, concussion, activité commerciale parallèle, la malhonnête, le conflit dintérêts, cambisme, la mendicité, le monnayage du secret et de la discrétion professionnels, le faux et usage de faux, etc…

 

Le non-respect du processus de recrutement des agents publics serait   l’une des causes réelles du comportement nuisible des agents publics affectés à la Commune de Kampemba sur lapplication du code de conduite en ce sens que certains agents publics sont recrutés sur base des critères subjectifs sans tenir compte des étapes du processus de recrutement. Et ces agents publics connaissant leur condition de recrutement comme  agent  public,  ne  remplissent pas  les  devoirs  d’un agent public et nexercent pas leurs fonctions   dans le respect de textes légaux notamment le code de bonne conduite de l’agent public de l’Etat car ils croient aux protecteurs (parapluies) et non aux gles établies.

 

La modicité du salaire et la démotivation seraient les causes explicatives du comportement défavorable à l’application du code de conduite par les agents publics affectés à la Commune de Kampemba, car les insuffisances salariales et matérielles des agents publics communaux influent sur les attitudes comportementales nuisibles à l’application   du code de bonne conduite. De manière pratique, l'agent public communal doit utiliser les pratiques illicites et défavorables à l’application du code de bonne conduite de lagent public de l’Etat pour combler à ses insuffisances salariales afin de pondre à ses charges sociales.

 

Comme énumé avant, nous pensons que le respect de la procédure du recrutement objectif des agents publics en tenant compte du critère de la sélection des meilleurs et   la valorisation  du salaire ainsi que

l’octroi des multiples avantages qui leurs sont alloués (aux agents publics), avec un gime disciplinaire très souple, rempli des sanctions  positives et négatives seraient des stratégies pour assainir ou moraliser    le comportement des agents publics dans les milieux professionnels. En clair, l'amélioration des conditions de travail serait une exigence fondamentale.

 

0.5. PRESENTATION DES THEORIES EXPLICATIVES DE REFERENCE

Pour le professeur Mulumbati Ngasha Adrien, la psentation des théories explicatives de férence nest rien dautre que l’ensemble des théories qui ont des rapports avec le sujet étudié pour s’appesantir sur


 

celle qui a des rapports plus directs avec le sujet étudié. Et c’est à cette

dernière que le chercheur va se référer principalement dans son étude.12

 

Ainsi, pour mener à bon port cette étude nous avons opté pour la théorie bureaucratique de Max Weber, et la torie de lanalyse systémique des organisations. Ces deux théories vont nous servir de fil conducteur dans l’étude ou l’analyse de notre thème de recherche qui est

l’agent public et code de conduite.     Pour être claire, voici en quelques

lignes la psentation concise de nos théories de férences.

 

La Théorie bureaucratique bérienne

 

 

M. Weber trace le chemin menant à la rationalisation des organisations, caractérisées par une logique obéissant au calcul, à la pvision, à lvaluation et à la volonté d'efficacité. Il montre ainsi que le type le plus pur de domination légale est la domination par le moyen de la direction administrative bureaucratique garante d'une utilisation efficace des ressources organisationnelles. 13

 

En effet, M. Weber affirmait que l'existence de gles et de marches à suivre bien définies et respectées à la lettre profiterait tant aux membres d'une organisation qu'à ses clients. Ainsi, il a contribué à llaboration des gles visant à éliminer les sources d'inefficacité organisationnelle. A cet égard, M. Weber propose l'application des principes suivants :

 

Division du travail : le poste, les tâches et les responsabilités de chacun doivent être clairement définis ;

 

 

Structure hrarchique : la relation entre un patron et ses subordonnés doit être définie d'une manière explicite, et les limites de l'autorité de chacun établies avec précision ;

 

Sélection du personnel : le choix d'un nouvel employé doit être fondé sur sa formation et ses connaissances techniques, que l'on aura vérifiées à l'aide de tests ;

 

Règles et règlements normalisés : des gles et des glements précis doivent être appliqués pour garantir l'uniformité du travail et la normalisation des actes accomplis ;

 

 

 

12 A.MULUMBATI NGASHA, Manuel de sociologie générale, Lubumbashi, Ed. Africa, 2017,p 43.

13 M.KAPEND NGUZ, Notes du cours de théorie des organisations, 3ème graduat SPA, FSSPA, UNILU,

2019-2020, inédit, p.23.


 

Caracre impersonnel des relations : les relations entre les différents membres de l'organisation doivent être impersonnelles. L'application de règles   et   d glements   es d nature   à   évite tout   confli de personnalités ;

 

 

Avancement : les employés doivent recevoir un salaire à taux fixe et obtenir de l'avancement d'après leur compétence et leur ancienneté.

 

La  mise  en  place  de  l'administration  bureaucratique  est, selon Weber, une puissante manifestation de la rationalisation .Elle témoigne de la progression de la domination légale ou rationnelle au détriment  de  la  légitimité  charismatique ou  traditionnelle souvent psentes dans les structures d'autrefois. M. Weber distingue trois types de domination légitime :

 

➢        La gitimité charismatique : elle est fondée sur la reconnaissance du charisme du leader, c'est-à-dire ses dons, ses qualités extraordinaires. Dans ce cas, la disparition du leader et le problème de la succession qui y est associé peuvent remettre en cause l'organisation et sa survie.

 

 

➢        ·La  gitimi traditionnelle : elle  repose  sur  la  croyance  en  la sainteté des traditions valable de tout temps et en la légitimité de ceux qui sont appelés à exercer l'autorité par ces moyens. Cette légitimité est fragilisée par sa vision historique qui ne tient pas compte des évolutions de l'environnement.

 

 

➢        La gitimité rationnelle-légale : la validité de la légitimité de ce type de domination provient de son caractère rationnel, elle repose sur la croyance en la légalité des glements arrêtés et du droit de donner des directives qu'ont ceux qui sont appelés à exercer la domination par ces moyens

 

Dans l'organisation proposée par M. Weber, l'autorité est ici fondée sur la légitimité rationnelle-légale. L'autorité de type légal-rationnel s'impose suite à la croyance en la validité d'un statut légal et d'une compétence positive fondée sur des gles établies rationnellement.

 

L'application de principes bureaucratiques demeure encore très pandue, surtout dans des organisations comme l'armée, les Communes, les pitaux, les Ecoles, les universités, etc… Si autant d'organisations ont aujourd'hui recours aux principes bureaucratiques, c'est parce que leur succès repose en grande partie sur la réalisation efficace et


 

rapide d'une énorme quantité de travail, ce qui n'est possible que si leurs employés respectent certaines gles et instructions.

 

Théorie de l'analyse systémique

 

 

C'est à Bertalanffy que l'on attribue la théorie des systèmes. Cette théorie assimile l'organisation à un système (ensemble des parties interdépendantes agencées en fonction d'un but) complexe, finalisé, hiérarchisé, commandé et ouvert sur son environnement que l'on définit comme l'ensemble des éléments extérieurs à l'entreprise ayant une influence sur elle et qu'elle peut influencer en retour. En outre, l'analyse systémique repose sur l'idée que pour bien comprendre le fonctionnement d'un tout, il faut examiner les relations existant entre les parties de ce tout.14

 

Les principaux concepts associés à la théorie des systèmes sont ceux de système ouvert et de système fermé, de rendement et d'efficacité, d'entropie, de sous-système, dquifinalité et de synergie.

 

➢        Le  système  ouvert  et  le  système  fermé : Selon  Bertalanffy,  un système peut être de type ouvert ou fermé. Un système fermé ne subit nullement l'influence de son environnement extérieur. En revanche, un système ouvert reste en constante relation avec son environnement extérieur.  Or,  toutes  les  organisations  fonctionnent  à  l'intérieur  d'un système ouvert puisqu'elles ont besoin de ressources qu'elles transforment pour produire des biens et des services ;

 

➢        Le   rendement   e l'efficacité : Dans   un   système   fermé,   on   se préoccupe uniquement de l'utilisation interne des ressources, c'est-à-dire de l'économie et du rendement. Tandis que dans un système ouvert on examine, on dépasse la simple préoccupation de l'utilisation interne des ressources pour examiner les effets de l'organisation sur la société ou, en d'autres  termes,  son  efficacité.  Le  deg d'efficacité  indique essentiellement dans quelle mesure les produits et les services offerts par l'organisation pondent aux besoins de l'environnement extérieur ;

 

➢        L'entropie : ell exprim l tendance   d tout   systèm à   se désorganiser, à se détériorer et à se dissoudre. Les managers doivent ainsi recenser en permanence les sources d'entropie afin d'envisager les actions correctives nécessaires. De ce fait, aucune forme organisationnelle n'est

définitivement satisfaisante, toute situation acquise est menacée ;

 

 

14 M.KAPEND NGUZ, Op.cit. p.45.


 

➢        Les sous-systèmes : un sous-système fait partie d'un tout beaucoup plus grand que lui. Le corps humain, par exemple, psente divers sous- systèmes, dont le système nerveux, le système vasculaire et le système respiratoire. Or, chacun d'entre eux doit bien remplir son le pour que l'ensemble de l'organisme fonctionne adéquatement ;

 

➢        L'équifinali : le    concept    d'équifinalité    implique    qu'il    existe différentes façons de combiner des sous-systèmes pour aliser un objectif. Les gestionnaires doivent se demander quelle est la manière la plus rentable de fournir tel service ou tel produit ;

 

 

➢        La synergie : le concept de synergie signifie qu'un tout repsente davantage que la somme de ses parties.

 

Dans le cadre même de l'analyse systémique, on trouve des travaux portant sur les caractéristiques de l'environnement et notamment les types et les des parties prenantes. Ils conduisent à analyser l'organisation en étudiant les acteurs et facteurs qui composent son environnement. On peut alors distinguer, d'une part, l'environnement immédiat composé de ses clients, concurrents, fournisseurs et sous- traitants, et d'autre part son environnement général composé des parties prenantes plus ou moins immatérielles mais ayant une influence importante sur l'entreprise telle que la politique économique (inflations, taux d'intérêt, les impôts, les subventions...), la dimension culturelle et socio-éducative (deg de formation et culture générale des individus...), les facteurs technologiques, démographiques et politico juridiques.

 

A la suite de la psentation, il est important de justifier la raison principale du choix de ces théories dans notre travail. Ainsi donc, La théorie bureaucratique wébérienne est prescriptive dans la mesure elle repose sur les normes d’une organisation en mettant l’accent sur la compétence et  la  rigueur. Pour nous, cette torie s’apparente à notre étude par le fait que, la commune de Kampemba étant une organisation dispose d’un personnel, c’est-à-dire les agents publics  qui sont sensés exécuter et remplir leurs tâches dans le respect des gles établies par l’organisation   en vue de satisfaire l’intérêt général. En ce qui concerne la théorie de l’analyse systémique, cette théorie nous aidera à identifier les éléments de base de la Commune de Kampemba considérée comme système ; il s’agira des agents publics, des services, le conseil communal, la population, et les éléments extérieurs du système, tels que les facteurs géographiques, économiques, sociaux et psychologico-mentaux.


 

0.6. METHODES  ET  TECHNIQUES DE RECHERCHE

 

 

Tout travail qui se veut scientifique suit une démarche en vue d’atteindre ses objectifs. Et cette démarche nest rien d’autre que la méthodologie qui comprend la méthode et les techniques.

 

Selon   Jea Loui LAUBET   De Bayle,   l méthod est définit « comm l'ensembl des   opérations   intellectuelles   permettant d'analyser, de comprendre et d'expliquer la réalité étudiée».15

 

Pou GRAWITZ Madeleine  la méthode est « un ensemble d'opérations   intellectuelles   pa lesquelles   une   discipline cherche   à atteindre les vérités qu'elle poursuit, les démontre et les vérifie».16

 

Pour vérifier nos hypotses nous avons    procédé à l’utilisation de la méthode systémique  qui examine la réalité sociale en considérant les différents éléments d'un système comme un tout ; c'est-à- dire dépendant les uns des autres à tel point que le changement de l'un des éléments   entraîne   l modification   d système,   entend comm un ensemble dléments réels qui sont liés à une quelconque interaction.

 

De ce fait, cette méthode se justifie dans la mesure nous étudions la Commune de Kampemba comme un système au sein duquel on retrouve les agents publics qui sont en interaction et dans une relation d’interdépendance avec leur environnement interne et externe.

 

Toute recherche scientifique est cadrée par des techniques. Ce  faisant,  la  technique  est  tout  « moyen  qui  permet  au  chercheur d’acquérir et de traiter les données dont il à besoin pour comprendre, expliquer un pnomène ou système d’étude »17 . De cette manière, les techniques de recherche sont mises à la disposition de la méthode pour conduire le chercheur à la récolte des données nécessaires et suffisantes pour la daction de son travail.

 

Ainsi, pour nous acquitter de ce devoir méthodologique nous avons   utilisé  l'observation   directe les   sources   documentaires   et l'interview libre.

 

 

 

 

 

15 Jean Louis LAUBET Del Bayle, « Initiation aux méthodes de recherche en sciences sociales » , L'Harmattan, Paris, 2000, p. 120.

16 GRAWITZ Madeleine Méthodes de recherche en sciences sociales », Paris, Ed.Dalloz, 2001,p. 35.

17 A. BLANCHET, « Les techniques denquêtes en sciences sociales », Paris, Ed.Dunod, 2000, p.16.


 

L'observatio directe  l’observation   es une   démarche d’élaboration d’un savoir au service des finalités multiples, qui s’insèrent dans un projet global de l’homme pour décrire, comprendre son environnement et les événements qui s’y déroulent.

 

Cette technique nous a permis d'observer la réalité sur le comportement professionnel des agents et fonctionnaires de l'Etat de la Commune de Kampemba.

 

La   techniqu documentaire  ces une   technique   qui consiste en des lectures faites et relatives au sujet d’étude. Ainsi donc, nous avons lu et parcouru plusieurs  documents notamment, les ouvrages, les cours, les travaux scientifiques, les périodiques et autres documents pouvant nous fournir des informations supplémentaires et favorables afin d’enrichir notre recherche.

 

L'interview libre : l’interview est une conversation qui met l’accent    sur     l’art     de     poser    des     questions    et     d’écouter    les réponses. L’interview   utilisée   c’es linterview   non   structurée   ou   en profondeur qui implique une communication verbale entre l’enquêteur et les  enquêtés,  gravitant  autour  du  thème  d’étude. Elle  nous  a  aidé  à communiquer avec nos enquêtés afin qu’ils fournissent les informations fiables dont nous avions besoin pour la matérialisation de notre étude.

 

0.7. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE DU SUJET

 

 

Le domaine de la  formation étant très complexe et  vaste, nous avons jugé nécessaire, dans le cadre de cette étude, de délimiter le sujet dans le temps, ainsi que dans l’espace.

 

Spatialement, cette délimitation fait recours à la définition géographique de notre cadre de recherche. Nos recherches et flexions portent sur la Commune Kampemba qui est l’une des Communes de la ville de Lubumbashi, se trouvant dans la province du Haut-Katanga. Cet espace tient sa justification dans l’histoire de la ville de Lubumbashi nous avons assisté à une forte activité industrielle et minière dont seule, la Commune de Kampemba renferme presque les ¾ des industries et des usines de la Ville de Lubumbashi.

 

Temporellement, notre étude va couvrir la période allant de

2016 à 2020. L’année 2016 est une période au cours de laquelle la gestion de la Commune de Kampemba a été beaucoup critiq par les                 usagers,


 

des habitants de ladite entité ainsi que des différentes organisations non gouvernementales à l’instar de l’ONG Humanisme et droits humains (HDH), qui dans son rapport, déplore le détournement et la mauvaise affectation de la rente minière. Et  l’année 2020 est celle qui limite notre étude dans le futur en ce sens quelle constitue une période que nous avons pris l’initiative d’expliquer scientifiquement les faits décrs au cours de lane 2016 .

 

0.8. LA PRESENTATION DE LA SUBDIVISION DU TRAVAIL

 

 

Hormis l'introduction et la conclusion qui caractérisent respectivement le commencement et la fin du psent travail, ce dernier comprend trois chapitres dont le premier aborde des notions générales liées à la clarification des concepts de base et connexes utilisés dans cette étude dans l'ultime objectif de préciser et éclairer  notre analyse dans un champ précis ; d'où ce chapitre est intitulé  Fondement   Epistémologique de l’étude.

 

Par ailleurs, le seul fondement épistémologique    ne saura pas  rendre  pertinente  l'explication  et  le  décryptage  du  phénomène observé   dans les différents niveaux ; et donc, nous sommes obligés de scruter la réalité en procédant par un  repérage du milieu et  de la structure dans son organisation et son fonctionnement. C'est ainsi que ce second chapitre aura comme titre psentation de la Commune de Kampemba. Il sera question de psenter de manière succincte,  la situation historico- géographique, en commençant par la cré