Bonjour, nous sommes le 16/06/2026 et il est 14 h 28.

Zone de Texte: REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE
UNIVERSITE  TECHNOLOGIQUE BEL CAMPUS
 

 


 

Zone de Texte: U.T.B.C.
Zone de Texte: Présenté par :

DIRECTEUR: PROF. Dr. KAMANGU NTAMBWE Erick

CO-DIRECTEUR: C.T. Dr. BONGENYA IKOLANGO Berry

 
Ruban vers le bas: Année Académique : 2019-2020
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


EPIGRAPHE

 

 «Inutile de dire au fleuve d’arrêter de couler ; apprends plutôt à naviguer.»

                                                                                    Proverbe Africain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DEDICACE

 

A mes deux qui m’ont donnés la vie papa Lambert LOKATA LOKOLOWO et maman Véronique ANALOKO LOKATA que je porte fièrement dans mon cœur, pour des multiples efforts consentis afin de nous rendre grand et utile.

A toi le généreux Abbé Raphael OKITAFUMBA LOKOLA, rempli de justice qui contre toute attente humaine a accepté à tout égard de nous sauver la vie dans l’océan du désespoir. Qui au retour ne mérite pas petit que la pluie de larmes de notre intense joie de reconnaissance inoubliable la plus légitime.

 

 

                                                                            LOKOLA LOKATA Léon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

REMERCIEMENTS

Il est bien entendu qu’au-delà de tout mérite pour cette opportunité, nous ne pouvons ni étouffer ni taire  l’ardeur de nos sentiments de gratitude envers tous ceux qui, de quelle manière que ce soit, nous ont apportés leur concours pour cette immortelle réalisation.

A Dieu, cause première et fondamentale de tout  ce qui existe, celui sans qui nous ne  pouvons rien faire de bien. (Jean 15,5)

C’est ici qu’il nous revient de remercier, de façon particulière et profonde, le professeur Dr KAMANGU NTAMBWE Erick  pour sa rigueur, ses orientations, son encadrement qui nous ont permis pour ce travail afin de lui donner progressivement le contenu nécessaire.

Nous remercions infiniment, le chef des travaux Dr BONGENYA IKOLANGO Berry pour son encadrement dans la co-direction de ce travail.

Il est vrai que nous devons beaucoup de considérations aux autorités de l’université technologique bel campus «UTBC» en sigle, qui ont rendus un exploit rude et impeccable de nous façonner en nous donnant le meilleur d’eux-mêmes tout au long de ce parcours vers le monde des grands savants médical, qu’ils soient vivement remerciés car nous ne nous sommes que le reflet de ce qu’ils sont.

A vous mes sœurs et frères : Gabriel LOKATA, Leonard LOKATA, Pascal LOKATA, François LOKATA, Souzana LOKATA, Hellyna LOKATA, Antoine LOKATA, Dieu-Merci LOKATA, Cardozo LOKATA, Géorges LOKATA, Rose LOKATA, Marianne LOKATA, Samata LOKATA, Mireille LOKATA, Helene LOKATA ; Dieu-Donné KINDA avec vous nous formons un ensemble de consanguins de la famille LOKATA et que cette consanguinité nous reste toujours de convivialité, recevez ici notre expression de considération sympathique transcendante.

A mes tantes et oncles : Rebecca DEMBO, Astrid WALO, Athanas NDJADI, Patrick LOKOLOWO, Martin LONGANYU, José ONGENDANGENDA, JC ONYUMBE ODJO qui de près ou de loin vous êtes toujours présents pour nous assister tant moralement que financièrement, recevez l’expression de notre reconnaissance.

A vous mes chers camarades et ami(e)s : Freddy LOKENYE, Patrick WANGI, Kalvin DJAMBA, Henoch BAMOYI, Kevin NDANDULA, Margo MWEMBO, Daniella LIKELENGE, Lydie NGOMO, Dominique KAZADI, Benedicte LOWENGA, Sylvie OKOMBO, Neuilly MILANDU, Celine MADIYA, Joseph OMOKOY, recevez l’expression de notre considération car c’est grâce à vous que nous avons pu y arriver.

Enfin, nous remercions de tout cœur toutes les personnes dont leur présence, leur sourire, leur conseil, leur bienfaisance et le soutien multiformes ont été des éléments déclencheurs de ce travail, quand bien même leurs noms ne figurent pas ci-dessus, elles ne sont pas hors notre mémoire. Nous leur restons très reconnaissant.

Un tout dernier merci à vous notre cher(e) lecteur ou lectrice.

 

 LOKOLA LOKATA Léon

 

 

 

 

LISTE DES ABRÉVIATIONS

 

3TC           : Lamivudine.

ABC           : Abacavir.

Ac              : Anticorps.

ADN           : Acide Désoxy Ribonucléique.

ADP           : Adénopathie.

Ag              : Antigène.

ARN           : Acide Ribonucléique.

ARV           : Anti RétroViral.

AZT           : Zidovudine.

CCR5        : Récepteur à C-C Chimiokine de type 5.

CD4           : Cluster de différenciation 4.

CDC          : Centers for Disease Control and Prevention.

CMV          : Cytomégalovirus.

CPK           : Créatine Phosphokinase.

CXCR4      : Récepteur C-X-C Chimiokine type 4.

ELISA        : Enzyme-Linked Immunosorbent Assay.

EFV           : Efavirenz.

FTC           : Emtricitabine.

GGT          : Gamma Glutamyl-Transférases.

Gp              : Glycoprotéine.

Gag           : Glycosaminoglycane.

HPGRK     : Hôpital Provincial Général de Référence de Kinshasa

HTLV         : Human T-Lymphotropic virus.

INNTI         : Inhibiteurs non Nucléosidiques de la Transcriptase Inverse.

INTI            : Inhibiteurs Nucléosidiques de la Transcriptase Inverse.

IP               : Inhibiteurs de la Protéase.

Ig                : Immunoglobuline.

IRM            : Imagerie par Résonance Magnétique.

LDH           : Lactate Déshydrogénase.

LPV/R        : Lopinavir / Ritonavir.

NFS           : Numération de Formule Sanguine.

OMS          : Organisation Mondiale de la Santé.

ONUSIDA   : Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/sida.

PCR           : Polymérase Chaine Réaction.

SIDA          : Syndrome d'Immunodéficience Acquis.

TARV        : Traitement Anti RétroViral.

TDF           : Ténofovir.

TDM          : Tomodensitométrie.

VIH                      : Virus de l'Immunodéficience  Humaine.

VZV           : Varicelle Zona Virus.

 

 


 

 

LISTE DES FIGURES

Figure 1: Représentation schématique de la structure du VIH [16] 11

Figure 2 : Représentation schématique de la réplication virale du VIH [16] 14

Figure 3 : algorithme pour le test de Diagnostic du VIH pour les populations à faibles prévalences.. 26

Figure 4: algorithme pour le test de Diagnostic du VIH pour les populations à faibles prévalences.. 27

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TABLE DES MATIÈRES

Sommaire

EPIGRAPHE.. i

DEDICACE.. ii

REMERCIEMENTS.. iii

LISTE DES ABRÉVIATIONS.. v

LISTE DES FIGURES.. vii

TABLE DES MATIÈRES.. viii

0.1         Contexte et justification de l'étude.. 4

0.3. Question de la Recherche. 7

0.4. Objectif Général 7

0.5. Objectif Spécifique. 7

I.1. DÉFINITION DES CONCEPTS.. 9

1. L’Infection à VIH.. 9

2. SIDA ou syndrome d’immunodéficience acquise. 9

3. Le Rétrovirus. 9

I.2. TYPE DE VIH [11,12] 9

I.2. Prévalence du VIH.. 12

I.3. MODE DE TRANSMISSION DU VIH.. 13

v      VIH et Sida.. 13

3.1. Transmission sexuelle.. 14

3.2. Transmission par le sang et ses dérivés [10] 14

3.3. Transmission mère-enfant 15

I.4. PHYSIOPATHOLOGIE.. 16

I.4.1. Propriété structurale du VIH.. 16

Figure 1: Représentation schématique de la structure du VIH [16] 16

1.4.1.2.1. Les gènes classiques de rétrovirus. 17

1.4.1.2.2. Les gènes propres au VIH.. 17

1.4.2. Physiopathologie [9] 18

Figure 2 : Représentation schématique de la réplication virale du VIH [16] 19

I.5. CLINIQUE DU VIH [8] 20

Tableau n°1 : Classification de l’infection et de la maladie VIH chez l’adulte et l’adolescent.. 20

I.4.2. Classification clinique et biologique selon CDC Atlanta.. 21

Tableau n°2 Classification clinique et biologique selon CDC Atlanta.. 23

I.5. Définition des catégories cliniques.. 23

I.5.1. Catégorie A.. 23

I.5.2. Catégorie B.. 23

I.5.3. Catégorie C.. 24

I.6. DIAGNOSTIC [9] 25

I.7.  CONSEILS ET DEPISTAGE.. 26

I.7.1. Conseil(CDV / DCIP). 26

I.7.2. Algorithmes du diagnostic de l’infection à vih [10]. 29

I.7.2.1 ALGORITHMES N° 1. 30

Figure 3 : algorithme pour le test de Diagnostic du VIH pour les populations à faibles prévalences.. 31

I.7.2.2. ALGORITHME N° 2. 32

Figure 4: algorithme pour le test de Diagnostic du VIH pour les populations à faibles prévalences.. 32

Figure  5: algorithme pour le test de Diagnostic du VIH pour les populations à faibles prévalences.. 32

I.8. PRISE EN CHARGE.. 33

8.1. Thérapie antirétrovirale.. 33

8.1.1.  Principes généraux.. 33

8.1.2.  Comment Préparer La PVVIH Au Traitement?.. 34

IV.4. Les Protocoles Thérapeutiques. 36

8.2. Suivi et Surveillance du Traitement.. 38

8.3. Suivi clinique des patients sous ARV.. 39

Tableau 3 : Suivi clinique de base pour les rendez-vous de deux premières années   40

7.5. Suivi biologique des patients sous ARV.. 40

Tableau 4 : Suivi biologique des patients sous ARV.. 41

Tableau 5 : Suivi de la charge virale.. 41

Tableau 6 : test de laboratoire.. 42

Tableau 7 : Récapitulatif du suivi clinique et biologique.. 43

Tableau 8 : TG de cholestérol.. 43

1.      Période, Type et Site de l’étude.. 45

2.      Population d’étude.. 45

3.      Critère de sélection de l’échantillon.. 45

3.1.       Critère d’inclusion. 45

3.2. Critère non inclusion. 45

4.      Collecte des données.. 45

6.      Analyse des données.. 46

7.      Éthique.. 46

1.      Caractéristiques sociodémographiques.. 48

Tableau 8. : Répartition des chauffeurs en fonction  d’âge.. 48

Tableau 9. : Répartition des sujets en fonction de l’Etat-civil.. 48

2.      Connaissances sur le VIH.. 49

Tableau 3. : Répartition des sujets en fonction des connaissances sur le mot VIH   49

Tableau 10. : Répartition des sujets en fonction des voies de transmission.. 49

Tableau 11. : Répartition des sujets en fonction des connaissances sur les symptômes du VIH.. 50

Tableau 12 : Répartition des sujets en fonction des moyens de prévention.. 50

3.      Attitudes et pratiques face au risque du VIH.. 51

Tableau 13 : Répartition des sujets en fonction du Dépistage.. 51

Tableau 14. : Répartition des sujets en fonction de la discrimination.. 51

Tableau 15. : Répartition des sujets selon les objets classiques de la transmission du VIH   52

0.      Caractéristiques sociodémographiques.. 54

1.      Connaissances sur le VIH.. 54

2.      Symptômes du VIH.. 56

4.      Attitudes et pratiques face au risque du VIH.. 56

·        Dépistage.. 56

·        Objets classiques de la transmission du VIH.. 57

RÉFÉRENCES.. 65


 

                                                    

 

 

 

 

 

 

 

 

RESUME

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jamais dans l’histoire, l’on n’a connu une menace aussi généralisée et sérieuse que le VIH/SIDA contre le développement humain. L’épidémie du VIH/SIDA reste dynamique et change de caractère au fur et à mesure que le virus exploite des nouvelles modalités de transmission. Face à ce défi, outre le diagnostic clinique, la recherche de la présence des anticorps dirigés contre le virus dans le sang. Il est nécessaire de procéder aux examens de laboratoire qui permettent de mettre en évidence des anticorps anti VIH est indispensable.

Du 24 septembre au 04 Octobre 2020 nous avons mené une étude transversale descriptive auprès des chauffeurs de rond-point huilerie situé au carrefour de la commune de Lingwala et Kinshasa dans la ville province de Kinshasa, en République démocratique du Congo.

Cette étude nous montre que tous les participants étaient des hommes donc 100% de cas. Nous avons trouvé le sexe masculin dominant parce que c’est un travail des hommes.La tranche d’âge de 26-30ans était majoritaire  avec 40cas soit 40%,62% des chauffeurs étaient célibataires, 33% étaient mariés et 5% étaient divorcés, nous avons aussi remarqué que 100% des chauffeurs connaissent le VIH/SIDA.

Le rapport sexuel était la voie de transmission connu par tous les chauffeurs soit 100% de cas. La fidélité et l’utilisation des préservatifs étaient les moyens de prévention les plus cités chez les chauffeurs soit 100% et 95%, 82% des chauffeurs  connaissent l’amaigrissement comme le symptôme dominant en cas du VIH/SIDA.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

0. INTRODUCTION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

0.1       Contexte et justification de l'étude

 

Jamais dans l’histoire, l’on n’a connu une menace aussi généralisée et sérieuse que le VIH/SIDA contre le développement humain. L’épidémie du VIH/SIDA reste dynamique et change de caractère au fur et à mesure que le virus exploite des nouvelles modalités de transmission. Face à ce défi, outre le diagnostic clinique, la recherche de la présence des anticorps dirigés contre le virus dans le sang. Il est nécessaire de procéder aux examens de laboratoire qui permettent de mettre en évidence des anticorps anti VIH est indispensable. (1)

La pandémie du SIDA décrite au début des années 80, frappe tous les  pays  du  globe  mais  revêt  une  gravité  particulière  dans  les  pays  en voie de développement surtout en Afrique subsaharienne.(2)

Environ  90%  des  sujets  infectés  vivent  dans  les  pays  en  voie  de développement et les deux tiers en Afrique.

Cependant  le  reste  du  monde  n’est  guère  épargné.  En  Inde, environ  quatre  millions  de  personnes  sont  infectées  par  le  virus. L’incidence  de  la  maladie  est  élevée  dans  plusieurs  pays  des  Caraïbes.(2)

Dans le monde, en 2015, Sur les 36.7 millions de personnes vivant avec le VIH, 1.8 millions étaient des enfants de moins de 15 ans. La même année, il y avait 150.000 nouvelles infections et 110.000 décès liés au VIH dans ce groupe d’âge. Quatre vingt sept pourcent (87%) de ces décès et 84% de ces nouvelles infections pédiatriques ont été recensés en Afrique subsaharienne.(3)

Ainsi selon le rapport mondial de l’ONUSIDA publié en juillet 2018 [4] :36.9 millions [31,1 millions - 43,9 millions] de personnes vivaient avec le VIH en 2017, dont 6,1 millions [4,4-8,1 millions] en Afrique de l’ouest et du centre. 21,7 millions [19,1 millions - 22,6 millions] de personnes avaient accès à la thérapie antirétrovirale en 2017, dont 2,4 millions [2,1-2,5 millions] en Afrique du centre et de l’ouest. 1,8 million [1,4 million - 2,4 millions] de personnes sont devenues nouvellement infectées par le VIH en 2017, dont 370 000 [220 000-570 000] en Afrique de l’Ouest et du Centre. 940 000 [670 000 - 1,3 million] de personnes sont décédées de maladies liées au sida en 2017 dont 280 000 [180 000-410 000] en Afrique de l’Ouest et du Centre(3).

En République Démocratique du Congo(RDC) on note une bonne évolution selon les programmes chargés du VIH, les différents rapports nationaux montrent un taux de décès lié au VIH de 31.190 en 2011 qui passe à 20.854 en 2015 ; une diminution de nouvelles infection passant de 22.056 en 2011 à 20.438 en 2015 ; une augmentation du nombre des patients sous ARV passant de 53.393 en 2011 à 121.762 en 2015 [5, 6, 7].

 

0.2. Problématique

En Afrique, l’infection par le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) et le Syndrome d’Immunodéficience Acquise (SIDA) sont des causes importantes de mortalité et de morbidité chez les nourrissons et les enfants [2].

Malgré l’avènement des ARV, les Infections Opportunistes  continuent de provoquer une morbidité et une mortalité considérables chez les personnes infectées par le VIH, surtout en Afrique, et ce pour trois raisons principales :

·        Plusieurs patients ignorent encore leur séropositivité, et une maladie opportuniste constituera l’indicateur de diagnostic de leur statut ;

·        Certains patients connaissent leur statut sérologique, mais n’ont pas accès aux ARV pour diverses raisons, qu’elles soient socio-économiques ou psychologiques ;

·        Enfin, parmi les patients ayant accès aux ARV, certains font face à des échecs thérapeutiques en raison des facteurs comme une mauvaise observance, des interactions médicamenteuses, ou même des facteurs biologiques non encore élucidés [9].

Il existe une interrelation indéniable entre les infections opportunistes et la progression de l’infection à VIH. En effet, par l’immunodépression qu’elle entraine, l’infection à VIH rend l’organisme vulnérable aux germes pathogènes, alors que les infections opportunistes à leur tour peuvent modifier l’histoire naturelle de l’infection à VIH par l’augmentation de la virémie qu’elles peuvent entrainer. Aussi, même si les ARV ont entrainés une diminution de leur fréquence, les infections opportunistes restent encore la cause majeure de la mortalité et de la morbidité chez les personnes infectées par le VIH [10].

Leur diagnostic ainsi que leur prise en charge correcte restent des éléments fondamentaux d’une prise en charge de qualité, d’où l’importance de mettre à la disposition des prestataires de services un guide pratique de prise en charge des infections opportunistes [10].

 

 

 

 

 

 

 

0.3. Question de la Recherche

Quelles sont les connaissances, attitudes et pratiques des personnes vivant avec le VIH.

 

0.4. Objectif Général

         Evaluer les connaissances, attitudes et pratiques des chauffeurs de rond-point huilerie vis-à-vis du VIH/SIDA.

 

0.5. Objectif Spécifique

ü Déterminer les caractères sociodémographiques des chauffeurs de rond-point huilerie ;

ü Evaluer leur connaissances ;

ü Déterminer leurs attitudes et pratiques vis-à-vis du VIH.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE I : GENERALITES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I.1. DÉFINITION DES CONCEPTS

1. L’Infection à VIH

L’infection à VIH peut se définir comme étant la pénétration du virus de l’immunodéficience humaine dans l’organisme humain à la suite d’un contact contagieux [11].

 

2. SIDA ou syndrome d’immunodéficience acquise

C’est le syndrome d’immunodéficience acquise chez l’homme causé par un virus appelé virus de l’immunodéficience humain (VIH), appartenant à la famille des rétrovirus [11].

 

3. Le Rétrovirus

C’est un virus qui possède l’équipement enzymatique nécessaire pour assurer la transcription d’ARN (support de l’information génétique) à ADN. Cette transcription est réalisée par la transcriptase inverse. Il s’agit d’un antivirus sous famille des rétrovirus qui sont connus pour entraîner des maladies dégénératives lentes après incubation [11].

 

I.2. TYPE DE VIH [11,12]

Il existe deux types de virus : VIH-1 et VIH-2 qui présentent d’importantes différences entre eux :

Ø VIH-1 est beaucoup plus fréquent :

Il existe quatre groupes de VIH-1 :

·        le groupe M (Major)

·        le groupe O (Outlier)

·        le groupe N (non-M, non-O)

·        le groupe P, dernier identifié, en 2009 [1]

Ces différents groupes correspondent probablement à des passages interespèces de virus simiens (SIV) de chimpanzés pour les groupes M et N et de gorilles pour les groupes O et P.

Les VIH-1 du groupe M sont responsables  de  la  pandémie : à  ce  jour,  9  sous-types ont été caractérisés (A, B, C, D, F, G, H, J, K) et plus de 70 formes recombinantes entre ces sous-types (CRF pour Circulating Recombinant Form) ou entre formes recombinantes elles-mêmes ont été identifiées.

Le sous-type B est retrouvé dès l’origine de l’épidémie aux États-Unis et en Europe. Les autres sous types sont regroupés pour la pratique sous la dénomination de VIH-1 non-B et sont à l’origine de plus de 90% de la pandémie, notamment sur le continent africain ; ils sont de plus en plus fréquemment responsables de nouvelles infections en Europe, particulièrement les formes recombinantes [2].

Ø VIH-2 se trouve principalement en Afrique de l’ouest au Mozambique et en Angola.

Ces deux types présentent les caractéristiques suivantes :

·        Mêmes similitudes ;

·        Mêmes modes de transmission ;

·        Associés aux mêmes infections opportunistes.

Hormis cela, le VIH-2 présente quelques différences :

·        Le VIH-2 se transmet moins facilement que VIH-1 : la transmission mère-enfant est relativement rare avec le VIH-2 ;

·        Le VIH-2 se développe plus lentement : la progression de la maladie est plus lente. les deux sous types principaux de VIH-2 qui sont considérés en épidémie sont A et B.

 


 

I.2. Prévalence du VIH

 

v Personnes vivant avec le VIH

Ø En 2016, 1,8 million de personnes ont été infectées et 1 million sont mortes à la suite de maladies liées au sida.

Ø En 2017, 36,9 millions [31,1 millions - 43,9 millions] de personnes vivaient avec le VIH.

35,1 millions [29,6 millions - 41,7 millions] d'adultes.

1,8 million [1,3 million - 2,4 millions] d'enfants (< 15 ans).

Ø 75 % [55 - 92 %] de toutes les personnes vivant avec le VIH connaissaient leur statut VIH en 2017.

Ø En 2018, 37.9 millions [32.7 millions–44.0 millions] de personnes vivaient avec le VIH.

§  36.2 millions [31.3 millions–42.0 millions] d'adultes.

§  1.7 millions [1.3 millions–2.2 millions] d’enfants (<15 ans).

§  79% [67–92%] de toutes les personnes vivant avec le VIH connaissaient leur statut VIH.

§  Environ8.1 millions de personnes ne savaient pas qu’ils vivaient avec le VIH.

Ø En 2019,  24.5 millions [21.6 millions–25.5 millions] de personnes avaient accès à la thérapie anti-rétrovirale

Nouvelles infections à VIH

Ø Les nouvelles infections à VIH ont été réduites de 47 % depuis le pic de 1996.

Ø En 2017, 1,8  million [1,4 million - 2,4 millions] de personnes étaient nouvellement infectées par le VIH, contre 3,4  millions [2,6 millions - 4,4 millions] en 1996.

Ø Depuis 2010, les nouvelles infections à VIH chez les adultes ont diminuées d'environ 16 %, passant de 1,9  million [1,5 million - 2,5 millions] à 1,6 million [1,3 million -2,1 millions] en 2017.

Ø Depuis 2010, les nouvelles infections à VIH chez les enfants ont diminué de 35 %, contre 270 000 [170 000 - 400 000] en 2010 à 180 000 [110 000 - 260 000] en 2017.

Décès liés au sida

Ø Les décès liés au sida ont été réduits de plus de 51 % depuis le pic de 2004.

Ø En 2017, 940 000 [670 000 - 1,3 million] de personnes sont décédées des maladies liées au sida dans le monde, contre 1,9 million [1,4 million - 2,7 millions] en 2004 et 1,4  million [1 million - 2 millions] en 2010.

 

I.3. MODE DE TRANSMISSION DU VIH

 

v VIH et Sida

La transmission du virus du Sida  se fait par contact sexuel, transfusion sanguine, injections (seringues),dans le cas mère-enfant à travers le placenta et lors de l'allaitement. Les particules virales présentes dans ces fluides corporels reconnaissent des récepteurs spécifiques (les protéines CD4) et des corécepteurs en surface des cellules à infecter (des lymphocytes, des macrophages, des cellules dendritiques ou microgliales).

Le facteur déterminant du risque de transmission est la charge virale du produit biologique contaminant, celle-ci étant corrélée au stade de la maladie VIH chez le sujet contaminant.

Nous avons 3 types de voies de transmission du VIH :

3.1. Transmission sexuelle

 

Mode responsable de plus de 90% des contaminations, elle s’effectue par rapports hétérosexuels ou homosexuels avec une personne contaminée, certains facteurs locaux augmentant le risque (rapport anal réceptif, lésion génitale, saignement). Notons que les rapports oro-génitaux sont potentiellement contaminant mais à un risque moindre.

 

3.2. Transmission par le sang et ses dérivés [10]

 

Malgré le dépistage obligatoire depuis 1985, le risque de transmission lors de transfusion de produits sanguins reste de 1 pour 600 000 unités (période de séroconversion muette).

Les tests de dépistage sont également effectués lors des dons d’organe et de sperme. Le partage de matériel d’injection contaminé par du sang chez les toxicomanes ainsi que l’utilisation de matériel non stérilisé sont également responsables de transmission virale. Transmission mère-enfant.

En l’absence de mesures prophylactiques le risque de transmission est de 15 % en Europe et 30-40 % en Afrique, principalement en période néonatale (fin de grossesse, accouchement), le risque étant majoré par la gravité de la maladie de la mère, et minoré par l’administration de zidovudine chez les mères non antérieurement traitées et par l’accouchement par césarienne programmée. Ces deux mesures associées amènent le risque de transmission à 1-2 %. De plus, la transmission par l’allaitement maternel étant avérée, celui-ci doit être interdit dans la mesure du possible [11].

 

3.3. Transmission mère-enfant

 

Beaucoup d’arguments convergents en faveur d’une transmission tardive enfin de grossesse, voire l’accouchement. La transmission se ferait pendant le dernier trimestre in utero pour 1/3 des enfants infectés et le jour de l’accouchement, pour 2/3 des cas.

Cette transmission est influencée par les manifestations cliniques (SIDA) ou un taux de CD4 bas (inférieur à 200/mm) au moment de la grossesse, une charge virale plasmatique élevée augmente le taux de transmission. Une mère a un stade avancé de la maladie à un risque plus élevé de transmission in utero.

En période post natale c’est uniquement par l’allaitement que l’enfant risque de s’infecter car la présence du virus dans le lait maternel a été démontré et le risque serait plus élevé ; en début d’allaitement puis. La charge virale est élevée dans le colostrum.

 


 

I.4. PHYSIOPATHOLOGIE

                                                 

I.4.1. Propriété structurale du VIH

 

Figure 1: Représentation schématique de la structure du VIH [16]

Source : www.wikipédia.com

a. Morphologie [9]

Les rétrovirus se présentent sous forme de particules sphériques d’un diamètre de 80 à 100nm. Ces particules sont constituées d’une enveloppe externe lipidique de 100nm, qui entoure un noyau central ou excentré la nucléocapside. Elles sont libérées de la cellule dans laquelle elles se répliquent par un processus de bourgeonnement.

a.    Organisation génétique [9]

Le matériel génétique viral, codant tous les évènements de l’infection à la réplication aboutissant à la mort des cellules est très variable. Le génome compte plus de 9700nucleotides et est composé de trois gènes caractéristiques des rétrovirus et d’autres gènes dits régulateurs. Les nucléotides sont des unités cédant l’information génétique.

Le message génétique codant la structure et le cycle du VIH est environ 100.000 fois plus petit que le patrimoine de cellules humaines. L’activité du VIH dépend de l’action des instructions génétiques qui commandent et le cycle de réplication du virus. Les gènes des rétrovirus sont formés d’ARN qui ne s’expriment qu’après avoir été transformés en ADN « pro-viral ».

 

1.4.1.2.1. Les gènes classiques de rétrovirus

·        Le gène gag qui code pour les protéines de structure interne ;

·        Le gène Pol qui code pour la transcriptase inverse ;

·        Le gène env. qui code pour les protéines qui après glycosilation secondaire, donnant une partie de l’enveloppe du virus.

 

1.4.1.2.2. Les gènes propres au VIH

·        Le gène état : c’est un gène indispensable à la rétrotranscription, capable d’agir à distance d’où le terme le trans. Il joue un rôle de synchronisation de la production virale et augmente l’expression par l’activation de la séquence tat des LTR (long terminal repeat).

·        Le gène rev : exerce une fonction de régulation différentielle. Il code pour la protéine rev grâce à deux séquences nucléotidiques éloignées chacune ayant un rôle distinct : l’une inhibitrice et l’autre levant cette inhibition ;

·        Le gène nef : est responsable de la régulation négative de l’expression du virus dont latence. Sa destruction augmente la pathogénicité du virus. Il est dans le cytoplasme ;

·        Le gène vif : intervient dans la réplication virale. Il est responsable du pouvoir infectieux du virus. Le VIH dispose d’un système de régulation génétique qui trompe la surveillance immunitaire. La complexité de son enveloppe et sa variabilité en font une cible désarmant le système immunitaire.

 

1.4.2. Physiopathologie [9]

Deux étapes se distinguent dans la réplication du VIH au cours desquelles des mutations peuvent se produire :

Ø Etape 1 : correspond à l’intégration génomique : une fois le VIH introduit dans la cellule, l’ARN double brin du virus est décapsulé puis libéré dans le cytoplasme.

Cet ARN est copié en ADN simple brin par l’ADN polymérase donnant ainsi l’hybride ARN-ADN. L’ARN d’origine est détruit par la ribonucléase puis polymérase pour donner l’ADN double brin qui migre vers le noyau.

Cet ADN viral (double brin) est circularisé et intègre le génome cellulaire sous forme de « pro virus » ainsi l’information virale est répliquée chaque fois que la cellule se divise.

Ø    Etape 2 : correspond à la production des particules virales : le VIH contient un seul promoteur qui contrôle l’intensité de l’expression des gènes ou le gène tat trans activateur aurait un rôle essentiel.

D’autres facteurs déclenchant existeraient. Après différentes maturations, l’ARN du provirus donne des ARN messagers qui synthétisent des protéines virales. L’ARN messager produit également des protéines codées par les gènes gag et Pol. Une maturation particulière produit des protéines de l’enveloppe et l’ARN messager à partir des protéines tat et rev sont synthétisées. Du fait de cette variabilité, plusieurs nouveaux mutants du VIH apparaissent au cours d’une seule infection. Les cellules cibles sensibles à l’infection sont : celles qui expriment à leur surface le récepteur CD4 et l’un des corécepteurs. Il s’agit de la sous population de lymphocytes T CD4+helper (ou auxiliaire), mais aussi des monocytes macrophage ou d’autres cellules telles que les cellules dendritiques, les cellules de langherans, ainsi que les cellules microgliales du cerveau. Ces cellules présentatrice d’antigène jouent probablement un rôle important de réservoir de dissémination et d’entrée du virus dans l’organisme.

Récemment il a été mis en évidence une molécule de surface (DCSIGN) exprimée sur les cellules dendritiques capable de lier le VIH et de transmettre  des lymphocytes T CD4.

Dans d’autres cellules les virus sont simplement emprisonnés sans qu’ils puissent se répliquer. C’est le cas par exemple des cellules folliculaires dendritiques présentes dans les centres germinatifs des ganglions. 

 

Figure 2 : Représentation schématique de la réplication virale du VIH [16]

 

(source : www.wikipedia.com ) consulté le 24/03/2020

I.5. CLINIQUE DU VIH [8]

 

Tableau n°1 : Classification de l’infection et de la maladie VIH chez l’adulte et l’adolescent(stade clinique de l’OMS, 1990)

 

Stade 1

1. Patient asymptomatique

2. Adénopathie persistante généralisée

Degré d’activité 1 : Patient asymptomatique, activité normale

Stade 2

1. Perte de poids supérieure à 10 % du poids corporel

2. Manifestations cutanéo-muqueuses mineures : dermatite séborrhéique,

prurigo atteinte fongique des ongles, ulcérations buccales récurrentes, chéilite

3. Zona au cours des 5 dernières années

4. Infections récidivantes des voies respiratoires supérieures (exemple : sinusite) et/ou

Degré d’activité 2 : Patient symptomatique, activité normale

Stade 3

1. Perte de poids supérieure à 10 % du poids corporel

2. Diarrhée chronique inexpliquée pendant plus de 1 mois

3. Fièvre prolongée inexpliquée (intermittente ou constante) pendant plus 1 mois

4. Candidose buccale (muguet)

5. Leucoplasie orale chevelue buccale

6. Tuberculose pulmonaire, dans l’année précédente 13. Infections bactériennes sévères (pneumopathies, pyomyosite par exemple)

et/ou Degré d’activité 3 : Patient alité moins de la ½ journée pendant le dernier mois

Zone de Texte: Source : Guide de prise en charge intégrée du VIH en RDC/2016

Stade 4

1. Syndrome cachectisant du VIH des CDC

2. Pneumopathie à Peunomocystis carinii

3. Toxoplasmose cérébrale

4. Cryptosporidiose, accompagnée de diarrhée pendant plus d’un mois

5. Cryptococcose extra pulmonaire

6. Cytomégalovirus touchant un autre organe que le foie, la rate, les ganglions

7. Herpès cutanéo -muqueux pendant plus de 1 mois ou viscéral quelle qu’en soit la durée

8. Leucoencéphalopthie multifocale progressive ou LEMP

9. Toute mycose endémique généralisée (histoplasmose, coccidioïdomycose)

10. Candidose oesophagienne, trachéale, bronchique ou pulmonaire

11. Mycobactérie atypique généralisée

12. Septicémie à salmonelloses non typhiques

13. Tuberculose extra pulmonaire

14. Lymphome

15. Sarcome de Kaposi (SK)

16. Encéphalopathie à VIH, selon la définition des CDC

 et/ou Degré d’activité 4 : Patient alité plus de la ½ journée pendant le dernier mois

 

 

I.4.2. Classification clinique et biologique selon CDC Atlanta

A partir de 1993, les Centers for disease control(CDC) ont proposé une classification de l’infection VIH, en 3 stades de sévérité croissante, sans possibilité pour un même patient d’appartenir simultanément à 2 stades, ni de revenir à un stade classant antérieur. Cette classification est fondée à la fois sur des paramètres cliniques et sur la numération des lymphocytes T CD4+. Elle est devenue la référence internationale lorsque la mesure du taux de lymphocytes CD4 est disponible en routine. En 2000, l’OMS a proposé une autre classification selon 4 groupes, n’intégrant pas le taux de lymphocytes CD4, est devenue la plus utilisée, notamment dans les pays à faible ressource. Selon le nombre de lymphocytes CD4. Le résultat le plus bas (nadir), qui n'est pas nécessairement le dernier, doit être retenu. [8].

 


 

Tableau n°2 Classification clinique et biologique selon CDC Atlanta

 

Nombre de CD4

A :

Asymptomatique ou primo-infection ou polyadénopathies

B :

Symptomatique sans critère A ou C

C :

SIDA

›500/mm3

A1

B1

C1

200 à 490/mm:14-28%

A2

B2

C2

‹200/mm:‹14%

A3

B3

C3

Source : Guide de prise en charge intégrée du VIH en RDC/2016

 

I.5. Définition des catégories cliniques

I.5.1. Catégorie A

Un ou plusieurs des critères listés ci-dessous chez un adulte ou un adolescent infecté  par le VIH, s'il n'existe aucun des critères de la catégorie B ou C:

ü Infection VIH asymptomatique

ü Lymphadénopathie persistante généralisée

ü Primo infection VIH symptomatique

 

I.5.2. Catégorie B

Manifestations cliniques chez un adulte ou un adolescent infecté par le VIH,  ne faisant pas partie de la catégorie A et C, qui répondent au moins à l'une des conditions suivantes :

ü Angiomatose bacillaire ;

ü Candidose oropharyngée ;

ü Candidose vaginale, persistante, fréquente ou qui répond mal au traitement ;

ü Dysplasie du col (modérée ou grave), carcinome in situ ;

ü Syndrome constitutionnel : fièvre (38°5 C) ou diar rhée supérieure à 1 mois ;

ü Leucoplasie chevelue de la langue ;

ü Zona récurrent ou envahissant plus d'un dermatome ;

ü Purpura thrombocytopénique idiopathique ;

ü Listériose ;

ü Neuropathie périphérique.

I.5.3. Catégorie C

Cette catégorie correspond à la définition de sida chez l'adulte. Lorsqu'un sujet a présenté une des pathologies de cette liste, il est classé définitivement dans la catégorie C :

Ø Candidose bronchique, trachéale ou extrapulmonaire ;

Ø Candidose de l'œsophage ;

Ø Cancer invasif du col ;

Ø Coccidoidomycose disséminée ou extrapulmonaire ;

Ø Cryptococcose extrapulmonaire ;

Ø Cryptosporidiose intestinale évoluant depuis plus d'un mois ;

Ø Infection à CMV (autre que foie, rate, ganglions) ;

Ø Rétinite à CMV ;

Ø Encéphalopathie due au VIH.

Ø Histoplasmose disséminée ou extrapulmonaire

Ø Isosporidiose intestinale chronique (supérieure à un mois)

Ø Sarcome de Kaposi

Ø Lymphome de Burkitt

Ø Lymphome immunoblastique

Ø Lymphome cérébrale primaire

Ø Infection à Mycobacterium tuberculosis, quelle que soit la localisation (pulmonaire ou extrapulmonaire)

Ø Infection à mycobactérie identifiée ou non, disséminée ou extrapulmonaire

Ø Pneumonie à pneumocystis carinii

Ø Pneumopathie bactérienne récurrente

Ø Leuco-encéphalite multifocale progressive

Ø Septicémie à salmonelle non typhi récurrente

Ø Syndrome cachectique dû au VIH

Ø Toxoplasmose cérébrale

 

I.6. DIAGNOSTIC [9]

Le dépistage du VIH est la porte d’entrée pour la prévention, le traitement, les soins et les autres services de soutien. Les services de dépistage du VIH réfèrent à une gamme complète de services qui doivent être fournis en même temps que les tests de dépistage du VIH: conseil pré-test, test et conseil post-test, lien avec les services de prévention, prise en charge et traitement ainsi que d’autres services appropriés. Le diagnostic du VIH inclut les services de dépistage dans les structures de soins, les centres autonomes de dépistage du VIH et une large gamme d’approches communautaires comprenant l’autotest du VIH (HIV self-testing ou autotest).

Pour la RDC, le conseil dépistage du VIH est basé sur le respect de 5 principes de base qui sont : consentement éclairé, confidentialité, conseil, remise de résultats fiables et référence vers les services de soins et traitement du VIH. Le diagnostic de l’infection est biologique et la clinique ne peut donner qu’une présomption.

Plusieurs stratégies sont utilisées pour l’offre de services de dépistage : le dépistage et conseil initié par le prestataire (DCIP) et le conseil et dépistage volontaire (CDV) dans les structures de soins ; CDV et l’autotest dans la communauté.

 

I.7.  CONSEILS ET DEPISTAGE

I.7.1. Conseil(CDV / DCIP)

Le conseil et dépistage porte sur 3 étapes : pré test, test et post test.

ü Le conseil pré-test.

C’est un entretien confidentiel entre le prestataire (conseiller) et le client (patient) qui a pour objectif majeur de faire accepter au client le test ainsi que le retrait des résultats. Il a l’avantage de réduire le stress chez le client Schématiquement on a les séquences suivantes :

·     Accueil et présentation ;

·     Préparation au conseil et dépistage du VIH ;

·     Assurer la confidentialité de la séance ;

·     Présenter les raison qui motivent le dépistage ;

·     Présenter les avantages pour le dépistage à la personne ;

·     Présenter les services disponibles ;

·     Evoquer la possibilité du refus du test ;

·     Expliquer clairement que le refus du test n’entravera pas les soins ne nécessitant pas la connaissance de la sérologie VIH ;

·     Répondre aux questions du client ;

·      Proposition de faire le test VIH ;

·      Prélèvement et réalisation des tests.

 


 

ü Le conseil post-test

C’est la séance de l’annonce du résultat qui doit être individuelle et confidentielle. Toute personne qui a fait un test VIH, doit en être informé tout en étant soutenu si possible. L’annonce se fera d’un ton neutre et de façon spécifique en fonction de type de résultat et selon qu’il soit négatif, positif ou indéterminé.

En cas d’un résultat positif le test sera repris avant la mise sous traitement sur un autre échantillon par un autre prestataire au besoin dans les conditions similaires (retesting). En cas de résultat indéterminé, refaire le test 14 jours plus tard sur un nouvel échantillon par un autre prestataire si possible. Si le résultat est toujours indéterminé référer le client pour un autre test plus élaboré (voir ELISA, PCR)

La pratique du counseling doit également tenir compte des cas particuliers notamment :

ü Les couples et partenaires ;

ü Les femmes enceintes, accouchées et allaitantes ;

ü Enfants et adolescents ;

ü Populations clés (PS, UDI, HSH) ;

ü survivants des violences sexuelles ;

ü Les personnes avec handicap.

Chez les enfants de moins de 12 ans la divulgation de statut sérologique doit être progressive et tenir compte des besoins en soins médicaux, soutien psychologique et social et en information. Les détails sur le processus de divulgation de statut sérologique chez l’enfant sont développés dans un guide approprié.

Pour les enfants des moins de 18 mois nés des mères séropositives ou présentant des signes d’infection à VIH. Le test virologique de L’acide désoxyribonucléique (PCR/DNA) est recommandé selon l’algorithme en vigueur.

Il est recommandé de faire un dépistage ciblé dans le cadre de DCIPchez toute personne en contact avec les services de santé aux différentes portes d’entrée suivant les facteurs de risque comme l’exposition au VIH et la présence des symptômes et signes du VIH. Les services ou porte d’entrée répertoriés sont notamment : consultation, hospitalisation, les services de prise en charge de la TB, de malnutrition, de vaccination, les services de prévention et prise en charge des IST.

v CDV Communautaire

Le programme appuie l’implication de la communauté dans le diagnostic du VIH à travers les campagnes de sensibilisation et dépistage, cliniques mobiles, porte-à-porte…par les agents communautaires formés et régulièrement supervisés

v Autotest

L’auto-test est un processus par lequel une personne qui veut connaitre son statut sérologique par rapport au VIH, se procure un test, prélève son propre échantillon, procède à la réalisation du test et interprète le résultat. C’est une approche émergente qui permet d’améliorer l’accès aux services de dépistage du VIH chez les clients qui ne peuvent pas ou sont peu disposés à se rendre dans une structure de soins et ceux qui ont besoin de tests réguliers.

En dehors des enfants de moins de 18 mois l’auto test peut être réalisée par toute personne intéressée.

L’auto-test ne fournit pas un résultat définitif. Un test positif nécessite toujours d’être confirmé par un dépistage additionnel basé sur l’algorithme national de diagnostic du VIH en commençant par le premier test. Une personne qui se présente pour une prise en charge et/ou une initiation des ARV après un auto-test doit donc être retester selon l’algorithme national. Comme pour toute autre stratégie de dépistage, le client devra ensuite être référer vers les services de prévention, soins, soutien et traitement du VIH. C’est un outil complémentaire d’un dispositif de dépistage du système classique de santé pour augmenter le nombre de dépistés, sans vocation de remplacer la stratégie nationale qui passe par le conseil suivi des analyses biologiques et l’interprétation des résultats selon les algorithmes en vigueur.

v Retesting

Au vu de la possibilité des résultats faussement positifs, du besoin à ce jour d’un traitement aux ARV à vie, des effets délétères éventuels des ARV, il est essentiel de confirmer un résultat précédemment positif avant l’enrôlement d’un client aux services des soins. Lors de l’enrôlement aux services de soins, et du contrôle du statut (retesting) un nouvel prélèvement sanguin doit être effectué et l’analyse réalisé selon le même algorithme que précédemment et de préférence par un autre prestataire.

I.7.2. Algorithmes du diagnostic de l’infection à vih [10].

L’algorithme de diagnostic de l’infection à VIH en RDC se fait en série de trois tests. Il est adapté au contexte de la prévalence faible (<5%) dans la population générale soit 1,2% (voir algorithme N°1).

Pour les  groupes à prévalence élevée> 5% (tuberculeux, Travailleurs de sexe, Homme ayant des rapports sexuels avec les Hommes, usagers de drogues par voie intraveineuse) l’algorithme se fait en série de deux tests (voir algorithme N°2). Dans le cas où l’objectif du test, le contexte ou les circonstances demandent de prendre une décision avec le résultat d’un seul test, le premier dans l’algorithme (don de sang par exemple), il est obligatoire d’orienter toute personne avec résultat positif sur base d’un test vers une démarche diagnostique complète, afin qu’elle puisse être informée de son statut sérologique :

v Les tests rapides Alere™ Determine™ HIV-½ d’Alere Medical Co, Vikia® HIV ½ de bioMérieux et Unigold™ HIVde Trinity Biotech Plc sont utilisés dans les algorithmes de dépistage/diagnostic de l’infection à VIH en RDC respectivement comme premier, deuxième et troisième test.

 

I.7.2.1 ALGORITHMES N° 1

Cet algorithme constitue la première alternative pour la population générale de la RDC (basse prévalence : 1,2%). Le résultat positif est rendu après concordance des résultats de 3 tests réalisés en série(les 3 tests sont réalisés sur le premier prélèvement). Concernant les tests en série, le deuxième test n’est réalisé que si le premier test est positif, contrairement au test en parallèle pour lequel un échantillon est soumis simultanément à tous les tests de l’algorithme

 


 

Figure 3 : algorithme pour le test de Diagnostic du VIH pour les populations à faibles prévalences

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Source : www.algorithme.hiv.com

Note :

Les tests A1, A2, A3 représentent les tests en vigueur dans l’algorithme (determine HIV1/2è, Vikia HIV1/2 et Unigold HIV)

1 : pour les individus nouvellement diagnostiqués, un résultat positif doit être confirmé selon le même algorithme sur un second échantillon pour exclure une erreur de laboratoire.

2 : le retesting doit être réalisé sur un nouvel échantillon prélevé 14 jours après pour exclure une éventuelle séroconversion.

3 : si A1 est un test duo (qui détecte les Ag et les AC) et A2 et A3 un test qui ne détecte que les Ac, le retesting doit être fait avec un échantillon prélevé 14 jours après.

I.7.2.2. ALGORITHME N° 2

Cet algorithme constitue la deuxième alternative et s’applique aux groupes de la population avec prévalence élevée (prévalence >5% : tuberculeux, travailleurs de sexe, Homme ayant des rapports sexuels avec les Hommes, Transgenre, Utilisateurs de drogues injectables…). Le résultat positif est rendu après concordance des résultats de 2 tests réalisés en série.

Figure 4: algorithme pour le test de Diagnostic du VIH pour les populations à faibles prévalences

 

Figure  5: algorithme pour le test de Diagnostic du VIH pour les populations à faibles prévalences

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Source : www.algorithme.hiv.com

Les tests A1, A2, A3 representent les tests en vigueur dans l’algorithme (determine HIV1/2è, Vikia HIV1/2 et Unigold HIV)

1 :pour les individus nouvellement diagnostiqués, un résultat positif doit être confirmé sur un second échantillon pour exclure une erreur de laboratoire.

2 : le retesting doit être réalisé sur un nouvel échantillon prélevé 14 jours après pour exclure une éventuelle séroconversion.

3 : si A1 est un test duo (qui détecte les Ag et les AC) et A2 et A3 un test qui ne détecte que les Ac, le retesting doit être fait avec un échantillon prélevé 14 jours après.

 

I.8. PRISE EN CHARGE

 

8.1. Thérapie antirétrovirale

 

8.1.1.  Principes généraux

Les antirétroviraux (ARV) agissent spécifiquement sur les rétrovirus. Ils ne guérissent pas l’infection à VIH. Ils inhibent la réplication virale et, par conséquent, restaurent l’immunité et freinent l’évolution de la maladie.

Le traitement ARV (TARV) n’est donc pas un traitement curatif et doit, de ce fait, être pris à vie, leur utilisation nécessite dès lors :

Ø Un entretien entre le prestataire et le patient relatif à la compréhension de la maladie et l’importance du traitement ;

Ø Le suivi du patient afin de détecter leurs effets indésirables et les prendre en charge ;

Ø De développer un partenariat avec le patient pour une bonne adhérence afin de le maintenir sous traitement de première intention ;

Ø Les utiliser en association (trithérapie) pour éviter l’apparition de résistance.

 


 

8.1.2.  Comment Préparer La PVVIH Au Traitement?

 

Avant d’initier le TAR, il faut :

v Procéder à un examen clinique détaillé lors de la première consultation.

v Procéder à l’éducation pré-thérapeutique qui portera sur :

ü L’acceptation et l’adhésion au TAR ;

ü Le régime thérapeutique et le dosage des ARV ;

ü La planification des approvisionnements ;

ü Les avantages et les effets indésirables du TAR ;

ü Les visites de suivi ;

ü Le processus de divulgation du statut sérologique dans le cas des enfants infectés par le VIH.

v Prendre en compte :

ü L’état nutritionnel ;

ü Les comorbidités ;

ü Les médications en cours (plantes médicinales et autres médicaments modernes) pour prévenir les interactions médicamenteuses ;

ü Les contre-indications et les ajustements posologiques nécessaires.

ü Proposer le TAR, lors des prochaines visites, au patient l’ayant postposé ou refusé ;

ü Faire bénéficier au patient d’un soutien approprié et d’une réévaluation à intervalles réguliers avant la mise sous TAR en cas de barrières potentielles à l’initiation du TAR, de problème de santé mentale. Le recours à la communauté et au soutien des pairs peut aider à la prise de décision de commencer la thérapie.

v Informer le patient que :

ü Le TAR initial est la meilleure occasion pour obtenir une suppression virale efficace, une restauration immunitaire et par conséquent une amélioration clinique si les médicaments sont pris comme prescrit.

ü Différer le début du TAR peut avoir des conséquences négatives, en particulier chez les patients avec une immunodépression avancée (stades 3 et 4 de l’OMS ou CD4 <350/mm3).

ü Les effets indésirables sont souvent temporaires et peuvent être traités ; quelquefois, une substitution des molécules ARV associées peut s’avérer nécessaire.

ü Evaluer le besoin en soutien psychosocial adéquat afin d’optimiser l'adhésion au TAR.

ü Informer le patient sur le sexe sans risque et le risque de surinfection en cas d’utilisation des drogues.

ü Refaire le test avant la mise effective sous TAR afin de s’assurer du statut sérologique du patient.

ü des enfants infectés par le VIH.

v Prendre en compte :

ü L’état nutritionnel ;

ü Les comorbidités ;

ü Les médications en cours (plantes médicinales et autres médicaments modernes) pour prévenir les interactions médicamenteuses ;

ü Les contre-indications et les ajustements posologiques nécessaires.

ü Proposer le TAR, lors des prochaines visites, au patient l’ayant postposé ou refusé ;

ü Faire bénéficier au patient d’un soutien approprié et d’une réévaluation à intervalles réguliers avant la mise sous TAR en cas de barrières potentielles à l’initiation du TAR, de problème de santé mentale. Le recours à la communauté et au soutien des pairs peut aider à la prise de décision de commencer la thérapie.

v Informer le patient que :

ü Le TAR initial est la meilleure occasion pour obtenir une suppression virale efficace, une restauration immunitaire et par conséquent une amélioration clinique si les médicaments sont pris comme prescrit.

ü Différer le début du TAR peut avoir des conséquences négatives, en particulier chez les patients avec une immunodépression avancée (stades 3 et 4 de l’OMS ou CD4 <350/mm3).

ü Les effets indésirables sont souvent temporaires et peuvent être traités ; quelquefois, une substitution des molécules ARV associées peut s’avérer nécessaire.

*    Quand commencer les ARV ?

Commencer immédiatement le TAR chez toute personne testée positive pour le VIH sans tenir compte du taux de CD4 ni du stade clinique.

On doit différer le TAR en cas des maladies mentales, coma, tuberculose, cryptococcose etc.

 

IV.4. Les Protocoles Thérapeutiques

La trithérapie antirétrovirale est le seul traitement de référence de l’infection par le VIH.

La RDC a opté pour 3 lignes de traitement :

ü Première ligne ;

ü Deuxième ligne ;

ü Troisième ligne.

 

SCHEMAS THERAPEUTIQUES RECOMMANDES EN PREMIERE LIGNE [15]

 

Le TAR de première ligne comprendra :

Ø 2 Inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI) plus un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI)

Ø un inhibiteur nucléotidique de la transcriptase inverse INtI), un INTI et un INNTI) •

Ø L‘INNTI peut être remplacé par 1 Inhibiteur de la protéase boosté par le ritonavir (IP/r).

v Traitement de première intention :

Ø TDF+3TC+EFV

Ce schéma est valable pour la femme enceinte, quelque soit l’âge de la grossesse, celle qui allaite et le malade co-infecté VIH/TUB et VIH/HBV.

Le régime thérapeutique recommandé comme alternatif est fait de :

AZT+3TC+NVP.

 

SCHEMAS THERAPEUTIQUES RECOMMANDES EN DEUXIEME LIGNE  [16]

 

En cas d’échec thérapeutique aux schémas de première ligne, les structures du premier recours (centre de santé de référence et hôpital général de référence) vont initier les schémas de deuxième ligne qui seront constitués de :


 

v Adolescents et adultes

AZT/TDF+3TC+LPV/r

 

SCHEMAS THERAPEUTIQUES RECOMMANDES EN TROISIEME LIGNE[16]

 

En cas d’échec au schéma de deuxième ligne, seules les structures du niveau tertiaire et les centres spécialisés peuvent initier les schémas de troisième ligne qui seront constitués de : 

v DRV/r + DTG + ABC

8.2. Suivi et Surveillance du Traitement

 

Le suivi clinique et biologique des patients est fondamental pour déterminer l’efficacité et la tolérance du traitement et évaluer l’adhérence.

Les premiers mois de traitement sont d’une importance capitale.

Le prestataire doit veiller à l’adhérence, gage d’une amélioration clinique, immunologique et virologique. Il doit surveiller l’apparition :

ü Des infections opportunistes (IO) ;

ü Du syndrome de restauration immunitaire (SRI) ;

ü Des effets indésirables du type hypersensibilité surtout au cours de 3 premiers mois ;

La surveillance doit être étroite afin de minimiser le risque de décès du à:

ü Une immunodépression profonde (CD4<350/mm3) ;

ü L’existence des co-infections et comorbidités ;

ü Un faible taux d’hémoglobine ;

ü Une malnutrition sévère (IMC<18,5 Kg/m2 pour l’adulte et pour l’enfant, se référer aux valeurs correspondant à leur âge et leur poids).

 

8.3. Suivi clinique des patients sous ARV

L’examen clinique est un acte fondamental pour le suivi des patients, il doit être pratiqué au cours de chaque consultation.

v Avant la mise sous ARV

L’évaluation clinique de base doit :

ü déterminer le stade clinique du patient (classification OMS) ;

ü rechercher une pathologie associée au VIH : en particulier les infections opportunistes, les co-infections (VHB, VHC, Tuberculose), les défaillances d’organe (foie, rein) qui pourraient influencer le traitement ;

ü documenter les traitements associés ;

ü rechercher les facteurs susceptibles d’influencer l’observance : alcool, situation Socio-économique, les croyances… ;

ü rechercher une grossesse ;

ü Déterminer l’état nutritionnel ;

ü Tous ces paramètres doivent être consignés dans les documents de suivi (fiches et registres).

v Après le début du traitement

Le but du suivi est d’évaluer l’efficacité et la tolérance au traitement.

v L’efficacité thérapeutique :

L’efficacité du traitement est appréciée par :

ü La non-détectabilité de la charge virale ;

ü L’amélioration de la clinique (la prise progressive de poids, moins d’épisodes de maladies, reprise de l’activité physique) ;

ü La restauration immunitaire.

v La tolérance clinique au traitement :

La tolérance est appréciée par l’absence ou le degré des effets indésirables. Après l’initiation du TAR, la surveillance clinique doit se faire selon le chronogramme ci-dessous :

Tableau 3 : Suivi clinique de base pour les rendez-vous de deux premières années

J0

J14

M1

M2

M3

M6

M12

M18

M24

X

X

X

X

X

X

X

X

X

 

Le patient est vu toutes les deux semaines du premier mois, chaque mois jusqu’au troisième, au sixième mois et tous les six mois. Celui-ci peut être reçu en consultation chaque fois que son état l’exige.

Source : Guide de prise en charge intégrée du VIH en RDC/2016

7.5. Suivi biologique des patients sous ARV

Le suivi biologique est essentiel et s’intègre dans le suivi général des patients sous ARV. Le bilan biologique à l’initiation du traitement comprendra essentiellement la NFS. Les autres examens seront demandés en fonction de la clinique présentée par le patient.

 


 

Tableau 4 : Suivi biologique des patients sous ARV

Au cours du suivi, la charge virale (CV) sera demandée selon le tableau ci-après :

Bilan de base essentiel

à la demande (selon ARV et contexte clinique

supplémentaire (selon le contexte clinique)

NFS

Glycémie

Frottis du col cervical

charge virale

amylase, lipase

échographie abdominale

transaminases

lipides totaux : triglycérides, cholestérol (total, HDL et LDL)

biopsie : peau, ganglion

urée/créatinine

CD4

RPR/TPHA, Determine syphilis

Génotype viral

bandelettes urinaires : protéines, sucre, sang

test de grossesse

Ag HBs, Ac HBc et Ac VHC

Plaquettes

Rx Thorax

 

 

Ziehl

 

 

encre de chine

 

Source : Guide de prise en charge intégrée du VIH en RDC/2016

 

Tableau 5 : Suivi de la charge virale

J0

M6

M12

M24

M36

X

X

X

X

X

Selon le contexte clinique et la classe d’ARV, d’autres examens peuvent également être suggérés.

C’est le cas de :

      Compte de CD4 ;

      La biochimie : transaminases, créatinine, cholestérol total, triglycérides,

 

 

Tableau 6 : test de laboratoire

Test de laboratoire

classe de molécules ARV

 

INTI

INNTI

IP

Examens essentiels pour le suivi

 

 

 

hémogramme complet

+

 

+

urines (sucre, protéines, sédiment)

+

 

+

examens en fonction des médicaments utilisés

 

 

 

transaminases

+

+

+

amylase/lipase (à la demande)

+

 

+

urée (à la demande) et créatine

+

 

+

lipides/triglycérides (à la demande)

 

 

+

Glycémie

 

 

+

 

Source : Guide de prise en charge intégrée du VIH en RDC/2016

      HDL cholestérol, glycémie ;

      Frotis servical du col de l’utérus.

 

L’efficacité thérapeutique

Elle sera évaluée par la charge virale qui est le paramètre le plus efficace de suivi du TAR. Toutefois si la charge virale n’est pas disponible, le prestataire devra recourir au dosage des lymphocytes CD4. A six mois de traitement la charge virale doit être indétectable. Si elle est détectable (supérieur à 1000 copies/ml), c’est qu’il y a un problème dans l’efficacité des molécules ou dans l’adhérence du malade. Il va falloir procéder à une évaluation du traitement.

 

 

Tableau 7 : Récapitulatif du suivi clinique et biologique

 

J0

J14

M1

M2

M3

M6

M9

M12

>M12

Clinique

X

X

X

X

X

X

X

X

Tous les 6 mois

CD4

 

 

 

 

 

X

 

X

Tous les 6 mois si CV non disponible

CV

 

 

 

 

 

X

 

X

Tous les 6 mois

NFS

X

 

 

 

 

X

 

X

Tous les 6 mois

Transaminases

 

 

 

 

 

X

 

X

Tous les 12 mois

créatinine

 

 

                       X

 

X

Tous les 12 mois

Glycémie

 

 

                        X

 

X

Tous les 6 mois

Source : Guide de prise en charge intégrée du VIH en RDC/2016

 

Tableau 8 : TG de cholestérol

La fréquence des examens de laboratoire et le type d’d’examens dépendront de l’évaluation clinique pendant, la disponibilité des examens et le besoin  de surveillance d’effets indésirables des ARV.

 

J0

J14

M1

M2

M3

M6

M9

M12

>M12

TG/cholestérol

 

 

                       X

 

X

Tous les 6 mois

Source : Guide de prise en charge intégrée du VIH en RDC/2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE II:   MATERIELS ET METHODES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1.   Période, Type et Site de l’étude

Du 24 septembre au 04 Octobre 2020, nous avons mené une étude transversale et descriptive auprès des chauffeurs de rond-point huilerie situé au carrefour de la commune de Lingwala et Kinshasa dans la ville province de Kinshasa, en République démocratique du Congo.

2.   Population d’étude

·        La population visée par notre enquête était tous les chauffeurs de rond-point  huilerie présents lors de l’enquête.

3.     Critère de sélection de l’échantillon

 

3.1.     Critère d’inclusion

·       Étaient inclus dans la présente étude : Tout chauffeur de rond-point  huilerie présent au moment de l’enquête et ayant donné son consentement pour participer à l’enquête.

3.2. Critère non inclusion

Ont été exclus de cette étude :

·        Tout chauffeur de rond-point huilerie absent lors de l’enquête ;

·        Tout chauffeur de rond-point huilerie présent mais ayant refusé de participer à l’enquête.

4.     Collecte des données

Notre enquête s’est effectuée sous forme d’interview directe confidentielle. Les chauffeurs de rond-point huilerie étaientinterrogés pendant les heures de la pause ; quand il avait du temps libre en dehors en attendant les clients.

 

5.     Variables d’intérêt

La fiche d’enquête comportait 3 types de données :

1.   Données sociodémographiques 

2.   Connaissances sur le VIH

3.   Attitudes et pratiques face au risque  sur le VIH :

6.     Analyse des données

Les données ont été saisies sur micro-ordinateur grâce au logiciel Excel puis analysés à l’aide du logiciel SPSS sur Windows, version 21. Les variables qualitatives sont exprimées en proportion (%) et les variables quantitatives ou continues ont été exprimées en moyenne avec leurs écart-types. Les résultats ont été présentés sous forme des tableaux et des figures.

7.     Éthique

Avant le début de l’enquête, nous avons obtenu l’accord du chauffeur concerné qui donnait son accord volontaire et son consentement verbal.  Nous avons tenu informer tous les participants sur les objectifs de notre étude. Nous avons aussi rassuré les participants sur la confidentialité  et la disponibilité des résultats après l’enquête.

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE III: RÉSULTATS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1.   Caractéristiques sociodémographiques

 

v Sexe : Cette étude nous montre que tous les participants étaient des hommes donc 100% de cas.

Tableau 8. : Répartition des chauffeurs en fonction  d’âge

 

Tranche d'âge

N

%

20-25

27

27

26-30

40

40

31-35

23

23

36-40

10

10

Total

100

100

Ce tableau nous montre que la tranche d’âge de 26-30ans était majoritaire  avec 40cas soit 40%. 

Tableau 9. : Répartition des sujets en fonction de l’Etat-civil

 

Etat-civil 

N

%

Mariés

33

33

Célibataires

62

62

Divorcés

5

5

Total

100

100

Ce tableau montre essentiellement que 62% des chauffeurs étaient célibataires, 33% étaient mariés et 5% étaient divorcés.

2.   Connaissances sur le VIH

 

Tableau 3. : Répartition des sujets en fonction des connaissances sur le mot VIH

 

VIH

N

%

Oui

100

100

Non

0

0

Total

100

100

Ce tableau nous montre que  100% des chauffeurs connaissent le mot VIH.

Tableau 10. : Répartition des sujets en fonction des voies de transmission

 

Voies  de Transmission

n

%

Rapport sexuel

100

100

De la mère à l’enfant

15

15

Matériel utilisés (gilettes etc)

32

32

Transfusion

10

10

Baissées

10

10

Le rapport sexuel était la voie de transmission connu par tous les chauffeurs soit 100% de cas.

 


 

Tableau 11. : Répartition des sujets en fonction des connaissances sur les symptômes du VIH

 

Symptômes

n

%

Amaigrissement

82

82

Diarrhée

42

42

Fièvre  à répétition

40

40

Toux

15

15

Perte de poids

10

10

Dans ce tableau 82% des chauffeurs  connaissent l’amaigrissement comme le symptôme dominant en cas du VIH.

Tableau 12 : Répartition des sujets en fonction des moyens de prévention

 

Moyens de prévention

n

%

Avoir un seul partenaire

10

10

Préservatif

100

100

Abstinence

22

22

Fidélité

95

95

Ne sait pas

5

5

La fidélité et l’utilisation des préservatifs était les moyens de prévention les plus cités chez les chauffeurs soit 95% et 100%.

 

 


 

3.   Attitudes et pratiques face au risque du VIH

 

Tableau 13 : Répartition des sujets en fonction du Dépistage

Dépistage

n

%

Oui

60

60

Non

40

40

Ce tableau nous montre que 60% des chauffeurs ont été déjà dépistés volontairement.

Tableau 14. : Répartition des sujets en fonction de la discrimination

Discrimination

n

%

Vivre avec un PVVIH

35

35

Manger avec  un PVVIH

25

25

Porter les mêmes habits

10

10

Prendre un PVVIH comme partenaire

0

0

Ce tableau nous montre que 35% des chauffeurs ont acceptés de vivre en communautés avec un PVVIH.


 

Tableau 15. : Répartition des sujets selon les objets classiques de la transmission du VIH

 

Objets

n

%

Seringue

80

80

Couteau

53

53

Lame de rasoir

92

92

Ciseaux

52

52

Aiguille

29

29

Tondeuse

14

14

Coupes ongles

14

14

Brosse à dents

            11

11

Poire

              5

5

La lame de rasoir et la seringue étaient les objets classiques les plus cités soit 92% et 80%.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE IV: DISCUSSION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

0.    Caractéristiques sociodémographiques

·        Sexe.

Cette étude nous montre que tous les participants étaient des hommes donc 100% de cas. Nous avons trouvés le sexe masculin dominant parce que c’est un travail des hommes.

 

·        Age

Dans notre série la tranche d’âge de 26-30ans était majoritaire  avec 40cas soit 40%, suivie de 20-25ans dans 27% des cas, 31-35ans dans 21% des cas, 36-40ans dans 10% des cas. Dans la série Broulaye DIARRA la tranche d’âge de 18-20ans a été majoritaire dans 95%. Mahamadou au Mali avait retrouvé la tranche d’âge de 25-29ans dans 34,8%.

·        L’Etat-civil

Cette étude nous montre essentiellement que 62% des chauffeurs étaient célibataires, 33% étaient mariés et 5% étaient divorcés.

1.    Connaissances sur le VIH

Cette étude nous montre que  100% des chauffeurs connaissent le mot VIH, dans la série de Broulaye DIARRA La majorité des enseignants enquêtés connaissent le VIH-sida.

 

·        Voies de transmission

Le rapport sexuel était la voie de transmission connue par tous les chauffeurs soit 100% de cas, suivi des objets tranchants dans 32% des cas, mère à l’enfant dans 15% des cas. Ceux-ci se rapprochent de B.Diarra.

2.    Symptômes du VIH

Dans notre série 82% des chauffeurs  connaissent l’amaigrissement comme le symptôme dominant en cas du VIH, la diarrhée dans 42% des cas, la fièvre dans 40% des cas. Quelques auteurs ont trouvés le même résultat. Dans la série de B. Diarra l’amaigrissement était aussi le symptôme le plus cité dans 92%des cas.

3.    Moyens de prévention 

La fidélité et l’utilisation des préservatifs était les moyens de prévention les plus cités chez les chauffeurs soit 95% et 100%. Ceux-ci concordent  avec les résultats de Spira A et all qui ont trouvé aussi la fidélité dans leurs études. Plusieurs auteurs ont confirmés nos résultats (13, 14, 15).

4.    Attitudes et pratiques face au risque du VIH

·        Dépistage

Dans notre série 60% des chauffeurs ont été déjà dépistés volontairement. La majorité des enquêtés de la série de B. Diarra ont été déjà dépistés. La minorité qui n’en croit pas, est à prendre en compte à des fins de sensibilisation.


 

·        Discrimination

Cette étude nous montre que 35% des chauffeurs ont acceptés de vivre en communautés avec un PVVIH, suivi de 25% qui ont acceptés de manger avec eux, 10% ont acceptés de porter les mêmes habits.

·        Objets classiques de la transmission du VIH

La lame de rasoir et la seringue étaient les objets classiques les plus cités soit 92% et 80%.

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

CONCLUSION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’infection par le VIH, par son caractère pandémique, continue à représenter un problème majeur de santé publique.  Le diagnostic est fait tardivement, engageant ainsi, la qualité de prise en charge ; d’où la nécessité de renforcer et d’étendre les structures de dépistage, d’informer, former et sensibiliser les populations pour la dite pathologie afin de trouver les pistes de solution.

L’infection par le VIH par son caractère pandémique et mortel doit  être prise en considération par les différentes classes sociales pour éviter sa propagation et de limiter sa mortalité.

Mots clés : connaissances, attitudes, pratiques, VIH/SIDA chez les chauffeurs de rond-point huilerie.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

SUGGESTIONS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au terme de cette étude, nous formulons les suggestions  suivantes :

ü Aux autorités du pays :

-      Veiller à ce que toutes les personnes atteintes de l’infection VIH aient accès à un diagnostic et à un traitement efficace pour guérir ;

-      Enrayer la transmission du VIH ;

-      Réduire la charge sociale et économique inéquitable de l’infection VIH ;

-      Contribuer au contrôle du VIH et leurs éliminations  comme problème de santé publique en RDC.

ü Aux médecins et personnels soignants:

-         Appliquer les nouvelles technologies et les approches innovantes de prévention, de diagnostic et de soins pour faire barrage à l’infection VIH.

ü A la population :

-         Connaitre son statut sérologique afin de faciliter une bonne prévention  et une prise en charge précoce.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ANNEXE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                          FICHE D’ENQUETE

 

I.                  IDENTITE

Age :

Sexe : M         F

Etat-civil : marié     , célibataire     , divorcé

II.               QUESTION

 

1.     Avez-vous déjà attendu parlé du VIH/SIDA? Oui    , Non

2.      Il y a-t-il une différence entre le VIH et le SIDA ? Oui    , Non

3.     Est-ce que le sida peut se transmettre par le rapport sexuel ? Oui    , Non

4.     Quels sont d’autres voies de transmission du VIH/SIDA ?

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

 

5.     Est-ce qu’une personne avec le VIH/SIDA peut aussi vivre longtemps ? Oui     , Non

 

6.     Quels sont les symptômes du VIH/SIDA que vous connaissez ?

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

 

7.      Est-ce que l’utilisation de préservatif a une assurance de 100% sur le sida ? Oui      , Non

 

8.     Avez-vous déjà fait un test de dépistage sur le VIH/SIDA ? Oui   , Non

 

9.     La vie en communauté avec les personnes infectées par le VIH/SIDA peut-il vous exposer à la maladie ? Oui   , Non

 

10.                                                                Peux-tu vivre avec une personne qui a le VIH/SIDA ? Oui   , Non

 

11.                                                               Peut-on manger sur une même assiette avec celui qui a le VIH/SIDA ? Oui   , Non.

 

12.                                                               Peut-on porter les mêmes habits avec celui qui a la maladie ? Oui   , Non

 

13.                                                               Une femme enceinte qui a le sida peut-elle infecter le fœtus ? si oui par quel moyen ? ……….

 

14.                                                               Le VIH peut se transmettre de génération en génération ? Oui   , Non

 

15.                                                               Est-ce le moustique peut transmettre le VIH ? Oui   , Non

 

16.                                                                La transfusion sanguine chez un sujet sain peut-il être un geste de danger au VIH ? Oui    , Non

17.                                                               Quels sont les avantages d’utiliser le préservatif ?..............................................................................................................................................................................................................................................

 

18.                                                               Connaissez-vous d’autres moyens  pour éviter le VIH/SIDA ? Oui    , Non

19.                                                               Quels sont les objets classiques pouvant permettre la transmission du SIDA ?

 

20.                                                               Quels sont les tranches d’âges les plus touchées du SIDA selon vous ?

 

 

 

 

 

 

 

RÉFÉRENCES

1.   OMS.VIH/SIDA. http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs360/fr/

2.   UNAIDS. Fiche d'information — Dernières statistiques sur l'état de l'épidémie de sida.

http://www.unaids.org/fr/resources/documents/2017/UNAIDS_FactSheet

3.   www.onusida2016.org

4.   ONUSIDA : Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida 2017.

5.   ONUSIDA 2019 : Rapport sur le suivi mondial de la lutte contre le sida 2020

6.    DiackMBaye A, SignatéSy H, Diagne Guèye NR, Ba A, Sylla A, Diouf S, Diagne I, Sarr M, Sow HD. Aspects épidémiologiques et cliniques de l'infection à VIH de l'enfant au centre hospitalier national d'enfants Albert-Royer à Dakar. Archives de Pédiatrie 2005;12(4):404-409.

7.    Ministère de la santé. Bulletin d'épidémiologie et de santé publique (Octobre 2017). http://www.sante.gov.ma/Publications/Pages/Bullten_%C3%89pid%C3%A9miologiqque.aspx

8.   Jihane RIZKOU : L’infection rétrovirale chez l’enfant au CHU de Marrakech. Thèse de médecine 2018.

9.   Ministères des recherches scientifiques : enquête démographiques et santé (EDS) 2014.

10.               Levy JA. Infection by human immunodeficiency virus – CD4 is not enough. N Engl J Med 1996;335:1528-30.

11.               Guide nationale de prise en charge du VIH 2016/RDC.

12.               Brossard Y, Aubin JT, Mandelbrot L, Bignozzi C, Brand D, Chaput A et al.: Frequency of early in utero HIV-1 infection: a blind DNA polymerase chain reaction study on 100 fetal thymuses. AIDS 1995, 9: 359-366.

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14.               Makadzange AT, Higgins-Biddle M, Chimukangara B, Birri R, Gordon M, Mahlanza T, McHugh G, van Dijk JH, Bwakura-Dangarembizi M, Ndung'u T, Masimirembwa C, Phelps  B, Amzel A, Ojikutu BO, Walker BD, Ndhlovu CE. Clinical, Virologic, Immunologic Outcomes and Emerging HIV Drug Resistance Patterns in Children and Adolescents in Public ART Care in Zimbabwe. PLoS One 2015;10(12):e0144057.

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16.               KATLAMA Christine, GHOSN Jade. VIH et SIDA : prise en charge et suivi du patient. 2éme édition. Issy-les-Moulineaux Cedex: Elsevier Masson,2008:3.

17.               Botomuito TH, Kamangu NE, Bulanda IB, Bongenya IB, Mesia KG. Perception  de la Politique Nationale de la Prise En Charge du VIH par les Médecins : cas de L’Hôpital Provincial General de Référence de Kinshasa.

18.               KASHAMA Joel : Intérêt du dosage du CD4 et de la charge virale dans la surveillance de l’infection VIH à l’HPGRK. Travail de fin d’étude. USK/2017-2018.

19.               Pufall EL, Nyamukapa C, Eaton JW, Mutsindiri R, Chawira G, Munyati S, Robertson L, Gregson S.HIV in children in a general population sample in East Zimbabwe: prevalence, causes and effects. PLoS One 2014;9(11):e113415.

20.               UNICEF 2018 : recommandations et décisions adoptées lors des trente-neuvième et quarantième réunions du Conseil de coordination du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida

21.               Mutwa PR, Boer KR, Asiimwe-Kateera B, Tuyishimire D, Muganga N, Lange JM, van de Wijgert J, Asiimwe A, Reiss P, Geelen SP. Safety and effectiveness of combination antiretroviral therapy during the first year of  treatment in HIV-1 infected Rwandan children: a prospective study. PLoS One 2014;9(11):e111948.

22.               Turan JM, Onono M, Steinfeld RL, Shade SB, Owuor K, Washington S et al.: Implementation and Operational Research: Effects of Antenatal Care and HIV Treatment Integration on Elements of the PMTCT Cascade: Results From the SHAIP  Cluster-Randomized Controlled Trial in Kenya. J Acquir Immune Defic Syndr 2015, 69: e172-e181.

23.               Washington S, Owuor K, Turan JM, Steinfeld RL, Onono M, Shade SB et al.: Implementation and Operational Research: Effect of Integration of HIV Care and Treatment Into Antenatal Care Clinics on Mother-to-Child HIV Transmission and Maternal Outcomes in Nyanza, Kenya: Results From the SHAIP Cluster Randomized Controlled Trial. J Acquir Immune Defic Syndr 2015, 69: e164-e171.

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26.               Framework for  the prevention  and  control  sexually  transmitted infections in the SADC region , SADC, Novembre 2015

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32.               Brahimi : infections opportunistes sur VIH. Mémoire de fin d’étude Université Abou Bekr Belkaîd/Faculté de Médecine. 2015.

33.               Broulaye DIARRA : connaissances, attitudes et pratiques comportementales en matiere de maladies sexuellement transmissibles et du vih-sidaen milieu scolaire urbain de kati. Thèse de médecine.2014. Bamako.

34.                Okome Nkoumou M, Boguikouma J, et Kombila M.Les maladies opportunistes de l’infection par le VIH à l'hôpital fondation jeanne ebori de Libreville, Gabon.

http://www.jle.com/fr/MedSanteTrop/2006/66.2/

 

 

 

 

 

 

 

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