Bonjour, nous sommes le 17/05/2022 et il est 06 h 05.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BENJAMIN FRANKLIN.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

A toi ma défunte tendre sœur aimé de la famille, MADIYA MAHATA Marie et ton époux : KALONDA MUHUNGA Marcus que la mort nous a arraché après une longue période de souffrance de maladie en nous laissant les cinq orphelins.

Tu es mort sans pour autant goûter les fruits de nos études, je me fonds en larmes et je suis

vivement touché par ton départ brutal ma sœur. Nonobstant cela, vous demeurerez à jamais gravé dans notre cœur. Au nom de toute la famille MAHATA Anatole, nous ne vous oublierons jamais.

Que Dieu soit loué !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

En prélude de ce travail de notre fin  de troisième année de graduat, il nous plaît de le dédier au Seigneur Dieu Tout puissant pour la grâce qui ne cesse de nous combler nuit et jours ;

 

A mes très chers parents MAHATA KABAKILE Anatole, NYANGE KHIEHU Joséphine et KAZEKENE  pour votre tendre affection et abnégation, ainsi que les sacrifices énormes consentis pour notre éducation et instruction ;

 

A ma tante MWANGU KHIEHU Marie pour son conseil  moral et son soutien financier ;

 

 

A ma future épouse et mes futurs enfants que lavenir nous réserve ; A vous tous ;

Je dédie ce travail.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Nous voici au terme de notre travail, loin de nous la prétention de dire que nous l’avons réalisé par nos propres efforts, qu’il nous soit permis d’exprimer notre profonde gratitude à tous ceux qui ont soutenu et contribué à son élaboration de loin ou de près.

Nous remercions de prime à bord l’Eternel Dieu pour sa force, son amour, et sa grâce qui nous

a comblé afin d’achever ce présent travail.

 

 

Nous tenons à remercier le corps académique, scientifique et administratif de l’universi de

Lubumbashi pour leur formation et leur volonté dans notre parcours estudiantin.

 

 

Nous avons l’honneur de remercier très sincèrement notre directeur, le chef de travaux KITENGE MBWELONGO Léon, qui malgré ses multiples occupations et responsabilités a voulu parrainer ce travail tout en donnant les lignes à suivre, qu’il trouve ici l’expression de

notre profonde gratitude.

 

 

A toute ma famille MAHATA KABAKILE Anatole et à ma tante MASHINGO vianny.

 

 

A mon père CIBALA Anicet et sa femme.

 

 

A vous mes pères spirituels le prophète KIALA KIMBEMBE dard, lapôtre MASHANT

Israël, le docteur EBALA Labry,le docteur KADIMA Daddy, le pasteur MWAMBA Pitchou.

 

 

A mon frère MUNIKO Mickael, MUTOMBO Dauphin et  KABENGELE Louis.

 

 

A vous mes frères, sœurs, neveux, nièces, cousins et cousines MBUYI MAHATA  Dorcas, MAHATA MAHATA Serge, MUSOLO MAHATA Junior, NZEBA MAHATA Zizel, KAMUENYI MAHATA Sofi, MASENZI MAYANGISA Carine, MWAKU KASHIMBA Nola, MUKAYA Moise, ZEKE KIVULE, MAGWATA KALONDA Wivine, MAHATA KALONDA Anatole, KABONGO KALONDA Claude, MUHUNGA KALONDA Léon, TSHISOLA KALONDA Cisca, NDUMBI MAHATA Clément ainsi que les autres ;

 

A vous mes frères et sœurs dans la foi KANIKI LUPANDU Anaclet, LUSANZE MULUMBA Patient, MUSIPI SENDWE Joseph, MOPIA Mardochée, KANKELA Giovanni, KAMBILO Albert, KAWUSA Yannick, LUNDA NGANDU Giresse,   MINARO MONSERE Benjamin, MINARO KABONGO Bon saint, KAPETA Prisca, MUFUKA Françoise et les autres pour vos conseils et votre soutien moral.

 

 

A tous les enfants de mes grands frères et grandes sœurs que je ne saurai pas tous citer ici.

 

 

Malgré les difficultés et les peines rencontrées, nous présentons nos remerciement aux camarades et amis de la promotion avec lesquels nous avons aussi partagé des moment de bonheur estudiantin : NKULU KIKOMA Samy, MINARO MONSERE Benjamin, NTUMBA


KALULA Ecclésiaste, IMBUYI IMPELE Innocent, DEMBO MPOKAMA Marthe, TSHABOLA KANTU Théophile, NGWAMA MAKITA Vincent, ASSANI KAMUINJI Jean, BANYATH Gaspard, BUSHABU MINGA Roland, LUNDA NGANDU Giresse, MBUYU KAZADI Marceline, MPUKA MWAMBA Adolphe, ATUMANISA Meschack, ILUNGA LUMBALA Emmani, UKUMU CWINYAAY Déogracias, ILUNGA NYENGELE Felix, KALONGA KALONGA Guelord, MWAMBA BADIBANGA Patrick, NZOTADI NZOTADI Jeannot, KASHIKU MUKADI Sarah, NGELEKA KALAMBAYI Roger, KATOMBE Michel, KENDA

BADIBANGA Kennedy, KASHINDE BATANTE Paul.

 

 

Enfin à tous ceux qui, de près ou de loin ont témoigné leur soutien mais dont les noms ne sont

pas repris sur cette page, trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

0. INTRODUCTION

 

 

0.1. CONTEXTE DETUDE

Le développement vise à améliorer la qualité de la vie des individus et à accroître leur capacité à influencer sur leur avenir. Cet objectif suppose une augmentation du revenu par habitant et bien d'autres éléments, comme le montre Betemo et Azaka(2009), l'accès aux crédits exercer une influence positive sur la croissance des entreprises et du pays. Pour que ceux-ci soient accordés, l'on doit disposer préalablement de l'épargne car il n'y a pas de crédit sans épargne palable. Elle est le moteur de tout investissement ou croissance économique d'un pays comme la République Démocratique du Congo par exemple.

 

L'épargne est considérée comme une des principales sources des financements de la croissance et donc du revenu par habitant car elle permet de financer les investissements, assure le maintien et la croissance du revenu de la production (Capul et Garnier, 2007). En l'absence d’incertitude et de transfert inter générationnel, l'épargne reste l'unique vecteur du transfert du pouvoir d'achat d'une période à l'autre, pour adapter le profil inter temporel des ressources à celui de la consommation désirée (Arrondel, Masson et Verger, 2008). En outre, l'augmentation de l'épargne nationale apparaît comme une évidence pour éviter le surendettement surtout en cette période après l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative pays pauvres très endets. Comme l'affirme (Garnier et Thesmar, 2009), l'objet premier de la politique d'épargne doit être de favoriser l'optimisation du bientre présent et futur des ménages épargnants dans une perspective de cycle de vie. Il ressort de ce qui préde que l'épargne revêt une importance accrue si l'on veut garantir et améliorer le bientre présent et futur des nages en termes de développement durable. L'émergence des   pays comme la Chine, le Brésil, la Corée du sud, le Singapour, l'Inde, l'Afrique du sud que nous considérons comme les pays émergents réside en grande partie dans l'importance qu'ils accordent au futur, donc à l'épargne. Cependant Le taux d'épargne est faible en RDC.

 

Notre étude concerne l’épargne des ménages, qui est le déclencheur de l'investissement ou de la croissance économique d’un pays d’une part, et la manière dont celle-ci est motivée d’autre part.

 

0.2. LE PHENOMENE OBSERVE

Les sociétés ont certes éprouvé le besoin d’une organisation appropriée. Celle-ci a permis de lutter contre les effets de la nature  qui se sont souvent avérés néfastes pour leur survie. Cette lutte, quelquefois inégale eu égard aux exigences de l’environnement et au mode de vie des populations a abouti à la maîtrise des éléments naturels qui participent à l’épanouissement des populations et à la conservation des sociétés.

 

La plupart des pays africains connaissent une situation économique et sociale désastreuse. Le coût de la vie y accroît sans cesse alors que les revenus els y sont en baisse constant. Les impôts et les taxes devant permettre aux Etats de réaliser une justice sociales et une redistribution équitable des revenus ne prennent par la direction des caisses de l’Etat. Lorsqu’ils réusissent à s’y diriger, il est rare qu’ils parviennent à la destination. Les populations africaines cherchent à se dégager de la situation inconfortable du blocage des canismes de


 

redistribution des revenus nationaux en innovant et en inventant des stratégies ingénieuses de survie. Ces stratégies tiennent naturellement compte des facteurs sociaux propres aux cultures locales et de ceux viennent d’ailleurs. Ainsi la naissance et la prolifération des associations de toutes  sortes en milieu urbain peuvent être comprises comme une réaction qu’il convient de placer dans un contexte global africain fortement marqué par la pénurie et l’arbitrage. En fait, ces populations cent des associations dont les activités sont répertoriés au sein du secteur dit informel en opposition ou plutôt parallèlement au secteur formel. Ces associations ainsi créées sont fondées essentiellement sur le principe de la solidarité et cela constituent un frein à la constitution d’épargne par les institutions financres et à la réduction de la pauvre.1

 

Au début de la décennie 2000, à la question d’un client potentiel d’une banque commerciale en République Démocratique du Congo, question relative aux indices de confiance susceptibles de déterminer son choix sur une institution financre son épargne pouvait être gardée en sécurité, la réponse du professionnel du secteur se révéla évasive. Elle frôla même la délicatesse quand le requérant citant une banque nouvellement installée en cette période-là, exigeait au titre de conseil, que l’expert lui confirma la solvabilité du nouvel opérateur dans la profession. Lembarras se justifiait par le nombre relativement élevé des institutions bancaires ayant fait faillite au pays et auprès desquelles, aucun remboursement des fonds déposés ni indemnisation n’ont é obtenus par nombre dépargnants cas de la Banque Congolaise (BC), liquidée en 2011, d’autres banques telles ; la Banque de Commerce et de Développement (BCD), la Banque à la Confiance d’Or (BANCOR), lUnion Zaïroise des Banques (UZB), la Banque Zaïroise de Commerce Exrieur (BZCE).

 

Dans le même panier était aussi regroupées de nombreuses initiatives malheureuses de rémunération des dépôts à la PONZI comme celles de Bindo, Masamuna, Madova. Dans ces cas proches de l’escroquerie à la MADOFF, la mise plae pour une maturité record (7 à 30 jours) était promise au remboursement avec un intérêt de la moitié ou du double du dépôt. Ce sont en effet les  fonds ulrieurs des déposants qui payaient les mises antérieures. Ce souci de sécurité a par moment conduit à la fuite des capitaux avec le problème récurrent de la gestion par les banques des risques en les identifiant , en les évaluant et en les contrôlant, d’une part.2

 

D’autre part, Le fait concerné est d’une observation empirique à partir de laquelle, nous avons concentré notre étude. Ceci étant une résultante d’une information médiatique congolaise  divulguée par la radiotévision DIGITALCONGO.NET par sa mise à jour d’un article portant sur la thématique «  la problématique de l’épargne en RDC : analyse et perspectives », cette thématique, a é soutenue en mémoire de la célébration d’une journée internationale de lépargne. Cette dernière est célébrée le 30 octobre de chaque année.

 

Etant donné que la RDC, avec 80.000.000 d’habitants répartis dans 26 provinces pour une superficie de 2.345.000 km3, en outre ; elle dispose des ressources minières variées et des terres arables évaluées à 80.000.000 d’hectares. Selon lassociation des banques au Congo, malgré ces potentialités économiques, le pays ne compte que 5.000.000 des comptes bancaires ouverts

dans diverses banques pour le compte de la population dont les fonctionnaires de lEtat.

 

 

 

1 Adolphe MUNKULU MBATA (2008), pratiques informelles et solidarités en Afrique, édition, l’harmattan.

2Emile MUADIMANGA ILUNGA (2000), risques bancaires et dispositifs prudentiels de gestion en RDC, édition

l’harmattan


 

En effet, cette situation dénote une absence totale de la culture d’épargne de la part de la population congolaise en générale et particulière celle de la ville de Lubumbashi. Nous avons fait ressortir notre problématique partant de ce phénomène.3

 

0.3. LA QUESTION DE DEPART

C’est par cette question que le chercheur, tente d’exprimer le plus exactement possible ce qu’il cherche à savoir, à élucider, à mieux comprendre. Elle sert de premier fil conducteur à la recherche. (L.Van Campenhoudt et R. Quivy).

 

La question que nous nous sommes posé est la suivante :

 

Quelles sont les causes du ralentissement ou de la faiblesse dépargne des ménages dans

la ville de Lubumbashi ?

 

0.4. LOBJET POURSUIVI

Le souci qui nous a animés à confectionner ce présent travail et mener cette analyse consiste à vérifier de manre théorique ou empirique les causes de la faiblesse de l’épargne des ménages dans la ville de Lubumbashi.La finali de ce travail consiste à apprendre les nages, les entreprises et l’Etat l’impact de lépargne dans la vie économique d’une nation. Il est à noter que lorsque le niveau de lépargne des ménages est très élevé dans les banques, cela permet aux banques d’octroyer des crédits aux entreprises pour leur investissement afin de réduire le chômage. Or si le revenu des ménages est faible, ils ne sauront pas épargner ; par conséquent, cette faiblesse aura des retombées négatives sur l’investissement.

 

0.5. LA JUSTIFICATION DE LA RECHERCHE

 

0.5.1. CHOIX DU SUJET

Le choix que nous avons porté sur ce sujet se justifie par le simple fait de vérifier l'importance accordée à l'épargne par des ménages Lushois et pour la nation congolaise en globalité. Outre la nécessité d’accomplir une obligation académique. Il est influencé en outre par l'instabilité économique que traverse la RDC en générale et la ville de Lubumbashi en particulière, la médiocrité des conditions de vie des ménages, la vulnérabilité, la malnutrition et pauvre généralisée qui s'imposent malgré toutes les potentialités humaines et naturelles qu’elle renferme.

 

O.5.2. L'INTÉRÊT DU SUJET

 

Sur le plan personnel, Cette étude nous permet de corroborer les connaissances théoriques acquises dans le domaine économique à la pratique. Elle nous permettra aussi de connaitre et de comprendre le fonctionnement des institutions bancaires ainsi que les difrentes caisses d’épargne qui sont les principaux canaux par lesquels les agents économiques en surplus financier placent leur épargne.

 

Sur le plan scientifique, la présente recherche sera désormais aussi une si grande source d'information pour les futurs chercheurs comme nous nous sommes aussi inspiré des autres qui

 

 

3 www.digitalcongo.net, article publié en 2015, portant sur problématique de lépargne en RDC: analyse et perspectives.


 

ont observé et abordé ces genres de recherche scientifique à partir d'une observation à court terme, moyen et long terme.

 

Sur le plan social, les résultats de cette étude seront bénéfiques à la société congolaise en générale et lushoise en particulière parce qu’elle aura des connaissances sur l'importance de l'épargne dans le circuit économique et son impact dans le pays. Car épargner c'est garantir l'avenir.

 

0.6. LA DÉLIMITATION DE L'ÉTUDE

 

Du point de vue spatial, notre travail a comme le champ d'application la  ville de

Lubumbashi, La délimitation temporelle s'étend sur une période de trois ans allant de 2016 à

2018.

 

0.7. LA STRUCTURE DE LA RECHERCHE

 

Outre l'introduction et la conclusion, notre travail regorge quatre chapitres parmi lesquels nous citons:

 

v  Chapitre premier porte sur la revue de littérature;

v  Chapitre deuxième traite sur la problématique et  l'hypothèse;

v  Chapitre troisième aborde sur la méthodologie de recherche et champ empirique;

v  Chapitre quatrième analyse des résultats de l'étude.


 

CHAPITRE I : REVUE DE LITTERATURE

 

Dans ce chapitre, il sera question de vous présenter notre grille de lecture contenant (les études théoriques et empiriques), les approches théoriques et les paradigmes mobilisés ainsi que le cadre danalyse.

 

I.1. REVUE DE GRILLE DE LECTURE

La revue de littérature  rapporte ce qui a é dit dans la littérature. Elle présente les difrents concepts qui aident à la compréhension du sujet, d’une manière plus approfondie. Elle n’est pas une énumération des  difrents résultats obtenus par les autres chercheurs, mais une confrontation des différents résultats des recherches menées par les autres chercheurs. Elle rapporte les études théoriques et empiriques les plus pertinentes (état de la question), les plus significatives concernant le sujet4.

 

Loin de là l’idée de prétendre dans nos pensées que le sujet que nous traitons récemment na jamais é développé dune manière tant tôt d’une autre. Cependant, certains chercheurs l’ont déjà traité, dautres les traites comme nous et d’autres générations futures le traiteront encore dans leurs divers angles.

En effet, nous avons l’intérêt de recourir aux travaux de nos prédécesseurs parmi lesquels nous citons :

 

I.2.ETUDES THEORIQUES

 

Ø  Les auteurs classiques (A.SMITH, D.RICARDO.L.WALRAS) ont longtemps considéré que la consommation et lépargne dépendaient du taux d’intérêt réel et du niveau général des prix. En effet, un fort taux d’intérêt réel (une forte rémunération de lépargne) incite à diminuer sa consommation présente pour accroître son épargne, cest-à-dire sa consommation future. Selon un effet de substitution.

 

 

Ø  JOHN MAYNARD KEYNES (1936) dans son ouvrage intitulé « la théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie » dit que : le niveau de la consommation et de l’épargne est détermipar le  revenu courant disponible (revenu après impôt). Plus le revenu est élevé plus l’épargne sera élevée inversement. Pour lui, la consommation prede l’épargne et le niveau de l’épargne est déterminé non pas par le taux d’intérêt mais plutôt par le niveau de revenu de l’agent.

 

Ø    Les néoclassiques remettent en cause la fonction de consommation et de l’épargne Keynésienne par une série d’étude empirique menée. Selon eux, l’épargne préde la consommation. L niveau de l’épargne est fonction du taux d’intérêt. L’agent économique qui cherche à maximiser son utilité vérifie ce que peut lui rapporter l’épargne en fonction du niveau du taux d’intét.

 

Ø  Dans une forme qualifiée d’hypothèse du revenu relatif de Duesenberry, en référence à l’économiste JAMES DUESENBERRY, il met l’accent sur le plus long terme. Il avance

 

 

 SEM MBIMBI Pascal (2017-2018) : cours d’initiation à la recherche scientifique destiné aux étudiants de G2

informatique, ISC. Lubumbashi, inédit


 

les arguments selon lesquels la hausse du revenu s’accompagne d’une moindre augmentation de l’épargne et d’une progression de la consommation supérieure à celle que le modèle Keynésien laisse entendre. La consommation et l’épargne dépendent non seulement du revenu courant, mais aussi des niveaux antérieurs (passés) du revenu et de la consommation.

 

Ø    MILTON FRIEDMAN (1950) dans son hypothèse du revenu permanent, celle qui constitue l’une des explications les plus influentes du comportement de consommation et de l’épargne. Selon sa thèse, la consommation et l’épargne ne dépendent pas du revenu courant mais du revenu permanent (le revenu dont l’agent peut disposer à chaque période de sa vie sans entamer son patrimoine). Dans sa théorie du revenu permanent, il établit la consommation en fonction du revenu annuel (permanent) moyen estimé par le ménage. Il distingue deux composantes du revenu : le revenu permanent et le revenu transitoire (éphére ou passager).

 

 

 

Ø  Selon ANDO et FRANCO MODIGLIANI (1963), dans son ouvrage de la « théorie du cycle de vie de l’épargne » dit que : les ménages consomment et épargnent en fonction de leur cycle de vie. Il montre que le nage emprunte lorsquil est jeune pour financer ses études par exemple, épargne durant sa vie active afin d’accumuler un patrimoine et désépargne durant sa période de retraite. A cela il distingue trois âges5.

 

 

I.3. ETUDES EMPIRIQUES

 

 

 

AUTEURS      ET ANNEES

 

 

ETUDES REALISEES

 

 

RESULTATS DE RECHERCHE

KALOMBO

KALOMBO Toussaint (2017)

Travail   de   Fin   de   Cycle

intitulé : la mobilisation de l’épargne des ménages au sein d’une banque, cas de TMB.

Kalombo   abouti à   la   conclusion

suivante : les ménages de la ville de Lubumbashi n’ont pas une forte préférence pour le futur (épargne) à cause notamment de labsence de la culture de l’épargne, de l’environnement macroéconomique instable, du système financier sous développé, de la sous bancarisation de l’économie, du faible revenu des ménages partant d’une enquête organisée.

KIAKUMBA

MANSESA (2010)

Travail    de   Fin    de   Cycle

intitulé : la problématique de

l’épargne dans le Bas-Congo,

Kiakuba conclut en disant que : les

ménages de la cité de Mbanza Ngungu épargnent  auprès des institutions de microfinance les   autre membres

 

5 Précis de léconomie


 

 

cas des ménages de la ci de

Mbanza-Ngungu.

d’une tontine. La décision  d’épargne

est influene par le revenu des ménages  qui  sont  faibles.  Les ménages de cette cité épargnent pour accumuler du capital, se prémunir contre les aas de la vie. Donc les ménages sont beaucoup plus dans l’informel que le formel.

MANSESA

KIAKUMBA

Gloire          Tristan

(2013)

Mémoire intitulé : l’épargne

et bientre des ménages en milieu rural en RDC, cas des de  Mbanza-Ngungu  et Kisantu dans la province du Bas-Congo.

S démarche   avait   pour   objectif

d’identifier les facteurs qui déterminent l’épargne des ménages des cités semi-rurales compte tenu de ces résultats. Il suggère aux autorités politiques d’accroître le revenu des agents en vue de leur garantir un bien- être futur pendant la retraite. Ceci implique une politique de répartition équitable du revenu national, cest-à- dire réduire les écarts existant entre les agents économiques car les résultats de leur étude montre que l’épargne influence le bientre des ménages. Laccroissement du revenu des ménage le permettra de sortir du cycle infernal d’endettement. Libéraliser le secteur non bancaire pour permettre à la SONAS et la CNSS de devenir compétitive. Ainsi, les ménages auront les possibilités de choisir librement vers quelle institution peuvent placer son épargne de retraite. Pour les ménages, ils suggèrent un plan d’épargne retraite cest-à-dire dépargner dans le secteur bancaire un montant équivalent à la cotisation sociale.

FOURNIER

VERONIQUE (2011)

Mémoire      intitulé     :      les

difrentes     caractéristiques des ménages au Québec.

Pour  lui,  le  revenu  disponible  des

ménages, le fait d’être propriétaire d’un logement, le fait que le revenu du ménage ne provienne que d’un seul travailleur à temps partiel, le nombre d’enfants   de    à   17   ans   e les


 

 

 

assurances détenues par les ménages

sont     des     facteurs     déterminants

l’épargne des ménages au Canada.

NAJAT (2008)

Mémoire     intitulé     :     le

comportement d’épargne des ménages en fonction de la zone de résidence et quelques facteurs socioéconomiques.

Il a abouti aux résultats suivants : le

taux d’inflation, le taux d’intérêt, la population urbaine et rurale et le taux de croissance de la population urbaine ont une influence significative sur le niveau dépargne. Le comportement d’épargne dans le cadre de la commune rurale apparait moins significatif que dans la commune urbaine.

YOUMBI     Pierre

Alain(2003)

Mémoire     intitulé     :      Les

déterminants de l'épargne des ménages au Cameroun

Son    étude    avait    pour    objectif

l'identification des variables qui influencent significativement le comportement  d'épargne  des ménages. En s'appuyant sur les techniques de cointegration et des modèles à correction d'erreur la présente étude aboutit aux résultats suivants :

Le revenu à court et à long terme et le taux de l'intérêt réel à long terme uniquement sont les principales variables explicatives de la fonction de l'épargne des ménages au Cameroun. Le taux d'intérêt réel et des impôts sur le revenu ont un effet nég deatif alors que le revenu et l'inflation agissent positivement sur l'épargne. Ces  variables  expliquent  à  près  de

90% le comportement de l'épargne.


I

 

1.3. APPROCHES THEORIQUES ET PRADIGMES MOBILISES

 

 

Un paradigme désigne une constellation de croyances, valeurs techniques, etc. partagée par une communauté donnée (Kuhn, 1962)6.

Au Moyen âge épargner était perçu comme moralement bon pour les gens ordinaires, et dépenser était vu comme  moralement mauvais. Le calvinisme a promu lavenir, la parcimonie comme un comportement désirable afin de prévoir des dispositions pour l’avenir, pour les enfants et les autres héritiers.

JEVON (1871) cité par (Raaij, 1998) fit valoir que l’anticipation de la douleur et du plaisir est une force de motivation puissante pour s’assurer une sécurité future. Lavenir est largement incertaine et lépargne apporte quelques certitudes et constitue un tampon contre des événements négatifs tels que le chômage et des dommages subis par la maison ou d’autres biens durables.

Partant des études de VON BÖHM-BAWERK (1888) de l’école autrichienne, ce dernier a conçu la théorie de l’importance de l’épargne. Les gens sont impatients de consommer et demander une compensation (un intérêt) pour sabstenir de consommer maintenant.

IRVING FISHER (1930) s’accorde avec Von Böhm-Bawerk sur le fait que l’épargne est déterminée par l’impatience, qui est un trait de personnali dans le sens  des personnes impatientes épargnent moins que des personnes patientes. Fisher estime que cette impatience n’est pas seulement causée par le niveau de revenu et le temps, mais aussi par six caracristiques :

-   Le manque de vision à long terme (orientation vers le temps présent) ;

-   Le manque de volonté et de contrôle de soi ;

-   Lhabitude de dépenser librement ;

-   Laccent placé sur la brièveet l’incertitude de la vie ;

-   L’égoïsme ou l’absence de désir de prévoir des dispositions pour les survivants ;

-   Le suivi servile des caprices dans la mode des dépenses.

 

Selon ALFRED MARSHALL (1990) cité par (Raaij, 1998), la décision d’épargner implique un comportement entre les satisfactions présentes et futures. Les gens doivent décider de dépenser maintenant ou de garder leur argent pour l’avenir. Il existe  également des personnes qui épargnent dans l’intérêt d’épargner. Epargner leur est devenu une habitude. Ainsi, des personnes âgées peuvent continuer à épargner bien que le temps soit venu de dépenser l’argent économisé pour leur vieillesse. Cependant, ils peuvent toujours épargner pour leurs petits- enfants. Cest un motif de legs. Les familles riches veulent maintenir ou accumuler leur patrimoine (capital, obligation, immobilier) et le transférer à leurs enfants.

 

Au fil du temps, JOHN MAYNARD KEYNES (1936), dans la théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, introduit « une loi psychologique » : une personne est apte à épargner la différence entre son revenu actuel et la charge de son niveau de vie habituel. Cette loi est similaire à lépargne résiduelle. Quand les revenus de la personne changent, son épargne change

également mais ces modifications ne sont pas plus élevées, car le niveau de dépenses de

 

 

 

6 M. GAVARD-PERROT, D.GOTTELAND, C. HAON, A. JOLIBERT (2012), méthode de la recherche en science de gestion, éd. Edition Pearson France


 

consommation n’augmentera pas immédiatement. A l’inverse, un revenu qui chute ira souvent de pair avec une épargne en baisse, car le niveau de dépenses de consommation ne diminuera pas immédiatement. Les dépenses de consommations ne sont pas suffisamment flexibles pour changer immédiatement en cas de hausse ou de baisse du revenu. Il y a donc un décalage à court terme entre la modification du revenu et celle de lépargne. La théorie de lépargne de Keynes est basée sur l’hypothèse du revenu absolu que nous avons pall à l’introduction de notre travail en disant qu’elle suppose une relation proportionnelle entre le revenu et l’épargne.

 

Il existe quatre approches théoriques largement acceptées qui expliquent le comportement

d’épargne des agents économiques :

 

a.  L’HYPOTHESE DE LA THEORIE KEYNESIEN DU REVENU ABSOLU:

Keynes dit que : l’épargne et la consommation des ménages dépendent directement de leur revenu courant disponible (du montant de revenu dont ils disposent après l’impôt) : avec l’augmentation du revenu disponible global, la propension nationale à lépargne progresse, tandis que la propension à la consommation diminue.7

 

La relation Keynésienne  qui  unit consommation et revenu courant peut être expliquée par la fonction suivante :

 

C= CY+C0  avec 0 ˂ C ˂ 1                  (1) Avec C, la consommation totale ;

Y, le revenu courant le revenu perçu par le ménage au cours d’une période donnée) ;

 

C, la propension marginale à consommer, définie comme le rapport entre la variation de la consommation et la variation du revenu ;

 

C0, la consommation incompressible ou autonome : il s’agit de la consommation minimale d’un agent lorsquil ne dispose d’aucun revenu.

 

En divisant léquation(1) par Y, on obtient la propension moyenne à consommer C/Y : C/Y= C+C0/Y                                                    (2)

Léquation(2) fait apparaitre que la propension moyenne à consommer décroît avec le niveau

de revenu et tend vers la propension marginale. Cela signifie tout simplement que, lorsque le revenu augmente, la consommation totale augmente, mais moins rapidement que le revenu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7 DWIGHT H. et al. : Economie du développement, 13é éd., édition de Boeck, 2008


 

 

 

 

Schéma 1 : La fonction de consommation keynésienne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme l’épargne (notée S) représente la fraction du revenu qui n’est pas consommée, elle

dépend également du revenu :

 

-   S= Y - C

-   S= Y - (CY+C0)                        (3)

-   S= (1-C) Y- C0,

 

Léquation (3) nous montre bien que l’épargne est une fonction du revenu : pour reprendre l’expression de Keynes, l’épargne constitue un « résidu ». Pour un revenu nul (Y= 0), l’épargne est négative et égale à (-C0) : cela signifie qu’il y a désépargne, afin de financer la consommation incompressible (par exemple en empruntant de l’argent). L’épargne ne devient positive qu’à partir dun certain niveau de revenu égal à C0/(1 C)

 

b. L’HYPOTHESE DU REVENU RELATIF

Cette hypothèse dévelopée par J.Duesenberry (1947) cité par Epaphra (2014) soutient que l’épargne et la consommation dépendent non seulement du revenu courant, mais aussi des niveaux antérieurs du revenu et de la consommation. La croissance à long terme des revenus amène les consommateurs à adopter leurs dépenses à des niveaux de consommation supérieure. En effet, cette hypothèse suggère que s’il y a une variation à la hausse du revenu d’un ménage, il n’aspire pas à un changement de niveau de consommation similaire à celui dé réalisé, ce qui signifie que son taux d’épargne augmentera. Duesenberry conclut que le taux d’épargne global est indépendant du revenu global.

 

Cette hypothèse a é utilisée pour expliquer le comportement en matière de consommation et

d’épargne aux Etats-Unis. Par la suite, des chercheurs ont soutenu qu’elle pourrait également


 

s’appliquer aux pays en développement. Certains ont suggéré qu’un effet de démonstration opérait pour provoquer une augmentation en dents de scie de la consommation dans les PED à mesure de la hausse du revenu. Cette thèse considère que, dans les PED, des groupes de titulaires de revenus élevés, mobiles internationalement, rivalisent avec les schémas de consommation élevée des groupes de revenus les plus riches des pays avans : par étape successives. Les groupes aux revenus moindres tendent à rivaliser avec les schémas des groupes aux revenus plus élevés, si bien que la consommation tend dans la société dans son ensemble ; à être une fonction élevée et stable du revenu.

 

Lhypothèse du revenu relatif peut prendre la formulation suivante : C1 = (C+ bCh) + (1-s)Yd1

C1 est la consommation à la période 1, Ch est le haut niveau de consommation antérieure et Yd1 est le revenu disponible à la période 1. La constante b est la partie du niveau éle revenu de consommation antérieure dont le maintien est indépendant du niveau de revenu actuel, 0 ˂ b ˂ 1.

 

c. L’HYPOTHESE DU REVENU PERMANENT

Elle constitue l’une des explications les plus influentes du comportement de consommation et d’épargne. Elle a é d’abord formulée dans les années 1950 par le prix Nobel Milton Friedman, selon sa thèse, la consommation et l’épargne ne dépendent pas du revenu courant mais du revenu permanent (le revenu dont l’agent peut disposer à chaque période de sa vie sans entamer son patrimoine). Par exemple, pour un agent qui dispose d’un travail salar et d’un appartement qu’il loue, son revenu permanent est représenté par son salaire et le loyer perçu. Friedman distingue dans le revenu observé (Y) deux composantes : le revenu permanent (YP) et le revenu transitoire (YT) ou revenu éphémère qui est le revenu inattendu et non current, comme celui qui provient de l’évolution de la valeur des actifs et des prix relatifs, d’une prime professionnelle inopinée, de gains de loterie et d’autres mannes imprévisibles. Il considérait que les personnes pouvaient prédire avec un degré de précision raisonnable l’ampleur du revenu permanent quelles engrangeraient au cours de leur existence. Selon, lui, les personnes orientent leur consommation vers le revenu quelles perçoivent comme normal ou permanent, et qui tend à la stabilité à long terme. On peut formuler ainsi l’hypothèse du revenu permanent :

 

S = -C + SpYp + StYt

 

Yp est le revenu permanent disponible, Yt est le revenu éphére disponible, et Sp et St sont les propensions marginales à l’épargne à partir du revenu permanent, d’une part et du revenu éphére, d’autre part. Dans une étude particulièrement intéressante, fondée sur le cadre des modèles du revenu permanent, Angus Deaton souligne l’importance des motifs de précaution dans le comportement dépargne des ménages, en particulier dans les familles rurales démunies des PED. Il soutient que, pour ces groupes, l’épargne est moins une affaire d’accumulation qu’une méthode de gulation de la consommation en présence d’un revenu volatile. Deaton affirme  essentiellement  que  les  ménages  pauvres  du  monde  rural  désépargnent  aussi


 

fquemment qu’ils épargnent et se comportement comme si leur épargne avait pour motivation principale de protéger leur niveau de vie contre des désastres.8

 

Une autre ramification de l’hypothèse du revenu permanent est l’idée selon laquelle l’évolution des termes de l’échange internetional d’un pays (les prix relatifs des exportations par rapport aux importations) pourrait influer sur les taux d’épargne. Connue sous le nom d’effet Harberger- Laursen-Meltzer, cette thèse soutient que qu’une élévation des termes de léchange accroît le revenu, lequel doit à son tour augmenter l’épargne. Toutefois, l’effet sur lépargne est fonction de l’ampleur de la perception du caracre temporaire ou permanent de l’évolution des termes de l’échange.9

 

d. LHYPOTHESE DE CYCLE DE VIE

Selon Ando et Modigliani, les ménages consomment et épargnent en fonction de leur cycle de vie. Cette théorie montre que les ménages type empruntent lorsquil est jeune (par exemple pour financer ses études), épargne durant sa vie active (afin daccumuler un patrimoine) et désépargne durant sa période de retraite. Le schéma 2a représente l’évolution des revenus et de la consommation d’un agent type. Ce dernier souhaite lisser sa consommation sur l’ensemble de sa vie, alors me que ses revenus différent selon les périodes. Durant la période de jeunesse, ses revenus sont inférieurs à sa consommation et l’agent emprunte la surface (A), à l’âge adulte, ses revenus sont supérieurs à sa consommation et il épargne, à la fois pour rembourser ses emprunts de jeunesse et pour préparer la période de retraite. Le montant de son épargne équivaut à la surface (B). Une fois à la retraite, il est supposé que l’agent ne perçoit plus aucun revenu : il désépargne, à hauteur de la surface (C) jusquà son décès à la date D. la théorie du cycle de vie repose sur plusieurs hypothèses fortes :

 

-   les ménages épargnent en vue de préparer financièrement leur période de retraite ;

-   les ménages connaissent a priori leurs revenus futurs et leur durée de vie. Si l’on suppose qu’il y incertitude sur la valeur future des revenus, les ménages vont alors constituer une épargne de précaution ;

-   les ménages épargnent dans la mesure ils ne perçoivent pas de revenus de transfert

durant leur retraite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Deaton, «  Saving in Developing Countries », p.61-81.

 

9 DWIGHT H. et al, « Economie du veloppement », p.40-41.


 

Image n°1 : hypothèse de cycle de vie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I.4.LE CADRE DANALYSE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Problème à analyser lépargne des ménages

 

 

Dimensions

 

 

Contexte

 

 

Contenu

 

 

Processus/Relation

 

 

Ménages              de

Lubumbashi

 

 

accroissement, amélioration           du revenu  des  nages et  apprentissage  des ménages à considérer l’épargne comme une garantie de la vie.

 

 

Mobilisation jusqu’à l’engagement des ménages à épargner suffisamment par des series des formations.


I

 

CHAPITRE II : PROBLEMATIQUE ET HYPOTHESE

 

 

 

II.1. LA QUESTION DE RECHERCHE

La recherche scientifique exige que l’on prenne conscience de ce que lon veut

réellement appréhender.

 

D’après I Donald, la problématique de recherche est considérée comme étant un écart ou un manque à compléter dans le domaine de nos connaissances entre ce que nous savons et ce que nous devrions savoir sur le réel.10

 

La problématique se définit comme étant la question principale qui donne aux travailleurs la

structure, les concepts fondamentaux et les idées générales qui inspirent lanalyse.11

 

Le revenu des nages est généralement alloué à la consommation et à lépargne.Lépargne est

ainsi un vaste moteur pour l’économie et un passage obligé pour tout ménage.

 

De ce fait, les ménages Congolais n’ont pas une forte préférence pour le futur (épargne) à cause notamment de la culture de l’environnement macroéconomique et financier instable, du système financier sous développé, de la sous bancarisation de l’économie Congolaise, de la répression financre, du faible revenu des ménages, de l’impunité, du faible taux d’intérêt, des ménages, de l’inflation qui érode la valeur de la monnaie et des fonds épargnés, etc.

 

Pour rendre un lendemain meilleur, les ménages cherchent à lisser leur revenu et leur consommation en s’appuyant sur lépargne (MORDUCH 1995). Dans cette perspective, les ménages diversifient leur portefeuille en vue de se prémunir contre différents risques. Etant donné l’environnement économique instable et le manque de confiance des ménages vis-à-vis du secteur financier nous supposons que les ménages accordent beaucoup plus attention à l’épargne en actif réel et en capital humain des enfants. C’est ce qui justifie parmi tant des raisons

 

LEtat doit jouer un rôle primordial dans la protection de l’épargne des ménages. Lautre trait caracristique de la crise qui affecte l’économie Congolaise est la quasi-disparition de l’épargne dans le secteur informel procéderait d’un instinct de survie que d’une activité permanente s’inscrivant résolument dans le dynamique de l’accumulation du capital.

 

Pourtant, l’épargne est au cœur des déterminants de la croissance économique, face à tous ces problèmes, l’épargne des ménages n’est pas protégée. Certes, il est clair que si l’on encourage les ménages à épargner, l’augmentation du taux d’épargne qui en résulterait, permettra de résoudre plusieurs problèmes dont celui du financement de l’économie.

 

Dans cet état des choses nous nous sommes posé les questions suivantes :

 

v  Pourquoi lépargne des nages est-elle faible ?

v  Comment se comporte l’épargne des ménages vis-à-vis des institutions financres formelles ?

 

 

 

 

1 L. DONALD, cours d’introduction à la recherche mondule 1, université de Moncton, Canada 2004,p23

11 M’BAYO laki musewa maurice, lart de confectionner un travail scientifique, édition PUL,Lshi 2OO8


Lhypothèse est une idée ou ensemble d’idée que Claude BERNARD définissait comme : une interptation anticipée et rationnelle des phénomènes.

 

GORDON MACE (2000), complète en disant que l’hypothèse est comme une réponse anticipée que le chercheur formule à sa question spécifique de recherche. Ainsi l’hypothèse est une de réponse provisoire à une question dont le point s’inspire d’un fait réel.

 

Partant de la problématique évoquée ci-haut, nous présumons l’hypothèse selon laquelle la faiblesse de lépargne des ménages serait expliquée par : les facteurs endogènes et les facteurs exogènes.

 

Facteurs endogènes :

 

-   le revenu faible ;

-   La faiblesse de taux d’intét ;

-   Le niveau des prix (inflation) ;

-   La fiscalité défavorable ;

-   La croissance démographique ;

-   Lasymétrie de l’information.

 

Facteurs exogènes :

 

-   La morosité des conjonctures politiques, économie et socioculturelle.

 

II. 3. LA DEFINITION DES CONCEPTS

II.3.1.LEPARGNE

Est définie comme étant une partie du revenu non immédiatement consommée. Cette définition doit être prise à titre provisoire, car il existe peu de mots qui soient aussi courant et aussi difficiles à définir que le mot « épargne » dans la littérature économique.

 

Dans la littérature économique, on repère plusieurs définitions :

 

1.   Lépargne comme une MISE EN RESERVE :

 

Lépargne est alors synonyme d’économie de thésaurisation. C’est le sens origine du mot anglais « saving » qui vient de sauver, c'est-à-dire mettre en sécurité « conserver  ou préserver pour un usage futur ». On dit encore que l'épargne est une consommation diffée. C’est un acte de prévoyance, alors il faut admettre  que la croûte de pain conservée par le mendiant est une épargne (I.Fisher).

 

2.   Lépargne comme une CONSTITUTION DUN CAPITAL, DUN PATRIMOINE DUNE FORTUNE :

 

Lépargne est synonyme d’économie des richesses. Rist Ch. Appelle « lépargne créatrice » par oppossition à « lépargne réservée » prédente. Pour les économistes classiques (A.SMITH) et néoclassiques (A.Marshall) : l’épargne est ce qui finance l’investissement. A tout moment l’épargne est égale à l’investissement (loi des débouchés de JB.Say).

 

Les deux notions sont même identiques pour A. Marshall :


 

« On dit qu’il  (un homme) épargne lorsqu’il voue les biens et services qu’il achète à la production d’une richesse d’où il s’attend à tirer des moyens de jouissance dans l’avenir » alors que la dépense ou la consommation est l’obtention immédiate de jouissance.

 

3.   Lépargne    comme     un     RENONCEMENT    A    LA    CONSOMMATION    OU

ABSTINENCE :

 

Lépargne est une conception qui découle de la prédente et qui sert à justifier l’intérêt  versé

aux épargnants capitalistes par les sacrifices qu’ils consentent.

 

4.   Lépargne comme un RESIDU :

 

Lépargne est un exs du revenu sur la dépense de consommation (J.M.Keynes), l’épargne devient un phénomène passif et non pas un acte volontaire d’abstinence.

 

5.    En extension, sont considérées comme épargne les affectations monétaires suivantes : thésaurisation ou réelle, placement, prêt, investissement direct. Le placement et le prêt sont de l’épargne mise à la disposition d’autrui, l’investissement direct étant l’utilisation directe de l’épargne par lépargne (B.Nogora).

 

Au-delà de ces définitions le mot épargne reçoit plusieurs qualificatifs, soit de nature idéologique, soit de nature comptable, soit de nature phénoménale.

 

a Du point de vue idéologique, les notions les plus courantes sont :

Lépargne active ou l’épargne créative dite encore épargne active, elle soppose à l’épargne

stérile ou inactive (improductive).

Les placements sont considérés par certains comme une épargne stérile ou inactive alors que d’autres proposent de distinguer l’acquisition de biens réels (or, œuvres darts, terrain, etc) de l’acquisition de valeurs mobilres.

b.   Du de vue de la comptabilité nationale, deux notions apparaissent :

-   Lépargne brute est la variation aux amortissements subis par la valeur du patrimoine des agents économiques au cours de la période considérée. Cest le solde du compte revenu dans le système élargi de comptabilité nationale en France (définition Keynésienne de l’épargne).

-   Lépargne nette est lépargne brute diminuée de lamortissement du capital fixe.

-   Lépargne nationale est une somme de l’épargne des ménages, des administrations et des entreprises d’un pays.

 

 

c Du point de vue phénoménal, on distingue :

-   Lépargne spontanée et l’épargne forcée ;

-   Lépargne monétaire, l’épargne réelle elépargne en travail ;

-   Lépargne individuelle et l’épargne collective.12

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12 A. SILEM et J.ALBERTINI, lexique déconomie 6ème éd, édition Dalloz, Paris 2004, pages 266-268


II.3.2.1. CLASSIFICATION DE LEPARGNE

Pour un pays, lépargne totale disponible ou globale est égale à la somme de l’épargne inrieure

et de l’épargne étrangère.

 

Quant à l’épargne inrieure est composée de lépargne des ménages ou des sociétés (épargne privée) et lépargne publique.

 

A) TYPOLOGIE DE LEPARGNE

I.L’épargne globale ou totale

 

Est la partie du revenu disponible non consome des personnes morales privées et/ou publiques. Au niveau global l’épargne brute est la somme de l’épargne nette réalisé par ces personnes plus la partie du revenu desti au remplacement du capital usé qui est considécomme un investissement. Comme principale source de cette épargne on trouve l’épargne intérieure ou domestique (Sd) et l’épargne étrangère (Se). En effet, la réserve totale de l’épargne disponible (SD) pour un pays est égale à la somme de l’épargne intérieure et l’épargne étrangère.

 

La mobilisation de chacune de ces deux composantes de l’épargne nécessite la mise en place des politiques appropriées par les gouvernements concernés mais il demeure très important de dégager les éments constitutifs de l’épargne inrieure et de lépargne exrieure (M.Nhari,

1994).

 

I.1. Lépargne inrieure

Lépargne intérieur est la partie du revenu inrieur ou du PIB (produit intérieur brut) non consommée, cest sur laquelle que compte les pays du monde pour le financement de leur croissance dans le but de sauvegarder leur indépendance à l’égard de létranger et cest le résultant de la sommation de l’épargne publique et lépargne privée (M.Nhari,1994).

 

I.1.1. lépargne publique

Lépargne publique notée (Sg) est constit essentiellement de lépargne budgétaire qui résulte de tout surplus des recettes publiques sur la consommation publique laquelle est définie comme toutes les dépenses gouvernementales et administratives courantes auxquelles s’ajoutent toutes les dépenses d’investissement en équipement, en équipement militaire et de l’épargne des entreprises publiques.3

 

Quant à lépargne budgétaire elle provient de manière quasi-exclusive de lexdent des recettes fiscales sur les dépenses issues de la consommation publique, plus précisément il s’agit du solde ordinaire du trésor qui peut être exdentaire comme il peut être déficitaire. Alors que la deuxième composante de l’épargne publique qui est celle des publiques ou semi-publiques elle provient de leurs sultats d’exploitations (M.Nhari, 1994).

 

Dans le cas contraire il y a un déficit budgétaire, l'État desépargne ou encore emprunte de l'épargne privée. Au cas l'épargne privée ne parvient pas à financer le déficit budgétaire , l'État recourt à la politique fiscale en accroissant ou en renforçant des structures et des systèmes de collecte de l'impôt et taxe ou d'une modification des taux d'imposition et cela peuvent nuire à l'épargne privée car si les pouvoirs publics augmentent les impôts, l'épargne de l'État pourra augmenter mais  des personnes privées pourraient réagir en réduisant leur épargne pour payer


Ricardo sous le nom d'équivalence ricardienne:  toute augmentation de l'épargne publique est contrebalancée par une baisse équivalente de l'épargne privée, l'épargne intérieure totale ne changeant pas. L’idée de fond est que les acteurs privés qui, bénéficiant d'une réduction fiscale, voient que les dépenses publiques ne changent pas, anticipent une évation correspondante ultérieure de la fiscali et s'y préparent en augmentant leur épargne actuelle.

 

Lépargne publique s’exprime ainsi:

 

Sg = Y-T-G    (1.1)

 

I.1.2. L'épargne privée

Lépargne privée est définie comme la partie du revenue disponible des secteurs (ménages et entreprises) qui est épargnée plutôt que consome. Le revenu disponible national moins les taxes nettes collecctées par le gouvernement auprès des nages et entreprises (Krugman et obstfeld, 2003)13. Lépargne privée note (Sp), s’exprime sous forme:

 

Sp = Y-T-C    (1.2)

 

Les deux types d’épargne que nous venons de définir (l’épargne privée et l’épargne publique)

donnent lépargne nationale : Sg = Y-C-G

Or Sg = Y-T-C Sg = T-G

Sn = Sp + Sg     (1.3)

 

I.1.2.1. Lépargne des nages

Lépargne des nages correspond à la partie de leurs revenus qui nest pas consommée immédiatement. Cette épargne peut être placée auprès d’une institution financre ou thésaurisée c.-à-d. Conservée par lépargnant et non réintroduit dans le circuit économique qui l’avait générée. Elle se note (Sm). Elle peut provenir du revenu salarial non dépensé en biens de consommation, mais elle inclut également lépargne venant d’entreprises non constituée sociétés (entreprises individuelles, partenariats et autres  formes daffaires non constituées en sociétés). Les nages peuvent détenir leur épargne sous de nombreuses formes, mais les ménages démunis (en particulier dans des zones rurales plus éloignées) ne feront probablement pas appel à des institutions officielles d’épargne (telles les banques) et peuvent plutôt consacrer leurs économies à lachat direct des biens d’investissement, comme  des bijoux ou du bétail.14

 

I.1.2.2. Lépargne des soctés

Elle se définit comme le solde des gains des sociétés (et est égale au revenu après impôt de l’entreprise, moins les dividendes payés aux actionnaires). Ou encore lépargne brute des entreprises correspond à leur capacité dautofinancement cest-à-dire à leur bénéfice net après

 

 

 

 

1 PAUL R. KRUGMAN et MAURICE OBSTFELD : économie internationale , 4ème éd., de Boek, Paris 2003

14 DWIGHT H. et al. : Économie du développement, 13ème édit. Edition de Boeck, 2008, P 431


 

impôt à laquelle s’ajoute l’amortissement (sommes mises de côté pour reconstituer le capital technique), cette épargne dépend de lévolution de la rentabilité des entreprises.15

 

La plupart des PED sont caracrisés par un dualisme économique notamment par la coexistence des secteurs formel et informel. Seulement un petit nombre d’entreprises dans ces pays évoluent dans le secteur formel ; les entreprises du secteur informel  comptent beaucoup sur leurs bénéfices non distribués pour financer non seulement leurs fonds de roulement, mais aussi leurs nouveaux investissements car l’acs aux services financiers adéquats s’avère difficile.

 

I.2. Lépargne étrangère

Lépargne étrangère est définie comme tout afflux des capitaux du reste du monde vers un pays quelconque. Elle comprend également deux formes essentielles :

 

I.2.1. Lépargne étranre publique ou officielle

Lépargne étrangère officielle se compose de l’aide étrangère fournie à des conditions privilégiées, sous la forme de dons (dons direct), soit de prêts « à conditions de faveur », assortis, autrement dit, de taux d’intérêt plus réduits et de périodes de remboursement plus longues que ceux et celles que l’on trouverait sur les marchés internationaux privés de capitaux. Elles peuvent être soit l’aide bilarale (donnée directement par un Etat à un autre), soit en aide multilatérale (celle-ci constituant le total des flux financiers provenant des institutions multilatérales à caractère publique à destination des PED), et des apports publics accordés à des conditions commerciales notamment les crédits à l’exploitation, les investissements en capital humain. (M.Nhari, 1994).

 

I.2.2. Lépargne étranre privée

Lépargne étrangère privée est définie comme les flux financiers totaux provenant des institutions d’origine privée d’un pays quelconque. Elle prend la forme des crédits commerciaux qui sont de trois sortes les emprunts obligations, les emprunts bancaires aux conditions du marcet les crédits à l’exploitation, et/ou des investissements directs cest-à- dire l’ensemble des flux financiers d’un pays vers un autre véhiculant en même temps avec eux le savoir-faire, la technologie, etc. (M.Nhari, 1994).16

 

I.3. Lépargne financière

Lépargne financière est la partie de lépargne qui est gardé sous forme de monnaie ou de placement rémunérer. Celle-ci peut être une institution formelle (une banque), informelle (le cas des tontines ou gardes fonds) ou d’une   institution semi-informelle (institution de microfinance). Elle comprend :

 

-   Les liquidités monétaires « inactives » (qui ne rapportent rien) : cest la thésaurisation (conserver de la monnaie non échangée, non utilisée dans l’échange et non placée. Pour les économistes libéraux, la monnaie nest pas un bien comme les autres, la monnaie n’a pas d’utilité autre que celle de l’échange. Il ny a donc aucune raison de conserver de la monnaie inemployée. La monnaie alimente la consommation ou est épargnée ce

qui signifie ici quelle est placée (donc elle rapporte un inrêt et est utilisée par un

 

 

15 YVES BERNARD, op.Cit, 1996, P.223

16 Mohamed NHARI, Epargne, déficit extérieur et croissance économique, le cas du Maroc, 1994


maintenant, les sommes déposées sur des comptes courants bancaires ou postaux ;

-   Lépargne liquide, ces