REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
UNIVERSITÉ PÉDAGOGIQUE DE KANANGA
U.P.KAN
B.P. 282- KANANGA
E-mail : isp_kananga30@yahoo.fr
FACULTE DE SCIENCES
DEPARTEMENT DE MATHEMATIQUE INFORMATIQUE
SUJET: 《APPLICATION DE POLYNÔMES DE LEGENDRE À LA RÉSOLUTION D'UNE ÉQUATION AUX DÉRIVÉES PARTIELLES》
![]() |
Défendu à l'institut Pédagogique de Kananga actuel université Pédagogique de kananga en juillet 2019
EPIGRAPHE
On connait l’étonnement des mathématiciens à constater que tous, autour d’eux, ne savent pas résoudre ne serait-ce qu’une équation du troisième degré , cet étonnement de ces hommes que tous ne leur soient pas égaux, et que cela heurte les fondements de la République, quand on accepte plus volontiers que chacun ne peut courir le cent mètres en dix secondes, cet agacement des hyper mnésiques aussi, à bien devoir prendre note qu’en règle générale on oublie tout assez vite.
« Patrick Deville »
DEDICACE
A nos chers parents NTAMBUE Féli et META Rosette, pour tous leurs sacrifices, leur amour, leur tendresse, leurs prières tout au long de nos études.
A nos frères et sœurs pour leurs encouragements permanents et leur soutien moral.
A toute notre famille pour leur soutien tout au long de notre parcours universitaire.
Nous dédions ce travail.
Que ce travail soit l’accomplissement de vos vœux tant allégués, et le fruit de votre soutien infaillible.
Merci d'être toujours là pour nous.
REMERCIEMENTS
L’élaboration de ce travail n’aurait jamais été possible sans l’intervention de certaines personnes dont les apports ne pourraient être qu’infiniment reconnus. Qu’elles trouvent ici l’expression de nos sincères remerciements pour leurs précieux conseils.
Nous tenons tout d’abord à exprimer notre reconnaissance envers notre créateur Jéhovah pour la santé, l’intelligence, le courage et la détermination qui nous ont aidés et accompagnés tout au long de la préparation et l’élaboration de ce travail.
Nous adressons de sincères remerciements à notre directeur de travail, le Chef de travaux MUANDE wa KADIATA Robert pour ses impulsions et ses suggestions, son regard critique et sa relecture attentive.
Nous présentons nos profonds dévouements à notre tante TSHIPAMBA Symphorienne et son mari TSHISHIKU Célestin pour leur soutien financier tout au long de nos études.
Nous tenons à exprimer nos sincères remerciements à tous nos enseignants du département de mathématique-informatique pour leur formation, en particulier l’Assistant TSHIBAMBA Corneille pour son suivi dans la saisie et la reliure de ce présent travail.
Nos sincères remerciements s’adressent à tous les camarades : KUMUEDI Moïse, MUAMBA Jacques, KANYINDA Pèlerin, nos frères et sœurs chrétiens, NKONGOLO Dan, KINDA De Gaulles, NZEMBELA Consolation, MUTOMBO Joseph de Baïf et sa femme SAMBA Marlene, KALENGELE Hélène, nos amis KUMUAMBA Hénoch, KAYEMBE Albert, MUANZA Baron.
Que nos frères, MPUTU Bernard, NGONDO Michel, MAYOYO Richard, nos sœurs, MBUYI Aly et son mari NSADI Samy, KANKU Féli, NGOLELA Marie, KABEYA Angel, qui nous ont tous encouragés à mener à bien cette recherche, trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude.
Nous adressons enfin une pensée spéciale à nos parents pour leur soutien dans nos choix et leur attention sans faille et dont les encouragements et l’amour inconditionnel nous accompagnent depuis toujours.
Que
tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont rendu possible la réalisation
de ce travail trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude.
INTRODUTION
La notion de système de fonctions est apparue à travers l’étude de certains problèmes d’analyse fonctionnelle (équations intégrales, séries de Fourier, problème de Sturm-Liouville et, plus généralement, les problèmes aux limites dans les équations aux dérivés partielles). Historiquement, les polynômes orthogonaux scalaires apparaissent comme un outil pour les fractions continues et sont étudiés par Tchebychev et Stieltjes. Ils apparaissent aussi en interpolation polynômiale, en développement en série de fonctions, en calcul approché ou exact d’intégrales et encore dans l’étude des approximants de Padé scalaires, vectoriels et matriciels et des fractions continues scalaires, vectoriels et matricielles.
Les polynômes orthogonaux particuliers comme ceux de Legendre et Tchebychev permettent d’approcher une fonction et par leurs propriétés de résoudre plus simplement des équations différentielles complexes, comme les équations aux dérivées partielles.
Curieusement la documentation sur ce sujet est très rependue sur internet.
Cependant,
les polynômes de Legendre découlent de l’équation différentielle
.
Vu
la nécessité du problème certaines questions peuvent êtres soulevées :
qu’est-ce qu’une équation différentielle (respectivement équation aux dérivées
partielles) ? Est-il possible de trouver la solution d’une équation aux
dérivées partielles, particulièrement celle de Laplace sur une sphère par les
polynômes de Legendre ? Si oui, quelles méthodes et quelles coordonnées
faut-il utiliser pour y arriver?
Certainement,
en effectuant un changement des variables de l’équation de Laplace en
coordonnées sphériques et en utilisant la méthode de séparation des variables
de Fourier, nous pourrons exprimer la solution de l’équation de Laplace sur une
sphère par les polynômes de Legendre
(
).
En lien avec ce sujet, les travaux présentés dans ce travail seront consacrés aux polynômes de Legendre qui vont se prolonger en diverses fonctions qui servent (entre autres) à résoudre l’équation de Laplace sur une sphère.
D’un côté, nous nous sommes intéressés aux équations différentielles linéaires du second ordre à coefficients constants et aux équations aux dérivées partielles qui peuvent être résolues en utilisant diverses méthodes comme celles de changement et de séparation des variables. Mais nous pourrons nous intéresser qu’à celle de séparation des variables de Fourier.
Dans
un dernier temps, afin d’appliquer de manière intéressante, les polynômes de
Legendre, nous nous sommes intéressés au changement de l’équation de
Laplace :
en
coordonnées sphériques. Puisque nous connaissons cette dernière en coordonnées
sphériques, il sera possible d’appliquer la méthode de séparations des
variables qui nous conduira à trouver deux équations différentielles linéaires
du second ordre à coefficients non constants dépendant respectivement de r et
de
.
L’équation différentielle qui nous intéressera est celle qui dépendra de
dont
sa solution peut être trouvée en se servant des polynômes de Legendre. Par
contre, celle qui dépendra de r est appelée « équation
d’Euler-Cauchy » et nos recherches ne nous permettront pas de la résoudre et
elle ne nous intéressera pas.
Ce travail se décompose donc en deux chapitres et d’une annexe.
Le premier chapitre intitulé : « équations différentielles linéaires du second ordre », présente les équations différentielles linéaires du second ordre à coefficients constants. On y définit les séries de Fourier, les équations aux dérivées partielles ainsi que la méthode de séparation des variables.
Le deuxième chapitre intitulé « application des polynômes de Legendre à la résolution d’une équation aux dérivées partielles», présente les polynômes de Legendre à partir desquels nous exprimerons la solution de l’équation de Laplace déjà mise en coordonnées sphériques.
L’annexe, intitulée «Approche pédagogique », présente deux fiches de préparations traitées sur les équations différentielles linéaires homogènes du second ordre à coefficients constants et les polynômes de Legendre.
En rédigeant tout travail scientifique, les difficultés ne manquent toujours pas. En ce qui nous concerne, ça ne nous a pas été facile de comprendre aisément notre sujet et de poser sa problématique en vue de le traiter correctement. De fois, certains nous demandaient de pouvoir abandonner pour éviter les risques d’être bloqués à la longue et de chercher un sujet facile à traiter. Mais grâce aux conseils et encouragements reçus auprès de notre directeur de travail, nous avons pris courage et avons trouvé que l’engagement et la volonté sont nécessaires pour réaliser tout travail scientifique qui semblerait difficile. Comme qui dirait « vouloir c’est pouvoir. »
Enfin d’arriver aux résultats de nos recherches, nous avons utilisé pour notre cas la méthode analytique et la technique documentaire.
CHAPITRE PREMIER: EQUATIONS DIFFERENTIELLES LINEAIRES DU SECOND ORDRE
1.1. Equations différentielles linéaires du second ordre à coefficients constants
Une
équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants est
une expression de la forme
),
où
et
un
ouvert de ![]()
L’équation
linéaire homogène du second ordre à coefficients constants est de la forme
où
sont
des constantes réelles.
Si
et
sont
les racines de l’équation caractéristique
alors
la solution générale de l’équation
peut
se mettre sous l’une de trois formes suivantes :
si
et
sont
réels et
;
si
;
si
et
![]()
1)
2)
3)
Solution [4]
1)
L’équation
caractéristique est
Δ![]()
![]()
et
;
et
![]()
2)
L’équation
caractéristique est
Δ ![]()
Δ ![]()
et
![]()
et
et
![]()
3)
L’équation
caractéristique est ![]()
Δ ![]()
Δ ![]()
et
![]()
1.2. Equations aux dérivées partielles du second ordre
Une
équation aux dérivées partielles est une équation mathématique contenant en
plus de la variable dépendante (
ci-dessous)
et les variables indépendantes
une
ou plusieurs dérivées partielles. Cette équation est de la forme :
(3)
Où
est
une fonction de plusieurs variables indépendantes, alors nous considérons
n-tuplet de variables indépendantes
comme
appartenant à un domaine
convenable
de
.
Nous utiliserons EDP comme abréviation d’équations aux dérivées partielles.
La
solution de l’équation (3) est une fonction
des
variables indépendantes
Dont
les dérivées partielles apparaissant dans l’équation existent aux points de
et
telle qu’après avoir substitué cette fonction et ses dérivées partielles dans
l’équation (3), celle-ci est satisfaite.
L’ordre d’une EDP est l’ordre le plus élevé de la dérivée partielle.
Exemple [8]
1.
est
un exemple d’EDP du second ordre pour le domaine ![]()
2.
est
une EDP d’ordre 3 pour le domaine ![]()
1.2.2 Classification aux conditions aux limites [6]
1.
On appelle condition de Dirichlet, une condition où on impose la valeur de la
fonction recherchée sur les bords (
.
Ce sont les conditions du type
.
Un problème du premier type est un problème où tout le bord est soumis à des conditions de Dirichlet.
2.
On appelle condition de Neumann, une condition où on impose la valeur de la
dérivée normale de la fonction recherchée sur le bord (
.
Elles sont de la forme
où
est
fixé.
Un problème du deuxième type est un problème où tout le bord est soumis à des conditions de Neumann.
3.
On appelle condition de Fourier-robin (mixte), condition où on impose une
relation entre la valeur normale de la fonction recherchée et sa valeur sur le
bord. Elles sont du type
.
Si les constantes
et
sont
nulles, les conditions aux limites sont dites homogènes.
On appelle problème du troisième type, un problème où les conditions sont du type différent sur des portions du bord.
Le concept même de recherche de solution d’une EDP n’est pas forcément très clair et nécessite d’être reprécisé pour chaque problème. Un repère important est la notion des problèmes bien posés.
Un problème est bien posé au sens de Hadamard s’il existe une unique solution qui dépend de données de façon continue.
1.3 Séries de Fourier
1.3.1 Définition des séries de Fourier [7]
Les séries de Fourier traitent naturellement les fonctions périodiques.
1. Définition
Une
fonction
est
périodique de période
si
pour
tout réel
.
Si
est
le plus petit nombre strictement positif ayant cette propriété, on dira que
est
périodique.
On
dit que la fonction
satisfait
aux conditions de Dirichlet dans l’intervalle
si
dans cet intervalle cette fonction :
1.
est uniformément bornée, c’est-à-dire
pour
tout
où
est
une constante ;
2.
n’a qu’un nombre fini de points de discontinuité, la fonction
possède
une limite gauche finie
;
3. n’a qu’un nombre fini d’extremums.
Le
théorème de Dirichlet affirme que si une fonction continue
satisfait
aux conditions de Dirichlet dans l’intervalle
alors,
en chaque point
de
cet intervalle, cette fonction peut être développée en série trigonométrique de
Fourier.
3. Définition [7]
Soit
,
pour tout réel
.
Alors on associe à
la
série de Fourier :
,
,
Où
,
,
![]()
,
![]()
Ce sont
les séries de Fourier de période de
.
Si la fonction
satisfait
aux conditions de Dirichlet dans l’intervalle
de
longueur
.
Si la série converge,
on remplace le signe
par
le signe
.
Si la
fonction
satisfait
aux conditions de Dirichlet dans l’intervalle
,
on a le développement en série trigonométrique de Fourier suivant :
.
Calcul de 
Intégrons les deux
membres de la série de Fourier entre
et
.
Scindons en deux intégrales
![]()
![]()
Puisque
dans
l’intervalle
et
est
nul et connaissant que
est
pair dans l’intervalle
et
,
on a :
,
ainsi donc:
D’Où
,
Calcul de 
Multiplions
les deux membres de la série de Fourier par
et
intégrons entre
et
.
Puisque
car
entre
et
est
égal à
.
Pour
,
Car l’intégration donne
sinus, et sinus entre
et
donne
.
L’intégrale
donne cosinus, cosinus étant une fonction paire et entre
et
cosinus
donne
.
Pour
,
Donc
Calcul de
En
multipliant les deux membres de la relation de la série de Fourier par
et
en intégrant de
à
,
on a :
Puisque
car
entre
et
est
égal à
.
Pour
,
Car l’intégration donne
cosinus, et cosinus étant une fonction paire entre
et
donne
.
L’intégrale
donne sinus, sinus entre
et
donne
0.
Pour
,
Donc
,![]()
Remarque [7]
Soit
la
restriction à
d’une
fonction d’une variable réelle
périodique.
pour
tout
Si
est
suffisamment lisse, la série de Fourier converge pour tout
.
1.3.2 CORROLAIRE (séries de Fourier de cosinus) [7]
Soit
une fonction
et
respectivement
ses
coefficients de Fourier. Si
est
paire, alors les
sont
nuls et l’on associe
à
la série de Fourier de cosinus.
,
Où,
,
,
![]()
1.3.2 CORROLAIRE (séries de Fourier de sinus) [7]
Soit
une fonction
et
respectivement
ses
coefficients de Fourier. Si
est
impaire, alors les
sont nuls et l’on associe
à
la série de Fourier de sinus.
,
Où
,
,
![]()
1.4 Méthode de Fourier (séparation des variables) [1]
La séparation des variables transforme une équation aux dérivées partielles en plusieurs équations différentielles. Pour les problèmes aux limites sur un domaine géométrique donné, la séparation des variables est possible si les variables du problème sont les coordonnées naturelles du domaine, par exemple, les coordonnées cartésiennes, polaires, ou sphériques, respectivement, dans le cas d’un rectangle, d’un disque ou d’une sphère.
Pour
trouver la solution d’une EDP linéaire homogène par la méthode de Fourier, on
cherche d’abord des solutions particulières d’un type spécial de cette équation
dont chacune d’elles est le produit de fonctions dépendant d’une variable. Dans
le cas simple, on trouve un ensemble infini de telles solutions
linéairement
indépendantes entre elles pour tout ensemble fini et vérifiant les conditions
aux limites données. La solution
qu’on
cherche se met sous la forme de série par rapport à ces solutions
particulières.
.
On détermine les coefficients indéterminés
à
l’aide des conditions initiales.
Exemple [1]
1. Séparer les variables de l’équation aux dérivées partielles du premier ordre avec une condition au bord:
0,
![]()
Résolution.
On note les dérivées partielles
,
Posons ![]()
Dans l’équation aux dérivées partielles ; alors
![]()
On divise les deux membres par
on
a :
,
Et par conséquent:
,
une constante.
Donc
,
Et
On détermine les deux constantes,
et
,
au moyen de la condition sur le bord
.
Puisque
,
pour tout
,
Alors
,
D’où la solution
,
qui est unique.
2.
Séparer les variables de l’EDP pour la corde vibrante:
qui
satisfait aux conditions initiales
,
et
les conditions aux limites
,
![]()
Solution
Cherchons des solutions
particulières non nulles de l’équation d’un type spécial ![]()
![]()
Alors, ![]()
En divisant les deux
membres par![]()
On
a : ![]()
Puisque
les variables
et
t sont indépendantes, l’égalité n’est possible que dans le cas où la valeur
commune de la relation est constante.
En
désignant par
cette
constante on aboutit à deux équations différentielles ordinaires.
et
![]()
En intégrant ces équations, on trouve
et
![]()
Où
et
sont
des constantes arbitraires. Déterminons ces constantes.
La
condition aux limites nous donne:
et
.
Par conséquent,
et
(puisque
ne
peut pas s’annuler en même temps que
).
Donc
où
est
un nombre entier.
On
vérifie facilement qu’on ne nuit pas à la généralité en prenant
seulement
les nombres entiers positifs
).
A chaque
correspond
une solution particulière
![]()
Vérifiant les conditions aux limites. Cette solution peut se mettre sous forme des séries.
Formons la série
,
Choisissons
les constantes
et
de
manière que la somme de la série vérifie les conditions initiales, puisque
Alors, on a en posant ![]()
Et
Par
conséquent, pour déterminer
et
,
il faut développer en séries de Fourier, suivant les sinus, la fonction
et
la fonction
.
D’après les formules connues on a :
,
,
.
La solution cherchée
est ![]()
CHAPITRE DEUXIEME: APPLICATION DES POLYNOMES DE LEGENDRE A LA RESOLUTION D’UNE EQUATION AUX DERIVEES PARTIELLES
2.1 Polynômes de Legendre [3]
Les
polynômes de Legendre sont des solutions particulières de l’équation
différentielle
.
Pour
entier,
on les note :
.
Définition et expression générale des polynômes de Legendre :
,
Ce qui donne :
,
,
et
.
2.2 Propriétés des polynômes de Legendre [9,2]
1. Degré
Le polynôme
est
de degré
;
2. Parité
Les
polynômes de Legendre suivent la parité de
.
on peut exprimer cette propriété par :
.
En particulier
et
;
3. Formule d’Olinde
Rodrigues : un polynôme d’ordre
peut
se mettre sous la forme :
;
4. Fonction
génératrice :
.
Les
termes
sont
les coefficients du développement en série de Mac Laurin de
.
5. Formule de récurrence :
,
,
;
6. Zéros de
polynômes. Racines de
.
Elles sont toutes
réelles, distinctes et comprises entre
et
;
7. Orthogonalité :
Une
propriété importante des polynômes de Legendre est leur orthogonalité. Ainsi
donc, pour tout
entiers
tel que
on
a :
Et pour tout
entiers
tel que
on
a :
ou
![]()
8. Pour tout
entier
![]()

9. Le carré de la norme
dans
est
![]()
Preuve [8]
Nous allons démontrer
seulement (7) dans de cas où
.
Et pour l’orthogonalité nous allons vérifier que
et
sont
orthogonaux.
v
d
)
d![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
Donc ![]()
v Pour tout
entiers
tel que
on
a:
ou
![]()
,
considérons cette formule de Rodrigues.
Et si
est
un polynôme en
,
alors en utilisant l’intégration par partie plusieurs fois nous obtenons :
![]()
![]()
Si nous intégrons également par partie on aura :

.
Chaque fois que nous intégrons par partie, nous remarquons qu’il y a alternance de signe, alors si nous intégrons par partie n-fois on aura :
Ce
qui donnera :
![]()
Mais si
est
un polynôme
de
degré
,
alors
![]()
Donc ![]()
![]()
![]()
Cette
dernière intégrale peut être résolue de plusieurs façons. Par exemple, nous
pouvons utiliser la substitution
et
alors
et
ensuite évaluer cette dernière intégrale en intégrant par partie. Mais, il est
aussi facile de considérer la substitution
Alors
et
nous obtenons
.
![]()
![]()
![]()
L’intégrale
,
on a alors
![]()
L’intégrale restante
peut-être
trouvée en considérant la fonction bêta on a :
Où
est
la définition de la fonction bêta. Il est bien connu que cette fonction est
reliée à la fonction gamma ![]()
Donc ici
Parce
que
et
si
.
D’où
Et
.
2.3 Expression de l’équation de Laplace en coordonnées polaires et sphériques [1,8]
1.
Transformer l’équation de Laplace
,
en passant aux coordonnées polaires
et

Solution [1,8]
.
![]()
.
![]()
.
![]()
.
En substituant dans l’équation on a :
.
2.
Transformer l’équation de Laplace
en
passant aux coordonnées sphériques :
et

Solution [8]
.
![]()
![]()
![]()
![]()
.
![]()
![]()
![]()
.
![]()
![]()
En substituant dans l’équation de Laplace, on a :
.
Pour d’autres qui considérons les coordonnées sphériques ci-dessous :
et
,
trouverons :
.
2.4 Intégration de l’équation de Laplace [8]
1.
On cherche à résoudre l’équation de Laplace
et
on se place en coordonnées sphériques
.
Supposant
le système invariant par rotation autour de l’axe, la solution ne dépendra
que de
.
Autrement dit,
.
Comme
d’habitude, nous utilisons la méthode de séparation des variables et nous
cherchons une solution sous la forme ![]()
On a :
et 
En substituant dans l’équation de Laplace on a :
.
En divisant les deux
membres par
on
aura :
,
ce qui équivaut à :
Le
membre de gauche ne dépend que de r alors que le membre de droite ne dépend que
de
.
Il existe donc une constante
telle
que
(i)
![]()
(ii)
![]()
Considérons l’équation
(ii) et effectuons le changement ![]()
On
a :
Sachant que
on
a :
En les substituant dans (ii) nous obtenons :
Considérant le
changement
on
a :
Cette dernière équation est une équation classique et très connue : l’équation de Legendre. Il est possible de l’écrire sous la forme :
Ainsi
la solution est donnée par les polynômes de Legendre
lorsque
.
APPROCHE PEDAGOGIQUE
Les notions développées dans ce travail de fin de cycle ne sont pas toutes enseignées au secondaire, sauf, celles des équations différentielles linéaires homogènes du second ordre à coefficients constants. Etant obligés d’aborder l’approche pédagogique, nous pourrons présenter dans ce chapitre deux fiches de préparations sur les équations différentielles linéaires homogènes du second ordre à coefficients constants et les polynômes de Legendre.
FICHE DE PREPARATION N°1
KALONGA NTAMBUE Elisée.
BRANCHE : MATHEMATIQUE.
SUJET DE LA LECON : EQUATIONS DIFFERENTIELLES LINEAIRES HOMOGENES DU SECOND ORDRE A COEFFICIENTS CONSTANTS.
CLASSE : 6ème Scientifique
SUPPORT PEDAGOGIQUE : TN+CRAIES.
REFERENCES : BARANENKOU, G., et CIE, Recueil d’exercices et problèmes d’analyse mathématiques, 4èmeéd.MIR.MOSCOU, URSS(MOSCOU), 1972.
OBJECTIFS OPERATIONNELS : A l’issue de cette leçon, l’élève devra être capable de définir et résoudre une équation différentielle linéaire homogène du second ordre à coefficients constants.
|
METHODES ET MINUTAGE |
MATIERE A ENSEIGNER |
|
Interrogative ( Soit
à résoudre l’équation suivante :
Soit
Comment
appelle-t-on l’expression de la forme
Active et participative (
Qu’est-ce qu’une équation différentielle linéaire homogène du second ordre à coefficients constants ?
Donner
l’équation caractéristique de l’équation différentielle
Que faut-il pour résoudre une équation différentielle linéaire homogène du second ordre à coefficients constants ?
Quels
sont les trois cas qui peuvent se présenter lorsqu’on résout l’équation
caractéristique
Trouver la solution de chacune des équations différentielles suivantes : 1)
2)
3)
Active et participative ( Trouver la solution de l’équation différentielle :
|
I. INTRODUCTION a. Rappel
b. Motivation
L’expression
c. Annonce et inscription du sujet dans les journaux des élèves Aujourd’hui, nous étudions les équations différentielles linéaires du second ordre à coefficients constants. II. DEVELOPPEMENT
1. Définition Une
équation différentielle linéaire homogène du second ordre à coefficients
constants est une expression de la forme
L’équation
caractéristique de l’équation différentielle
Pour
résoudre cette équation, il faut trouver d’abord les racines de l’équation
caractéristique
1)
Si 2) Si
3)
Si
3. Exemples 1)
L’équation
caractéristique est Δ
Δ
2)
L’équation
caractéristique est Δ
=
Δ
3)
L’équation
caractéristique est Δ Δ
III.APLICATIONS
L’équation
caractéristique est Δ
Δ
|
FICHE DE PREPARATION N°2
KALONGA NTAMBUE Elisée.
BRANCHE : MATHEMATIQUE.
SUJET DE LA LECON : POLYNOMES DE LEGENDRE.
SUPPORT PEDAGOGIQUE : TN+CRAIES.
REFERENCES : CHOSSAT, M., Mathématique de l’ingénieur collection aide-mémoire, 2ème éd. Dunod, Paris, 1977.
OBJECTIFS OPERATIONNELS : A l’issue de cette leçon, l’apprenant devra être capable de définir les polynômes de Legendre et les calculer à partir de l’expression générale.
|
METHODES ET MINUTAGE |
MATIERE A ENSEIGNER |
|
Interrogative ( Donner un exemple d’une fonction polynôme.
Active et participative ( Définir les polynômes de Legendre.
Donner l’expression générale des polynômes de Legendre.
Considérant
la formule générale des polynômes de Legendre trouver:
Active et participative ( Trouver: 1.
2.
3.
4. |
I. INTRODUCTION a. Rappel
b. Annonce et inscription du sujet dans les journaux des élèves Aujourd’hui, nous étudions les polynômes de Legendre.
II. DEVELOPPEMENT 1. Définition Les
polynômes de Legendre sont des solutions particulières de l’équation différentielle
2° Expression de
Définition et expression générale des polynômes de Legendre :
un
polynôme d’ordre
2. Exemples
III.APLICATIONS
|
En
parcourant des différents ouvrages traitant de l’intégration des équations aux
dérivées partielles du second ordre, nous n’avons trouvé que l’équation de
Laplace
répondait
à notre problématique. En transformant cette équation en coordonnées sphériques
et tenant compte de la symétrie axiale, nous avons utilisé la méthode de la
séparation des variables et nous avons trouvé deux équations différentielles du
second ordre à coefficients non constants :
et
.
En effectuant le changement
,
cette deuxième équation se réduit à l’équation de Legendre.
Enfin,
d’autres chercheurs qui appliqueront la méthode d’Euler-Cauchy à la résolution
de certaines équations aux dérivées partielles finiront, certainement, par
trouver la solution de l’équation :
obtenue
en séparant les variables de l’équation de Laplace ci-dessus, qui par nos
recherches orientées dans une autre dimension, n’ont pas abouti à sa
résolution.
BIBLIOGRAPHIE
A. OUVRAGES
1. BARANENKOU, G. et CIE, Recueil d’exercices et problèmes d’analyse mathématiques, 4ème éd.MIR.MOSCOU, URSS(MOSCOU), 1972.
2. CHOSSAT, M., Mathématique de l’ingénieur collection aide-mémoire, 2ème éd. Dunod, Paris, 1977.
3. LAVRENTIEV, M. et CHABAT, B., Méthodes de la théorie des fonctions d’une variable complexe, 2ème éd. MIR.MOSCOU, URSS(MOSCOU), 1977.
B. NOTES DE COURS
4. BAKANA, A., Notes de cours d’analyse2, Inédites, ISP/Kananga, 2016-2017.
5. KANKONDE, B., Notes de cours d’analyse1, Inédites, ISP/Kananga, 2015-2016.
6. KANKONDE, B., Notes de cours d’analyse3, Inédites, ISP/Kananga, 2018-2019.
C. WEBOGRAPHIE
7.
VAILLANCOURT, R., Mathématique de l’ingénieur, département de
mathématiques, UNIVERSITE D’OTTAWA, OTTAWA, ON, CANADA, K1N6N5, <www.Site.Uattawa.Ca/
rémi/ing.Pdf>, (Consulté
le 08/03/2018).
8.
BEDARD, R., Notes pour le cours équations aux dérivées partielles
(sigle MAT4112), offert par le département de mathématiques de
l’université du Québec à Montréal, juillet 2007, <www.Lacim.Uqam.Ca/
bedard/notes/Cours MAT4112/MAT4112 notes v2007.Pdf>,
(Consulté le 19/11/2018).
9. « Polynômes de Legendre » : <https://www.wvt.rnu.tn/ressources_uvt/cours/analyse_hilbertienne/bases_hilbertienne/chap2/sec4/node1.html>, (Consulté le 19/11/2018).
TABLE DES MATIERES
CHAPITRE PREMIER: EQUATIONS DIFFERENTIELLES LINEAIRES DU SECOND ORDRE
1.1. Equations différentielles linéaires du second ordre à coefficients constants
1.2. Equations aux dérivées partielles du second ordre
1.2.2 Classification aux conditions aux limites
1.3.1 Définition des séries de Fourier
1.3.2 CORROLAIRE (séries de Fourier de cosinus)
1.3.2 CORROLAIRE (séries de Fourier de sinus)
1.4 Méthode de Fourier (séparation des variables) [1]
2.2 Propriétés des polynômes de Legendre [9,2]
2.3 Expression de l’équation de Laplace en coordonnées polaires et sphériques [1,8]
2.4 Intégration de l’équation de Laplace [8]
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