Bonsoir, nous sommes le 19/04/2026 et il est 22 h 53.

 

EPIGRAPHE

 

Dans la vie, il est erroné d’analyser les faits sur base des apparences, mais il est toujours conseillé de rechercher à découvrir les intérêts cachés derrière ces apparences et faire la meilleure interprétation de ces faits.

 

Voltaire

 


 

 

DEDICACE

 

 

A vous, mes parents KABEYA Jean et KALENGA Cécile.

A vous, mes grands frères et sœur KABULU Jean, TSHIBAKA Franck et MUADI Nathalie pour les sages conseils et le soutien financier.

 


 

REMERCIEMENTS

 

La connaissance n’est pas l’apanage d’un seul peuple, c’est pourquoi nous bénéficions des connaissances que nous ont léguées nos prédécesseurs.

 

Ainsi, nous remercions toux ceux qui nous ont aidé et donné l’occasion d’élaborer ce travail.

D’entrée de jeu, nous présentons notre gratitude à l’endroit du Professeur Ordinaire Sylvain Shomba Kinyamba, directeur de la présente étude dont les remarques et les directives constructives nous ont permis de relever le niveau de cette dissertation.

 

 A ces remerciements, nous associons le Chef de Travaux René Nzee Soke, pour son encadrement de proximité grâce à laquelle nous avons conduit cette investigation à son terme.

 

Dans un autre registre, nous remercions nos oncles Tshibaka Stany, Lubanda François et tante Mbuyi Marie pour le soutien sans faille au cours de nos études universitaires.

 

Nous n’omettons pas d’exprimer notre reconnaissance à nos frères et sœurs : Lubanda François, Tshibaka Héritier, Tshimanga Casino, Mbuyi Mymy, Muadi Nathalie, Tshituala Victorine, Kalubirene, Musau Thérèse qui nous aiment tant.

 

Enfin, nous rendons hommage à nos amis, collègues et connaissances : Fiston Biyoko, Mpanya Floribert, Francis Malonga, Tshibanda Marck, Badila Kabongo, Balayi Victor, Michel Mamba, Ngongo Isaac, Ilunga Jean, pour tout le temps que nous avons passé ensemble pour leur accompagnement qui nous énormément profité.


INTRODUCTION GENERALE

 

1. Revue de la littérature

 

Nulle recherche, souligne, S. Shomba Kinyamba, ne  peut émaner   du néant  toute s’inspire  nécessairement du prolongement des études  antérieures sur la question sous examen  en se  positionnant  pour  ou contre la réalité [1]. Il en va  ainsi  des recherches antérieures menées  en sociologique  de la famille, une discipline qui a vu se développer aujourd’hui une abondante  littérature  compte tenu de l’importance  accordée à cette  dimension sociale qui attire  la curiosité des chercheurs.

En effet, de nombreuses recherches ont été  réalisées au fil des générations  sur les divers  aspects  qui touchent   à la question de la famille , et des  penseurs de différentes nations s’ y adonnent  pour  tenter de trouver  de solution aux problèmes qui s’y posent. Mais en dépit de tout, ces développements, les problèmes demeurent  et l’unanimité est loin de  se dégager étant donné que ce domaine relève  incontestablement  des cultures  particulières des sociétés   à des époques  déterminées.

Sur ce, notre attention a été attirée par la question de la dot. A ce propos, les articles 27,  351 et 357 du code  de la famille spécifient que  la dot  est loin d’être symbolique, elle est devenue une affaire de prestige. Pour Antoine  Mabonso, la dot  monte de plus  en flèche  surtout  lorsque  la jeune fille proposée au mariage, a fait des études supérieure et universitaires  et est  détentrice d’un titre académique. Dans ce cas, sa famille sera en droit d’entrer en possession de toutes les dépenses engagées pour l’éducation et la  formation  de la jeune  fille.

Selon  cet auteur, les parents  qui se complaisent dans cette pratique, font montre d’un comportement  délicat qui réduisent souvent  les chances  de leurs filles de concrétiser une demande en mariage. Joan Xallch qui, dans  l’universel et la différence  des sexes, fait valoir l’avis  des «paritaristes» au regard  de l’universalisme, qui doit  reconnaitre  que les individus  sont  des hommes et  des femmes. Il  s’insurge contre l’universalisme  abstrait qui ignore  la femme et pense  que sa voix  est représentée  par l’homme, il serait  redondant  de leur donner  le droit de vote . Il  établit la différence qui existe entre les «paritaristes» français  et américains.

Les premiers cités soutiennent l’idée  selon laquelle les femmes ne sont  pas une catégorie  à part, elles sont des individus. Ce  n’est pas  donc une mesure «multiculariste », mais  une manière  de redéfinir  l’individu, tandis que les «paritaristes » américains mettent en œuvre une forme d’action  positive, il s’agit d’un programme de rattrapage destiné à réparer les effets de discrimination  en favorisant  une catégorie exclue ou marginalisée[2].

Ces  propos corroborent ceux  de l’ONU femmes qui soutient que les femmes  congolaises  subissaient cette hégémonie et de la part des colons et de celle de la  gente masculine  qui les  considèrent  comme  une  unité  de production agricole et de reproduction de l’espèce. Main  d’œuvre par excellence, la femme est recherchée, parce qu’elle est signe  de richesse et de  suprématie  pour celui  qui en possède  plusieurs.[3]

Dans  le même ordre  d’ idées, Aline  Atiback affirme qu’initialement,  la place  accordée à la  femme,  la mettait  dans  une  position  inférieure, une  situation  de soumission  vis-à-vis  de l’homme. Ainsi,  elle  s’occupait du  foyer,  des enfants, du bien-être de l’époux, pour que celui-ci  soit  détaché  des soucis  du quotidien afin de pouvoir se consacrer à des activités plus valorisantes (professionnelles ou politiques).[4] Tout  en  faisant  le même constat que  les autres, Sylvain Shomba Kinyamba démontre que dans la société Luba d’autrefois, une bonne fille était pudique,  loyale,  honnête, sociale, obéissante, généreuse, courageuse, très tôt initiée  aux  travaux ménages et de  champ.[5]

C’est en considérant ces propos qu’Esse Amazon pense que l’influence  de la culture occidentale sur  la culture africaine a amené  beaucoup d’effets  pervers. Il est vrai que l’identité culturelle d’un  peuple se renouvelle  et s’enrichit  au contact  des traditions  et des valeurs des autres  peuples. Ce qui est préoccupant c’est  la  perte à petit  feu, mais de façon profonde  de l’identité culturelle. Il serait  désastreux  que  le brassage  des cultures  devienne source d’aliénation et fonctionne à sens  unique.  Cette dualité culturelle  est  vecteur du passé, de l’installation de  l’incompréhension de l’animosité[6].

En effet, l’ancien article 1540  du code civil français  définit la dot comme, les biens que la  femme apporte  au mari, pour supporter les  charges du mariage. Il faut retenir de cette définition que, dans la conception  occidentale  de la dot, les biens sont  apportés  par la femme[7]. C’est  dans le même contexte que Pierre Inswan stipule dans sa thèse de doctorat en sociologie sur le  «Dilemme  de la promotion  socio-économique  de la femme dans les  ménages de Kinshasa», que  le travail  salarié  renvoie  d’une part  à l’amélioration  du  destin  social  du couple et d’autre part, à l’ acquisition  d’une autonomie pour  la femme. La mise en valeur du travail féminin sur le marché d’emploi ouvre deux  perspectives  contradictoires, celle de l’accroissement  des ressources du  couple, d’une part et d’autre part, celle  d’un  désengagement conjugal  de la femme[8].

Jean Paul Toto s’interroge  également sur les  mécanismes  qui ont  conduit  véritablement  les jeunes  (filles et garçons) à s’engager  difficilement  à la vie  familiale. Il dégage à cet effet, trois principaux facteurs  favorisant  ce phénomène :

-         l’instabilité familiale ;

-         les difficultés économiques ;

-         la remise en cause  des valeurs morales de la société[9].

Sans être exhaustive, les sources documentaires exposées ci-haut donnent une idée assez claire sur le statut de la femme, la division sexuelle de travail et la conception de la dot dans la société luba. Il nous revient à présent, de tracer une ligne de démarcation entre ces conclusions antérieures et la présente étude qui tente de saisir la cohabitation entre la parité et la dot africaine toutes perçues de nos jours comme des vertus en RDC. C’est ce que nous abordons au point qui suit.

2. Problématique

De tous  le temps, l’histoire atteste que  les êtres vivants  s’organisent   pour  vivre  et s’orienter de manière à trouver l’équilibre vital. La problématique  sur la dot  et la parité  parait  actuellement  comme point  de discussion dans le  monde  entier  et l’Afrique n’en est pas  exemptée. Nous observons des transformations importantes sur la conception et les pratiques de la dot africaine à la suite des contacts interculturels.

En effet, dans  la conception ontologique africaine, c’est  le futur  mari  et/ou sa famille qui apporte des biens, au profit  de sa belle-famille. La dot africaine  constitue  un ensemble d’objets  et des cadeaux  en espèces  et/ou en nature, offerts  par la famille du fiancé  à celle de la fiancée, pour exprimer symboliquement l’hommage  que  la famille de l’ épouse exige.

De nos jours, par ailleurs, la cupidité  de certaines familles, pousse les prétendants à la dérive,  au détournement des deniers publics, à une crise  de nerf. Aussi, les hommes nantis deviennent hautains  et multiplient  les coquetés, sans  prétexte d’être en mesure de s’acquitter de la dot. C’est ce qui fait  souvent que  bon nombre des filles se retrouvent dans  des foyers  polygyniques, au sein  desquels elles sont l’objet d’aucune considération de la part de l’époux commun. Cependant, dans la culture occidentale, la dot est un ensemble des biens  apportés par la femme et/ou par sa famille, pour subvenir aux besoins du nouveau ménage  qui se  fonde[10].

Depuis  de lustres, le monde  observe une  inégalité installée entre la femme  et l’homme. En général, l’homme jouit d’une  position  de suprématie, de prééminence et d’autorité vis-à-vis de la femme. Face  à ce sujet, P. Bourdieu souligne que  l’hégémonie  masculine  est  inscrite  dans  l’ objectivité  des structures  sociales  et dans  la subjectivité  des structures mentales  depuis la nuit  de temps [11].

Et alors  cette inégalité  parait  difficile  à contrer  parce qu’elle  est  intégrée dans  la mentalité masculine et a généré  à son tour  plusieurs  maux  décrits dans la société à l’instar de la discrimination, le rejet et la marginalisation  de la femme. Celle-ci se trouve longtemps en position d’un être faible considérée  comme inférieure à l’homme, prise pour «une chose» par  certains, et subissant plusieurs injustices sociales, victime des maux incalculables. Aujourd’hui, la femme semble se décider de redéfinir son histoire, de  remettre en question  cette conception  traditionnelle qui pèse trop sur elle.

C’est par cette prise  de conscience  que les  femmes sortent du silence pour revendiquer leurs droits. La lutte commença avec des mouvements féministes jusqu’ à arriver  à la parité.

En rapport avec à ce propos, dans son ouvrage : Chœur de l’histoire des femmes, Eliane Cuibin soutient que  c’est depuis la seconde guerre  mondiale  que la  position  de la femme  a subi de profonds bouleversements :

-         les femmes ont acquis  le droit  de vote (1948) ;

-         elles ont  obtenu la suppression de la puissance  maritale  (1958 puis 1976) ;

-         l’accès accordé pratiquement  à toutes  les professions a remis en question leur aliénation millénaire du biologique et libéré leur  sexualité. Dans certains  pays,  le niveau de connaissances et d’instruction favorise la mise  en pratique  de la parité.

Tel est le cas dans  bon  nombre d’institutions politiques  du Canada  ou des Etats  Unis  d’Amérique, le nombre de femmes  occupant  de hautes fonctions est proche  de celui des hommes et la notion d’égalité s’exprime en termes de pourcentage .

En France, la parité  est plus sur le plan  théorique  et  la notion d’ égalité est comprise  comme l’égalité  des chances ou d’ opportunités offertes aux  hommes  de même qu’ aux  femmes.

En RDC, nous constatons que la parité demeure  encore  un acte difficile à mettre  en pratique  à cause de plusieurs considérations  holistiques.

Le retard accumulé  par la femme africaine, en général, congolaise,  en particulier, dans  son  instruction, s’explique  tout  d’ abord  par  des  contraintes  culturelles liées aux pratiques traditionnelles, transmises par voie de socialisation, qui  jadis,  privilégiaient  les études des hommes au détriment  de celles des femmes, dont le sort était voué uniquement au mariage qu’elles devaient maitriser à tout prix .

Au regard de l’incompatibilité prévalant entre les conceptions de la dot congolaise et la parité, leur cohabitation harmonieuse nous parait  hypothétique. Ainsi, nous posons-nous  les questions suivantes :

-         Est-il possible de rendre compatible la cohabitation entre la dot congolaise et les impératifs de la parité ?

-         Si oui, comment procéder ?

Cette interrogation constitue le fil conducteur de cette étude  à laquelle nous efforçons de formuler des présupposés dont la validation découlera de l’analyse et interprétation des données de terrain

3. Hypothèse

 

S. Shomba Kinyamba  considère l’ hypothèse comme une série  des réponses  qui permettent  de prédire  une vérité  scientifique vraisemblable  au regard des questions  soulevées par la  problématique  et dont  la recherche  vérifie  le bien-fondé ou le mal-fondé [12]. Pour  Matthieu Guidère l’hypothèse  que constitue  ainsi, une explication admise temporairement concernant des phénomènes donnés et cela, jusqu’à sa  conformation ou à sa réfutation  par l’expérience  ou par  la démonstration.[13]

D’emblée, nous osons répondre à la première question par l’affirmative. La dynamique des réalités sociales agissant, bien que la société congolaise soit naturellement dominée par le sujet masculin, avec les échanges culturels en ce moment de la mondialisation, la parité est susceptible de s’installer. En ce qui concerne la seconde question, le facteur éducatif serait le mieux indiqué au travers des sensibilisations au point d’élargir la tendance encore timide constatée de nos jours, dans les rangs des fidèles de quelques Eglises et de certains parents suffisamment occidentalisés qui renoncent à la dot lors de la conclusion du mariage de leur fille. En outre, les parents de la fille apportent leur part de biens en vue de permettre au jeune couple de bien démarrer sa vie.

4. Méthodologie de la recherche

 

Toute recherche scientifique exige une démarche cohérente sans laquelle  les résultats  s’avèreraient  nuls, c'est-à-dire sans  fondement.

A ce sujet,  R. Pinto  et M. Grawitz définissent  la méthode comme  un ensemble  des opérations  intellectuelles par lesquelles  une discipline cherche  à atteindre  les vérités  qu’ elles poursuit, les démontre et les vérifie[14].

4.1. Méthode

 

Dans le cadre  de cette étude , nous avons  jugé  utile  de  recourir  à la méthode dynamiste  dans son modèle de l’instable et l’inédit car, celle-ci  éclaire  la configuration de notre  objet  d’étude qui est  un changement  progressif  qui  émane des rapports sociaux prévalant entre l’homme et la femme. Il s’agit  d’élucider le paradoxe installé entre  la conception  africaine de la dot et la  parité homme-femme prônée en RDC depuis quelques années.

Rivière rappelé par  S. Shomba Kinyamba estime  que le modèle de l’instable et l’inédit s’intéresse à toutes les forces  qui  agissent  à l’intérieur d’un système pour sa remise en question comme pour son  maintien. Plus explicitement, l’auteur soutient que  «l’univers ne peut  se  concevoir  comme  un édifice  rigide  ni comme un fleuve mobile, mais comme une colossale interaction de niveaux». Par  rapport à ce  principe, nous estimons que la dot africaine et la parité à Kinshasa sont perçues  selon les différentes cultures  et  l’évolution de l’humanité.

Dans  la  conception  traditionnelle, la  femme était  reléguée  au second  plan, alors  que  avec le brassage  culturel cela n’ est  plus le cas  aujourd’hui  où la  société prône l’émancipation de la femme. Cependant, il existe encore des conservateurs qui veulent maintenir la femme  dans l’état de subordination face à des progressistes qui sont perméables à la parité.

4.2. Techniques  de production des données

 

Pour Benoit Verhaegen, les techniques  sont  l’ensemble  des moyens  et procédés  qui permettent  à un chercheur  de rassembler  des informations   originales ou de seconde main sur  un sujet  donné [15]. Pour nous, les techniques  sont des procédés d’exploration du milieu  de vie  des enquêtés  en vue  de produire les informations  utiles à une recherche donnée.

Dans ce travail , nous  avons  fait usage des techniques  d’ observation  directe  simple , documentaire , entretien  semi directif  et de l’ échantillon  obtenu par boule de neige. Nous les présentons suivant l’ordre d’énumération reprises ci-dessus : 

-         la technique documentaire  nous a permis de  consulter divers documents écrits grâce  auxquels notre  horizon  de connaissance  a été  élargi. Il s’est agi des ouvrages, des articles  de revues, des travaux académiques, des archives et  divers autres documents  se rapportant  à la thématique  abordée ; 

-         l’observation directe a été rendue possible grâce à notre statut  de chercheur natif, car étant  originaire de la commune de Lemba, nous  sommes  témoins  de plusieurs  réalités  relatives à la  présente étude ;

-         l’entretien  semi directif nous  a permis de nous  entretenir  avec certaines catégories de personnes dont les enseignants, les couples, les vendeurs aux marchés du quartier ;

-         l’échantillon boule  de neige nous a servi  à dénicher  les membres  des couches sociales ciblées  et avons  progressé grâce  à des repères nous fournis  progressivement  par les uns  comme par les autres  jusqu’  à  l’ atteinte de la saturation de notre curiosité scientifique.

5. Choix et intérêt du sujet

 

Le choix  porté sur ce sujet  a été inspiré  par  la réalité que nous offre l’observation quotidienne  des faits  sociaux. En effet, ce travail vise  un double intérêt : scientifique et pratique.

Sur le plan scientifique, cette étude contribue à la compréhension de la question de la dot qui est en cours de transformations suite à la rencontre des cultures, d’une part, comme il éclaire également la notion de parité au regard du contexte congolais.

Sur le plan pratique, cette étude tente d’une part, de mieux  pénétrer le soubassement  de la discrimination  de la femme et de la hausse incessante de la dot  dans l’ espace kinois, et d’autre part, elle permet de démontrer l’impact de l’acculturation sur la population de Kinshasa ayant tendance à uniformiser les conditions dotales en dépit des cultures spécifiques, sans oublier le fait qu’elle permet enfin de se rendre compte des limites du discours de la parité dans le contexte congolais.

6. Délimitation spatio-temporelle

 

Pour  bien  saisir  les phénomènes  sociaux  , il est  conseillé  de restreindre  son champ  d’ investigation afin  d’ exploiter  efficacement  la réalité étudiée. C’est pour  cette raison  que nous  limitons  au plan  spatial , nos investigations  au quartier  Mbanza-Lemba de la  commune  de Lemba.

Cette démarche  nous  a permis  de réunir  et  confronter  les avis  exprimés par le  couple  et les ménages. La période  allant  de 2013 à 2015 a été retenue, parce  qu’à l’intervalle  de trois ans, il y a lieu de vérifier la matérialisation de la  volonté du pouvoir  politique consistant à octroyer 30% de représentation aux femmes sur chaque liste de parti politique en prévision des élections.

7. Difficultés rencontrées

 

Comme toute  recherche scientifique, la présente n’a pas  échappé  aux  écueils. La  tâche  ne nous a pas  été facile  à cause  du caractère  complexe  du phénomène  étudié. Nous avons été confronté aux difficultés suivantes : accès difficile à  une  documentation  spécifique , précarité  des moyens  financiers, manque  d’honnêteté  de la part  de certains informateurs au cours des entretiens.

Nonobstant toutes ces difficultés nous sommes parvenu à des résultats   escomptés grâce  à notre engagement à aller jusqu’au bout et aux conseils de la direction de cette investigation.

8. Subdivision du travail

 

Outre cette introduction et la conclusion qui met  un terme  à ce travail, celui-ci  s’articule  en  trois  chapitres :

-         le premier définit les  concepts clés  et présente  le milieu  d’étude ;

-         le deuxième examine la  conception de la dot et  la parité en RDC ;

-         le troisième et dernier chapitre dépouille, analyse et interprète les données  empiriques au quartier de tracer  les  perspectives  d’avenir sur la dot et la parité à Kinshasa.

CHAPITRE I 

DE LA TERMINOLOGIE ET DU CHAMP  INVESTIGATION

 

Introduction

 

Comme l’indique si explicitement son  intitulé, ce chapitre se propose  de clarifier  les concepts  de base  de l’étude, à savoir : la dualité, la dot, la parité et  le genre. L’exposé  consacré à chacun  des concepts s’arrête à l’essentiel évitant de nous noyer dans des polémiques habituelles.

En second lieu, le chapitre présente succinctement  les principaux traits caractéristiques de notre milieu d’étude, le quartier Mbanza-Lemba.

Section 1 : Définitions des concepts

 

Emile Durkheim considère que «la première  démarche  du chercheur est  de définir les concepts  opérationnels  dont  on traite  afin qu’ on  sache  de quoi  parle-t-on [16]». Clarifier les concepts constitue  un préalable  exigé pour tout  chercheur, car elle permet de fixer le sens réel des mots pour une meilleure intelligibilité et fait éviter toute confusion au regard de leur caractère  polysémique. Les sciences sociales étant plurielles, elles impliquent l’appréhension de chaque terme selon le contexte et la réalité propre inhérente à  une discipline observée, c’est ainsi qu’il importe dans cette étude, de circonscrire les significations des concepts clés  et connexes  en rapport avec l’objet  d’étude.


 

1.1.         Dualité

Pour  le Petit  Larousse, la dualité  désigne le  caractère de ce qui est double[17]. C’est dans ce même contexte que les sociologues et les anthropologues  argumentent  sur ce terme, eux définissent la dualité comme étant la  coexistence  de deux  principes  de raisonnement  de jugement, d’argumentation, des points  de vue  contraire, diffèrent[18]. Pour  ce  qui nous  concerne ,  nous considérons  la dualité  comme un point  d’opposition, de divergence  et  de différence.

1.2.         Dot

Avant d’aborder  le nœud  du sujet, précisons le contenu que  nous  donnons au concept dot. Celle-ci est une notion  juridique  du droit  matrimonial. En Europe, on pouvait  croire  que la dot  africaine  et celle de l’ occident  sont  deux  institutions  identiques  ou du moins voisines. Il  n’est  rien  cependant, c’est pourquoi  certains  auteurs  à juste  titre, ont  critiqué  l’emploi  du vocable  dot  parce qu’il  prête  à confusion . Mais  les termes  inventés  en remplacement de celui-ci ne sont  pas plus corrects  comme «price » puis  laisse penser  à  l’achat.

En outre, il est  tellement  annexé dans le vocabulaire juridique  du droit  coutumier  que malgré  les critiques   fondées  qu’il provoque, ce terme reste  le plus fréquemment employé du moins chez  les culturistes  francophones. Cela  étant, définissons  les deux dots  et essayons  de dégager les différences essentielles.

La dot est une des institutions  fondamentales du droit  africain, ce sujet  a donné  matière  à plusieurs  études  d’ observateurs  étrangers, la plupart  n’ ont pas pénétré  la signification profonde  de cette situation. Ils  s’ en  sont  tenu trop  légèrement  aux  apparences formelles  actuelles  et on  conclut que : la dot était  le prix d’ achat  d’ une femme , que  le mariage  chez les noirs  était  une opération pour  les parents de l’ épouse .

En occident, la dot est constituée  des biens  apportés  au  mari par  la famille de la femme en vue  de  subvenir  aux charges de ménages et notamment  à l’éducation  des enfants  et à leurs entretiens. Par contre,  la dot  africaines se réalise  en sens  inverse  puisque  les biens sont  apportés par  les maris  et  non pas  au profit  du mariage  de sa fille  ou des  enfants  à venir  mais  en faveur  de la famille  de sa  femme[19]. La dot est une preuve, publique  issue  du libre consentement  que  les parents  apportent  à l’ alliance  envisagée   Elle est une  garantie  de la  stabilité  de l’ union  des époux  et des alliés .

La dot  est  en quelque  sorte  le procédé  par lequel  se  caractérise  le mariage  légal  et différencie  l’union libre  ou  concubinage. c’est  le moyen  par lequel  le mari  acquiert le transfert  de certains  droits  que  la famille de la femme  abandonnée  à son projet .

Dans  ce travail nous considérons  la dot  comme l’ ensemble  des biens  que  le futur  époux  et ou sa famille  remettent  à la  famille de la future  épouse  pour  consacrer l’ existence  du mariage  et sceller l’ alliance  entre les deux  familles .

1.3.         La parité homme - femme

Pour Ngoma Binda, la parité homme - femme dans  le contexte congolais  est une  représentation  en nombre entre les hommes  et les femmes  dans  les  institutions sociales[20]. Cette manière numérique d’appréhender la parité  nous  parait peu explicite  et  non bénéfique  au progrès  de la  RDC par le fait  qu’ elle  est fondée  sur  le favoritisme  et non sur la méritocratie.

A cet  effet, Kapalay M., considère que la parité homme femme  comme la participation  et la représentation des femmes  dans les  institutions  de prise de décisions[21] une telle définition semble être non dualiste elle l’exclut l’homme dans une société  qui aspire à un développement intégral.

Ainsi , la parité  homme femme est comprise  dans ce travail  comme l’égalité entre les deux  sexes  en termes de chances et d’opportunités présentées dans tous les  domaines de la vie  en société (professionnel, social,  économique, politique  et culturel).

En  sociologie  la parité  est utilisée  pour  lutter  contre  les disparités de représentativité  dans les institutions.  De façon  spécifique  le principe  de parité  est lié à la  notion de «genre» qui se réfère   aux  rôles  sociaux  attribués aux femmes  et aux hommes .

En politique  la parité  concerne  une égalité de représentation des hommes et  femmes dans les assemblées élues. L’idée  de la  parité était lancée  dans un colloque  organise en 1989 à Strasbourg par  le conseil de l’Europe. Et pour y arriver,  il importe  de revoir  les rôles «sociaux» ou «sexués» surtout  de la femme au sein  du foyer  conjugal. Un partage équilibré et  équitable  des travaux  de ménage  permettra  à la femme  autant  qu’à  l’homme, de dégager un  temps  à  consacrer  aux activités génératrices  de revenus.  Les réflexions  autour  de ses préoccupations ont nécessité une appréhension nouvelle du concept genre  qui n’ est  plus  que  synonyme  de sexe car il s’ intéresse aux rôles sociaux  des hommes et des femmes .

 

 

1.4.         Le genre

Pour  Karine Berle  le genre ne désigne pas une simple  construction sociale du sexe des  individus  mais  la relation  entre les deux  termes : «sexe biologique» et «sexe social». Les deux notions sont en effet simplifiées  à l’excès  lesquelles sont  définies comme résultant  l’ une  de l’ autre  c’ est à dire  lorsque  la notion de gêne est définie  comme le sexe social[22].

C’est  dans ce même contexte  que les  sociologues et  anthropologues  argumentent  sur cette question :

La génération de l’usage de ce terme manifeste la volonté de distinguer le sexe (caractéristique biologique) et le genre qui est les anthropologues montrent  que  devenir  homme  ou femme  ne va  pas  de soi  , mais  nécessite  éducation, apprentissage  et  intériorisation de son rôle  sexué , processus  codifiés  par un certain nombre  de rites de passages (comme le  montrent  les travaux  de Maurice Gatelier).

Ainsi, selon Margaret  Mead[23]  on n’est  pas femme ou hommes de la même manière  selon les époques , les aires culturelles. Les différences sexuelles sont  toujours relativement  arbitraire  et même  les comportements associés aux  deux  sexes  varient  de façon  significative.  Ce qui  est jugé féminin  ici (dans  telle civilisation  à  telle période de l’histoire, dans  tel. Milieu ) peut  être  jugé  masculin  ailleurs  c’est  la  fonction principale  de la socialisation  que  de faire «incorporer» à l’enfant comme naturel. Les qualités socialement  associées  à son sexe anatomique  et  constantes  fonction  de la société où il va  vivre. C’est ainsi à travers la socialisation primaire [24]

Pour  clore  avec  cette section  nous disons  que  dans un tel univers faire  observer  la parité relevé  de l’utopie  toute fois  comme le monde  n’ est pas  figé, une  dynamique  sociale peut  être engagée  à ce  sujet , et aboutir  , progressivement  à des résultats  satisfaisants .

L’objet  dans  ce cas  consiste  à libérer  toutes  les énergies  et intelligences  en faveur  de la lutte pour  le mieux-être de tous et de chacun sans clivage de sexes.

Section 2 : Présentation du milieu  d’étude

2.1. La commune de Lemba

1. Aspects  historiques

 

L’ époque  de Stanley, il avait  deux  chefs appelés MAKOKO (titre  honorifique attribué à un chef  les TEKE) au Stanley  pool, l’un des grands  chefs  des Bateke  d’ Afrique  équatoriale  Française (A.E.F.), l’autre  le chef  de Lemba  qui fonda  Limete.

Le village  de Lemba  était  jadis  habité  par les Humbu. Il constituait  l’ agglomération  la plus importante  de l’actuel  site de Kinshasa et englobait  plusieurs «voka»(ancien  agrégat où vivait  le peuple  Humbu) que l’ on peut  situer  dans les zones  de Ngaba , Makala, Mont Ngafula. Lemba  constitueraient  les trafiquants  du haut  et du bas  fleuve.

L’organisation de la province  de Léopoldville ( Kinshasa)relavait  des dispositions  générales relatives à l’ administration  de toutes les provinces  contenus  dans les arrêtés du Régent  du 01 juillet 1937.

A cet effet, le village Lemba  était placé  de 1950 à 1955 sous le  statut  juridique  du territoire  annexe  de la ville  de Kinshasa et administré  par un  administrateur  du territoire  secondé  par les chefs  des villages. Rappelons  que  ces villages n’avaient  ni personnalité civile, ni juridique ni même autonomie  financière.

Sous  la deuxième  république, quelques  zones  annexes obtiennent  le statut  des zones urbaines. Ainsi  compte  tenu  de son poids  démographique la  zone  annexe de Lemba  devient  une zone  conformément  à l’ ordonnance loi n°068/024 du 20 /01/1968. De ce  fait,  la zone urbaine de Lemba  bénéficie de la  dotation reconnue  aux entités  administratives décentralisées.

En somme, Lemba  est une  entité publique  à l’intérieur  de la ville  de Kinshasa. Les différents services  de  la commune  dépendant  des ministères portant  les mêmes  noms  que ces  services.

2.1.1. Cadre géographique

 

Tel que fixé  par l’ arrêté ministériel N°69/004 du 23 /01/1969, la  commune  de Lemba est bornée : Au Nord : par  l’intersection de la rivière  Matete avec l’ axe de l’ avenue  II Kikwit  jusqu’à son  intersection avec l’axe  du cercle intérieur  de l’ échangeur de Limete. L’axe du cercle  dans les directions  du  boulevard  Lumumba. L’axe du boulevard Lumumba  jusqu’à son  intersection  de la rivière Matete.

A l’est : La rivière Matete jusqu’à  sa source, une ligne  droite entre la source  de la rivière Matete et l’ avale  Sud est  aux  confins  de Kisenso jusqu’à la concession de l’ université de Kinshasa à la hauteur  du CNPP. Sud  et est : de  ce point  sud-est de la concession de l’ université l’axe rnhte mis entouré  l’axe  By-pass jusqu’ à son  intersection  avec la droite reliant est  axe avec la bifurcation  vers l’ est de la rivière  Yolo. Ladite  droit jusqu’à la rivière  Yolo. La rivière  yolo jusqu’ à son intersection avec l’axe  de l’avenue Kikwit.

La  commune urbaine de Lemba, dans le plan  de la ville de Kinshasa est au sud  et comme toutes autres communes de la ville, elle se situe  dans le  climat  tropical. Sa superficie  est de 25.70 km, la population est  de 258.082 habitants dont  256.836 nationaux  et 1246 étrangers en 2007. La  densité de 10.042 habitants /Km2 (source service de la population).

2.1.2. Fonctionnement

 

Signalons  que Lemba  est l’une des communes composantes la ville de Kinshasa, la capacité  de la République Démocratique  du Congo. Lemba  est  depuis lors une entité  administrative  décentralisée. De ce  fait, elle a un patrimoine  propre et est dotée  d’ une personnalité  juridique  distincte  de celle  de la ville de Kinshasa(ordonnance loi n°82/008 du 24 février 1982 , portant  statut  de la ville de Kinshasa).

En somme, Lemba est une entité  publique  à l’intérieur  de la ville de Kinshasa. Les différents services  de la commune dépendant  des ministères portant  les mêmes noms que  ces services.

2.1.3. Objet

Le rôle essentiel  de la commune (de toute entité politique) est d’assurer le bien-être de la population en lui offrant  les services  dont elle a  besoin.

2.2.0. Présentation du cadre  de recherche : quartier Mbanza-Lemba

2.2.1. Aspects  historiques

 

Le  quartier  Mbanza-Lemba  a été créé  vers l’année  1963-1964 sur  l’ initiative  du chef coutumier  KIAMFU, originaire  de la province  du Bas Congo, dont  la localité  d’origine  porte  le nom de Mbanza-Lemba. C’est pour cette raison  qu’il a baptisé  ce quartier  Mbanza-Lemba , en souvenir  de son village  natal .

KIAMFU THOMS, habitait  d’ abord  à Binza et travaillait comme agent  sanitaire  au ministère de la santé  publique. les vendeurs de différentes tribus  se rencontraient  pour faire le troc. A cette période, il y avait  plusieurs  chefs  coutumiers parmi  lesquels  NGHO et BAMBA qui contestaient  l’autorité traditionnelle de KIAMFU à Mbanza-Lemba. A cause  de la présence  de Monsieur Luc Gillon, 1er Recteur  de l’université  Louvanium, pour  des patrimoine et même la cité  nouvellement  créée (Mbanza-Lemba ) d’ éviter  l’ hébergement  des malfaiteurs  tout près  de l’ université  se trouvait  tout près du  couvent des sœurs  religieuses entre les avenus  MUSENGO et BAMBA.

2.2.2. Position géographique

 

Le quartier Mbanza-lemba est situé  à la proximité  de l’université  de Kinshasa. Il est limité :

-         Au Nord : par  le quartier Livulu ;

-         Au sud : par l’avenue Congo-fort  qui le séparé avec la commune de Kisenso

-         A l’Est : par  la rivière  Matete

-         A l’Ouest : par  la route de Kimwenza

2.2.3. Population et problèmes  démographique

 

Le quartier Mbanza-Lemba  compte 75 avenues, 2.374 parcelles dont 1995 parcelles habitées  et 379 parcelles inhabitées. La population générale est  estimée à 24.045 habitants  nationaux  et 310 étrangers

Le quartier  Mbanza-Lemba  est constitué  par une population hétérogène  et diversifiée  dans les différentes  classes  socio-économiques , on y  trouve  quelques cadres , fonctionnaires et agents  de l’Etat et des personnes  qui  vivent des petits métiers  et beaucoup des sans  emploie  ou chômeurs  le niveau  de vie  reflété les indicateurs  d’un mode  de vie  très  bas  et la population  se  recherche  dans les activités  informelles comme la petite  économie  marchande  et  les petits métiers  pour  remédier  aux aléas  de l’ existence. Cela par ce que le  salaire pour ceux  qui le touchent  ne représente  absolument rien.


 

2.2.4. Environnement  physique

 

Le quartier est régi sur un terrain  en pente, ce qui l’expose aux  érosions. Son urbanisation a été très  sommaire seulement  à délimitation  désordonne des avenues.

Les voies d’évacuation des eaux  usées ne sont  pas  construites. Il est confronté au problème  de salubrité.

2.2.5. Logement  et habitat

 

Le quartier Mbanza-Lemba  est caractérisé  par une  série des  constructions anarchiques. La population de ce quartier se trouve  dans des conditions très  difficiles de logement. Lors  de notre  enquête  sur  le terrain, nous  avons  constaté que la majorité de maisons, les gens  sont logés  comme dans  de dortoirs , 10 à 15 dans  une  maison  de deux chambres salon et 5 à 7 dans une  maison de salon et d’ une chambre . Les rues  sont  sans  caniveaux et des  constructions  sans  plan cadastral. D’où s’observe  la promiscuité.

2.2.6. Infrastructures sociales de base

 

En matière  d’ infrastructure  de base , le quartier  Mbanza-Lemba  se  trouve parmi les quartiers  les plus pauvres  de la ville de Kinshasa en général  et la commune  de Lemba  en particulier. Ce quartier dans son  ensemble  peu  d’ infrastructures de base, d’ où il compte au bout des doigts quatre centre hospitaliers , avec  un mode  de traitement  archaïque , il compte également  un petit  marché, huit  écoles  primaires  et secondaires  confondus un terrain de football , des petits bars  et hôtels ou se trouvent  les prostitués . La population de ce quartier n’a pas accès à l’électricité et l’eau potable. L’insuffisance d’infrastructures sus mentionnées  est à la  base  de beaucoup  de maux  dont la  délinquance  et la pratique  prostitutionnelle féminine.

 

 

2.2.7. Aires  de jeux

 

Le quartier  n’a pas d’espace  pour  les loisirs (terrain de football etc.). les  jeunes jouent  souvent  dans  la rue  ou dans  les espaces  inappropriés ou  se déplacent carrément pour jouer à l’extérieur du quartier (terrain universitaire  ou de Livulu).

 

 

 

2.3. ORGANIGRAMME DE LA COMMUNE DE LEMBA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Organigramme : Alternative: PMEAOrganigramme : Alternative: tourismeOrganigramme : Alternative: Mbanza Lemba  Organigramme : Alternative: Codifa GFREOrganigramme : Alternative: Jeunesse Organigramme : Alternative: Affaires  sociale Organigramme : Alternative: Dév rural  Organigramme : Alternative: Dev communal  Organigramme : Alternative: Environnement Organigramme : Alternative: Salongo  Organigramme : Alternative: livulu Organigramme : Alternative: Echangeur Organigramme : Alternative: Terminus Organigramme : Alternative: Righini Organigramme : Alternative: masanoOrganigramme : Alternative: commercialeOrganigramme : Alternative: Quartiers Organigramme : Alternative: Cel.des marchés Organigramme : Alternative: Cel .ContentieuxOrganigramme : Alternative: Cel.Etat civilOrganigramme : Alternative: ITPROrganigramme : Alternative:  Transport Organigramme : Alternative: Sport et loisir Organigramme : Alternative: Habitat  Organigramme : Alternative: Urbanisme Organigramme : Alternative: Energie                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             

CHAPITRE  II 

LA DYNAMIQUE SOCIALE  ET LA CONCEPTION DE LA DOT ET LA PARITE  EN AFRIQUE  VIS-A-VIS  DE LA CONCEPTION EUROPEENNE

 

Introduction

 

Le présent  chapitre  porte sur  le changement  social et  Ses facteurs. Ils sont  contextualisés  dans  cette étude, avec le  souci  de rendre compte  de l’impact  de la dot  et de la parité  au sein  du ménage, dans  le couple.

2.1. Le changement  social  et facteur  du changement  social

 

Le changement  social  est  en premier  lieu un phénomène  collectif , c’ est à dire qu’ il doit  impliquer  une collectivité ou un secteur  appréciable  d’ une  collectivité, il doit  affecter une  ou des conditions , ou  le modelé de vie  ou encore  l’univers  mental, de plusieurs  des individus. Il doit enfin être intériorise  et  considère  comme normal toléré[25].

Dans  le cadre  de cette étude  la dualité  de la  dot  et la parité  n’ est  pas encore  un phénomène  collectif  selon  la  conception  nouvelle,  qui est encore  flou  mais  appliquée  par certains  qui peut  devenir  la réalité  de demain car  il n’ y a  qu’une minorité  des personnes  qui en connaissent  la  portée et s’y livrent  de façon nécessitante .

2.2. Facteur  du changement  social

 

Pour  mieux aborder  et  contextualiser  le facteur  du changement  social  par rapport  à l’ étude  présente, il serait  indispensable  de nous  poser  la question  ci- après : qu’ est-ce que  le facteur  du changement  social ?

Pour   R. Guyun facteur  est en effet  un élément  d’une  situation  donnée  qui , du  seul fait  de son  existence  ou par  l’ action  qu’il  exerce  entraine  ou produit   le changement [26].

2.3. La remise  en question  de la dot  traditionnelle en Afrique  et  en Occident

 

L’une de plus  anciennes  traditions dans  les relations  familiales, la dot continue aujourd’hui d’exister dans plusieurs sociétés africaines. Elle  existait également dans la culture occidentale, mais pas avec les mêmes caractéristiques que celle  des sociétés africaines au motif que la dot  occidentale  est un ensemble des biens apportés par la femme ou par sa famille pour  subvenir  aux besoins  du nouveau  ménage  qui se  fonde . En  droit  romain  par  exemple, la dot elle est défini comme l’ensemble des biens apportés  par  la femme pour  contribuer  aux  charges du ménage .

Elle est également  définit  par  l’ancien  article  1540 du code  civil français  comme «les biens  que  la femme  apporte au mari , pour  supporter  les charges du mariage». De ces points  différents  par  définition, les biens  dans  la  conception occidentale de la dot son apportés par la femme. Dans  la fédération de Russie par exemple  la dot  n’existe  pas   à la place, il est  facultatif  de donner  à la famille  de sa  future femme un symbole .

Mais  dans la conception africaine, c’est  plutôt  le futur  mari  ou sa famille qui apporte des biens non  pas  au  profit  du nouveau foyer , mais  au profit  non seulement  de la  belle famille, mais  aussi de la femme elle-même . la  dot  en Afrique constitue  un ensemble d’objectifs de cadeaux  en espèces  ou en nature  (compensation matrimoniale en raison d’un  service  spécial  rendu  offert par la famille du fiancé à celle de la fiancée pour exprimer l’hommage  que la  famille demanderesse rend  à la famille de  la jeune  fille.

2.4. Dot  et parité  en RDC

 

La  coutume  africaine voulait  qu’à  l’occasion du mariage, le père  du fiancé ou le fiancé lui-même transmette au père de la fiancée certaines  valeurs  qui destinée à l’ensemble de la famille. Ces biens sont appelés : dot.

La société kinoise comme toutes les autres sociétés modernes  africaines est caractérisée par la rencontre de plusieurs  cultures qui entraine  des changements sociaux. Donc, ce ci ouvre la voie à des nouvelles mentalités, habitudes, mœurs.

Nous avons  d’un côté  la culture occidentale  issue  de  la colonisation  et de  l’autre, la persistance de la  coutume  traditionnelle qui s’ imposent.

Kinshasa, c’est une mosaïque culturelle étonnante, c’est le Congo à miniature. La culture occidentale quant à elle, s’est solidement implantée depuis la période coloniale et se renforce continuellement en RDC à la suite de la technologie de pointe qui facilite les contacts (médias, Internet, avion, téléphone).

2.5. Intérêt  de  la parité  dans la vie   du couple  à Kinshasa

 

Actuellement,  la parité homme-femme n’est plus  une  valeur seulement  pour  l’Europe, s’étend à travers le monde en général, et au Congo, en particulier. Et pour y  arriver, il importe de revoir  les rôles «sociaux» ou «sexués» surtout  de la  femme  au sein  du foyer  conjugal, ce qui conduit à un  partage  équilibré et équitable  des travaux  de ménage pour permettre à la femme autant  qu’à l’ homme, de dégager  le temps  à consacrer  aux activités  génératrices  de revenu.

Les réflexions  autour  de ses préoccupations  ont  nécessité l’appréhension à une nouvelle  vision conjugale. Aujourd’hui, la femme  n’est plus considérée  comme une unité  de procréation d’enfant seulement, mais capable de travailler  comme l’homme pour  stabiliser  le foyer.

Les revenus  de la femme et de l’homme feront  que  le ménage  économiquement stable. Le mariage ,c’est le  cheminement  d’ un homme  et  d’une femme  dans lequel l’ homme a la tâche  d’ aider  son épouse  et inversement.


 

CHAPITRE  III 

LA DOT A L’AFRICAINE ET LA PARITE A KINSHASA

 

INTRODUCTION

 

Ce chapitre expose les données de terrain, les analyse  et les  interprète.

Ainsi  il expose  les profils des informateurs, le tableau  des  principales  données de  l’approche  qualitative  avant  de déboucher  sur  un débat  critique  des  différents  thèmes  circonscrits.

3.1 Profil  des informateurs

 

Cette section présente le profil général des personnes  impliquées dans l’enquête. La population  cible  est  constituée des intellectuels notamment quelques Assistants et Chefs de Travaux habitant le milieu qui est aux environs de l’Université, des femmes exerçant le petit commerce  au marché  de Mbanza-Lemba et les hommes résident  sur le quartier  qui est  notre milieu  d’enquêté. Les critères de  choix  ont été ceux d’être engagé dans le mariage et qui observent  la dot.

3.1.1. Sexe  des informateurs

 

Cette étude a impliqué  aussi  bien  des femmes  que des  hommes  des différentes  couches  sociales  dans le souci de réunir  des opinions  les plus divergentes possibles.


 

3.1.2. Niveau  d’instruction

 

S’agissant  du niveau  d’instruction, les données  de  cette  investigation  renseignent que   l’enquête a touché 5 universitaires, 10 personnes ayant le niveau d’étude secondaire et 3 analphabètes.

3.1.3. Profession

 

Au sujet de  la profession, les personnes  interrogées  sont des fonctionnaires de l’Etat, enseignants et ceux occupés par des activités du secteur informel.

3.1.4. Appartenance  religieuse

 

Enfin, nos  informateurs  ont été puisés  des rangs  des  croyants des églises de réveil, de l’église catholique et autres sans identité  religieuse.


 

3.2. Présentation  des données qualitatives produites

3.2.1. Tableau synthétique des données qualitatives

Site d’enquête et

avantages du modèle occidental

Facteurs favorables à la pratique de la dot à l’africaine 

Facteurs défavorables face au modèle occidental

Du discours de la parité face au mariage à l’africaine

Des tentatives d’harmonisation des deux réalités, dot à l’africaine et parité

-Obligations à toutes les deux familles de constituer la dot pour les enfants à marier

-Réduction de la suprématie de l’homme sur la femme.

-Opportunisation accordée au jeune couple de démarrer leur vie contrairement aux sacrifices de l’homme dans le modèle africain.

-Dissipation du complexe d’infériorité de la femme et de supériorité de l’homme

-Le sens unique de la dot, la soumission de l’épouse

-La nature univoque de la dot est une preuve qui démontre le sens de responsabilité de l’homme

-Les biens de a dot sont au profit de plusieurs personnes notamment la famille restreinte voire élargie (clan) de la fille mariée

-Une opportunité d’argent pour la famille qui marie la fille

-Epreuve à surmonter par le prétendant afin d’apprécier son efficacité

-Manque à gagner pour la famille de la fille à marier

-Une charge pour la famille de la fille à marier suite aux dépenses à effectuer

-Affaiblissement du pouvoir du mari qui prend la fille en mariage car les biens de la dot proviennent de deux côtés

-Risque de disparition du caractère rituel du mariage

-Risque de dévoilement des insuffisances ou pauvreté de la famille qui marie

-Perte si non affaiblissement de pouvoir de l’homme

-Egalité de sexe

-Promotion du mariage à l’occidentale

-Promotion des messages religieux de certaines églises de réveil s’abstenant de la dot

-Démystification de la dot au primat du sexe masculin

 


 

3.2.2. Contenu des thèmes abordés

3.2.2.1. De la compréhension de la pratique de la dot par les couples à Kinshasa

 

En rapport avec ce thème qui concerne la perception de la dot, à Kinshasa, les enquêtés appréhendent la dot comme une valeur, un ensemble de biens que le mari présente à la famille de la femme proposée. Elle est considérée comme une sanction de l’union d’un homme et d’une femme. Traditionnellement, la dot était entièrement à la charge du futur époux et par ricochet, à la charge de son clan. Celle-ci pouvait s’affecter soit par paiement en nature, soit à travers les prestations de services dans la famille de la fiancée.

Ce qu’il faut noter est que la dot n’était pas considérée comme couvrant l’achat de la fille ; mais plutôt comme preuve et une garantie sanctionnant au plan social, l’union du couple concerné. En d’autres termes, en ce temps, on considérait la dot en quelque sorte comme une perte subie par la famille (et le clan) du fiancé au profit de celle de sa fiancée.

La dot est également vue comme une sanction de la descendance dans la mesure où perçue comme une valeur personnelle, morale voire physique de la femme, elle est consécutive au montant ainsi qu’aux biens en nature concédés pour mériter la main de celle qu’on a choisi de vivre ensemble.

La hauteur de la dot donnera à la progéniture qui s’ensuivra, une valeur et une réputation à la hauteur donnera la progéniture qui s’ensuivra, une valeur et une réputation à la hauteur de la dot versée à la famille (maternelle et paternelle de l’épouse). L’aspect de la sanction  de la descendance va jusqu’au pouvoir que le nouveau couple aura sur leurs enfants.

Ces nouveaux parents auront par effet, le droit de percevoir à leur tour, auprès des filles qui seront issues de cette union, la dot également en guise de compensation. C’est dans ces circonstances que dans  certaines tribus, lorsque le beau-fils n’avait pas versé sa dot ou l’avait fait en moitié, la belle famille pourra lui refusé de bénéficier le droit de toucher à la dot de ses filles. Ce droit sera récupéré  par les grands parents de l’arrière fille.

Une autre dimension est celle qui considère la dot à l’africaine comme une alliance des époux jusqu’au niveau de deux clans. Aux yeux de la communauté toute entière, la dot scellait une parfaite alliance et donc un signe de consentement de deux parties engagées à parcourir ensemble le long chemin du mariage. En réalité, l’épouse continue à appartenir à sa famille. Elle est à la disposition de la famille de son mari en terme d’alliance, bien que définitive, dans l’objectif de la procréation et aux fins de tenir de ménage du mari.

3.2.2.2. Opinions vis-à-vis de la dot et de la parité à Kinshasa

 

Au départ, la perception qu’a la population kinoise masculine sur la notion de la parité ne laisse pas promouvoir l’égalité de sexe même prise dans le sens du travail sans pour autant se fonder sur le mariage ou ses formes de contrat selon les cultures.

Certains de nos informateurs se sont fondés même sur la bible pour dire que la femme est un être qui est venue en deuxième position dans l’objectif d’accompagner le mari. Elle ne peut en aucun cas s’égaler de l’homme. D’autres, s’alignent toujours dans la même logique estiment que ce discours de la parité n’accorde pas l’égalité de deux sexes dans la mesure où il n’accorde pas universellement le pouvoir à la femme de se décider de prendre un homme en mariage. Ce discours est sectoriel et ne peut être compris que dans la logique du monde de travail au sein des organisations industrielles ou autres services liés à l’emploi.

 

Mais contrairement aux deux catégories ci-haut, un autre son de cloche est celui qui part de la situation de la chosification de certaines femmes à la suite de la mauvaise conception de la dot versée à la famille de l’épouse comme une facture d’achat de la femme. C’est ce qui va être développé au point ci-dessous.

3.2.2.3. Des facteurs favorables à la pratique de la dot et à la parité encore timide en Afrique

 

Comme évoqué ci-haut, il existe des opinions qui contrastent avec celles dominantes sur la question de la dot, c'est-à-dire sa perception et ses formes ou modalités.

Plusieurs cas d’assujettissement ou de chosification si non d’exploitation oud e nuisance sont constatés dans des couples en Afrique et particulièrement en République Démocratique du Congo.

Le contexte de « pauvreté » poussant certaines personnes à considérer leurs filles comme des marchandises arrivent à trouver l’occasion du mariage comme une opportunité d’argent. Les conditions d’accessibilité ou de contrat de mariage sont présentées en termes de « facture de mariage » avec une longue liste et parfois onéreuse variant des milliers de dollars.

Après divers sacrifices de l’époux au point de remplir toutes ces conditions au moindre dérapage de l’épouse, celle-ci se voit par moment violentée en injures (même de la part de la belle famille), et d’autres formes de manque de considérations. Lorsque la famille de l’épouse se trouve dans l’incapacité de rembourser la dot, leur fille peut se trouver en état presque d’une esclave.

Face à cette situation, des nouvelles tendances naissent dans le chef de certaines personnes qui, plus ont un niveau élevé d’instruction voire de revenu. C’est cette catégorie qui livre les opinions ci-dessous que nous considérons comme issue capable de faciliter la pratique de la dot et la parité en Afrique et à Kinshasa en particulier.

 


 

·        L’abstinence à la dot

 

Bien que timide, l’on constate à Kinshasa certains cas d’abstinence à la prise de la dot. Tout en étant d’accord à marier la fille, certains parents (surtout le papa) n’acceptent plus la dot en vogue. Au contraire, après avoir été convaincu de la capacité et surtout du sens de responsabilité du prétendant prouvant un amour sincère envers la fille, le parent s’emploi à participer financièrement et même matériellement pour faciliter les cérémonies nuptiales, les premiers équipements de la maison, voire les moyens de transport en faveur du jeune couple. Cette tendance est bien manifeste à Kinshasa bien qu’en pourcentage réduit.

 

·        Position de certaines églises de réveil

 

Contrairement à d’autres églises qui subordonnent la femme au mari, en se fondant sur le dogme de la création de l’homme avant la femme au point que celle-ci ne peut être égale à l’homme, de nouveaux dogmes paradoxaux émergent ceux-ci prônent la liberté de l’homme en tant qu’être sans différence de sexe. L’égalité est une valeur à défendre, le mariage ne fait objet d’aucune facture à payer auprès de qui que ce soit dans la mesure où le parent idéal est Dieu le père. Pour ce courant, l’on peut constater qu’un couple purvu d’un amour sincère peu ne pas s’unir suite au manque de moyens financiers surtout dans ce contexte où la dot est surélevée.

3.3. Analyse et interprétation des opinions ci-dessus

 

L’examen détaillé des opinions ci-haut nous permet de comprendre que la pratique de la dot obéit à une certaine mobilité au même titre que tous les faits dits sociaux. Comme on peut le constater, la réalité de Kinshasa qui tend vers l’uniformisation de la pratique dotale traduit cette dynamique au point que les biens de la dot des habitants de plusieurs provinces tendent à se ressembler. Mais en dépit de cette dynamique la tendance majoritaire est du système de la dot à l’africaine où l’est le mari (ou sa famille) qui dépense seul pour les biens de la dot que la famille de la fille bénéficie parfois au détriment de la jeune mariée qui va commencer sa vie. Cet état d’esprit conduit dans certaines circonstances à une forme de colonisation de la fille par son mari au point que cette dernière se sent chargée du coût élevé de la facture ayant fait son mariage.

 

Pourtant, de nos jours, la modernité prône un nouveau discours de l’égalité de sexe sur tous les plans. Les opinions recueillies laissent entrevoir que l’installation de la nouvelle vision des rapports d’équilibre entre les sexes différents, la parité est possible au regard de la nouvelle tendance développée bien que timidement par une certaine catégorie en s’abstenant des biens de la dot lorsqu’il faut marier sa fille. Il en est de même pour l’opinion encore timide développée par certaines églises de réveil prônant l’abstinence à l’exigence de la dot. Ces deux dernières ouvertures peuvent être considérées comme des issues susceptibles d’asseoir le courant de la parité dans ce contexte de la dot en Afrique.

 

Mais, encore faut-il le souligner, le choc de cette nouvelle pratique fondée sur le refus de la dot et non du mariage a des répercussions au niveau aussi bien de la famille de l’époux comme celle de l’épouse. Car, la dot dans la perspective africaine est un symbole de mariage qui est partagée en dépit de la proportion à plusieurs  catégories de la famille de la fille à marier. C’est surtout pour la famille qui prend en mariage qui saisi l’opportunité d’une expression d’exhibition des avoirs ou qui se sent psychologiquement engagée. Ce dernier débat peut faire objet d’une autre dissertation.

 

 

CONCLUSION

 

Au terme de cette étude axée sur la « Dualité entre la dot africaine et la parité à Kinshasa », il convient de rappeler que la question fondamentale au centre de celle-ci a été : Est-il possible de rendre compatible cette cohabitation paradoxale ? Si oui, comment ?

De façon anticipative, nous avons émis l’hypothèse selon laquelle l’installation de la parité dans le contexte de la pratique de la dot actuelle serait possible et que les issues seraient d’une part,  la dynamique des réalités sociales agissant, bien que la société congolaise soit naturellement dominée par le sujet masculin, avec les échanges culturels en ce moment de la mondialisation, la parité est susceptible de s’installer. En ce qui concerne la seconde question, le facteur éducatif serait le mieux indiqué au travers des sensibilisations au point d’élargir la tendance encore timide constatée de nos jours, dans les rangs des fidèles de quelques Eglises et de certains parents suffisamment occidentalisés qui renoncent à la dot lors de la conclusion du mariage de leur fille. En outre, les parents de la fille apportent leur part de biens en vue de permettre au jeune couple de bien démarrer sa vie.

La vérification de cette opinion a été possible au moyen d’une méthodologie nous ayant permis de produire les données qualitatives en termes d’opinions afin d’avoir les avis et considérations du problème auprès des personnes interrogées jusqu’à la saturation. Ces informations ont été analysées et interprétées sous la grille dialectique nous ayant permis de mettre en exergue le caractère universel de la notion de la parité, la nature contradictoire de la dot à l’africaine et les exigences de la parité, l’aspect de la cohabitation de ces réalités qui, non seulement, peuvent produire des chocs, mais des éventuels changements qualitatifs en termes issues ou voie de sortie la cristallisation de la réalité de la parité en Afrique et à Kinshasa en particulier.

Vérifiée affirmativement, l’hypothèse a été confirmée au regard de l’existence des tendances des pratiques du refus de la dot et voire de la dot à l’occidental développées par une catégorie de personnes surtout hautement instruites, certaines églises de réveil qui enseignent à leurs fidèles de l’abstention de la dot, etc. c’est à ce prix là que la fille mariée se sentirait moins chargée moralement et capable de prendre une décision ferme face aux  injustices dans le ménage.

 

Il apparaît que ces nouvelles tendances contraires à la tradition africaine ne sont pas sans conséquences négatives. La dot considérée comme un fait symbolique, à partager jusqu’aux diverses couches des parentés de la famille qui la perçoit, les pratiquants de la nouvelle pratique sont objet des critiques.

 

La précédente problématique qui vient de s’ouvrir sur les conséquences qu’entraine le refus de la dot par certaines personnes peut faire objet des études antérieures.

 


 

BIBLIOGRAPHIE

I.                  Ouvrages

1.     ALINE ATIBACK, Partenariat et parité, homme-femme dans la  modernité  d’aujourd’hui, Paris, éd  l’Harmattan, 2008.

2.     DURKHEIM, Les règles  de la méthodologie  sociologique, Paris, PUF,

3.     ELIAN CIUBIN, Chœur  de l’histoire  des femmes, Bruxelles, éd. De l’université  de Bruxelles, 2007.

4.     ESSE AMAZON, L’impact  de la culture occidentale  sur la  culture  africaine, Paris

5.     GUIDERE , M., Méthodologie  de la recherche : Guide du jeune  chercheur  en lettres , langues  , sciences  humaines  et sociale , Maitrise , DEA, Master, doctorat , Paris , éd ellipses, 2004

6.     J.BINETI, Mariage  en Afrique  noire, CVA, Paris, 1973.

7.     JOAN WALLACH, L’universel  et la  différence  des sexes, éd Albin  Michel, 2005.

8.      KAPALAY MUTANGA R., Fondement  et problèmes  sociologique  de la parité  homme femme en RD Congo, Kinshasa, éd, PUK, 2015.

9.     Karine  Berle et Alii, Les  langages du genre  sémiotique et  communication, Italie, 2013

10.                         ONU femmes  de Congo  Kinshasa : défis ; acquis  et  visibilité  genre, Paris,  l’Harmattan, 2009

11.                       ONU Femmes, Histoire  des femmes  congolaises, 2014.

12.                       SHOMBA K S., KUYUNSA, B.G., Dynamique  sociale et sous-développement  en République  Démocratique  du Congo, PUC, Kinshasa, 2000.

13.                       SHOMBA KINYAMBA S., Méthodologie et épistémologie  de la recherche  scientifique, Kinshasa, Presses  de l’Université  de Kinshasa, 2014.

14.                       TOTO, T.A., Le jeune  et la  famille  à Brazzaville, Vepa, Rapport  d’étude n°10, 1991

15.                       ROCHER  Guy, Introduction  à la  sociologie générale, éd.HNH, 1968.

II.               Dictionnaires

1.     Dictionnaire la petit  Larousse, 2008

2.     Lexique sociologique, 3 ème édition, Paris, 2010

 

III.           Thèses de doctorat

1.     INSWAN BIDUM, P., Le  dilemme  de la  promotion  socioéconomique  de la femme  dans les  ménages de Kinshasa, Thèse  de doctorat, en  sociologie, FSSAP, UNIKIN, 2016-2017

2.     SHOMBA  KINYAMBA S., Changements   de comportements  sexuels  féminins  chez  les Luba  Lubilanji, Thèse  de doctorat  en anthropologie , FSSAP , Lubumbashi, 1981 

 

IV.           Rapports et autres documents

 

1.     Ancien  code civil  François  article 1540

2.     Ancien article  1540, du code  civil français

3.     Code  de la famille de la RDC

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

ANNEXE

 

 

 

 

 

GUIDE D’ENTRETIEN

A.PROFIL DES INFORMATEURS

-le sexe des informateurs

-le niveau d’instruction

-la profession

-l’appartenance religieuse

B.LES THEMES DE RECHERCHE

-compréhension de la pratique de la dot au profit des jeunes couples à Kinshasa

-opinion  des informateurs face  à  la dot  et la parité  à Kinshasa

-facteur  favorable  de la pratique  de la dot  et la parité  encore  timide  en  Afrique

-perception  des conservateurs vis-à-vis  de cette nouvelle  pratique  de la dot

-intérêt  de la parité  dans la vie  du couple

-perspective  d’avenir


 

TABLE DES MATIERES

 

EPIGRAPHE. I

DEDICACE. II

REMERCIEMENTS. III

INTRODUCTION GENERALE. 1

1. Revue de la littérature. 1

2. Problématique. 4

3. Hypothèse. 7

4. Méthodologie de la recherche. 8

4.1. Méthode. 8

4.2. Technique  de production des données. 9

5. Choix et intérêt du sujet. 10

6. Délimitation spatio-temporelle. 10

7. Difficultés rencontrées. 11

8. Subdivision du travail. 11

CHAPITRE I : DE LA TERMINOLOGIE ET DU CHAMP  INVESTIGATION.. 12

Introduction.. 12

Section 1 : Définition des concepts. 12

Section 2 : Présentation du milieu  d’étude. 17

2.1. La commune de Lemba. 17

2.1.1. Cadre géographique. 18

2.1.2. Fonctionnement 19

2.1.3. Objet 19

2.2.0. Présentation du cadre  de recherche : quartier Mbanza-Lemba. 19

2.2.1. Aspect  historique. 19

2.2.2. Position géographique. 20

2.2.3. Population et problèmes  démographique. 20

2.2.4. Environnement  physique. 21

2.2.5. Logement  et habitat 21

2.2.6. Infrastructures sociales de base. 21

2.2.7. Aires  de jeux. 22

2.3. ORGANIGRAMME DE LA COMMUNE DE LEMBA. 23

CHAPITRE  II : LA DYNAMIQUE SOCIALE  ET CONCEPTION DE LA DOT ET LA PARITE  EN AFRIQUE  VIS-A-VIS  DE LA CONCEPTION EUROPEENNE. 24

Introduction.. 24

2.1. Le changement  social  et facteur  du changement  social. 24

2.2. Facteur  du changement  social. 24

2.3. La remise  en question  de la dot  traditionnelle en Afrique  et  en occident  25

2.4. Dot  et parité  en RDC. 26

2.5. Intérêt  de  la parité  dans la vie   du couple  à Kinshasa. 26

CHAPITRE  III : LA DOT A L’AFRICAINE ET LA PARITE A KINSHASA.. 28

INTRODUCTION.. 28

3.1 Profil  des informateurs. 28

3.1.1. Sexe  des informateurs. 28

3.1.2. Niveau  d’instruction. 29

3.1.3. Profession. 29

3.1.4. Appartenance  religieuse. 29

3.2. Présentation  des données qualitatives produites. 30

3.2.1. Tableau synthétique des données qualitatives. 30

3.2.2. Contenu des thèmes abordés. 31

3.2.2.1. De la compréhension de la pratique de la dot par les couples à Kinshasa. 31

3.2.2.2. Opinions vis-à-vis de la dot et de la parité à Kinshasa. 32

3.2.2.3. Des facteurs favorables à la pratique de la dot et à la parité encore timide en Afrique  33

3.3. Analyse et interprétation des opinions ci-dessus. 34

CONCLUSION.. 36

BIBLIOGRAPHIE. 38

ANNEXE. 40

TABLE DES MATIERES. 42

 

 

 

 



[1]SHOMBA KINYAMBA, S, Méthodologie et épistémologie  de la recherche  scientifique,  Kinshasa, Presses  de l’Université  de Kinshasa, 2014, p.27.

[2] Code  de la famille de la RDC.

[3] ONU Femme, Histoire des femmes congolaises, 2014, pp.14-28 ,

[4] Aline atiback , partenariat  et parité , homme-femme  dans la  modernité  d’ aujourd’hui , Paris , éd  l’ harmattan , 2008, p.47.

[5] SHOMBA  KINYAMBA , S., Changements   de comportement  sexuels  féminin  chez  les luba  Lubilanji , thèse  de doctorat  en anthropologie  , FSSAP , Lubumbashi, 1981, pp99-

[6]. ESSE Amazon,l’ impact  de la culture occidentale  sur la  culture  africaine  , Paris

[7] Ancien  code civil  François  article 1540

[8] INSWAN , B., Le  dilemme  de la  promotion  socioéconomique  de la femme  dans les  ménages de Kinshasa, thèse  de doctorat , en  sociologie , FSSAP , UNIKIN , 2016-2017

[9] TOTO, T.A : Le jeune  et la  famille  à Brazza ville ,Vepa , rapport  d’ étude n°10, 1991

[10] Ancien article  1540, du code  civil français

[11] BOURDIEU, P., Inégalités entre l’homme et la femme, éd. PUF, Paris, 1980, p.37.

[12] SHOMBA, K. op. cit.

[13]GUIDERE , M., , Méthodologie  de la recherche : Guide du jeune  chercheur  en lettres , langues  , sciences  humaines  et sociale , Maitrise , DEA, Master , doctorat  , Paris , éd ellipses, 2004

[14]GRAWITZ, M et PINTO, R., Méthodes des sciences sociales, éd. Dalloz, Paris, 1991. p.48.

[15] Bénoit VERHAEGEN, cité par SHOMBA, K., op. cit.

[16] DURKHEIM, E., Les règles  de la méthodologie  sociologique, Paris, PUF,

[17] Dictionnaire la petit  Larousse, 2008

[18] Lexique sociologique, 3 ème édition, Paris , 2010

[19]SHOMBA K G., KUYUNSA Dynamique  sociale et sous-développement  en République  Démocratique  du Congo, PUC, Kinshasa, 2000, p.7

[20]NGOMA BINDA, Parité homme-femme en RDC, éd. IPUK, 2011, p.21

[21] Cité KAPALAY MUTANGA R., Fondement  et problèmes  sociologique  de la parité  homme femme en RD Congo , Kinshasa , éd ,PUK, 2015, p.25

[22]  Lexique  de sociologie, 3 ème édition , Paris , 2010

[23] MARGARET MEAD, Socialisation de l’homme et de la femme, éd. Dalloz, Paris, 1980, p.19.

[24] KARINE  Berle et Alii, Les  langages du genre  sémiotique et  communication, Italie, 2013, p.46

[25]SHOMBA KINYAMBA Notes  de cours de Dynamique sociale ,Op.cit., 2016 , p.52

[26]ROCHER  Guy, Introduction  à la  sociologie générale ,éd.HNH, 1968,p.328.

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