Bonjour, nous sommes le 04/06/2026 et il est 00 h 54.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EPIGRAPHE

 

 

 

 

 

 

 

« Pour tous ceux qui vivent il y a de l’espérance ; et même un chien vivant

vaut mieux quun lion mort ».

 

Ecclésiaste 9 :4


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DEDIDACE

 

 

 

 

Je dédie avec joie cette première réalisation scientifique à ma mère Kela Nsansi Mamie pour la collaboration quelle ne cesse jusqu’à ce jour de maccorder. Son soutien et ses conseils sont pour moi un confort ;

 

A mon père Ngatshie Blaise qui est pour moi un exemple de vie dun

 

responsable très vaillant. Je lui serai à jamais reconnaissant ;

 

 

A mon seul et unique petit frère Ngatshie Kela Jovany ;

 

 

A tous ceux qui ont répondu présents de près ou de loin à llaboration du présent travail.

 

NGATSHIE FANZALI Jordie


 

 

 

 

 

REMERCIEMENTS

 

 

 

 

Nous tenons à remercier de tout ur le Seigneur, Jésus-Christ, celui qui nous a donné la force, lintelligence et la capacité de réaliser ce travail.

 

 

La réalisation du présent travail est la résultante dun accompagnement sans faille dun certain nombre des personnes dont nous présentons à travers les lignes qui suivent notre marque de reconnaissance. Nous voulons à cet effet citer principalement le Professeur MATABISI LUKUMU Nicodème, Directeur de ce travail qui n’a ménagé aucun effort malgré ses nombreuses occupations. Aussi, remercions-nous ses collaborateurs les Assistants Joseph OYEMA et Her KULUDIKA pour un encadrement avec des orientations claires pour la matérialisation de ce travail.

 

 

Nos remerciements particuliers sadressent à notre mère Kela Nsansi Mamie, avec qui nous pourrons partager toute lapologie sur cette œuvre. Elle a été tout pour nous. Son amour et ses prières en notre faveur, ont été dune grande importance. Rois notre gratitude !

 

 

Que notre père Ngatshie Blaise qui, malgré la distance géographique, a été toujours là pour nous soutenir. Sa bénédiction, ses conseils et son soutien ont été indispensables pour réussir cette rédaction.

 

 

Notre reconnaissance va également à notre tante Kela Essolomwa Tania qui, malgré nos erreurs et nos faiblesses, na jamais arrêté de croire en nous, merci pour le soutien financier et moral à moi ainsi quà mon frère bien-aimé.

 

 

 

NGATSHIE FANZALI Jordie


 

 

 

 

 

 

 

 

 

LISTE DES ABREVIATIONS

 

 

 

 

PME           : Petite et moyenne entreprise

 

PMI            : Petite et moyenne industrie

 

RDC           : publique Démocratique du Congo

 

ANAPI       : Agence nationale de promotion de linvestissement

 

USD           : United States Dollars ou Dollars américains

 

AM            : Arrêté ministériel

 

PNUD        : Programme des nations unies pour le développement COPEMECO : Confédération des petites et moyennes entreprises au Congo AFDL       : Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo PIB         : Produit intérieur brut

RCCM       : Registre du commerce et crédit immobilier

 

DGRAD     : Direction Générale des recettes administratives, Judiciaires, Domaniales et de participations.

 

FMI            : Fond monétaire international


 

 

0INTRODUCTION

 

 

Le développement économique dun pays est fonction de sa capacité à promouvoir les activités créatrices des richesses pour améliorer les conditions de vie et de travail de tous les agents économiques à savoir1 : i)lEtat lui- même, ii) les entreprises et iii) les ménages.

 

A travers toute lhistoire de lhumanité, les peuples sont à la recherche constante et effrénée du progrès, du mieuxtre, bref la quête de la prospérité, ce qui fait que ces différents acteurs évoqués ci-haut chacun en ce qui le concerne se fixe les objectifs pcis sous la ligne de conduite ou lencadrement des politiques économiques définies par lEtat.

 

Cest dans cette optique que lon peut observer plusieurs courants classiques et autres sur la prospérité. A titre illustratif, la pensée économique mercantiliste  du  15ème  siècle  au    18ème    siècle :  ce  courant  propose lenrichissement de lEtat par laccumulation des métaux précieux comme source du bien-être2. Plusieurs autres courants capitaliste et socialiste se sont succédés en suite donnant naissance aux multiples modes de gouvernance économique qui prévalent jusquà ce jour.

 

Pour la R D Congo, ayant adopté une économie sociale de marché, le rôle

de lentreprise est très indispensable dans la création des richesses aux fins de satisfaire les besoins existants et participer au bien-être3.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1 MATABISI LUKUMU, Théorie de léconomie publique, L1 ECODEV, UNIKIN-FASEG

2 MUSA MUNDEDI F., Théories et doctrines économiques et sociales, cours FASEG, 1999

3 BOKWEYA MATALA, promotion des PME en RDC, étude des contraintes, 2016


 

 

0.1  PROBLEMATIQUE

 

 

Le survol synthétique de la situation économique des pays pauvres montre quils se battent tous pour accéder à une meilleure situation de développement économique et social. La vie économique dun pays repose sur plusieurs domaines dactivités qui interagissent et fonctionnent dans une interdépendance telle que le développement de lun peut occasionner celui de lautre.

 

Dans chaque domaine dactivité intervient des investissements dorigine publique tant privée, selon les objectifs poursuivis afin de procurer les biens et services pour la satisfaction des besoins. Les entrepreneurs privés dans leur but de aliser le profit viennent compléter les activités de lEtat, ils comblent le vide dans le pays en voie de développement. Tel est le cas de la République Démocratique du Congo dont ils alimentent essentiellement le circuit économique du pays.

 

La publique Démocratique du Congo dispose dimmenses atouts économiques, mais il est remarquable quil y a un gros manque de la mentalité entrepreneuriale, ce qui prouve directement ce niveau élevé de la pauvreté et cette précarité des opportunités demplois et daffaires chez les autochtones pour des groupes défavorisés tels que la classe sociale modeste et les jeunes.

 

Cest ce qui nous renvoi à limportance de développer un esprit dentreprise dans la société pour faire face à ce fléau. Le désir dentreprendre ne se limite pas seulement dans le social du pays, mais doit aussi être en matière économique qui joue un rôle considérable dans la création des richesses et des emplois, et qui contribuent au budget de lEtat à partir des impôts et des taxes quelles paient.


 

 

Dans les pays développés, la création dentreprises des individus privés constitue une machine économique puissante et dynamique dont les efforts rejaillissent sur lensemble de la société. Prenons lexemple dun pays occidental comme la France, qui au début des années 2010 comptait plus de 3 millions de PME ce qui représentait plus de 99% des entreprises locales. Cet exemple relève la nécessité de développer la mentalité entrepreneuriale car si ce pays est élevé au sommet des économies mondiales, cest aussi gce aux apports des entrepreneurs privés qui contribuent fortement à la croissance de cette nation.4

 

Sachons que la création dentreprise est un processus, ce qui revient à dire que la création ne se fait pas du jour au lendemain mais elle évolue au fil du temps quon avance selon une norme entrepreneuriale. Une chose importante à garder est que le concept entrepreneuriat est toujours associé aux PME parce que tout début de création tout entrepreneur est dans lincertitude de ce qui peut être la alisation de son œuvre aux jours à venir. La conséquence est que les créateurs dentreprises investissent très peu et évitent les grands au démarrage.

 

Dans ce travail, nous allons chercher à montrer la nécessité de la création dentreprise en R.D.C et de relever les opportunités quoffre la création dentreprises dans léconomie du pays dans le but de donner limportance à la création dentreprise pour permettre la majorité de développer la mentalité entrepreneuriale.

De ce qui précède, il est un fait aujourdhui, les rôles que jouent les PME dans le développement économique deviennent de plus en plus indispensables. Les PME sont le fruit dune créativité humaine et sont nécessaires par leurs paiement des imts, des taxes, elles développent la

 

 

 

4Supindex ; Dictionnaire dEconomie, Version 1.0


 

 

sécurité sociale et posent des bases stables pour léconomie dun pays. Elles réduisent le taux de cmage et le niveau de pauvreté dans un pays. Les rôles des PME se vèlent encore crucial devant léchec des investissements internationaux qui sont souvent tournés vers lextérieur ou vers les entreprises publiques, laissant en marge les initiatives privés. Bref, les PME jouent un rôle primordial dans la vie économique des nations en ce sens quelles créent de la richesse et contribuent à laccroissement du niveau de vie par les revenus quelles accordent.

 

La ville Province de Kinshasa est lune des mégalopoles les plus importantes en Afrique sur le point de vue démographique. Un accroissement démographique qui lui place dans le top 20 des villes mondiales les plus peuplées. Toutefois, elle offre moins dopportunités demplois avec une capacité daccueil très duite.

 

Doù la montée de la pauvreté par le chômage avec toutes les conséquences qui en découlent comme la promiscuité, le banditisme issu de la délinquance juvénile.

 

Au regard de la faible capacité des Pouvoirs publics doffrir de manière générale les meilleures conditions de vie aux kinois et en particulier promouvoir lemploi (MATABISI), la seule solution plausible demeure lentrepreneuriat. Cet entrepreneuriat est donc lobjet des plusieurs contraintes fonctionnelles. Cest ainsi que dans le cadre de ce travail, nous voulons savoir quelles sont les contraintes à la création et la survie des PME dans la ville province de Kinshasa ? Comment peut-on promouvoir lentrepreneuriat à travers les opportunités quoffrent la Ville de Kinshasa ?


 

 

0.2  REVUE DE LA LITTERATURE

 

 

La problématique de la promotion des petites et moyennes entreprises a toujours fait lobjet de plusieurs études et travaux au cours de ces dernières années non seulement en Afrique, mais aussi et surtout en République Démocratique du Congo. Cest dans cette optique que nous avons fait recours à certains travaux scientifiques y relatifs dont nous présentons brièvement les principales conclusions dans les lignes qui suivent.

 

MATHODI L.H. (2003) a mis en relation le rôle des PME et des PMI et la réduction de la pauvreté entre 1995 et 2000 dans la ville province de Kinshasa plus précisément dans la commune de Masina en disant que La RDC est pourvue d'une population active nombreuse. Cette main d'œuvre abondante est confrontée à des multiples problèmes socioéconomiques. Le chômage et le sous-emploi sont devenus caractéristiques et le niveau de salaire et le revenu sont très faibles. C'est cette détérioration du tissu économique, suivie d'une crise d'emploi qui a conduit à la cation des PME initiées majoritairement par des nationaux d'abord et par la suite par les étrangers qui font concurrence aux nationaux. Les PME sont une stratégie de refus de la mort d'une population dont la vulnérabilité n'est pas à démontrer.

 

En R.D.C, le secteur informel joue le rôle que jouait jadis l'Etat en matière d'emploi à la population en quantité qu'il faut. Ce qui est déplorable est quà Kinshasa, trouver un emploi ou une activité rémunératrice place le concerné à la merci de tous les membres de la famille. En gros, on peut dire que les PME essayent d'une manière ou d'une autre de relever le niveau de vie de la société congolaise. Ce qui élève d'abord le pouvoir d'achat de la population, ensuite stimule la production tant intérieure qu'extérieure.


 

 

En Afrique, dans les pays subsahariens, CHRISTIAN KAZUMBA (2012) parle dune interaction entre la fiscalité et les PME entre

2002 et 2010 qui pour lui, le terme de fiscalité du secteur informel, on voit

 

bien que la fiscalité nest pas aux rênes des activités parce que le taux de limpôt est comparable plus au moins à la moitié de leur résultat ou bénéfice. A cause de tout ça on remarquera plusieurs manœuvres cachées. La pression fiscale qui frappe les PME en Afrique représente, en moyenne la moitié de leur résultat commercial. Là où le bât blesse, cest quen Afrique cette charge fiscale repose essentiellement sur les mêmes contributeurs : les PME. Or ces entreprises ont beaucoup de mal à accéder aux financements nécessaires à leur développement et, faute dinfrastructures adéquates sont confrontées à des coûts de production exorbitants.

 

Lauteur conclut en disant quil serait grand temps que les pays dAfrique noire francophone prennent toute la mesure de ladage « trop dimpôts tue limpôt » et créent un cadre juridique et fiscal davantage orienté vers lentreprenariat et le développement des entreprises de taille moyenne.

 

En RDC, CHARLES MBONING (2017) met en lumière la procédure de la création dune entreprise en RDC à partir de 2012 jusquà nos jours. Le document a été conçu pour mettre en connaissance des personnes qui voudront entreprendre en RDC quelques données importantes sur le pays, ses atouts économiques et les secteurs porteurs, les procédures et les mesures qui visent à encourager linvestissement dans le pays. En bref, il présente à ces types des personnes tout ce quil faut pour créer une entreprise en RD Congo.


 

 

La République Démocratique du Congo dispose dimmenses atouts économiques. Lauteur nous parle de la procédure de création dune entreprise en RDC en disant quen 2012 on a créé un guichet unique de création dentreprise visant à réduire les délais de traitement des dossiers et à réduire le nombre de pièces à fournir. Cet article nous parle aussi des formalités à accomplir pour créer et met laccent sur la rapidité du service pour la création. Du positif la RDC détient aussi toutes les bonnes incitatives pour linvestissement à son sein.

 

A Kinshasa, CYNTHIA KAPASHIKA M. (2009), a mis en exergue la création des PME dans le secteur agricole de la RDC en 2007, le secteur agricole étant un secteur important et crucial pour le développement de la RDC mais souvent presque négligé par les nationaux et non exploité suffisamment. En effet, ici nous avons ce désir dinterpeller les consciences entrepreneuriales congolaises sur limportance de la création dentreprises dans le secteur riche agricole. Le secteur court des gros dangers si lon naccorde pas plus dattention car ce secteur renouvelable mais qui peut devenir non renouvelable par manque de gérance de lhomme.

 

Lauteur décrit aussi les atouts et les faiblesses des PME agricoles congolaises. Malgles faits, les PME développent les mécanismes de survie et sadaptent mieux au contexte actuel. De ce fait, elles peuvent jouer un rôle important pour lintégration économique et lutter contre la pauvreté. Ici nous diront que le secteur agricole est beaucoup important pour les pays comme le nôtre, compte tenu de notre immense espace trop fertile à plus de 90%.

 

A Kinshasa, LOKOLE KATOTO N. (2019) nous parle de la relation entre lentrepreneuriat et la lutte contre le chômage et la pauvreté.  Le contenu de ce manuel est consacré aux politiques et stratégies daide à la création dentreprises dans les pays en voie de développement. Il ajoute quil est


 

 

nécessaire davoir l’esprit de lentreprise donc une mentalité entrepreneuriale

 

pour pouvoir faire réduire le cmage avec la création des emplois.

 

 

Ce cours en fait nous donne les armes possibles pour lutter contre la pauvreté et le chômage surtout pour les pays en voie de développement comme le nôtre. En plus avec le climat politique actuel ou les investisseurs ont peur de risquer dentreprendre dans notre pays, il nous manque des hommes bien investis avec cette mentalité entrepreneuriale, chacun dans cette population pourra participer à la croissance de ce pays de sa propre manière.

 

Au Dakar, LEONARD N., ZAMO-AKONO C. et BITEMO X. (2013) ont suis en comparaison la relation entre linnovation et la PME dans trois villes Brazzaville (Congo), Douala (Cameroun) et Kinshasa (RDC). Ce document sappuie pour cela sur une enquête conjointe réalisée auprès des 256 PME des villes susmentionnées soit, 100 PME à Brazzaville, 56 à Douala et 100 à Kinshasa. Lanalyse statistique des données révèle que les principaux obstacles à linnovation sont le ct élevé de financement des innovations, le manque de moyens financiers et labsence de dispositif de financement des innovations dans les trois pays. La dépendance des PME camerounaises des progrès techniques réalisés par leurs partenaires, le poids des obstacles à lentrepreneuriat dans lenvironnement immédiat des PME à Brazzaville et à Kinshasa, créent égalemenune désexcitation à innover.

 

Pour terminer, les petites et moyennes entreprises (PME) au Cameroun, au Congo et en RDC occupent une place importante dans ces économies, Elles constituent la quasi-totalité de la population des entreprises dans ces trois pays.  Malgré leur forte représentation dans la population des entreprises, les PME  contribuent  cependant  très  peu  au  PIB  et  à  lemploi  dans  ces pays. Convaincu quelles pourraient contribuer davantage à la croissance économique des pays si elles parvenaient à trouver de meilleures conditions


 

 

de leur développement, ce document sest fixé pour objectif didentifier les obstacles  et  les  déterminants  à  linnovation  PME, linnovation étant considérée comme une importante source de croissance des PME.5

 

 

0.3     HYPOTHESES

 

 

 

On  attend  par  hypothèse,  un  énon portant  sur  la  alité

 

empirique que lon soumet à un examen et que lon cherche à confirmer ou à

 

infirmer6.

 

Ainsi, nous allons répondre aux questions que nous nous sommes posées dans la problématique. Dans le cadre de notre étude, nous formulons les hypothèses suivantes : premièrement, les contraintes à la survie des PME

seraient :

 

-     La surtaxassion ;

 

-     Le manque de financement adéquat ;

 

-     Le manque dencadrement par les Pouvoirs publics.

 

 

Deuxièmement, la promotion de lentrepreneuriat dans la ville-province de Kinshasa passe par lélimination des contraintes sus évoquées par la mise en place dune politique provinciale efficace.

 

0.4     OBJECTIFS

 

De manière générale, notre travail se donne comme objectif de fournir une vue générale sur le rôle des PME sur la duction de la pauvreté et le taux élevé des chômeurs dans la ville de Kinshasa. Et surtout de pousser les congolais à lauto-emploi, donc lentrepreneuriat.

 

 

 

 

 

5LEONARD N., ZAMO-AKONO C. et BITEMO X., PME et Innovation : une analyse comparative entre le

Cameroun, le Congo et la RDC, Rapport de Recherche du FR-CIEA N°67/13, 2013

6Betoine A et Al ; Dictionnaire des Sciences économiques, éd. Armand Colin, Paris, 2001, P.238


 

 

De manière spécifique, nous allons :

 

-    Promouvoir la culture entrepreneuriale en R.D.C ;

 

-    Démontrer que les PME peuvent lutter contre le chômage dans la Ville de Kinshasa ;

-    Faire ressortir les défis propres aux Kinois lors de la création

 

dentreprises ;

 

-    Présenter les opportunités pour la R.D.C de la création des

 

PME ;

 

 

 

0.5     CHOIX ET INTERET DU SUJET

 

 

 

Notre grand souci est danalyser la situation actuelle du pays, il est donc nécessaire de chercher et de recherche tous les mécanismes possibles qui nous aideront de sortir de cette détresse nationale. En recherchant des solutions partout ailleurs, on a eu à lesprit de faire une étude sur la création dentreprise car on a remarqué quelle est à la base des essors économiques de beaucoup des pays développés.

Vu la situation de vie actuelle en tant personne nous sommes condamnés à apporter des solutions durables si nous voulons profiter pleinement des immenses richesses que possède notre beau pays. Le choix porté sur ce sujet nest pas un fait du hasard. Personne nignore le rôle que jouent les PME dans léconomie de la plupart des pays du monde. Il est question pour nous de chercher comment mettre les PME congolaises dans des conditions pour lesquelles, elles peuvent être à mesure de booster le développement de la R.D.C.

 

 

Cette étude revêt dune part un intérêt théorique ou scientifique dans la mesure où elle fournira une bonne flexion sur la création dune entreprise et lassurance de sa pérennité après lavoir créée dans la ville


 

 

province de Kinshasa. Et dautre part un intérêt pratique dans la mesure où elle aidera les dirigeants tant des PME que politiques à déceler les difficultés que connaissent les PME pour leur financement et leur croissance ainsi que leur pérennité toujours mise en cause.

 

 

0.6     METHODOLOGIE

 

 

La méthodologie est une démarche intellectuelle qui permet au chercheur dindiquer la façon dont il a procédé pour aboutir au résultat de son étude. Elle est composée des méthodes qui permettent datteindre lobjectif et des techniques qui sont les instruments utilisés pour atteindre notre objectif.

Dans le cadre de notre travail, nous allons nous servir de la méthode déductive et analytique. La méthode déductive consiste à procéder par lanalyse des faits généraux du thème pour aboutir au fait particulier qui est le sujet de cette étude. La méthode analytique nous a permis danalyser les résultats issus de notre enquête.

 

 

Quant aux techniques de collecte de données nous utilisons dans ce travail trois types des techniques :

 

 

-      La technique documentaire, celle-ci nous permettra de consulter les ouvrages, les travaux de fin de cycle, les articles de publication et autres écrits disponibles sur le sujet.

-      La technique dinterview qui consistera à un entretien librement avec les spécialistes en matière entrepreneuriale et aussi avec les créateurs dentreprise, ou les participants dans la création dune entreprise donnée.

-      La technique denquête qui nous aidera à trouver les données

 

fiables et authentiques qui concernent notre sujet en vue davoir


 

 

les vraies statistiques tout en classant un questionnaire denquête

 

élaboré à ce sujet.

 

 

Il est à noter que linternet est mis à profit pour nous fournir les

 

données complémentaires nécessaires pour la réalisation de ce travail.

 

 

0.7     DELIMITATION DU TRAVAIL

 

 

 

Tout travail scientifique doit être délimité dans le temps et dans

 

lespace pour être bien cerné.

 

 

 

En termes de lespace, ce sujet de travail étant très vaste et très complexe, nous avons jugé bon de nous intéresser quaux PME évoluant dans la Ville province de Kinshasa pour nous permettre dêtre plus pcis et plus concret dans la réalisation de ce travail.

Et en termes du temps, la présente étude couvre la période allant de 2012 à 2018, le choix opéré en faveur de cette période est dû au fait de la disponibilité des données nécessaire pour lanalyse.

 

 

0.8     CANEVAS DU TRAVAIL

 

 

Outre l'introduction et la conclusion, notre travail sera divisé en trois chapitres dont le premier portera sur le cadre conceptuel et théorique, le deuxième chapitre analysera les PME en R.D.C et le troisième chapitre enfin étudiera les possibilités de lentrepreneuriat dans la Ville de Kinshasa : les Défis et les Opportunités.


 

 

CHAPITRE 1 : CADRE CONCEPTUEL ET THEORIQUE SUR

 

L’ENTREPRENEURIAT

 

 

Dans ce premier chapitre, il sera question de faire une étude plus ou moins approfondie des concepts de base liés à notre sujet de recherche. Et donc ce chapitre se constitue de différentes sections. La première section discute sur les généralités sur lentrepreneuriat, la deuxième section psente une entreprise et la troisième section fait un contour sur les PME en général.

 

SECTION I. GENERALITES SUR LES PME I.1. Définitions

Il convient de signaler d'avance qu'il n'existe pas une définition uniforme des PME, du fait que chaque pays ou chaque auteur utilise des critères qui lui sont propres. C'est ainsi qu'une PME dans un pays donné, peut être considérée comme une entreprise de grande taille, et dans un autre pays où ce critère pour une PME qui peut être jugé contrairement.

 

Pierre Jacquiert affirme que " chaque auteur  a usé de l'expression en lui donnant une acceptation personnelle, le plus souvent  tendant à la rendre acceptable avec sa spécialisation et/ou son orientation idéologique"7.

 

Selon Léon Gingembre, les PME sont des organisations qui sont exploitées par des patrons qui risquent dans leurs affaires leurs propres capitaux, qui exercent sur les affaires une direction administrative et technique effective, et qui ont des contrats directs et permanents avec leur personnel8.

La PME a aussi été définie dans la Journée Internationale de réflexion sur les PME par le ministère des PME et artisanat de la RDC comme étant toute

 

 

 

7 JACQUIERT P., Economie et sociologie du tiers monde, collection »biblothèque du développement », éd. DHarmattan, Paris, 1987, p. 132

8 GINGEMBRE L. cité G.LELARGE, Economie, microéconomique, économie dentreprise, 2èmeéd. Paris, 1984, p. 38


 

 

entité économique dont les actions se situant dans le formel ou dans l'informel utilise les matières locales, crée des emplois (2 à 100 personnes et est ouverte à la décentralisation).

 

Pour sa part, la Banque mondiale considère une PME comme « les Entreprises engagées dans les activités comportant dans les difficultés d'accès sous forme d'infrastructures et des ressources humaines et qui n'ont pas finalement accès aux crédits des institutions financières et à des incitations sans aides spécialisées ».

 

D'une manière générale, une PME est un établissement dans lequel toutes les décisions importantes portant sur l'administration, la gestion, la production et les techniques à mettre en place sont prises par une seule

personne qui est le chef d'entreprise.

 

 


 

 

 

mondiale.


Concernant notre étude, nous adoptons la définition de la banque


 

 

I.2. Critères des PME

 

 

Ainsi, vu la complexité qui existe autour de la définition des PME, certains critères sont employés dans la littérature pour les catégoriser. Les plus connus sont :

 

-     le secteur d'activité.

 

-     la taille et la dimension.

 

-     le mode de propriété.

 

 

I.2.1. Crires selon le secteur d'activi

 

 

Ø Secteur primaire : il regroupe les entreprises exploitant les richesses du sol et du sous-sol ;


 

 

Ø Secteur secondaire : il comprend les Entreprises de transformation, de construction, de production d'énergie, les Entreprises qui gèrent llectricité, eau et gaz et autres industries manufacturières ;

Ø Secteur tertiaire : il regroupe les entreprises qui vendent des services.

 

 

I.3.2. Crires selon la taille et la dimension

 

 

Ø Le montant du chiffre d'affaire annuel

 

Ø Le nombre d'employés et type des technologies

 

Ø L'importance des effectifs technologiques.

 

 

I.2.3. Crires selon le mode de propriété

 

 

Ø Les Entreprises publiques

 

Ø Les Entreprises privées

 

Ø Les Entreprises mixtes

 

 

I.3. Importance des PME9

 

 

Les PME jouent un rôle déterminant et occupent une position stratégique dans tout le processus de développement d'un pays.

 

1. Les PME ont un rôle déterminant dans le processus de développement économique et social d'un pays. Elles traitent les points suivants :

 

§   l'exploitation des ressources fiscales, la création des emplois;

 

§    la solution aux problèmes d'exode rural et le changement de mode de vie des populations.

§   La création des circuits d'échanges intenses et susceptibles de réduire

 

d'extraversion de l'économie.

 

 

 

 

 

 

 

9 PEMBE M., mécanismes de financement des PME en RDC, travail de fin de cycle, FASEG, UNIKIN, 2016, p.7


 

 

2. Elles occupent une position stratégique dans le processus de croissance et modernisation d'un pays par la création d'emplois. Elles sont obligées de mobiliser une part de lpargne nationale en vue d'assurer la production des emplois.

 

3. La Création des institutions et organismes de promotion et d'encadrement justifie aussi d'importance des PME.

 

I.4. Protection des PME10

 

 

Dans les pays industriels, même les PME sont aussi protégés. Les pays industriels à économie du marché, tels que les Etats-Unis, le Japon, l'Allemagne, les Pays-Bas disposent à ce sujet, les législations fermes et explicites (PHILLIP. A. NECK. 1990).

 

o Aux Etats-Unis, la loi de 1953 sur les PME pcise le système économique américain repose sur le principe de l'entreprise et la libre concurrence. La politique déclarée du congrès est du devoir du gouvernement : « pour préserver l'entreprise libre et compétitive, d'aider, de conseiller, de défendre, de protéger les intérêts des petites entreprises ».

 

En 1980, lors d'une conférence tenue à la maison blanche au sujet de la parité, une des onze de solutions pconise l'établissement de la " charte des PME indépendantes".

 

o Au Japon, il existe également un droit de la petite entreprise qui est la loi de 1963 sur les PME.

Cette loi est considérée comme une constitution portant des mêmes orientations vers les PME et un cadre d'où pourront découler d'autres textes

 

 

 

 

 

 

10 EKWA M., Bis isal, vade-mecum du gestionnaire de la PME, fascicule IV, régime juridique, des ASBL et des PME, éditions Cadicec, Kinshasa, p. 87-88


 

 

législatives. La loi insiste en particulier sur la nécessité de faire tomber les obstacles inhérents à la petite taille.

 

o En  Allemagne,  le  pays  a  rendu  publique  une  politique  d'ensemble concernant les PME. Le gouvernement allemand est déterminé à promouvoir les PME dans l'intérêt de la concurrence, l'innovation, de l'efficacité productive et de la préservation de l'équilibre social. La politique allemande se concentre sur l'abolition des obstacles à l'établissement et au développement des petites entreprises.

 

 

o Aux  Pays-Basla  politique  en  matière    des  PME  a  fait  l'objet  de  la publication des livres blancs en 1954 et en 1959. Il existe dans le pays une gamme institutions semi-publiques qui apportent leur assistance aux PME.

 

 

 

o En France, par exemple, le décret-loi du 17 juin 1978, précise que les étrangers ne peuvent pas exercer le commerce en France, sauf certains cas limitativement énumérés et conditions à remplir.

 

En publique Démocratique du Congo, le législateur prévoit un certain nombre de textes qui protègent les entreprises à l'aide des capitaux nationaux. Mais la plupart de nos textes qui protègent l'entrepreneur national en matière commerciale, ne sont pas respectés. Pourtant, la protection de l'entrepreneur national n'est pas une particularité propre du pays en question.


 

 

SECTION II. GENERALITES SUR L’ENTREPREUNARIAT11

 

 

Dans cette section consacrée aux généralités sur lentrepreneuriat, trois  points  sont  successivement  abordés :  le  concept  dentrepreneur  et dentrepreneuriat, la place de lentrepreneur dans la société, et la nécessité du développement de la mentalité entrepreneuriale.

 

II.1. Définition des concepts d’entrepreneur et d’entrepreneuriat

 

 

II.1.1. Définition de l’entrepreneur

 

 

Il ny a toujours pas un accord, dans la revue de la littérature, sur ce quest ou nest pas un entrepreneur. Divers auteurs ont tracé un historique du concept dentrepreneur (HéléneVénin, 1982 ; Paul Laurent, 1989 ; Sophie Boutillier et Dimitri Uzunidis, 1995).

 

Le premier auteur considéré comme important est Richard Cantillon. Pour lui, lentrepreneur est celui qui assume le risque de lincertain, du non probabilisable ; il sengage de façon ferme vis-vis dun tiers, sans garantie de ce quil peut en attendre.

 

Pour Jean-Baptiste Say (1803), lentrepreneur est celui qui réunit et combine des moyens de production. Sa conception est assez proche de celle dun auteur contemporain Mark Casson (1991) pour qui lentrepreneur assume une fonction de coordination.

 

Enfin, pour Joseph Schumpeter (1935), lentrepreneur est celui qui introduit et conduit linnovation. Celle-ci peut revêtir différents aspects : fabrication dun produit nouveau, introduction dune méthode de production nouvelle, conquête dun nouveau débouché, conquête dune nouvelle source

de  matières  premières,  réalisation  dune  nouvelle  organisation  de  la

 

 

 

11 LOKOLE K.S, notes de cours dentrepreneuriat et pme, G3, FASEG/Université de Kinshasa, 2018-2019, p.

3-8


 

 

production. Pour Peter Drucker (1985), également, linnovation est laspect essentiel de la fonction entrepreneuriale, seul mérite lappellation dentrepreneur celui qui bouleverse et désorganise, celui qui, pour reprendre une formule schumpétérienne, opère une destruction créatrice.

 

Si de nombreux autres auteurs se sont intéressés à lentrepreneur et en ont proposé des définitions, elles reprennent presque toutes les trois axes évoqués : la notion de prise de risque, celle de coordination organisation, et celle dinnovation. Pour Michel Marchesnay, cest dailleurs la union de ces trois composantes, assomption du risque financier, esprit dorganisation, esprit dinnovation qui caractérise lesprit dentreprise (ou la culture entrepreneuriale).

 

Une autre conception du terme entrepreneur est celle de Janet T. Landa qui attribue à lentrepreneur le rôle de « combleur de vide ». Selon cet auteur, lentrepreneur joue le rôle de « combleur de vide » dans les pays en voie de développement face à linsécurité contractuelle et à la faiblesse du dispositif juridique destiné à faire respecter les contrats. Il sagit notamment de sa capacité à créer des réseaux déchange personnalisés en vue de réduire le cout inhérent au respect des contrats. Ce rôle de «  combleur de vide » lui permet darriver quant même à créer et à maintenir en activité une entreprise dans un contexte tout à fait spécifique où lincertitude est nettement plus élevée que dans les pays occidentaux (Hernandez E-M).

 

Malg leurs apports non négligeables, ces différentes finitions du terme entrepreneur demeurent problématiques. En effet, le spéculateur, le parieur, prennent des risques financiers, lalpiniste, le navigateur solitaire prennent aussi des risques, pourtant aucun nest un entrepreneur. Un responsable universitaire, un cadre dentreprise ont rôle de coordination dorganisation, ce ne sont pas non plus des entrepreneurs. Si on réserve le terme entrepreneur à ceux qui innovent réellement, bien peu méritent cette


 

 

appellation. Un cadre doit se préoccuper de créer de la valeur dans son entreprise, sil veut lui-même avoir de la valeur pour elle et duire le risque dêtre licencié, cela ne suffit pas à en faire un entrepreneur. Quant à la notion de « combleur de vide » telle que la conçoit Janet T. Landa, elle semble mieux correspondre au contexte des pays en voie de développement quà celui des pays industrialisés.

 

La conception adoptée dans ce travail est empruntée dHernandez. Celui-ci   considère  lentrepreneu comm « linitiateur  dun   processus complexe ». Initiateur, car il est celui qui est à lorigine, qui ouvre une voie nouvelle ; Processus, pour montrer limportance du temps et le caractère organisé des phénomènes en jeu ; Complexe, pour faire ressortir la grande variété des éléments à considérer et leur interdépendance.

 

II. 1.2. Définition de l’entrepreneuriat

 

 

Lentrepreneuriat  est    lensemble   dactivités   exercées    par lentrepreneur et consistant à entreprendre cest-dire à créer une entreprise.

 

   Une  conception  du  terme  entrepreneuriat  est  celle  proposée  par Christian BRUYAT (1993), qui dans sa thèse définit lentrepreneuriat comme la dialogique individu/création de valeur (le profit réalisé) cest- à-dire un individu qui ressemble les facteurs de production en vue de produire et vendre pour réaliser un profit qui constitue une richesse, une valeur ou plus-value.

   Une autre est celle donnée par Roger D. HISRICH (1991) qui définit lui le concept d’ « entrepreneuriat » comme le processus qui consiste à créer quelque chose de différent et possédant une valeur, en lui consacrant le temps et le travail nécessaires, en assumant les risques financiers, psychologiques et sociaux correspondants et à en recevoir les fruits sous forme de satisfaction pécuniaire et personnelle.


 

 

Dans le cadre de notre travail, nous retenons la définition proposée par

 

Christian BRUYAT.

 

 

Comme on le voit, lentrepreneuriat ne peut être définit quen faisant référence à lentrepreneur. Lentrepreneuriat peut revêtir divers aspects.

 

II.2. Principales caractéristiques entrepreneuriales

 

 

Selon  RachiZAMMAR,   les   caractéristiques suivantes  peuvenêtre

 

considérées dentrepreneuriales :

 

 

Désir daccomplissement

 

Recherche dpouvoir

Lautonomie La confiance  en soi

Haut niveadénergie et  de dynamisme

Persévérance malgré  les  obstacles

Tolérance au  stress

Capable  de faire  face  à  la  concurrence

 

laction

Personne

orientée

vers

Innovateur

 

 

 

   Capacité  de  concevoir  des  projets,  de  conceptualiser  et  de  se

 

projeter dans lavenir

 

 

II.3. Origine de lidée  de projet12

 

 

Généralement la recherche de lidée dun  produit  ou  dun  service servant à la création dune entreprise, peut se faire dans trois directions

: la vie quotidienne, la  vie économique ou la vie professionnelle.

 

 

 La  vie  quotidienne  :  en  observant  son  quotidien,  on  peut  facilement

 

trouver  lidée  du projet  quon  veut  mettre  en  place.  Ainsi,  on  peut

 

 

1 ZAMMAR R., Notes de Cours dentrepreneuriat, Faculté des Sciences/Université de Mohammed V- Agdal, Rabat, 2011-2012, p. 6-7


 

 

identifier  certains  besoins  pouvant  être satisfaits  par  la  mise  en  place de produits ou services non commercialisés, ou copier une idée ussie et  qui  a été alisée par  un  ami, un  voisin ou un parent.

 

 

 La vie économique : la consultation des revues et magazines nationales et internationales  peut  constituer  une  source  didées  pour  des opportunités  nouvelles.  Ainsi des  idées  pouvant  être  transposées  dun pays  à un autre, en létat ou adaptées, en fonction  du contexte de ce pays.

 

 

- La vie professionnelle : peut-être la troisième source possible didentification des idées entrepreneuriales puisque lobservation de son milieu   professionnel   peu permettre   de découvri des   produit ou services  complémentaires  à ceucommercialisépar son patron.

 

De même, opeutrouver  une   idée   dun   projet  entrepreneurial  en

 

empruntanlequatre voiesuivantes  :

 

 

1.  La commercialisation dun produit ou service existant déjà  sur le marché.

2.  La mise en place dun nouveau produit ou dun nouveau service.

 

3.  Lacquisitiodune franchise.

 

4.  La reprise dune entreprise.

 

 

II.4.    Place de l’entrepreneur dans la société

 

 

La place occupée par lentrepreneur varie dune société à lauteur. Ainsi, par exemple, lentrepreneuriat occupe une place quasi mythique dans le modèle anglo-saxon par rapport au modèle européen. Il nest donc pas surprenant que le champ de lentrepreneuriat soit beaucoup plus développé dans les pays tels que les Etats-Unis, le Canada et le Royaume-Uni.


 

 

Sagissant particulièrement des USA, on constate que dans ce pays, de nombreuses universités ont une chaire dentrepreneuriat, des revues académiques y sont exclusivement consacrées (tel par exemple « le Journal of Business Venturing, EntrepreneurshipTheory and Practice »), un colloque annuel organisé par BabsonCollege unit les chercheurs et donne lieu à la publication dAnnales Frontiers of EntrepreneurshipReseach »)… On peut donc dire aujourdhui quaux Etats-Unis le domaine de lentrepreneuriat a fait sa percée, a gagné son autonomie, et sest affranchi des champs des sciences de gestion et des PME alors que dans les pays européens, comme dans dautres pays, la situation est totalement différente, le champ de lentrepreneuriat est encore marginal.

 

II.5. Nécessite du développement de la mentali entrepreneuriale13

 

 

A travers le monde entier, le pacte social dominant a longtemps été celui du salariat, de lemploi à vie, de la grande entreprise. Lindividu en acceptant de devenir salarié échange sa soumission à une hiérarchie contre divers avantages : la garantie de lemploi, la possibilité de progresser dans léchelle sociale, lassurance de bénéficier, lui et sa famille, des bienfaits de la solidarité, etc. cest la consécration des grands groupes industriels et bureautiques, souvent fortement syndicalisés, avec un noyau stable de personnel largement majoritaire ; une société salariale, rigide, industrielle, fordiste et hiérarchique. La vie sociale y est extmement structurée dans le temps. Les horaires stricts, normés et classiques, au niveau de la journée, de la semaine, de lannée. Ils sont respectés de la semaine de la même façon. La vie elle-même est organisée sur un rythme ternaire : temps de la formation dabord, temps du travail ensuite, temps de la retraire enfin. Elle est aussi structurée  dans  lespace :  le  travail  a  lieu  en  usine,  dans  un  atelier  au

fonctionnement bien pcis, défini par un bureau des méthodes. Et souvent

 

 

13 LOKOLE S.K, Op.cit p.8


 

 

toute la carrière du salarié seffectue dans la même usine, voir dans le même

 

atelier.

 

 

SECTION III. GENERALITES SUR L’ENTREPRISE

 

 

Il était impérieux de parler aussi de lentreprise parce que généralement une PME est tout d'abord une entreprise, cependant sa particularité réside dans le simple fait que les PME ont très sensibles par rapport aux autres types d'entreprises.

 

Ce qui nous renvoi à parler sur le concept entreprise en général pour une meilleure comphension de notre travail.

 

III.1. Définitions

 

 

Dans cette partie du travail, nous allons pondre à la question " qu'est-ce qu'une entreprise ? ".

 

La législation allemande répondait  à cette  question en pcisant  que « l'entreprise est le lieu  où  travaillent  en commun l'entrepreneur comme chef d'entreprise,  les employés et les ouvriers   comme   personnel,  en vue d'atteindre les buts de l'entreprise et pour le  bien commun du peuple et  de l'Eta». Cette lodu 20 janvier 193insistaisur trois dimensions :

 

§   le statut des personnes (lentrepreneur est présenté comme une figure

 

emblématique de lesprit dentreprise) ;

 

§   les finalités de lentreprise.

 

§   les  aspirations des différents  protagonistes (la finalité de lentreprise

 

ne pouvanse réduire à une simple «  maximisation  » du profit).

 

 

Une définition communément admise en économie est celle (toine et Ali,

 

2001) qui définissent lentreprise comm un "unité   économique dotée dune  autonomie  juridique qui  combine des facteurs de production (capital et travail)  pour produire des biens ou  des  services  destinés  à  être vendus


 

 

sur un marché  ».  Aux yeux des économistes, lentreprise serait ainsi lunité fondamentale de léconomie de  marché et  du capitalisme.

 

Au-delà de ces qualificatifs, il convient  de rappeler que lentreprise est  une réalité économique et sociale. Par analogie avec le monde biologique et organique,  lentreprise  transite  par une succession de phases que nous associerons à des étapes de la vie (naissance,  croissance et  développement, mort). Dans ce « combat »   pour la vie, lentreprise doi faire   face à un environnement à la fois économique, technologique, sociologique, institutionnel, international A cette occasion, elle se trouvera  insérer dans un seau socioéconomique  qui  la  poussera à rechercher des relations de complémentarité  ou à développer des relations de concurrence. Enfin, les entreprise formen aujourdhu un ensembl hétérogène que lon appréhende à parti de deux clés   dentrée    l dimension économique (activité, effectif, valeur ajoutée…) et  la  dimension juridique (propriété  et personnalité morale)14.

 

Sur le point économique et social, nous dirons que lentreprise rassemble lensemble des activités dune personne ou dun groupe de personnes qui travaillent pour fournir des biens ou des services à des clients

 

III.2. Caracristiques de l’entreprise

 

 

On peut donc en déduire les caractères suivants :

 

 

   l'entreprise est une organisation : formation stable, durable, structurée en vue de réaliser une suite d'opérations. On ne crée pas une entreprise

pour effectuer un acte isolé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14 DIEMER A., Notes des cours Economie dEntreprise, JUFM dAuvergne, p. 3


 

 

   l'entrepris es financièremen autonom  Ell organis son financement de départ et sa vie financière. L'autonomie peut être relative (subventions, cartels, réglementations, …)

   l'entreprise travaille pour le marché : une clientèle à trouver et à satisfaire. L'entrepreneur est l'agent économique qui assume les risques techniques et commerciaux.

   l'entreprise produit des biens et des services : biens de consommation, de production, biens durables et des services : banques, assurances, transport, tourisme, spectacle,

 

III.3. Sortes de marches de l'entreprise

 

 

Il y a donc plusieurs sortes de marchés :

 

 

-     Les marchés financiers qui procurent aux entreprises :

 

   des services (achats en bourse, tenues de comptes, encaissements

 

de chèques, …  rémunérés par des commissions.

 

   des capitaux à court, moyen ou long terme : crédits, prêts

 

munérés par des intérêts.

 

-     Les marchés d'approvisionnements : procurent aux entreprises : des équipements destinés à produire : ce sont les investissements. les achats courants (matières premières, énergie …).

-     Le  marché dtravaiprocure  aux  entreprises  :  La  main  d'œuvre

 

nécessaire à son activité.

 

-     Les marchés des ressources : sur lesquels les consommateurs apportent un flux el de travail et de capital et reçoivent un flux monétaire de rémunérations.

-     Les  marchés  des  biens  et  des  services  finaux  :  (les  marchés  des fabricants ou des intermédiaires) en échange des biens et services reçus (flux réels), ils fournissent aux entreprises des ressources monétaires.


 

 

Les marchés des ressources ont pour fonction de procurer aux autres marchés les moyens d'exercer leur rôle. Les marchés des consommateurs ont pour fonction la consommation.

 

Figure N°1 : Les différents marchés de lentreprise : Les flux dechanges dans

 

une économie moderne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Présentation de l’entreprise JLS (Paris 8), page 11

 

 

Et Les marchés de l'état (les administrations) ont pour principale fonction de fournir, sans but lucratif, des services à la collectivité. Ils rendent donc leurs services :

 

Ø Gratuitement ducation, routes, police)

 

Ø Quasi  gratuitement  (prix  ne  couvrant  qu'une  partie  du  coût  de production)

Ø Au coût de production (administration postale) Alors Il faut distinguer :

o Les administrations publiques : formées par l'Etat, les collectivités

 

locales, la sécurité sociale,…


 

 

o Les administrations privées : associations, syndicats, partis politiques.

 

 

III.4. Classification de l'entreprise

 

 

Il  existe  plusieurs  classifications  des  entreprises.  Chacune  dépendant  de l'objectif d'analyse recherché.

 

Nous  pouvons  classifier lentreprise  par classe dactivité,  par statut, par secteur dactivité.

 

a)  Analyse par classe d'activité

 

 

 

v Agricole : céales, légumes, bétail, bois,

 

v Industrielle : transformation matières premières,

 

v Extractives : minerais, carrières,

 

Ø Énergétiques : électricité, charbon, gaz,

 

Ø Intermédiaires  :  produisant  les  matières  premières  ou  demi- produit.

Ø Équipement : outillage, machines-outils, matériels.

 

Ø Consommation : à destination des ménages,

 

v Commerciale : industrie, bâtiment et travaux publics,

 

v Prestataire Services : Études, services de consommation aux ménages.

 

v Financière : banques d'affaires, de crédits, Assurances

 

v Artisanale : production et ou transformation

 

v de Pêche : che de poissons et transformation vente

 

v Profession libérale : decin, Conseiller,

 

 

 

b)  Analyse par statut Juridique

 

 

 

§   Établissements commerciaux ou industriels

 

§   Administrations centrales : Ministères, régiments, Lycées,


 

 

§   Collectivités territoriales : de la nation à la commune,

 

§   Sociétés civiles immobilières et copropriétés

 

§   Entreprises publiques gérées par l'état

 

§   Ordres professionnels (des médecins, des avocats, des notaires…)

 

§   Sociétés coopératives (les associédirigeants), et Associations (les intérêts doivent être réinvestis), Sociétés mutuelles (assurances, santé )

 

 

c)  Analyse par secteur économique

 

 

 

§   Secteur Primaire : agriculture, sylviculture, che, mines,

 

§   Secteur Secondaire : industrie, bâtiment et travaux publics,

 

§   Secteur Tertiaire : services

 

 

III.5. Les fonctions de l'entreprise

 

 

L'activité d'une même entreprise est répartie au sein de diverses fonctions visant la satisfaction du client par le produit et la maximisation du profit de lentreprise.

 

1La fonction de direction : définit les programmes d'actions, la nature des satisfactions à accorder aux clients et la mise en place des moyens adéquats.

2. La fonction financière: procure les capitaux rendant possibles les étapes de fabrication.

3.  La fonction approvisionnement : fournit à ses travailleurs les moyens matériels de production.

4. La fonction "personnel": procure la ressource fondamentale : les moyens en hommes qualifiés.

5.  La fonction production: combine les facteurs pour obtenir les produits.

 

6.  La fonction commerciale: prend en charge le produit fini pour assurer leur commercialisation.


 

 

7.  La fonction Logistique: se charge de l'acheminement des ressources en amont, de la distribution en aval des produits, de la gestion des entrepôts de stockage, des problématiques d'exportation,

8. Les fonctions dadministration : assurent le support aux fonctions pcitées et contribuent à la bonne gestion de l'entreprise : Comptabilité, Informatique, Services généraux, ...


 

 

CHAPITRE II. PROBLEMATIQUE DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

 

Ce second chapitre porte sur la problématique des PME en République Démocratique du Congo en identifiant les différents problèmes y relatifs. Les sections suivantes seront discutées notamment les généralités sur les PME congolaises,

 

 

Section I. GENERALITES SUR LES PME CONGOLAISES I.1. Définitions

Il est important de reconnaître avec sinrité que les aspects et les problèmes des Petites et Moyennes Entreprises sont nombreux et divers, à tel point quil nest pas toujours aisé de pouvoir formuler une quelconque définition du concept PME tant quil en existe plusieurs selon les pays et les auteurs comme nous lavons souligné dans notre premier chapitre. Et cela, du fait que les critères définissant le domaine considéré restent en relation étroite avec le niveau du développement atteint par ces pays ou celui des secteurs économiques pris en considération. Ainsi, les entreprises qui seraient considérées comme des petites ou moyennes dans les pays avancés économiquement peuvent paradoxalement être prise comme des moyennes voire des grandes dans les pays les moins avancés.

 

En publique Démocratique du Congo, on entend par les PME, les entreprises agricoles, commerciales, industrielles, artisanales et de services dont le capital est détenu uniquement par des personnes physiques ou morales de nationalité congolaise. Les PME sont considées comme toute entreprise qui emploie moins de cent salariés qui utilisent également des méthodes simples de production et de gestion.


 

 

Dans le cadre légal en R.D.C, la petite et moyenne entreprise est définie selon la loi n°73-011 du 05 Janvier 1973 qui porte création de l'office de promotion des Petites et Moyennes Entreprises du Congo (OPEC ) comme « les entreprises industrielles, agricoles, artisanales et commerciales qui sont la propriété personnelle physique ou morale de nationalité congolaise ou des sociétés congolaises dont le capital est détenu uniquement par les personnes physiques ou morales de nationalité congolaise, et où le chef d'entreprise est obligé d'assurer lui-même directement toutes les fonctions que l'on retrouve dans une grande entreprise qui doivent être remplies par un directeur commercial, un Directeur financier, un Directeur de production et un Directeur personnel de grande entreprise15.

 

D'après larticle 2 du décret-loi n°86 du 10 juillet 1998 tel que modifié et complété par la loi n°06/004 du 27 vrier 2006, il faut entendre par petites et moyennes entreprises, toutes entreprises, quelle que soit sa forme juridique qui emploi un personnel de moins de 200 personnes et dont la valeur totale du bilan ne dépasse pas 448.000.000Fc16.

 

Selon la conférence nationale souveraine (CNS), la petite et moyenne entreprise est une unité économique constituée sous forme de société commerciale, agricole, industrielle dont la propriété revient aux personnes physiques ou morales privées de droit congolais17.

 

I.2. FORMES JURIDIQUES DUNE PME EN RDC18

 

 

On distingue deux principales formes juridiques que peut prendre une PME :

 

 

   Soit la forme individuelle ;

 

 

 

 

15 Ordonnance-loi n°73-011 du 05 janvier 1973 partant création et organisation dun office de promotion des PME.

16 Décret-loi n°86 du 10 juillet 1998 partant création et organisation dun office de promotion des PME

17 YETA B.P., lapport des PME au développement économique de la RDC, mémoire, Droit/UNIKIN, 2008

18 YETA B.P., op-cit


 

 

   Soit la forme dune société.

 

 

I.2.1. L’entreprise individuelle

 

 

Lentreprise individuelle est celle qui appartient en toute exclusivité à son initiateur. Elle na pas de personnalité morale (juridique) en tant que telle et ne constitue pas une entité distinctive vis-à-vis de son initiateur.

 

I.2.2. La société

 

 

La société est le contrat par lequel deux ou plusieurs personnes mettent en commun certains biens en vue de partager le bénéfice qui pourra en résulter tout en acceptant la participation aux pertes éventuelles. Ainsi, la société dans son sens dérivé désigne également la personne morale créée par le contrat de société et dont le patrimoine est constitué par les apports effectués par chaque associé. De ce fait, la société a donc une personnalité morale et constitue une entité juridique distincte de celle des associés.

 

La structure juridique dune société correspond au cadre légal dans lequel va être étudié minutieusement si possible avec laide dun professionnel pour éviter toutes conséquences sur le statut de lentreprise tant au niveau patrimonial social que fiscal.

 

 

I.3. CATEGORISATION DES PME CONGOLAISES

 

 

Aux fins de la détermination du régime fiscal applicable, les PME sont réparties en fonctions de leur chiffre daffaires annuel, en deux catégories suivantes :

 

Ø 1èrecatégorie : les PME dont le chiffre daffaire annuel se situe entre léquivalent en francs Congolais de 50.001 et 400.000 Francs Fiscaux.

Ø 2èmecagorie : Les PME dont le chiffre daffaire annuel se situe entre léquivalent en Francs Congolais de 10.001 et 50.000 Francs Fiscaux ;


 

 

Les personnes physiques dont le chiffre daffaire annuel est égal ou inrieur à léquivalent en Franc Congolais de 10.000 Francs Fiscaux, sont soumises au régime de la patente, tel quorganisé par lOrdonnance-Loi n°79-021 du 02

Août 1979 portant réglementation du petit commerce. Dans ce cas, elles relèvent de la gestion des Entités Administratives Décentralisée.

 

Il est reconnu au Ministre ayant les Finances dans ses attributions de réajuster, lorsque les circonstances lexigent, les chiffres limites des catégories des PME.

 

Il convient de retenir quon relève deux catégories des PME selon que celles- ci sont répertoriées par la loi et sont recensées par les statistiques officielles :

 

a) Les PME formelles

 

 

Ayant pratiquement une taille similaire avec celle des PME informelles, les PME formelles sont dune forme un peu plus claire des PME informelles. Elles sont soumises aux règles contractuelles, à des autorisations fiscales. Elles représentent toute activité enregistrée qui suit la réglementation de lEtat et bénéficiant des facilités daccès au crédit et aux technologies modernes pour sa meilleure productivité. Elles opèrent dans léconomie structurée ou formelle. Cest-à-dire quelles sont reconnues et enregistes par lEtat congolais.

 

b) Les PME informelles

 

 

Il est important de rappeler que les PME informelles relèvent du rendement du secteur dont la définition reste toujours contextuelle car variant selon les auteurs et les points de vue considérés suite au fonctionnement dune base extralégale.


 

 

(VERHAEGEN, 1985), une PME informelle est toute activité économique spontanée à caractère individuel, échappant en grande partie au contrôle de ladministration, évoluant en marge souvent des obligations légales et non recensées par les statistiques officielles, ne bénéficiant pas des avantages de lEtat.

 

Le secteur informel comprend les activités ci-après si seulement selles ne

 

sont pas enregistrées par l’Etat congolais :

 

 

i.     Les petites ou très petites entreprises qui fonctionnent sur un modèle des activités modernes : les activités de restauration, de réparation, de transformation,...

ii.     Les  activités  spécifiques  commerciales  :  petites  boutiques,  petits vendeurs, coiffeur, porteurs, etc.

iii.     Les activités de menus services : laveur de voitures, cireurs, coiffeurs, porteurs,...

iv.     Les activités de type traditionnel, cultuel, spirituel ou psychologique :

 

guérisseurs, féticheurs, marabouts, pasteurs, charlatans,...

 

 

Tableau 1 : La taille des PME

 

 

 

Micro

 

entreprise

 

Petite entreprise

Moyenne

 

entreprise

 

Grande entreprise

Nombre d'emplos

1 à 5 personnes

6 à 50 personnes

51 à 200 personnes

201 à plus

Chiffre d'affaire (en

 

USD)

 

1 à 10000

 

10001 à 60000

 

60001 à 400000

 

400001 à plus

Source : tableau conçu à partir des données de la charte de PME de Mars 2006

 

 

I.4. La législation congolaise des PME

 

 

Aux termes de larticle 2 du décret-loi n°86 du 10 juillet 1998 tel que modifié et complété par la loi n°06/004 du 27 vrier 2006, il faut entendre par petites et moyennes entreprises, toutes entreprises, quelle que soit sa forme juridique


 

 

qui emploi un personnel de moins de 200 personnes et dont la valeur totale du bilan ne dépasse pas 448.000.000Fc.

 

Tableau 2 : Statistiques sur cation entreprises en RDC 2013-2016

 

 

CATEGORIES

2013

2014

2015

2016

PERSONNES

 

MORALES

 

 

613

 

 

1771

 

 

1671

 

 

4475

PERSONNES

 

PHYSIQUES

 

 

1089

 

 

6578

 

 

6862

 

 

1056

Source : Guichet Unique de création d’entreprises

 

 

Au regard des statistiques présentées dans le tableau ci-haut, au cours de la période allant de 2013 à 2016, plus au moins 24.115 entreprises ont été création.

 

Au regard des potentialités qua la RDC, ce nombre est insuffisant, pays dont

 

le taux de chômage est estimé à plus de 60% de la population active.

 

 

Graphique 1 : Cation des entreprises en RDC de 2013-2016

 

 

 

 

7000

 

6000

 


5000

 

4000

 

3000

 

2000


 

 

PERSONNES MORALES

 

PERSONNES PHYSIQUES


 

1000

 

0

2013                2014                 2015                 2016

 

 

Source : Guichet Unique de création d’entreprises


 

 

En considérant le tableau ci-haut, observons la tendance de lévolution de

 

création des entreprises au cours de la période de 2013 à 2016.

 

 

Graphique 2 : Tendance de lévolution création PME en RDC 2013-2016

 

 

 


 

 

 

9000

8000

7000

Zone de Texte: Titre de l'axe6000

5000

4000

3000

2000

1000

0


Entreprises crées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013                       2014                       2015                       2016


 

 

Source : élaboré par nous sur base des statistiques du GUCE

 

 

Il se dégage que la création des entreprises PME en RDC durant la période

 

2013-2016 présente une tendance évolutive et haussière.

 

 

La période de 2014 à 2015 a été seule qui a vue se créer le plus grand nombre. A partir de 2016 a on constate une baisse sensible de création dentreprises. Cela serait dû à linstabilité du taux de change avec comme conséquence lincertitude dinvestir.

 

Selon une étude réalisée sur les PME dans la Ville de Kinshasa par Bokweya

 

2015, la situation les contraintes aux PME se présentent comme suit :


 

 

Tableau n° 03 : Contraintes rencontes par les PME dans le cadre de leurs

 

activités

 

 

Libellé

Frequency

Percent

Valid Percent

Cumulative

 

Percent

 

1

 

Trop deTaxes et Impôts

 

25

 

35,2

 

35,2

 

35,2

 

2

 

Tracasseries administratives (beaucoup de service)

 

 

45

 

 

63,4

 

 

63,4

 

 

98,6

 

3

 

Inadaptation de financement

 

 

1

 

 

1,4

 

 

1,4

 

 

100,0

 

 

Total

 

71

 

100,0

 

100,0

 

Source : Enquête réalisée par Bokweya du 28 JUILLET au 10 AOUT 2015

 

 

 

Graphique n° 3 : Contraintes rencontrées par les PME dans le cadre de leurs activités

 

 

 

 

Frequency

 

2%

 

 


 

 

 

 

 

 

63%


 

35%


Trop de Taxes et Impôts

 

 

Tracasseries administratives

(beaucoup de service)

 

Inadaptation de financement


 

 

 

 

 

 

Au regard du tableau ci-haut, nous constatons que parmi les contraintes majeurs auxquelles les PME font face, les tracasseries administratives occupe le devant avec 63,4 % suivi de la multiplicité des taxes et imts divers.


 

 

Les tracasseries administratives dans le processus de création dentreprise : les investisseurs et entrepreneurs des PME et PMI sont pour la plupart menacés par les tracasseries administratives pour créer des entreprises (beaucoup de services, délai plus long, coûts très élevés, beaucoup de droits et autres exigences illégales, etc.). Ces tracasseries ont deux conséquences majeures, à savoir : la prolifération du secteur informel et le refus dinvestir ou de création dentreprises. Doù la faible demande en main-dœuvre  dans léconomie19.

 

Tableau n° 04 : Les Problèmes de gestion rencontrés

 

 

 

 

 

Frequency

 

 

Percent

 

 

Valid Percent

Cumulative

 

Percent

01

OUI

49

69,0

69,0

69,0

02

NON

22

31,0

31,0

100,0

 

Total

71

100,0

100,0

 

Source : Enquête réalie par nous-mêmes du  28 JUILLET au 10 AOUT 2015

 

 

Graphique 03 : Les Problèmes de gestion rencontrés

 

 

Percent

 

 

 

NON

31%

 

 

OUI

69%

 

 

 

De ce qui précède dans le tableau et du graphique ci-haut, les PME interrogées ont répondues à 69 % avoir des problèmes liés à la gestion de leur unité de production. Le manque de formation et d’encadrement des

entrepreneurs  est  un  facteur  nuisible  à  la  croissance  de  PME  qui

 

 

 

 

19 CREME, Rapport sur lAtelier Emploi, UNIKIN, février 2014, P. 11


 

 

constituent pour la plupart des familles kinoises la principale source de revenu.

 

I.4.1. Le régime fiscal applicable aux PME en RDC

 

 

a) Petites et moyennes entreprises de première catégorie

 

 

Les PME de la première catégorie dont le chiffre d'affaires annuel excède

 

12.000.000Fc. Elles sont soumises au régime de droit commun càd l'imposition au taux proportionnel de 40% actuellement sur le bénéfice ou profit alisé. Pratiquement, c'est le même régime d'imposition que celui applicable aux sociétés.

 

Elles sont contraintes à lobligation de tenue de comptabilité conformément aux dispositions de lOrdonnance-Loi n°69-009 du 10 février 1969, telle que modifiée et complétée à ce jour.

 

Les PME, personnes physique relevant de la première catégorie, sont imposées selon le barème dimposition à taux progressifs des personnes physiques prévu à larticle 84 de lOrdonnance-Loi n°69-009 du 10 février

1969, telle que modifiée et complétée à ce jour.

 

 

b) Petites et Moyennes Entreprises de deuxième catégorie

 

 

Les PME de la deuxième catégorie dont le chiffre d'affaires annuel se situe entre 12.000.000 FC et 6.000.000Fc. Elles sont imposées suivant des bases réelles annuelles des revenus et du chiffre d'affaires qu'elles réalisent. C'est le régime du réel suivant le barème d'imposition au taux progressif des personnes physiques prévu par la loi.

 

Les petites et moyennes entreprises de la deuxième catégorie sont au régime de limt synthétique libératoire en matière dimt sur les bénéfices et profits.


 

 

Limt synthétique libératoire est un imt annuel dû au titre des bénéfices et profits ainsi que du montant du chiffre daffaires. Ses tarifs sont fixés par Arrêté du ministre ayant les finances dans ses attributions.

 

Lassujettissement à limt synthétique libératoire libère les contribuables concernés de toutes autres obligations fiscales relatives à limt sur les bénéfices et profits et à limt sur le chiffre daffaires à lintérieur.

 

Toutefois, les personnes disposant des biens ou autres revenus imposables que ceux au titre desquels elles sont passibles de limt synthétique libératoire, sont soumises, pour ces biens ou revenus, au régime du droit commun.

 

Sagissant de la procédure fiscale, il convient de signaler que les PME de la deuxième catégorie sont astreintes à souscrire et à déposer, avant le 1eravril de chaque année, une déclaration fiscale auto-liquidative conforme au modèle défini par lAdministration des imts et appuyée par les tableaux de synthèse modèle duit tels que prévus par la loi n°76-020 du 16 juillet 1976 portant normalisation de la comptabilité au Congo.

 

Elles doivent psenter également à toute réquisition des agents de lAdministration des Imts, des registres retraçant, par ordre chronologique, toutes leurs recettes et toutes leurs dépenses ainsi que les pièces justificatives y afférentes.

 

c)  Petites et Moyennes Entreprises de troisième cagorie

 

 

Les PME de la troisième catégorie dont le chiffre d'affaires se situe entre 6.000.000Fc et 3.000.000Fc. Elles sont soumises au régime d'imposition forfaitaire.

 

Les taux d'imposition applicables aux PME forfaitisées sont fixés par l'arrêté ministériel n° 040 du 17 Novembre 1998 modifié par l'arrêté ministériel n° 078 du 26 février 2002

 

Les PME de 3èmecatégorie sont soumises au registre dimposition forfaitaire en matière dimt cédulaire sur le revenu professionnel.


 

 

Elles doivent souscrire et disposer, avant le 1erfévrier de chaque année, une déclaration fiscale conforme au modèle défini par l’administration appuyée par les tableaux de synthèse, modèle réduit, tels que prévus par le plan comptable congolais.

 

d) Petites et Moyennes Entreprises de quatrième catégorie

 

 

Les PME de la quatrième catégorie dont le chiffre d'affaires annuel est inférieur à 3.000.000Fc. Elles sont soumises au régime de la Patente et acquittent un imt forfaitaire par quotité trimestriel suivant les taux fixés par l'A.M n° 041 du 17 Novembre 1998 complété et modifié par l'A.M n° 080 du

26 Février 2002.

 

 

I.4.2. La forme du régime fiscal applicable aux PME en RDC

 

 

En raison de la réforme des structures et des méthodes de gestion de la Direction Générale des Impôts (DGI en sigle), amorcée avec le lancement de la Direction des Grandes Entreprises (DGE en sigle), qui devra se poursuivre avec la création et l'implantation des Centres des impôts et des Centres d'Imts Synthétiques appelés à gérer au plan fiscal les moyennes et petites entreprises, il s'avère nécessaire que des aménagements soient apportés à la législation fiscale en vigueur en matière d'imposition de cette catégorie de contribuables.


 

 

CHAPITRE III. CREATION DES PME EN RDC : FOCUS SUR LA VILLE DE KINSHASA, LES DEFIS ET LES OPPORTUNITES

 

Depuis plusieurs années, nombre de  travaux  convergent  pour  souligner limportance  des Petites  et  Moyennes  Entreprises  (PME)  dans  le  tissu économique  des  pays  aussi  bien développés  quen  développement. Considérées comme  des  composantes  primordiales  de léconomie de marché, les PME ont en effet joué un rôle important autant dans linnovation, la création demplois et la croissance économique des pays industrialisés au  courdXXe siècle (Quilès, 1997).

 

Dans les pays en développement, et principalement en Afrique Subsaharienne les PME  constituent  la  quasi-totalité  de  la  population  des entreprises,  soit  environ  plus de 90% en RDC (Mboning, 2012).Les Petites et Moyennes Entreprises congolaises contribuent à la réduction des inégalités sociales, font vivre les populations surtout les plus démunies. Elles produisent des biens et offrent des services à des coûts duits permettant à toutes les couches sociales d'en bénéficier. Elles valorisent les ressources humaines et les matériels locaux.

 

Pour mieux parler sur les défis et les opportunités de lentrepreneuriat, nous avons jugé nécessaire de présenter dune manière minutieuse notre délimitation spatiale, qui est la ville de Kinshasa en vue daffronter nos idées à la vraie réalité de la ville de Kinshasa pour ressortir des solutions idoines qui conduiront à la croissance économique et au pouvoir du marché.


 

 

SECTION I. PRESENTATION DE LA VILLE DE KINSHASA20

 

 

Avant daller plus loin, nous vous signalons que la ville de Kinshasa est la capitale de la République Démocratique du Congo. Avec la ville de Brazzaville qui est la capitale de la République du Congo, elles constituent les deux capitales les plus rapprochées du monde, elles sont séparées par le fameux fleuve Congo de part et dautre. La fleuve Nil. Le fleuve

 

I.1. Aperçu historique

 

 

La station de Léopoldville, actuellement Kinshasa, existait depuis décembre

 

1881. Après la session de l'Etat Indépendant du Congo à la Belgique le 15 novembre 1908, Boma devient la première capitale de la colonie belge. Quatre ans après, Georges Moulaert alors commissaire de district du moyen Congo, celui-là dont le nom désigne actuellement un quartier de la commune de Bandalungua plaida auprès des gouvernements généraux Wha le 12 vrier et ensuite Fuck le 15 juin pour que la capitale soit installée sur les rives du pool.

 

En 1941, les autorités coloniales substituent le concept de district urbain à celui de la ville, dotée d'une personnalité juridique. La ville a réussi à conserver son importance même après la colonisation, lorsqu'elle reprit son nom valable Kinshasa dérivé d'un nom de l'ancienne histoire traditionnelle.

 

I.2. Généralités

 

 

Dès sa cation, Kinshasa avait une superficie de 1150 Km². Actuellement, il a une superficie de 9965 Km². Selon l'arrêté n° 69-0042 du 28 janvier 1969, les limites de la ville de Kinshasa se présentent de la manière suivante :

 

§   Au Nord, il est limité par la République du Congo ;

 

 

 

20 MATHODI L.H., les rôles des PME dans la réduction de la pauvreté dans la ville de Kinshasa, travail de fin de cycle, FASEG, UNIKIN, 2003


 

 

§   A l'Est et au Nord-est par la province de Bandundu ;

 

§   Au sud par la province de Bas-Congo ;

 

§   A l'Ouest par le fleuve Congo.

 

 

Avec les coordonnées suivantes 4°1930’ Sud, 15°1920Est.

 

 

I.2.1. Hydrographie

 

 

Le site sur lequel est bâti la ville de Kinshasa se trouve drainé par des rivières dont les plus importantes sont la N'djili et la N'sele. Les rivières telles que N'djili, N'sele, Gombe, Funa, Basoko et Ndolo se jettent dans le fleuve et jouent un rôle important dans le transfert et l'approvisionnement de la ville. Les bassins hydrographiques sont : Lubudi, Binza, Mampunza, Makelekele, Yolo, Matete, Bandalungua, Tshangu, Kalamu et tshenke qui ont des débits aux variations saisonnières.

 

I.2.2. Végétation et climat

 

 

Kinshasa forme des vallées favorables aux cultures maraîchères et vivriers surtouts dans les banlieues de la ville. La ville de Kinshasa connaît deux saisons (sèche et pluvieuse).

 

I.2.3. Population et son évolution

 

 

La ville de Kinshasa compte 17071000 habitants (2017) avec une densité de

 

1713 habitant/Km².

 

 

I.2.4. Organisation politico - administrative

 

 

La ville de Kinshasa est une entité administrative décentralisée dotée 'une personnalité juridique et subdivisée en 24 communes qui sont :


 

 

Tableau 1 : communes de Kinshasa

 

 

 

 

Communes

 

Superficie Km2

 

Nbre quartiers

 

1

 

Bandalungwa

 

6,82

 

8

2

Barumbu

4,72

9

3

Bumbu

5,3

13

4

Gombe

29,33

11

5

Kalamu

6,64

18

6

Kasa-Vubu

5,04

7

 

7

 

Kimbanseke

 

237,78

 

30

8

Kinshasa

2,87

7

9

Kintambo

2,72

8

10

Kisenso

16,6

17

11

Lemba

23,7

15

12

Limete

67,6

14

13

Lingwala

2,88

9

14

Makala

5,6

18

15

Maluku

7.948,80

20

16

Masina

69,73

21

17

Matete

4,88

14

18

Mont Ngafula

358,92

14

19

N'djili

11,4

13

20

Ngaba

4

6

21

Ngaliema

244,3

26

22

Ngiri-Ngiri

3,4

8

23

Nsele

898,79

20

24

Selembao

23,18

17

 

 

TOTAL

 

9.985

 

359

Source : Division Urbaine de l'Intérieur, Sécurité et Décentralisation & Plan Triennal 1998-2000

 

VKIN


 

 

I.2.5. Habitat

 

 

La structure de la ville de Kinshasa montre une relation entre le lieu de résidence et certains critères socio - économiques. Les quartiers peuvent ainsi être groupés en types d'habitats à savoir :

 

a) Les quartiers résidentiels : Quartiers à faible densité de population et ayant pour fonction de servir de résidence. On y trouve une population à revenu élevé. Il s'agit de Ngaliema, Lemba et Limete auxquels on ajoute les quartiers tels que Righini, Lembasalongo, Cité verte, Bandalungwa pcisément la cité Oasis etc.

 

b) Cités planifiés par l'offre national de logement : Ce sont les quartiers construits par lONL des colons. Il s'agit de Bandalungua, Kalamu,Lemba, et Matete. On y trouve une population à revenu modeste et une infrastructure complète en eau, assainissement et électricité, une voirie ; mais aujourd'hui mal entretenues.

 

c) Les cités : Ce sont les communes de Kasa-vubu et Ngiri-ngiri qui sont dans cette catégorie, carrefour ou l'on rencontre diverses activités commerciales et artisanales.

 

d) Les anciennes cités : Ce sont Lingwala, Barumbu et Kinshasa. Dans ces quartiers, l'habitat paraît de mauvaise qualité.

 

e) Extensions du sud : Tous les quartiers qui ont été construit de manière spontanée au sud de Bandalungua, Ngiri-ngiri et de Kalamu. On retrouve une très forte proportion de travailleurs manuels de moindre qualification.

 

f) Extensions riphériques : Ce sont des cités les plus éloignées du centre- ville. Elles comprennent les quartiers de Kinsuka à la bordure Ouest de Ngaliema, de Selembao et deMakala-sud, de Lemba, Livulu, Mont-ngafula, Mbanza-Lemba,  Masina,  Kinsenso,  etc...  Ces  extensions  ont  une  forte


 

 

croissance démographique. C'est dans ces extensions que se manifeste le niveau de pauvreté élevé et dans ces mêmes quartiers, les initiatives PME ne cessent d'apparaître du jour au l'an demain.

 

SECTION II. DEFIS DE L’ENTREPRENEURIAT

 

 

En  2017,  le  ministre  des  Petites  et  moyennes  entreprises  et artisanal                Monsieur   Bienvenu   LIYOTA    NDJOLI    a    souligné    que

« linformalité », est le mot clé qui décrit la Petite et moyenne entreprises en République démocratique. Cest ainsi quelle évolue depuis plusieurs années et forme la grande majorité des entreprises, mais ne génère pas de recettes. Ce qui avait motivé, un certain jeudi 23 mars 2017, à Kinshasa, la tenue la Table ronde de la PME sous le thème, « La promotion de la PME pour lémergence de léconomie de la RDC », en vue de valoriser ce secteur clé de léconomie nationale, activité principale dans laquelle évolue la majorité de la population congolaise, mais faute dun encadrement adéquat pour sa pleine émergence, ne favorise pas linclusion financière tant voulue par le gouvernement congolais.

 

Pour cause, plusieurs contraintes exercées sur les PME et les empêchent démerger et devenir un moteur de croissance pour le pays. En vue de pallier cette difficulté, il est pvu, avait indiqué le président national de la dération des entreprises du Congo, Albert Yuma, de « renforcer leur compétitivité et améliorer leur productivité en leur dotant dun environnement légal et réglementaire bien défini ; de faire un état des lieux des textes et lois qui les régissent ; didentifier les principaux obstacles liés à leur accès au financement ; faire un état des lieux du secteur de la transformation et enfin, proposer des solutions dinvestissement dans le capital humain » par léducation de la jeunesse, poursuit le président de la Fédération des entreprises du Congo, qui constitue un potentiel humain est importante et favoriser lentrepreneuriat minin.


 

 

A ce niveau, le Premier ministre Samy Badibanga avait assu que lEtat avait la charge de lever les obstacles qui freinent leur développement en vue de créer un cadre simple, accessible et efficace en les libérant des contraintes qui pèsent sur elles. Car rappelle-t-on, avec plus de 600 taxes de fiscalité directe et indirecte, sans compter les contrôles fantaisistes, il nétait pas aisé pour les PME de travailler dans les normes.

 

Ne mâchant guère les mots, Albert Yuma avait affirmé quil était temps pour la RDC de rompre avec ce modèle commun aux pays africains qui valorisait le paradoxe ci-dessus.

 

La RDC est virtuellement riche par toutes ses richesses, notons 15 ans de croissance économique soutenue, 15.000.000.000 dinvestissements direct et indirect et près de 10 ans de stabilité macroéconomique, 75% de la population de la RDC vivent en dessous du seuil de la pauvreté, soit avec moins d1USD/jour avec une PIB de 37,24 Milliards USD (Banque Mondiale,

2017).

 

 

En étudiant, la RDC plus particulièrement la ville de Kinshasa qui est sa capitale, nous avons relevé quelques défis ou encore les problèmes que regorgent lentrepreneuriat à Kinshasa, entre autre nous avons :

 

Ø La lutte contre le cmage et la pauvreté

 

Ø Laccès au financement

 

Ø Recouvrement des créances

 

Ø Lemplacement de son entreprise

 

Ø Le  faible  pouvoir  dachat  des  consommateurs  qui  détermine  la rentabilité

Ø Manque du sérieux et de confiance dans le climat des affaires

 

Ø Le retard technologique à combler pour faire de la concurrence des produits étrangers


 

 

Ø Difficulté de recrutement du personnel qualifié

 

Ø Autres difficultés tant interne ou externe à lentreprise

 

 

II.1. La lutte contre le chômage et la pauvreté

 

 

La RDC est pourvue d'une population active nombreuse. Cette main d'œuvre abondante est confrontée à des multiples problèmes socioéconomiques. Le chômage et le sous-emploi sont devenus comme les caractéristiques de cette main dœuvre avec un niveau de salaire et le revenu est très faible. L'administration publique paye à ses employés un salaire incapable de couvrir le coût minimum de la vie. Le faible revenu (niveau de vie bas) est la conséquence du rétrécissement de la taille économique nationale.

 

C'est cette détérioration du tissu économique, suivie d'une crise d'emploi qui a conduit à la création des PME initiées majoritairement par des nationaux d'abord et par la suite par les étrangés qui font concurrence aux nationaux. Les PME sont une stratégie de refus de la mort d'une population dont la vulnérabilité n'est pas à démontrer.

 

Si nous relevons les causes de la pauvreté en publique Démocratique du Congo, de façon générale, nous dirons que les causes de la pauvreté des individus et les pays dans le monde sont :

 

§   Les   cause macroéconomiques   e d'ordre   politiques d'ordre économique national et international (mondialisation, libéralisation, économique, le pillage par les entreprises multinationales, etc.), le programme d'accommodation structurel, etc.

§   Au niveau des individus : la perte de source de revenu ou réduction de pouvoir d'achat, divorce (résultat d'un choc brutal), disparition de chef de famille, etc.


 

 

Dune manière spécifique, nous disons quen R.D.C, de la CNS (conférence nationale souveraine) à la présentation du programme de stabilisation et de relance de lconomie par le gouvernement de la 3ème publique à Bruxelles le 12 novembre 1997, les causes pointées du doigt sont : l'absence de bonne gouvernance groupée d'une impunité des dirigeants, accompagnée d'une corruption diabolique. A ces causes s'ajoutent le poids démographique, les pillages successifs de 1991 et 1993, la mondialisation et les autres causes que nous pouvons remarquer dans le chef des politiques du Congo.

 

La RDC est caractérisée par :

 

 

§   Le PIB par tête d'habitant et par jour se situait à 1,25USD en 2017 (Banque mondiale) Le PIB annuel moyen d'un congolais pouvait se situer à 457,85USD ;

§   L'espérance de vie d'un congolais qui vivrait au-delà de 58,90 ans

 

(2016) a survécu au danger qui la guète au jour le jour ;

 

 

II.2. Accès au financement

 

 

Avant la création de lentreprise, le principe est davoir les capitaux suffisants à bon marché. Le financement est au cœur des préoccupations des entreprises, car il conditionne leur éclosion et leur survie. En effet, avant de lancer une entreprise, il convient de bien étudier et de bien rechercher ses conditions de renouvellements et d'évaluer ses possibilités du succès. Ces études et recherches sont les conditions sine qua non de tout financement tel qu'il soit.

GOBLET définit le financement comme l'action de mettre à la disposition de l'entreprise des capitaux qui lui sont nécessaires tout en assurant son indépendance et sa liberté d'actions21.

 

 

 

 

 

 

 

21VAE ; V.J et GOBLET M, financement des entreprises, éd. Dunol, Paris, 1995, p. 15-17


 

 

Nous arrivons à définir le financement comme l'action par laquelle un organisme ou une personne privée alloue des fonds à un tiers dans l'objectif de soutenir un projet. Il peut s'agir d'autofinancement dans le cadre d'épargnes ou de produits bancaires destinés à assurer un capital.

 

Nous avons relevé les sources de financement de la création dentreprise ci- après :

 

§   Les institutions financières

 

§   Le propre épargne de lentrepreneur

 

§   Lappel aux associés

 

§   La famille

 

 

En sumé, il est clair que les institutions financières perçoivent le défaut de capacité de gestion comme le plus grand  obstacle des PME dans l'accession aux crédits et à la croissance. Dans le même temps, il est très souvent dit aux entrepreneurs que leur demande est rejetée en raison dabsence de garanties. Ce qui est, dans une certaine mesure, incompatible avec les principales difficultés évoquées par les institutions financières et auxquelles les PME sont confrontées lorsquelles sollicitent des crédits.

 

Quune entreprise ait ou non régularisé son statut  n'influe pas sur la décision des institutions financières de lui octroyer un crédit. Du fait que la principale préoccupation de linstitution financière side dans la capacité de lemprunteur à rembourser le crédit celle-ci dispose des mécanismes dacquisition dinformations auprès des entreprises,  dans la mesure où elles coopèrent en fournissant linformation financière appropriée.

 

La majorité des institutions financières ne disposent pas dinstrument ou doutil de classification servant à faire la distinction entre les entreprises en fonction de leurs capacités de gestion et de leur potentiel de remboursement des crédits. Les institutions financières ressentent une grande méfiance de la


 

 

part des emprunteurs parce que les banques sont  apparues très récemment. Elles estiment égalemenque les PME manquent déducation financière.

 

II.3. Les recouvrements des créances

 

 

Une fois la date dchéance passée, le recouvrement consiste en les démarches visant à inciter (voire obliger) un débiteur à gler ce qu'il doit à son créancier. Le concept de recouvrement est lié à celui de créancier. On désigne par recouvrementles démarches effectuées par un cancier pour récupérer les sommes qui lui sont dues par le débiteur.

 

Dans le monde de lentreprise, le recouvrement est une produre utilisée par un prestataire de services ou un fournisseur pour pousser ou forcer le client à payer sa dette. Si le client ne règle pas ce quil doit avant la date dchéance fixée sur la facture, et que les rappels restent sans réponse, l’entreprise peut déclencher le processus de recouvrement.

 

Toutes ennuyeuses que soient ces démarches, limpact commercial et comptable du recouvrement ne doit pas être négligé par lentreprise. Lorsquon fait face à un client mauvais payeur, il faut veiller à adapter la réponse à la gravité de la situation. La résolution à lamiable est dans le bénéfice de chacun, et en tant que commerçant, cette méthode douce sera toujours à votre avantage.

 

Suite à ce problème de recouvrement des créances,  Le psident Félix-Antoine Tshisekedi avait annoncé le samedi 27 juillet 2019 la création dici la fin de lannée 2019, dun fonds de garantie qui va permettre aux banques de faciliter loctroi des crédits aux jeunes. Il la déclaré à la 5e édition du forum entrepreneurial organisé à Abuja par la Fondation de lhomme daffaires nigérian Tony Elumelu.


 

 

II.4. L’emplacement de l’entreprise

 

 

On implante lentreprise là où les couts de production seront les moins chers possible afin de permettre la réalisation des marges importantes. Pour ca, il faut analyser le cas de plusieurs paramètres sur base des facteurs suivants :

 

§   Le moyen de transport

 

§   Les mains dœuvre

 

§   Le marché

 

§   Le climat daffaire

 

§   Lénergie

 

§   Létat de sol

 

 

On doit arriver à analyser ces facteurs et en tirer des conclusions intelligentes.

 

 

Ø Implanter son entreprise dans un mauvais sol a comme conséquence, les investissements colossaux et le grand cout des entretiens des bâtiments très élevé du à létat du sol.

Ø Lénergie  est  importante  pour  le  fonctionnement  des  machines  qui dépendent de la puissance des énergies. L’énergie doit être abondante car cest lélément des couts dexploitations.

Ø Le climat des affaires reflète la façon dont fonctionne ladministration, la sécurité et le service juridique dun pays.

 

II.5. Le faible pouvoir dachat des consommateurs

 

 

C'est la quantité de biens qu'une unité monétaire ou une somme donnée permet d'acquérir. Le pouvoir d'achat du revenu ou d'un revenu par exemple le salaire est la quantité moyenne de biens que ce revenu permet d'obtenir. Lvolution du pouvoir d'achat est donnée par le ratio :

Indicateur de pouvoir d'achat = 𝑛�𝑖�� ��� ����𝑛�� 100

𝑛�𝑖 ��� 𝑝�𝑖𝑥


 

 

Exemple : Pour un indice de revenu passant de 100 à 120, et un indice de prix augmentant de 10 %, le pouvoir d'achat progresse de 100 à (120/110) X 100

= 109,09, soit une augmentation de 9 %.

 

 

Les ménages se sont adaptés de plusieurs façons à la baisse du pouvoir dachat durant cette longue période. Les ménages ont désinvesti depuis des décennies afin de maintenir les dépenses pour la nourriture à un niveau acceptable. Les maisons sont construites avec la main-dœuvre familiale, parce que le taux dinflation et les frais de construction élevés réduisent les possibilités de construire à bas prix. L’investissement en logement est la forme dépargne la plus valable et la plus répandue. La qualité des maisons a diminué en choisissant dautres matériaux de construction, en construisant meilleur marché ou en dépensant moins pour lintérieur et lentretien.

 

La pauvreté actuelle de la majorité de la population est la principale cause de la malnutrition. A Kinshasa, les revenus moyens ne sont pas suffisants pour lachat dun panier minimal de nourriture et la distribution des revenus est extmement inégale: 10% des ménages gagnant plus de 50% du revenu total de la ville et 90% des ménages gagnant les autres 50% du revenu (Houyoux,

1986).

 

 

II.6. Manque du sérieux et de confiance dans le climat des affaires22

 

 

En prévision de la publication dici octobre 2017 du rapport DOING BUSINESS 2018, le gouvernement congolais a procédé hier mardi 30 mai

2017 à la présentation des formes quil a initiées .en vue de lamélioration du climat des affaires et des investissements. Cest le ministre dEtat chargé

du Plan, Modeste BAHATI LUKWEBO, qui sest liv à cet exercice au cours

 

 

 

 

 

 

 

 

22www.google.com/Le journal le Phare, 2017


 

 

de  la  matinée  organisée  par  lAgence  Nationale  pour  la  Promotion  des

 

Investissements.

 

 

Trois allocutions ont été pronones en marge de cette cérémonie, à savoir celles du Directeur général ai de lANAPI, Robert Moustafa, du représentant du Directeur des opérations de la Banque mondiale en RD Congo, ainsi que la présentation des réformes mises en place par le ministre dEtat et ministre du Plan. Au cours de sa bve intervention, le Directeur général ai de lANAPI a relevé que son service et tous ceux qui sont impliqués dans cette démarche ont travaillé du 1 juin 2016 au 31 mai 2017 sur les réformes qui seront bientôt présentées.

 

Par ailleurs Robert Moustafa a indiqué que tenant compte de certains aspects, la RDC a concentdes efforts sur 6 indicateurs sur les principaux sur base desquels le service Doing Business de la Banque mondiale cote les économies mondiales. Il sagit de la Création dentreprise, du Permis de construire, du Transfert de propriété, du Raccordement à lélectricité, du Paiement des taxes et imts, et du Commerce transfrontalier.

 

Pour sa part, parlant des conséquences de la chute des cours des principaux minerais exportés par la République Démocratique Congo, le représentant de la Banque mondiale a conseillé aux dirigeants congolais de diversifier léconomie afin de faire face à la situation créée par la baisse des cours des matières exportées.

 

II.7. Le retard technologique

 

 

Le XXIe S, siècle des innovations, de recherche, de développement de la science ; c'est dans ce dernier que nous nous trouvons maintenant. C'est un siècle témoignant l'intelligence de l'homme. Il est caractérisé par le changement de la technologie.


 

 

Avec l'influence de ce siècle, l'être humain ne trouve pas bon de cacher les atouts qui lui ont été offerts par le créateur.

 

Il se lance dans les recherches et trouve de nouvelles initiatives se manifestant par :

 

Ø La robotisation, présente déjà dans les grandes industries.

 

Ø La Création des logiciels capables de gérer le globe terrestre.

 

Ø Les technologies de reconnaissance des formes,

 

Ø etc.

 

 

Dans ces genres d'initiative nous trouvons la technologie de l'information et de la communication. Dans ce siècle l'informatique ainsi que d'autres technologies battent le record dans tous les milieux d'où leur nécessité sur le plan scientifique et professionnel ; car elles sont sollicitées et veulent être appliquées partout ; surtout dans les entreprises de la place et de très grande renommée. Ce qui encourage est que même dans les petites entreprises la tendance est de faire recours à l'informatique avancée et à la nouvelle technologie.

 

Les technologies de l'information et de la communication (TIC) sont devenues les vecteurs les plus importants de la croissance économique de l'entreprise ; elles ont transformé la planète en un petit village. Ces TIC ont changé le comportement du personnel.

 

En 2019, Le gouvernement de la publique démocratique du Congo et la société russe New Cloud Technologies ont conclu un partenariat. Laccord a été signé avec le soutien du ministère du Développement numérique, des Communications et des Mass Media de la Fédération de Russie, représenté par le ministre Konstantin Noskov et le vice-ministre Mikhail Mamonov.


 

 

II.8. Difficulté dans le recrutement du personnel qualifié

 

 

L'homme est le moteur de la société, c'est-dire il est au centre de la production, de la transformation, de la commercialisation, et de la consommation, bref de la vie économique de l'entreprise. En l'absence de l'homme, aucun service ne peut être réalisé dans l'entreprise. En dehors de la robotisation et de l'automatisation dans plusieurs entreprises actuelles, l'homme reste la racine pivotante ou le conducteur du fonctionnement de l'entreprise.

 

Il a en lui des capacités intellectuelles, physiques et morales susceptibles de gérer des différentes ressources financières, matérielles, techniques et humaines afin d'atteindre les objectifs poursuivis. Ainsi, elle doit regorger un personnel de qualité et de compétence susceptible de produire du travail, à partir des capitaux, sur les ressources naturelles mise à sa disposition. Il en est de même à la constitution de toute entreprise ou à l'extension de service d'une unité économique de production, qu'elle soit publique, privée ou mixte, elle nécessite un appel non seulement des associés mais aussi d'un personnel qualifié et compétent à chaque service.

 

Car un mauvais recrutement des agents serait à la base de chute de l'entreprise. Aucune entreprise ne peut évoluer ou existé sans le bon recrutement du personnel compétent, qualifié, motivé et approuvé. Les succès d'une entreprise est la base d'un bon recrutement des candidats approuvés, sélectionnés et engager. Recruter n'est pas aussi facile qu'on le croit souvent, Bien des problèmes que connaissent les entreprises sont la conséquence d'un recrutement échoué des personnels au mieux mauvais recrutement.


 

 

SECTION III. OPPORTUNITES DE L’ENTREPRENEURIAT

 

 

Le concept « Jeudi Entreprise », cadre déchange institué par la Nouvelle Chambre de Commerce Nationale (NCCN) a permis à lAgence Nationale pour la Promotion des Investissements (ANAPI) à psenter des opportunités daffaires aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) congolaises. La rencontre avait eu lieu jeudi 5 Octobre 2017 au salon Okapi de lHôtel Venus à Kinshasa/Gombe.

 

Le développement économique de la RDC étant conditionné notamment par lémergence des PME en tant que levier de la création des richesses nationales et des emplois durables, lANAPI a exhorté aux jeunes entrepreneurs à cibler des filières prioritaires pour leurs investissements. « Je vous assure que notre structure est prête à vous accompagner dans les filières de lAgro-industrie, de lemballage de divers produits ainsi que dans la production des matériaux de construction », a déclaré Anthony NKINZO, Directeur Général de lANAPI.

 

Il a émis le vœu de voir les promoteurs des projets suivre de formations continues et nouer de partenariats daffaires entre opérateurs. Et cela pour un seul objectif : lémergence des PME pour le développement de la RDC. Cependant, estime Anthony NKINZO, lamélioration du climat des affaires, linstauration dune fiscalité incitative en faveur des PME et le taux de desserte en eau et en électricité font partie des défis à relever. Ce sur quoi des efforts sont engagés.

 

Côté Gouvernement, le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises (PME), Bienvenu LIYOTA NDJOLI, a rassude la bonne marche du processus de mise en place des mécanismes ayant pour objectif à la fois de sécuriser, de financer et daccompagner les entrepreneurs des PME de la RDC.


 

 

Sans oublier que le 27 Juillet 2019, les promesses dajustement du système entrepreneurial faites par le président de la RDC Son Excellence Monsieur Felix TSHISEKEDI TSHILOMBO qui a lan : « Pour développer nos pays, nous avons un atout majeur, au-delà de nos richesses et potentialités, cest la population, surtout sa jeunesse. Nous devons tout mettre en œuvre pour garder ces enfants du pays chez eux, en leur permettant, par un encadrement responsable, de pouvoir investir là où ils sont. De la sorte, nous allons accélérer le développement. Mon pays offre énormément dopportunités. Jai vu ici quil y a des banquiers, des femmes et hommes daffaires intéressés par le secteur énergétique, par lagriculture, par les mines, jaimerais dire quil y a de la place pour tous ceux-là en RDC ».

 

De notre côté, nous avons récolté quelques opportunités que notre pays offre aux investisseurs ceux qui nous appelons les entrepreneurs, nous avons :

 

§   le  cout  faible  des  opérations  et  actes  administratifs  de  création

 

dentreprise en RDC

 

§   la rapidité administrative des textes législatifs de cation dentreprise

 

et les produres judiciaires

 

§   mesures incitatives contenues dans le code des investissements

 

§   les institutions spécialisées

 

§   programme dappui au secteur privé

 

§   la possibilité dinnover et dexploiter plusieurs domaines restés encore vierges

§   la disponibilité dune main dœuvre abondante et à bon marché.


 

 

III.1.  Ct  faible  des  orations  et  actes  administratifs  de  création

 

d’entreprise23

 

 

En 2012, il a été créé en RDC un guichet unique de création dentreprise (en sigle GUCE). A cet effet, il a été adopté un certain nombre des mesures visant à duire les délais de traitements de dossiers et à réduire le nombre des pièces à fournir.  Désormais, il est plus facile de faire les affaires en RDC, le gouvernement à travers lANAPI a mis en œuvre quelques indicateurs susceptible daméliorer le climat des affaires dans notre pays.

 

Le 10 Mai 2018, la direction générale du guichet unique de cation dentreprise a porté à la connaissance du public quen exécution de nouvelles instructions des autorités en la matière, le cout global des formalités de création dentreprise au niveau du guichet unique de création dentreprise se présenterait désormais comme suit :

 

§   léquivalent en francs congolais de 80 USD pour les personnes morales

 

(les sociétés).

 

§   Léquivalent  en  francs  congolais  de  30  USD  pour  les  personnes

 

physiques (les établissements).

 

 

Hors cette pdiction, il existe aussi une certaine inscription complémentaire ou modificative au registre de commerce et crédit mobilier dans le dépôt des actes ci-après :

 

-     Dépôt    PV     dAssemblée    Générale     ou     du     Conseil dAdministration: 30 USD

-     Dépôt Statuts harmonisés: 40 USD

 

-     Inscription complémentaire ou modificative: 30 USD

 

 

 

 

 

 

23www.guichetunique.cd


 

 

-     Droits proportionnels pour la Société Anonyme: 1% du capital lors de la création ou à loccasion de laugmentation du capital social ou de la prorogation

 

III.2.   Rapidité   administrativ de texte législatif d création

 

d’entreprise en RDC24

 

 

Il est noté que les délais légaux de traitement de dossiers sont de trois jours. Dans le mode opératoire de traitement des dossiers, il faut signaler que laccueil des dossiers est fait par le cellule du GUCE, cet accueil est assuré par le service de la réception chargé conformément au manuel de produres de :

 

   Recevoir   le demandes   d créatio dentrepris provenan des personnes physiques ou morales, les vérifier et les orienter au service compétent ;

   Orienter et suivre le traitement des demandes ;

 

   Veiller   au   respec des   délai d traitemen des   dossiers   et dexécution  des formalités requises avec les services intervenants au Guichet Unique ;

   Rassembler  edélivrer  toudocumennécessaire  à   la   création

 

dentreprise.

 

 

A son arrivée au siège du Guichet Unique de Création dEntreprise, le requérant est accueilli et installé suivant lordre darrivée assu par la remise dun jeton ;

Il  est  ensuite  appelé  poupsentation  dson  dossier  (création dentreprise ou inscription complémentaire ou modificatrice) ; un Formulaire unique à remplir lui est remis à cet effet, sil ne lavait pas encore. Sagissant

 

 

24www.guichetunique.cd


 

 

de la création dentreprise, selon quil sagit dune entreprise individuelle

 

(Etablissement) ou sociétaire, des explications lui sont fournies quant à ce.

 

 

Ces explications concernent les éléments constitutifs du dossier, le ct et le délai de la produre (Outre les explications verbales, un dépliant lui est remis et un panneau est affiché à la réception avec indication de ces informations).

 

Concernant  les  procédures  de  traitemendes  dossiersnous  allons les repartir en quatre étapes :

 

Etape 1 :  Traitement des dossiers

 

 

Epsence  du   requérantle   service  dla   réceptioprocède  à  la vérification des éléments du dossier du requérant.

 

o Pour les personnes physiques, les éléments du dossier sont les suivants :

 

§   Demande écrite pour lobtention du RCCM ;

 

§   Extrait du casier judiciaire    ou déclaration sur lhonneur signée du demandeur et attestant qui nest frappé daucune des interdictions prévues à larticle 10 de lActe Uniforme portant sur le droit commercial général complétée dans les 75 jours à compter de limmatriculation par un extrait de casier judiciaire ;

§   Attestation de résidence ;

 

§   Copie du contrat de bail ou du Titre de propriété ou du titre d'occupation ou copie de l'acte d'acquisition ou de l'acte de location gérance ;

§   Photocopie de la pièce didentité reconnue du propriétaire ;

 

§   Mandat ou Procuration

 

§   Extrait dacte de naissance ou attestation de naissance

 

§   Extrait dacte de mariage

 

§   Contrat de mariage (pour les étrangers si cessaire)


 

 

Avec indication de la dénomination de létablissement, ladresse du siège de létablissement et nature des activités.

 

Etape 2 :  Paiement des frais de dossier

 

 

Lorsque le dossier est complet, le préposé à la réception lenregistre (moyennant un accusé de réception au requérant) et transmet le dossier au représentant de la DGRAD pour létablissement de la note de perception.

 

Un Etablissement bancaire est représenté au Guichet Unique de Création dEntreprise pour faciliter le paiement des frais de dossier et le dépôt du capital minimum.

 

Etape  3 :  Ph as  d au th en tif i cat io  et   d i mm atriculation  au  Registre  du

 

Commerce et du Crédit Mobilier

 

 

Au vu du dossier et de la preuve de paiement, le Notaire procède à lauthentification des statuts ou de lacte modificatif conformément à  la loi  et aux règlements en vigueur.

 

Il  transmet  le  dossier au  Greffier  qui  procède,  à  son  tour,  à limmatriculation  et retourne le dossier au préposé à la réception. Les deux opérations se passent dans les 24 heures de la réception du dossier.

 

Etape 4 :  Publication au Journal Officiel

 

 

Après transmission du dossier par le Front Desk la publication de lannonce est faite par le Responsable du service informatique sur le site web du Guichet Unique et copie est transmise au journal officiel de la R.D.C.

 

III.3. Mesures incitatives contenues dans le code des investissements

 

 

La loi N° 004/2002 DU 21 FEVRIER 2002 PORTANT CODE DES INVESTISSEMENTS


 

 

L'investissement se révèle être le facteur par excellence de la croissance économique et du développement qui consiste dans l'augmentation des grandeurs économiques. La croissance économique suppose elle-même des changements majeurs de structure et d'importantes modifications correspondantes dans les conditions institutionnelles et sociales du pays.

 

Après presque deux décennies d'existence du Code des Investissements, des lacunes importantes sont apparues dans son application. Compte tenu des modifications légales et glementaires significatives intervenues depuis sa promulgation en 1986, Ces lacunes sont au niveau aussi bien de son organisation que de sa philosophie. Le constat est qu'évoluant dans un contexte de régression économique et d'inflation accélérée, la performance du secteur privé a été de manière générale insuffisante et celle de l'industrie congolaise particulièrement médiocre. L'industrie congolaise reste dans son ensemble coûteuse, peu compétitive, sous capitalisée et soumise à un processus à long terme de désinvestissement. D'où il faut viser ce code des investissements qui du reste est largement dépassé.

 

Que sera alors la nouvelle philosophie et l'esprit du nouveau code ?

 

 

La publique Démocratique du Congo ayant opté pour une économie libérale tempérée du type «Economie Sociale du Marché», la croissance économique et le développement reposent sur le tripartite suivant :

 

1° l'Etat fournit le cadre et l'environnement incitatifs ;

 

 

2° le secteur privé crée les richesses nationales et l'emploi ;

 

 

3° la société civile, elle, se charge de promouvoir l'homme dans toute sa dimension.

 

L'Etat doit jouer le rôle d'organisateur et de catalyseur des forces vives en prenant en charge les infrastructures et les investissements des industries de


 

 

base et en instituant un cadre institutionnel et juridique qui assurent la protection des personnes et des biens. Le secteur privé doit s'occuper de la production de biens et services.

 

La prise en charge de la production de biens et services se matérialise en amont par la revalorisation de la fonction-investissement. Car dit-on, la croissance économique d'une nation est fonction directe du degdes investissements atteint !

 

Pas d'investissement, pas de croissance semble être le postulat corollaire sine qua non.

 

Ainsi est mise à nue, la nécessité impérieuse pour un Gouvernement de mettre en place une stratégie économique à l'investissement suffisamment alléchante pour concurrencer les autres demandeurs sur le marché des capitaux.

 

Cette stratégie économique constitue un appât et surtout un précieux outil capable d'orienter les investisseurs vers les secteurs déclarés prioritaires, en conformité avec le plan de développement du pays.

 

Ainsi, la philosophie d'un Code des Investissements qui, généralement repose sur une politique incitative à l'investissement, concrétise également une politique orientative et sélective de ces investissements.

 

Au vu de ce qui précède, l'esprit nouveau de ce Code sera non seulement un Code incitatif et compétitif, mais aussi et surtout un code qui incite les investisseurs dans des domaines du secteurs-clés déclarés par le Gouvernement en vue de lui permettre d'atteindre les objectifs de son programme de veloppement.

 

A cet effet, une attention particulière sera accordée à certains secteurs jugés prioritaires et déterminants pour la reconstruction, la relance et la stabilisation de la croissance de l'économie congolaise. Des avantages spécifiques ainsi


 

 

offerts trouven leu justificatio à   traver cett poccupatio du

 

Gouvernement.

 

 

Le nouveau code des investissements poursuivra donc les objectifs suivants :

 

 

a) Favoriser l'implantation des entreprises de génie civil chargées de construction et entretien de routes et autoroutes ainsi que celles de transport en commun des personnes et des marchandises, qu'il s'agisse du transport terrestre, fluvial ou aérien ;

 

b) Favoriser les investissements qui développeront l'agriculture et l'agro- industrie par la mécanisation en vue d'assurer l'autosuffisance alimentaire afin de réduire les importations des produits de base et permettre à la fois l'accroissement des revenus dans les communes rurales, l'amélioration de l'approvisionnement des industries agroalimentaires en matières premières et enfin, llargissement du marche intérieur des biens de consommation courante ;

 

c) Favoriser les investissements lourds pour asseoir une base industrielle solide sur laquelle reposera une croissance économique durable ;

 

d) Favoriser les investissements de valorisation des ressources naturelles nationales sur place afin d'en accroître la valeur ajoutée et le volume exportable.

 

III.4. La présence des institutions scialisées

 

 

Il existe des institutions publiques qui ont pour mission le soutien à linvestissement et à la promotion de la création dentreprise. Notre pays dispose de plusieurs institutions publiques spécialisées susceptible daccompagner les créateurs dentreprise en occurrence, on peut citer :


 

 

III.4.1. Agence Nationale de Promotion de l’Investissement (ANAPI)

 

 

LAgence Nationale pour la Promotion des Investissements (ANAPI) est un Etablissement public à caractère technique, doté de la personnalité juridique et de lautonomie de gestion. LANAPI est un établissement public à caractère technique chargé de promouvoir linvestissement à travers des activités dattraction des investissements, dassistance aux investisseurs, damélioration du climat des affaires, doctroi dexonérations douanières et fiscales et dinformation à caractère économique. LANAPI se définit comme un Guichet unique où linvestisseur peut remplir, en un seul lieu, toutes les formalités nécessaires à la création de son entreprise

 

Elle est placée sous la tutelle du Ministre ayant le Plan dans ses attributions.

 

 

Conformément aux textes qui la régissent, à savoir la Loi n° 004/2002 du 21 février 2002 portant Code des Investissements, et le Décret du Premier Ministre n° 09/33 du 08 at 2009 portant statuts, organisation et fonctionnement de lANAPI.

 

Elle a comme missions fondamentales :

 

 

§   Missiode   promotiode   limage   positivde   la   République

 

Démocratique du Congo ;

 

§   Mission de promotion des opportunités spécifiques dinvestissement ;

 

§   Mission de plaidoyer en vue de lamélioration du climat des affaires au

 

pays (after-care) ;

 

§   Missio daccompagnemen administrati de investisseur qui décident détablir ou détendre leurs activités économiques sur le territoire national.


 

 

III.4.2. L'office de promotion des petites et moyennes entreprises congolaises (OPEC)

 

Cest une institution créée par l'Etat congolais, L'office de promotion des petites et moyennes entreprises congolaises (OPEC en sigle), est un établissement public, de services, dotée dune personnalité civile et dune autonomie administrative et financière. LOPEC a été créé par la loi n°73-011 du 5 janvier 1973 telle que modifiée et complétée à ce jour par le décret n°09/44 du 03 décembre 2009.

 

Il est lorgane technique du Gouvernement en matière de la petite et moyenne entreprise (PME). Il a son siège à Kinshasa et son champ daction couvre toute létendue de la République Démocratique du Congo. Sa mission a une vocation nationale.

 

LOPEC est placé sous la tutelle du Ministre de petites et moyennes entreprises (PME).

 

LOPEC a pour mission de aliser toutes études, de concevoir et mettre en œuvre toutes actions de nature à susciter le développement ou la création des PME, den améliorer lefficience et la productivité de la défense.

 

A cet effet, il est chargé notamment de :

 

 

§   Rechercher,  tenir  à  jour  et  diffuser  linformation  générale  sur  les priorités et les potentialités en matière de développement de petites et les potentialités en matière de développement de petites et moyenne entreprises ;

§   Centraliser toutes les données de petites et moyennes entreprises au niveau national ;

§   Fournir toute assistance à la cation et à la gestion des petites et moyennes entreprises ;


 

 

§   Certifier et conrer la qualité de petite et moyenne entreprise

 

§   Amener les petites et moyennes entreprises à quitter le secteur formel ;

 

§   Créé, aménager et gère des terrains ou parcs industriels destinés au déploiement des activités des centres dincubation ou incubateurs des petites et moyennes entreprises congolaises ;

§   Exécuter toute autre mission confiée par le gouvernement en matière des petites et moyennes entreprises.

 

III.5. Le programme d’appui au secteur privé

 

 

Le Projet dAppui au Développement du Secteur Privé et de la Création dEmploi (PADSP-CE) venait de voir le jour avec son lancement, jeudi 19 novembre 2015 à lHôtel atrice de la commune de la Gombe, par le Ministre du Plan et Suivi de la mise en œuvre de la Révolution de la Modernité, Georges Wembi Loamba. Pour la matérialisation de ce projet, un protocole daccord de 54 millions de dollars américains avait été signé entre la Banque Africaine de Développement (BAD) et la République Démocratique du Congo, visant notamment des provinces du centre du pays, à savoir, les deux anciennes provinces du Kas et la ville de Kinshasa. Le Projet court jusquau 31 décembre 2019.

 

Selon les termes du Projet, laccent sera mis sur la promotion de lémergence des petites et moyennes entreprises (PME), lemployabilité des jeunes et lautonomisation économique des femmes par la promotion de la très petite entreprise quelles vont diriger.

 

« Ce projet arrive à un bon moment », avait déclaré à cet effet, Georges Wembi. « Car, cela permet de pondre aux préoccupations du Gouvernement dapporter un appui au secteur privé à travers les structures étatiques et privées impliquées dans le développement dudit secteur », ajoutera-t-il.


 

 

Dans cette optique, le ministre du Plan avait salué linitiative de la BAD, dappuyer la mise en œuvre de la nouvelle Loi encore sous examen et sa disponibilité à accompagner la RDC dans le processus de lUnité centrale Partenariat Public-Privé (PPP). Cela, en vue de renforcer ses capacités dans la préparation, la mise en œuvre, le suivi et lévaluation des projets PPP, lobjectif global du PADSP-CE étant de promouvoir le développement du secteur privé et entrepreneuriat pour une croissance inclusive et génératrice demplois durables, rappelle-t-on.

 

Dans la foulée de cette rencontre, lon avait rappelé que « le 5 août de lannée

 

en cours, la BAD et le Gouvernement congolais avaient signé un contrat de

 

38 millions dUnité de Compte, soit 54 millions de dollars américains, sous forme dappui institutionnel ».

 

Pour ce faire, ledit projet comprend trois composantes. Il y a, dabord, la consolidation du climat des affaires et des institutions de promotion et dappui au secteur privé. Dans cette étape, il sera question particulièrement de poursuivre les efforts engagés visant à consolider le climat des affaires par le renforcement du Guichet unique de création dentreprises à Kinshasa et la facilitation de son déploiement dans les provinces.

 

Ici, la dération des Entreprises du Congo (FEC) jouera le rôle dapporter un soutien au développement des PME/PMI par la promotion des incubateurs et pépinières dentreprises et lautonomisation économique des femmes.

 

Il faudra ensuite apporter un appui à la gestion efficiente du projet. Seulement, conformément au rapport dévaluation, le PADSPC-CE bénéficiera dune structure composée de trois organes : le Comité de Pilotage présidé par le Ministre du Plan et Suivi de la Révolution de la Modernité et dont sont membres les Repsentants de toutes les structures bénéficiaires du projet ;


 

 

une  Cellule  dexécution  ;  ainsi  que  des  points  focaux  des  structures

 

bénéficiaires.

 

 

Il faut enfin signaler que les résultats attendus concernent lenvironnement des affaires amélioes, conditions pour lémergence dun secteur privé dynamique consolidé. Au-delà de cela figure la mise en œuvre efficace du projet garantie par la Cellule dexécution, qui concerne le troisième et dernier volet du Projet, informe-t-on de mêmes sources.

 

III.6. La possibilité d’innover et d’exploiter plusieurs domaines ress encore vierges

 

Kinshasa, la capitale, est déjà confrontée à un énorme problème de logement. On estime que sa population atteindra les 35 millions dhabitants en 2050. Les autorités croient quil est donc temps de donner à la mégapole un nouveau visage, tout en songeant aux autres régions du pays.

 

Lors dun cent symposium, le ministre de lUrbanisme Pius MUABILU a annon le premier forum urbain pour tout le territoire : « Dans un monde caractérisé par un niveau sans pcédent de développement économique, de moyens technologiques et de ressources financières, le fait que des millions de personnes vivent dans lextme pauvreté suscite une profonde indignation morale. En RDC, les progrès à atteindre sur la voie dun meilleur avenir, particulièrement pour la jeunesse, sont encore nombreux. Pour vaincre ces défis, la pleine participation des plus démunis, doit être au centre des politiques et des stratégies visant à bâtir un avenir durable pour tous en RDC ».

 

III.7. La disponibilité d’une main dœuvre abondante et à bon marché

 

 

Le législateur a fixé le salaire minimum interpersonnel garanti au montant de 3 USD/Jour pour les plus moins gradés dans les entreprises.


 

 

Avec un taux dalphabétisation de 63,82 (2015) ; chaque année, les grandes universités et instituts supérieurs de Kinshasa où sont formés des ingénieurs, des juristes, des économistes, des médecins, infirmiers, agronomes, etc. Ces institutions de Kinshasa offrent leurs produits dans le marché demploi qui constituerait une main dœuvre très abondante. La plupart des investissements directs étrangers implantés au pays utilisent largement la main d'œuvre locale, bon marché et de qualité.

 

La population du pays est évaluée à plus de 71,39 millions d'habitants en 2015 dont 60% de jeunes de 14 à 25 ans. Cette population pourrait doubler d'ici

2050, passant de 67 millions en 2013 à 155 millions en 2050, voire quadrupler en 2100 pour se situer à 262 millions.


 

 

CONCLUSION GENERALE

 

 

Ce travail  a porté sur la « créatiodes petites  et  moyennes entreprises dans la Ville de Kinshasa : analyse et perspectives ». Il a été essentiellement orienté vers lanalyse des problèmes à la base de la création et la promotion des petites unités de production des biens et services dans le but de participer à lamélioration des conditions de vie.

 

A cet effet, il serait important de rappeler les principaux chapitres capables dclaircir une préoccupation mise en exergue au départ : le cadre conceptuel et théorique de notre sujet, la problématique sur les PME congolaises et pour finir les possibilités de lentrepreneuriat sur la ville de Kinshasa en montrant les défis et les opportunités de lentrepreneuriat dans la ville.

 

Kinshasa est une ville qui offre beaucoup d'opportunités de servir comme pôle de croissance économique de la RDC dans son entièreté. Mais chose étonnante, les différentes politiques initiées en RDC, au lieu de fournir une voie à la manifestation de la population, ont au contraire appauvries la population à tel point que même les politiques de redressement initiées par les institutions de Brettons-Wood (FMI, Banque mondiale, …) n'ont pas apporté des solutions aux problèmes socio-économiques du pays.

 

Il est important de signaler que les PME congolaises sont dépendantes des répercussions des circuits internationaux, cest le moment où il doit avoir lintervention de lEtat congolais avec les aménagements de son climat daffaires dans la fiscalité (cest la raison supme du manque de lentrepreneuriat au chef de la population), la sécurité et le système juridictionnel en vue de favoriser et de booster la culture entrepreneuriale.


 

 

Dans le deuxième chapitre, nous avons présenté ce quest une PME en RDC en raison de mettre au parfum tout entrepreneur potentiel qui voudra tenter sa chance en RDC plus particulièrement dans la ville de Kinshasa. Nous avons le nécessaire dans ce qui la législation concernant les PME, le rôle de PME dans notre pays et nous parler aussi de la confédération aux soutiens aux PME congolaises.

 

Dans notre dernier chapitre, nous avons psenté les difficultés ou défis pour les PME en RDC sans oublier de relever les opportunités que lentrepreneuriat congolaise offre dans la ville de Kinshasa. En effet, le pays offre différentes opportunités dans les différents secteurs pour permettre linvestissement dans le pays. Il faut compter sur les efforts du gouvernement central et des institutions spécialisées en vue de promouvoir les PME. Nous avons aussi analysé les différents problèmes sur lentrepreneurial que la RDC regorge en ce qui concernent les PME.

 

Pour pallier à la pcarité économique qui domine en RDC, la population doit adopter la stratégie de création des PME. Ces entreprises, petites qu'elles soient, font vivre les congolais par les emplois qu'elles offrent, par des services qu'elles prestent à la population. Il faut mentionner que les PME constituent le secteur le plus contribuant de léconomie dun pays. Cest le poumon dune économie. Cest ce qui fait la force des pays occidentaux comme la France, lAllemagne, les Etats-Unis pour ne citer que ceux-là. Pour développer ce beau pays riche en naturellement en sol et en sous-sol, lentrepreneuriat est indispensable.

 

Après analyse de différents facteurs, nos hypothèses émises au départ ont été vérifiées. Les majeurs problèmes pour la création des PME demeurent la surtaxation, le manque de financement adéquat et le manque dencadrement par les Pouvoirs publics.


 

 

La promotion de lentrepreneuriat dans la ville-province de Kinshasa doit passé par lélimination des contraintes sus évoquées par la mise en place dune politique provinciale efficace.

 

Nous suggérons donc aux Pouvoirs publics de mettre en œuvre des stratégies qui visent à écarter ces obstacles en vue de promouvoir lentrepreneuriat dans la Ville de Kinshasa.


 

 


 

 

 

A.  LIVRES


BIBLIOGRAPHIE


 

1.  Betoine A et Al ; Dictionnaire des Sciences économiques, éd. Armand

Colin, Paris, 2001 ;

2.  JACQUIERT    P.,    Economie    et    sociologie    du    tiers    monde, collection bibliothèque  du  développement,  éd.  DHarmattan,  Paris,

1987 ;

3.  GINGEMBRE L.; microéconomique, économie dentreprise, 2ème  éd.

Paris, 1984

4.  VAE ; V.J et GOBLET M, financement des entreprises, éd. Dunod, Paris, 1995

 

 

B.  AUTRES DOCUMENTS

 

 

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2. PEMBE M., mécanismes de financement des PME en RDC, travail de fin de cycle, FASEG, UNIKIN, 2016

3. LOKOLE  K.S,  notes  de  cours  d’entrepreneuriat  et PME,  G3,

FASEG/Université de Kinshasa, 2018-2019

4. MATABISI  LUKUMU,  cours  de  théorie  de  l’économie  publique, FASEG-L1 ECODEV ;

5. ZAMMAR  R.,   Notes   de   Cours   dentrepreneuriat,  Faculté  des

Sciences/Université de Mohammed V-Agdal, Rabat, 2011-2012

6. DIEMEA.,   Notes   des   cours   EconomidEntreprise,   JUFM

dAuvergne, p. 3

7. Ordonnance-loi  n°73-011  du  05  janvier  1973  partant  création  et

organisation dun office de promotion des PME

8. Décret-loi n°86 du 10 juillet 1998 partant création et organisation dun

office de promotion des PME

9.  YETA B.P., lapport des PME au développement économique de la

RDC, mémoire, Droit/UNIKIN, 2008

10. MATHODI L.H., les rôles des PME dans la réduction de la pauvreté dans la ville de Kinshasa, travail de fin de cycle, FASEG, UNIKIN,

2003

11. www.google.com/Le journal le Phare, 2017

12. www.guichetunique.cd


 

 

TABLE DES MATIERES

 

EPIGRAPHIE ................................................................................................................................. i DEDIDACE .....................................................................................................................................ii REMERCIEMENTS .....................................................................................................................iii LISTE DES ABREVIATIONS .....................................................................................................iv

0.    INTRODUCTION ................................................................................................................. 1

 

0.1      PROBLEMATIQUE ......................................................................................................... 2

 

0.2      REVUE DE LA LITTERATURE .................................................................................... 5

 

0.3      HYPOTHESES ................................................................................................................... 9

 

0.4      OBJECTIFS ....................................................................................................................... 9

 

0.5      CHOIX ET INTERET DU SUJET .................................................................................. 10

 

0.6      METHODOLOGIE .......................................................................................................... 11

 

0.7      DELIMITATION DU TRAVAIL ..................................................................................... 12

 

0.8      CANEVAS DU TRAVAIL ................................................................................................ 12

 

CHAPITRE 1 : CADRE CONCEPTUEL ET THEORIQUE SUR LENTREPRENEURIAT

....................................................................................................................................................... 13

 

SECTION I. GENERALITES SUR LES PME......................................................................... 13

 

I.1. Définitions .............................................................................................................................. 13

 

I.2. Critères des PME .................................................................................................................. 14

 

I.3. Importance des PME ............................................................................................................ 15

 

I.4. Protection des PME............................................................................................................... 16

 

SECTION II. GENERALITES SUR LENTREPREUNARIAT ............................................ 18

 

II.1. Définition des concepts dentrepreneur et dentrepreneuriat ......................................... 18

 

II.2. Principales caractéristiques entrepreneuriales ................................................................ 21

 

II.3. Origine de lidée de projet .............................................................................................. 21

 

II.4.   Place de l’entrepreneur dans la société........................................................................... 22

 

II.5. Nécessite du développement de la mentalité entrepreneuriale ........................................ 23

 

SECTION III. GENERALITES SUR LENTREPRISE ......................................................... 24

 

III.1. Définitions ........................................................................................................................... 24

 

III.2. Caractéristiques de l’entreprise........................................................................................ 25

 

III.3. Sortes de marches de l'entreprise ..................................................................................... 26

 

III.4. Classification de l'entreprise ............................................................................................. 28

 

III.5. Les fonctions de l'entreprise.............................................................................................. 29


 

 

CHAPITRE II. PROBLEMATIQUE DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO ................................................................... 31

Section I. GENERALITES SUR LES PME CONGOLAISES ................................................ 31

 

I.1. Définitions .............................................................................................................................. 31

 

I.2. FORMES JURIDIQUES DUNE PME EN RDC .............................................................. 32

 

I.3. CATEGORISATION DES PME CONGOLAISES ........................................................... 33

 

I.4. La législation congolaise des PME....................................................................................... 35

 

CHAPITRE III. CREATION DES PME EN RDC : FOCUS SUR LA VILLE DE KINSHASA, LES DEFIS ET LES OPPORTUNITES............................................................. 43

 

SECTION I. PRESENTATION DE LA VILLE DE KINSHASA .......................................... 44

 

I.1. Aperçu historique.................................................................................................................. 44

 

I.2. Généralités ............................................................................................................................. 44

 

I.2.1. Hydrographie ..................................................................................................................... 45

 

I.2.2. Végétation et climat............................................................................................................ 45

 

SECTION II. DEFIS DE LENTREPRENEURIAT ................................................................ 48

 

II.1. La lutte contre le chômage et la pauvreté.......................................................................... 50

 

II.2. Accès au financement .......................................................................................................... 51

 

II.3. Les recouvrements des créances......................................................................................... 53

 

II.4. Lemplacement de lentreprise ........................................................................................... 54

 

II.5. Le faible pouvoir dachat des consommateurs.................................................................. 54

 

II.6. Manque du sérieux et de confiance dans le climat des affaires ....................................... 55

 

II.7. Le retard technologique ...................................................................................................... 56

 

II.8. Difficulté dans le recrutement du personnel qualifié ....................................................... 58

 

SECTION III. OPPORTUNITES DE LENTREPRENEURIAT........................................... 59

 

III.1. Coût faible des opérations et actes administratifs de création dentreprise ................. 61

 

III.2. Rapidité administrative des textes législatifs de création dentreprise en RDC........... 62

 

III.4. La psence des institutions spécialisées .......................................................................... 67

 

III.5. Le programme dappui au secteur pri ......................................................................... 70

 

III.6. La possibilité d’innover et dexploiter plusieurs domaines restés encore vierges ........ 72

 

III.7. La disponibilité d’une main dœuvre abondante et à bon marché ................................ 72

 

CONCLUSION GENERALE ..................................................................................................... 74

 

BIBLIOGRAPHIE ...................................................................................................................... 77

 

TABLE DES MATIERES........................................................................................................... 78

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