Bonjour, nous sommes le 18/10/2019 et il est 09 h 18.





DEDICACE

 

 

A mes très chers parents : Jeannot WINGENGA et Marie Claire WINGENGA ;

Pour votre détermination sans faille et votre soutien tous azimuts à ma formation universitaire ;

Que ce travail puisse constituer les prémisses d’une joie plus grande qui vous attend dans l’avenir.

 

WINGENGA MAKELA Weedy

REMERCIEMENTS

 

Le présent travail constitue le couronnement de notre cursus universitaire à l’Université Président Joseph Kasa-Vubu. Durant cinq ans, nous avons suivi une formation universitaire à la Faculté des Sciences Sociales, Administratives et Politiques, spécialement au Département des Relations Internationales laquelle s’est concrétisée, outre les enseignements, par la réalisation d’une recherche scientifique relative à notre domaine de formation et dont la dissertation entre vos mains en est le rapport scientifique.

Nous remercions de tout cœur le professeur TSHINANGA NGELU Pierre, Directeur de notre recherche, qui a bien voulu tolérer nos balbutiements de néophyte en matière de recherche scientifique, en acceptant de nous guider sur ce terrain mouvant du savoir. Nous sommes incapable de lui rendre pareil à ce qu’il a fait pour nous. Nous lui demandons humblement de recevoir, l’expression de notre profonde gratitude.

Il en est de même de notre Rapporteur, Monsieur le Chef de Travaux NSAMBA MBOYO Jean-Pierre, qui nous a patiemment encadré durant tout le temps de l’élaboration de ce travail. Qu’il trouve par ce texte, nos sentiments des remerciements.

Nous rendons également un vibrant hommage aux autorités académiques de notre Alma Mater qui ont mis à notre disposition les moyens matériels et humains rendant possible le déroulement des enseignements et de la recherche durant ce parcours universitaire. A cela, nous pensons à nos professeurs, Chefs et Travaux et Assistants qui, durant toutes ces années, ont éprouvé la passion pour leur métier combien noble et le désir sans relâche pour notre formation.

A nos bien aimés frères, sœurs, cousins et cousines, particulièrement Guy MAKELA et sa charmante épouse Belonie, Nicole WINGENGA, Israël Prince WINGENGA, Francis WINGENGA, Charlène WINGENGA, le couple Bona EPENDO et Charlène WINGENGA ;

 

 

Que nos condisciples de promotion, combattants infatigables, trouvent aussi ici, l’expression de notre amitié sincère. Nous nous sommes mutuellement encouragés et voici ce jour les fruits de ce réarmement moral réciproque.

Enfin, ils sont nombreux, ceux qui, de loin ou de près, matériellement, financièrement, ou moralement, nous ont apporté leur soutien. Que chacun de vous soit sincèrement remercié.

 

WINGENGA MAKELA Weddy


 

SIGLES ET ACRONYMES  

 

AFDL         : Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo

AMFI         : American Mineral Field Incororated

ANC           : Armée Nationale Congolaise

BDT           : Bassins de Développement Transfrontalier

CEPGL       : Communauté Economique des Pays des Grands Lacs

CICR          : Comité International de la Croix-Rouge

CIRGL       : Conférence Internationale de la Région des Grands Lacs

CMDP        : Comité Militaire pour la Défense du Peuple

CNDP        : Congrès National pour la Défense du Peuple

CNS           : Conférence Nationale Souveraine

CPN           : Comités Préparatoires Nationaux

CRP           : Comité Régional Préparatoire

EIC             : Etat Indépendant du Congo

EUFOR      : Forces Armées Européennes

FAR           : Forces Armées Rwandaises

FAZ            : Forces Armées Zaïroises

FPR            : Forces Patriotiques Rwandaises

FDLR         : Front Démocratique pour la Libération du Rwanda

IST             : Infections Sexuellement Transmissibles

M23           : Mouvement du 23 mars

MLC           : Mouvement de Libération du Congo

MPR           : Mouvement Populaire de la Révolution

MRND       : Mouvement Révolutionnaire National pour la Démocratie et le

                    Développement

MONUSCO : Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation

                    de la République Démocratique du Congo

NRA           : Armée Nationale de Résistance

ONG                    : Organisation Non Gouvernementale

ONU                    : Organisation des Nations Unies

PIB             : Produit Intérieur Brut

RDC           : République Démocratique du Congo

SADC        : Communauté pour le Développement de l’Afrique Australe

SFRD         : Fond Spécial pour la Reconstruction et le Développement

SNPC         : Synergie Nationale pour la Paix et la Concorde

UA             : Union Africaine

UEO           : Union de l’Europe Occidentale

UPJ            : Union Panafricaine de la Jeunesse

UNAR        : Union Nationale Rwandaise

UNESCO   : Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la

                    Culture

URSS         : Union des Républiques Sociales Soviétiques

VIH            : virus d’immuno déficience humain  

 


INTRODUCTION

1.      Présentation du sujet

 

Ce présent travail tente de cerner l’impact de la diplomatie congolaise dans la recherche d’une paix durable dans la région des Grands Lacs en général et en République Démocratique du Congo en particulier.

 

En effet, les génocides, les conflits armés, la prolifération des groupes armés, la recrudescence de conscience collective anime donc l’Etat congolais à mettre sur pied une diplomatie agissante à la mesure de la situation qui sévit la région. Sur ce, la diplomatie en tant qu’instrument indispensable de la politique extérieure qui consiste à rapprocher les points de vues divergents par le biais de la négociation semble être le moyen idéal pour arriver à la stabilisation et la consolidation d’une paix durable.

 

Certes, la République Démocratique du Congo a été pendant longtemps le théâtre de toute forme de violence surtout dans sa partie Est entredéchiré par des conflits armés générés par ses voisins frontaliers en l’occurrence le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi. Ainsi, face à cette situation, il appartient au gouvernement de la République Démocratique du Congo de mener une série d’actions diplomatiques conséquentes allant dans le sens de mettre fin à ces atrocités qui mettent en mal la paix dans la région des Grands Lacs et entrave le processus de développement de toute l’étendue de la République Démocratique du Congo.

 

Il est évident que la diplomatie congolaise aurait été d’un apport inestimable pour la stabilisation et la consolidation de la paix dans la Région et en République Démocratique du Congo, même si beaucoup d’efforts méritent encore d’être entrepris pour un règlement global de la crise dans la région des Grands Lacs Africaines.

 

Ainsi, il convient de signaler aussi que le Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement a été conçu et voulu par la volonté des Etats signataires comme un traité international pouvant conduire à un règlement durable de la crise dans la sous-région des Grand Lacs Africains ([1]). Mais il faudrait noter que seul les accords ne suffisent pas pour résoudre les conflits, il faut une volonté politique des décideurs politiques des Etats membres de la CIRGL mais aussi d’une forte implication de la communauté internationale pour la pacification globale de la région.

 

Sur ce, la spécificité de ce travail est d’une approche sociologique et anthropologique dans la résolution des crises. Nous estimons qu’une connaissance des hommes, une compréhension de leurs habitudes, de leurs préjugés, de tous leurs univers socioculturels contribuera à la recherche d’une paix durable dans la région des Grands Lacs  africains ([2]).

 

Ce faisant, c’est dans cette optique que nous apprécions l’impact de la diplomatie congolaise dans la recherche de la paix en tenant compte des facteurs géoculturels comme élément de stabilité de la région. En fait, cet aspect sociologique de ce travail n’est qu’une invitation au débat, à une réflexion dans la perspective de recherche d’une paix durable dans la sous-région des Grands Lacs et plus particulièrement dans l’espace ex-Congo belge et Rwanda-Urundi.


 

2.      Problématique

 

La problématique est conçue comme « ce qui permet une interrogation systématique des aspects des réalités comme un ensemble des problèmes autour de la réalité à découvrir et à expliquer ([3]). Nous retiendrons à ce propos que la problématique désigne un ensemble d’idées qui spécifient la position du problème suscité par le sujet d’étude. Toute bonne problématique part d’un Etat de la question sur des hypothèses. Cette étape s’avère indispensable dans la mesure où, comme le note Jacques Chevrier, elle confère à la recherche « ses assises, son sens et sa portée ». L’auteur précise à ce propos que présenter la problématique d’une étude signifie répondre à la question pourquoi avons-nous besoin de réaliser la présente recherche et à connaître les résultats qu’elle pose ? ».

 

Au regard de ce qui précède, la présente suscite les interrogations ci-après :

§  Quel est l’impact de la diplomatie congolaise sur la stabilité de la République Démocratique du Congo et dans la région des Grands lacs ?

§   Quelles sont les causes de l’instabilité dans la région des Grands lacs africains ?

§  Quelles seraient des nouvelles perspectives de la diplomatie congolaise dans la région des Grands Lacs africains ?

 

C’est autour de ces questions que s’articule l’ossature de la présente étude dont nous alignons des réponses à titre d’hypothèses.

 

 

 


 

3.      Hypothèse du travail

 

L’hypothèse dans le langage courant évoque la présomption que l’on peut construire autour d’un problème donné

Selon PINTO et GRAWITZ dans leur ouvrage méthode des sciences sociales, ces deux auteurs renseignent que : « tout chercheur doit en effet présupposer au départ un point de vue ; lequel constitue ce qu’on appelle le concept opérationnel ou hypothèse de travail » ([4]).

La définition de REZSOHAZY nous parait plus explicite et la plus couramment citée dans les travaux des sciences sociales : pour lui ; l’hypothèse cherche à rétablir une vision provisoire du problème soulevé en évoquant la relation supposée entre les faits sociaux dont le rapport constitue le problème et en indiquant la nature de ce rapport ([5]).

 

Ainsi anticipativement, il convient de dire que la diplomatie congolaise a un impact significatif dans le processus de paix et la stabilisation même de la sous-région des Grands Lacs africains. La RDC participe activement ans tous les sommets tant au niveau sous-régional, régional qu’international pour la consolidation d’une paix durable dans les Grands Lacs.

Concernant les causes, il sied de noter que juxtaposition des causes endogènes et exogènes sont à la base de l’instabilité dans la région des Grands Lacs africains, c'est-à-dire les causes liées à la mauvaise gouvernance au niveau interne dont il faut ajouter les conflits ethniques, mais aussi la convoitise extérieure des puissances étrangères sont des principales causes à la base des conflits et de l’instabilité dans la région des Grands Lacs africains.

 

Enfin, des nouvelles perspectives de la diplomatie congolaise dans la région des Grands Lacs devraient militer pour la promotion de bonnes relations entre les peuples, fondées sur la sincérité, l’honnêteté et la fraternité, permettant ainsi nécessairement le raffermissement des intérêts des Etats en présence.

 

La bonne coopération mutuelle, dans un esprit de dialogue franc, sans idées préconçues, le respect de l’autre, contribue sans doute à renforcer les liens de coopération entre les peuples et les Etats.

4.      Choix et intérêt du sujet

 

L’étude d’un travail scientifique dans un domaine donné, nécessite un choix judicieux des phénomènes d’actualités qui restent sans solution depuis une certaine époque. Subsidiairement au choix que l’auteur porte sur un sujet, tout travail scientifique doit afficher, d’une manière claire, l’intérêt qu’il porte dans sa réalisation.

 

L’intérêt que nous portons sur ce sujet s’explique en trois volets :

·        D’abord du point de vue scientifique ou théorique, il sera question de démontrer ici la portée de la diplomatie qui constitue dans le cadre des enseignements en Relations Internationales un concept clé étant conçu comme un art de conduire des négociations internationales en temps de paix comme en temps de guerre en lieu et place des démonstrations de force.

·        D’un point de vue pratique, nous estimons que le présent travail peut être d’un apport significatif pour l’Etat congolais à travers son organe diplomatique, en l’occurrence le Ministère des Affaires Etrangères qui pourra s’en approprier afin de conduire à bon port ces actions.

·        Enfin, l’intérêt personnel que nous portons à ce sujet se justifie par le fait que la présente étude nous permet d’avoir une idée globale sur la problématique de l’instabilité dans la sous-région des Grands Lacs et de ce fait, concilier l’action diplomatique aux valeurs africaines fondées sur la culture.

5.      Méthodologie du travail

 

La méthodologie de travail désigne l’ensemble de méthodes et techniques de recherche auquel le chercheur fait recours.

 

a.     Méthodes

 

Selon Madeleine Grawitz, le concept méthode renvoie à un ensemble d’opérations intellectuelles, par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu’elles poursuit, les démontre et les vérifie ([6]).

 

Dans le cadre de ce travail, nous avons recouru à la méthode historique, laquelle nous a permis de faire une rétrospective sur le passé pour mieux appréhender les principales causes à la base de l’instabilité dans la sous-région des Grands Lacs en général et la RDC en particulier.

 

Cette méthode a été épaulée par la méthode structuro-fonctionnaliste, laquelle nous a permis à mieux comprendre les organes et les mécanismes de fonctionnement de la diplomatie dans la réalisation de ses objectifs tournés vers la stabilisation et la consolidation d’une paix durable dans la région des Grands Lacs africains.

 

b.    Techniques

 

Par technique, nous attendons l’ensemble des procédés exploités par le chercheur dans la phase de collecte des données.

Selon Goode William, les techniques sont des « outils utilisés dans la collecte des informations chiffrées ou non qui devront, plus tard être soumises à l’interprétation et à l’explication grâce aux méthodes » ([7]).

 

Dans le cadre de ce travail, nous avons fait recours à la technique documentaire laquelle nous a permis de consulter les ouvrages, les articles de revue ainsi que l’outil Internet.

6.      Délimitation du sujet

 

Dans toute démarche scientifique, il est toutefois nécessaire de procéder à un découpage de la réalité. En effet, il est pratiquement impossible de parcourir tous les éléments jusqu’aux extrêmes limites de la terre et jusqu’au début du temps. C’est dans cette optique que nous avons circonscrit notre sujet dans le temps et dans l’espace.

 

a.     Dans le temps

 

Notre étude s’étend de 2006 à 2013. La borne inférieure coïncide avec la signature et l’adoption du pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lacs dont la RDC est partie prenante et s’engage de ce fait à promouvoir la paix dans la région.

La borne supérieure marque la tenue du forum des parlementaires de la conférence internationale sur la région des Grands Lacs et les pourparlers de Kampala ainsi que la signature finale du pacte de Nairobi mettant fin aux pourparlers de Kampala et à l’existence de M23 comme force négative.

 

b.    Dans l’espace

 

Le champ d’actions, ce travail reste la République Démocratique du Congo, zone secouée par des différentes formes des violences lesquelles n’ont pas laissé inerte la diplomatie congolaise. Mais aussi la région des Grands Lacs africains dans son ensemble, car le développement de la région dépend de la capacité à rétablir la paix en République Démocratique du Congo.

 

c.      Difficultés rencontrées

Tout au long de cette étude, nous avons rencontré des difficultés d’ordres divers : matérielles, financières ainsi que celles liées à la santé. Certes, la carence des bibliothèques a fait l’objet de notre inquiétude et encore par son accès difficile parce que très coûteux. Il faudrait noter aussi les difficultés liées à la collecte des données sur terrain qui nécessitait une approche consultative des différentes tendances ou groupes d’individus dans la recherche de la résolution de crise dans la région des Grands Lacs.

Enfin, étant humain, le corps a naturellement cédé à des malaises qui ont impactés sur le processus de notre travail. Mais avec l’aide de Dieu tout puissant ainsi que notre ferme détermination, nous avons pu atteindre notre objectif.

7.      Plan sommaire

 

Outre l’introduction et la conclusion, notre travail est subdivisé en trois chapitres :

-         Le premier brosse les considérations générales de l’étude. A ce stade, nous avons essayé de définir quelques concepts de base d’une part et d’autre part, la présentation de la sous-région des Grands Lacs ;

-         Le deuxième quant à lui, analyse la diplomatie congolaise. Ainsi tour à tour, nous avons examiné ses facteurs déterminants et principes directeurs, ainsi que ses principaux acteurs et différentes étapes qui caractérisent la diplomatie congolaise ;

-         Le troisième et dernier chapitre est axé sur la diplomatie congolaise et la stabilisation de la sous-région des Grands Lacs africains. Ici, nous avions cerné les causes à la base de l’instabilité tout en appréciant à sa juste valeur, l’apport de la diplomatie congolaise dans la gestion des crises et la consolidation d’une paix durable dans la région ainsi que les principaux défis à relever mais en ouvrant des perspectives prometteuses pour un avenir radieux de la diplomatie congolaise dans les Grands Lacs.


 

CHAPITRE I : CONSIDERATIONS GENERALES

 

Ce chapitre analyse les concepts opératoires, les concepts connexes et procède à une présentation de la sous-région des Grands Lacs africains.

Section 1 : Analyse conceptuelle

 

Il est un impératif pour nous de définir les concepts opératoires de l’étude afin leurs donner une acception claire et nette tout au long de ce travail.

§1. Concepts de base de l’étude

 

Ici, nous analysons les concepts clés qui justifient l’intitulé même  de cette étude. Il s’agit des concepts diplomatie, stabilité/stabilisation et le terme Grands Lacs.

1.     La diplomatie

 

Plusieurs auteurs ont tenté de définir le concept « diplomatie ». Mais nous avons retenu les définitions qui sont particulièrement significatives autant qu’elles émanent des auteurs éminents : Sir Ernest Satow, Pradier Fodere, Martens et Henry Kissinger.

 

Ainsi, Sir Ernest Satow écrivait que la diplomatie est « l’application de l’intelligence et du tact à la direction des relations officielles entre Etats ». Elle a pour but de concilier les intérêts du pays du diplomate à ceux du pays où il est accrédité, de maintenir haut l’honneur de sa patrie et de cultiver une mentalité internationale ([8]).

 

Pour Pradier Fodere, « la diplomatie est l’art de représenter le gouvernement et les intérêts de son pays auprès des gouvernements étrangers, de veiller à ce que les droits, les intérêts, la dignité de sa patrie ne soient pas méconnus au dehors, d’administrer les affaires internationales et de diriger conformément aux instructions reçues les négociations diplomatiques » ([9]).

 

D’après Martens, « la diplomatie est la science des relations extérieures des Etats, et dans le sens le plus précis, la science ou l’art de la négociation » ([10]).

 

Il faut noter que de la confrontation de ces trois définitions, il résulte que la diplomatie ne peut naître et s’exercer que si trois conditions sont réalisées par des : D’abord l’existence des Etats, ensuite des intérêts à défendre d’où l’impérieuse nécessité pour les Etats de nouer les relations diplomatiques.

 

L’Oxgford English Dictionnary reprend ces trois éléments quand il définit la diplomatie comme la conduite des relations internationales (Etats) par voie de négociation, la manière dont ces relations sont réglées par les ambassades et les envoyés, l’activité ou l’art du diplomate.

 

Cette définition est pleinement satisfaisante ; elle a sur les précédentes le mérite de souligner le caractère scientifique de cette discipline : son exercice est soumis à un certain nombre de règles particulières, mais leur utilisation est si délicate que le diplomate doit joindre aux connaissances dus avant, les qualités personnelles et une certaine lucidité s’agissant des actions à mener pour la défense de l’intérêt national.

 

Henry Kissinger pour sa part, appuie la thèse de l’Oxford English Dictionnary lorsqu’il écrit : « Dans son acception classique, la diplomatie consiste à rapprocher des points de vue divergent par le biais de la négociation ([11]).  En d’autres termes, la diplomatie se réfère aux procédés et aux mécanismes par lesquels les négociations sont menées.

 

Au regard de toutes les définitions explicitées par ces différents auteurs, nous retenons que la diplomatie est la mise en œuvre de la politique étrangère par l’intermédiaire des diplomates.

Un diplomate est une personne impliquée dans la diplomatie. C’est une pratique de négociation entre les personnes, les groupes ou les actions en réglant un problème sans violence. Utilisée formellement, elle se rapporte habituellement à la diplomatie internationale, la conduite des relations internationales par l’entremise (habituellement) de diplomates professionnels ([12]).

2.     Stabilité / stabilisation

 

De sa conception latine « stabilitas » qui signifie « station », ce qui est statique, encadré, c’est le caractère de ce qui tend à demeurer dans le même état : c’est l’état de ce qui est stable, qui ne peut changer ou disparaître ([13]).

 

Dans leurs rapports, les Etats veulent rechercher ensemble la paix dans la région où la crise persiste depuis un certain temps, par la considération de la souveraineté nationale, par l’accroissement de la prospérité économique et par la promotion de la solidarité africaine. C’est à ces fins qu’ils ont ému un instrument juridique international se basant sur les différents protocoles : la non-agression, la défense mutuelle et la résolution pacifique des différends… Cependant, il faut qu’ils comprennent que la stabilité recherchée dans la région ne peut se concevoir que par la situation de paix en RDC comme moteur de stabilité régionale.

 

La stabilisation quant à elle vient du verbe « stabiliser » qui désigne une action ou la manière de stabiliser les institutions politiques ([14]).

La stabilisation de la région des Grands Lacs est la condition ultime qui permet donc aux Etats membres d’avoir un poids diplomatique certain dans les instances internationales.

3.     Le terme Grands Lacs

 

Il a été employé par des explorateurs comme les Anglais Richard Francis BURTON (1821 – 1890) et John ROWLANDS et Henry MORTON STANLEY (1841 – 1904), lancés à la recherche des sources du Nil. Puis cette expression a disparu au profit de celle d’Afrique « inter lacustre », les lacs Tanganyika (Tanzanie, RDC, Zambie), Victoria (Kenya, Ouganda, Tanzanie), Malawi (Malawi, Mozambique), Turkana (Ethiopie, Kenya), Albert (RDC, Ouganda), Kivu (RDC, Rwanda) et Kyoga (Ouganda) ; la traduction littérale d’une expression allemande, c’est avec le colloque organisé à Bujumbura en  septembre 1979, consacré à la « civilisation ancienne des peuples des Grands Lacs » que  cette expression a connue un regain de  faveur pour désigner l’ensemble composé par la Tanzanie, l’Ouganda, le Congo, le Rwanda et le Burundi.

 

Le terme « inter – lacustre », en effet, était impropre. Il évoquait une image aquatique, très éloignée de la réalité géographique de cette région, dominée par la montagne. Une entité géographique caractérisée par un relief accidenté ; une densité, une densité humaine élevée et une assez grande proximité culturelle, notamment linguistique. Au sein des sociétés culturellement homogènes, l’ethnie est devenue un facteur dé déchirement.

§2. Concepts connexes de l’étude

 

Ce sont des concepts qui n’apparaissent pas directement à l’intitulé du travail, mais qui sont étroitement liés aux concepts clés de l’étude et sont importants dans la compréhension de notre étude.

1.     Politique étrangère

 

Au préalable, il faut retenir qu’en sociologie politique, nous faisons une distinction importante entre la diplomatie et la politique étrangère, même si elles sont étroitement liées, complémentaires et indispensables l’une et l’autre.

 

Certes, la politique étrangère correspond aux choix stratégiques et politiques des plus hautes autorités de l’Etat. En RDC, elle relève du Chef de l’Etat, du Premier Ministre et du Ministre des Affaires Etrangères et Coopération Internationale.

2.     Politique internationale

 

Elle l’ensemble des points de vue des différents acteurs qui structurent la vie internationale.

3.     Sécurité

 

En son sens restreint, elle est comprise  comme étant « la situation d’un état dans lequel on n’est exposé au danger, d’une tranquillité d’esprit inspirée par la confiance, par le sentiment de ne pas se sentir menacé ; d’un dispositif empêchant la mise en marche intempestive d’un mécanisme nuisible ».

 

Dans sa perception, la sécurité présente des dimensions qui se diffèrent par leurs approches dans les secteurs sociaux ([15]):

-         La sécurité alimentaire, relative à la disponibilité de la nourriture en qualité et en quantité suffisante ;

-         La sécurité économique, relation au niveau de  de son assurée et stable d’une communauté ;

-         La sécurité informatique, relation aux ressources matérielles et logicielles d’une organisation dans le cadre prévu (l’intégrité, la confidentialité, la disponibilité et la non répudiation) ;

-         La sécurité humaine, relative à la politique étrangère axée sur les personnes en mettant en évidence les liens complexes et souvent ignorés qui existent ;

-         La sécurité sanitaire relative  à la sureté qui doit être accordée à tous les produits et activités nécessaires à la préservation de la santé ;

-         La sécurité sociale, relative à la protection sociale grâce à une série de mesures publiques en raison de la surveillance d’un risque social (maladie, accident de travail, chômage, …) ;

-         La sécurité nationale et internationale.

 

La première est relative  à la capacité d’une nation à poursuivre avec succès ses intérêts nationaux tels qu’elle les voit. C’est la capacité de résister à toute agression étrangères ;

La seconde est relative à la convergence et à l’agréation des intérêts étatiques autour de risques communs. C’est la capacité de préservation de l’autonomie de l’identité et de l’intégrité fonctionnelle des Etats.

 

Ce décorticage nous a servi de comprendre et cerner le champ qui intéresse notre étude. de cela, les sécurités humaines, nationales et internationales sont d’une importance majeure dans le cadre de cette étude parce que reconnaissant que la stabilité durable est impossible tant que ces dimensions ne sont pas protégées des menaces d’atteintes


 

4.     Insécurité

 

Plusieurs auteurs ont tenté de définir le concept « insécurité », mais nous allons plus nous atteler sur ce que nous offre le dictionnaire Oxford Dictionnary qui définit l’insécurité comme la situation d’une personne physique ou morale qui vit la crainte du lendemain. Il faudrait noter que l’insécurité est comprise dans toutes ces dimensions : politique, économique, sociale et sécuritaire.

Section 2 : Présentation de la sous-région des Grands Lacs africains

§1. Situation géographique

 

Cette région d’Afrique située entre l’Afrique centrale et de l’Est un espace géographique qu’il n’est pas facile de circonscrire. Cette région est en effet parfois confondue avec l’Afrique centrale, bien que cela ne concerne pas les mêmes pays. L’Ouganda est considéré comme faisant partie de l’Afrique de l’Est et parfois même le Burundi et le Rwanda qui sont à la frontière de deux régions. Le Kenya (Afrique de l’Est boutant le lac Victoria et la Tanzanie (Afrique australe) boutant le lac Tanganyika ne sont pas toujours considérés comme faisant partie des Grands Lacs, de même que les pays situés autour du lac Malawi (Malawi, Mozambique et Zambie) mais qui font partie de la région des Grands Lacs.

§2. Les Etats de la sous-région des Grands Lacs africains

 

Il est judicieux de rappeler que le terme « Afrique des Grands Lacs » a refait surface en 1979 à la faveur d’un colloque organisé à Bujumbura (capitale du Burundi), consacré à la civilisation ancienne des peuples des Grands Lacs », et désignant un ensemble composé de la Tanzanie, l’Ouganda, la RDC (République Démocratique du Congo, ex-Zaïre), la Burundi et le Rwanda.

 

Notons que ce colloque avait été tenu trois années après la création de la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) le 20 septembre 1976 à Gisenyi (ville frontière entre la RDC et le Rwanda), en l’occurrence composé de trois pays, le Burundi, le Zaïre (ancienne appellation de la RDC), et le Rwanda. Avec la mise en pace de la CIRGL (Conférence internationale sur la région des grandes lacs) dont l’inauguration officielle de secrétariat exécutif s’est tenue à Bujumbura en mai 2007. Cette région s’est politique étendu à douze Etats que sont : l’Angola, le Burundi, le Congo Brazzaville, La RDC, la RCA, l’Ouganda, le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie, la Zambie et le Soudan.

§3. Les caractéristiques communes des Etats de la sous-région des Grands Lacs africains.

a.     Sur le plan Politique

 

Nous nous limiterons dans étude à trois pays que sont la RDC, le Burundi et le Rwanda et ce sur le plan linguistique. Les langues parlées par les habitants de cet ensemble appartiennent à une sous-famille des langues bantoues que sont notamment le Kirundi (Burundi), le Kinga (Rwanda). La seconde découle de la première est que l’ethnie est devenue un facteur de déchirement et correspond à un phénomène social héréditaire (éleveurs contre agriculteurs).

 

Le dévoiement de cette conception a laissé la place à un « sentiment catégorial racial’ qui s’est rapidement cristallisé. La troisième raison est que ces Etats servent de repères de base qui rendent comptent des formes d’expression de la violence, des différents acteurs (groupes ethniques), groupes d’intérêt politique, Etats notamment), de leurs motivation, des mécanismes et des différents réseaux transfrontaliers qui ont mondialisé cette crise.

 

Par ailleurs, la division entre francophones et anglophones a marqué la région. En effet, le Burundi et le Rwanda ont été des colonies allemandes puis belges, la RDC après avoir été une possession de roi belge Léopold II. A été par la suite une colonie belge. Certes, ces trois pays ont  une histoire post coloniale (depuis les indépendances des années 1960) marquée par des déchirements et tensions. Rappelons pour le Burundi  ces massacres de 1972, l’élection puis l’assassinat de Melchior Ndadaye en 1993, l’alternance politique pacifique hutu/Tutsi de Pierre Buyoya et Domitien Ndayizeye résultant d’accords de paix après 2000 et l’élection de Pierre Nkurunziza en août 2005  aujourd’hui  empêtré dans une crise politique. Pour ce qui est de la RDC ; signalons l’assassinat de Patrice Lumumba en 1961, la longue dictature de Pouvoir de Mobutu (1965-1997), la première guerre du Congo en 1998, (qui a évincé Mobutu du pouvoir) et la deuxième guerre (1998-2002). Pour ce qui est du Rwanda, citons l’exil des Tutsis ; les Républiques hutu de Grégoire Kanyibanda et Juvénal Habyarimana, le génocide de 1994 et la gouvernance de Paul Kagame ; l’actuel Président du pays.

 

Cependant, le tableau politique de ces trois pays de la région reste sombre car marqué  par le désir acharné de pouvoir de ces dirigeants qui ne laissent pas la place à une alternance Démocratique, par diverses formes d’assassinat de chefs d’Etats facteurs déclencheur d’instabilité, des coups d’Etats etc.

b. Sur le plan économique

 

Les Etats de la région des Grands Lacs plus précisément le Rwanda, le Burundi et la RDC présentent les mêmes réalités économiques et  sociales. Tous ces Etats demeurent jusqu’à lors dans le sous-développement ([16]).

 

L’appauvrissement des populations est une autre source d’inquiétude. En effet, ces pays ont un indice de développement humain très bas (exception faite du Rwanda aujourd’hui) et les populations souffrent de frustration laquelle est source de tensions sociales. L’échec de politiques de développement, la marginalisation de la majorité de la population, la destruction des infrastructures économiques et sociales par les conflits armés ont réduit l’accès que service sociaux de base. Ces données  ont fragilisé les fondements économiques du développement urbain, faisant des populations démunies les proies faciles des manipulations des politiciens, parfois même des mouvements rebelles.

 

Il faudrait noter que les implications de ces conflits dans les Grands Lacs sont économiques, sociales et politiques.

c. Sur le plan sécuritaire.

 

Depuis un certain moment, cette région (circonscrite aux trois pays cités dans cette étude) constitue ainsi une zone de tempête de l’Afrique par sont instabilité chronique. Malgré les multiples tentatives forts louables de la diplomatie congolaise dans le cadre bilatéral et multilatéral au sein des organisations internationales telle que l’ONU, l’UA, la CIRGL etc. la situation sécuritaire de la région des Grands Lacs ne retrouve pas sa sérénité permanente ([17]).

 

L’afflux des réfugiés Rwandais aux frontières en 1996 (aujourd’hui RDC) a crée un climat de violence dans les régions frontalières Rwando-Congolaises.  La création de la peur comme impératif d’une économie de la violence, ces données attestent du caractère dynamique des conflits malgré des tentatives de résolution par des négociations de cessez-le-feu ([18]).

En effet, dans ces trois pays, des efforts de pacification ont été entrepris dans les années 1990. Seul celui du Rwanda a donné lieu à des accords de paix, ce ne fut pas le cas pour le Burundi et le Zaïre (actuel RDC).

CHAPITRE II. ANALYSE DE LA DIPLOMATIE CONGOLAISE

 

Dans ce second chapitre, il est question d’abord de cerner les facteurs déterminants et les principes directeurs de la diplomatie congolaise. Ensuite, examiner les principaux acteurs et les différentes étapes qui ont marqué ladite diplomatie.

Section1. Facteurs et principes directeurs de la diplomatie congolaise

§1. Les facteurs déterminant de la diplomatie congolaise

 

Ces facteurs sont d’ordre interne et externe.

1.1.         Facteurs internes.

1.     La démographie

 

Nous affirmons que «  le capital humain joue un rôle important dans les politiques Nationales et dans la politique mondiale… » Ainsi, donc, la population de la RDC est aujourd’hui estimée à près de 54 millions d’habitants, situé au 4ème rang des pays Africains avec une densité de 22 ; 4 hab/Km.

 

La démographie de la RDC essentiellement constituée d’une population inégalement repartie, jeune à croissance rapide, essentiellement rural mais nourrissant un fort exode rural ; et une population  urbaine en plein essor mais fortement concentrée dans les chefs lieux de provinces et dans le ville minières.

Il existe un lien étroit entre  développement et démographie, et cela dépendant non seulement de la quantité, mais aussi de la qualité de la population dont il est question. Pour  sa part, la population congolaise pourrait constituer un champ d’œuvre pour la production économique du pays et peut fournir des personnels de haute qualité pour la gestion des affaires publiques, car aujourd’hui on l’estime avec un taux d’alphabétisation d’environ 62 ;7% (en 2003). Elle revêt d’un enjeu important dans la dynamique offensive et défensive de la RDC  c’est-à-dire permettant d’avoir une armée nationale forte avec un effectif pouvant garantir une sécurité effective.

 

2. La géographie

 

Dans l’exercice de leurs fonctions, les diplomates congolais tiennent compte des objets relatifs aux exigences qui découlent et de la géographie continentale et de l’immensité territoriale.

 

Avec une dimension superficielle de près de 2.345.000Km² au cœur du continent africain, le Congo apparait comme un moteur de par sa position stratégique tant sur le plan africain, que sur l’échiquier mondiale. C’est  dans ce sens que nombreux auteurs soutiennent que, grâce à sa position centrale et à l’….. de sa superficie, deuxième après le soudan, notre pays est appelé à jouer un rôle important dans les relations internationale du continent africain.

 

Ainsi, KABENGELE DIBWE pour sa part estime en effet que la RDC peut jouer un rôle important dans l’intégration économique et politique aussi bien en Afrique centrale que dans l’ensemble du contient ([19]).

 

Il nous faut dire que la configuration géographique de la RDC, lui est favorable et lui permet de jouir d’un statut régional privilégié et d’être à cet effet un capable des convergences diplomatiques, mais aussi de pouvoir jouer le rôle de médiateur dans plusieurs conflits en Afrique.

 

A ce titre, BANYAKU LUAPE relève que le Congo étant actif dans tous les conflits de la région et il en tirerait des dividendes diplomatiques ([20]). Il en fut le cas dans la longue  guerre d’Angola et la Mozambique entre les conflits pro-marxiste et les fractions rebelles armées, dans les conflits interethniques au Rwanda, au Burundi ; en Ouganda et au Soudan,  ou encore dans les conflits internationaux intermétalliques entre le Tchad et la Libye.

3. L’économie

 

D’après Siridou Diallo, les superpuissances de l’an 2000 auront trois dénominateurs communs : un territoire aux dimensions d’un continent, des ressources naturelles aussi énormes que variées, une population confiée et tenue par la volonté de vaincre le sous-développement ([21]). Au regard de ce qui précède, la RDC renfermant les trois dénominateurs est considérée comme une puissance économique à cause de ses multiples ressources naturelles.

 

En effet, la RDC renferme d’importantes richesses minières, notamment le cuivre, le cobalt, l’étain, le diamant, l’or, le pétrole, etc.  ainsi que des ressources forestières précieuses et variées et un potentiel hydroélectrique de grande envergure.

 

L’importance de ces matières premières est fondamentale pour les économies de nos partenaires, particulièrement du Nord. L’accès et le contrôle de ces gisements sont l’une des raisons déterminantes de la présence des pays occidentaux comme la Belgique, la France, les USA, etc. au Congo, c’est dans ce cadre que le Congo  est devenu un enjeu des puissances étrangères en même temps qu’un enjeu géopolitique en Afrique.

 

La politique étrangère d’un Etat ayant comme objectif premier, la recherche de l’intérêt général, la RDC devra orienter sa diplomatie en tenant compte de la valeur qu’attache ces différents Etats, cité ci-haut et autres partenaires, sur le facteur économique congolais, en vue de réaliser en son tour son intérêt, celui d’atteindre un développement socio-économique.

 

Il est évident que le littoral congolais n’est long que de 37km. Il est relié à l’intérieur par un étroit couloir qui constitue la seule porte d’entrée et de sortie sur l’océan Atlantique. Cet état de fait constitue un handicap sur le plan économique pour la RDC, car elle doit recourir aux voies d’évacuation extérieures, notamment celles de ces neuf pays voisins et occasionnant par ce fait des sorties de devises. C’est ainsi que le Congo doit développer une politique extérieure de bon voisinage, appliquée au travers de sa diplomatie. 

1.2.                    Les facteurs externes :

 

Ils sont institués par les facteurs propres à l’environnement de l’Etat, c'est-à-dire le système international et l’action d’autres Etats ([22]).

 

Ainsi, ces déterminants ou facteurs jouent un rôle majeur dans la politique étrangère et surtout dans la prise de décisions.

 

C’est dans ce cadre que le processus décisionnel prend en compte les déterminants de la politique extérieure. Il faut ajouter une perspective dynamique, mettant l’accent sur le processus décisionnel à travers lequel ces facteurs interviennent.

§2. Principes directeurs de la diplomatie

 

 Il nous est d’un grand intérêt de comprendre la philosophie  spécifique qui oriente notre politique extérieure et détermine la prise de décision par les autorités congolaises, en faisant des analyses de certains principes ancrés de l’historique de sa diplomatie depuis la première, la deuxième, la transition et la troisième République.


 

1.  Sous la première République

 

Après son adhésion à l’ONU, la RDC fit sienne les cinq principes de coexistence pacifique édictés par cette organisation Internationales codifiés par une importante Déclaration des Nations Unies ? En date du 24 octobre 1970 et aussi dans la Résolution Etats aux régimes socio-politiques opposés, à savoir :

-         Egalité souveraine des Etats.

-         Règlement pacifique des différends internationaux ;

-         Non recours à la force ;

-         Non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats.

 

Ces principes ont permis à la RDC de sauvegarder son unité nationale et d’établir les relations amicales avec les autres Etats constituant la communauté.

2.     Sous la deuxième République

 

La diplomatie congolaise était basée autour de cinq principes suivant

-         L’ouverture au monde :

 

C’est la possibilité accordée par la République du Zaïre à tous les Etats du monde d’entrer en contact- avec elle sous tenir compte de leur système politique ou de leur opinion idéologique. C’est le principe de porte ouverte.

 

-         La vocation africaine :

 

La République du Zaïre s’est fait le défenseur de la cause et des intérêts du continent africain. Elle a soutenu par cette politique les mouvements de libération et a appuyé l’intérêt territorial des africains menacés par l’extérieure.

 


 

-         La politique de bon voisinage :

 

C’est la politique de la sécurité frontalière avec ses voisins que la République du Zaïre avait développé pour stabiliser ses relations avec les pays limitrophes.

 

-         La politique du recours à l’authenticité :

 

Ce principe a permis au Zaïre de promouvoir et d’enrichir ses valeurs  nationales aux expositions et symposiums internationaux. La pratique traditionnelle avait caractérisé cette diplomatie.

 

-         Le Neutralisme positif et non-ingérence :

 

La République du Zaïre a utilisé ce principe dans ces relations extérieures pour ne pas s’engager dans la politique de l’une des grandes puissances suite à sa situation du membre des pays non alignés. Mais en réalité, elle était alignée au bloc des pays capitalistes, chose que témoigne Monsieur Achille BONDO dans son article publié dans le journal le potentiel : «  en 1960, avec le vent des indépendances qui a soufflé le contient  africain, le contrôle du pouvoir politique dans les nouveaux Etats africains était une préoccupation majeure pour les protagonistes de la guerre froide.

 

Devant la tendance croissante des Etats d’Afrique Centrale nouvellement indépendants à s’aligner sur l’idéologie communiste, la préoccupation du camp capitaliste était la recherche d’un allié devant constituer le verrou empêchant que toute l’Afrique  Centrale ne bascule pas dans le camp communiste.

 

Ces enjeux sont à la base de l’assassinat du première ministre congolais Patrice Lumumba accusé par le camp capitaliste de penchant communiste. Ils sont également à la base du coup d’Etat qui a amené le Président Mobutu au pouvoir. Pendant son long règne, ce dernier a servi comme allié et agent de la politique étrangère de camp capitaliste en Afrique Centrale ([23]).

 

3.     Sous la période de la transition (1990-1997)

 

C’est la continuité sur le plan de la prise de décision et de l’action extérieure de la deuxième République sont restés les mêmes ; seulement que la gestion de cette politique extérieure était devenue un domaine de collaboration en vertu de l’acte constitutionnel de la transition du 24 avril 1994.

 

4.     Sous la période de la reconstruction nationale (1997-2001)

 

C’est la chute du gouvernement du Président Mobutu et de sa diplomatie. Les nouvelles autorités du gouvernement du salut Public ont choisi le changement de la politique extérieure. De ce fait, cinq principes sont à la base de l’action extérieure de la RDC.

 

1. Le neutralisme

 

Il est défini comme «l’une des manières par lesquelles les individus s’identifient à des groupes »([24]). Ensuite généralement comme «  une exaltation du sentiment national, l’affrontement passionné à la nation à laquelle on appartient, accompagné parfois de xénophobie et d’une volonté de réaliser l’indépendance de leur nation en la libérant de la domination étrangère ([25]).

 

Ce principe est reconnu pour la RDC en quatre périodes, à savoir :

-         A la période de la découverte du fleuve Congo (1492 à 1885), le nationalisme a permis la prévention de l’intégrité territoriale de la RDC ;

-         A la période de la conférence de Berlin de 1885, ce principe à la résistance des autochtones contre la pratique des travaux forcés et l’expropriation des terres instaurées par l’Administration de l’EIC ;

-         A la période de la création du Congo-belge (1908) 1856) , ce principe a permis les réactions directes contre les colonisateurs à travers tout le pays ;

-         A la période qui va de 1956 à 1960, c’est l’affrontement au pouvoir colonial, il a occasionné la tenue en juillet 1956 du manifeste de la conscience africaine.

 

Ce principe a permis à la défense de l’intérêt national de la RDC cette défense se manifeste aujourd’hui par le patriotisme ardent qui devient une philosophie de la politique extérieure en luttant contre les valeurs négatives des civilisations étrangères.

 

Selon YEZI PYAMA. Le rôle principal du nationalisme congolais dans les relations internationales est celui d’être « un principe d’action de la politique extérieure » ([26]).

 

2.  Le bon voisinage

 

Ce principe avait un contenu économique. Il a permis à la RDC de faire de sa diplomatie un instrument efficace pour la stabilité et la protection de ses frontières en tenant compte de sa position géostratégique.

3.  La coopération mutuelle

 

Elle a permis à la RDC de consolider et de garantir ses coopération bilatérales, sous régionales, régionales et Internationales pour assurer son développement d’une manière harmonieuse.


 

4. L’ouverture au monde

 

C’est le développement de la diplomatie de coexistence pacifique sans complexer et sans exclusive. C’est l’accès de la RDC aux forums internationaux dans le cadre des Nations Unies.

5. Le règlement pacifique des différends

 C’est conformément à l’article 2§3 et l’article 33 de la charte des Nations Unies que la RDC recourt aux  mécanismes politiques ( la négociation, la médiation, les bons offices et la facilitation) et juridiques (approches juridictionnelles dans le cadre la cour internationale de justice et de l’Arbitrage).

-         Sous la période de la Reconstruction nationale de Joseph Kabila (2001- 2003)

Les principes ci-dessous guidèrent l’action extérieure de la RDC :

-         Le bon voisinage ;

-         La vocation africaine ;

-         L’ouverture au monde ;

-         La coopération mutuelle avantageuse ;

-         Le règlement pacifique des différends ;

-         Le non recours à la force ;

-         Le respect de l’intégrité territoriale, de l’indépendance politique des Etats et de la souveraineté internationale ;

-         Le respect des frontières héritées de la colonisation.

-         Sous la période du partage du pouvoir (2003-2006)

C’est la continuité des principes de la politique extérieure de la RDC sous la période de la reconstruction nationale du Président Joseph Kabila Kabange.


 

5.     Sous la troisième République (depuis 2006)

 

C’est la diplomatie du développement, celle qui  se vent agissante et doit concourir au développement de la République. C’est la continuité dans une perspective dynamique. Nous retenons les principes essentiels tels :

-         Le bon voisinage ;

-         La coopération mutuelle ;

-         La vocation africaine ;

-         Le respect des frontières héritées de la colonisation ;

-         Le non recours à la force ;

-         Le respect de l’intégrité territoriale.

Section 2. Acteurs et différentes étapes de la diplomatie congolaise

2.1. Les principaux acteurs de la diplomatie congolaise

 

§  LES ACTEURS CENTRAUX

1. Le président de la République

 

Il est le seul responsable en matière de politique extérieure en vertu de l’article 213 de la constitution du 18 février 2006 qui dispose que «  le président de la République négocie et ratifie les traités et accords internationaux ».

 

Dans cette tâche de conception, il est assisté par des conseillers qui sont des experts spécialisés en politique internationale. Le travail de ces experts consiste à analyser la situation internationale et à proposer les solutions pour la prise de décision par le président de la République.

 

Cependant le Président de la République a comme collaborateurs directs en matière de politique extérieure les ministres des affaires étrangères et de la coopération internationale. Cette équipe prépare la décision suivant les directives du président de la République en tenant compte de la situation internationale et des intérêts nationaux du Congo (article 91 la.2 de la constitution du 18 février 2006).

2. Le Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale

 

Il est l’organe institutionnel chargé de l’exécution de la politique extérieure de la RDC. C’est l’administration centrale de la diplomatie congolaise. Ces ministres ont pour mission essentielles :

-         Etre le dépositaire des accords internationaux ;

-         Négocier, signer et faire ratifier les traités et accords internationaux ;

-         Coordonner les actions des autres Ministère qui interviennent dans les affaires internationales.

 

En matière de coopération :

-         Gérer les relations de coopération économique bilatérale et multilatérale avec les pays amis et les organisations internationales ;

-         Préparer et participer aux travaux des commissions mixtes bilatérales et des rencontres internationales et en assurer le suivi ;

-         Recherche les partenaires étrangers en vue de mobiliser de ressource nécessaire au développement.

3. L’Assemblée Nationale (le parlement)

 

Elle est l’organe occasionnel par son fait d’édiction et d’adoption de la loi. Dans le cas de la RDC, la constitution reconnait au président de la République la capacité de négocier et de ratifier les accords et traités internationaux. Il consulte cependant l’assemblée nationale pour la vérification constitutionnelle de la clause dans les modalités de l’article 214 la.1 : «  les traités de paix, les traités de commerce, les traités et accords relatifs aux organisation internationales et au règlement des conflits internationaux, ceux qui engagent les finances publiques, ceux qui modifient les dispositions législatives, ceux qui sont relatifs à l’Etat des personnes, ceux qui comportent échange et adjonction de territoire ne peuvent être ratifiés de approuvés qu’en vertu d’une loi « . ce contrôle se limite à l’examen du contenu des accords et traités avant la ratification par le président de la République.

 

-         La diplomatie parlementaire :

On désigne sous cette expression le type de relations multilatérales générées par les conférences internationales auxquelles participent un grand nombre d’Etats, et par le fonctionnement interne des organes pléniers des grandes organisations internationales gouvernementales (OIG). La discussion publique, la cristallisation de groupes géopolitique d’Etat, la négociation discrète, la décision majoritaire donnent à cette diplomatie inspirée des règles du jeu des parlements nationaux une configuration bien différente de la diplomatie classique.

 

En ce qui concerne la mission diplomatique il semble que les parlementaires peuvent jouer un grand rôle et ils le font de plus en plus, par leurs déplacements, par les missions et commissions d’enquête. De ce point de vue, ils complètent le travail et ces déplacements, ces parlementaires représentent aussi leurs Etats respectifs vis-à-vis de l’étranger : c’est une diplomatie parlementaire bien ajustée.

§  LES ACTEURS PERIPHERIQUES

1.     Les missions diplomatiques

 

On parle de mission diplomatique dès lors que l’on fait référence à un groupe de diplomatie originaire d’un même pays qui réside dans un autre pays. Le rang d’ambassadeur est le plus élevé des rangs diplomatiques : une mission diplomatique à la tête de laquelle se trouve une ambassade s’appelle un l’ensemble de tous les diplomates d’un pays donné s’appelle le corps diplomatique. La mission diplomatique est donc un ensemble de personnes nommées par un Etat dit «  Etat accréditant » pour exercer, sous l’autorité d’un chef de mission, des fonctions de caractère diplomatiques sur le territoire d’un Etat étranger dit «  Etat accréditaire.

 

-         Fonctions de la mission diplomatique

 

Selon l’article 3 de la convention de vienne de 1961, les fonctions normales sont :

-         La représentation de l’état accréditant ;

-         La protection des intérêts de l’état accréditant et de ses ressortissants, dans les limites admises par le droit international ;

-         La négociation avec l’Etat accréditaire ;

-         L’information par tous les moyens licites des conditions et  de l’évolution des événements dans l’état accréditant ;

-         Le développement des relations amicales, notamment des relations économiques, culturelles et scientifiques.

 

Les articles 45 et 46 de la convention de vienne établissent des fonctions exceptionnelles. Selon ces articles, un état peut charger sa mission diplomatique de protection des intérêts d’un Etat tiers qui aurait rompu ses relations diplomatique avec l’état accréditaire.

 

De plus, zen principe, la mission diplomatique n’exerce pas de fonctions consulaires mais elle peut être amenée à exercer de telles fonctions : selon  l’article 3§2 de la convention de vienne, aucune des dispositions de cette convention ne saurait être interprétée comme interdisant l’exercice de fonctions consulaires par une mission diplomatique.

 

-         Composition de la mission diplomatique

 

Elles sont toutes composées d’un chef de mission ainsi que de son personnel placé sous son autorité.

 


 

-         Le chef de mission

 

La convention de Vienne a dû établir des règles qui déterminent le classement des chefs de mission et cela afin de mettre un terme aux problèmes de préséance entre agents diplomatiques.

-         Configuration des missions diplomatiques de la RDC

 

La République Démocratique du Congo (RDC) compte a nos jours 66 postes Diplomatiques et corolaires à travers le monde selon le rapport 2016 du Ministre de la tutelle et repartis en quatre zones Géographiques ou géostratégiques et politiques ci-après :

 

2.     Les postes consulaires

 

Les relations consulaires sont nées au XIIIème  siècle. Elles étaient étroitement liées au commerce international. Elles font aujourd’hui l’objet de la convention de Vienne sur les relations consulaires du 24 avril 1963 entrée en vigueur en mars 1967.

 

-         Etablissement

 

Après que l’article premier de la Convention de Vienne ait définit les termes techniques employés pour  désigner les diverses catégories de fonctionnaires et d’emplois, un premier chapitrez traite des relations consulaires. L’article 2  précise que l’établissement de relations diplomatiques entrée deux Etats implique, sauf indication contraire, le consentement mutuel. Il est précisé que la rupture de relations diplomatiques n’entraine pas ipso facto celle des relations consulaires. L’ouverture d’un  poste consulaire, sa classe, son siège et sa circonscription sont fixés par l’Etat d’envoi et soumis  à l’approbation de l’Etat de résidence.

 


 

-         Fonctions

 

Les fonctions consulaires sont purement administratives et non plus politiques. La convention de Vienne sur les relations consulaires énumère de manière non limitative les fonctions consulaires :

-         Protéger les intérêts de l’Etat d’envoi et de ses ressortissants ;

-         Assurer les fonctions d’Etat-civil, d’assistance judiciaire, de délivrance des passeports et de visas ;

-         Favoriser la promotion des relations entre les deux Etats (relations culturelles, économiques, commerciales), contrôler et porter assistance aux navires et aéronefs de l’Etat d’envoi, ainsi qu’à leurs équipages.

 

Ces pouvoirs s’exercent de plein droit sur le territoire de la circonscription qui lui a été reconnue lors de sa désignation. L’accord de l’Etat de résidence est nécessaire pour permettre au consul d’exercer ses attributions en dehors de sa circonscription, soit sur le territoire de l’Etat de résidence, soit sur celui d’un Etat-tiers, et pour assurer la protection des ressortissants d’un Etat tiers (art 6 et 8).

 

En ce qui concerne le personnel, il existe deux catégories de consuls : les consuls qui sont fonction aires et ont la nationalité de l’Etat d’envoi et les consuls honoraires qui sont généralement des ressortissants de l’Etat de résidence et qui y exercent une activité professionnelle. Ils ne bénéficient pas des mêmes immunités que les consuls qui sont des personnes chargées, en cette qualité, de l’exercice des fonctions consulaires. Dans les postes consulaires cette catégorie correspond à celle des diplomates dans les missions diplomatiques. L’Etat d’envoi nomme le consul par un document appelé «  lettre de  provision », et il doit être autorisé à exercer ses fonctions par l’Etat de résidence,  cette autorisation s’appelant « l’exequatur ».

 

3.     Les représentations permanentes au sein des organisations Internationales.

 

Une représentation permanente ou encore mission permanente est une représentation diplomatique auprès des nations unies, d’une institution spécialisée du système des Nations Unies ou une représentation diplomatique auprès d’une institution régionale intergouvernementale ou d’une organisation internationale. Il s’agit ici de la diplomatie multilatérale, par opposition à la diplomatie bilatérale, relations diplomatiques entre deux Etats souverains.

1.2.                    Les Grandes Etapes de la diplomatie congolaise

 

Les grandes étapes de la diplomatie congolaise se comportent dune manière extérieure des échanges diplomatiques, la participation de la RDC aux réunions des organisations internationale et des visites qu’elles effectuent auprès de ses partenaires extérieures. Cependant, ces activités donnent un indice manifeste  de ses attitudes diplomatiques.

 

Le réseau diplomatique congolais s’est progressivement institué avec les partenaires extérieures depuis le 30 juin 1960, non seulement sous la seule réserve des obstacles idéologiques pendant la période de la guerre froide à la quelle la théorie des relations internationales était transformée par la nature de l’après guerre froide, par  l’inadaptation des « anciennes » théories qui provenait de l’inefficacité de ces théories élaborées dans le contexte étrangers aux phénomènes liés à la mondialisation, à d’autres perspectives théories et des méthodologies de type transdisciplinaire pour approfondir les rapports l’économie, la politique et le culturel ; d’où il était nécessaire de faire les réadaptations conceptuelles dont l’absence des menaces idéologiques ou stratégiques dominantes donne aux nations la liberté  de mener des politiques étrangères de plus en plus fondées sur l’intérêt national immédiat par la conciliation et l’équilibre d’intérêt nationaux concurrents. Il serait alors nécessaire de trouver les nouvelles théories qui sont, soit c’est le cas de multipolarisme de Henry Kissinger, mais aussi par des contraintes financières, une crise expliquée par les nouveaux déterminants et l’originalité limitée des nouvelles approches. Cette crise controversée par les fragilités de l’hégémonie comme moyens régulateurs des relations internationales. L’analyse de l’évolution de la diplomatie congolaise est indique de notre pays. Dans cette optique, nous structurons les grandes étapes de l’histoire de la diplomatie congolaise contemporaine en six périodes normal et une période additive qui pourrait être considéré comme la septième. Il s’agit des périodes allant :

1.     De 1960 à 1965 : la naissance de la diplomatie congolaise

2.     De 1965 à 1990 : de l’apogée à la déliquescence

3.     De 1990 à 1997 : une diplomatie en perte de vitesse

4.     De 1997 à 2001 : la diplomatie de la guerre

5.     De 2001à 2002 : la diplomatie de l’ouverture

6.     De 2003 à 2007 : la diplomatie du partage du pouvoir

7.     (à partir) de mars 2007 : la diplomatie de la troisième république.

1.     Première période : du 30/6/1960 au 24/11/1965

 

Par sa genèse, l’importance de la mission diplomatique était d’abord visée sur les fonctions politiques que les Etats entretenaient sur les aspects militaires, économique et sécuritaire reconnus par la convention de vienne sur les relations diplomatiques du  18 avril 1961 dans son article3 ([27]). Cependant, l’évolution de la diplomatie s’est affirmée par une condition préalable de la reconnaissance mutuelle pour établir les rapports entre deux pays donnés.

Par ailleurs, l’institution diplomatique née de la nécessité inéluctable des Etats à une certaine époque, parce qu’ils étaient condamnés à se lier  d’amitié de coopération pour chercher ce qu’ils manquaient c’est ainsi qu’ils avaient conclu des coopérations sporadiques ou intermittentes d’une manière isolée. C’est alors que les itinérances entre les Etats aux diplomates le bon fonctionnement de leur mission de représentation, de la négociation, de l’information par l’observation et la protection des intérêts de son Etat, afin de l’harmoniser et le maximiser aux mieux.

 

En effet, la RDC, avec la création du Ministère des Affaires Etrangères dirigé à cette époque par Monsieur Justin Bomboko, elle s’est dotée d’un appareil diplomatique à l’instar des pays les plus vétérans, comme la France, lequel a permis à notre  pays de s’intégrer dans l’établissement des liens diplomatiques bilatéraux permanents et multilatéraux dont l’amertume couvre le monde entier. Durant  cette période, la difficulté des missions diplomatiques dans les cinq  continents : son isolement sur le  plan congolais ont été choisis parmi les fonctionnaires de l’Administration coloniale. Cette époque, caractérisée par la guerre froide, a connu de bouillantes joutes oratoires dans les ressemblées internationale.

 

La conséquence logique de ce comportement de la RDC était due au recours à la complaisance de la diplomatie de proximité et a favorisé les grandes puissances à avoir un mot à dire dans le cadre des relations internationales de la RDC.

 

2.     Deuxième période : du 24/11/1965 au 20/04/1990)

 

Cette époque marque le début d’une nouvelle diplomatie. Elle fut qualifiée d’agissante et de directe. L’une de caractéristiques de cette diplomatie était la présence crédible de la République du Zaïre sur la scène internationale. C’est la fin de son isolement diplomatique ; le fait le plus remarquable du tourisme diplomatique du président Mobutu dans les grandes capitales du monde. Cependant, sur le plan  diplomatique la tenue du cinquième sommet de l’OUA à Kinshasa du 11 au 14 septembre 1967 et le discours du Président Mobutu, le 4 octobre 1973 à l’Assemblée Général de l’ONU constituent des succès de cette diplomatie. L’ouverture des missions diplomatique répondait aux critères ci-après :

-         Les ambassades à motifs stratégiques (cas du Tchad et d’Israël) ;

-         Les ambassades à visée économiques (aux USA, UE, Afrique) ;

-         Les ambassades à vocation multilatérale (cas des délégations permanentes de la République du Zaïre auprès des organisations internationales comme l’OUA, l’ONU etc.) ;

-         Les ambassades de la diplomatie classique (c’est l’accréditation multiple dans les pays où elles n’a pas une activité importance à caractère économique, politique ou culturelle)

 

Il faut noter cependant, que la politique extérieure de la deuxième République s’est illustré  par un contraste : d’un coté la grandeur, et de l’autre, la  carence des moyens nécessaires.

3.     Troisième période : du 24/04/1990 au 17/05/1997

 

C’est la période de l’isolement diplomatique dû à la suspension de la coopération par les grandes capitales avec la République du Zaïre en 1992 et du désordre politique interne ( le dualisme au niveau des institutions politiques) qui marque comme conséquence la compromission ou l’effacement de l’image de la république sur la scène internationale, c’est la fin qui fonctionnement de l’appareil diplomatique.

4.     Quatrième période : du 26/01/2001 au 17/02/2002

 

L’avènement du gouvernement du salut public avec le Président Mzée L.D. Kabila a inauguré une diplomatie offensive dans la recherche d’une paix durable indispensable à l’achèvement du processus de démocratisation et la poursuite du programme de reconstruction nationale que les agresseurs Rwando-ougando-burundais ont déclenché, le 2 août 1998, la guerre d’agression contre la RDC. En marge de la recherche de la paix en RDC, le président avait déployé une intense activité diplomatique en effectuant vingt-deux voyages à l’étranger pour participer aux sommets des chefs d’Etat.

5.     Cinquième période : du 26/01/2001 au 17/02/2002

 

C’est l’arrivée du Général Major Joseph Kabila comme le quatrième président de la RDC. Il met en œuvre une nouvelle politique extérieure caractérisée par une diplomatie de terrain, l’ouverture au monde. Cela coïncide avec la fin de l’isolement diplomatique de la quatrième période. Pour marquer le retour de la RDC sur la scène internationale, le président Joseph Kabila a effectué dix voyages après son élection à l’étranger et a fermement poursuivi l’amélioration des rapports de coopération avec nos principaux partenaires de l’Union européenne.

 

Le président de la République est conscient que les partenaires extérieures ont un rôle à jouer dans le développement de la RDC. Il n’arrête pas de recevoir de nombreux diplomates en post dans  la capitale congolaise ou d’autres émissaires étrangers. Le grand fait diplomatique reste le voyage qu’il effectuera le 31 janvier 2001 aux Etats-Unis à Washington où il est invité à prendre part à un déjeuner de prière organisé par le congrès américain en vue d’expliquer le problème de guerre d’agression et la reprise des coopérations structurelles avec notre pays. Toujours dans le cadre du réajustement structurel, Joseph Kabila a profité de son séjour au pays de l’oncle Sam pour renouer les relations de la RDC avec les rencontre se traduira par l’envoi en mars 2001 à Kinshasa d’une équipe d’experts du FMI (Fonds Monétaires International) et de la BM (Banque Mondiale) en vu d’aider le gouvernement dans l’élaboration et la mise en œuvre d’un programme économique minimum après onze ans de rupture. C’est le moment où la diplomatie congolaise joue le rôle que les circonstances historiques lui ont confié et que les conditions géopolitiques lui ont imposé.

6.     Sixième période du 30/06/2003)  2006

 

Cette période est caractérisée par un contexte politique  mouvemente, elle est marquée par deux événements majeurs :

-         La signature de l’accord global et inclusif du 17/12/2002 ;

-         La mise en place des institutions de la transition effectuée le 30/06/2003 lesquels ont consacré le partage occasionnel du pouvoir au dialogue inter congolais.

A.   La signature de l’accord global et inclusif

 

Il sied de noter  que plusieurs rencontres ont eu lieu avant d’aboutir à un accord plus ou moins inclusif.

a.     L’accord de Lusaka

 

Le 02  août 1998 un pays voisin de la RDC, en l’occurrence le Rwanda, déclenche « la seconde guerre de libération ». L’objectif affiché est le renversement en un temps très court, du pouvoir nationaliste installé à Kinshasa par Laurent-Désiré Kabila.

 

Les prévisions les plus optimistes tablent sur une guerre éclair. Deux mois étaient suffisants pour installer à Kinshasa un pouvoir pro-Rwandais. Pour matérialiser ces funestes visées, tous les moyens mis à la disposition de cet Etat mercenaire par les puissants qui sera rejoint par l’Ouganda et le Burundi.

 

Laurent-Désiré qu’on comptait balayer, tel un fétu dépaille, allait s’avérer beaucoup plus qu’on ne le pensait. Prévoyant même une contre-attaque de nature à renvoyer la guerre d’où elle était venue.

Voilà pourquoi ils se résoudront à lancer les négociations de Lusaka signé le 10 juillet 1999, dont la finalité était de  prendre tout le monde en compte et de parvenir et à une redistribution entre les opposants en rade, des mobutistes en exil et des rebelles à la solde des pays voisins au nom du partage « équitable et équilibré du pouvoir ».

 

Il faut signaler que, quand commence les négociations de Lusaka, la guerre d’agression avait déjà un an. Le bilan était plus lourd : destructions d’infrastructures scolaires, sanitaires et industrielles, déplacement des populations, cristallisation de l’économie dans les territoires rebelles, liquéfaction de l’administration, règne des milices et de l’arbitraire dans les territoires occupés, « est à la clé » 1.600.000 morts.

 

Il fallait arrêter la descente aux enfers du pays en mettant les congolais autour d’une table pour essayer de sauver ce qui peuvent encore l’être. D’où l’accord de Lusaka qui prévoyait le tenue d’un dialogue national. 45 jours après la signature officielle, l’installation des institutions au 91ème jour et le rétablissement de l’autorité de l’Etat congolais au 270ème jour, à la condition du désarmement effectif des groupes armés, appelés « Forces négatives ».

 

Pourtant sur le terrain, près de quinze mois après sa signature, l’accord « unique » solution miracle à la base congolaise ne connaîtra pas un début d’application, luttant sur les positions des unes et des autres : des forces rebelles réticents de plus en plus divisées par des conflits de pouvoirs, d’intérêts et de stratégies », du gouvernement congolais qui ne voyait pas d’un bon œil la disparition de Ket Masiré, comme facilitateur neutre approuvé dans la résolution 1291 que le conseil de sécurité des Nations Unies.

Jusqu’à la venue au pouvoir de Joseph Kasa-Vubu, la situation paraissait bloquée.

Il faut noter que Masiré en vue de poursuivre ses contacts pour baliser le terrain, organisera le 04 mai 2001 une autre rencontre à Lusaka entre belligérants. Au cours de cette rencontre sera réaffirmée l’égalité des statuts entre signataires de l’Accord.

 

Un document intitulé : « Déclaration des principes fondamentaux des négociations politiques inter-congolais » sera signé.

 

Il met à plat les conditions de la tenue dialogue, tout en réaffirmant le principe d’inclusions de la tenue du dialogue, tout en réaffirmant le principe d’inclusion de l’opposition non armée et des forces et de l’opposition armée de choisir librement leurs représentants au dialogue, le principe de prise de décision par consensus des cinq composantes…

 

b.    Rencontre de Gaborone (Botswana).

 

Prévu pour le 16 juillet, le pré-dialogue eu lieu le 24 août à Gaborone. Au cours de cette rencontre, les acteurs politiques, congolais, au vu des progrès réalisés par Botswana, se résolvant finalement à mettre un terme à la guerre ils se mirent d’(accord sur la tenue du dialogue national le 15 octobre 2001 ) Addis-Abeba.

Mais la tenue du dialogue national à Addis-Abeba allait buter sur des problèmes majeurs, à savoir : la question du nombre des participants et surtout des moyens  de financement de la rencontre.

 

c.      Rencontre de Sun City

Le gouvernement Sud-africain s’étant  offert de contribuer financièrement à la tenue de ce dialogue, l’option de sa délocalisation a été prise. Un nouveau rendez-vous était fixé pour Sun City en RSA, le 25 février 2002. Mais avant d’en arriver là, une table-ronde a reçu les acteurs politiques congolais à Bruxelles dus l’objectif d’harmoniser leurs vues.

 

Au regard de ce qui arrivera à Sun-City, on a compris qu’après Bruxelles comme d’ailleurs après Addis-Abeba, cette rencontre ressemblait aux précédentes.

 

L’accord global et inclusif proprement dit n’est rien d’autre que l’aboutissement des différents accords susmentionnés. C’est de cet accord que provient la Constitution qui a régi ou dirigé la RDC pendant la transition ([28]).

 

Le 17décembre 2002 est la date à laquelle l’accord dit global et inclusif, a rencontré les aspirations de chacune de composante. Il a été signé en en 2002 et endossé en 2003. Cet accord est d’une importance pour nous, dans la mesure où il a été un instrument réel qui devait conduire le pays aux élections, préparer un ordre politique et ainsi rechercher l’intérêt suprême du pays au détriment des intérêts particuliers.

C’est sur base de cet accord que les récompenses ont été attribuées à tous ceux qui ont menées la lutte tant pacifique qu’armé.

Cet accord est intervenu après plusieurs attractions politiques. Il fut signé le 17 décembre 2002. Il sied de signaler que c’est l’accord qui a consacré théoriquement la fin de la guerre et l’instauration d’un nouvel ordre politique tel qu’énoncé dans son préambule : « Nous, composantes et entités du dialogue Intercongolais. Partis au présent accord : le gouvernement de la République Démocratique du Congo, le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), le Mouvement de Libération du Congo (MLC), l’opposition politique, les forces vives, le Rassemblement Congolais pour la Démocratie/Mouvement de Libération (RCD/ML), le Rassemblement Congolais pour la Démocratie/National (RCD/N), les Maï-Maï : conscients de nos responsabilités devant le peuple congolais, l’Afrique et la Communauté internationale ; considérant l’accord pour un cessez-le-feu en République Démocratique du Congo signé à Lusaka, les 10, 30, 31 juillet 1999 ;

Considérant les résolutions du dialogue Intercongolais tenu à Sun-City (Afrique du Sud) du 25 février 2002 en avril 2002, prenant à témoin son Excellence Monsieur Ketemile Masire, facilitateur neutre du dialogue inter-congolais, son Excellence Monsieur KOFFI HANAN, Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies, représenté par son Excellence Monsieur Thabo MBEKI, Président de la République Sud Africaine et Président en exercice de l’Union Africaine.

Concluons le présent accord global et inclusif sur la transition en République Démocratique du Congo. S’il faut au préalable retenir une leçon, c’est que le style de la négociation s’inspire de la palabre africaine : c’est par elle que se résolvent les conflits ou que fonctionne le leadership. Le 05 mars 2003 à Sun City, tous les délégués vont parapher le projet de constitution et les arrangements particuliers la transition, l’accord final est même adopté le premier avril 2003, mais des signes d’atermoiement, d’indécision persisteront toujours pour son application, n’interviendront qu’à partir du 30 juin 2003.

 


 

CHAPITRE III. LA DIPLOMATIE CONGOLAISE FACE A LA STABILISATION DE LA SOUS-REGION DES GRANDES LACS AFRICAINS

 

Dans ce dernier chapitre, nous examinons d’abord les principales causes à la base de l’instabilité dans la sous-région des Grands Lacs. Ensuite, apprécier l’apport de la diplomatie congolaise dans la gestion des crises et la consolidation d’une paix durable dans la Région des Grands Lacs africains et enfin, cerner les défis et entrevoir des perspectives prometteuses pour un avenir radieux. Pour le maintien d’une paix durable dans la région.

Section 1. Les principales causes à la base de l’instabilité dans la sous- région des Grands Lacs

 

Ces causes sont à la fois endogènes et exogènes.

§1. Les causes endogènes

a. Le non respect de l’accord de Lemera

 

Plusieurs accords ont été signés entre le Président Laurent Désiré Kabila et ses alliés, notamment, celui de Lemera du 23 octobre 1996 entre LD Kabila et ses membres MUSEVENI, KAGAME et BUYOYA. Malheureusement, ces accords ont abouti à un échec puisqu’ils n’ont pas finalement été respectés par Laurent Désiré Kabila, ce qui sera à l’origine de la deuxième guerre d’agression du 2 août 1998.

Ces accords avaient un double but:

-         Premièrement, satisfaire le Rwanda et l’Ouganda qui réclamaient la révision du traité des frontières ;

-         Deuxièmement assouvir le désir de la domination géostratégique de la compagnie « américan Mineraal fild corporated » (AMIFI) agissant avec la complicité des présidents du Rwanda et de l’Ouganda.

 

Ainsi, le rejet de l’ensemble du contenu de ces accords que LD Kabila a donné lieu à la deuxième guerre d’agression qui a engendré par la suite son élimination physique.

 

b. Les ressources naturelles de la République Démocratique du Congo : objet des convoitises extérieures.

 

La RDC dispose d’une potentialité énorme des ressources naturelles considérables. Pour mieux comprendre le rôle des ressources naturelles de la RDC dans le conflit, il est important de les connaître chacune individuellement. Elles sont réparties en cinq groupes, dont ([29]):

-         Le groupe de chrome ; chrome, diamant, nickel, miobium (ceux-ci font l’objet d’une grande contrebande qui tente de freiner le processus de Kimberly, qui impose leur négoce finance des guerres ;

-         Le groupe des métaux précieux : or, argent, platine, fer, manganèse ;

-         Le groupe de l’Etain (Etaun, Wolfron, Béryl, monazite) ;

-         Le groupe  des combustibles minéraux : charbons, schiste, bitumeux, pétroles et gaz.

 

En effet, le groupe de cuivre (cuivre, cobalt, uranium) se trouvent majoritairement dans le Haut Katanga sont à l’origine des villes industrielle monazite) localisé et Kolwezi ; le groupe de l’Etain (Etain, wolfran, Béryl,  monazite) localisé à l’Est du pays sur une ceinture  de plus de 7000km.

Cette minéralisation est au cœur du conflit en RDC car un de ces éléments, le coltan,  est très recherché et très indispensable à la technologie moderne de l’information et de la téléphonie mobile, a toujours attiré l’attention des grands lobbies financiers d’Europe  et des Etats-Unis. Ceci démontre combien les richesses de la RDC ont toujours été convoitées par les grandes puissances pour leurs besoins stratégiques.

Le groupe de chrome (Chrome, Nickel, diamant, niobium) dont les gisements de chrome, nickel et de diamant sont localisés dans la région du Kasaï. Le diamant dont la RDC est le premier producteur mondial (le diamant  industriel), est l’objet d’une large contrebande qui sert aux financements des guerres.

 

Les métaux précieux (or, argent et platine) sont exploités dans la province Orientale et au Kivu, tandis que la platine se trouve au Kasaï  recèlent des réserves de fer estimé en plusieurs millions de tonnes, la part du manganèse est plus accessoire.

 

Les combustibles minéraux (Charbon, shiste, bitumeux, pétrole, gaz) sont en grande partie dans la province du Kongo Central alors que les réserves s’étendent en Ituri et dans la vallée du Rift, de part et d’autre de la frontière Ougandaise, il y a aussi le gaz naturel au Lac Kivu.

Notons que le Nickel est  associé au minerai de fer pour produire des aciers spéciaux utilisés dans les industries lourdes : fabrication des locomotives, des tracteurs, des armes lourdes telles que les chars de combat.

 

S’agissant de la biodiversité, les écosystèmes de la RDC sont essentiellement riches et variés. La RDC dispose d’une faune  naturelle très riche  en espèce diverses, adoptées chacune aux conditions presque tous les grands et rares animaux africains, notamment : l’éléphant africain ( le plus grand des mammifères terrestres), la Girafe ( le plus haut des animaux), le Gorille ( le plus grand de tous les primates), etc. parmi elles, on trouve des espèces rares ou unique au monde telles que l’Okapi, le Rhinocéros blanc, le Paon congolais, le Chimpanzé noir (Bonobo), l’éléphant noir et le Gorille de Montagne.

En ce qui concerne les ressources énergétiques, la RDC dispose : les chutes d’eau, le gaz naturel, le bois, les radioactifs, l’énergie  éolienne, la biomasse, les schistes bitumeux, l’énergie solaire, l’énergie fossile, le pétrole brut, le gaz méthane, etc.

 

Certes, depuis son accession à la souveraineté internationale, la RDC tire son origine de la première guerre d’agression de 1996 avec la prétendue révolte des « Banyamulenge ». Il est vrai que la guerre et ses rééditions en 1998, 2007, 2008 à 2009 ne sont que l’élargissement et l’accomplissement d’un projet ancien qu’entretiennent tous les leaders politiques Rwandais au pouvoir à Kigali, depuis l’accession de ce pays à la souveraineté internationale.

 

Toutefois, avant  d’entrer en profondeur en ce qui concerne cet ancien projet national Rwandais, initié par les différents régimes politiques successifs, il est nécessaire de comprendre les causes profondes de ces ambitions mercantilistes aux responsables Rwandais de tout  bord. Ceci aidera sans doute à comprendre pourquoi chaque régime politique au pouvoir à Kigali a nourri les  mêmes visées expansionnistes vis-à-vis du Congo.

 

Ainsi, il convient de définir tout d’abord l’objet de cette ambition. A quoi ont toujours rêvé les différents responsables politiques qui se sont succédés au pouvoir à Kigali, ont toujours rêvé les différents responsables politiques Rwandais en RDC ? Quelles sont leurs visées politiques vis-à-vis de notre pays ?

Le recours à l’histoire nous démontre de façon très claire que les régimes politiques qui se sont succédés au pouvoir à Kigali, ont tous sans exception, manifestés à une certaine période des désirs mafieux d’étendre les frontières du Rwanda dans la partie st de la RDC.

 

Tous  ont successivement cherché à déclencher et à encourager le flux migratoire des citoyens Rwandais vers la région du Kivu, tout en espérant de s’y installer définitivement.

Mais au-delà de ce rêve, il existe autre chose : un plan loi en réfléchi et élaboré qui consiste à créer un empire «  Hima » ou la «  Grande République des Volcans » pour les Tutsi.

Cet empire regrouperait une ethnie homogène et la protégerait au sein d’un territoire englobant la partie congolaise du Grand Kivu, le Rwanda, le Burundi et la partie frontalière de l’Ouganda avec le Rwanda. Pour mieux situer l’étendue réelle de ce projet ethnique, il convient de signaler l’existence en Ouganda d’une ethnie de Banyankore qui se divise en deux groupes : les Bahima (remarquez la racine « Hima » et les Boiru).

La tradition vent que les Bahima soient considérés comme une caste supérieure aux Boiru. Exactement comme la tradition qui existe au Rwanda entre les batutsi et les bahutu.

 

Ils se sont convenus avec ferme assurance à la consolidation de réseaux puissants à tous les niveaux de la structure politique, économique, financière et sociale de l’Etat. Il bat ultime était de contrôler d’abord les structures de l’Etat congolais, puis fragiliser on déstabiliser les institutions dans tout le pays.

La première  étape visant le contrôle des institutions de l’Etat est aujourd’hui achevée. Celle de déstabiliser totalement l’économie, la production et l’administration de l’Etat congolais qui est en cours de réalisation, sous l’inaction ou encore la complicité de la communauté internationale.

 

Fragiliser tout le système de l’Etat dans l’intention de le contrôler et de l’exploiter en outrance, telle est la stratégie mise en place à Kigali. Les dirigeants Rwandais veulent appliquer dans un proche avenir le schéma final de l’annexion d’une grande partie de notre territoire national comprenant le Nord et le Sud-Kivu.

Paul Kagame porte en lui le rêve de la «  République du Volcan ». il aspire  à tout prix le réaliser et ne s’en cache pas auprès de ses proches. Les confirmations sont effectives à travers les confidences qu’il a fait au général  Dallaire. Lisons son témoignage : «  les yeux sont devenus comme fois, et sa voix  s’est élevée de façon alarmante lorsqu’il a insisté en disant que le FPR allait imposer une hégémonie tutsi sur la région des Grands Lacs d’Afrique ». Raison de son intension de vouloir énerver une grande partie de la population Rwandaise en RDC, à défaut d’étendre les frontières du Rwanda très loin à l’intérieur de notre pays ([30]).

c. Le paradoxe  d’exigüité du territoire rwandais et de sa croissance démographique forte

 

Il sied de noter que le Rwanda est un tout petit pays sans ressources économiques importantes. Il représente un huitième de la seule province congolaise du Kivu. Par contre, sa population connait une croissance parmi les plus fortes d’Afrique. Ce qui lui pose de sérieux problèmes de densité au Kilomètre carré. Tout au long de l’entretient le parti gouvernemental du MRDN a apporté un amendement à leurs divergences qui n’a pas enchanté le pasteur Bizimungu, chef de  la délégation du FPR ; «  celle de désaffecter une partie du Parc National du Rwanda afin d’y installer les Rwandais du FPR qui reviendraient de l’exil d’Ouganda ». La fureur de Bizimungu se justifie par le fait qu’il considérait cette suggestion comme injurieuse et méprisante dans la mesure où le mouvement du MRDN les assimilaient  à du bétail de par leur proposition). Nous réalisons à quel point la problématique de l’espace représente et demeure un enjeu aussi comportant à laquelle les autorités politique rwandaises doivent faire face.

 

Le président HABYARIMANA avait recouru au même argument : «  l’absence d’espace pour les accueillir en masse » lorsque les réfugiés Tutsi rwandais s’étaient réunis à Washington pour un congrès mondial des réfugiés rwandais en 1988 ([31]).

 

Vu sa capacité réduite d’exploitation des minerais, son sous-sol qui ne contient que quelques gisements de minerais dont l’exploitation est jugée non rentable parce que trop couteuse, le Rwandais ne peut répondre aux besoins croissants d’une population essentiellement agricole et pastorale qui se développe à un rythme effrayant ([32]).

 

Certes, en dehors de la culture du thé, sorgho, pomme de terre et du café, le pays de milles collines est réputé pauvre et doit donc trouver une ouverture d’ailleurs ([33]).

 

Face à ces contraintes, l’instinct du mal incite le Rwanda a lorgné chez son voisin à l’Ouest : la RDC qui dispose des larges terres riches en pâturages et en minerais précieux. C’est ce qui a  été à la base, dans le passé, de nombreux mouvements d’immigration illégale de bergers et d’agriculteurs rwandais à la recherche de terres arables et de pâturages. Phénomènes qui est à l’origine des conflits fonciers dans le Kivu.

 

Face à ce flux migratoire croissant au Rwanda, certains responsables locaux, avec la complicité active  de certains chefs coutumiers  de l’ex-Zaïres, ont par cupidité attribuer illégalement des terres et octroyé frauduleusement des cartes d’identités Zaïroises aux immigrés clandestins venus du Rwanda. Et ce, en échange de contreparties financières. Les responsables zaïrois/Congolais à l’époque n’avaient pas mesuré les conséquences néfastes de la très grande légèreté de ce comportement qui est à la base de tous ces conflits.

 

En effet, les immigrés clandestins rwandais qui avaient pu s’installer dans les pâturages au Kivu grâce à l’acte cupide de corruption qui a animé les autorités administratives locales, en ce mêlant aux immigrés installés, avaient constitués, année après, un  puissant réseau économique et financier. Ce réseau  leur a permis de prendre contrôle du territoire en manipulant aisément des responsables administratifs et  les chefs locaux pour faciliter l’entrée frauduleuse et massive d’autres immigrés clandestins en provenance du Rwandais. Quelques années plus tard, des tensions vivifiantes  ont surgi entre les immigrés clandestins et les autochtones zaïrois à l’issue de l’occupation massive et illégale des terres. Dans la foulée, les immigrées Rwandais entraient « légalement » lors des événements historiques des années 1959, 1962 et 1970, fument confondus avec les immigrés clandestins. Le Fonds du problème ne se situe pas seulement dans les mouvements illégaux d’immigration clandestine des citoyens Rwandais qui sont entrés de Kivu à la recherche de terres pour les pâturages et l’agriculture.

Le vrai danger réside principalement dans les intentions de ces tutsi rwandais qui veulent non seulement acquérir frauduleusement la nationalité congolaise mais aussi entretiennent avec soin le projet machiavélique de s’approprier, par la force, une bonne partie du territoire congolais.

La situation n’a fait que prendre de l’ampleur lorsque le FPR à majorité tutsi prend le pouvoir en 1994 ; là encore on assiste à une inversion de deux millions de hutu qui se déverse à son tour au Zaïre, envahissant le Kivu, détruisant l’écologie, le parc national Virunga, les forets…

 

Ainsi à chaque fois qu’un conflit éclatait au Rwanda, que ce soit en faveur des Tutsi de des hutu, c’est toujours la République Démocratique du Congo qui en payait les pots cassés en accueillant sur soin territoire le flux le plus important des réfugiés fuyant leur pays natal.

 

Disons que le problème de paix et de la stabilité en RDC ne peut trouver solution définitive que s’il est traité concomitamment avec la problématique interne du conflit ethnique  au Rwanda. Il est clair que lorsque nous analysons les faits historiques, nous comprenons que les problèmes internes du Rwanda ont eu, et ont jusqu’à ces jours une répercussion directe sur la stabilité et le développement de la République Démocratique du Congo.

 

d. Les raisons sécuritaires : Les interamwés à l’Est de la RDC, un danger pour le pouvoir de Kagame

 

Etymologiquement, le terme «  interamwé » vient du verbe «  interamwe » en Kinyarwanda (langue nationale du Rwanda) qui veut dire « mettre ensemble » ou «  rassembler » les interamwe signifient donc «  ceux qui sont mis ensemble » ou « ceux qui sont rassemblés ».

 Ce mot entrera dans le vocabulaire politique rwandais suite après vague de démocratisation qui envahi le continent au début des années 1990.

 

En effet, en 1990, Yoweri Museveni et Paul Kagame mettant en place un offensif contre le pouvoir en place du Président Habyarimana à partir de l’Ouganda. Ces attaques perpétuelles des rebelles du Front patriotique Rwandais (FPR) occasionnèrent de dégâts matériels et humains très considérables au sein des populations rwandaises et ont données lieu à des manifestations violentes à travers le pays, plus particulièrement dans la capitale rwandaise, Kigali. Cette situation incite les différents mouvements de jeunesse des partis politiques naissants, en majorité dans l’opposition, se mettent à déstabiliser le régime au pouvoir du général major Habyarimana. Pour faire face à cette vague de déstabilisation, les stratégies où le bureau politique du Mouvement Révolutionnaire National pour la Démocratie et le Développement (MRND), parti au pouvoir, met en place le plus rapidement possible un groupe de « jeune » proches de leur parti pour assurer la réplique. Il les baptisant du nom de « Interamwe ».

 

Mais la presse occidentale a tellement parlé des « Interamwe » du MRND qu’elle est parvenue à occulter dans l’opinion internationale l’existence et le rôle combien important de leurs semblables que sont les « Inkotanyi » du FPR. La naissance des Interamwé a été en grande partie une réponse de Habyarimana aux activités et des provocations des milices « Inkotanyi ». par conséquent, il est pratiquement impossible de comprendre la profondeur du phénomène « interamwe » sans connaître le rôle joué par les « Inkotanyi » de Kagame.

 

Dans son livre « Rwanda, le sang hutu est-il range ? vérités cachées sur les massacres », Jean Bobo Barayagwiza retrace l’historique des « Inkotanyi » qui ont joué un rôle déterminant dans la crise rwandaise. Après leur échec aux élection démocratiques en 1960 et 1969, les extrémités tutsi, membres du Parti UNAR (Union Nationale Rwandais fortement  soutenue par le Roi Mutara Charles Rudahigwa) qui avait choisi l’exil plutôt que la soumission au pouvoir républicain dominé par leurs anciens serfs Hutu, organisèrent une milice pour entreprendre des incursions à partir du Burundi et de l’Ouganda contre les nouveaux maîtres du Rwanda. Ils donnèrent à ces milices le nom de « inyenzi » qui signifie « cancrelat » à cause de leur stratégie de combat ([34]).

 

 Car ces milices tutsi faufilaient le mut exactement comme des cancrelats pour massacrer les paysans Hutu, notamment dans le Mutara, à Cikongoro, à Bugarama et au Bugesera. Ces milices furent défaites par la garde nationale en 1967 et dressèrent leurs activités.

 

Mais, dès la reprise des hostilités par le FPR contre le Rwanda en 1960, les héritiers de « Inyenzi » s’organisèrent dans une nouvelle formation  similaire et se donnèrent les noms de guerre de « Inkotanyi » qui signifie « combattants infatigables ».

 

Le témoignage de Ruzibizé a révélé des assassinats massifs commis par les « Inkotanyi » sur les Hutu mais aussi sur les tutsi sur ordre de Kagame, et dont les crimes étaient imputés aux intéramwe pour faire monter la tension et conduire à l’explosion de la violence. Il confirme ensuite la technique de camouflage que le FPR utilisera plus tard au Zaïre pour faire disparaître les cadavres des Hutu assassinés dans la forêt équatoriale.

 

Toutes ces réalités sur  les « Inkotanyi » que viennent  de nous être exposées étaient très bien connues du Président Habyarimana. La montée de violence orchestrée pour les milices «  Interamwe » est donc intervenue en 1990 en réponse à la violence des milices  Inkotanyi du FPR lors des attaques du 1er octobre 1990 contre le pouvoir à dominante Hutu au Rwanda.

 

En dépit de tous les autres groupes des jeunes se liguent et bagarrent  contre les interamwe. Des manifestations dans les rues de Kigali se terminent souvent par des rites rangées entre deux camps. La rumeur populaire rencontre que la supériorité des interamwe est due à l’entrainement qu’ils suivent dans les camps militaires pour parer à toute attaque. Les deux groupes de jeunes ne cachent plus leur haine ni leurs menaces réciproques.

 

Chacun préparer ces âmes pour engager les hostilités. Mais avec la volonté de la pression occidentale contre Habyarimana et le soutien de cette même communauté Internationale à Kagame et au FPR, une partie de la jeunesse Hutu prend conscience pour rejoindre celui des interamwe.

 

Ceux-ci sont surexcités par l’arrivée des troupes rebelle du FPR dans la capitale et renforcent en conséquence leur mobilisation. Selon témoignage plus crédibles, ce sont les interamwe qui réagissent les premiers dès l’annonce de la mort du président Rwandais Habyarimana en descendant dans la rue pour s’attaquer aux groupes des jeunes de l’opposition qu’ils connaissent très bien. Ce fut le début du génocide plus horrible de l’histoire. Après quatre mois de combats, le FPR de Paul Kagame prend le pouvoir à Kigali. En conséquent, interamwe, les militaires de forces armées rwandaises (FPR et parce que la totalité à la population hutu, déverse à l’Est de la République Démocratique du Congo, principalement à Gima, Bukavu et Uvira, avec des armements lourds, légers et individuels, sans oublier l’administration publique et les finances du Rwanda. Nombreux parmi ces interamwe se mêlent à la population et poursuivent de l’intérieur leur travail de mobilisation pour reconquérir le Rwanda et chasser l’ennemi Tutsi.

 

Les interamwe constituent pour le gouvernement rwandais une menace permanente. A ce jour, le régime rwandais à dominance tutsi n’est tout à fait stable parce que primo non assis sur une base réellement démocratique et secundo parce que les exilés hutu ne jurent que par son renversement.

Raison pour laquelle Kagame déstabilise jusqu’à nos jours les interamwe à l’Est de la République Démocratique parce que ces derniers constituent une menace pour le pouvoir de Kagame.

§2. Les causes exogènes

 

Elles sont extra-africaines et généralement liées à la manipulation des puissances étrangères. Ces causes sont aussi l’affaire des sociétés multinationales qui financent les groupes armés ou des forces négatives pour piller systématiquement les ressources naturelles de la République Démocratique du Congo surtout dans sa partie Est.


 

Section 2. L’apport de la diplomatie congolaise dans la gestion la gestion des crises et la consolidation d’une paix durable dans la région des Grands Lacs africains.

§1. Dans le cadre bilatéral

1.1.         Accord de Pretoria entre la RDC et le Rwanda

 

Se saisissant de l’opportunité, l’appel à la paix en Afrique centrale, et particulièrement dans les pays des grands lacs, lancé par les Nations-Unies, la RDC signera le 6 septembre 2001, l’accord de Pretoria avec le Rwanda sous la houlette du Président Sud-Africain, Thabo Mbeki. Par cet accord, Kinshasa réaffirme son droit légitime déclaré à ce les forces du gouvernement du Rwanda se retirent du territoire de la RDC sans délai. Pour sa part, Kigali réaffirme être prêt à se retirer du territoire de la RDC, dès qu’il aura été convenu des mesures effectives répondant à ses préoccupations en matière de sécurité, en particulier le démantèlement des forces ex-Far et des interamwe.

 

Le désarmement, aux termes de l’accord de Pretoria, était volontaire conformément au Droit International  et était du ressort exclusif de la MONUC. Il avait été expressément convenu que chaque partie prenante à l’accord, en l’occurrence le gouvernement de la RDC et celui du Rwanda devaient apporter leur collaboration en fournissant à la MONUC renseignements et autres facilités pour le désarmement des groupes armés rwandais dans la partie de la RDC sous leur contrôle au moment de la signature de l’accord susmentionné ([35]).

1.2.         Accord de Luanda entre la RDC et l’Ouganda

 

Après l’Accord de Pretoria, la RDC poursuivra ses efforts de recherche de la paix qui seront récompensés par la signature à Luanda le 15 août 2002 d’un Accord de paix entre la RDC et l’Ouganda sous la médiation du Président Angolais, José Edouardo Dos Santos. Le gouvernement du Congo sera représenté par le Ministre délégué à la Présidence, Augustin Katumba Mwanke, et L’Ouganda par son Ministre des affaires étrangères, James Wapakabulo.

 

L’Accord comprend trois volets ci-après :

-         Le premier stipule le retrait des troupes Ougandaises du territoire congolais ;

-         Le deuxième axe porte sur la reprise de la coopération sous toutes ses formes ;

-         Et enfin, le dernier axe sur la normalisation des relations diplomatiques.

En effet, l’Accord de Luanda avait en outre institué la commission de pacification de l’Ituri qui sera mise  sur pied en avril 2002. Il permettra la mise en place d’une assemblée spéciale et d’une administration spéciale en Ituri. A ce pour, même s’il persiste encore par-ci-par là quelques foyers de tensions, force est de reconnaître qu’il existe désormais deux instruments juridiques de référence pour l’instauration de la paix dans cette partie Est de la République Démocratique du Congo, à savoir, l’Accord de Pretoria avec le Rwanda et l’Accord de Luanda avec l’Ouganda.

§2. La diplomatie congolaise dans le cadre multilatéral au sein de la CIRGL

2.1. Le pacte sur la sécurité, stabilité et le développement de la région de Grands Lacs Africains

a. La portée du pacte de Nairobi

 

Après la tenue des rencontres préparatoires qui amènent les Ministres  membres du comité interministériel régional initié par le conseil de sécurité des Nations-Unies dans ses différentes résolutions telles : 1291 du 24 avril 2000, 1304 du 16 juin 2000, 1457 du 24 juin 2003 aboutissent à l’organisation du premier sommet des chefs d’Etat des pays membres à la conférence Internationale sur la région des Grands Lacs Africains. Ce sommet a débouché en novembre 2004 sur l’adoption de la déclaration de Dar-Es-Salaam qui a eu le mérite d’intégrer les préoccupations de tous les pays membres.

 

Le pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement de la région des Grands Lacs Africains a été signé à Nairobi, le 15 décembre 2006 par les  11 Etats membres de la conférence Internationale sur la région des Grands Lacs Africains. Cette conférence est en elle-même une initiative des chefs d’Etat de la région que ces derniers ont ému des perspectives réelles et dynamiques en faveur de la paix, de la sécurité, de la stabilité et du développement de la région de l’Afrique Centrale  en général. Ils ont eu le mérite de déboucher a des engagements concrets au plan politique et juridique, assortis des modes opératoires dans les domaines de la démocratie et de la bonne gouvernance, du développement économique et de l’intégration régionale, des questions sociales et humanitaires.

 

Cependant, dans sa configuration, ce pacte de Nairobi se montre important par les candaces qui le composent, par ses sources de motivations politiques, juridiques et économiques. Il présente certains objectifs qui doivent orienter les Etats. Cela consiste à :

-         Donner un cadre juridique aux relations entre les Etats membres auxquels ce pacte s’applique ;

-         Mettre en œuvre la déclaration de Dar-Es-Salaam, les protocoles, les programmes d’action et d’autres mécanismes régionaux ;

-         Créer les conditions de sécurité, de stabilité et de développement durable entre les Etats membres.

 

Par des motivations politiques et économiques, les chefs d’Etat veulent consolider et matérialiser leur coopération dans les domaines prioritaires susvisées ; la création d’un  espace régional qui ne constitue pas moins un cadre de concertation et d’action communes au profit de leur population.

 

L’enjeu consiste à créer une zone d’investissement octroyant autour des richesses des pays de la région en profitant de la stabilité retrouvée, à intégrer cet ensemble à l’économie mondiale par son accès aux océans et aux mers.

 

Par d’autres sources et motivations qui nous concernent le plus et créent de composantes juridiques, les documents de trois ordres : les protocoles, le mécanisme régional institutionnel de suivi, le fond spécial pour la reconstruction et le développement.

 

b.     Les Protocoles additionnels au pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement de la région des Grands Lacs africains

 

Ils sont compris selon Gérard Cornu comme accord entre Etats, de traités et employé plus spécialement pour désigner un accord qui complète un accord précédent ». Dans l’analyse du Pacte, nous nous sommes rendu compte que les Etats de la région ont prévu dans ce Pacte dix protocoles qui doivent soutenir leur coopération diplomatique mutuelle. Ils sont institués dans les articles 5 à 14 dudit Pacte. Il s’agit de : Protocole sur la non-agression, la défense commune et le règlement pacifique des différents ; protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance ; protocole sur la coopération judiciaire ; protocole sur la prévention et la répression du crime de génocide, des crimes contre l’humanité et de toute forme de discrimination ; protocole sur la protection  et l’assistance aux personnes déplacées ; protocole sur les droits à la prospérité des rapatriés ; protocole sur la gestion de l’information et de la communication.

1.     Le Protocole sur la non-agression et la défense mutuelle dans la région des Grands Lacs africains

 

Conformément à la disposition de l’article 5 du Pacte qui stipule que les Etats membres au protocole sur la non-agression et de la défense mutuelle dans la région des Grands Lacs africains, à renoncer à la menace ou à régler les différends ou litiges, à atteindre les objectifs nationaux dans la région des Grands Lacs africains, à s’abstenir d’envoyer ou de soutenir des oppositions armées et rebelles sur le territoire d’un autre Etat membre ou de tolérer sur leur territoire des groupes armés engagés dans les actes de violence ou de subversion contre le Gouvernement d’un autre Etat, à coopérer à tous les niveaux en vue du désarmement et du démantèlement des groupes rebelles armés existants à promouvoir une gestion participative conjointe de la sécurité étatique et humaine aux frontières communes.

 

Il sied de noter cependant que ce Pacte a été conçu et voulu par les Etats signataires comme un traité international. Les Etats membres ont voulu se conformer à la volonté exprimée par les chefs d’Etat dans la Déclaration de Dar-Es-Salaam, de respecter les principes fondamentaux du droit international pouvant régir les rapports entre ces Etats au-delà de leurs frontières.

 

En ce domaine de la non-agression et de la défense mutuelle, les Etats doivent établir leurs rapports en considération de la nature et du caractère conflictuel constaté dans la région depuis une décennie et envisager certains mécanismes qui peuvent harmoniser leur coopération et pacifier la région des Grands Lacs africains.  Ils doivent tenir compte des facteurs qui créent souvent des conflits et perturbent la sécurité dans la région. Ils s’engagent à régler pacifiquement leurs conflits et s’invitent au respect des principes fondamentaux de non-recours à la force entre les Etats membres.

2.     Le Protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance

 

Disposé par l’article 6 du pacte, les Etats membres s’engagent à respecter et à promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance par le respect des normes démocratiques et la promotion des principes fondamentaux ; par la mise en place des institutions de promotion de bonne gouvernance, de l’Etat de droit et du respect des droits de l’homme, à travers des systèmes constitutionnels fondés sur la séparation effective des pouvoirs, le pluralisme politique, l’organisation régulière d’élections libres, démocratiques et crédibles, la gestion participative, transparente et responsable des affaires, des institutions et des biens publics.  Il fait remarquer que le problème de la démocratie et de la bonne gouvernance constituée l’une des sources d’insécurité et d’instabilité dans la région.

 

Elles sont considérées comme des sources endogènes ou internes aux Etats ; c’est souvent la remise en cause de la démocratie, de la nationalité et de l’intégration régionale dans chaque Etat. Qu’à cela ne tienne, le Professeur Lukiana Mabondo estime qu’il faut qu’il ait l’établissement des Etats de droit, ceux qui garantissent des droits et des obligations internes et externes, le respect de la loi de la majorité et de la protection des minorités. A ces conditions, ils auront moins de réfugiés et problèmes sécuritaires frontaliers. Le facteur de la nationalité pose aussi problème par le fait de ce cas des ethnies majoritaires au pouvoir.

 

En effet, les Etats de la région manifestent dans l’apparence internationale les philosophies démocraties, mais en réalité ces jeunes démocraties ne sont que théoriques. Elles sont donc hybrides et ne reflètent pas les meilleures aspirations des populations.

3.     Le Protocole sur la coopération judiciaire

 

L’engagement des rapports judiciaires entre les Etats membres doit se conformer au protocole sur la coopération judiciaire, à coopérer en matière d’extradition, d’enquête et de poursuite judiciaire. Les Etats s’engagent d’une manière ou d’une autre de se conformer à l’application des règles du droit pénal international dans la « procédure internationale ayant pour objet la remise de l’auteur d’une infraction à la disposition d’un Etat étranger qui le réclame pour le juger, ou pour lui faire exécuter sa peine » ([36]).

4.     Le Protocole sur la prévention et la répression du crime de génocide, des crimes de guerre contre l’humanité et de toute forme de discrimination

 

Les Etats membres reconnaissent que les crimes de génocide, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité sont des crimes en droit international et contre des droits des peuples. Ils s’engagent à s’abstenir , à prévenir et à réprimer de tels crimes ; à coordonner et à éliminer toute forme de discrimination et des pratiques discriminatoires, à sceller au strict respect de cet engagement par toutes autorités et institutions publiques, nationales et locales, à prescrire toute propagande d’organisation qui s’inspire d’idées ou de théories fondées sur la supériorité d’une race ou d’un groupe de personnes d’origine particulière ou d’autres formes de discrimination.

5.     Le Protocole sur la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles

 

Conformément à ce protocole, les Etats membres conviennent de mettre en place des règles et mécanismes régionaux pour lutter contre l’exploitation illégale des ressources naturelles qui constitue une violation du droit de communauté permanente des Etats sur leurs ressources naturelles et qui présente une source grave d’instabilité et d’insécurité, de tension et du respect de la souveraineté de chaque Etats sur ses richesses naturelles et que cela soit conforme aux législations nationales harmonisées, de mettre fin par des voies judiciaires nationales et international à l’impunité des personnes physiques et morales dans l’exploitation illégale des ressources naturelles, de mettre en place un mécanisme régional de certification de l’exploitation, de l’évaluation et du contrôle des ressources naturelles dans la région des Grands Lacs africains.


 

6.     Le Protocole sur la zone spécifique de reconstruction et développement conformément à ce protocole institué à l’article 10 du pacte, les Etats membres conviennent de mettre en œuvre une dynamique de développement économique et d’intégration régionale de proximité.

 

Ils instituent en application de la décision de Dar(es-Salaam concernant les bassins frontaliers de développement pour promouvoir une intégration régionale de proximité des populations aux frontières des pays de la région, disposer d’un fonds spécial par la reconstruction et le développement ayant pour but de financer la mise en œuvre des protocoles, des programmes d’actions retenus dans les domaines prioritaires visés.

7.     Le Protocole sur la prévention et la répression de la violence sexuelle

 

L’engagement des Etats membres ému à l’article 11 du pacte consiste à ce que ces Etats s’engagent à lutter contre ce fléau grâce à des mesures de prévention, de pluralisation et de répression en temps de paix comme en temps de guerre en se conformant aux lois nationales et du droit international.

 

8.     Le Protocole sur les droits à la participation et l’assistance aux personnes déplacées

 

Les Etats membres conviennent à l’article 12 d’apporter une protection et une assistance spéciale aux personnes déplacées, d’adopter et de mettre en œuvre les principes directeurs relatifs proposés par le Secrétariat des Nations Unies.

9.     Le Protocole sur les droits à la propriété des rapatriés

 

Conformément à ce protocole, les Etats membres  s’engagent à s’assurer la protection juridique des propriétés des personnes déplacées dans leurs pays d’origine, à adopter des principes juridiques en vertu desquels les Etats membres garantissent aux réfugiés et aux personnes déplacées la récupération de leur Zone d’origine, de leurs biens, à créer un cadre juridique pour résoudre les litiges découlant de la récupération de biens et de propriétés antérieurement occupées par ou ayant appartenu à des rapatriés.

10.                       Le Protocole sur la gestion de l’information et de la communication

 

Les Etats membres s’engagent, conformément à l’article 14, à créer un conseil régional de l’information et de la communication dont le rôle consiste à promouvoir le libre échange des idées, à promouvoir la liberté d’expression et de la presse, à assurer la formation civique à travers les nations.

Cependant, l’article 15 prévoit que les protocoles ultérieurs qui peuvent être adoptés après l’entrée en vigueur du Pacte conformément aux dispositions de l’article 34 (5) qui régit les amendements- et les révisions du Pacte.

Par ailleurs, tous les protocoles manifestent dans leurs motivations politiques des programmes d’action (de l’article 17 à l’article 70) comprenant des projets prioritaires dans les quatre thèmes de la conférence :

-         programme d’action pour la paix et la sécurité dont les Etats membres s’engagent à assurer conjointement la sécurité aux frontières communes, promouvoir, maintenir et renforcer la coopération dans ces domaines, coopérer contre la prolifération illégale des armes légères et le terrorisme, régler pacifiquement leurs différends ;

-         programme d’action pour la démocratie et la bonne gouvernance ;

-         programme d’action pour le développement économique et l’intégration régionale par la création d’un fonds spécial pour la reconstruction et le développement de la région dont son statut est défini dans un document autre que ce pacte (article 21 du Pacte) ;

-         programme d’action sur les questions humanitaires, sociales et environnementales par la politique de prévention des catastrophes et la recherche des solutions durables en faveur des réfugiés et déplacés.

§2. Le mécanisme régional de suivi

 

Dans le souci de tenir des concertations plus régulières en vue de définir le sens de l’orientation de leur vision commune, et aussi d’assurer le suivi régulier et l’évaluation périodique du Pacte, les Etats s’engagent à répondre à l'impératif de l’appropriation par la région du processus et des résultats de la conférence, la consécration de la zone spécifique de reconstruction et de développement par les différents moyens prévus par le Pacte et à créer des mécanismes institutionnels de suivi, qui coordonnent les stratégies de sa mise en œuvre. Ce mode de fonctionnement se conçoit dans deux phases :

·        au niveau régional, par le sommet des Chefs d’Etat, l’organe suprême de la conférence qui donne les orientations par la mise en œuvre des décisions du sommet et du comité institutionnel, il assure également l’exécution des différents programmes, protocoles émus par le pacte à son article 26.

·        Au niveau national, les mécanismes nationaux de coordination et de coopération s’établissent par chaque Etat membre pour faciliter cette mise en œuvre et les activités de coopération en collaboration avec des communautés économiques régionales compétentes.

Section 3 : Défis et perspectives d’avenir de la diplomatie congolaise dans la sous-région des Grands Lacs Africains

§1. Les défis à relever par  la diplomatie congolaise

 

La diplomatie congolaise a fait montre d’une détermination remarquable pour le retour d’une paix durable dans la région des Grands Lacs en général et en République Démocratique du Congo en particulier.

 

Malgré cette volonté accrue de l’Etat congolais de sécuriser l’étendue du territoire congolais, ce dernier a connu des barrières et a donc fait face à ces forces négatives résistantes afin de poursuivre son processus  de rétablissement de la paix  dans le pays. Malgré les avancées significatives de la diplomatie congolaise dans la recherche du retour à la paix dans le cadre bilatéral et multilatéral au sein de la CIRGL, celle-ci a connu des insuffisances dans ses réalisations.

 

Certes, la diplomatie congolaise au sein de la conférence internationale de la Région des Grands Lacs a joué un rôle important dans le rétablissement de la paix dans la région.

 

La CIRGL malgré le principe du règlement pacifique des différends, qui a permis d’arrêter en grande échelle les hostilités entre belligérants, ce dernier n’a pas réussi à surmonter certains problèmes réels. C’est ainsi que la CIRGL procédera à des interventions armées dans la région qui se voient jusque là comme le moyen le moins bon à cause de ces dégâts humanitaires qui ne font qu’engendrer la frustration entre les peuples.après plusieurs accords sur la question de la paix dans la région et en RDC en particulier que l’Est de la RD. Congo et toute l’étendue de la République a assisté à un apaisement des tensions pour ne pas parler d’une fin définitive des conflits.

§2 Perspectives d’avenir sur la pacification et stabilisation de la sous-région des Grands Lacs Africains

 

Nous sommes sans doute conscient que la République Démocratique du Congo devrait relever une série des défis importants, notamment l’éradication de tous les groupes armés nationaux et étrangers qui envahissent l’Est de la République Démocratique du Congo.

 

La stabilisation de la région et le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans la région des Grands Lacs est l’objectif ultime du gouvernement congolais pour arriver à la satisfaction de la population congolaise toute entière et ainsi mettre fin à une sorte de psychose qui ronge les communautés.

Mais comment y arriver ? Evidemment, il y a du travail à faire au niveau interne de chaque Etat concerné en l’occurrence le Rwanda, la République Démocratique du Congo, l’Ouganda et le Burundi, ensuite procéder par des approches sociologiques et anthropologiques des relations internationales, lesquelles tiennent compte des réalités socioculturelles des différents acteurs impliqués aux conflits armés dans la région des Grands Lacs Africains.

 

a.     A l’interne

 

Les conflits ethniques, les revendications et idéologies identitaires sont au cœur de l’instabilité au sein des Etats de la région de Grands Lacs. Le constat amer est de voir que nous assistons depuis un bon moment à un lot d’affrontement entre les communautés ; conflits qui incitent à la haine, à discriminer les autres parce que les uns se croient au-dessus des autres. Et cela, pousse à des actes de violences graves entre peuples qui se font donc justice dans un espace où devait régner l’autorité de l’Etat. Les exemples, il y en a plusieurs, nous prenons le cas le plus récurrent au Rwanda où les tutsi ont appris à être considérés comme des blancs à peau noire.

 

Ces communautés se sont constituées en groupes d’auto-défense se livrant ainsi à des actes inhumains, dégradants, des règlements de compte mettant en mal l’harmonie entre communautés locales.

 

Il appartient donc à chaque Etat de cerner les vraies causes des conflits et ensuite procéder à une série de tentative de rapprochement entre les peuples ; car ces idéologies séparatistes n’ont vraiment rien de positif. Par contre, elles véhiculent tous les maux dénoncés par tout le monde et considérés comme blocage à l’émancipation des individus, des collectivités et de la nation toute entière. Sur ce, ile st donc du ressort de l’Etat de prendre des mesures efficaces allant dans le sens d’éradiquer ces conflits à l’interne.

 

Un gouvernement responsable doit :

-         Rétablir l’autorité de l’Etat ;

-         Instaurer l’état de droit ;

-         Préserver les acquis démocratiques ;

-         Et mettre en place une bonne politique publique et pratiquer la bonne gouvernance.

 

b.    Au niveau sous-régional

 

Deux approches ont dominé jusqu’à ce jour la recherche de la paix dans la région des Grands Lacs :

§  La première approche est fondée sur la conclusion des accords au sommet entre les gouvernements ou les protagonistes politiques.

§  La deuxième approche est celle fondée pour éradiquer les forces dites négatives. Celle-ci s’est avérée aussi traumatisante que coûteuse en vies humaines pour les communautés par ses effets qualifiés des effets  « collatéraux », déplacement massif des populations, tueries aveugles, etc.

 

Contribuer à la recherche d’une paix durable dans la région des Grands Lacs nécessite, du point de vue anthropologique, une connaissance des hommes, une compréhension de leur univers socio-culturel. Dans les efforts à consentir pour la conquête de la paix, les capacités socioculturelles mobilisatrices des communautés devraient être capitalisées, pour une meilleure gestion de la transculturalité qui devrait être la mobilité d’une convivialité renouvelée  et le principe de coopération bien comprise.

Les idéologies identitaires ne sont pas des fatalités, inscrites dans l’éternité. Elles naissent, vivent et meurent au gré de l’histoire des communautés. Il revient donc aux hommes d’élaborer, en des moments extrêmement critiques, des nouvelles idéologies promotrices de la convivialité.

 

Une paix durable dans la région des Grands Lacs doit être l’œuvre de toutes les communautés unies dans un même effort. En effet, cette réflexion ne vise qu’un seul objectif : contribuer à une paix durable d’une part, et d’autre part, l’établissement des sentiments de compréhension mutuelle, de confiance, de fraternité et d’amitié entre les populations de ce qu’il convient de qualifier d’ « espace ethno-historique et culturel » des Grands Lacs dont la configuration actuelle ne doit aucunement être restreinte aux facteurs naturels (géographie) ou physico-morphologique (anatomie), du reste réel mais doit découler essentiellement des déterminations politico-historiques et culturelles.

 

Si le rapprochement des communautés peut avoir lieu grâce aux accords, l’histoire démontre que les décrets politiques ont peu  d’effets sur les préjugés socio-culturels qui génèrent et alimentent les conflits. En ce sens, l’espace ethno-historique qui m’intéresse englobe essentiellement et pour des raisons évidentes, la République Démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi auxquels joignons le Royaume de Belgique, en tant que leur parent commun socio-politique, historiquement attesté.

 

La vérité recèle cette vision des relations internationales paraît insuffisante. En effet, ce qui ne se dit pas assez, mais qui est pourtant tout aussi vrai, c’est que de bonnes relations entre les peuples, fondées sur la sincérité, l’honnêteté et la fraternité permettent nécessairement le raffermissement de relations entre les Etats et concourent à la protection mutuelle des intérêts des Etats en présence.

 

La bonne coopération mutuelle, dans un esprit de dialogue franc, sans idées préconçues, le respect de l’autre, contribue sans doute à renforcer les liens de coopération entre les peuples et les Etats. C’est même le soubassement d’une bonne politique de mondialisation qui du reste, s’affiche comme une nécessité incontournable de notre temps.

 

Nous n’avons réinventé de nouveau en rappelant cette vérité connue de tous, les esprits épris de paix.  Certes, de bonnes relations internationales devraient se fonder sur la coopération mutuelle des peuples qui, à leur tour devrait faciliter les bonnes relations entre les Etats. Nous sommes convaincu du fait que si nus voulons atteindre à une vie internationale harmonieuse, bâtie sur une dépendance mutuelle des hommes et des Etats, nous devons absolument opérer une révision dans notre manière de penser. L’équilibre entre Etats voisins, Etats de la même sous-région géographique, voire l’humanité dans son ensemble est essentiellement fonction de la manière dont nous voyons et considérons les « autres ». Et, l’avenir de notre planète en dépend.

 

Concernant plus particulièrement la République Démocratique du Congo, le Burundi et le Rwanda et le Rwanda pour ne citer que ces trois voisins tant des liens non seulement géographique, mais aussi biologiques, historiques et culturels, la transculturalité devrait être la modalité et le principe de coopération. Elle devrait s’appuyer sur la culture politico-historique commune qui présente, à mon avis, une importance cruciale. C’est elle qui devrait permettre la redéfinition des identités des populations respectives de ces pays. Elles permettent à ces populations de se comprendre les unes les autres et communiquer entre elles. Cela ne signifie nullement que les populations devront abdiquer pour ainsi dire leurs traditions, leur autonomie, leur indépendance ou leur souveraineté. Bien au contraire, elles en prendront pleinement conscience, tout en les rendant plus vivantes.

 

Pour ce faire, il faudrait rappeler que faute d’avoir pris en considération, cet élément, les Maîtres du monde, est fait perdre à l’humanité non seulement du temps, mais aussi et surtout son bien le plus précieux, à savoir, la paix.

 

 

CONCLUSION

 

Nous voici au terme de notre étude consacrée à l’impact de la diplomatie congolaise dans la stabilisation de la région des Grands Lacs en général et la République Démocratique du Congo en particulier, précisément dans sa partie Est.

 

En effet, dans ce travail, notre motivation principale était de savoir par quel mécanisme la diplomatie congolaise a impacté pertinemment le processus du retour d’une paix durable en RD. Congo. Et pour ce faire, il était question au préalable de rechercher les causes profondes et les principaux acteurs de cette crise qui secoue la sous-région des Grands Lacs en général et la RDC en particulier. En raison de cela, nous serions curieux de porter un regard considérable sur les actions visibles menées par la diplomatie congolaise en pour le retour de la paix en République Démocratique du Congo.

 

Certes, la diplomatie congolaise a fait preuve d’efficacité dans le processus du rétablissement de la paix dans la région. Vu sa position géopolitique et géostratégique mondiale en Afrique importante, la République Démocratique du Congo devait jouer le rôle de premier plan pour la sécurisation de la région des Grands Lacs à travers sa diplomatie. Car la paix représente la condition indispensable pour son développement et l’ensemble de la région des Grands Lacs.

 

Parmi les causes à la base des crises dans les Grands Lacs, nous plaçons en premier les ressources naturelles que regorge la République Démocratique du Congo, comme facteur des conflits qui entredéchirer notre pays depuis plusieurs années.

Deuxièmement, les visées expansionnistes rwandais vis-à-vis de la République Démocratique du Congo ainsi que la croissance démographique forte de ces pays voisins donnant ainsi lieu à des conflits inter communautaires à la base d’une importante invasion des Hutu rwandais dans la partie Est de la RD. Congo mettant ainsi en mal la quiétude dans cette partie du territoire national.

 

Il sied de noter que le Rwanda est un tout petit pays sans ressources économiques importantes. Il représente un huitième de la seule province congolaise du Kivu. Par contre, sa population connait une croissance parmi les plus fortes d’Afrique. C’est ce qui justifie le flux migratoire des citoyens rwandais vers la région du Kivu, dans l’idée de s’y installer définitivement. Face à tous ces maux, la RDC à travers sa diplomatie a fait montre d’une ténacité accrue dans la multiplication des mécanismes mis en œuvre au niveau bilatéral et multilatéral dans le cadre de la conférence internationale de la région des Grands Lacs.

 

Au-delà de la contribution élogieuse de la diplomatie congolaise dans la recherche d’une paix durable dans la région, nous avons essayé de répondre à une double préoccupation humaine et politique  pour la paix dans la Région des Grands Lacs et particulièrement entre les trois Etats Rwanda – Burundi et la République Démocratique du Congo. Il s’agit premièrement de la nécessité pour une coexistence communautaire entre les peuples de cette région donnant un sens humain aux relations entre les hommes et les groupes humains à forte extension de parenté coextensive. Et, deuxièmement, de la détermination politique à faire de cette dynamique communautaire une puissance de la paix grâce à la coexistence pacifique comme fondement d’existence et de développement de la région des Grands Lacs.

 

En effet, l’option militaire a ses limites. Elle n’a jamais donné réellement une solution définitive à la problématique de la paix. Au contraire, elle couvre généralement sous le cendre d’une victoire apparente et de la paix la réminiscence d’un passé toujours présent. Il convient de noter que la guerre ou la cessation de la guerre commence d’abord dans le cœur avant de se concrétiser sur terrain.

A cela, il faut ajouter la nécessité d’un dialogue permanent suivant des canaux divers, pas toujours officiels. Ce que les décrits et arrangements officiels devraient faire : c’est la sécurisation de toutes les parties. Car, lorsqu’une des parties en conflit ne s’estime pas sécurisée, qu’elle soit vainqueur ou vaincue, la paix restera précaire.

 

Il est temps de bannir l’égoïsme de nos mentalités. Cette force qui nous attire vers les infra solidarités destructives au lieu de permettre notre ascension vers le développement. A la manière des Européens ou des américains qui s’activent sous nos yeux à la promotion où à la création de la citoyenneté européenne ou américaine, créons la citoyenneté africaine, particulièrement celle de la sous-région des Grands Lacs.

 

En définitive, il convient de retenir que la diplomatie congolaise a effectivement contribué dans la recherche de la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs et particulièrement en République Démocratique du Congo. Mais au préalable une approche fondée sur l’homme privilégiant avant tout, les relations humaines est indispensable. Le droit international, les associations internationales. Régionales ou sous-régionales, les décrits des gouvernements, tout en étant très importants, constituent le dernier stade du processus, nous estimons en effet qu’on ne peut jamais  entreprendre et réussir des actions en faveur d’une personne et, à plus forte raison de tout un ensemble des communautés à qui on a appris à se haïr mutuellement, sans au préalable faire un travail au niveau de ces communautés, chacune respectivement.

 

Nous sommes convaincu qu’avec un peu de bonne volonté, du travail, de fraternité, de solidarité et d’africanité notre sous-région deviendra une grande puissance au cœur de l’Afrique.

 


 

BIBLIOGRAPHIE

 

I.                  Documents officiels

 

1.     Charte de l’Union Africaine (UA) de 2000.

2.     Chartes de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) de 1945.

3.     Convention de Vienne sur les relations diplomatiques de 1961.

4.     Pacte sur la Sécurité, la stabilité et le développement dans la Région des Grands Lacs de 2007.

5.     Rapport de Fonds Monétaire International (FMI) sur la stabilité macro-économique en RDC de 2014.

6.     Rapport de l’Institut pour la dynamique de la paix et le développement dans les pays des Grands Lacs (IGDL), la négociation politique entre congolais, CCCAF, avril 2003.

 

II.               Ouvrages

 

1.              ADNAN, H., Piste de réflexions sur les causes internes et externes des conflits dans la Région des Grands Lacs, PUL, Lubumbashi, 1999.

2.              BANYAKU, E., Chronologie, monographie et documentation sur l’histoire du Congo des années 60 aux années 90, éd. Compodor, Bruxelles, 2000.

3.              BRAECKMAN, C., Rwanda, l’histoire d’un génocide, Librairie Athènes, Fayard, Bruxelles, 1994.

4.              DALLAIRE, R. J’ai serré la main du diable. La faillite de l’humanité au Rwanda, éd Libre expression,

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6.              GRAWITZ, M., Méthodes des sciences sociales, éd. Dalloz, Paris, 1970.

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9.              LACOSTE, Y., Géographie du sous-développement, géographie d’une crise, éd. PUF, Paris, 1965.

10.         LOKA, K., Schéma scientifique, éd. PUZ, Kinshasa, 1978.

11.         MATTHIEU, P. et WILLIAMS, J.C., Conflits et guerres au Kivu et dans la Région des Grands Lacs, éd. L’Harmattan, Paris, 1999.

12.         Micro Robert, Dictionnaire de français primordial, éd. SNL, Paris, XI, 1999.

13.         NGBANDA, H., Crimes organisés en Afrique centrale, révélations sur les réseaux rwandais et occidentaux, éd. Buborris, Paris, 2004.

14.         OMEONGA, J., Panorama de l’histoire diplomatique, de l’antiquité à la nouvelle configuration de la diplomatie, éd. MES, Kinshasa, 2012.

15.         WINGENGA, J., Parenté, idéologie identitaire et paix dans la Région des Grands Lacs, éd. PUK, Kinshasa, 2008.

 

III.           Revue scientifique

 

1.     Human Right Watch (HRW), « vous êtes punis » : Attaque contre les civils dans l’Est de la République Démocratique du Congo, 13 décembre 2009.

 

IV.           Notes de cours

 

1.     KABENGELE, G., Cours de Géographie Economique, Notes de cours G1 RI, FSSAP, UNIKIN, 2015-2016, inédit.

2.     KALUMIRE, Cours d’Histoire diplomatique et consulaire, Syllabus de G2 RI, UKV, 2013 – 2014, inédit.

3.     NSAMBA, J.P., Cours de Doctrines et théories des Relations Internationales, Syllabus de G3 RI, UKV, 2014 – 2015, inédit.

4.     NSAMBA, J.P., Cours de Géostratégie et Géopolitique, Syllabus de L1 RI, UKV, 2015-2016, inédit.

5.     WINGENA, J., Cours de Méthodes de recherche en sciences sociales et humaines, syllabus de G2 RI, UKV, 2013-2014, inédit.

 

V.               Webographie

 

Groupe de recherche d’information sur la voix et la sécurité : http://www.grp.org

http//www.wikepedia.html.nrdc,2014

http://www.operationpaix.net

www.tompie.org

www.operationpaix.net


 

TABLE DES MATIERES

 

DEDICACE. I

REMERCIEMENTS. II

SIGLES ET ABREVIATIONS. IV

INTRODUCTION.. 1

1.    Présentation du sujet. 1

2.    Problématique. 3

3.    Hypothèse du travail. 4

4.    Choix et intérêt du sujet. 5

5.    Méthodologie du travail. 6

6.    Délimitation du sujet. 7

7.    Plan sommaire. 8

CHAPITRE I : CONSIDERATIONS GENERALES. 9

Section 1 : Analyse conceptuelle. 9

§1. Concepts de base de l’étude. 9

1.     La diplomatie. 9

2.     Stabilité / stabilisation. 11

3.     Le terme Grands Lacs. 12

§2. Concepts connexes de l’étude. 12

1.     Politique étrangère. 13

2.     Politique internationale. 13

3.     Sécurité. 13

4.     Insécurité. 15

Section 2 : Présentation de la sous-région des Grands Lacs africains. 15

§1. Situation géographique. 15

§2. Les Etats de la sous-région des Grands Lacs africains. 15

§3. Les caractéristiques communes des Etats de la sous-région des Grands Lacs africains. 16

a.     Sur le plan Politique. 16

b. Sur le plan économique. 17

c. Sur le plan sécuritaire. 18

CHAPITRE II. ANALYSE DE LA DIPLOMATIE CONGOLAISE. 19

Section1. Facteurs et principes directeurs de la diplomatie congolaise. 19

§1. Les facteurs déterminant de la diplomatie congolaise. 19

1.1.     Facteurs internes. 19

1.2.     Les facteurs externes : 22

§2. Principes directeurs de la diplomatie. 22

1.  Sous la première République. 23

2.     Sous la deuxième République. 23

3.     Sous la période de la transition (1990-1997) 25

4.     Sous la période de la reconstruction nationale (1997-2001) 25

5.     Sous la troisième République (depuis 2006) 28

Section 2. Acteurs et différentes étapes de la diplomatie congolaise. 28

2.1. Les principaux acteurs de la diplomatie congolaise. 28

§      LES ACTEURS CENTRAUX. 28

1. Le président de la République. 28

2. Le Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale. 29

3. L’Assemblée Nationale (le parlement) 29

§      LES ACTEURS PERIPHERIQUES. 30

1.     Les missions diplomatiques. 30

2.     Les postes consulaires. 32

3.     Les représentations permanentes au sein des organisations Internationales. 34

1.2.     Les Grandes Etapes de la diplomatie congolaise. 34

1.     Première période : du 30/6/1960 au 24/11/1965. 35

2.     Deuxième période : du 24/11/1965 au 20/04/1990) 36

3.     Troisième période : du 24/04/1990 au 17/05/1997. 37

4.     Quatrième période : du 26/01/2001 au 17/02/2002. 37

5.     Cinquième période : du 26/01/2001 au 17/02/2002. 38

6.     Sixième période du 30/06/2003)  2006. 39

CHAPITRE III. LA DIPLOMATIE CONGOLAISE ET LA STABILISATION DE LA SOUS-REGION DES GRANDES LACS AFRICAINS. 44

Section 1. Les principales causes à la base de l’instabilité dans la sous- région des Grands Lacs. 44

§1. Les causes endogènes. 44

§2. Les causes exogènes. 55

Section 2. L’apport de la diplomatie congolaise dans la gestion la gestion des crises et la consolidation d’une paix durable dans la région des Grands Lacs africains. 56

§1. Dans le cadre bilatéral 56

1.1.     Accord de Pretoria entre la RDC et le Rwanda. 56

1.2.     Accord de Luanda entre la RDC et l’Ouganda. 56

§2. La diplomatie congolaise dans le cadre multilatéral au sein de la CIRGL. 57

2.1. Le pacte sur la sécurité, stabilité et le développement de la région de Grands Lacs Africains  57

a. La portée du pacte de Nairobi 57

b.     Les Protocoles additionnels au pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement de la région des Grands Lacs africains. 59

§2. Le mécanisme régional de suivi 65

Section 3 : Défis et perspectives d’avenir de la diplomatie congolaise dans la sous-région des Grands Lacs Africains. 65

§1. Les défis à relever par  la diplomatie congolaise. 65

§2 Perspectives d’avenir sur la pacification et stabilisation de la sous-région des Grands Lacs Africains  66

CONCLUSION.. 71

BIBLIOGRAPHIE. 74

TABLE DES MATIERES. 77

 

 

 

 



[1] NEHEMIE, M., acte sur la sécurité, la stabilité et la développement dans la Région des Grands Lacs de 2007.

[2] WINGENGA J., Parenté, idéologie identitaire et paix dans la sous-région des Grands Lacs, éd. PUK, Kinshasa, 2008, p.11.

[3] CHEVRIER, J., Les méthodes en sociologie, éd. PUF, Paris, 1975.

[4] PINTO, R. et GRAWITZ, M., Méthodes des sciences sociales, éd. Dalloz, Paris,1984, p.6..

[5] REZSOHAZY, R., Théorie et critique des faits sociaux, éd. La renaissance du livre, Bruxelles, 2003, p.4.

[6] PINTO, R. et GRAWITZ, M., op. cit, p.20.

[7] GOODE J. , Method in social research, éd. Mc Gram Hill Company, New York, 1952., p.16.

[8] SATOW, E., cité par SZILASSY, Traité pratique de la diplomatie moderne, éd. Payot, Paris, 1928, p.20.

[9] FODERE, P., cité par CARLO, La diplomatie française, Paris, PUF, 1946, p.5.

[10] MARTENS, Essai sur la diplomatie nouvelle, éd. Pédone, Paris, 1950, p.10.

[11]  KISSINGER H, Le chemin de la paix, éd. Denoël, Paris, 1972, p.12.

[12] OXFORD, English Dictionnary, édition française, Paris, 2015, p.16.

[13] Idem

[14] Ibidem

[15] Rapport de l’Institut pour la dynamique de la paix et le développement dans les pays des Grands Lacs sur la négociation politique entre congolais de 2003.

[16] Rapport de FMI sur la stabilité macro- économique en RDC de 2014.

[17] Rapport du Conseil de sécurité de l’ONU de 2014.

[18] Human Right Watch (HRW), « Vous êtes punis: Attaque contre les civils dans l’Etat de la République Démocratique du Congo », n° 19, Québec, 13 décembre 2009, p.16..

[19] KABENGELE G., Note de cours de Géographie Economique, Cours inédit, G1 RI, FSSAP, UNIKIN, 2015-2016, inédit.

[20] BANYAKU E., Chronologie, monographie et documentation sur l’histoire du Congo des années  aux années 90, éd. COMPODOR, Bruxelles, 2000, p.22.

[21] SIRIDOU, D., La Région des Grands Lacs : Puissance au cœur de l’Afrique, éd. PUQ, Québec, 1993, p.16..

[22] LABANA J.B et LOFEMBE B., La politique étrangère de la République Démocratique du Congo : Structures, fonctionnement et manifestations, éd. SIRIUS, Kinshasa, 2006, p.65.

[23] NGANDA H., Crimes organisés en Afrique centrale, révélations sur les réseaux rwandais et occidentaux, éd. Borris, Paris, 2004, p.71.

[24] YOKO, K., Traité de droit diplomatique, éd. PUZ, Kinshasa, 1993, p.32.

[25] KORTEWEG, J., in diplomatie, éd. PD, Bruxelles, 1953, p.18.

[26] YEZI, P., La diplomatie congolaise face aux enjeux de l’heure, éd. PUZ, Kinshasa, 2009, p.20.

[27] Convention de Vienne sur la relation diplomatique de 1961.

[28] Institut pour la dynamique de la paix et de développement dans les pays des Grands Lacs (IGDL), négociation politique entre congolais, édition CCCAF, avril 2003.

[29] OMEONGA, J., Panorama de l’histoire diplomatique de l’antiquité à la nouvelle configuration de la diplomatie, éd. MES, Kinshasa, 2012, p.26.

[30] DALLAIRE, R., J’ai serré la main du diable. La faillite de l’humanité au Rwanda, éd. Libre expression, Paris, 1953, p.21.

[31] BRAECMAN, C., Rwanda, l’histoire d’un génocide, Librairie Athènes, éd. Fayard, Bruxelles, 1994, p.36.

[32] ADNAN, H., Piste de réflexion sur les causes internes et externes des conflits Dana la région des Grands Lacs, PUL, Lubumbashi, 1999, p.19.

[33] LACOSTE, Y, Géographie du sous-développement, géographie d’une crise, éd. PUF, Paris, 1995, p.56.

[34] BARAYAGUIZA, J.B., Le sang hutu est-il rouge ? , éd. Buborris, Paris, 2004, p.14.

[35] MATTHIEU, P. et WILLIAMS, J.C., Conflits et guerres au Kivu et dans la région des Grands Lacs, éd. L’Harmattan, Paris, 1999, p.56.

[36] Pacte sur la Sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lcs de 2008.

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