Bonjour, nous sommes le 18/10/2019 et il est 09 h 28.





 

IN MEMORIAM

 

A notre défunt Père KALEMBO MUKANDI

 


 

DEDICACE

 

 

A notre tendre mère Françoise NGALULA pour nous avoir donné le goût de la vie et à qui nos études ont été la priorité des priorités et pour qui ce travail est sujet de fierté et d’allégresse.

 


 

REMERCIEMENTS

 

Au terme de notre deuxième cycle en sociologie à l’Université de Kinshasa, qu’il nous soit permis de remercier notre Dieu, créateur des choses visibles et invisibles, de l’opportunité qu’il nous a accordée de réaliser ce travail.

Ce travail est le fruit d’un effort collectif. C’est pourquoi nous avons le plaisir de remercier tous ceux qui ont contribué, d’une manière ou d’une autre, à la réussite de ce travail.

Nos remerciements s’adressent d’abord au Professeur Clémentine Sangana Biduaya pour avoir accepté la direction de ce travail. Ses remarques et suggestions nous ont été d’une grande utilité pour la réalisation de ce travail.

A ces remerciements, nous associons le Chef de Travaux Richard Mundele Mabundu, pour son encadrement de proximité grâce à laquelle nous avons conduit cette investigation à son terme.

 

Dans un autre registre, nous remercions le Chef de Travaux Franck Tshibwabwa pour nous avoir guidés et assistés dans la rédaction de ce travail.

A toute la famille Kalembo, mes nièces et neveux pour leur soutien matériel.

Nous sommes redevable envers nos oncles Charles Mutamba et Florimond Kalenge ainsi qu’à toute la famille Kasamba pour leur affection et soutien sans faille au cours de nos études universitaires.

 

Nous n’omettons pas d’exprimer notre reconnaissance à Monsieur Florent Mualaba et Monsieur Emile Mbumba, Franck Mutombo, Anaclet Buana pour leur considération.

Nos remerciements s’adressent également à nos camarades Vanessa Kandolo, Irène Ngongo, Couronne, Chimène Nganzele, Duchy Tshibwabwa, Patient Mudimbiye, Ester Ejiba, Héritier Ngashi, Ruthina Mangala, Théthé Kufima, Nadège Pero, Gloridi Luzayadio avec lesquels nous avons ensemble partagé les moments de peine et de joie.

Enfin, nous sommes redevable à tous ceux qui ne sont pas cités ici que nous avons peut-être oubliés, mais qui ont contribué de quelques façons que ce soit à la réalisation de cette étude.

KALEMBO NDONGA Dora

 

 


INTRODUCTION 

 

1.      Etat de la question

 

A la conférence mondiale sur les Droits de l’homme tenue à Vienne en 1948, il a été réaffirmé que les Droits fondamentaux des femmes et des filles font partie de façon intégrante, indissociable et inaliénable des Droits humains universels.

La thématique centrale de la présente réflexion a déjà fait l’objet de plusieurs études. Nous ne nous livrons pas ici à un recensement de tous ces écrits, plutôt nous prenons seulement quelques travaux ayant un rapport plus ou moins évident avec l’objet de notre étude. Les études des auteurs ci-après ont attiré notre attention.

Commençons par Simone de BEAUVOIR qui, dans son ouvrage intitulé : « le deuxième sexe »[1]. L’analyse, la définition et la différenciation de femmes qui ne se fait que par rapport à l’homme et non celui-ci par rapport à elle. Elle est l’inessentielle en face de l’essentiel. Elle est le sujet, elle est l’absolu. 

De son côté, Anne Marie MPUNDU, dans l’approche « genre »[2], émet un point de vue important en ce qui concerne la conscientisation des hommes et des femmes à propos de cette nouvelle approche dans les relations homme-femme qui permettra à la société de prendre en compte toutes les potentialités que représente les femmes. Bien que majoritaires, sur le plan démographique, elles sont minoritaires dans la gestion de la vie publique, sa vraie préoccupation le fait passer du savoir de la promotion de la femme à celui d’établir un vrai partenariat entre les deux sexes. Ce partenariat suppose la prise en compte de l’apport de chaque partenaire et il conduit à ce qu’on appelle « la parité » entre les femmes et les hommes. C’est pour cela qu’elle se réfère aux caractéristiques issues de la vie en société, plutôt qu’à celle de vie biologique, en ce qui concerne la place de la femme et de l’homme dans la société[3].

AFARD, dans son ouvrage intitulé « femme, agents et bénéficiaires de l’assistance au développement », déplore le fait que le rôle et la place de la femme dans le développement ont été longtemps négligés, pourtant les femmes constituent en Afrique la majorité de la population et participent à toutes les activités de reproduction et de production de la famille[4].

Guy André SMAL et Joseph MBUYI[5], pour leur part, nous décrivent  dans « femme africaine réveille-toi », l’assujettissement de la femme par l’homme et les coutumes ancestrales. En effet, pour eux, les hommes zaïrois à l’époque et congolais d’aujourd’hui, ont tort jusqu’à présent, les empêchent de gravir les échelons d’une vie meilleure. Les mâles considèrent toujours leurs épouses comme des esclaves. Rien ou presque rien n’a changé depuis, les temps anciens, les femmes ont toujours été esclaves des hommes. Et, ils n’ont certes rien fait pour changer[6].

Au-delà de ce discours de prise de conscience de certains hommes en général, et des congolais en particulier, il faut noter l’inadéquation entre le vécu observé chez la femme et l’idéal du monde moderne. D’une manière générale, la situation de la femme jusqu’à 1973 est restée marquer encore par une lourde note d’infériorité, de marginalisation et d’oppression.

NGOMA BINDA quant à lui, estime que la femme généralement a été encore couverte de toutes sortes de qualification, discriminatoires et des graves préjugés injustes. Dans la plupart des représentations, elle a été considérée longtemps comme inférieure à l’homme et sur le plan professionnel[7].

Pour la majorité des congolais, fait remarquer « ONU Femmes », la femme demeure toujours femme, même lorsqu’elle est chef. Cette affirmation du répertoire masculin sur la domination masculine est répétée par certains comme une parole d’évangile à chaque discussion pour justifier la centralité de la place de l’homme dans la société et son pouvoir hégémonique sur la femme ([8]).

Depuis l’accession de la RDC à la souveraineté nationale et internationale en 1960 et même avant cette date, les femmes congolaises ont toujours été mises à l’écart des instances de prise de décision politique à tous les niveaux. La participation des femmes dans les instances de prise de décision à tous les niveaux des institutions politiques et publiques reste encore insignifiante en RDC. Cela empêche la majorité de la population active constituée de 53,7% de femmes et 46,3% d’hommes à faire entendre et à faire valoir ses aspirations et ses besoins ([9]).

 

Parlant des femmes et éducation, la même source soutient que les femmes congolaises constituent la grande majorité des cas des analphabètes. Le faible taux de scolarisation, le mariage précoce et les stéréotypes sexistes qui empêchent les femmes d’intégrer certains types de formation ou d’aller au terme des cycles d’études entamés sont des freins qui ne permettent pas aux congolaises d’être utiles au développement du pays. Car, l’éducation est intimement liée au progrès d’un pays ([10]).

 

En effet, constate de sa part Roger-Vincent Kapalay, la reconnaissance de l’humanité dans l’être homme et femme et dans l’être enfant ou adulte, dans l’être noir ou blanc, etc. constitue une vertu de grande capacité d’objectivité. Elle est le minimum, une exigence minimale de toute égalité. Une telle égalité se veut proportionnelle et envisageable parce que les attitudes sont complémentaires. Elle veut que la justice tienne compte des capacités, des mérites, des qualités et des positions des uns et des autres. Elle est, enfin, une égalité raisonnable, flexible, attentive aux constances, aux données et à la raison et non une égalité mécanique, sèche et aveugle ([11]).

 

A la lumière de tous les écrits ci-haut énumérés, nous sommes persuadées que les différents auteurs impliqués dans notre état de la question ont analysé objectivement la situation de la femme congolaise, reléguée au rang inférieur, victime des préjugés discriminatoires. Tous sont unanimes sur la prédominance masculine ; la marginalisation, la subordination et la soumission des femmes. Par contre pour nous, tout en reconnaissant le mérite et l’apport de tous ces devanciers dans l’éveil des mouvements féministes pour l’émancipation totale de la femme, notre préoccupation dans cette présente étude met en exergue la question de la parité hommes-femmes dans la recherche scientifique. Ce qui traduit naturellement notre originalité face à la littérature consultées.

Nous tenterons à cet effet d’appréhender les raisons majeures qui justifient la non-représentativité des femmes dans le milieu académique.

2. Problématique

 

Les injustices subies par la femme dans le processus de son émancipation dans des sociétés à prédominance masculine remontent, si pas au début de l’humanité, mais dans un passé fort lointain marquant la vie des hommes sur la terre. Les disparités hommes-femmes ont toujours existé et continuent à demeurer jusqu’à ce jour en dépit du progrès scientifiques et de l’évolution des idées auxquels nous sommes témoins. Sous d’autres cieux, à l’instar des sociétés occidentales, les progrès sont réalisés dans l’émancipation féminine grâce à l’effort des mouvements qui avancent à pas de tortue dans ce combat.

Pour ce qui concerne la République Démocratique du Congo, la position de la femme dans les rapports sociaux avec l’homme ne peut être intelligible que lorsqu’il convient de la scruter dans le contexte de trois moments importants ayant marqué l’évolution historique de ce pays, à savoir les périodes pré-coloniales, coloniales et post-coloniales.

 

Durant la période ayant précédé la colonisation, l’histoire nous apprend que les inégalités entre l’homme et la femme étaient liées nécessairement à la division des tâches. Dans cette division sociale des attributions, les tâches domestiques et économiques étaient destinées à la femme pendant que les hommes s’activaient essentiellement à la chasse et éventuellement aux guerres pour la défense du territoire en cas d’éventuelles attaques. Ce qui était valable pour l’homme et la femme l’était également pour le jeune garçon et la jeune fille. Le jeune garçon était donc préparé à l’image de son père et la jeune fille à celle de la mère.

 

Pendant toute cette période, l’homme seul avait le droit de décider sur le sort de la famille, de parler en public, d’épouser plusieurs femmes et les utiliser à sa guise. L’infidélité féminine n’était en aucun cas tolérée dans la plupart de nos sociétés traditionnelles. La situation de la femme à cette époque était liée à des règles préétablies auxquelles elle n’avait pas le droit de se soustraire.

Pendant la période coloniale, la même discrimination a été observée dans la politique du colon qui n’avait as besoin de la formation de la femme. C’est ce qui a fait dire à Pascal Biachini que « la politique scolaire coloniale a conforté certaines inégalités préexistantes : entre les sexes d’abord (surtout pour l’administration coloniale qui n’avait guère besoin de femmes pour un projet, moins pour les missionnaires qui ont cherché à es scolariser tout en les maintenant dans une position de subordination), mais aussi entre les groupes de statut différent (les fils du chef étant le plus recherché par l’école coloniale »[12].

L’école européenne à ses débuts avait privilégié les études du jeune garçon au détriment de celles de la jeune fille prédestinée au mariage.

La période post-coloniale par contre a permis indistinctement aux garçons et aux filles de poursuivre les études sans aucune discrimination. C’est au cours de cette période qu’on va observer l’émergence des jeunes filles à travers l’institution scolaire. Elles vont embrasser les études supérieures et universitaires sans désemparer. C’est ainsi qu’on trouve actuellement les femmes spécialistes de toutes les filières universitaires détenant des diplômes de pharmacie, de médecine, du droit, des sciences sociales, agronomiques, de l’environnement, de la polytechnique ainsi que d’autres considérés à l’époque comme relevant exclusivement de la compétence de l’homme.

Bien que des avancées significatives soient constatées dans la marche de la femme en ce qui concerne la conquête de ses droits les plus légitimes, nous réalisons que certains domaines échappent encore à l’activité féminine. Les déséquilibres entre les sexes persistent encore. Tel est le cas du monde scientifique où le nombre des femmes dans cette carrière est loin d’égaler celui des hommes.

Dans le monde professionnel universitaire, le déséquilibre est trop frappant lorsqu’on observe la faible proportion des femmes par rapport aux hommes dans la fonction enseignante à l’Université. En effet, très peu des femmes sont Assistantes, Chefs de Travaux et Professeurs. Et pourtant, aujourd’hui plus qu’hier, toute politique de recrutement doit s’aligner à ce que recommande la constitution de la RDC dans son article 14 qui stipule que : « … La femme a droit à une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales. L’Etat garantit la mise en œuvre de la parité Homme – Femme dans lesdites institutions. La loi fixe les modalités d’application de ces droits.

Ce qui précède nous interpelle et nous pousse à nous poser les questions ci-après :

-         Pourquoi, malgré les dispositions en faveur d’une représentation équilibrée, l’écart entre hommes et femmes enseignants et chercheurs persiste-t-il ?

-         Que faire alors pour remédier à cette situation ?

 

Telles sont les questions qui relèvent de notre problématique dont les réponses provisoires interviennent dans le point qui suit.

3. Hypothèses

 

Selon Matthieu Guidère, l’hypothèse constitue, ainsi, une explication admise temporairement concernant des phénomènes donnés et cela, jusqu’à sa confirmation ou sa réfutation par l’expérience ou par la démonstration. Pour être valides, les hypothèses doivent être soumises à des règles précises[13].

Pour ce qui concerne les précautions à prendre avant d’émettre une hypothèse, Guider relève trois principes :

-         On peut émettre une hypothèse sur un phénomène à partir du moment où il est observé plusieurs fois : c’est le principe de récurrence (ou répétition).

-         Le deuxième principe est celui de l’analogie qui permet, sous certaines conditions, de passer des règles valables pour un objet à leur application sur un autre objet qui lui est semblable.

-         Le troisième principe est celui de la continuité qui permet de vérifier le lien existant entre des faits apparemment éloignés ou sans rapport direct. Cela signifie qu’il faut commencer par démontrer la relation établie entre les éléments de l’objet étudié avant d’émettre une hypothèse sur l’objet en question.

 

Par rapport à toutes ces considérations et à la lumière des principes évoqués, nos hypothèses aux questions de la problématique se résument en ces termes :

Le déséquilibre entre les sexes dans le domaine de la recherche scientifique s’expliquerait par le retard accumulé par la femme dans la formation, aux préjugés stéréotypés et aux exigences même de la recherche qui ne tiennent pas compte du statut social de la femme. Cet écart s’expliquerait  par les pesanteurs socio-culturelles et l’attitude de la femme elle-même.

Pour remédier à cette situation, le rôle de la femme devrait être bien compris par elle-même et par l’homme dans une attitude de masculinité positive.

4. Justification du choix et intérêt de l’étude

 

Le choix de ce sujet nous est dicté par les discriminations constatées dans le rapport professionnel entre l’homme et la femme. Celle-ci est victime d’injustices, de mépris dans une société où son apport demeure incommensurable.

En effet, notre étude a double intérêt, l’un théorique, l’autre pratique. Par intérêt théorique, notre étude se veut compter parmi la littérature qui pourrait susciter débat et étude postérieure.

Quant à l’intérêt pratique, notre étude consacre à proposer des stratégies qui, influenceraient la réduction du déséquilibre entre le sexe dans le recrutement des assistants, chefs de travaux et professeurs à l’université de Kinshasa.

5. Méthode de travail

 

Toute recherche scientifique est soumise à une démarche méthodologique laquelle va nous permettre de rechercher la vérité scientifique partant de la descente sur terrain, de collectes des données, des analyses et les interpréter en vue de donner une explication scientifique.

Dans le cadre de notre étude nous avons recouru à la méthode dialectique partant de ses 4 postulats :

 

·        La loi de totalité ou de la connexion universelle 

 

Cette loi postule que : dans la société comme dans la nature, aucun phénomène ne peut être étudié isolement mais comme immergé dans une totalité organique et vivante.

Pour KUYUNSA et SHOMBA, « l’univers se constitue d’un tout ou toutes les parties se tiennent tantôt en équilibre, tantôt en déséquilibre. S’agissant des phénomènes sociaux, la recherche permanente de solutions aux multiples problèmes explique les actions de l’homme et le mouvement de changement qui, ainsi se déclenchent[14] ».

Dans le cadre de ce travail, l’Université congolaise à l’instar d’autres organisations constitue une entité complexe où l’on trouve un nombre si élevé des hommes œuvrant dans la carrière académique contre une minorité des femmes. Pour bien saisir cet aspect, il importe de comprendre le contexte culturel dans lequel l’homme et la femme ont évolué  dans une société où les droits à l’éducation des enfants de sexe féminin n’étaient pas pris en compte.

·        La loi de la lutte de contraire

 

Elle préconise, qu’au sein de tout phénomène, il existe de forces en opposition, en conflit ; ce sont des contraires. Pour que ces derniers entrent en lutte, il faut qu’ils se trouvent liés au sein d’un ensemble. Ils sont unis, c’est-à-dire placés les uns en présence des autres, le mouvement observé dans l’essence du phénomène est justement déclenché par cette lutte de contraires[15]

Cette loi nous permet d’identifier les facteurs déterminants de la lutte entre les deux acteurs, quant à la considération de chacun dans le recrutement. Même lorsque nous savons que les conditions de recrutement demeurent les mêmes, l’engagement de la femme au poste d’assistante est parfois soumis à des critères subjectifs d’ordre sentimental de l’homme.

Le conflit comme moteur du changement de l’ordre social motive les acteurs féministes jusqu’à bénéficier une loi sur l’égalité de sexe.

 

·        La loi changement dialectique

 

Cette loi affirme la négation de la négation. Il s’agit là de cette réalité qui veut que la société recherche toujours à dépasser les situations présentes pour de nouvelles[16]. Dans le contexte de notre travail, cette loi se justifie dans la mesure où la société combat des actes discriminatoires contre la femme afin d’évoluer dans un monde juste où les droits de chacun son garantis.

 

 

 

 

·        La loi du passage de changement quantitatif au qualitatif

 

Cette loi stipule que « tant dans la nature que dans la société, d’une manière générale, et dans chaque cas concret, le changement quantitatif par addition ou par soustraction précède et conditionne le changement qualitatif »[17]. Le phénomène n’est pas figé ; il subit certaines modifications suivant un processus et cela dans le temps et dans l’espace.

Cette loi nous a permis de comprendre comment les mouvements féministes se sont battus en faveur de l’émancipation de la femme en vue de rétablir l’équilibre entre les deux sexes. La situation de la femme s’est sensiblement améliorer à tel point qu’on la retrouve aussi bien dans le corps scientifique qu’académique.

 

Technique de recherche

 

Au service de notre démarche scientifique, nous avons utilisé les techniques : documentaire, de questionnaire et d’entretien.

La technique documentaire nous a permis de consulter la littérature existante sur la question soulevée dans notre problématique afin de se démarquer de nos prédécesseurs et imprimer l’originalité de notre travail.

Quant au questionnaire, celui-ci nous a permis à soumettre à notre population cible une série des questions sur la thématique afin de tester leur niveau de compréhension si il est opportun de parler de la parité homme-femme dans une institution où le critère de recrutement est basé sur la compétence.

La technique d’entretien, nous a été utile grâce à l’échange direct avec les personnes concernées par notre étude.


 

6. Subdivision du travail

 

Hormis l’introduction et la conclusion, notre travail se subdivise en trois chapitres :

Le premier  est consacré aux concepts de base et champs d’étude

La deuxième porte sur la parité Homme – Femme dans la recherche scientifique ou la fonction enseignante.

Le troisième porte sur l’organisation, le déroulement de l’enquête et l’analyse des données.


 

Chapitre premier : GENERALITES CONCEPTUELLES ET CHAMPS D’ETUDE

 

Partant de ce chapitre, deux sections le caractérisent : la première est consacrée à la définition des concepts de base liés à l’étude. La deuxième par contre, présente le milieu d’étude.

1.1.           DEFINITION DE CONCEPTS DE BASES

 

Dans cette partie du travail, nous définissons les concepts ci-après : parité, recherche, recherche scientifique, égalité de chance, acteur social, discrimination.

1.1.1.     Parité.

La parité est un concept qui prône sur l’égalité d’opportunité et de chance que les individus doivent bénéficier les uns et les autres sans une quelconque discrimination. C’est-à-dire que tout le monde a la même chance, qu’il n’y a aucune discrimination structurelle au niveau d’individu et de groupes sociaux[18].

Dans le cadre de cette étude, la parité est perçue comme une égalité de chance qu’on accorde à l’homme et à la femme de prouver de quoi chacun est capable de réaliser dans le contrat social en général, le monde professionnel de recherche scientifique en particulier[19].

 


 

1.1.2. Recherche

 

D’après Léon Tsambu, le terme recherche a un sens prosaïque et scientifique. Toute recherche est une activité, un effort, un processus, mais n’est pas comprise comme une recherche scientifique. C’est une activité de quête objective de connaissance[20].

En d’autres termes, toute recherche a pour but de répondre à une préoccupation résultant d’un objet quelconque.

1.1.3. Science

 

 Le Lexique de sociologie définit la science comme un ensemble de savoirs organisés :

-         obéissant à des règles logiques de cohérence interne ;

-         susceptible d’être validés par des procédures objectives et publiques de vérification et de réfutation ;

-         et faisant l’objet d’un consensus au sein d’une communauté de spécialistes[21].

1.1.4. Recherche scientifique

 

Sylvain Shomba définit la recherche scientifique comme une investigation rigoureuse, critique et systématique menée sur un objet donné et précis, sur base des procédés méthodologiques susceptibles de conduire à une connaissance vraie, vérifiable et communicable de l’objet étudié[22].

 

1.1.5. Genre

 

Par genre, on entend la construction socio-culturelle des rôles masculins et féminins et des rapports entre hommes et femmes. En effet, alors que le « sexe » fait référence aux caractéristiques biologiques, être né (e), homme ou femme, le genre décrit des fonctions sociales assimilées et inculquées culturellement. Le genre est ainsi le résultat des relations de pouvoir présentes dans une société et sa conception en conséquence, est dynamique et diffère selon l’évolution du temps, l’environnement, les circonstances et les différentes cultures[23].

 

La plate forme de Beinjing mise en place et évaluée par la Conférence Mondiale des femmes successivement en 2000, en 2008, en 2010 a retenu dans son plan d’action 12 domaines prioritaires parmi lesquels l’éducation reste un des domaines le plus important. Ces domaines prioritaires sont : l’éducation, la santé, l’économie (la réduction de la pauvreté et l’accès aux services sociaux de base), l’Environnement, la Gestion de la paix et post-conflit, les Médias, les cultures et les religions, les recherches et les banques des données, les mécanismes institutionnels, le leadership et le statut juridique des femmes.

La Conférence de Beijing a invité les gouvernements et d’autres acteurs à promouvoir une politique active et visible d’intégration de la problématique de l’égalité des genres dans tous leurs programmes.

1.1.6. La discrimination

Selon le dictionnaire Larousse, le terme discrimination signifie la séparation, la distinction, la ségrégation. Le concept peut avoir une connotation négative ou positive.

La discrimination à l’égard de la femme vise toute distinction, exclusion ou restriction fondée sur le sexe qui a pour but de compromettre ou de détruire la reconnaissance, la jouissance par les femmes et cela quel que soit leur état matrimonial, sur la base de l’égalité de l’homme et de la femme, des droits humains et des libertés fondamentales dans les domaines politique, social, culturel et civil ou dans tous les autres domaines.

En sociologie, il se distingue deux types des discriminations dont l’une positive et l’autre négative.

Par discrimination positive, on entend l’ensemble de critérium ou de mesure que l’organisation sociale place comme garde fou dans le but d’éviter le dépassement dans le recrutement à la masculinité et féminité c’est-à-dire l’égalité de chance. 

Section 2. PRESENTATON DE L'UNIVERSITE DE KINSHASA

2.1. Bref historique

L'Université de Kinshasa (anciennement appelée LOVANIUM) est né de l'initiative de l'Université catholique de Louvain qui décida de créer en 1925 au Congo, particulièrement à Kinshasa, dans le Bas- Congo, un centre médical pour la formation des infirmiers et des assistants médicaux.

Ce centre médical à Kisantu dénommé Fondation Médicale de l'Université de Louvain (FOMULAC).

      

En 1932 ce fut la création d'un centre agronomique pour former les assistants agricoles. En 1947, les deux centres ont formé une institution d'enseignement supérieur qui est devenu en 1949 un centre universitaire du Congo avec l'accord du Recteur de l'Université de Louvain et celle-ci aura le nom de Lovanium.

Elle aura son siège social à Kisantu et administratif à Louvain (Belgique). En 1950, les représentants belges et d'administratifs ont décidé de créer l'université de Louvanium et l'ont placé à Léopoldville sur le haut relief du Mont - Amba situé au sud de la capitale.

L'université n'a commencé à fonctionner effectivement que le 15 janvier 1954 avec 30 étudiants. C'est en 1956, qu'il y aura un décret - royal portant création de l'université de Lovanium et qui fut signé le 03 février de la même année.

L'année 1957 marque la date d'entrée du service de la clinique universitaire de Kinshasa.

En 1960, les premiers licenciés obtiennent leurs diplômes. Suite à une revendication des étudiants concernant le siège du conseil d'administration de l'université va être transféré au Congo. Compte tenu des agitations dans le milieu universitaire  une commission de reformes de l'enseignement supérieur et universitaire sera mise en place et va proposer en 1971, la création de l'université nationale du zaïre aux différents conseils d'administration des établissements du pays en vue de créer conseil d'administration, comportant un seul Recteur.

2.2. L'avènement de l'Université Nationale du Zaïre (UNAZA)

L'Université Nationale du Zaïre (UNAZA) en sigle, créée par l'ordonnance - loi n°71/075 du 06 août 1971[24] va englober tous les instituts supérieurs et universités du pays.

L'article premier de celle-ci faisait de l'Université Nationale du Zaïre, un établissement public d'enseignement supérieur, jouissant de la personnalité civile et soumis à la tutelle du département de l'Education Nationale.

Selon ses articles 10 et 19, le Recteur et le vice-recteur étaient nommés par le Président fondateur du MPR, président de la République sur proposition du commissaire d'Etat à l'éducation nationale.

Quant à l'article 21 de cette ordonnance, les secrétaires généraux sont nommés par le Commissaire d'Etat à l'Education Nationale sur proposition du conseil d'administration de l'UNAZA.

L'option fondamentale fixée par la réforme fut l'unification de la direction et de la gestion de l'Université l'UNAZA ne produira pas les résultats escomptés et sera dissoute le 03 octobre 1981[25].

2.3. La création de l'Université de Kinshasa UNIKIN

L'Université Nationale du Zaïre (UNAZA), loin de corriger les griefs formulés à l'endroit de Lovanium, va à son tour connaître des blocages dans son développement suite aux confusions, empiétements des autorités et conflits périodiques dans la haute direction centrale de l'Université manifestement par des interventions nombreuses non statutaires du ministère de tutelle ou du président du conseil d'administration dans la gestion à côté de celles du Recteur.

Ces griefs formulés à l'endroit de l’UNAZA vont amener le pouvoir public à créer l'Université de Kinshasa, UNIKIN en sigle.

L'acte de naissance de cette université est l'ordonnance - loi n°81-142 du 03 octobre 1981. L'article premier de cette ordonnance stipule ce qui suit : il est créé un établissement public d'enseignement universitaire jouissant de la personnalité juridique et soumis à la tutelle du département de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

2.4. Situation géographique

L'Université de Kinshasa est établie sur une colline de 270 hectares environ, appelée Mont Amba. Elle est située au sud-ouest de la ville de Kinshasa.

Le plateau sur lequel s'élèvent les bâtiments universitaires a environ 500 mètres 'd'altitude et domine Kinshasa de 200 mètres.

Elle est balayée par des vents dominants du sud-ouest est bénéficie, grâce à son altitude, des conditions climatiques favorables au travail intellectuel.

Cette occupation de l'espace se divise en quatre grandes parties :

-   Le Nord qui est réservé aux édifices académiques ;

-   Le sud aux résidences des étudiants et professeurs ;

Au cœur du campus s'élève une église, à son extrême Ouest, elle s'achève avec la grande plaine qui la sépare avec la commune de Mont Ngafula. Au Sud enfin, par le quartier Mbanza Lemba.

2.5. Statut juridique de l'Université de Kinshasa

Il ressort du texte qui organise l'Université de Kinshasa que celle-ci est un établissement public d'enseignement universitaire ; elle jouit de son autonomie ainsi que sa personnalité juridique, soumise à la tutelle du Ministère de l'Education nationale aux termes de la réforme intervenue en octobre 1981.

2.6. Missions de l'Université de Kinshasa Elle a pour missions :

D'assurer la formation des cadres de conception dans les domaines les plus divers de la vie nationale. A ce titre, elle dispose des enseignements inscrits à des programmes de manière à favoriser l'éclosion des idées neuves et le développement des aptitudes professionnelles.

-         D'organiser la recherche scientifique fondamentale, appliquée et orientée vers les solutions des problèmes spécifiques du Congo, compte tenu de l'évolution de la science, de la technique et de la technologie dans le monde.

-         Conférer les grades légaux conformément aux dispositions légales et réglementaires sur la collation de ces grades.

-         Outre ces trois missions, l'Université de Kinshasa ajoute une quatrième pratique qui est celle d'offrir ses services à la population kinoise et ses environs par le biais des cliniques universitaires et de la régie de construction.

2.7. Situation démographique

Il s'agit de l'effectif du personnel et des étudiants de l'Université de Kinshasa.

En effet, l'Université de Kinshasa fonctionne avec 52 départements au total et compte 502 professeurs en fonction pour l'année académique 2004-2005, où l'on retrouve que 13 professeurs femmes ; 745 membres du corps scientifiques c'est-à-dire assistants et chef de travaux ainsi que 1693 agents affectés à l'administration universitaire.

Enfin, pour les étudiants, l'Université évolue avec un effectif de 23.150. Ce qui nous donne un effectif global de 24.397 sujets.

Elle est dotée d'une clinique, d'un réacteur atomique (le premier à être implanté en Afrique en 1959), d'une école primaire et secondaire et autres organes et services œuvrant à l'accompagnement des objectifs assignés à cette institution.

2.8. Organes et fonctionnement de l'Université de Kinshasa

2.8.1. Organes

-         Les organes de l'Université sont :

-         le Conseil de l'Université

-         le Conseil de gestion

-         le Recteur

-         le Conseil de Faculté

-         le Conseil e Département

 

L'Université de Kinshasa est dirigée par un Recteur, assisté dan sa tâche d'un secrétaire Général Académique pour tous les problèmes Académiques (enseignement, inscription et recrutement du personnel enseignant).

Le Secrétaire Général administratif assiste le Recteur dans la gestion des problèmes sociaux (personnel, œuvre estudiantine, intendance).

Enfin, l'administrateur du budget s'occupe de tous les problèmes relatifs aux finances de l'Université à eux quatre, ils constituent alors le comité de gestion.

Pour ce qui concerne l'organisation des enseignements à l'Université de Kinshasa, la faculté est dirigée par doyen, assisté de deux vices doyens chargés respectivement de l'enseignement et de la recherche et d'un secrétaire. Au sein de chaque faculté fonctionnent les départements.

·        Le conseil de l'Université est composé :

·        Du Recteur

Il est nommé par le Président de la république sur proposition du Ministre de l'Enseignement Supérieur, parmi les membres du personnel académique de l'université ayant rang de professeur ordinaire, pour un mandat de cinq ans, une fois renouvelable.

·        Du Secrétaire Général Académique

Il est nommé par l'arrêté ministériel parmi les membres du corps académique de l'Université de Kinshasa ayant au moins le grade de professeur pour un mandat de quatre ans renouvelable.

 

·        Du Secrétaire Général Administratif

Il est nommé par l'arrêté ministériel pour un mandat de quatre ans renouvelable. Il est chargé des problèmes administratifs de l'Université.

Le secrétaire Général administratif comprend en son sein quatre directions : direction des œuvres estudiantines, direction des affaires sociales et direction d'entretien et maintenance.

 

 

 

·        De l'Administrateur du budget

 

L'administrateur du budget comprend en son sein, cinq directions ; la direction de la comptabilité, direction du budget et contrôle, direction de la trésorerie, direction du patrimoine et les unités de production.

 

·        Du Doyen de la Faculté

Il est élu par le conseil de faculté assisté de deux vices-doyens chargés respectivement de l'enseignement et de la recherche et d'un secrétaire académique pour un mandat de 2 ans renouvelable une fois.

·        Du bibliothécaire en chef

Personne préposée à la direction du secrétariat général académique pour la coordination des bibliothèques à l'Université. Il est désigné par le secrétaire général académique.

·        Du Représentant du personnel administratif et technique

Il a pour tâche de faire l'économie du personnel au sein de l'Université. Il élabore prépare à la direction un programme à suivre pour assurer la gestion du personnel à tout changement intervenu dans le texte réglementaire.

 

·        Du Coordonnateur des étudiants

 

Il est élu par les délégués facultaires. Assisté d'un vice coordonnateur ; il est chargé de représenter la communauté estudiantine et défend les intérêts des étudiants à l'Université.

2.8.2. Fonctionnement

§  Le Conseil de l'Université

Il a pour mission entre autre la conception de la politique académique et scientifique de l'université. La proposition du conseil d'administration après avis et conseils des facultés et des départements, des écoles, des instituts et les centres intéressés.

Il se réunit une fois par trimestre ou chaque fois que les besoins de l'Université l'exigent.

§  Le Comité de gestion

Ce comité assure la gestion courante de l'Université sous la direction du Recteur. A ce titre, le comité exécute les décisions du ministère de l'éducation nationale, du conseil d'administration, du conseil de l'Université. Il fait toutes propositions et suggestions qui lui semblent importantes au conseil de l'Université. Il se réunit une fois par semaine et fixe lui-même les règles de son fonctionnement.

Tous les membres des corps académiques, scientifiques ainsi que des services techniques et administratifs peuvent être invités par le Recteur à la réunion du comité de gestion à titre consultatif.

·        Le Recteur

Il est la première autorité de l'Université, c'est lui qui coordonne toutes les activités de l'Université. A ce titre, il préside le comité de gestion et a donc dans ses attributions le pouvoir de proposer la nomination et la démission des médecins directeurs des institutions autonomes de l'Université.

·        Le Secrétaire Général Académique

Il s'occupe des affaires académiques de l'Université. Il délivre les attestations de réussite, d'inscription. Il répond aux demandes des renseignements concernant les conditions d'admission, les programmes de cours, l'obtention des bourses d'étude.

Il reçoit, au nom du Recteur, les inscriptions aux cours, aux examens et aux exercices pratiques et veille à l'établissement des documents académiques requis.

·        Le secrétaire Général administratif

Il s'occupe de tous les problèmes liés à l'administration de l'Université. Le personnel administratif y compris la sécurité et la garde universitaire constituent l'ensemble des dossiers qu'il gère.

L'administrateur du budget

Il s'occupe des questions budgétaires et financières de l'Université.


 

Chapitre II. LA PARITE HOMMES – FEMMES DANS LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE OU LA FONCTION ENSEIGNANTE

 

Dans ce chapitre, nous allons parler de la problématique de la parité hommes – femmes dans la recherche scientifique. A cet effet, la première section, va démontrer comment devenir personnel enseignant ou chercheur à l’Université et la seconde consiste à l’analyse des conditions non sensibles au genre.

Section 1 : devenir personnel enseignant ou chercheur à l’Université

 

Devenir personnel enseignant ou chercheur à l’Université est inhérent à certains préalables qui déterminent à priori les conditions d’engagement de promotion et de travail. Mais avant même de parler de ces conditions, il y a lieu de situer le cadre légal ayant instauré la parité homme – femme.

 

1.1.1.  Cadre légal de la parité homme – femme

 

     Les actes juridiques sur base desquels est fondée la parité homme – femme depuis la République du Zaïre, en passant par la transition, jusqu’à la RD. Congo, sont regroupés en instruments juridiques internationaux comme la déclaration universelle des droits de l’homme, la charte africaine des droits de l’homme et des peuples, les conventions et pactes ratifiés par l’Etat congolais et en instruments juridiques nationaux comme la constitution de la République et les lois particulières en l’occurrence ; le code de la famille, le code du travail congolais, la loi sur la nationalité, le statut des agents publics de l’Etat, la loi foncière, la loi sur les partis politiques, etc.

Instruments internationaux

Par rapport aux instruments internationaux, Roger Vincent Kapalay a évoqué plusieurs conférences régionales et mondiales qui ont été organisées avec l’objectif de modeler la vision sur les conditions de vie des femmes, les relations de pouvoir entre les hommes et femmes et le respect équitable des droits humains dont les droits des femmes sont une partie intégrante ([26]).

 

Ces assises, poursuit-il, ont permis à tous les niveaux de reconnaître le rôle crucial des femmes dans le développement et de mettre en exergue la nécessité de leur participation effective et équitable à la prise de décision pour asseoir un développement intégral.

 

Parmi ces instruments internationaux, il y a lieu de citer :

-         La charte des Nations Unies qui a eu à instaurer le principe d’égalité entre les hommes et les femmes dès 1945 ;

-         Les conventions concernant la lutte contre les discriminations dans le domaine de l’enseignement en instituant l’égalité de chance pour les femmes et les filles dans l’enseignement en 1960 ;

-         La déclaration sur la protection des femmes et des enfants en période d’urgence et des conflits armés en 1974 ;

-         L’Assemblée générale des Nations Unies proclamant l’année internationale en 1975 ;

-         La convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes en 1979 ;

-         La conférence mondiale pour évaluer les résultats de la première décennie de la femme tenue à Nairobi (Kenya) en 1985 ;

-         La conférence de Berlin, en 1985 ;

-         L’adoption des objectifs du Millénaire pour le développement consacré à la promotion de l’égalité entre les hommes et les femmes (2000) ;

-         L’engagement de l’Union Africaine en faveur de l’égalité entre hommes et femmes dans les instances de décision et au niveau des postes électifs en 2004 ;

-         Le Protocole sur le genre et le développement de 2008 de la SADC visant à renforcer les moyens d’action des gouvernements à réaliser l’égalité et l’équité entre les sexes tout en prévoyant les mesures de discrimination positive en faveur des femmes et des filles afin d’éliminer toutes les barrières qui les empêchent à participer à toutes les sphères de la vie.

 

Instruments nationaux

 

Parmi ces instruments, on peut citer l’Acte constitutionnel de la transition, la Constitution de la République du 18 février 2006, la loi sur la nationalité, le code de la famille, le code pénal congolais, le code du travail congolais, le statut des agents des services publics de l’Etat, la loi foncière, la loi sur les partis politiques, les instructions académiques, le fondement social et culturel.

 

Par rapport à l’instruction académique, il est vivement recommandé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, de combattre toute forme de discrimination qui préjudicie les personnes du sexe féminin. Lors du recrutement et de la promotion du personnel, il faut respecter la règle de la parité. Toutefois, la méritocratie, les valeurs morales et patriotiques doivent être considérées comme critères de sélection exigés par ce Ministère.


 

1.1.2.     Conditions d’engagement et de promotions

 

Le Vade-mecum du gestionnaire d’une institution d’Enseignement Supérieur et Universitaire prévoit indistinctement les mêmes conditions de nomination et de promotion tant pour les hommes que pour les femmes aux postes d’Assistant, du Chef de Travaux, du Professeur associé, du Professeur et du Professeur Ordinaire ([27]).

 

Assistant

-         Etre porteur d’un diplôme de licence ou équivalent ;

-         Avoir obtenu la mention « distinction » aux épreuves de l’année terminale ;

-         Avoir obtenu au moins 65% aux épreuves de l’année terminale et avoir obtenu au moins la mention « distinction » durant toutes les épreuves ;

-         Etre jugé apte à l’enseignement par la Faculté.

 

·        Chef de travaux (C.T)

 

-         Etre porteur d’un diplôme de licence ou équivalent à celui-ci ;

-         Avoir exercé pendant 4 ans au moins les fonctions d’Assistant ;

-         Avoir publié au moins 2 articles scientifiques,

-         Le titulaire d’un diplôme d’études supérieures ou équivalent ;

-         Le spécialiste en médecine ayant enseigné pleinement comme assistant et publié un article scientifique.

 

 

·        Professeur Associé (P.A)

-         Existence d’un poste vacant budgétairement prévu et figurant au tableau des effectifs de l’Université ;

-         Avoir fait preuve d’aptitudes pédagogiques pendant la période probatoire d’au moins six mois ;

-         Etre titulaire d’un diplôme à thèse obtenu à la suite de la soutenance.

 

·        Professeur (P)

 

-         Avoir participé pendant 4 ans au moins au titre de Professeur Associé ;

-         Avoir publié au moins 2 articles scientifiques ;

-         Avoir rédigé au moins un cours.

 

·        Professeur ordinaire (P.O)

 

-         Avoir donné pendant 4 ans au moins un enseignement de plein exercice en qualité de professeur ;

-         Avoir publié pendant 4 ans, un ouvrage au moins ou 4 articles scientifiques.

 

Il faut noter que le processus de nomination et de la promotion à l’enseignement supérieur et universitaire est ouvert à la fois aux hommes et aux femmes sans aucune discrimination. La parité est prise en compte dans ce processus de nomination et de promotion.

 

A ce propos, l’article 4 de la Déclaration de l’Unesco de 1998 sur l’enseignement supérieur pour le XXIème siècle demande de façon très explicite l’élimination de tout stéréotype lié au genre dans l’enseignement supérieur. Il insiste particulièrement sur la nécessité de faire tomber les barrières politiques et sociales empêchant les femmes de participer aux processus d’élaboration des politiques et de prise de décisions aussi bien au niveau de l’enseignement supérieur que dans la société en général ([28]).

Section 2 : Etat des lieux

 

Le nombre des femmes œuvrant dans la carrière scientifique à l’Université de Kinshasa comme un peu partout en République Démocratique du Congo reste dérisoire comparativement à celui des hommes qui constituent la majorité écrasante. Dans tous les départements et toutes les facultés de l’Université, un simple regard permet de constater que trop peu des femmes sont professeurs, chefs de travaux et assistants.

A cet effet, les données mises à notre disposition par les services académiques illustrent clairement nos propos car parmi les 59 professeurs émérites de l’Université de Kinshasa, on note la présence d’une seule femme conformément aux statistiques du mois de mai 2017. Sur l’ensemble de 249 professeurs ordinaires, on ne retrouve que 6 femmes. Par rapport au nombre de 241 professeurs, on découvre seulement 10 femmes.

 

En ce qui concerne le nombre de professeurs associés qui s’élève à 380, celui des femmes soit 42, demeure également faible. Par rapport à l’ensemble des professeurs en activités à l’Université de Kinshasa, hormis les professeurs émérites, le nombre total des professeurs est de 878 au sein duquel on trouve 49 femmes. En termes de pourcentage, il y a lieu de parler 5,6% des femmes professeurs comparativement aux 94,4% des hommes qui constituent l’ensemble du personnel académique de l’Université de Kinshasa.

 

Quant au personnel scientifique de la même université, il comporte dans l’ensemble 1024 agents donc 622 chefs de travaux et 402 assistants. Sur cet ensemble du corps scientifique, on trouve en son sein 187 femmes, ce qui se traduit en 18,3% contre 81,7% des hommes.


 

Chapitre III : PROBLEMES SPECIFIQUE DE LA PARITE DANS LA CARRIERE SCIENTIFIQUE

 

Pour bien comprendre l’écart en terme de parité homme-femme dans la carrière scientifique, au regard des données collectées, nous allons nous appesantir sur les problèmes qui entourent cette discrimination. Mais avant d’y arriver, nous discuterons d’abord de la démarche qui nous a permis d’avoir les données que nous analyserons dans les autres sections de ce chapitre.

Section 1 : Organisation de l’enquête

 

Dans cette section, nous allons parler successivement de la population d’enquête, du tirage et de la taille de l’échantillon ainsi que de la collecte et de l’analyse des données.

 

a.     Population d’enquête

 

Toute recherche en sciences sociales repose sur les individus dont les opinions constituent le soubassement même de ladite recherche. A cet effet, notre étude s’est intéressée aux enseignants de l’Université de Kinshasa, à savoir les Professeurs, les Chefs de Travaux et les Assistants considérés à juste titre comme notre population d’enquête.

 

b.    Tirage et taille de l’échantillon

 

Comme il était quasiment impossible d’interroger tous les enseignants de cette université dans l’intervalle du temps nous étant concédé, nous avons fait recours à l’échantillon accidentel lequel nous a permis d’aborder toutes les premières personnes rencontrées dans notre univers d’enquête. C’est ce qui nous a conduits à un effectif de 36 membres du personnel académique et scientifique proportionnellement à 3 sujets par rapport aux douze facultés de l’Université de Kinshasa.

 

c.      Collecte et analyse des données

 

Notre enquête de terrain nous ayant permis de recueillir les opinions sur la question de la parité hommes – femmes dans la recherche scientifique, s’est déroulée comme nous l’avons dit précédemment sur le site de l’Université de Kinshasa. Compte tenu du temps imparti et des diverses occupations des professeurs ainsi que de leurs collaborateurs, nous nous sommes attelé à aborder ceux qui étaient disponibles en dépit de quelques rendez-vous difficilement respectés.

Par rapport à cette collecte des données, nous avons pris tout un mois pour la prise de contact et la distribution du questionnaire auprès de notre population-cible. C’est donc au cours de cette période que nous avons effectué notre enquête. Après cette distribution, nous étions contraintes de passer de temps en temps dans leurs lieux de service afin de récupérer ces protocoles. Aussitôt déposés, certains membres du corps académique et scientifique n’hésitaient pas de nous répondre sur place en prenant tout le temps nécessaire pour commenter et fournir maintes explications compte tenu de la pertinence de la question à l’ordre du jour.

Par contre, d’autres Professeurs, Chefs de Travaux et Assistants nous fixaient rendez-vous pour le retrait de ces protocoles à des dates convenues. Même après quelques promesses non réalisées par rapport à leurs différentes charges professionnelles, nos enquêtés finissaient par nous rendre ce service.

Après la collecte de ces données, nous avons procédé à leur analyse à travers les caractéristiques démographiques des enquêtés et leurs opinions.

 


 

Section 2 : Caractéristiques démographiques des enquêtés

 

Cette section est alimentée par les caractéristiques socio-démographiques inhérentes aux variables : âge, sexe, grade et sexe, grade et âge, état-civil et confessions religieuses.

 

Tableau n°1 : Répartition des enquêtés selon l’âge

 

Tranche d’âge

Fréquence

Pourcentage

25 – 35 ans

4

11,1

36 – 45 ans

20

55,5

46 et plus

12

33,2

Total

36

100

 

Ce tableau nous renseigne que 55,5% des personnes interrogées sont dans la tranche d’âge comprise entre 36 et 45 ans ; 33,2% se situent entre 46 ans et plus et plus 11,1% demeurent entre 25 et 35 ans. A cet effet, la tendance majoritaire, c'est-à-dire 55,5% se situe entre 36 et 45 ans, ce qui nous permet de justifier le grand nombre du corps scientifique à côté de quelques jeunes professeurs associés et autres.

 

Tableau n°2 : Répartition des enquêtés selon le sexe

 

Sexe

Fréquence

Pourcentage

Masculin

28

77,7

Féminin

8

22,2

Total

36

100

 

Il ressort de ce tableau que 77,7% des personnes interrogées sont des hommes contre 22,2% du personnel de sexe féminin.

 

 

Tableau n°3 : Répartition des enquêtés selon le grade et sexe

 

            Sexe

Grade

Masculin

Féminin

Professeur

7

1

Chef de Travaux

12

6

Assistants

8

2

Total

27

9

 

Au regard de ce tableau, il se dégage que parmi les Chefs de Travaux, 12 sont des hommes contre 6 femmes, parmi les Assistants, on retrouve 8 hommes contre 2 femmes et que parmi le nombre de professeurs interrogés, 7 d’entre eux sont des hommes contre 1 seule femme détenant le grade de Professeur.

 

Tableau n°4 : Répartition des enquêtés selon le grade et l’âge

 

            Age

Grade

25 - 35

H – F

36 – 45

H – F

46 ans et plus

H – F

Professeur

2 -  0

20  - 1

3  - 0

Chef de Travaux

8  - 2

4  - 2

1   - 1

Assistants

6  - 2

2  - 0

0 -  0

Total

16  - 4

8  - 3

4  - 1

 

Par rapport à ce tableau, il résulte que parmi les professeurs dont l’âge varie entre 25 et 35 ans, on retrouve deux hommes seulement, parmi les professeurs dont l’âge est compris entre 36 et 45 ans, il y a lieu de signaler la présence de 2 hommes contre une femme alors que dans la tranche d’âge comprise entre 46 ans et plus, on ne retrouve que 3 femmes. Parmi les chefs de travaux, il y a 8 hommes et 2 femmes dont l’âge varie de 25 à 35 ans ; 4 hommes et 2 femmes dans la tranche de 36 à 45 ans et 1 homme et 1 femme entre 46 ans et plus. Quant aux assistants, 16 hommes et 4 femmes sont dans la tranche d’âge comprise entre 25 et 35 ans, 8 hommes et 3 femmes dans celle comprise entre 36 et 45 ans et 4 hommes et 1 femme dans la tranche de 46 ans et plus.

 

Tableau n°5 : Répartition des enquêtés selon la confession religieuse

 

Eglise

Fréquence

Pourcentage

Catholique

18

50

Protestante

8

22,2

Réveil

6

16,6

Autres

4

11,1

Total

36

100

 

Il se dégage de ce tableau que 50% des enquêtés sont catholiques ; 22,2% sont protestants ; 16,6% appartiennent aux églises de réveil et 11,1% font partie des autres confessions religieuses ou croyances. A cet effet, nous constatons que la majorité des enquêtés sont catholiques dans la mesure où l’on sait que l’élite intellectuelle provient surtout des écoles catholiques, dont les missions sont implantées à travers toutes les contrées du pays.

Section 3 : Questions d’opinions

 

Dans cette section, nous allons analyser les opinions des personnes enquêtées tout en les commentant à travers les tableaux statistiques d’abord et ensuite procéder à l’interprétation des résultats.


 

3.1. Opinions des enquêtés

Tableau n°1 : Appréciation de la capacité intellectuelle de la femme par rapport à l’homme

 

Opinions enregistrées

Fréquence

Pourcentage

Supérieure

2

5,5

Egale

30

83,3

Inférieure

4

11,1

Total

36

100

 

Par rapport à ce tableau, 5,5% des enquêtés trouvent la capacité intellectuelle de la femme est supérieure à celle des hommes ; 83,3% pensent que cette capacité est la même et 11,1% la jugent inférieure à celle des hommes. Pour la grande majorité, l’homme et la femme ont la même capacité intellectuelle du fait qu’ils ont les mêmes aptitudes et dotés de la même intelligence et que la seule différence réside au niveau du sexe.

 

Tableau n°2 : Appréciation selon l’émergence dans les études

Avis

Fréquence

Pourcentage

L’homme

31

86,1

La femme

2

5,5

Pareil

3

8,3

Total

36

100

 

Partant de ce tableau, nous constatons que 86,1% des personnes interrogées pensent que l’homme a plus émergé dans les études que la femme à la suite des pesanteurs socio-culturelles qui ont affaibli cette dernière ; 5,5% parlent de l’émergence de la femme et 8,3% trouvent qu’ils ont émergé de la même manière.

 

Tableau n°3 : Avis sur le retard de la formation de la femme

 

Avis

Fréquence

Pourcentage

Priorité au garçon

5

13,8

Fille prédestinée au mariage

8

22,2

Pesanteurs socio-culturelles

23

63,8

Total

36

100

 

Sur ce tableau, 13,8% des enquêtés attribuent le retard dans la formation de la femme au privilège accordé au garçon ; 22,2% considèrent la prédestination de la fille au mariage et 63,8% évoquent les pesanteurs socio-culturelles. Cette dernière position se justifie par rapport au rôle même de la femme dans la société.

 

Tableau n°4 : Opinion de savoir si la femme est en mesure de poursuivre la carrière universitaire

 

Avis

Fréquence

Pourcentage

Oui

33

91,6

Non

3

8,3

Total

36

100

 

D’après ce tableau, 91,6% des personnes interrogées estiment que la femme est en mesure de poursuivre la carrière universitaire étant donné qu’elles possèdent les mêmes facultés intellectuelles que l’homme ; 8,3% trouvent que cela n’est pas possible.

 

Tableau n°5 : Avis sur le respect de la parité Homme – Femme dans la carrière scientifique

Avis

Fréquence

Pourcentage

Oui

2

5,5

Non

34

94,4

Total

36

100

 

Ce tableau rapporte que 5,5% pensent que la parité est respectée contre 94,4% qui ont dit le contraire. La tendance majoritaire s’est justifiée au vu de faibles effectifs des femmes dans la carrière universitaire.

 

Tableau n°6 : Opinion sur l’insuffisance des femmes dans le métier universitaire

Opinion

Fréquence

Pourcentage

Attitude de la femme

15

41,6

Egoïsme de l’homme

10

27,7

Retard pris par la femme

5

13,8

Autres considérations

6

16,6

Total

36

100

 

Il résulte de ce tableau que 41,6% des enquêtés attribuent cette faiblesse à la femme elle-même ; 27,7% parlent de l’égoïsme de l’homme ; 13,8% évoquent le retard pris dans l’instruction de la jeune fille par rapport au jeune garçon ; et 16,6% pensent à d’autres considérations. Pour la majorité, l’attitude de la femme inhibe ses capacités à évoluer car elle croit que la carrière est longue et fastidieuse et comporte beaucoup de risques à son égard.

 


 

Tableau n°7 : Opinions sur la responsabilité de l’homme

 

Opinion

Fréquence

Pourcentage

Tout se structure autour de l’homme

31

86,1

Son jugement négatif

5

13,8

Total

36

100

 

Par rapport à ce tableau, 86,1% pensent que tout se structure autour de l’homme et que la femme est absente à tous les niveaux de la prise de décision.

 

Tableau n°8 : Opinion sur ce que l’on reproche à la femme

 

Reproches

Fréquence

Pourcentage

Passivité

6

16,6

Attentisme

8

22,2

Vouloir des facilités

4

11,1

Désintéressement

18

50

Total

36

100

 

Il ressort de ce tableau que 16,6% des enquêtés condamnent la passivité de la femme ; 22,2% parlent de l’attentisme ; 11,1% évoquent l’inclination de la femme aux facilités et 50% parlent du désintéressement. Cela se justifie par le fait que pour beaucoup de femmes, le métier d’enseignant à l’université est juste valable pour l’homme.

 


 

Tableau n°9 : Opinions sur des solutions à préconiser pour rendre la parité effective

Opinions

Fréquence

Pourcentage

Briser les barrières idéologiques

15

41,6

Encourager la femme, la stimuler

16

44,4

Prôner l’égalité des droits de tous les enfants dès le bas âge

5

13,8

Total

36

100

 

Partant de ce dernier tableau, 41,6% des personnes interrogées estiment qu’il faut briser toutes les barrières idéologiques ; 44,4% tiennent à encourager, donc à stimuler la femme pour bien évoluer ; 13,8% le travail de fond doit commencer en amont, c'est-à-dire prôner l’égalité de sexe dès le bas âge.

 

Pour ceux qui parlent de l’encouragement de la femme, ils estiment qu’il faut la préparer psychologiquement de manière à ce qu’elle prenne conscience et sache qu’elle a tous les atouts majeurs d’accomplir les mêmes tâches que l’homme, car ce n’est pas en vain qu’on trouve la femme dans tous les domaines de la vie professionnelle comme Professeur, Médecin, Avocat, Pilote, Ingénieur, etc.

3.2. Interprétation proprement dite des résultats

A l’issue de notre enquête de terrain, il se dégage deux grandes rubriques susceptibles de conduire à l’interprétation pour une meilleure saisie de la réalité ayant fait l’objet de notre étude. Ces rubriques sont entre autres : l’attitude de la femme face aux études et les pesanteurs socio-culturelles qui constituent des représentations sociales de nos milieux de vie.

 

a)     L’attitude de la femme face aux études

Le rôle traditionnel attribué à la femme comme mère, épouse docile, éducatrice, nourricière et gardienne des valeurs ancestrales ne cesse de hanter l’ombre de la femme en limitant ses initiatives et actions en dépit de l’évolution des structures sociales et mentales de nos sociétés actuelles.

 

Elle croit généralement et parfois naïvement que son destin est déjà fixé à l’avance et lié nécessairement à la dominance masculine. A cet effet, sa tendance est de penser que le mariage seul est prioritaire et constitue sa raison d’être.

 

Partant de la division traditionnelle des tâches entre les deux sexes, le métier de la recherche scientifique est perçu par bon nombre des femmes comme étant de la chasse gardée de l’homme. Faire des longues études et poursuivre la carrière scientifique passent pour un exercice pénible, un gâchis, un passe-temps, une corvée pour la femme dont l’aspiration profonde demeure le mariage.

 

La plupart des femmes interrogées à ce sujet ont jugé la carrière scientifique incompatible avec la nature féminine, exigeante et embêtante. Dans le contexte congolais, le travail scientifique constitue un goulot d’étranglement car l’homme seul décide et impose à la femme ses opinions sans tenir compte de la nature féminine.

 

Bref, la femme elle-même demeure l’obstacle à sa propre intégration à la carrière scientifique du fait qu’elle est victime d’une crise de confiance qui bloque ses élans. Elle pense généralement que sa physiologie n’est pas en mesure de lui donner toutes les énergies nécessaires d’évoluer dans la recherche scientifique au même titre que l’homme. Ses périodes de grossesse, le temps de s’occuper du nourrisson et des travaux de ménage lui sont défavorables pour une carrière qui exige énormément des sacrifices. En outre, le milieu universitaire est perçu par la femme elle-même comme un lieu d’exploitation et de harcèlement sexuel. Cette réalité entame son moral et la prédispose à la méfiance.

b) Pesanteurs socio-culturelles

Dans l’imaginaire collectif et la conscience collective congolaise dominés par des traditions, des préjugés et stéréotypes, la femme suffisamment instruite est considérée comme une femme révoltée, insoumise, s’impose et s’oppose au diktat de l’homme. Même mariée, elle est mal jugée par la belle famille.

 

Cette situation nous édifie sur la forte tendance observée dans le chef de certains hommes de leur crainte et aversion de prendre en mariage une femme universitaire considérée à tort ou à raison comme étant moins sérieuse et ayant fait l’objet de plusieurs sollicitations tout au long de son parcours académique. Elles sont qualifiées de femmes légères ayant appartenu à plus d’un homme pour des besoins alimentaires, vestimentaires et autres financiers en vue de bien paraître et attirer un grand nombre de « clients » possibles. C’est ce qui explique la fameuse formule tant évoquée de « choc, chèque e chic » dans les milieux estudiantins.

 

Hormis ces cas des femmes ayant terminé leurs études universitaires, il y a lieu d’indiquer que la mobilité professionnelle de celles qui exercent la carrière universitaire est également l’objet de maintes interprétations dans l’imaginaire populaire. Leur promotion est perçue comme du favoritisme, fruit de l’exploitation sexuelle et non des efforts personnels.

 

A cet effet, beaucoup d’hommes, surtout ceux qui ne sont pas instruits, continuent à se faire d’illusions et croient avec toute naïveté que la femme est un être faible, moins intelligente et que son évolution dans le métier scientifique ne peut être que le résultat de plusieurs concours et combines, sans lesquels, elle ne saura atteindre la sommité du savoir ni occuper des postes de responsabilités dans la hiérarchie universitaire. Cette façon de voir les choses ne relève que des sentiments de domination masculine dans une société inégalitaire.

 

Il faut autant dire que ce qui est vrai dans la recherche scientifique l’est également dans le domaine politique. A ce propos, Charlotte Kabedi Ilunga et Jacques Tshibwabwa notent que parmi les différentes formes d’inégalités, les inégalités de genre retracent les écarts entre la situation des hommes et celle des femmes dans un domaine donné. Les inégalités de genre se superposent donc aux autres inégalités, et parfois les aggravent. Elles se retrouvent dans toutes les dimensions du développement humain : économique, social, politique, droit de la personne, etc. C’est donc cela qui justifie le déterminant d’ordre culturel tel qu’évoqué ([29]).

 

Section 4 : Perception de la femme enseignante dans le milieu scientifique

 

Depuis les temps les plus reculés et par rapport à la hiérarchie sociale basée sur le sexe, les hommes ont préséance sur les femmes. Ils ont eu, à cet effet, à jouer des rôles différents eus égard à cette division sexuelle des tâches dans une société inégalitaire, bâtie sur les préjugés et les stéréotypes. La croyance et l’attachement aux coutumes constituaient un principe vital dont dépendait tout individu ou tout groupe au sein d’un système social donné.

 

La répartition des tâches selon le sexe est une réalité endémique et indéniable dans la culture congolaise. Que ce soit dans la société traditionnelle ou celle moderne, les attributions des hommes et hommes et des femmes étaient préalablement définies partant de leurs différences biologiques. A cet effet, Anthony Giddens parlant de la Division du travail et intégration reconnait que dans les sociétés tribales la division du travail est faible et repose principalement sur le sexe. Ainsi la pratique de la chasse est réservée aux hommes, tandis que les femmes cultivent les lopins de terre, préparent la nourriture et s’occupent des enfants ([30]).

 

Outre les travaux champêtres, les femmes étaient encore chargées de la pêche et de la cueillette pour les besoins alimentaires de leurs familles respectives. Comme mère, la femme devrait prendre soin non seulement de sa progéniture, mais également du mari et de tous les autres membres vivant dans le ménage. Signalons aussi que dès le bas-âge, la jeune fille était prédestinée au mariage précoce  et bénéficiait de l’encadrement nécessaire en vue de jouer convenablement ce rôle au moment opportun assister la mère dans des tâches domestiques ou encore accompagner au mariage la sœur aînée en prévision de la garde des enfants qui naîtront de l’union.

 

Parallèlement aux tâches reconnues aux jeunes filles, l’observation était telle que la socialisation du jeune garçon était calquée sur le modèle paternel. Tel père, tel fils, dit-on. A cet effet, il était préparé aux techniques de la chasse où il devrait chaque fois accompagner son père dans toutes les activités qui nécessitaient l’utilisation excessive de la force physique et l’endurance telles que tendre les pièges ou le transport des instruments de la chasse et de la pêche.

 

Comparativement aux sociétés traditionnelles, les mêmes préjugés ont persisté jusqu’à une certaine période de l’évolution de l’histoire du pays. La modernité n’a pas apporté de changements notables dans l’émancipation féminine.

Sous la période post-coloniale (1960-1965) ainsi soutiennent Charlotte Ilunga et Jacques Tshibwabwa, les femmes politiques sont quasi invisibles. La prise de pouvoir par Mobutu en 1965 a inauguré une nouvelle ère dans la dynamique politique de genre parce qu’une année seulement après son accession au pouvoir, il confiait un portefeuille ministériel à une femme. Vers les années 1980, Mobutu mettait en œuvre sa politique d’émancipation de la femme congolaise dont le bilan s’est avéré très mitigé ([31]).

 

Ces mêmes auteurs renchérissent que l’élite politique féminine sous le mobutisme était sans nul doute une élite produite et modelée par le caractère autoritaire d’un régime qui s’est servi des femmes pour consolider ses bases. C’était une élite sans indépendance, acquise à l’idéologie du parti unique[32]. La situation de la femme n’a pas connu de changements majeurs même après le processus de transition politique déclenché en 1990, voire même lors de la prise de pouvoir par Laurent-Désiré Kabila, constatent ainsi ces auteurs.

Section 5 : Situation matrimoniale des hommes et des femmes par rapport à la recherche scientifique

5.1. Promotion de la femme dans la carrière scientifique

Traditionnellement, le rôle de la femme au foyer est de prendre soin de la famille en ce qui concerne le train de vie quotidien de ses membres. Elle s’occupe  à la fois de mets et de l’entretien des enfants et de l’époux. C’est elle qui fait le marché, prépare et sert de la nourriture à tous les membres réunis au sein d’un ménage. C’est encore elle et toujours elle qui est porteuse des grossesses et met au monde après une période bien déterminée, tout en prenant soin des nourrissons et des autres jeunes enfants. A ce niveau, il y a lieu de mettre en exergue certaines fonctions majeures de la femme, à savoir celle d’épouse, de mère, ménagère et d’éducatrice.

 

Pendant toute la durée de la vie commune au sein d’un ménage, la femme consacre la majeure partie de son temps à s’occuper de la famille en rendant divers services. Même pendant cette période de crise sociale, on les voit exercer des activités rémunératrices de revenus pour le bien-être de sa communauté. Elle se retrouve au marché pour vendre soit les pains, du sucre, d’huile, du poisson, de la farine et tant d’autres biens de première nécessité en vue de la prise en charge des besoins familiaux en ce qui concerne les études et la santé des enfants. En cas d’hospitalisation de l’un des membres de la famille, c’est toujours la femme qui joue naturellement ce rôle.

 

Après que nous avons analysé la situation de la femme par rapport à ses innombrables tâches familiales, il y a lieu de constater que celle-ci passe suffisamment du temps à savoir les autres qu’à se servir. Elle éprouve le sentiment d’autosatisfaction toutes les fois qu’elle rend service aux siens, au prix de toutes les privations. Ainsi, nous pouvons dire que ce qui est vrai de la femme l’est également de la jeune fille qui assiste la mère et la supplie dans la quasi-totalité des travaux domestiques.

 

Cependant, contrairement à la femme, l’homme jouit de toutes ses libertés et bénéficie du maximum de temps nécessaire pour gérer à sa guise ses activités. Après le service, il préfère se reposer ou passer du temps en compagnie des amis loin de la maison où tout lui est permis. Sa plus grande contribution à la vie familiale consiste juste à donner les moyens nécessaires pour la survie du ménage. Parallèlement au père, le jeune homme, dès la prime enfance utilise sa liberté dans la promenade, les jeux et autres activités. Après le temps passé à l’école, ses loisirs prennent beaucoup d’importance peu importe l’éducation reçue.

 

Comparativement au temps à consacrer à la recherche et aux enseignements, il est plus ainsi de comprendre que l’homme bénéficie de tous les atouts nécessaires pour répondre aux exigences de la recherche scientifique. Le retard accumulé par la femme est compréhensible dans la mesure où celle-ci reste victime de plusieurs formes de discrimination et des pesanteurs socio-culturelles qui lui collent au corps dans une société toute en prédominance masculine. Même l’école coloniale à ses débuts a manifesté une injustice et constitué un obstacle à l’instruction de la jeune fille condamnée à demeurer à la maison et attendre le mariage.

 

Cette situation indépendante de la volonté féminine a fait qu’on retrouve de plus en plus d’hommes détenteurs des titres académiques contre la minorité des femmes. En outre, le travail scientifique contrairement à d’autres formes du travail, renferme ses propres normes et exigences. C’est ainsi que par rapport aux exigences de la recherche, ce personnel académique ou scientifique est soumis à une discipline particulière et un emploi de temps adapté qui répondent rationnellement l’esprit même de son métier. Ile st donc voué aux contraintes de la charge horaire aux enseignements, à l’exercice régulier de la lecture, aux enquêtes de terrain et à la participation active aux conférences, colloques et journées scientifiques organisées dans le monde universitaire.

 

A propos de la charge horaire de professeur, l’article évoquant les chaines d’enseignement stipule que la fonction enseignante englobe les activités d’enseignement, de recherche, d’encadrements des étudiants et du personnel scientifique, la participation aux réunions des conseils de Faculté et du Département.  Ces activités constituent les prestations normales du personnel académique et scientifique.

 

En même temps, l’article 8 du même point indique que la charge horaire comprend deux parties : la charge d’enseignement et la charge d’encadrement et de recherche. La charge horaire, consacrée, d’après l’article 8 à l’enseignement théorique et pratique est de 180 heures par an pour un Professeur.

Les Chefs de Travaux et les Assistants ayant sous leur responsabilité principale l’activité de dispenser des enseignements, ont une charge horaire de 240 heures.

Par contre, les Chefs de Travaux et les Assistants chargés d’assurer des séminaires, des travaux pratiques et éventuellement des enseignements théoriques sous la responsabilité d’un Professeur ont une charge horaire de 300 heures[33].

 

Outre l’enseignement, précise à son tour l’article 9, le Professeur complète sa charge horaire par les activités d’encadrement suivantes :

-         La direction des thèses de doctorat : 30h/an/thèse ;

-         La direction des travaux de fin d’études/mémoires : 30h/an pour 5 mémoires et 60h/an pour plus de 5 mémoires,

-         La supervision des stages, de la pratique professionnelle ou des visites guidées est de 60h/an ;

-         L’animation des séminaires autres que ceux prévus aux programmes d’études : 10h/séminaires ;

-         La participation aux réunions pédagogiques : 30h/an.

 

Compte tenu de tous les éléments évoqués constituant l’essentiel des activités de Professeurs, Chefs de Travaux et Assistants, il n’est pas facile à la jeune fille ou à la femme de s’adapter au rythme du travail ou de la fonction enseignante à l’université lorsqu’il n’y a pas de volonté ni la détermination. La femme préoccupée par le mariage ou d’autres activités lucratives trouve parfois la carrière scientifique longue et harassante.

 

Et pourtant, les conditions de recrutement des Assistants  sont objectives et fondées sur le mérite de chaque candidat indistinctement du sexe. Les hommes et les femmes sont soumis à ces mêmes conditions de travail qui exigent les sacrifices, l’abnégation de soi, l’endurance et le souci permanent de progresser dans le travail.

 

 

 


 

CONCLUSION

 

Nous voici au terme de notre réflexion axée essentiellement sur la question de la parité hommes-femmes dans la recherche scientifique consacrant à cet effet la fin de nos études universitaires.

 

A ce propos, nous sommes partie d’un constat général de déséquilibre entre les sexes dans la recherche scientifique. Le nombre de femmes œuvrant dans la carrière universitaire demeure encore faible et dérisoire en dépit de l’égalité ou de la participation à l’instruction de tous les enfants indistinctement de sexe, de tribu, de race telle que prônée par la constitution de la République et de toutes les autres lois émanant des instruments tant nationaux qu’internationaux.

 

A l’issue de ce constat amer ayant constitué l’objet de notre problématique, la curiosité scientifique nous a poussé à nous interroger sur les facteurs majeurs qui expliquent ce déséquilibre. Comme hypothèse centrale, nous avons estimé que le déséquilibre entre les sexes dans le domaine de la recherche scientifique résulterait des exigences qu’impose ce métier et qui sont loin de se conformer au statut social de la femme.

 

Pour bien vérifier cette hypothèse et partant de l’enquête de terrain, nous nous sommes résolue de recourir à la méthode dialectique qui met en exergue diverses contradictions faisant partie intégrante de la vie humaine en société. Cette méthode s’est vue appuyée par les techniques d’observation simple, documentaire et d’entretien vis-à-vis de notre population-cible.

 

Les résultats inhérents au terrain nous ont permis non seulement d’affirmer notre hypothèse formulée au questionnement, mais également de la renforcer à la lumière de la réalité vécue.

 

Quant à l’ossature de notre travail, nous l’avons conçu hormis l’introduction et la conclusion, en trois chapitres.

Le premier s’est appesanti sur le balisage conceptuel et le champ d’étude. Le second a abordé la question même de la parité hommes-femmes dans le monde scientifique alors que le troisième et dernier chapitre a pris en compte les problèmes spécifiques de la participation de la femme à la carrière scientifique.

 

En définitive, nous pouvons dire que l’effectivité de la parité dans le domaine scientifique ne pourra être possible que lorsque la femme comprendra que cette question la concerne en primeur et qu’elle doit se frayer le chemin pour y parvenir avec plus de bonne volonté personnelle, car elle en a des aptitudes et tout en se débarrassant de préjugés défavorables à son égard.

 

Il est également du devoir de l’homme de s’impliquer dans la logique de complémentarité vis-à-vis de la femme et se défaire de la folie de sa suprématie afin qu’il œuvre harmonieusement dans l’accomplissement d’une masculinité positive.

 

 

        


 

BIBLIOGRAPHIE

 

I.                  Ouvrages

 

1.     AFARD, Femmes, agents et bénéficiaire de l’assistance au développement, Dakar, 1983.

2.     BIANCHINI Pascal, Ecole et politique en Afrique noire. Sociologie des crises et des réformes du système d’enseignement au Sénégal et au Burkina-Faso (1960-2000), Ed. Karthala, Paris, 2004.

3.     De BEAUVOIR, Le deuxième sexe, Tome 1, Paris, Gallimard, 1949.

4.     GUIDERE Matthieu, Méthode de la recherche. Guide du jeune chercheur en Lettres, Langues, Sciences humaines et sociales, Maîtrise, DEA, Master, Doctorat, Editions Ellipses, Paris, 2004.

5.     KAPALAYI Roger-Vincent, Fondements et problèmes sociologiques de la parité Homme-Femme en RD. Congo : Etude du cas de Babindji « Bambagani » du Kasaï Occidental, Editions Presse de l’Université de Kinshasa, Kinshasa, 2015.

6.     KUYUNSA B et SHOMBA K., Initiation aux méthodes de recherche en sciences sociales, PUZ, Kinshasa, 1995.

7.     MPUNDU, A.M., Approche « genre » pour un partenariat homme, femme, Kin-linete, éd. l’Eléphant, 1998.

8.     NGOMA BINDA, Le rôle de la femme et de la famille dans le développement, éd. l’ISEP, 1999.

9.     NIZET Jean, La sociologie de Anthony Giddens, Editions La Découverte, Paris, 2002.

10.                       SMAL, A, et MBUYI, J., Femme Africaine réveille-toi, Paris, Mousson, 1973.

11.                       TSHIBANGU T.T., Université congolaise. Etapes historiques, situation actuelle et défis à relever, édition Université Afrique, agence de coopération culturelle et technique, Kinshasa, 2004.

 

II.               Articles scientifiques

 

1.     ILUNGA, C. et TSHIBWABWA, J., Les femmes dans la compétition pour le pouvoir, in Les élections en RDC. un regard transversal et prospectif sur les élections législatives et présidentielles de 2006, IFEP, Kinshasa, 2015.

2.     MASAKI NGUNGU, Perception du genre et de la parité chez les étudiants de l’UNIKIN, in Cahiers congolais de Sociologie, n°24, février 2012.

 

III.           Dictionnaire et autres documents

 

1.     Lexique de Sociologie, Editions Dalloz, Paris, 2005.

2.     ONU Femmes, Etude sur la masculinité en RD. Congo, Juin 2015.

3.     Vade Mecum du gestionnaire d’une Institution d’Enseignement supérieur et universitaire, Editions de la CPE, Kinshasa, 2010.

 

IV.           Mémoires, TFC et Notes de cours

 

1.     FALA MALOSA, La problématique du recrutement du personnel administratif dans les Etablissements publics. Cas de l’UNIKIN, TFC, FSSAP, UNIKIN, 1996-1997.

2.     INSWAN P., Promotion socio-économique de l’épouse et tension familiale à Kinshasa, Mémoire de DES en Sociologie, FSSAP, UNIKIN, 2002.

3.     TSAMBU, L., Notes de cours d’Initiation à la recherche scientifique, G1 B Economie, FASEG, UNIKIN, 2014-2015.

 

V.               Webographie

 

http://Monuc.unimissions.org

 


 

TABLE DES MATIERES

 

IN MEMORIAM... I

DEDICACE. II

REMERCIEMENTS. III

INTRODUCTION.. 1

1.    Etat de la question.. 1

2. Problématique. 4

3. Hypothèses. 7

4. Justification du choix et intérêt de l’étude. 8

5. Méthode de travail. 9

6. Subdivision du travail. 12

Chapitre premier : GENERALITES CONCEPTUELLES ET CHAMPS D’ETUDE. 13

1.1.     DEFINITION DE CONCEPTS DE BASES. 13

1.1.1.      Parité. 13

1.1.2. Recherche. 14

1.1.3. Science. 14

1.1.4. Recherche scientifique. 14

1.1.5. Genre. 15

1.1.6. La discrimination. 15

Section 2. PRESENTATON DE L'UNIVERSITE DE KINSHASA. 16

2.1. Bref historique. 16

2.2. L'avènement de l'Université Nationale du Zaïre (UNAZA) 17

2.3. La création de l'Université de Kinshasa UNIKIN.. 18

2.4. Situation géographique. 18

2.5. Statut juridique de l'Université de Kinshasa. 19

2.6. Missions de l'Université de Kinshasa Elle a pour missions : 19

2.7. Situation démographique. 20

2.8. Organes et fonctionnement de l'Université de Kinshasa. 20

2.8.1. Organes. 20

2.8.2. Fonctionnement 22

Chapitre II. LA PARITE HOMMES – FEMMES DANS LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE OU LA FONCTION ENSEIGNANTE. 25

Section 1 : devenir personnel enseignant ou chercheur à l’Université. 25

Instruments internationaux. 26

Instruments nationaux. 27

1.1.2.      Conditions d’engagement et de promotions. 28

Section 2 : Etat des lieux. 30

Chapitre III : PROBLEMES SPECIFIQUE DE LA PARITE DANS LA CARRIERE SCIENTIFIQUE. 32

Section 1 : Organisation de l’enquête. 32

Section 2 : Caractéristiques démographiques des enquêtés. 34

Section 3 : Questions d’opinions. 36

3.1. Opinions des enquêtés. 37

3.2. Interprétation proprement dite des résultats. 41

a)    L’attitude de la femme face aux études. 42

b) Pesanteurs socio-culturelles. 43

Section 4 : Perception de la femme enseignante dans le milieu scientifique. 44

Section 5 : Situation matrimoniale des hommes et des femmes par rapport à la recherche scientifique. 46

5.1. Promotion de la femme dans la carrière scientifique. 46

CONCLUSION.. 51

BIBLIOGRAPHIE. 53

TABLE DES MATIERES. 56

 

 



[1] De BEAUVOIR, Le deuxième sexe, Tome 1, Paris, Gallimard, 1949, p.20.

[2] MPUNDU, A.M., Approche « genre » pour un partenariat homme, femme, Kin-linete, éd. l’Eléphant, 1998.

[3] MPUNDU, A.M., op. cit.

[4] AFARD, Femmes, agents et bénéficiaire de l’assistance au développement, Dakar, 1983, pp.90-93.

[5] SMAL, A, et MBUYI, J., Femme Africaine réveille-toi, Paris, Mousson, 1973, pp.24-25.

[6] Idem

[7] NGOMA BINDA, Le rôle de la femme et de la famille dans le développement, éd. l’ISEP, 1999.

 

[8] ONU Femmes, Etude sur la masculinité en RD. Congo, Juin 2015, p.8.

[9] ONU Femmes, Histoire des femmes congolaises, 2014, p.84.

[10] Idem.

[11] Roger-Vincent KAPALAYI, Fondements et problèmes sociologiques de la parité Homme-Femme en RD. Congo : Etude du cas de Babindji « Bambagani » du Kasaï Occidental, Editions Presse de l’Université de Kinshasa, Kinshasa, 2015, pp.27-28.

[12] Pascal BIANCHINI, Ecole et politique en Afrique noire. Sociologie des crises et des réformes du système d’enseignement au Sénégal et au Burkina-Faso (1960-2000), Ed. Karthala, Paris, 2004, p.242.

[13] Matthieu GUIDERE, Méthode de la recherche. Guide du jeune chercheur en Lettres, Langues, Sciences humaines et sociales, Maîtrise, DEA, Master, Doctorat, Editions Ellipses, Paris, 2004, pp.72-74.

[14] KUYUNSA B et SHOMBA K., Initiation aux méthodes de recherche en sciences sociales, PUZ, Kinshasa, 1995, p.45.

[15] ALDANA, R. cité par INSWANBIDUM, P., Promotion socio-économique de l’épouse et tension familiale à Kinshasa, mémoire présenté et défendu en vue de l’obtention du grade de diplôme d’étude supérieure sociologie Kinshasa, 2002, p.14.

[16] Sylvain SHOMBA KINYAMBA, Méthodologie et épistémologie de la recherche scientifique, Presses de l’Université de Kinshasa, Kinshasa, 2014, p.129.

[17] INSWANBIDUM, P., op.cit, p.52

[18] MUNDELE, R., in Cahier congolais de sociologie, n°32, août 2014

[19] Idem.

[20] Léon TSAMBU, Notes de cours d’Initiation à la recherche scientifique, G1 Economie, Faculté des Sciences Economiques et de Gestion, UNIKIN ? 2014-2015.

[21] Lexique de Sociologie, Edition Dalloz, Paris, 2005, p.228.

[22] Sylvain SHOMBA KINYAMBA, op. cit, p.20.

[24] Mgr TSHIBANGU T.T., Université congolaise. Etapes historiques, situation actuelle et défis à relever, édition Université Afrique, agence de coopération culturelle et technique, Kinshasa, 2004, p. 24.

[25] FALA MALOSA, La problématique du recrutement du personnel administratif dans les  Etablissements publics cas de l'UNIKIN, TFC, FSSAP, UNIKIN, 196-1997, PP. 17-18.

[26] Roger-Vincent KAPALAY, op. cit, pp.55-56.

[27] Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, instruction académique, n°016/CABMIN/MAMF/2014 du 15 août 2014. Vade-mecum du Gstionnaire d’une Institution d’Enseignement Supérieur et Universitaire, Editions de la CPE, Kinshasa, 2010.

[28] Jane ONSONGO, cité par MASAKI NGUNGU, Perception du genre et de la parité chez les étudiants de l’UNIKIN, in Cahiers congolais de Sociologie, n024, février 2012.

[29] KABEDI, C. et TSHIBWABWA, J., op. cit, p.97.

[30] Jean NIZET, La sociologie de Anthony Giddens, Editions La Découverte, Paris, 2002, p.34.

[31] ILUNGA, C. et TSHIBWABWA, J., Les femmes dans la compétition pour le pouvoir, in Les élections en RDC. un regard transversal et prospectif sur les élections législatives et présidentielles de 2006, IFEP, Kinshasa, 2015, pp.99-100.

[33] VADE MECUM du gestionnaire d’une institution d’enseignement supérieur et universitaire, op. cit, pp.52-53.

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