UNIVERSITE PEDAGOGIQUE NATIONALE

FACULTE DES SCIENCES DEPARTEMENT DE GEOGRAPHIE - SCIENCES DE L’ENVIRONNEMENT
B.P. 8815
KINSHASA/NGALIEMA
EVALUATION DES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX DE L’EXPLOITATION INDUSTRIELLE DES GRES PAR LA CARRIKIM DANS LE QUARTIER KIMWENZA/MONT- NGAFULA A KINSHASA(RDC)
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Monsieur Arsène MATUNGULU WA MATUNGULU
Mémoire présenté et défendu en vue de l’obtention du titre
de licencié en Sciences.
Option : Géographie-sciences de l’environnement
Orientation : Environnement
Directeur : Dr. Virginie MUSENGA Professeur
Rapporteur : TONDANGE NYAMBO Roger
Chef des travaux
ANNEE ACADEMIQUE 2018-2019
EPIGRAPHE
Quelle terre laisserons-nous à nos enfants ?
Barry Commoner, 1969
DEDICACE
A mes parents MATUNGULU KALALA Fortina et MAYIBA BUMBABU Marie Claire pour votre patience, vos sacrifices, vos privations dont vous avez fait preuve tout au long de notre vie estudiantine et cet amour parental que vous ne cessez de manifester à notre égard.
A mes grand-mère, tantes et oncles : MULANGA Duciel, BAPA, META Monica, MULANGA Abby, TSHIELA Vicky, BAPA Cecil, MPIANA, JUSTIN et MARIE.
A mes frères et sœurs : Prince, Glody, Jonathan et Josué MATUNGULU ; Hénoch KANKONDE, Marlène BUABUA, Cilia BUABUA, Benel KASONGA, Keren BAPA, Levi KASONGA, Daniella BUABUA, Miradi BUAKI, Israël KASONGA, Vainqueur NTUMBA et Fadi Benzema KASONGA.
A mes neveux et belle-sœur : Marc Daniel, Marc Anthony MATUNGULU et leur maman Lovia MBUYI.
MATUNGULU WA MATUNGULU Arsène
REMERCIEMENTS
Etant arrivé au terme de notre deuxième cycle universitaire en géographie- sciences de l’Environnement (G.S.E), orientation Environnement à l’Université Pédagogique Nationale (UPN), nous saisissons l’opportunité conformément à la rigueur scientifique qui veut à ce que dans le but de l’obtention du titre de licencié en sciences, nous présentions et défendions un mémoire de licence en rapport avec notre filière d’étude de formation.
C’est dans cette perspective que nous avons élaboré ce dernier, fruit de nos réflexions, qui constitue une méditation et un inoubliable souvenir intellectuel à des générations futures.
Il n’a pu être réalisé que grâce à l’aide et au concours combien précieux de certaines personnes qui méritent d’être remerciées.
Nos vifs remerciements s’adressent tout d’abord à Dieu tout puissant le père de notre seigneur Jésus-Christ. Et aux corps académique et scientifique de l’Université Pédagogique National(UPN) qui, durant notre deuxième cycle se sont efforcés sans relâche à nous encadrer et nous transmettre le savoir.
Nous remercions également Tswane University of Technology (South Africa)
pour avoir accepté nos échantillons pour des analyses environnementales.
Nous témoignons en quatrième lieu notre profonde reconnaissance à Madame le professeur Virginie MUSENGA et le Chef de travaux TONDANGE NYAMBO Roger qui ont bien voulu assurer la direction de ce mémoire. Leurs suggestions, leurs conseils éclairés, leurs remarques bienveillantes et leurs critiques nous ont aidés à la matérialisation de ce mémoire.
Nous remercions aussi : le Pasteur Daniel Harris Lindjandja, Teddy Kasonga,
,Theo buabua, Eddy buaki, Erasme, Fwapa miché, Madimba Grace, Bahati, Nsakala junior, Mputi, Malundama, Kashongwe, Mungulu, Kokolo, Boss, Don big, Luzayamo, Simani, Binda, Monde, Ekofo, Makabika, Kimbadi, Musasa, Ngayo Christian, Anzadi Paulin, Yala Bakwa, Kabamba Dalton, Bokako Lionel, Tshela Roly, Nsenga Patrick, Alain Yala, Ancilla Tigera, Willy Puati, Grace Vianga, Chreony Lukulembo, Niwa, Yula, et Kabange Patrick.
Enfin, que tous nos ami(e)s, collègues, ouvriers de l’église à l’assemblée missionnaire la borne citée verte. Que ceux avec qui nous avons partagé la joie et la peine de ce deuxième cycle d’étude universitaire trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude.
LISTE DES TABLEAUX, FIGURES, CARTES, PHOTOS ET ACRONYMES I. Liste des tableaux
1) Tableau II.1. Subdivision administrative du quartier KIMWENZA…………………p….27
2) Tableau II.2. Données pluviothermiques du climat de kin-ouest……………………........28
3) Tableau II.3. Evolution de population du quartier Kimwenza………………………..…..30
4) Tableau II.4. Structure de la population du quartier Kimwenza par âge et sexe …...Annexe
5) Tableau III.1. Ventilation des produits de concassage de la Carrikim…………..………..39
6) Tableau III.2. Statistiques évolutives des productions (Carrikim)…………………..Annexe
7) Tableau III.3. Ventilation des produits par tonne…………………………………...…….41
8) Tableau III .4. Types des véhicules (tonnage)…………………………………………….42
9) Tableau IV.1. Description de points de prélèvement des échantillons de sols dans le
quartier Kimwenza à Kinshasa(RDC)………………………………………………………...47
10) Tableau IV.2. Description de points de prélèvement des échantillons des feuilles dans le quartier Kimwenza à Kinshasa (RD Congo)……………………………………………….....49
11) Tableau V.1. Composition chimique en échantillons des sols (ppm)…………………....54
12) Tableau V.2. Composition chimique en échantillons des feuilles (ppm)……………......55
II. Liste des figures
1) Figure II.1 Organigramme du bureau du quartier Kimwenza…………………………….26
2) Figure II.2 Digramme circulaire de la répartition de la population selon l’âge et le
sexe…………………………………………………………………………………………....31
3) Figure II.3 Organigramme de la Carrikim………………………………………………...35
4) Figure III.1 Graphique évolutif de la production annuelle de la Carrikim………………..39
5) Figure III.2 Circuit de vente de la Carrikim……………………………………………....40
6) Figure V.1 Variation spatiale de la concentration de : k, Fe et Ti dans les sites échantillonnés………………………………………………………………………………...56
7) Figure V.2 Variation spatiale de la concentration du Ca dans les sites échantillonnés………………………………………………………………………………...57
8) Figure V.3 Variation spatiale de la concentration de: Rb et Ba dans les sites échantillonnés………………………………………………………………………………...57
9) Figure V.4 variation spatiale de la concentration du k dans les sites échantillonnés………………………………………………………………………………...58
10) Figure V.5 variation spatiale de la concentration de: Fe, Ba et Ti dans les sites échantillonnés………………………………………………………………………………...59
11) Figure V.6 variation spatiale de la concentration du ca dans les sites échantillonnés……………………………………………………………………………..….59
III. Liste des cartes
1) Carte I.1. Occupation du sol quartier Kimwenza………………………………………….19
2) Carte II.1. Localisation du quartier Kimwenza dans la commune de Mont-Ngafula…….24
3) Carte IV.1. Localisation des sites de prélèvement des échantillons dans le quartier
Kimwenza.................................................................................................................................45
IV. Liste des photos
1) Photo I.1. La palme (arecaceae) …………………………………………………………20
2) Photo IV.1. Photographie des feuilles des palmiers à huile collectées pour analyse...…………………………………………………………………………………...….48
3) Photo IV.1a. Photographie du spectromètre Olympus Handheld DELTA XRF à la charge…………………………………………………………………………………………50
4) Photo IV.1b. Photographie du spectromètre Olympus Handheld DELTA XRF en opération
d’analyse……………………………………………………………………………………...50
5) Photo IV.2. Coupon/pièce d’analyse pour le calibrage du spectromètre Olympus DELTA
XRF…………………………………………………………………………………………...51
V. Liste des acronymes
1) R.D Congo : République Démocratique de Congo
2) Tfc : Travail de fin cycle
3) Carrikim : Carrière de Kimwenza
4) Mettelsat : Agence Météorologie de Télédétection par Satellite
5) Sprl : Société à responsabilité limitée
6) Upn : Université Pédagogique nationale
7) Cpa : Calicot Printing association
8) Beau : Bureau d’études d’aménagements et urbanisme
9) An : Année
10) Regideso : Régie de la distribution des eaux
11) Nrc : Numéro de registre commercial
12) Kin : Kinshasa
13) Pdg : Président directeur général
14) t : Tonne
15) Fpi : Fond de la promotion des industries
16) S : sol
17) F : Feuille
18) pH : Potentiel d’hydrogène
19) Gps : Système de géolocalisation par satellite
20) ppm : Partie par millions
21) Ds : Déviation standard
22) G.S.E : Géographie-Sciences de l’Environnement
23) Scpt : Société commerciale de ports et transport.
24) k : Potassium, Fe : Fer, Ca : calcium, Ti : Titane, Cl : Chlore, Ba : Baryum, Mn: Manganèse, P: phosphore, Rb: Rubidium, Cr: Chrome, Sr: Strontium, Nox : Oxyde d’azote, Co2 : Dioxyde de carbone etc.
25) DRO : Dérivé réactif de l’oxygène
Arsène Matungulu,
Octobre 2019 Page vii
INTRODUCTION GENERALE
0.1 Contexte et justification de l’étude
Le sujet du présent mémoire que nous nous proposons à cette fin du deuxième cycle de nos études universitaires en environnement, porte sur l’évaluation des impacts environnementaux de l’exploitation industrielle du géomat de construction (grès) par la Carrikim dans le quartier Kimwenza/ Mont-Ngafula à Kinshasa (RD Congo).
Le thème abordé s’inscrit dans le cadre de la recherche scientifique en sciences de
l’environnement. Il se propose de démontrer le degré de pollution qu’entrainent les activités d’exploitation industrielle du géomat de construction (grès) sur les sols et les feuilles et leurs impacts environnementaux. Mais aussi d’analyser et d’épingler les aspects et les problèmes liés à l’activité économique d’exploitation de la ressource du sous-sol (grès) à plusieurs phases, à l’occurrence : l’extraction, la production, la vente à partir de la carrière. Après avoir évalué le degré de pollutions qu’entrainent ces activités d’exploitation du géomat de construction, nous allons également proposer quelques pistes des solutions.
0.2 Etat de la question
C’est une étape très importante dans l’élaboration de tout travail en recherche scientifique comme le nôtre. En effet, l’état de la question est un inventaire des travaux antérieurs déjà publiés par d’autres auteurs sur le même sujet que nous abordons.
Une démarche bénéfique qui permet de faire un bilan de lecture et surtout d’éviter le plagiat tout en essayant d’originaliser l’objet de l’étude.
Plusieurs ouvrages, notes de cours, rapports, publications divers et travaux de fin de cycle, mémoires de licence, mémoires de master et thèses de doctorat nous ont aidé à cet effet. Parmi ces documents, nous pouvons citer entre autres :
1 De MAXIMI R. (1975), l’auteur a publié un ouvrage intitulé « la géologie de la région de Kinshasa ». la structure géologique de la ville de Kinshasa ainsi que son évolution dans le temps tout en montrant l’importance de soubassement schisto-gréseux dans les travaux de génies civiles.
2 TSHIKAYA (2001), a publié un article scientifique sur les analyses géologiques sur le sable alluvionnaire extrait dans le lit de rivières à Kinshasa. Cette recherche a eu comme résultat : la présence des limons et des sables dans les rivières de Kinshasa.
3 WETSHONDO OSOMBA (2002), est l’auteur d’une thèse de doctorat en sciences appliquées intitulée « caractérisation et valorisation des matériaux argileux de la province de Kinshasa (RD Congo) ».Cette thèse a porté sur l'investigation des gisements argileux potentiels de la région de Kinshasa, leur caractérisation, et une application dans le domaine de la céramique de construction (briques cuites). Wetshondo a inventorié les matériaux argileux dans six localités dans la région de Kinshasa : Kingabwa, Kasangulu, Ndjili Cecomaf, Lemba Imbu, Brikin et Lutendele, mais seules les argiles de 2 sites (Kasangulu et Kingabwa) ont servi pour la caractérisation en laboratoire et la valorisation dans le domaine des briques cuites. Il conclut que les matériaux argileux de Kasangulu pourraient être valorisés pour la fabrication des briques cuites. Tandis-que les matériaux argileux de kingabwa constituent d’importantes ressources qui peuvent être valorisés dans la filière de la céramique.
4 ILOLO KUNZI (2008), cet auteur a présenté un travail intitulé « analyse des impacts environnementaux de l’exploitation artisanale du sable à Kinsuka-pêcheur ». Dans sa recherche, elle présente les différents problèmes environnementaux qui se posent lors de l’exploitation artisanale de sable sur le lit du fleuve Congo dans le quartier Kinsuka pêcheur. Ces problèmes sont notamment la pollution des eaux du fleuve (avec l’occurrence la présence sur le site de déchets plastiques et biologiques.
5 MUSENGA TSHIEY VIRGINIE (2014), dans sa thèse de doctorat en géosciences intitulée « organisation de l’environnement urbain et les perspectives d’aménagement durables dans la ville de Kinshasa ». Elle a étudié les variables relatives aux activités d’exploitation des géomateriaux dans la ville province de Kinshasa tout en démontrant leurs conséquences négatives dans l’environnement de la ville tels que : les pollutions de cours d’eau, les érosions.
6 WILLY(2014), a présenté un travail de fin de cycle intitulé « extraction artisanale des grés dans les carrières de Kinsuka Pêcheurs dans la commune de Ngaliema ». Ce travail est une contribution à la connaissance d’une activité informelle ou de service mais qui entraine des impacts socio-économiques importants pour la population Kinoise.
7 MAYAMBA P. (2015), auteur du mémoire intitulé « étude sur la géologie urbaine de
Kinshasa : cas de l’exploitation de l’argile dans la commune de Mont-Ngafula ». dans ce
mémoire, le chercheur a étudié la structure géologique et pédologique du milieu avant de découvrir les modes d’exploitation et les impacts environnementaux qui en résultent.
8 MANGO ITULAMYA ARSENE (2015), l’auteur a présenté un mémoire de master intitulé « valorisation des géoressources argileuses de la région de Kinshasa pour améliorer la qualité et la durabilité des matériaux de construction utilisés dans l’habitat périurbain ». Dans ce mémoire, il est question de valoriser les matières argileuses pour de fins de construction en terre cuite. Trois localités contenant d’importantes ressources argileuses ont été échantillonnées : Kasangulu, Lutendele et Ndjili Cecomaf. Ces matériaux sont caractérisés afin de voir s’ils sont adaptés à la construction en terre crue selon les techniques et les normes courantes : Les matériaux argileux de Kasangulu possèdent des caractéristiques minéralogiques (composition minéralogique), physiques (masse volumique, teneur en eau naturelle, granulométrie, indice de plasticité) et géotechniques (résistance à la compression et à la flexion) qui font qu’ils sont plus propices à la construction en terre comprimée (pisé et BTC). Les matériaux de Lutendele et ceux de Ndjili Cecomaf sont caractérisés par des paramètres minéralogiques, physiques et géotechniques qui font qu’ils sont plus propices à la construction en terre moulée (adobe, mortier, bauge).
9 LILOKA MPIA (2018), elle a présenté un travail de fin de cycle intitulé « exploitation d’une carrière de sable de la rivière Makelele et son impact socio-économique sur la population du quartier Makelele dans la commune de Bandalungwa ». Dans son travail, il était question d’analyser l’exploitation de sable sur le lit de la rivière, et la manière dont cette activité en induit d’autres et son impact socio-économique dans le quotidien des exploitants.
10 EALE TSHUMBU (2018), l’auteur a présenté un TFC intitulé « concassage et transport des moellons à la carrière de Kimwenza dans la commune de Mont-Ngafula ». Dans son travail, l’auteur a fait connaissance de l’entreprise Carrikim qui contribue visiblement au développement de la ville à travers ses produits et commercialisation qu’elle effectue à Kinshasa, mais aussi, il a soulevé la problématique de cette étude.
11 NZIAVAKE MUSAFIRI (2018), l’auteur a présenté un TFC intitulé « exploitation industrielle de grès rouge par l’entreprise Carri-congo dans le quartier CPA-Mushie dans la commune de Mont-Ngafula ». Dans ce travail de fin de cycle, l’auteur a décrit les activités de cette entreprise dans le contexte de la production et de la commercialisation de ses produits d’une part et les impacts environnementaux qu’elles entrainent dans l’espace d’implantation d’autre part.
Tout en faisant la lecture de ces différents travaux de recherche qui parlent de l’exploitation des géomateriaux entre autres nous citons : le sable alluvionnaire, l’argile et les grés dans des différents endroits, et leurs impacts environnementaux. Notre particularité consiste à traiter de la même thématique basée sur la géologie de Kinshasa, tout en dirigeant notre réflexion sur l’évaluation des impacts environnementaux qu’entraine la Carrikim au travers de ses activités d’exploitation industrielle du géomat de construction grès dans le sol et les feuilles dans le quartier Kimwenza/Mont-Ngafula à Kinshasa(RD Congo).
0.3 Problématique
Le rapport de toutes les rencontres des experts dans les différents domaines de l’environnement témoignent à l’unanimité sur la crise qui sévit dans le monde. Il est vrai que les experts essayent de faire l’état de lieu, d’établir les diagnostics avant de dégager et d’évaluer les impacts entrainés.
Bien attendu, cette démarche d’approche impose la conception et l’application de stratégies adoptées et durables en vue de protéger la qualité de l’environnement planétaire dans le souci de satisfaire au besoin de génération présente et future.
Certes, les mêmes réflexions des experts environnementalistes reconnaissent le caractère multidimensionnel de l’environnement mondial étant donné les facettes multiples et variées telles que : la mégestion de déchets urbain de différentes activités anthropiques.
Par ailleurs, la déforestation, qui entraine les conséquences néfastes du point de vue écologique sans oublié les activités industrielles dans les différents domaines qui entrainent de répercussions néfastes dans l’environnement et sur la santé humaine.
Cette situation de crise environnementale est également vécue en RD Congo en générale étant donné la diversité des industries susceptibles de provoquer la crise à travers leurs activités. Ainsi, en nous focalisant sur une industrie extractive de grès situé à Kinshasa, nous nous sommes évertué à décrire ces activités et apprécier le niveau de pollution entrainé sur les sols et la végétation.
Cette préoccupation de fond a suscité en nous quelques interrogations subsidiaires que nous formulons sous forme de la problématique de notre étude dont voici la teneur :
- Quelles sont les conditions d’exploitations industrielles du géomat de construction
grès par la Carrikim et quels en sont les produits ?
- Quel est le système de transport et de commercialisation mise en place par cette entreprise et quels sont les problèmes ou difficultés rencontrées ?
- Au regard des résultats d’expérimentations réalisées, quel est impact environnemental entrainé par la Carrikim sur les sols et les feuilles ?
- Quelles pistes de solution faut-il proposer pour garantir un état sain de
l’environnement ?
0.4 Hypothèses
Les questions dans la problématique ci-haut attendent des réponses anticipatives, provisoires et supposées en guise des hypothèses. Cependant ces dernières doivent être vérifiées avant d’être confirmé ou infirmé pour leur validation.
Dans le cadre de notre étude, nous retenons les considérations ci-après :
- Les conditions d’exploitation industrielle du géomat de construction grès par la Carrikim seraient liées à quelques déterminants d’ordre géologiques, logistiques, administratifs etc.
- Deux systèmes de transport seraient utilisés par l’entreprise sous l’étude pour assurer la commercialisation de ses produits qui du reste seraient diversifiés. Il s’agirait de mode direct, indirect etc. cependant ces fonctionnements seraient confrontés à de contraintes de diverses natures d’ordre technique, d’ordre administratif, d’ordre fiscal etc.
- L’expérimentation et l’analyse des résultats attesteraient une pollution du sol et des feuilles dans le milieu d’étude aux conséquences néfastes dans l’environnement.
- A notre avis, il serait urgent vue l’impact environnemental néfaste, que tous les acteurs, impliqués dans la crise écologique dénoncée par notre étude (l’état congolais, la Carrikim et la communauté environnante) prennent conscience de l’impact environnemental négatif et des problèmes en prenant de dispositions préventives et curatives pour un assainissement durable du milieu d’étude.
0.5 Choix et intérêt de l’étude
Le choix de la présente recherche n’est surtout pas un fruit du hasard. En notre qualité du futur cadre environnementaliste, nous nous sommes focalisé sur l’évaluation des impacts environnementaux de l’exploitation industrielle du géomat de construction (grès) dans le quartier Kimwenza/commune de Mont-Ngafula à Kinshasa (RD Congo).
La campagne initiée dans le cadre du programme de cinq chantiers du gouvernement sortant (2019 en RDC), notamment en matière de réhabilitation des routes et infrastructures, a nécessité la disponibilité en matière de construction. Les géomateriaux constituent le secteur le plus sollicité, auquel nous sommes intéressé dans la présente étude. Les impacts environnementaux entrainés ont fait l’objet de nos préoccupations et nous ont motivés à travers le présent thème. Les problèmes entrainés nécessitent la recherche des solutions durables.
En outre, le sujet présent a un double intérêt, c’est-à-dire à la fois purement scientifique et pratique. En effet, nous sommes persuadé que les résultats de notre labeur pourront servir d’enrichissement aux études antérieures consacrées sur le thème que nous présentions dans un cadre de complémentarité interdisciplinaire.
Quant à l’intérêt pratique, cette étude repose essentiellement sur l’obtention des données analytiques fiables, la quantification de la pollution du sol (pour l’agriculture) et la pollution de feuilles, suite aux activités d’exploitation industrielle des grès par la Carrikim.
Ces résultats peuvent réveiller la conscience de décideurs, chercheurs et surtout les gestionnaires d’entreprises d’exploitation du géomat de construction grès et de leurs donner de suggestions lucides pour garantir un état sain de l’environnement (sol et feuille).
0.6 Objectifs
Les objectifs poursuivis dans notre étude se situent au niveau global d’une part et spécifique d’autre part.
Sur le plan global, notre étude se propose de démontrer le degré de contaminations qu’entrainent les activités d’exploitation industrielle du géomateriau de construction (grès) dans les sols et les feuilles (arecaceae) du quartier Kimwenza/Mont-Ngafula à Kinshasa(RDC).
Sur le plan spécifique, notre étude se propose de :
- Décrire les conditions d’exploitation industrielle du géomat de construction grès par la
Carrikim et identifier les différents produits de cette entreprise ;
- Analyser le système de transport et de vente mise en place par la Carrikim et mettre en évidence les problèmes ou difficultés rencontrées dans son exploitation ;
- Démontrer les impacts environnementaux entrainés par l’exploitation des grès par la
Carrikim dans les sols et les feuilles ;
- Proposer de pistes des solutions pour garantir un état sain de l’environnement dans
lequel évolue la population.
0.7 Délimitation du sujet
Toute étude scientifique doit-être délimitée dans le temps et dans l’espace :
- Sur le plan spatial : notre étude porte sur l’évaluation de l’impact environnemental de l’exploitation industrielle du géomat de construction grès par la Carrikim dans le quartier Kimwenza/Mont-Ngafula à Kinshasa (RD Congo).
- Sur le plan temporel : notre étude couvre la période de 2018-2019 correspondants aux temps des enquêtes effectuées sur le terrain
0.8 Cadre méthodologique
Dans la réalisation d’un travail scientifique, la conception et l’application rationnelle du cadre méthodologique constitue un prérequis qui doit exploiter quelques méthodes et techniques appropriées qui, doivent être adaptées aux objectifs du travail et aux domaines de la recherche.
0.8.1 Méthodes
Une méthode est une voie à suivre par le chercheur afin de démontrer une vérité scientifique. Dans le contexte de notre travail, nous avons exploité les méthodes suivantes :
Méthode historique : elle nous a permis de comprendre l’évolution du quartier Kimwenza d’une part et d’autre part la carrière du géomat de construction (grès) depuis leurs créations jusqu’à nos jours.
Méthode descriptive : elle nous a permis de localiser notre milieu d’étude ainsi que quelques aspects utiles en rapport avec les activités d’exploitation du géomat de construction grès et les impacts environnementaux entrainés
Méthode analytique : elle nous a servi d’une meilleure compréhension et à simplifier les aspects complexes de notre travail à l’occurrence : la production du grès et les effets néfastes (pollution) entrainés par cette production.
Méthode systémique : cette approche nous a été d’une grande utilité pour comprendre le fonctionnement et la dynamique de l’environnement du quartier Kimwenza grâce aux interactions qui existent entre la carrière et le milieu de vie.
Méthode expérimentale : elle était d’une grande utilité pour recueillir les données nécessaires à ce mémoire. Cette méthode nous a permis de réaliser des analyses chimiques à l’aide d’un appareil de technologie approprié au laboratoire.
Méthode statistique : cette méthode nous a permis encore d’analyser mais aussi d’interpréter les données récoltées sur le milieu d’étude et les résultats obtenus au laboratoire enfin de les présenter sous une forme de tableaux numériques. La méthode nous a permis d’éprouver la validité des résultats à l’aide du logiciel R version 3.4.1 (Oksanen et al. 2013). C’est une analyse judicieuse des résultats obtenus dans le but de vérifier les hypothèses mentionnées au préalable. Les données ainsi obtenues ont été systématiquement analysées, traitées et interprétées par la suite. Le logiciel Excel nous a aidé aussi pour l’élaboration de digrammes.
0.8.2 Techniques
Une technique en recherche scientifique est un moyen, un outil ou soit un procédé qui permet aux chercheurs de récolter des informations nécessaires à la réalisation de son travail.
Pour notre travail, les techniques ci-après ont été mises profit à savoir :
Technique documentaire : pour réaliser ce travail, nous avons pu collecter quelques documents écrits tels que le travail de fin de cycle, les mémoires de licence, le mémoire de master, les thèses de doctorat, les rapports administratifs du quartier, les dictionnaires, publications scientifiques etc.
Technique d’enquête : elle a été faite sur le terrain à l’aide des questionnaires. Nous sommes parvenu à recueillir les informations nécessaires. Nous avons également utilisé un questionnaire adressé au gestionnaire de la Carrikim.
Techniques d’interview et observation : l’interview nous a aidé à échanger avec le gestionnaire de la Carrikim. Quant à l’observation : elle nous a permis de puiser des
informations supplémentaires et utiles à notre étude grâce aux contacts physiques et directs avec les réalités du milieu d’étude.
Technique d’échantillonnage : les activités sur le terrain ont consisté à prélever les échantillons. Cette technique était utilisée pour prélever, conserver et transporter les échantillons représentatifs du milieu étudié selon les normes en vigueur, dans le but d’éviter toutes contaminations ou altérations des échantillons avant de procéder aux mesures requises au laboratoire.
Les différentes approches de prélèvement d’échantillons sont : l’échantillonnage ciblé, l’échantillonnage aléatoire systémique, l’échantillonnage simple et l’échantillonnage combiné. Quant à notre étude, nous avons utilisé l’échantillonnage ciblé qui consiste à prélever des échantillons à un endroit précis où les renseignements obtenus des études antérieures nous font soupçonner une contamination. Cette approche fait appel au jugement et nécessite le choix d’un site déterminé.
0.9 Difficultés rencontrées
La réalisation de cette étude scientifique a connu des difficultés, notamment les arduités ci-après :
Ø L’accès à la documentation appropriée ;
Ø Les difficultés dues au chevauchement des horaires des activités académiques (stages, les cours, les voyages, les travaux pratiques etc.) ;
Ø L’accès aux matériels de prélèvement des échantillons et leurs analyses au laboratoire
choisi à l’autre bout du monde (xénophobie Juin 2019, South Africa) ;
Ø L’accès aux enquêtes au sein de la Carrikim.
Enfin, les contraintes d’ordre financier vu nos possibilités pécuniaires limitées. Il a fallu donc beaucoup de sacrifices et de courage, ainsi que d’expertise pour arriver aux résultats escomptés.
0.10 Structure sommaire de l’étude
Mise à part l’introduction et la conclusion générale, notre travail s’articule en 5
chapitres dont voici brièvement les intitulés :
- Le premier chapitre traite des généralités conceptuelles et théoriques ;
- Le deuxième chapitre présente le milieu d’étude ;
- Le troisième est axé sur l’exploitation industrielle du géomat de construction (grès)
dans le quartier Kimwenza par la Carrikim;
- Le quatrième chapitre démontre la démarche expérimentale ;
- Le tout dernier présente les résultats, discussions et donne de pistes des solutions.
CHAPITRE I. GENERALITES CONCEPTUELLES ET THEORIQUES
L’objectif de ce premier chapitre consiste à exposer quelques considérations générales d’ordre conceptuel et théorique en rapport avec le sujet de notre mémoire. Ainsi, élucider les concepts de base de l’étude qui constitue un préalable, car elle facilite la lecture et la compréhension du sujet tout en évitant les confusions des mots.
Quant à l’exposé théorique, cette démarche permettra l’enrichissement de la connaissance des lecteurs sur le sujet abordé. Dans ce contexte, nous allons esquisser quelques considérations sur la pédologie, la géologie et la végétation.
I.1. Cadre conceptuel
Une science est tout d’abord conceptuelle. C’est pourquoi nous avons bon jugé de clarifier quelques concepts de base, pour s’assurer d’une meilleure appréhension à nos bouquineurs.
I.1.1. Exploitation
Selon le dictionnaire Français android 4.0 (2016), c’est l’action d’exploiter, de faire valoir une chose, d’en tirer le profit du produit. C’est aussi l’action de tirer quelque chose de quelqu’un un profit illicite ou excessif.
Dans le cadre de notre sujet d’étude, l’exploitation est la production du
géomateriau dont le grès exploité par la Carrikim constitue la matière première.
I.1.2. Grès
Selon le dictionnaire de termes géographiques (1981), est une roche sédimentaire composée de petits grains de quartz agglomérés.
Selon le dictionnaire Français android 4.0 (2016), C’est une roche sédimentaire détritique formée par l’agglomération de nombreux petits grains unis par un ciment naturel de composition variable (silice, calcaire, etc.).
Notre étude se propose d’étudier cette roche qui constitue le sous-bassement du quartier Kimwenza, notre milieu de recherche.
I.1.3. Impact
Un impact est le fait de venir heurter quelque chose ou collision, le choc entre deux corps. (Dictionnaire français 2016).
Un impact est aussi un ensemble des conséquences enchainées, provoquées par une activité réalisée dans un lieu. Dans le cadre de notre étude nous voulons dégager les effets ou conséquences entretenues par les activités explicatrices de grès à la Carrikim, sur le plan environnemental en ciblant les sols et les feuilles.
I.1.4. Environnement
Selon P. Duvignaud (1980), le terme environnement a été créé par les écologistes qui l’ont défini indirectement à travers le concept écologique « science des rapports entre les organismes et leurs entourages » et qui considèrent que l’environnement se compose de deux volets :
- Environnement abiotique : c’est l’environnement physique et chimique, c’est-à-dire les matériels non vivant.
- Environnement biotique : constituent les êtres vivant.
L’environnement est un système fonctionnel et dynamique, constitué des communautés vivantes (biocénoses : hommes, animaux, végétaux, microorganismes), évoluant dans des biotopes et des organisations socio-économiques créés par l’homme. En outre, nous pouvons dire aussi que l’environnement est l’ensemble des caractéristiques propre à un milieu.
L’environnement est aussi l’ensemble des conditions géographiques qui règnent
immédiatement autour d’un lieu donné et en commandent. (Merenne, 1981).
I.1.5. Géomat ou Géomateriau
En effet, ce mot provient de la contraction de deux termes à savoir géo qui signifie
Terre et matériau.
Un géomateriau est un nom qui décrit tout matériau d’origine géologique. Les géomateriaux se divisent en deux catégories : les géomateriaux naturels (sable, argile et grès) et les géomateriaux artificiels (ciment etc.)
Aurèle Parriaux (2006), définis les géomateriaux comme matériel géologique meuble ou rocheux, qui peuvent être utilisés avec ou sans traitement pour des applications industrielles ou pour la construction.
Pour Kanka et al. Cité par Musenga Tshiey Virginie (2012), on qualifie de géomateriaux, les produits des carrières essentiellement utilisés en génie civil notamment dans les travaux de construction des maisons d’habitation et autres édifices, des infrastructures routières, des barrages, sans oublier les ballais de chemin de fer.
Quant à un matériau, il est défini comme étant une matière que l’humain collecte puis façonne pour fabriquer ou construire des objets, des meubles et des immeubles. (Selon le dictionnaire français android 4.0 2016).
I.1.6. Quartier
Selon le dictionnaire français (2016), le quartier est défini comme une partie d’une
ville ayant une personnalité, une physionomie propre, une certaine unité.
I.1.7. Evaluation
L’évaluation est l’action d’estimer une chose quant à sa quantité, à sa valeur, à sa durée, à son prix (Selon le dictionnaire français android 4.0 2016).
Dans notre travail, nous entendons par ce concept, l’appréciation des
conséquences ou impact entrainé par les activités extractives de grès sur l’environnement.
I.2. Quelques considérations théoriques sur la pédologie et la géologie de la ville de
Kinshasa
I.2.1. La pédologie
Le sol étant produit d’une altération des roches sous l’action du climat et des conditions biologiques du milieu, de ce fait, ses propriétés et sa nature dépendent en grande partie de celles des roches-mères.
La stratigraphie des couches pédologiques indique la nature des matériaux superficiels qui ont servi de roches-mères à la formation des sols ou pédogénèse de la région de Kinshasa. Pourtant, l’altération des grès aboutit principalement à la formation des sables. Les sols de Kinshasa sont donc du bassin versant de la rivière N’Djili dont sa partie urbaine
est essentiellement constituée des sables fins plus au moins argileux, des sables moyens et des sables grossiers. Les sols se trouvant dans les vallées sont plus riches en argiles provenant de l’altération des grès feldspathiques en milieu hydromorphe, de l’alluvionnement par les cours d’eaux et du colluvionnement par le ruissellement diffus. Mais ces sols sont sablo-argileux, et les formations superficielles de la plaine sont généralement sableuses, constituées de sables fins mal classés avec des débris du « grès polymorphe » et de gros grains.
Les sols de Kinshasa sont généralement pauvres chimiquement et leur acidité est prononcée. Ils disposent d’une teneur en argile généralement <20% (Egoroff, 1955).
De surcroit, La plus grande partie de la ville de Kinshasa est recouverte d’un manteau plus ou moins épais de matériaux sableux et sablo-argileux de teinte jaune, brun-clair et quelque fois rougeâtre (Lelo Nzuzi F., 2008 ; Ndembo Longo J., 2009). Dans le plateau des Bateke, le sable recouvre des roches silicifiées ou grès polymorphes, tandis que dans la zone des collines et celle de plaine, le recouvrement sableux se retrouve sur du grès plus ou moins induré, ou sur un banc argileux. Cependant, vers le sud-ouest des collines, il y a, par endroit, un mélange de sols sableux et d’autres sols à tendance kaolinitique ou ferralitique. Les sols ferralitiques sont les principaux sols qui se développent dans la zone intertropicale humide. Ils se caractérisent par une hydrolyse poussée d'un grand nombre de minéraux primaires, alors que les sesquioxydes restent sur place (Duchaufour et Blum, 2000). Les produits de synthèse sont essentiellement des argiles de la famille de la kaolinite, des oxydes de fer et d'alumine (goethite et gibbsite), ainsi qu'un certain nombre de minéraux hérités de la roche mère ayant résisté à l'altération ou à la dissolution comme le quartz, la magnétite, l’ilménite, le zircon... et dans une moindre mesure l'illite, la muscovite, le grenat, la tourmaline etc. (Duchaufour et Blum, 2000). Les horizons d'altération peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres. Dans la région de Kinshasa, les sols ferralitiques se développent sur le matériau d’altération des grès de l'Inkisi, sur les sables Batéké, et sur le matériau d'origine alluviale. Dans la zone de plaine, on rencontre des sols alluvionnaires à texture variable et des podzols ; les sols organiques sont localisés au niveau du Pool Malebo et des podzols.
I.2.1.1. La pollution du sol
On dit qu’un sol est pollué lorsqu’il contient une concentration anormale de composés chimiques potentiellement dangereux pour la santé, des plantes ou des animaux. La contamination se fait alors soit par voie digestive (consommation d’eau polluée par exemple), ou par voie respiratoire (poussières des sols pollués dans l’atmosphère).
Nous devons être conscients que la pollution des sols affecte non seulement notre environnement quotidien, mais aussi les animaux et les plantes avec lesquelles nous partageons la planète. (Duchaufour et Blum, 2000).
I.2.1.1.1. Causes de la pollution du sol
Le sol peut être pollué de façons différentes. Les principales causes de la pollution des sols sont dues à une mauvaise gestion des terres souvent dans l’agriculture, les industries extractives, lors de l’élimination des déchets ménagers ou industriels, mais aussi le trafic routier. (Https ://WWW.encyclopedie-environnement.org/impacts-polluants-air-sur- vegetation/ ; 24.10.2019, heure de Kinshasa, 22h20).
Pollution
des sols par
l’agriculture
Le principal problème dans les exploitations agricoles intensives modernes est l’utilisation accrue de la dépendance aux engrais chimiques, de pesticides et d’insecticides. Si elle est appliquée dans les mauvaises proportions, elles peuvent rester dans les réserves d’eau locales. Fréquemment l’ingrédient des engrais est l’azote qui, si on le laisse dans une forte concentration dans le sol peut effectivement modifier l’acidité ou le pH, et ainsi changer la variété de plantes capables de se développer dans cet environnement. Les cultures et la végétation naturelle peuvent être affectées par des sols pollués. Certains de ces poisons sont absorbés par les plantes et les animaux que nous mangeons et ainsi entre dans notre organisme (chaine alimentaire). Cela peut conduire à des cancers et une grande variété d’autres maladies.
Les agriculteurs responsables sont capables de réguler les quantités d’engrais et
de pesticides appliqués de manière à ne pas causer ces problèmes.
Pollution
des
sols par les mines
et carrières
industrielles
Les déchets miniers sont généralement laissés sur place sous forme de terrils. Ces terrils peuvent contenir une grande variété de substances toxiques ou non toxiques qui s’infiltrent ensuite dans le sol en raison de la pluie, ou qui sont dispersées dans l’air par le vent. Cela peut avoir un grand impact sur la régénération de la végétation sur le site.
Pollution
des
sols par les déchets ménagers
Nous produisons de grandes quantités de déchets ménagers chaque année, dont beaucoup pourraient et devraient être recyclés ou se dégrader naturellement. Une grande partie de nos déchets sont soit incinérés, causant des problèmes potentiels de pollution de l’air ou enterrés dans des sites d’enfouissement, où le lessivage de déchets s’accumule causant aussi des problèmes pour l’avenir.
Pollution
des
sols par les déchets d’usines
L’industrie lourde produit souvent des quantités de produits chimiques, comme c’est le cas de la Carrikim au travers des poussières qui émanent de l’exploitation des produits (grès) qui, susceptibles d’entrer en contact avec le sol, ils peuvent causer une importante pollution. Si les agents de nettoyage comme détergents sont libérés de façon irresponsable, ils peuvent causer de la pollution à la fois au sol et encore pour l’approvisionnement en eau. Les réservoirs de stockages peuvent aussi être une source majeure de pollution si elles doivent fuir.
Pollution
des
sols par le trafic
routier
Les véhicules sont une cause majeure de pollution dans le sol à proximité des routes, en particulier lorsque les véhicules sont anciens ou vétustes.
I.2.2. La géologie
Le contexte géologique régional de la ville province de Kinshasa, selon l’échelle stratigraphique (Egoroff, 1955), se présente de la manière suivante de haut en bas :
a) « Les alluvions récentes » du fleuve et de rivières sablo-argileuse se situent dans les extensions marécageuses de la basse plaine de Kinshasa et dans les vallées humides.
b) « Les sables de Lemba », couche de sable blanc de 0 à 10m d’épaisseur généralement fin avec de gros grains épars qui couvre la plaine entre N’Djili et N’Sele ainsi que la partie sud de la ville.
c) « Les limons » : ce terme regroupe des sables de moyens à fins, argileux de couleur brune ou arrangée de 0 à 30m d’épaisseur et très répandus sur les surfaces les plus élevées de Kinshasa.
d) « Les sables kaolineux », couche d’épaisseur de 0 à 5m ; elle est constituée des sables très fins emballés dans du kaolin blanc. Cette roche, qui occupe toute la plaine de Kinshasa, a été laterisée et a comblé les ravinements des couches sous-jacentes.
e) « Les sables fins à grossiers, graveleux » : de 0 à 25m d’épaisseur, cette couche de sable surmonte les autres couches sous-jacentes là où elles ont été ravinées.
f) « Le grès polymorphe » : il présente le sommet silicifié du grès tendre d’épaisseur irrégulière ne dépassant 2m, ces roches se présentent sous forme de dalle étendue, fissurée et ravinée au sommet.
g) « Le grès tendre » : beige, rose ou blanchâtre et d’épaisseur de 30m ; cette roche se dépose en discordance sur la couche sous-jacente. Elle s’observe sur la rive gauche du fleuve Congo en Kingabwa.
h) « Le grès marneux » : en discordance sur le socle shisto-greseux de l’Inkisi, d’épaisseur de 10 à 15m, plus argileux, remplit les irrégularités du socle. La couche est souvent érodée.
i) « Le soubassement ou socle », il est constitué des roches gréseuses du précambrien connues sous le nom de la série d’Inkisi.
De manière plus synthétique les formations géologiques de la région de Kinshasa se subdivisent en deux domaines :
Le
terrain
de couverture comprenant
le « grès tendre »
d’âge mésozoïque ou
secondaire, le « grès polymorphe » d’âge cénozoïque ou tertiaire ; des sables, des
limons, des argiles et des alluvions d’âge quaternaire.
Le socle
de substratum d’âge précambrien
(>4,5milliards d’années) en profondeur.
Ainsi l’absence des formations du paléozoïque ou âge primaire se fait remarquée suite aux terrains des couvertures qui se déposent directement ou en discordance sur le socle. Le bassin versant de la rivière N’Djili présente sur le plan géologique les caractéristiques
spécifiques dans la zone de la plaine (Matete et N’Djili) et dans la zone collinaire (Kisenso,
Kimbanseke).
En outre, les terrains du soubassement constitués par les grès d’Inkisi qui présentent plusieurs lithofaciès dont le faciès feldspathique. A Kinshasa, cette roche affleure aux cotes 275 mètres à la sortie du Pool Malebo à l’ouest de la ville et 300 mètres à Ndjili Brasserie à l’Est de la ville de Kinshasa. Elle fait partie des sédiments silicoclastiques du Néoprotérozoïque du Super groupe West Congolien (Kongo-Central) appartenant à la chaîne Pan Africaine West Congo (Tackl. et al. 200; Hartwige. F. et al. 2006). Cette appartenance du Groupe d’Inkisi au Précambrien est actuellement sujette à des discussions scientifiques. (Il pourrait faire partie des roches sédimentaires du début du Paléozoïque).
En effet, le grès a une composition chimique variable, mais généralement, il est composé de quartz et de feldspath :
§ Le quartz est une espèce minérale du groupe des silicates, sous-groupe des tectosilicates, composé de dioxyde de silicium, ou silice de formule chimique SiO2, avec des traces de différents éléments tels que Al, Li, Fe, Mg, Ca, Ti, Rb, Na, oH.
§ Le feldspath (Ba, Ca, Na, K, NH) est un minéral de la famille de tectosilicates, dont la composition est celle d’un aluminosilicate de sodium, de potassium ou de calcium. Il existe de nombreux feldspath, dont les principaux sont l’orthose ou le microcline (potassique), l’albite (sodique) et l’anorthite (calcique). On distingue les feldspaths alcalins, souvent translucides, blanchâtres ou roses et riches en alcalins (Na+, K+), des plagioclases qui différent des précédents par le potassium (K+).
I. 3. Aperçu général sur le paysage végétal de la ville de Kinshasa
La végétation initiale, dans plusieurs zones de Kinshasa fut constituée de forets galeries d’une part et de formations herbeuses d’autres part, les forets galeries longeant les principaux cours d’eau, étant dans les vallées humides et type ombrophile guinéo-congolaise, ne sont plus que des jachères pré forestières fortement dégradées, intensivement exploitées et se présentent sous forme des recrus forestiers d’âges divers. Dans l’ensemble, les observations de terrain révèlent la discontinuité et la répétition de la couverture végétale. La région de Kinshasa héberge différents types de végétations forestière, herbeuse, rudérale et aquatique. Chaque type de végétation étant lié à un certain nombre de paramètres écologiques. (Https :
//WWW.encyclopedie-environnement.org/impacts-polluants-air-sur-vegetation/ ; 24.10.2019, heure de Kinshasa, 22h20).
Le quartier Kimwenza, étant donné sa position périphérique par rapport à l’espace
urbain de Kinshasa, la commune de Mont-Ngafula conserve encore
les étendues forestières naturelles d’une part, et exploitées par la communauté d’autre part. Cependant, il y
a lieu de
signaler que la configuration présentée par la forêt de Kimwenza a connu une évolution dans
le temps et dans l’espace comme l’indique les images satellitaires ci-dessous considérées pour la période de 2018.
Carte I.1. Occupation du sol du quartier Kimwenza
I.3.1. La feuille
La feuille est, en géomorphologie végétale, l’organe spécialisé dans la photosynthèse chez les végétaux supérieurs. Elle est insérée sur les tiges des plantes au niveau des nœuds. A l’aisselle de la feuille se trouve un bourgeon auxiliaire. C’est aussi le siège de la respiration et de la transpiration.
Les feuilles peuvent se spécialiser, notamment pour stocker des éléments nutritifs et de l’eau. Pour accomplir son rôle, une feuille est généralement formée d’une lame plate et fine aérienne, le limbe, qui lui permet d’exposer à la lumière un maximum de surface. Mais il
existe aussi des feuilles transformées, pour lesquelles le limbe est très réduit en ne joue plus de rôle photosynthétique. (Garrec Jean-Pierre, 2019)
Les feuilles assurent généralement la fonction chlorophyllienne, mais celle-ci est assurée aussi, au moins partiellement, par la tige qui est généralement verte, et dont le parenchyme comporte des chloroplastes. Un bon exemple est le genêt à balais, chez qui toute la tige est dite photosynthétique. Chez les plantes terrestres, les racines sont de loin la première source de nutriments (et parfois de contamination), mais les feuilles peuvent absorber des nutriments autres que le co2, voire le cas échéant des produits toxiques (ex : molécules de certains pesticides systémiques, particules métalliques fines et ultrafines issues de la pollution de l’air, dont les métaux lourds et des métalloïdes) déposés à partir de l’air ou des pluies. (Garrec Jean-Pierre, 2019)

Source : www.fr.M.wikipedia.Org;09.03.2019) Photo I.1. La palme (arecaceae)
I.3.1.1. Composition chimique de la feuille
La feuille est composée de la pectine, de cellulose et de lignine. Ces composant sont de grandes molécules chimiques « emprisonnant » de nombreux éléments minéraux tels que : calcium, potassium, sodium, magnésium, soufre, phosphore. Lors de la décomposition des feuilles en humus, ces éléments sont relâchés dans le sol et contribuent à son amélioration.
Signalons que, la composition chimique de la feuille dépend aussi de la propriété du sol (éléments chimiques).
I.3.1.2. la pollution des végétaux
Les végétaux sont souvent pollués par diverses activités anthropiques, c’est-à-dire produits par les activités humaines et tant soit peu par les effets naturels (volcans etc.). Tous les secteurs d’activité humaine sont susceptibles d’émettre des polluants atmosphériques : les activités domestiques (chauffage en particulier), l’agriculture, la sylviculture etc. Les polluants observés dans l’atmosphère ne sont pas tous émis directement par ces sources. Ils résultent aussi de réactions physico-chimiques entre composant chimiques (polluant primaire et autres constituants de l’atmosphère) régies par les conditions météorologiques qui influent sur la bonne croissance des plantes. (Https ://WWW.encyclopedieenvironnement.org/impacts- polluants-air-sur-vegetation/ ; 24.10.2019, heure de Kinshasa, 22h20ʹ).
Exemples :
v Polluant primaire : Nox (oxyde d’azote) la famille des oxydes d’azote regroupe principalement le dioxyde d’azote (No2) et le monoxyde d’azote (No). Les NOx sont principalement émis lors de combustion à haute températures ; que ce soit par l’oxydation de l’azote présent dans l’air à très haute température.
v Polluant constituant l’atmosphère : l’ozone (O3) est un polluant secondaire, formé dans la base atmosphère à partir d’un mélange de précurseurs gazeux composés d’oxyde d’azote et de composés organiques volatils(COV).
Conclusion partielle
Ce premier chapitre de notre mémoire s’est préoccupé d’exposer les concepts de base de notre étude de recherche, en vue de les élucider pour appréhender ce à quoi nous abordons au terme de notre deuxième cycle d’études universitaires. Quelques considérations théoriques sur la pédologie et géologie de la ville de Kinshasa et ensuite un aperçu général sur le paysage de la ville de Kinshasa, sont les aspects qui ont également fait l’objet d’une brève
description tout au long de ce même registre.
d’étude.
Le deuxième chapitre qui suit, se propose quant à lui de présenter le milieu
CHAPITRE DEUXIEME : PRESENTATION DU MILIEU D’ETUDE
Ce second chapitre de notre étude a pour objet, la connaissance du milieu d’étude. A cet effet, nous allons en deux volets présenter en premier lieu le quartier Kimwenza dans lequel fonctionne la carrière ciblée, à savoir Carrikim qui fera l’objet de présentation en deuxième lieu.
Les aspects qui seront développés respectivement pour présenter Kimwenza prendront en compte les éléments ci-dessous :
- La situation géographique ;
- L’aspect historique ;
- Les facteurs biophysiques ;
- Les données démographiques ;
- L’aspect socio-économique et infrastructures de base.
Quant à l’entreprise Carrikim, nous allons la localiser dans le quartier Kimwenza, et ensuite brièvement présenter son historique et organigramme fonctionnel.
II.1. Situation géographique
Avec une superficie de 3,8km2, le quartier Kimwenza est une entité urbano-rurale situé dans le secteur sud de la commune de Mont-Ngafula, à l’ouest de la ville province de Kinshasa. Ses limites se présentent comme suit :
- Au nord par les quartiers Matadi-Mayo et KIMBUTA;
- Au Sud par le quartier MBUKI, séparé par les tuyaux sep ;
- A l’Est par le quartier N’DJILI KILAMBO séparé par la rivière brique ;
- A l’ouest par le quartier MITENDI séparé par la rivière Lukaya.

15"9'0"E l 5°12'0"E
15°18'0"E l5°21'0"E 15°24'0"E
Légende
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D Quartier d'étude

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Kim"venza f
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0 2.5 5 7.5 km
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SOURCE: Gédéon_KITOMBA_PULULU/ UPN/ QGIS 2.18/
Projection: WGS84/ 2018
+243 818247465
Vunda Manenga
l5°12'0"E 15°15"0"E 15°18'0"E l5°2l"O"E 15°24'0"E
Carte 11.1. Localisation du quartier
Kimwenza dans la commune
de Mont-Ngafula
II.2. Aperçu historique et organisation administrative
II.2.1. Aperçu historique
Le quartier Kimwenza a évolué dans le contexte historique de la commune de Mont-Ngafula dont il est actuellement l’une des entités administratives aux origines avant l’arrivée des colonisateurs, les archives historiques signalent que vers 1880 le quartier Kimwenza faisait partie d’une vaste espace appelé Matadi-Mayo propriété du peuple Humbu. Ce fut Matadi-Mayo village qui en représentait le siège.
A la venue des colons belge, Matadi-Mayo devint un secteur où le pouvoir colonial construisit plusieurs bureaux administratifs, des écoles, des maisons de fonctionnaires et un hôpital d’état. Juste après l’indépendance plus précisément sous le régime du feu Mobutu, Matadi-Mayo obtient le statut d’une collectivité urbaine de Mont-Ngafula. En
1885, l’ordonnance présidentielle et redéfinissant l’organisation et la subdivision territoriale de la ville de Kinshasa, décide de découper le territoire de la commune de Mont-Ngafula. De ce fait, le quartier Kimwenza fut créer entant qu’une des subdivisions administratives de cette municipalité.
Le quartier Kimwenza a une importance économique et historique qui tient à la présence de la gare ferroviaire de transit sur l’axe ferré Kinshasa-Matadi. Par surcroît Kimwenza est réputé par ses nombreux sites touristiques, une usine d’épuration d’eau(Regideso) et des carrières des géomateriaux. Par ailleurs le quartier regorge les potentialités agro-pastorales, à l’occurrence des nombreuses fermes (porcines, agricoles et les cultures maraichères).
II.2.2. Organisation administrative
La structure administrative du quartier Kimwenza reflète celle de la division et de l’organisation qui régissent les fonctionnements du territoire national. L’organigramme ci-dessous présente la structure organique et fonctionnelle.
Chef du quartier
Chef du quartier adjoint
Secrétaire
Chargé de la pop (état civil)
Bureau des agents recenseurs
Chargé de l’antenne d’urbanisme
Source : rapport
annuel,
bureau du quartier 2019
Figure II.1. Organigramme du bureau du quartier Kimwenza
Ø Le chef du quartier titulaire est le coordonnateur numéro 1 de toutes les activités du quartier sur le plan administratif, social, politique, sécuritaire et économique. Il présente régulièrement les rapports à la hiérarchie directe (le bourgmestre de la commune) ;
Ø Le chef du quartier adjoint assiste le chef titulaire dans toutes ses prérogatives administratives ;
Ø Le secrétaire du quartier est l’agent qui gère les affaires administratives et financières du bureau. Il enregistre toutes les correspondances reçues et expédiés ;
Ø Le chargé de la population enregistre les évènements démographiques et de l’état civil. Ce bureau est soutenu par les services des agents recenseurs qui circulent dans le quartier pour effectuer le dénombrement.
Ø Chargé de l’antenne d’urbanisme : est censé veiller sur les travaux d’assainissement
des caniveaux du quartier.
Retenons que dans chacune des localités du quartier, il y’a un comité des notables
et chaque rue compte deux chefs au maximum.
La sélection de ces responsables se fait selon une organisation informelle. Ceux-ci sont en réalité des informateurs auprès des membres du bureau du quartier. Ils sont choisis par l’agent recenseur suivant quelques critères comme la discrétion, l’ancienneté du quartier, leur ouverture sur les autres membres des communautés.
Cette organisation permet au bureau d’obtenir le maximum d’information sur le quartier et ses habitants. L’information va de la population aux chefs de la rue, aux chefs de la localité, aux membres du bureau.
Le quartier Kimwenza est administrativement subdivisé en 8 localités, 23 avenues, 92 Rues et 1075 Parcelles.
Tableau II.1. Subdivision administrative du quartier KIMWENZA
|
LOCALITE |
RUES |
AVENUES |
TOTTAL |
NOMBRE DE PARCELLE |
||
|
Habité |
inhabité |
Total |
||||
|
NKENE-NKENE |
30 |
4 |
40 |
318 |
04 |
322 |
|
MANGALA-BUBU |
6 |
01 |
07 |
142 |
04 |
146 |
|
MBEKANA |
5 |
03 |
08 |
83 |
05 |
88 |
|
MAFUMU |
5 |
1 |
06 |
88 |
00 |
88 |
|
MATUBA |
21 |
06 |
27 |
190 |
00 |
190 |
|
KIMWENZA GARE |
6 |
03 |
09 |
72 |
00 |
72 |
|
PETIT PAGNER |
17 |
04 |
21 |
132 |
06 |
138 |
|
NTADI |
02 |
01 |
03 |
31 |
00 |
31 |
|
TOTAL |
92 |
23 |
115 |
1056 |
19 |
1075 |
Source : bureau du quartier 2019
II.3. Facteurs biophysiques
Le climat qu’on trouve à Kimwenza est de type tropical humide comme dans tous les quartiers de la ville de Kinshasa, caractérisait par une succession des deux saisons distinctes au courant de l’année comme l’indique le tableau ci-dessous :
Tableau II.2. Données pluviothermiques du climat de kin-ouest
|
Mois |
J |
F |
M |
A |
M |
J |
Jt |
A |
S |
O |
N |
D |
Total(Pmm) & Moy(t°) |
|
Pmm |
286 |
98,0 |
31,1 |
380,9 |
187 |
0,0 |
0,0 |
73,9 |
324,1 |
235,1 |
227,4 |
214,4 |
2057,9 |
|
T° |
24,8 |
25,6 |
26,2 |
25,5 |
23,3 |
24 ,2 |
25,5 |
24,9 |
24,8 |
24,8 |
24,7 |
24,6 |
24,9 |
Source : Bureau de statistique classiques, Mettelsat Kinshasa-Ouest, 2018.
En effet, une saison pluvieuse longue d’environ 8 mois succédée par une courte saison sèche d’environ 4 mois. La valeur thermique annuelle ne dépasse pas 25°, et les précipitations varient entre 1500 et 2100mm d’eau/an. L’amplitude thermique annuelle est faible, car elle est inférieure à 4 degrés. Signalons que ces déficits sont constatés pendant la saison sèche, car les valeurs des températures mensuelles et les valeurs pluviométriques diminuent.
Le quartier présente morphologiquement un paysage dominé par les collines avec des vallées interposées entre déversant en pente forte, ce versant sont occupés par la population sans aménagement ni planification au préalable.
Pour le sol et sous-sol, le quartier est bâtit sur un site dont le sol est argilo- sablonneux alors que dans les vallées, il est lumineux. Cette texture pédologique favorise le développement de culture maraichère dans les vallées. La structure géologique du quartier Kimwenza est dominé par la présence du sous-bassement shisto-greseux que les géologues classent dans le système d’Inkisi. Ainsi, une contrée de Kimwenza est exposée à la dégradation érosive suite aux eaux des ruissellements non-maitrisé par manque des réseaux de canalisation.
Retenons que les paysages végétaux présentent deux physionomies, celles d’arbo- culture des arbres fruitiers dans les parties habitées d’une part et les étendues forestières naturelles dans les secteurs non-occupés et non-aménagés, comme c’est le cas des alentours des usines, des carrières d’extraction des grès comme Carrikim, des sites touristiques etc.
La couverture végétale de Kimwenza connait des astreintes écologiques, rapines causées par la population et par les fermes, entreprises d’extractions de grès dont les poussières sont stockées dans les végétations, sols, répercussions sur l’environnement sanitaire etc.
Le quartier Kimwenza est drainé par plusieurs rivières que nous citons :
v La rivière Lukaya qui prend sa source dans le territoire de Kasangulu, dans la province du Kongo-Central et se jette dans la rivière N’Djili au niveau de N’Djili brasserie ;
v La rivière Lukelele qui prend sa source dans la localité Ntadi et se jette dans la rivière
Lukaya à Mangala-Bubu ;
v La rivière Brique qui prend sa source dans la localité Ngadi quartier Kimbuta et se jette dans la rivière Lukaya dans la localité Kimwenza Gare ;
v La rivière Docteur qui prend sa source dans la localité petit panier et se jette dans la rivière Nsaya dans la localité de Kimwenza Gare ;
v La rivière Mafumba qui prend sa source dans la localité Matadi-Mayo quartier Matadi- Kibala et se jette dans la Lukaya ;
v La rivière Bumona qui prend sa source dans la localité sans fil quartier Matadi-Kibala et se jette dans la rivière Lukaya vers localité Mamfufu ;
v La rivière Muwana communément appelée Mayi ya thi compte tenu de la coloration d’eau avec sa source au village Mangala, quartier Mbuki et se jette dans la rivière Lukaya non loin du site touristique Tshilombo ;
v La rivière Kibansala qui prend sa source au village Mayenga et se jette dans la rivière
Lukaya.
II.4. Données démographiques
II.4.1. Effectif et évolution de la population
Le tableau ci-dessous présente l’effectif de la population du quartier Kimwenza ainsi que son évolution au cours de cinq dernières années (de 2014 à 2018) tel que publié dans le rapport administratif du quartier.
Tableau II.3. Evolution de population du quartier Kimwenza
|
Année |
|
Population congolaise |
|
|
|
Population étrangère |
|
|
|||||
|
|
H |
F |
G |
F |
total |
H |
F |
F |
G |
Total |
Total G |
% |
|
|
2014 |
1636 |
1681 |
2083 |
2260 |
7660 |
12 |
02 |
00 |
00 |
14 |
|
7674 |
17 |
|
2015 |
1711 |
1770 |
2223 |
2493 |
8267 |
10 |
02 |
06 |
04 |
22 |
|
8289 |
18,3 |
|
2016 |
1773 |
1849 |
2507 |
2723 |
8852 |
09 |
02 |
00 |
00 |
11 |
|
8863 |
19,7 |
|
2017 |
1845 |
1936 |
2749 |
2986 |
9516 |
05 |
00 |
00 |
00 |
05 |
|
9521 |
21,1 |
|
2018 |
2034 |
2156 |
3138 |
3386 |
10714 |
14 |
00 |
00 |
00 |
14 |
|
10728 |
23,9 |
|
Total |
8999 |
9392 |
12700 |
1384 8 |
45009 |
50 |
06 |
06 |
04 |
66 |
|
45075 |
100 |
Source : Bureau du quartier,
2019
En considérant l’évolution des effectifs démographiques au cours de cinq dernières années, on constate une évolution soutenue de la population au cours de la période considérée avec un gain quinquennat de 45075 habitants
Cherchons à diagnostiquer sur les facteurs explicatifs de cette croissance démographique soutenue, on peut retenir la conjugaison de l’accroissement naturel et de mouvement migratoire tant interne qu’externe (exode rural, migration internationale).
II.4.2. Structure de la population par âge et sexe
Il est important de considérer ces paramètres. L’âge et le sexe montrent le dynamisme d’une population dans un biotope donné.
Ainsi la figure ci-dessous représente les données statistiques liées à la structure de
l’âge et sexe recueillies au
bureau du quartier Kimwenza.
Jeunes (0-17 ans) Adultes (18-57 ans) Vieux (58 ans et plus
5%
34%
61%
Source : Réalisé à base des données du tableau II.4
Figure II.2. Digramme circulaire de la répartition de la population selon l’âge et le sexe
L’interprétation du tableau II.4. En annexe relatif à la structure de la population du quartier selon l’âge fait ressortir trois groupes d’âges inégalement répartis, les jeunes sont majoritaires avec 61% de l’ensemble de la population, suivie par les adultes qui représentent
34% enfin les vieux minoritaires avec un taux de représentativité très faible soit 5%.
II.5. Aspects économiques
Du point de vue économique, le quartier Kimwenza regorge plusieurs activités socio-économiques :
ü L’agriculture
Le quartier a un caractère urbano-rural qui justifie la prépondérance de l’activité agricole. Il s’agit d’une agriculture périurbaine. La vallée de Lukaya fait partie de la ceinture verte périurbaine, c’est-à-dire une zone classée par l’exécutif comme un espace d’exploitation agricole pouvant approvisionner la ville de Kinshasa en ceinture vivrière. Il s’agit bien de la production de : manioc, mais, arachides, patates douces etc.
En dehors de ces cultures vivrières précitées, d’autres activités sont pratiquées, notamment :
§ Les cultures maraichères : on cultive les pointes noires, les épinards, les feuilles de la
Patate douce (Ipomoea batatas), les piments, les amarantes (bitekuteku) etc.
§ L’élevage : la vallée de Lukaya dispose de beaucoup de fermes agricoles et porcines et avicoles. Il s’agit donc de l’élevage de petit bétail. Parmi ces fermes, nous citons : la ferme Sino-Congo spécialisée en aviculture.
§ La pisciculture : le quartier dispose de quelques piscicultures, dont nous citons : Mambuyi (Kimwenza Gare), Mbengi (Nkene-Nkene) et Takizala (Mangala).
§ Les activités des services, nous avons : - la station de traitement d’eau sur la rivière
Lukaya. La station approvisionne en eau potable les quartiers du sud-Kinshasa,
- l’activité ferroviaire de la société de transport (SCPT ex ONATRA), qui malheureusement à cause de la vétusté du chemin de fer et de l’insuffisance du parc locomotive, la gare de Kimwenza ne joue plus son rôle structurant ou de rayonnement pour permettre un essor attendu du quartier kimwenza dans tous les aspects socio- économiques.
En outre, il existe plusieurs carrières artisanales (sables, argiles) mais aussi une carrière industrielle de grès (Carrikim).
II.6. Présentation de la Carrikim
II.6.1. Situation géographique
La Carrikim s’étend entre 4°28ʹ41,8ʹʹ S de latitude (haut) nord, 4°28ʹ51,8ʹʹ S de latitude (bas) nord et 15°10ʹ22,5ʹʹ E de longitude (gauche), 15°16ʹ34,9ʹʹ E (droite) avec une superficie de 45812m2. Elle est une société moderne industrielle de grès située à 3km à vol d’oiseau à partir de la cité Pumbu sur la route principale conduisant à la gare de Kimwenza. Voici d’autres repères géographiques : d’abord l’usine de traitement d’eau de la Regideso, le site éco-touristique Lola Bonobo se trouvant après la Carrikim sur la même route et la rivière Lukaya qu’il faut avant d’atteindre la carrière. Un pont bien construit facilite l’entrée et sortie des clients. L’infrastructure routière permet l’accessibilité des clients dans le site d’exploitation.
II.6.2. Bref historique
Pour ce qui concerne, l’histoire de la société Carrikim, il nous convient de retenir que l’initiative de créer cette entreprise est une œuvre d’un congolais soucieux de l’émergence de sa patrie. En effet, il voulait contribuer à la réduction de chômage et de la pauvreté qui frappe la majorité de cette catégorie socio-économique dure. Ainsi, il conçut la création d’une grande société appelée NGUVIS CORPORATION qui est une société par responsabilité limitée en sigle SPRL.
L’identification de cette société se présente de la manière suivante NRC KIN
15/36 ID K222179, coordonnées téléphoniques 0999980137-0999934411, numéro d’impôt A6701469F. Le projet d’ouverture de la Carrikim était une perspective et une imagination qui s’est déroulé sur une période de 9ans étant donné les contraintes environnementales qui se sont imposés dans le milieu d’exploitation. Il a fallu à Carrikim une longue période de 9ans pour préparer le terrain avant de commencer l’exploitation proprement dite de 2003 à 2012.
Vu le site naturel qui sur le plan du relief est dominé par la présence d’une colline et sur le plan végétal par une formation forestière, il a fallu donc dégager et procéder à la découverture pour faire affleurer le sous-bassement schisto-gréseux. Grâce à cette démarche, NGUVIS CORPORATION SPRL a réussi à concrétiser son projet de Carrikim jusqu’à nos jours.
II.6.3. Organisation fonctionnelle
La Carrikim est une des filières de la société NGUVIS CORPORATION SPRL. Celle-ci est une grande entreprise organisée conformément à ses statuts et gérée par les organes statuaires qui sont l’assemblée générale des associés, le président directeur général pour la gestion courante et les commissaires aux comptes et l’audit pour le contrôle de gestion.
Le président directeur général s’appuie, pour la gestion courante de la société, sur des structures sectorielles animées par des responsables auxquels il attribue des tâches qui concourent à la société.
Le président n’aborde pas les attributions des organes statuaires de la société NGUVIS (structures sectorielles érigées en direction générale) mais qui se consacre seulement à la direction générale de la Carrikim structurée en deux départements. Chaque département est subdivisé en division, chaque division en service, chaque service en bureau, chaque bureau en section, comme la montre l’organigramme ci-dessous
Assemblée générale
Affaires juridiques
Audit Commissaires aux comptes
PDG/Gérant
Direction imprimerie Direction G Carrikim Direction autres
Secrétariat & Informa Ingénierie
Département technique et exploitation Département administratif &financier
Division technique Division exploitation Division logistique Division commerciale D.R.H D. fin et budget
Service électricité
Service garage
Service usine
Service carrière
Service dispatch
Service appro & mag
Service
Service de securité
Service
Service gest. Du person.
Service
Service
Source : Direction
administratif de la
Carrikim, 2018
Figure II.3
Organigramme de la Carrikim
pont
vente
de
budget
de
finance
Conclusion partielle
Le deuxième chapitre de notre étude vient de rendre plus lucide la compréhension en ce qui concerne la connaissance du milieu de la recherche. A cet effet, l’analyse et description des aspects géographiques, historiques et socioéconomiques nous ont permis de comprendre notre milieu d’étude. Et nous avions également décrit l’entreprise Carrikim en dégageant ses aspects historiques et organisationnels.
Le troisième chapitre quant à lui aura pour objet l’étude de la production, commercialisation et transport.
CHAPITRE III. EXPLOITATION INDUSTRIELLE DU GEOMAT DE CONSTRUCTION (GRES) DANS LE QUARTIER KIMWENZA PAR LA CARRIKIM
L’objet du chapitre troisième de notre étude consiste à présenter les différentes informations que nous avions effectuées sur le terrain dans les installations de la carrière industrielle du géomat de construction (grès). Pour arriver à cette étude de recherche, les aspects suivants ont retenu notre attention :
- La production ;
- Les mécanismes de commercialisation des produits et le système de transport ;
- Les problèmes rencontrés.
III.1. Production
Cette partie porte sur la description des techniques de production. En effet, les activités de production mises en œuvre par la société Carrikim sont notamment : la prospection géologique, la découverture et forage, l’explosion, le chargement et ensuite le concassage.
III.1.1. Facteurs déterminants
La rentabilité du gisement schisto-gréseux à exploiter, les besoins de la population en matière de construction constituent le pourquoi de l’existence d’une carrière industrielle (Carrikim).
En outre, la nécessité d’une infrastructure routière entre en lice pour qu’enfin l’exploitation industrielle d’une carrière de grès soit un élément de base pour l’effectivité des travaux.
III.1.1.1. Modes de production
ü La prospection géologique
La prospection géologique consiste à identifier les terrains schisto-gréseux avant
d’amorcer l’exploitation effective après évaluation de la rentabilité en terme économique.
ü La découverture et le forage
Après prospection géologique, la découverture consiste à l’extraction des produits exploités par Carrikim. Il s’agit donc d’une opération préliminaire technique à enlever la couche superficielle se trouvant au-dessus de la roche mère pour faciliter l’extraction de la roche. Signalons aussi que la profondeur du forage dans le site Carrikim mesure 13m de profondeur. Pour y réussir à l’opération, la Carrikim utilise la machine de marque Monta Bert.
ü L’explosion
Avec la masse et les dimensions volumétriques des roches mères, l’entreprise Carrikim pour son exploitation fait exploser les roches en utilisant des explosifs appropriés pour dynamiter. De cette façon, Carrikim obtient des roches d’une dimension variant entre
80-120.
ü Le chargement
Les produits résultants de l’explosion de la roche sont chargés mécaniquement dans des véhicules appropriés, camions benne de 25 tonnes à chacun et un camion benne d’une capacité élevée de chargement par rapport aux autres de 40 tonnes. Ces outils précités ci-haut qui permettent le déplacement des produits de l’explosion vers l’endroit (usine) de concassage.
ü Concassage
Les matériaux sont cassés pour avoir différents produits et sous-produits par une action mécanique directe. La Carrikim procède à des opérations de concassage à plusieurs niveaux.
L’entreprise utilise à ce niveau des machines spécialisées et adaptées qu’on appelle concasseur (il y a le concasseur primaire et secondaire) à différentes dimensions qui permettent d’obtenir différents produits comme le tableau III.1.l’indique ci-dessous :
Tableau III.1. Ventilation des produits de concassage de la Carrikim
|
Produits |
Dimensions |
|
Tout venant |
0-80 à 120 |
|
Moellons |
|
|
Concasse |
8/15, 15/25, 2/8, 0/4, 0/8 |
Source : bureau commercial de la Carrikim, 2019
III.1.1.2. Système de production
Carrikim fournit une gamme très variées des produits qu’elle met à la disposition de ses clients selon les types des produits, à l’occurrence : les moellons et les concassés de toute sorte. La direction commerciale a mise en notre disposition les données statiques que
voici :
18000
16000
14000
12000
10000
8000
6000
4000
2000
0
16800
14700
9000
15100
9870,5
12000
13600
8360
11000
10019,4
13500
12300
Source : Données
du
tableau III.2 (Cfr Annexe)
Figure III.1 Graphique évolutif de la production annuelle de la Carrikim
A L’issu des données du tableau, nous avons compris l’évolution de la production annuelle s’élève à 146249,9 tonnes repartis autrement, selon les produits de l’entreprise. Les produits les plus vendus sont : 8/15 et 2/8(concassés) alors que les moellons sont les moins vendus. Quant aux 15/25(concassés) et 0/4(poussières), ils sont à proximité. Et le
0/8(poussières) vient tout justement avant les moellons (tout venant).
A l’échelle annuelle, les mois les plus productifs sont notamment : janvier, février, avril, juillet, et décembre. Nous avons 16800t pour janvier, 15100t pour avril, 14700t pour février, 13600t pour juillet et 13500t pour décembre.
III.2. Commercialisation et transport
Pour bien étudier la vente des produits et les mécanismes des transports que fournit l’entreprise Carrikim, nous avons mis en exergue quelques points :
III.2.1 Clientèle
La clientèle de la Carrikim se présente avec la présence de plusieurs acteurs intervenants. Chaque acteur joue un rôle précis dans le circuit de vente. (FigureIII.2)
Carrikim
Transport Achat
Intermédiaire
Ou
Clients
Entreprises Individus
Source : Département de commerce de la Carrikim,
2018
Figure III.2. Circuit de vente de la Carrikim
Suite à cette figure, nous pouvons dire ceci : Au préalable, la Carrikim est la prévoyeuse des produits ou matériaux mises en vente à sa clientèle. Les clients s’adressent à l’entreprise de manière directe ou soit indirecte, c’est-à-dire de manière indirecte en passant par les secteurs intermédiaires des commissionnaires qui interviennent aussi à leur tour à deux niveaux : pour l’achat et les transports. Ces commissionnaires bénéficient d’un pourcentage bien déterminé par rapport aux transports et à l’achat selon les modalités convenues. De manière directe l’individu ou soit l’entreprise contactent directement la Carrikim pour l’achat, et il dispose en sa charge le transport de ses matériaux achetés.
Toutefois une autre possibilité s’offre aux clients dans le cadre de transports de matériaux. Ce système consiste à solliciter les services d’acheminement grâce à l’offre en véhicules privés appartenant à certains travailleurs de la Carrikim.
III.2.2. Régime de prix
La Carrikim par l’entremise de son service commercial, a mis à notre disposition un tableau relatif au régime de prix, selon les différents produits par tonne (payables en dollars)
Tableau III.3. Ventilation des produits par tonne
|
Produits |
Prix par tonne($) |
|
Poussières 0-4 0-8 |
5 9 |
|
Concassés 8-15 15-25 2,8 0,31 |
2O 19 19 18 |
|
Tout venant 0-80 à 120 Moellons |
18 |
Source : Direction commerciale, 2018
Une lecture interprétative des données ci-haut permet de dégager quelques éclaircissements.
Par rapport aux différents types des produits mis en vente par Carrikim en fonction de leur dimension, les prix établis sont variables et se ventilent entre 5$ pour les poussières de dimension 0/4, et 9$ pour 0/8. Les concassés de dimension 8/15 sont vendus à
20$ par tonne. Tandis-que les concassés de dimension 15/25 et 2/8 sont à 19$ par tonne, ensuite les concassés de 0,31 à 40 sont vendus à 18$ la tonne. Le tout venant de la carrière (0/80 à 120) coute 13$ la tonne. Enfin les moellons sont vendus à 18$ la tonne. Il nous serait assied de signaler que les services commerciaux de la Carrikim accorde certaine possibilité bénef à sa clientèle en lui accordant une remise de 2% à partir de 10 tonnes.
La Carrikim n’offre pas la remise au profit de certains produits (2%) de sa clientèle, comme le cas des poussières 0-4, le tout venant de 0-80 à 120, les moellons et les concassés de 0,31 à 40
III.2.3. Transport
Le système de transport est une activité importante pour l’acheminement des produits commercialisés pour toutes les entreprises du monde entier. Quant à la Carrikim, le transport s’effectue au sein des installations de la carrière et de l’usine.
La Carrikim dispose ses propres moyens des transports pour assurer toutes les opérations de chargement au sein de l’usine. Pour les transports utilisés par la clientèle, ils relèvent de leurs compétences et de leurs charges. Ainsi, lorsque les clients désirent s’approvisionner des produits de la Carrikim qui utilises ses propres moyens selon les conventions contractées avec des entreprises de location des camions benne.
En outre, la possibilité s’offre à la clientèle dans le cadre toujours des produits. Le système consiste à solliciter les services d’acheminement grâce à l’offre en véhicules privés appartenant à certains employés de la Carrikim, mais moyennant quelque chose selon votre accord.
Quant aux couts des produits à partir des véhicules mis en location, il varie en fonction de tonnage et de la distance, à l’exemple de Carrikim-Ront point Ngaba comme l’indique le tableau ci-dessous :
Tableau III .4. Types des véhicules (tonnage)
|
Types des véhicules (tonnage) |
Prix |
|
5 tonnes |
75 $ |
|
10 tonnes |
115$ |
|
15 tonnes |
135$ |
|
20 tonnes |
145$ |
|
40 tonnes |
275-310$ |
|
50 tonnes |
375-385$ |
Source : Département commercial de la Carrikim, 2018.
III.3. Problèmes rencontrés
La société Carrikim rencontre divers problèmes liés à sa gestion. Ces problèmes qui pénalisent le bon fonctionnement sont des différentes natures à savoir :
III.3.1. Problèmes d’ordre technique
ü Les coupures de l’électricité paralysent le bon fonctionnement des outils de production ;
ü Les parties de roches explosées tombent dans toutes les contrées environnantes et sont susceptibles de provoquer des dommages ;
ü L’insuffisance des dispositifs de protection pour les clients de la carrière.
III.3.2. Problèmes d’ordre administratif
Suite à la concurrence avec d’autres carrières de la ville de Kinshasa et du territoire urbano-rural de Kasangulu, la société Carrikim a été obligée de revoir à la baisse le régime de prix appliqué.
III.3.3. Problèmes d’ordre financier
L’environnement concurrentiel dans lequel évolue la Carrikim lui pose une difficulté financière. Car les finances dépendent de la production et de la vente des produits qui influent à leur tour les recettes de la société. Par surcroît, l’entreprise connait une baisse par rapport à sa clientèle car elle sollicite d’autres sociétés.
III.3.4. Problèmes d’ordre fiscal
La société Carrikim connait des tracasseries fiscales liées à la multiplicité des taxes imposés : au niveau de fond de la promotion des industries (FPI, chaque mois), au niveau de cadastre minier (chaque mois et chaque année), au niveau de l’exploitation de division urbaine des mines (chaque mois), etc.
Conclusion partielle
En ce qui concerne ce troisième chapitre, nous nous sommes attelé sur 3 axes
dont :
Ø La production : nous avions analysé les activités de production qui nous ont permis de comprendre le système de production, le type des produits et le rythme de production annuelle.
Ø La commercialisation et le transport des produits de l’entreprise Carrikim. En ce qui concerne le transport, la Carrikim octroye des possibilités aux clients de se prendre en charge du déplacement des produits achetés. Mais aussi l’entreprise assure elle-même le transport des matériaux commercialisés selon les conventions contractées avec sa clientèle. Pour ce qui concerne la commercialisation, le prix sont variables selon les produits commercialisés par l’entreprise et les quantités livrées.
Ø Les problèmes rencontrés : nous avions épinglé les différentes difficultés liées à la gestion de la Carrikim
Quant au quatrième chapitre, il s’est évertué à exposer la démarche expérimentale
(Méthode d’analyse).
CHAPITRE IV. DEMARCHE EXPERIMENTALE
D’une manière générale, les processus des mesurages ont été effectués à deux étapes essentielles à savoir : l’échantillonnage et les analyses au laboratoire.
IV.1. Echantillonnage
Avant d'entreprendre une campagne d'échantillonnage, le chargé de projet doit tout d'abord définir ses objectifs. Alors les principaux objectifs poursuivis consistent à démontrer la présence de contamination qui émane des activités de la Carrikim dans les sols et les feuilles, à définir le degré de contamination et à évaluer la distribution quantitative spatiale des contaminants.
Les échantillons des sols et feuilles ont été respectivement collectés dans le site d’exploitation (S1 et F1), puis dans les alentours du site à ± 100 m (S2 et F2) et à 1 km (S3 et F3). Le symbole S se réfère à l’échantillon de sol alors que F à celui de feuille de palmier. Ainsi pour une bonne représentativité autour du site, 3 échantillons de sol et de feuilles dans un rayon autour du site ont été collectés, constituant un total de 6 échantillons.
Les sites de prélèvement des échantillons, nous l’avons repris dans la carte ci-
dessous :
Carte IV.1. Localisation des sites de prélèvement des échantillons dans le quartier
Kimwenza.
IV.1.1. Prélèvement des échantillons de sols
Les échantillons de sols pour les analyses environnementales ont été prélevés pendant le mois de juillet, le 24/2019 dans le quartier Kimwenza. La conservation des échantillons a été faite selon le guide général pour la conservation et la manipulation des échantillons d’après les recommandations.
Protocole
d’échantillonnage
Pour de fins des analyses environnementales, nous avons échantillonné les sols ferralitiques dans le quartier Kimwenza. On les retrouve dans la partie sud-ouest de la région (Egoroff, 1955). Ces sols sont caractérisés par un pH acide, un taux de matière organique relativement faible, une forte teneur en potassium qui provient des feldspaths du grès et quelques illites héritées (Schwartz, 1985). Denis (1974) a effectué une caractérisation de quatre horizons au sein de ce profil :
§ 0 – 100 cm. Horizon à matière organique non directement décelable et diffuse dans tout l'horizon. Sablo-argileux à argilo-sableux.
§ 100 – 300 cm. Horizon sablo-argileux à argilo-sableux.
§ 330 – 335 cm. 50 % d'éléments grossiers, de 3 à 7 cm de diamètre : grès durs, arrondis, ferruginisés, galets rouges de quartzite.
§ 335 – 380 cm. Horizon sableux. Roche sédimentaire altérée dans la masse.
Ces sols sont parfois contaminés par des matériaux sableux provenant des formations Batéké, qui étaient autrefois plus étendue (Denis, 1974).
Quatre cents grammes de sols ont été prélevés à une profondeur de 15cm (suivant les normes en vigueur) avec de flacons en plastiques neuves à chaque station d’échantillonnage. Les flacons étaient préalablement rincés avec de l’eau distillée. Au total trois sites nous ont servi de prélèvement entre autre : les environs de la Carrikim(S1), à 100m de la Carrikim(S2) et enfin à 1km de la Carrikim(S3).
Nous avons prélevé les échantillons du sol manuellement à l’aide d’une pelle, mais il est beaucoup plus efficace d’utiliser une sonde d’échantillonnage ou une tarière, mais au vu de l’insuffisance de moyen financier, nous nous sommes contenté de ce que nous avions eu.
Signalons que, les échantillons ont été prélevés de manière zigzag et garder à une température ambiante. Après le prélèvement, nous l’avions apporté au laboratoire environnemental de l’Upn.
Les matériels utilisés sur le terrain pour l’exécution des travaux, nous citons :
- Un GPS (Garmin Colorado 300) ;
- Une pelle ;
- Un carnet de terrain et un stylo ;
- De flacons en plastiques.
Les coordonnées géographiques de nos 3 échantillons de sols prélevés dans différents points sont reprises comme suit :
Tableau IV.1. Description de points de prélèvement des échantillons de sols dans le quartier Kimwenza à Kinshasa(RDC)
|
Points de prélèvement |
Description |
Coordonnées géographiques |
||
|
Longitudes |
Latitudes |
Altitudes |
||
|
S 1 |
Les alentours de la Carrikim,
dans la direction de l’arrêt
Kimwenza gare. |
015°16ʹ28.5ʹʹ E |
04°28ʹ41.4ʹʹ S |
315m |
|
S 2 |
A 100m de la Carrikim, dans la direction de l’arrêt Kimwenza gare |
015°16ʹ36.1ʹʹ E |
04°28ʹ33.5ʹʹ S |
313m |
|
S 3 |
A 1km de la Carrikim, dans la
direction de l’arrêt Kimwenza
gare. |
015°16ʹ50.1ʹʹ E |
04°28ʹ26.4ʹʹ S |
305m |
Source : Enquête sur le terrain, 2019
IV.1.2. Prélèvement des échantillons de feuilles
Nos échantillons de feuilles pour les analyses environnementales ont été prélevés aussi le 24/07/2019 dans le quartier Kimwenza. La conservation des échantillons a été faite selon le guide général pour la conservation et la manipulation des échantillons d’après les recommandations.
Protocole
d’échantillonnage
Pour de fins des analyses environnementales, nous avons choisis d’échantillonner
la palme ou la feuille du palmier (arecaceae)
Le palmier à huile (ELaeis guineensis Jacq., 1763) est une plante monocotylédone de la famille d’arécacées d’origine guinéenne (Lacquemard, 2011). La plante mesure 20 à 25 m de haut et les feuilles à pétiole récoltées pour analyse mesurent environ 1.5 à 2.5 cm de largeurs et 35 à 45 cm de longueurs (Photo IV.2).
Classification systématique de la plante : Règne : Plantae
Division :Magnoliophyta
Classe :Liliopsida Ordre : Arecales Famille :Elaeis Genre :Arecaceae
Nom : Elaeis guineenis Jacq., 1763
La récolte de feuilles a été faite manuellement par le secouage des fleurs avec les doigts qu’on a ensuite mises dans de flacons en plastique neuves à chaque station d’échantillonnage. Nos flacons étaient préalablement rincés avec de l’eau distillée. Au total 3 sites de prélèvements à l’occurrence : les alentours de la Carrikim(F1), à 100m de la Carrikim(F2) enfin à 1km de la Carrikim(F3). Les échantillons de feuilles (arecaceae) ont été prélevés de manière zigzag.

Source : Photo Matungulu, 2019
Photo IV.1. Photographie des feuilles des palmiers à huile collectées pour analyse
Les matériels utilisés sur le terrain pour l’exécution des travaux, nous citons :
- Un GPS (Garmin Colorado 300) ;
- Un carnet de terrain + stylos ;
- De flacons en plastiques.
Les coordonnées géographiques de nos 3 échantillons de feuilles de palmier
(arecaceae) prélevés dans différents points sont reprises comme suit :
Tableau IV.2. Description de points de prélèvement des échantillons des feuilles dans le quartier Kimwenza à Kinshasa (RD Congo)
|
Points de prélèvement |
Description |
Coordonnées géographiques |
||
|
Longitudes |
Latitudes |
Altitudes |
||
|
F 1 |
Les alentours de la Carrikim,
dans la direction de l’arrêt
Kimwenza gare. |
015°16ʹ31.6ʹʹ E |
04°28ʹ42.3ʹʹ S |
320m |
|
F 2 |
A 100m de la Carrikim, dans la direction de l’arrêt Kimwenza gare |
015°16ʹ35.7ʹʹ E |
04°28ʹ38.7ʹʹ S |
311m |
|
F 3 |
A 1km de la Carrikim, dans la
direction de l’arrêt Kimwenza
gare. |
015°16ʹ49.7ʹʹ E |
04°28ʹ26.7ʹʹ S |
318m |
Source : Enquête sur le terrain ; 2019
IV.2. Analyses au laboratoire
Les échantillons prélevés sont amenés au laboratoire de l’environnement de la faculté des sciences de l’Université Pédagogique Nationale (Kinshasa, RD Congo) pour la fraction et ensuite vers le laboratoire de chimie de l’environnement de la faculté des sciences de Tswane University of Technology (Arcadia campus Afrique du sud, Pretoria) pour l’effectivité des analyses chimiques qui ne peuvent se faire sur le terrain. C’est ainsi que sous cet intertitre nous abordons les démarches entreprises pour identifier les éléments chimiques Target ou ciblés (composants chimiques de grès) et obtenir leurs teneurs dans nos échantillons (analyses in vitro).
IV.2.1. Matériels et instrument d’analyse
IV.2.1.1. Matériels
Les matériels d’analyse des éléments chimiques pour l’évaluation des impacts environnementaux sont composés du sol et des feuilles de palmier.
IV.2.1.2. Instrument d’analyse
L’identification et la quantification des éléments chimiques contenus dans les échantillons de sol et feuilles ont été effectuées au moyen de l’analyseur Olympus fluorescent à rayons-X DELTA (XRF: X-ray fluorescence analyzer, Canada, Figure IV.1). Le spectromètre Olympus Handheld DELTA XRF conçu pour les éléments chimiques allant du manganèse à l’uranium (Mg à U), fonctionne avec le logiciel Olympus DELTA PC software pour améliorer l’acquisition des données. L’appareil est muni d’un puissant tube à rayons-X
4W, 200µA avec un rayonnement optimisé pour la détection des éléments en trace. Le
détecteur est composé d’une feuille métallique de béryllium.

Source : www.fr.M.wikipedia.Org;09.03.2019
Photo IV.1a. Photographie du spectromètre Olympus Handheld DELTA XRF A la charge.

Source : www.fr.M.wikipedia.Org;09.03.2019
Photo IV.1b. Photographie du spectromètre Olympus Handheld DELTA XRF
En opération d’analyse.
IV.2.2. Mode opératoire des analyses (sols et feuilles)
Les échantillons des sols ont été broyés en poudres fines et homogènes dans un creuset en porcelaine préalablement nettoyé et séché pour chaque échantillon. Les feuilles des palmiers préalablement lavées à l’eau distillée ont quant à elles étaient séchées à l’ombre, puis dans un dessiccateur [contenant du gel de silice granulé Si(OH) 4] pendant plus d’un mois et broyées en utilisant le Russell Hobbs 1000W Satin Jug Blinder (Germany) pour la production d’une poudre fine et homogène de chaque échantillon.
Les résultats d’analyses des éléments chimiques présents dans les échantillons sont rendus par l’instrument en partie par millions (ppm) avec leurs déviations standards respectives (±DS). La prise des mesures est précédée par un calibrage de l’appareil et sélection particulière des paramètres d’analyses (échantillon du sol ou échantillon végétal). Le calibrage du spectromètre XRF a été fait en utilisant une pièce métallique (photo IV.2) fournie avec l’instrument en suivant la procédure du manuel d’utilisation jusqu’à la standardisation des différents paramètres d’analyse d’éléments chimiques (identification et quantification).

Source : www.fr.M.wikipedia.Org;09.03.2019
Photo IV.2. Coupon/pièce d’analyse pour le calibrage du spectromètre
Olympus DELTA XRF.
Environ 10 mg de poudre sont déposés sur une petite coupe dans la chambre d’analyse. La mesure proprement dite de chaque élément s’effectue en fixant le rayonnement fluorescent de Olympus Handheld DELTA XRF sur l’échantillon dans la chambre jusqu’à la lecture complète (identification et quantification) de tous les éléments trouvés dans l’échantillon. La mesure est répétée à trois reprises et la moyenne des trois mesures consignées dans les Tableaux des résultats (ex : S1a, S1b et S1c) suivies de la moyenne de ces moyennes (Moy) ainsi que des moyennes des leurs déviations standards (DS).
Conclusion partielle
Le quatrième chapitre de notre étude vient de démontrer la démarche expérimentale qui va de la phase d’échantillonnage jusqu’aux analyses in vitro. C’est-à-dire, Il explique la méthode d’analyse.
Le cinquième chapitre quant à lui se propose de présenter les résultats d’analyses (in vitro) obtenus sur les sols et la végétation, la discussion et de proposer de pistes de solution et les perspectives d’avenir.
CHAPITRE V. RESULTATS ET DISCUSSION
Il est impérieux d’exposer les résultats de la recherche réalisée et d’en présenter un cadre de discussion. Il s’agit d’une démarche importante qui permet la confrontation des résultats avant de tirer une conclusion.
Dans ce cadre nous allons adapter la structure suivante :
- Les résultats
- La discussion
- La suggestion de pistes de solutions
V.1. Résultats
L’analyse statistique des différentes données obtenues dans la présente étude a été conduite en utilisant le logiciel R version 3.4.1 (Oksanen et al. 2013). Les données ont alors été exprimées en moyennes avec leurs déviations standards respectives pour l’application de l’analyse des variances ANOVA. Le seuil de valeur de la plus-value p < 0.05 a été considéré pour conduire le F test afin d’établir les différences significatives entre les moyennes.
Les résultats d’analyses révèlent d’une manière générale, la présence des éléments chimiques K, Fe, Ca, Ti, Cl, Zr, Ba, Mn, P, Rb, Cr et Sr dans les échantillons de sol et de feuilles collectés (Tableaux IV.3 et IV.4) à des proportions différentes. Les éléments tels que, Zr et P ont été trouvés dans le sol et non les feuilles, alors que Zn a été identifié dans les feuilles seulement.
IV.1.1. Résultats des sols
Tableau V.1. Composition chimique en échantillons des sols (ppm)
|
Eléments |
S1a |
S1b |
S1c |
Moy |
DS |
S2a |
S2b |
S2c |
Moy |
DS |
S3a |
S3b |
S3c |
Moy |
DS |
|
K |
7990 |
8013 |
8310 |
8104 |
186 |
6365 |
6663 |
6430 |
6486 |
158 |
6146 |
6454 |
6225 |
6275 |
159 |
|
Fe |
3297 |
3350 |
3430 |
3359 |
66 |
6900 |
7058 |
6871 |
6943 |
100 |
6152 |
6090 |
6280 |
6174 |
98 |
|
Ca |
1820 |
1974 |
1882 |
1892 |
77 |
160 |
192 |
254 |
202 |
48 |
1117 |
1021 |
1000 |
1046 |
62 |
|
Ti |
1052 |
970 |
990 |
1004 |
43 |
2677 |
2807 |
2694 |
2726 |
70 |
2318 |
2452 |
2406 |
2392 |
67 |
|
Cl |
399 |
630 |
507 |
512 |
115 |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
|
Zr |
241 |
242 |
261 |
248 |
11 |
700 |
694 |
736 |
710 |
23 |
257 |
284 |
260 |
267 |
14 |
|
Ba |
126 |
155 |
100 |
127 |
28 |
170 |
143 |
221 |
178 |
39 |
258 |
219 |
180 |
219 |
39 |
|
Mn |
53 |
57 |
62 |
57 |
5 |
27 |
19 |
17 |
21 |
5 |
67 |
78 |
71 |
72 |
6 |
|
P |
49 |
29 |
30 |
36 |
11 |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
|
Rb |
- |
- |
- |
- |
- |
32 |
34.5 |
31.3 |
32.6 |
1.7 |
33.2 |
36.4 |
33 |
34.2 |
1.9 |
|
Cr |
- |
- |
- |
- |
- |
23 |
20 |
29 |
24 |
5 |
- |
- |
- |
- |
- |
|
Sr |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
21 |
26 |
19 |
22 |
3 |
Source : Traitement du logiciel R
Les résultats dans le Tableau IV.3. ci-haut révèlent la présence exclusive des Cl
(512 ± 115 ppm) et P (36 ± 11 ppm) dans le site d’exploitation, non identifiés lorsque l’on
s’éloigne du site. Il y a aussi une quantité significative p < 0.05 dans le site des éléments K (8104 ± 186 ppm) et Ca (1892 ± 77 ppm) dont les concentrations diminuent lorsque l’on s’éloigne du site à 100 m (6489 ± 158 ppm et 202 ± 48 ppm) et à 1 km (6275 ± 159 ppm et
1046 ± 62 ppm), respectivement. Cependant, certains éléments apparaissent en concentrations
élevées à 100 m du site. C’est le cas du Fe (6943 ± 100 ppm), Ti (2726 ± 70 ppm) et Zr (710
± 23 ppm). D’autres par contre ne sont identifiables qu’à partir de 100 m et 1 km du site comme le Rb (32,6 ± 1 ; 7 ppm et 34,2 ± 1,9 ppm), Cr (24 ± 5 ppm) et Sr (22 ± 3 ppm). Les concentrations du Mn ne semblent pas livrer une information significative autre que la qualité du sol auquel il a été prélevé.
V.1.2. Résultats des feuilles
Tableau IV.2. Composition chimique en échantillons des feuilles (ppm)
|
Eléments |
F1a |
F1b |
F1c |
Moy |
DS |
F2a |
F2b |
F2c |
Moy |
DS |
F3a |
F3b |
F3c |
Moy |
DS |
|
K |
12536 |
13636 |
13128 |
13100 |
550 |
3010 |
3104 |
2979 |
3031 |
66 |
8240 |
8540 |
8300 |
8360 |
157 |
|
Fe |
8050 |
7900 |
7810 |
7920 |
122 |
1086 |
1050 |
1032 |
1056 |
28 |
1719 |
1625 |
1657 |
1667 |
47 |
|
Ca |
8151 |
7904 |
7990 |
8015 |
125 |
6703 |
6630 |
6824 |
6719 |
98 |
3863 |
3800 |
3968 |
3877 |
87 |
|
Ti |
1095 |
1132 |
1058 |
1095 |
37 |
100 |
112 |
88 |
100 |
12 |
470 |
520 |
492 |
494 |
25 |
|
Cl |
1092 |
1001 |
1213 |
1102 |
106 |
994 |
1123 |
1000 |
1039 |
72 |
2805 |
3106 |
2900 |
2937 |
153 |
|
Ba |
249 |
279 |
224 |
249 |
25 |
57 |
43 |
38 |
46 |
10 |
- |
- |
- |
- |
- |
|
Mn |
270 |
281 |
268 |
273 |
7 |
170 |
165 |
160 |
165 |
5 |
67 |
76 |
70 |
71 |
5 |
|
Rb |
44 |
42 |
40 |
42 |
2 |
- |
- |
- |
- |
- |
15.8 |
17 |
18.8 |
17.2 |
1.6 |
|
Cr |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
18 |
23 |
19 |
20 |
3 |
|
Sr |
25 |
32 |
27 |
28 |
3 |
16 |
14 |
18 |
16 |
2 |
- |
- |
- |
- |
- |
|
Zn |
- |
- |
- |
- |
- |
|
50 |
45 |
46 |
4 |
- |
- |
- |
- |
- |
Source : Traitement du logiciel R
Les résultats d’analyses effectuées sur les échantillons des feuilles de palmiers représentés dans le Tableau IV.4 ci-haut montrent, d’une manière générale, des concentrations significativement plus élevées dans le site d’exploitation pour tous les éléments chimiques sans distinction (p < 0.05) qu’en dehors du site. C’est le cas par exemple de K, Fe et Ba quantifiés à 13100 ± 550 ppm, 7920 ± 122 ppm et 249 ± 25 ppm dans le site, respectivement, alors qu’à 100 m les concentrations sont trouvé réduites d’environ 76.86 % (à 3031 ± 66 ppm) pour K, 86.67 % (à 1056 ± 28 ppm) pour Fe et 81.53 % (249 ± 46 ppm) pour le Ba. Les éléments chimiques identifiés sont plus concentrés dans les feuilles collectées dans le site qu’en dehors du celui-ci. Cependant, les éléments comme le Zn (46 ± 4 ppm) n’a été identifié qu’à 100 m du site et le Cr (20 ± 3 ppm) seulement à 1 km.
V.2. Discussion
Les résultats de nos échantillons analysés démontrent que de manière générale, il y a une forte concentration des éléments chimiques dans les environs du site d’extraction de grès et une nuance lorsqu’on s’éloigne à 100m et à 1km.
Nous avons recherché les traces des éléments chimiques composant le grès de la série d’Inkisi qui fait l’objet d’exploitation. Sur ce, six métaux ont été trouvés dans les échantillons, à l’occurrence : le Fe, Ti, Rb, Ba, Ca, et le K.
En ce qui concerne les échantillons de feuilles, on trouve une forte concentration du K dans les environs(F1), comparativement à
100m
où nous le retrouvons à une concentration un peu réduite, et à 1Km la
concentration est élevée par rapport au
précèdent site
que nous ignorons le pourquoi
de cette hausse,
mais qui peut se justifier dans le sens où cette concentration provient d’une autre activité que celle
que nous présentions. Pareil pour
le Fe et le Ti (Figure V.1). Par ailleurs le Ca est fortement concentré dans le site F1, un peu réduite lorsqu’on s’éloigne à
100m et très réduite lorsqu’on s’éloigne à 1Km (Figure V.2).
De plus, le Rb et Ba (Figure V.3) sont concentrés au site d’environs,
mais que les concentrations sont réduites lorsqu’on
s’éloigne du site et voire nulles.
14000
Figure V.1 variation spatiale de la concentration de: k, Fe et Ti dans les sites échantillonnés
13100
12000
10000
8000
7920
8360
6000
4000
2000
0
1095
3031
1056 1667
100 3
les environs du site à 100m du site à 1km du site
k Fe Ti
Source : Donnée du Tableau
IV.1
9000
8000
7000
6000
5000
4000
3000
2000
1000
0
Figure V.2 variation spatiale de la concentration du Ca dans les sites échantillonnés
8015 6719 3877
sites de prélevement des échantillons
F1 F2 F3
![]()
Source : Données
du
Tableau IV.1
300
Figure V.3 variation spatiale de la concentration de: Rb et Ba dans les sites échantillonnés
250
249
200
150
100
50
0
42 46
0
17,2
0
les environs du site à 100m du site à 1km du site
Ba Rb
Source : Données du Tableau IV.1
Les fortes concentrations des éléments chimiques (ou polluants) vont tout d’abord entrainer chez la plante un stress oxydatif avec production da radicaux libre (radicaux hydroxyle) et de dérivés réactifs de l’oxygène(DRO) susceptibles de provoquer des dégâts à différents niveaux. En particulier ces DRO vont avoir trois cibles principales au niveau des cellules, les lipides (au niveau des membranes), les protéines (au niveau des acides aminés) et les acides nucléiques (formation d’adduits). Parallèlement le polluant va entrainer un stress spécifique lié à ses caractéristiques physico-chimique. La forte concentration en éléments minéraux Ca et K sont à la base de jaunissement des feuilles. (Garrec jean pierre, 2019)
Tous ces différents polluants peuvent avoir peu ou pas d’impacts sur la végétation, mais ils entrainent aussi la contamination des chaines alimentaires. A ce niveau de contamination, l’effet toxique lié à la potentialisation est inévitable suite aux différents polluants de l’air qui interagissent dans l’atmosphère. En toxicologie et écotoxicologie, il y a un adage qui dit : « Tout est poison mais c’est la dose ». Mais d’autres pensent que c’est l’exposition au danger qui aboutit au poison.
Pour ce qui concerne les échantillons du sol, on trouve une forte concentration de K dans les environs
du site d’extraction, comparativement à 100m où nous le retrouvons
à une concentration un peu réduite
et
à 1km aussi (Figure V.4). Le
fer, Ba et Ti
apparaissent avec de concentrations faibles dans le S1, par rapport au site S2 et S3
(Figure
V.5). Le pourquoi
de cette inadéquation est dû soit aux interactions (les activités biologiques) qui existe dans une zone rhizosphèrique entre microorganismes,
champignons etc. ou soit aux différents mouvements verticaux de la masse
d’air qui emporte
les fines particules de grès lors de
l’extraction et lors de concassage de tout venant, les concassés de toute
sorte par la Carrikim dans les sites éloignés du lieu
d’exploitation. Alors que le Ca, on le retrouve avec une teneur élevée
aux
environs du site et réduite à 100m, mais que la teneur à 1km est élevée par rapport à 100m du site
(Figure V.6).
9000
Figure V.4 variation spatiale de la concentration du k dans les sites échantillonés
8000
7000
6000
5000
4000
3000
2000
1000
0
7990
6486 6275
site de prélevement des échantillons
S1 S2 S3
Source : Données du Tableau IV.2
8000
Figure V.5 variation spatiale de la concentration de: Fe, Ba et Ti dans les sites échatillonnés
7000
6000
5000
4000
3000
2000
3359
1004
6943
2726
6117
1000
0
127 178 219 3
les environs du site à 100m du site à 1km du site
Fe Ba Ti
![]()
Source : Données
du
tableau V.2
Figure V.6 variation spatiale de la concentration du ca dans les sites échantillonnées
2000
1800
1600
1400
1200
1000
800
600
400
200
0
1892
202
1046
site de prélevement des échantillons
S1 S2 S3
Source : Données du tableau V.2
En ce qui concerne les effets par rapport au sol, nous dégageons les impacts négatifs vus les pollutions entrainées :
- L’excès de K conduit à réduction du Ca et magnésium.
Cependant, ces concentrations en éléments chimiques peuvent avoir peu ou pas d’impacts sur le sol, mais ils entrainent aussi la contamination des chaines alimentaires. Par ailleurs, dans ce mécanisme, les éléments chimiques évoqués ci-haut entretiennent d’autres impacts par l’effet de lessivage qui conduit leurs concentrations dans la rivière
Lukaya situé aux alentours susceptible de provoquer le phénomène d’eutrophisation
(paradigme de Boomerang).
On parle de la toxicité lorsque l’élément nutritif de la plante est en quantité excédentaire, c’est le cas du Ca dans le site d’exploitation, et cela diminue la croissance et la qualité de la plante
Il y a quatre types toxicités :
1. Chlorose : Jaunissement
2. Nécrose : la mort de tissu de la plante
3. Accumulation d’anthocyanine
4. Rabougrissement ou croissance réduite de la plante
Or dans un sol acide comme le nôtre les macroéléments (Ca, Mg) ont tendance à être moins disponible.
V.3 Pistes des solutions et perspectives d’avenir
Cette section de notre étude se propose de suggérer quelques pistes de solutions à l’égard des problèmes déjà identifiés par rapport à la gestion de géomat de construction grès et leurs impacts environnementaux.
Ainsi, eu égard à ce qui précède, nous suggérons ce qui suit :
v Du point de vue de la logistique que la Carrikim résolve les problèmes techniques liés à son fonctionnement ;
v Du point de vue administratif que le régime de gestion revoie la législation relative à la gestion de ressources humaines et administratives.
v Du point de vue financier, face à l’environnement concurrentiel édicté par la prolifération de carrière d’exploitation de géomat de construction grès, la nécessité de stratégies en marketing s’avère nécessaire. En effet, cette entreprise doit mettre toute sa politique managériale pour gagner le marché de géomat de construction grès à Kinshasa et les environs. Cela permettra à l’entreprise de retrouver son équilibre financier.
v En définitive, en rapport avec l’évaluation des impacts environnementaux de l’exploitation industrielle de géomat de construction grès dans le quartier kimwenza à Kinshasa, nous suggérons ce qui suit en termes de recommandation :
- Que de structures spécialisées dans le domaine agricole (INERA, Ministère de l’Agriculture etc.) soient mises en œuvre pour le suivis du sol, puisque Kimwenza regorge de potentialités agro-pastorales).
- Que la Carrikim essaye de limiter sa production annuelle en se référant à celle de l’an
2017 soit 146249,9 tonnes. Ceci dans le but de limiter tant soit peu la pollution du milieu.
- Après fermeture de la carrière, que le responsable de la Carrikim restaure le site exploité. (puisque la nature a horreur du vide).
- Que le gouvernement congolais veuille au respect des normes d’exploitation pour la protection de l’environnement.
Conclusion partielle
Dans ce chapitre, trois rubriques ont été évoquées dans notre sujet de recherche à
l’occurrence :
- La présentation des résultats de nos échantillons analysés qui se sont présentés de manière générale avec des fortes concentrations en éléments chimiques tels que le P, Ca, Fe etc. dans le site d’exploitation qu’en dehors.
- Les impacts entrainés par la Carrikim dans les sols et feuilles touchent à la qualité du
sol et feuilles dans le site d’exploitation.
- Les difficultés rencontrées dans la gestion de la Carrikim sont de différente nature telles que : administratives, techniques, financières et fiscales. En effet, pour pallier à ces différents problèmes et impacts entrainés, nous avons donné quelques pistes de solutions.
CONCLUSION GENERALE
La présente étude de notre recherche intitulé « Evaluation des impacts environnementaux de l’exploitation industrielle des grès par la Carrikim dans le quartier kimwenza/Mont-Ngafula à Kinshasa ». Elle visait de démontrer le degré de contaminations qu’entrainent les activités d’exploitation industrielle du géomat de construction grès par la Carrikim sur les sols et feuilles et leurs impacts environnementaux d’une part et de décrire les activités de cette entreprise dans le contexte de la production et de commercialisation de ses produits d’autre part.
Eu égard à ce qui précède, la présente étude s’est focalisée sur les préoccupations qui tournent sur les interrogations que voici :
- Quelles sont les conditions d’exploitations industrielles du géomat de construction grès par la Carrikim et quels en sont les produits ?
- Quel est le système de transport et commercialisation mise en place par cette entreprise et quels sont les problèmes ou difficultés rencontrées ?
- Au regard des résultats d’expérimentations réalisées, quel est l’impact
environnemental entrainé par la Carrikim sur les sols et les feuilles ?
- Quelles pistes de solution faut-il proposer pour garantir un état sain de
l’environnement ?
Les réponses à ces différentes questions ont été confirmées après vérification des résultats. Cependant, pour atteindre les objectifs visés par rapport à notre étude, nous avons utilisé un cadre méthodologique qui nous a conduit à réaliser des résultats grâce à l’application des quelques méthodes et techniques à l’occurrence : les méthodes : historique, descriptive, analytique, systémiques, expérimentale, statistique, et les techniques : documentaire, échantillonnage, d’enquête, d’interview et observation.
L’application de ces méthodes nous ont permis de réaliser les résultats fiables dont nous présentons la synthèse ci-après mis à part l’introduction et la conclusion générale.
C’est une commodité scientifique de définir au préalable les termes clés et d’exposer quelques considérations générales d’ordre théorique. Cette démarche facilite la compréhension du travail par les potentiels bouquineurs.
Il est important dans toute étude scientifique de faire la connaissance du milieu de recherche. Cet objet a été concrétisé dans le deuxième chapitre. En effet, la commune de Mont-Ngafula dispose dans sa partie sud, des gisements schisto-gréseux qui font l’objet d’exploitation par des entreprises parmi lesquelles figurent la Carrikim dans le quartier Kimwenza.
Le troisième chapitre s’est préoccupé de décrire les activités d’exploitation, les mécanismes de commercialisation des produits, le système de transport ainsi que les problèmes rencontrés liés à la gestion de l’entreprise.
Le quatrième chapitre a décortiqué la méthode d’analyse ou démarche expérimentale allant de la phase d’échantillonnage jusqu’aux analyses in vitro.
Le tout dernier chapitre quant à lui s’est évertué à présenter et à discuter les résultats de nos analyses in vitro, enfin de proposer quelques pistes de solutions.
Signalons également que d’une manière générale, des concentrations significatives plus élevées dans le site d’exploitation pour tous les éléments chimiques Target ou ciblés sans distinction qu’en dehors du site pour les échantillons des feuilles. En ce qui concerne les échantillons du sol, des concentrations fortes du K et Ca dans le site d’exploitation, et des concentrations faibles pour le Fe, Ba et Ti dans le site d’exploitation que lorsqu’on s’éloigne du site à 100m. Ces fortes concentrations sont susceptibles de provoquer de rapine écologique à l’environnement exposé.
BIBLIOGRAPHIE
I. OUVRAGES & DICTIONNAIRES
§ Demolon A. et Leroux D. (1952). Guide pour l’étude expérimentale du sol, Gauthier- Villars, Paris.687p
§ Egoroff, A. (1955). Esquisse géologique du sous-sol de Léopoldville: D'après les sondages (1947-1955). Léopoldville: Service Géologique du Congo Belge et du Ruanda-Urundi.
§ Le Marechal, A. (1966). Contribution à I ‘étude des plateaux Batéké. ORSTOM - Brazzaville, 50 p. multigraph.
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§ George P. (1974), Dictionnaire de la géographie, Ed. PUF, Paris.
§ De Maximy R. (1975) la géologie de la région de Kinshasa, BEAU-TPAT Kinshasa.
§ Merrenne E. (1980), Dictionnaire des termes géographiques, Ed. FEGEPRO, Bruxelles.329p
§ Schwartz, D., & Rambaud, D. (1983). Contribution des analyses de sables (granulométrie. morphoscopie et exoscopie) à une étude morphologique : Lousseke de Gangalingole (Pool.R.P. du Congo). Tentative de reconstitution paléogéographique et généralisation. Brazzaville, ORSTOM, 1983. 42 p.
§ Tardy, Y. (1993). Pétrologie des latérites et des sols tropicaux. Paris: Masson.
§ Duchaufour, P., & Blum, W. E. H. (2000). Introduction à la science du sol: Sol, végétation, environnement. Paris: Dunod.
§ Pedrosa-Soares A.C., Noce C.M., Wiedemann C.M., Pinto C.P. 2001. The Araçuaí- West Congo orogen in Brazil: An overview of a confined orogen formed during. Gondwanland assembly. Precambrian Res., 110: 307-323.
§ Tshikaya (2001), L’analyse géologique sur le sable alluvionnaire extrait dans le lit de rivière à Kinshasa. Ed. CEPAS-Kinshasa.
§ Aurèle Parriaux (2006). Géologie bases pour l’ingenieur. Ed : Epa, 576
§ Lelo Nzuzi F., 2008. Kinshasa : Ville et Environnement. L’Harmattan, 75005 Paris,
282p.
§ Lateef, A. S. A., Fernandez-Alonso, M., Tack, L., & Delvaux, D. (March 01, 2010).
Geological constraints on urban sustainability, Kinshasa City, Democratic Republic of Congo. Environmental Geosciences, 17, 1, 17-35.
§ Lacquemard, J.C. (2011). Le palmier à huile, Agricultures tropicales en poche, Ed.
Quae, CTA Press agronomiques de Gembloux, Gembloux, p253.
§ Oksanen, J., Blanchet, F. G., Kindt, R., Legendre, P., Minchin, P. R., O’hara, R. B. and Wagner, H. (2013). Package ‘vegan.’ Community Ecology Package, Version, 2(9).
§ Dictionnaire Français android 4.0 (2016).
§ Garrec Jean-Pierre(2019), quel est l’impact des polluants de l’air sur la végétation.
II. THESES, MEMOIRES DE MASTER, MEMOIRES DE LICENCE ET TFC
§ Schwartz, D. (1985). Histoire d’un paysage : le lousseke. Paléoenvironnement quaternaire et podzolisation sur sables Batéké (quarante derniers millénaires, région de Brazzaville, R.P. du Congo). Thèse de Doctorat d’Etat, Université de Nancy I., 241 p. (France).
§ Delbart V., 2000. Evolution de l’emprise spatiale de la ville de Kinshasa. Mémoire de licence en sciences géographiques, Université Libre de Bruxelles, 105p (Belgique).
§ Wetshondo Dominique (2002), Caractérisation et valorisation des matériaux argileux de la province de Kinshasa. Thèse de Doctorat, Université de Liège, 341p (Belgique).
§ Luboya kasongo Muteba (2002), Etude systémique du bassin versant de la rivière N’djili à Kinshasa. Mémoire de licence, Université d’aménagement et gestion intègres des forets et territoires tropicaux (Anonyme).
§ Ilolo Kunzi Taylor (2008), Analyse des impacts environnementaux de l’exploitation
artisanale du sable à Kinsuka-pêcheur. TFC, UPN, Kinshasa (RD Congo).
§ Kankanzu Fils (2010), Etude de l’érosion ravinante par télédétection et sig entre 1957
et 2007. Mémoire de Master, Université de liège (Belgique).
§ Musenga Virginie (2014), organisation de l’espace et perspectives d’aménagement
dans la ville de Kinshasa. Thèse de Doctorat, UNIKIN (RD Congo).
§ Mayamba P. (2015), Etude sur la géologie urbaine. TFC, UPN (RD Congo, Kinshasa).
§ Mango Itulamya Arsène (2015), Valorisation des géoressources de la région de Kinshasa pour améliorer la qualité et la durabilité des matériaux de construction utilisés dans l’habitat périurbain. Mémoire de Master, Université de Liège, 91p (Belgique).
§ Willy (2017), Extraction artisanale de grès dans les carrières de Kinsuka- pêcheur/Commune de Ngaliema. TFC, UPN (RD Congo, Kinshasa).
§ Eale Tshumbu (2018), Concassage et transports des moellons à la carrière de
Kimwenza, TFC, UPN, 46p (RD Congo, Kinshasa).
§ Lilioka Mpia (2018), exploitation d’une carrière de sable de la rivière Makelele et son impact socio-économique sur la population du quartier Makelele dans la commune de Bandalungwa. TFC, UPN, 52p (RD Congo, Kinshasa).
§ Nzivake Musafiri (2018), exploitation industrielle de grès rouge par l’entreprise Carri- Congo et son impact environnemental au quartier CPA-Mushie dans la Commune de Mont-Ngafula. TFC, UPN, 53p (RD Congo, Kinshasa)
III. NOTES DE COURS
§ Solotshi P. (2016-2017), notes de cours d’initiation à la recherche scientifique. (RD Congo, UPN, G.S.E G3).
§ Lambert Binzangi (2015-2016), notes de cours de notion de l’environnement. (RD Congo, UPN, G.S.E G1).
§ Bena (2017-2018), notes de cours de géologie. (RD Congo, UPN, G.S.E G3).
§ Risasi (2016-2017), notes de cours de pédologie. (RD Congo, UPN, G.S.E G2).
§ Nseka (2016-2017), notes de cours de minéralogie, 58p. (RD Congo, UPN, G.S.E G3).
§ Ruhigwa Baguma A. Patrice (2009-2010), notes de cours de Phytotrophologie. (RD Congo, UPN, Phytotechnie)
§ Musenga Virginie (2017-2018). Notes de cours de notions d’urbanismes et
aménagement du territoire (RD Congo, UPN, G.S.E).
§ Matand (2018-2019), notes de cours de Toxicologie et Ecotoxycologie (RD Congo, UPN, G.S.E)
IV. SITES INTERNET
§ www.fr.M.wikipedia.Org ; 09.03.2019 (heure de Kinshasa, 16h30)
§ https : //WWW.encyclopedie-environnement.org/impacts-polluants-air-sur- vegetation/ ; 24.10.2019 (heure de Kinshasa, 22h20).
V. RAPPORTS ADMINISTRATIFS OFFICIELS
§ Rapport annuel, bureau du quartier kimwenza (2014-2018).
§ Rapport et archive de l’entreprise Carrikim (2018).
ANNEXES
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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
ET UNIVERSITAIRE UNIVERSITE
PEDAGOGIQUE NATIONALE
B.P. 8815
Questionnaire d’enquête adressé aux gestionnaires de la Carrikim
Sujet : Evaluation des impacts environnementaux de l’exploitation industrielle des grès
par la Carrikim dans le quartier kimwenza à Kinshasa
I. INFORMATION GENERALE ET IDENTIFICATION DE L’ENQUETE
1. Date de l’enquête : ......../……/2019
2. Fiche N°……..
3. Dénomination de l’entreprise………………………………………………
4. Site d’extraction ou d’exploitation ………………………………………..
5. Nature du géo matériau exploités………………………………………….
6. Grade de l’enquêté …………………………………………………………
7. Ancienneté au sein de la carrière ….………………………………………..
II. RENSEIGNEMENT RELATIFS A LA GESTION FONCTIONNELLE DE
L’ENTREPRISE
1. Quelle est l’aperçu historique de l’entreprise ?
R/………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
……………………………………………….…
2. Comment se présente la hiérarchie de votre entreprise ?
R/………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
……………………………………
3. Quels sont les facteurs justificatifs de l’installation de votre entreprise sur ce site du
quartier Kimwenza ?
R/………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
……………………………………………….…
4. Quels sont les différents produits exploités par votre entreprise et comment se présente les statistiques de production de cinq dernière années ? R/………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
………………………………….
5. Quel est le circuit de commercialisation et la tarification des produits exploités par la carrière ? R/………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
……………………………………
6. Quel est le circuit de commercialisation et la tarification de différents produits appliqués par l’entreprise ? R/………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………
7. Quels sont les enjeux de production utilisés par l’entreprise (logistique) ?
R/………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………
8. Quelles sont les étapes techniques de vos activités productives ?
R/………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
………………………
9. Quels sont les problèmes rencontrés dans le cadre du fonctionnement de votre entreprise sur le plan technique, administrative, économique, financier, environnemental, etc. R/………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
III. RENSEIGNEMENTS RELATIFS AUX IMPACTS
ENVIRONNEMENTAUX DE L’ENTREPRISE
10. Comment votre entreprise gère t- elle son environnement par rapport à ses activités ?
R/………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
………………………
11. Etes- vous soumis à des obligations fiscales en rapport avec les activités de votre entreprise, si oui, les quelles ? R/………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
………………………
12. Les activités de votre entreprise entrainent-elles les impacts positifs ou négatifs dans l’environnement, les quels ? R/………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
13. Quelle piste de solution proposez-vous aux problèmes et impacts environnementaux négatifs entrainés par l’entreprise ? R/………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
14. Quels sont vos projets d’avenir et perspective d’avenir ?
R/………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
……………………………………
Merci pour votre disponibilité. Etudiant MATUNGULU Arsène, L2 Environnement/G.S.E/UPN
Tableau II.4. Structure de la population du quartier Kimwenza par âge et sexe
|
Groupe d’âge |
Hommes |
Femmes |
Total |
% |
|
Jeunes (0-17) |
3138 |
3386 |
6524 |
61 |
|
Adultes (18-57) |
1791 |
1869 |
3660 |
34 |
|
Vieux (58 et plus |
257 |
287 |
544 |
5 |
|
Total |
5186 |
5542 |
10728 |
100 |
Source : rapport annuel du bureau du quartier, 2018
Tableau III.2. Statistiques évolutives des productions (Carrikim)
|
Mois |
8/15 |
15/25 |
2/8 |
0/4 |
0/8 |
Moellons |
Total |
% |
|
Janvier |
5040 |
3360 |
4200 |
2520 |
1176 |
504 |
16800 |
11,4 |
|
Février |
4410 |
2940 |
3675 |
2205 |
1029 |
441 |
14700 |
10 |
|
Mars |
2700 |
1800 |
2250 |
1350 |
630 |
270 |
9000 |
6,1 |
|
Avril |
4530 |
3020 |
3775 |
2265 |
1057 |
453 |
15100 |
10,3 |
|
Mai |
2961 |
1974 |
2467,5 |
1480,5 |
690,9 |
296,6 |
9870,5 |
7 |
|
Juin |
3600 |
2400 |
3000 |
1800 |
840 |
360 |
12000 |
8 |
|
Juillet |
4080 |
2720 |
3400 |
2040 |
952 |
408 |
13600 |
9,2 |
|
Aout |
2508 |
1672 |
2090 |
1254 |
585,2 |
250,8 |
8360 |
6 |
|
Septembre |
3006 |
2004 |
2505 |
1503 |
701,4 |
300 |
10019,4 |
7 |
|
Octobre |
3300 |
2200 |
2750 |
1650 |
770 |
330 |
11000 |
8 |
|
Novembre |
3690 |
2460 |
3075 |
1845 |
861 |
369 |
12300 |
8 |
|
Décembre |
4050 |
2700 |
3375 |
2025 |
945 |
405 |
13500 |
9 |
|
Total |
43875 |
29250 |
36562,5 |
21937,5 |
10237,5 |
4387,4 |
146249,9 |
100 |
Source : Eale Tshumbu, 2017
Tables des matières
EPIGRAPHE ............................................................................................................................................ i DEDICACE............................................................................................................................................. ii REMERCIEMENTS .............................................................................................................................. iii LISTE DES TABLEAUX, FIGURES, CARTES, PHOTOS ET ACRONYMES................................. iv INTRODUCTION GENERALE............................................................................................................. 1
0.1 Contexte et justification de l’étude.................................................................................................... 1
0.2 Etat de la question ............................................................................................................................. 1
0.3 Problématique.................................................................................................................................... 4
0.4 Hypothèses ........................................................................................................................................ 5
0.5 Choix et intérêt de l’étude ................................................................................................................. 6
0.6 Objectifs ............................................................................................................................................ 6
0.7 Délimitation du sujet ......................................................................................................................... 7
0.8 Cadre méthodologique ..................................................................................................................... 7
0.9 Difficultés rencontrées ...................................................................................................................... 9
0.10 Structure sommaire de l’étude....................................................................................................... 10
CHAPITRE I. GENERALITES CONCEPTUELLES ET THEORIQUES .......................................... 11
I.1. Cadre conceptuel............................................................................................................................. 11
I.2. Quelques considérations théoriques sur la pédologie et la géologie de la ville de Kinshasa .......... 13
I. 3. Aperçu général sur le paysage végétal de la ville de Kinshasa ...................................................... 18
Conclusion partielle............................................................................................................................... 22
CHAPITRE DEUXIEME : PRESENTATION DU MILIEU D’ETUDE ............................................. 23
II.1. Situation géographique .................................................................................................................. 23
II.2. Aperçu historique et organisation administrative .......................................................................... 25
II.3.. Facteurs biophysiques................................................................................................................... 28
II.4. Données démographiques .............................................................................................................. 30
II.5. Aspects économiques..................................................................................................................... 32
II.6. Présentation de la Carrikim ........................................................................................................... 33
Conclusion partielle............................................................................................................................... 36
CHAPITRE III. EXPLOITATION INDUSTRIELLE DU GEOMAT DE CONSTRUCTION (GRES) DANS LE QUARTIER KIMWENZA PAR LA CARRIKIM .............................................................. 37
III.1.Production ..................................................................................................................................... 37
III.2. Commercialisation et transport .................................................................................................... 40
III.3. Problèmes rencontrés ................................................................................................................... 42
Conclusion partielle............................................................................................................................... 44
CHAPITRE IV. DEMARCHE EXPERIMENTALE ............................................................................ 45
IV.1.. Echantillonnage........................................................................................................................... 45
IV.2. Analyses au laboratoire ................................................................................................................ 49
Conclusion partielle............................................................................................................................... 53
CHAPITRE V. RESULTATS ET DISCUSSION................................................................................. 54
V.1. Résultats ........................................................................................................................................ 54
V.2. Discussion ..................................................................................................................................... 56
V.3 Pistes des solutions et perspectives d’avenir .................................................................................. 60
Conclusion partielle............................................................................................................................... 62
CONCLUSION GENERALE ............................................................................................................... 63
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................................ 65
ANNEXES ............................................................................................................................................ 68
Vitrine de la RDC


