Bonsoir, nous sommes le 15/06/2019 et il est 23 h 10.


L’objectif principal de toute institution financière est l’intermédiation financière. La théorie de Gurley et Show montre que le financement d’une économie peut s’opérer soit sur renonces propres ou autofinancement ; soit appel aux fonds extérieurs.


Dans ce dernier cas, les agents économiques disposent de deux techniques pour obtenir des ressources : la première est celle d’émettre des actions et /ou des obligations sur le marché financier (désintermédiation au finance directe) ; la deuxième est celle d’emprunter auprès des intermédiaires bancaires (intermédiations ou finance indirecte). Notons toutefois que les souscriptions de titres se font aussi par les intermédiaires financiers au sens large, mais avec la différence que dans ce cas, ils font que rassembler et transmettre les ordres au lieu d’opérer pour leur propre compte.



La relation entre la théorie monétaire et celle des intermédiaires apparaît au niveau de la théorie de la demande de monnaie, cette demande est liée au patrimoine et face à l’accroissement de ce patrimoine, les agents économiques les repartissent en actif financier monétaire. Alors, la technologie de l’intermédiation va dans le sens de la mise su pieds d’un certain nombre d’instruction financières, de les diversifier au maximum pour couvrir les différents secteurs de l’activité.



L’intermédiation financière est donc un système par lequel les agents économiques producteurs des bien et services, des administrations publiques ou des ménages, recourent auprès des institutions financières d’intermédiations, en vue de trouver des fonds nécessaires à leurs activités au lieu de s’adresser directement aux détenteurs de patrimoine pouvant leur apporter des capitaux (notamment par la souscription ou la négociation des actions et/ou obligatoires), dans ce dernier cas, on parle de la désintermédiation financière.



Généralement, la ferme intermédiation est utilisé spécifiquement pour les activités traditionnelles des banques qui consiste à collecter de dépôts effectués par des agents économiques à capacité de financement pour leur compte et à les prêter sous forme de crédit aux agents économiques à besoin de financement moyennant des taux d’intérêts débiteurs ou créditeurs.



En effet, la vie de l’institution financière dépend plus du taux d’intérêt des crédits octroyés en octroyant les crédits, la banque participe à a création monétaire qui influence l’accroissement de la masse monétaire en circulation.

Les fonds octroyés proviennent des capitaux propres et étrangers raison pour laquelle toute banque doit s’assurer que le bénéficiaire de crédit doit être capable de rembourser, qu’il ne doit pas changer l’objectif du crédit, qu’il ne doit perdre du temps pour l’exploitation du crédit, car tous ceux et augmentent le risque de crédit qui infecte la santé financière et économique d’une institution financière.



C’est ainsi que nous avons pensé à étudier la gestion de risque de crédit dans une institution de micro finance, cas de la FINCA de 2012 à 2014.



Pour ce faire, nous nous sommes posés les questions suivantes :
1. Quel est le service de la FINCA qui s’intéresse du crédit ?
2. Quels sont les différents types des crédits octroyés par la FINCA ?
3. Quelles sont les conditions d’accès aux crédits de la FINCA ?
4. Quel est l’impact du crédit sur les activités générales de la FINCA ?
5. Quelles sont les mesures que la FINCA à mises en place pour réduire le risque de crédit ?
6. Quelles sont les formes des risques de crédit rencontrés par la FINCA ?
7. La FINCA est-t-elle performante pour absorber tous les risques rencontrés ?




ORIGINE DU MICRO CREDIT

Après avoir étudié puis enseigné l’économie au Bangladesh, Muhummad Yunus a passé quelques années aux Etats-Unis où il a obtenu son doctorat, de retour à son pays, il a pris la direction du département d’Economie de l’Université de Chittagong, située dans une zone rurale du sud-est. La terrible famine qu’a vécue son pays en 1974 lui a fait prendre conscience de l’écart qui existe entre le monde abstrait des théories économiques qu’il enseignait et le monde des pauvres qui meurent de faim. ( )



Muhammad Yunus, surnommé « le banquier des pauvres », le père du microcrédit et la fondation de la Grammen Bank qui lui a valu le prix Nobel de la paix, a déclaré qu’il n’avait pas préparé l’installation du système de microcrédit et qu’il n’était pas doté de connaissances bancaires « lorsque je me suis lancé dans cette aventure, je n’avais aucune idée, à quoi je m’engageais…

Je n’avait par ailleurs aucune formation bancaire » a-t-il déclaré. En effet, c’était en 1976, lors d’une séance de recherche avec ses étudiants du cours d’investissement à l’université Chittagong, qu’il a appris que les 42 femmes artisanes des bambous interrogées dans le village Jobra par ses étudiants avaient besoin au total de 27 dollars, pour elles toutes afin de développer leurs activités.



La modicité du montant empêchant l’activité de ces femmes de prospérer à chaque YUNUS. « ce fut le choc de ma vie » qui l’a décidé de leurs prêter l’argent qui leur faisait défaut de sa propre poche en leur demandant de les lui rembourser sans intérêts quand elles pourront, et c’est au moment où il a aperçu la joie et l’allégresse que son prêt à provoquer chez ces pauvres qu’il a décidé d’aller plus loin.



Il est allé voir le directeur d’une banque pour lui demande de prêter de l’argent car le directeur jugeait cette catégorie insolvable. YUNUS a donc décidé de se porter garant des personnes qu’il voulait aider, et à emprunter lui-même de la banque pour répéter aux pauvres qui en avaient besoin, et c’était depuis, le lancement de son projet Grammen Bank fondée en 1976 et reconnue légalement en 1983 comme une banque indépendante.

Il a réalisé cependant qu’il lui fallait développer un système qui garantirait le remboursement des prêts. Or, il est difficile de demander une caution à ceux qui n’ont rien. Il a mis donc en place un système de caution solidaire : les personnes désireuses recevoir un prêt doivent s’organiser en groupes de 4 ou 5. L’un des membres de ce groupe bénéficie d’un prêt et lorsqu’il rembourse, un autre peut à son tour contracter un crédit et ainsi de suite. Si l’un des membres a des problèmes à rembourser, les autres doivent l’aider. La solidarité, la coopération et le contrôle social constituent des substituts aux garanties matérielles traditionnelles.

Le village de Jobra et d’autres villages avoisinants de l’université de Chittagong étaient les premiers à profiter des services de la Grammen banque. La banque avait un immense succès et le projet, avec l’aide du gouvernement a été étendu en 1979 au district de Tangail situé au nord de la capitale Dhaka. Le succès de la banque s’est poursuit et s’est étendu à d’autres districts du Bangladesh. En 1983, elle a été transformée en banque indépendante par le gouvernement du Bangladesh.


I.3. CARACTERISTIQUE DU MICROCREDIT ( )

Se distinguant des crédits classiques octroyés par les banques commerciales, les microcrédits et même s’ils différent d’une institution de microcrédit à une autre et d’un pays à un autre, disposent de caractéristiques communes.



Généralement, tout microcrédit est un prêt de faible montant, à durée de remboursement courte, octroyé à un pauvre souvent une femme qui n’a pas de garanties matérielles pour monter une activité génératrice de revenu.

S’il est vrai que le microcrédit est apparu au Bangladesh, où Muhammad Yunus a fondé la Grameen Bank, il est tout aussi vrai que la pauvreté est une réalité mondiale, et que beaucoup de personnes dans tous les pays du monde, aussi bien dans les pays développés que dans ceux en développement, sont exclues du système de crédit bancaire classique.



Pour les travailleurs pauvres, ces petits exploitants agricoles, les chômeurs, les indépendants qui ont fait faillite, ou encore les jeunes universitaires ou sortants des centres de formation professionnelles qui veulent créer leurs petites entreprises et/ou qui ne peuvent apporter de garanties au banquier, le crédit bancaire traditionnel reste inaccessible pour eux dans toutes les régions du monde. Heureusement les bonnes idées ne mettent généralement pas beaucoup de temps pour se propager, ces populations ont pu trouver dans le développement du microcrédit une lueur d’espoir et un mécanisme approprié pour favoriser leur accession à la sphère de la production et leur insertion dans la vie active.


I.5. EMERGENCE DU MICROCREDIT

Le Microcrédit avait commencé après de trois mille quatre cent ans avant Jésus-Christ dans Babylone où l’on fructifiait les offrandes en consentant des prêts en nature, jusqu’au système de crédit adopté et développé par le professeur d’économie Muhammad Yunus AU COURS DES ANN2ES 70 ( )

C’est l’innovation en vague actuellement dans le monde de la microfinance. Le mobile banking consiste à utiliser les téléphones portables pour faciliter les opérations de transfert avec le client et en conséquence pour réduire les coûts de l’activité.

Ce nouveau service est apparu suite au constat de l’importance du nombre d’utilisations des téléphones portables ; alors qu’un milliard de personnes possèdent, en 2008 un compte en banque, trois milliards de personnes utilisent un téléphones portable.


CHAPITRE IV PRESENTATION DE LA FINCA

FINCA RD Congo a son siège social à Kinshasa dans la commune de la Gombe au croisement des avenus colonels Ebeya et de l’Hôpital, non loin de l’hôpital Général. Elle compte 8 branches dont :
• La Branche de Masina, 25, boulevard Lumumba, Masina SIFORCO ;
• La Branche de Ngaliema, route de Matadi 16007/BINZA UPN
• La branche de Rond-Point Ngaba, 475, avenue de la foire, C/Lemba ;
• La Branche de Matadi, 24 avenue Kinshasa, Rond Point 24/15 ;
• La branche de BOMA, 245 avenue Lumbua, Quartier NZAZI.
• La branche de Lubumbashi, 211 avenue Lomami, C/Lubumbashi
Elle envisage d’étendre son réseau des agences sur toute l’étendue de la République.



La FINCA est créé en 1995 par JOHN HITECH aux USA, FINCA compte à ce jour de 23 affiliés dans 21 pays du monde : en Asie centrale, en Amérique centrale dans les caraïbes (Haïti) et en Afrique (Ouganda, Malawi, Tanzanie Afrique du Sud, Zambie, RD Congo…).

FINCA n’a aucune appartenance politique ou religieuse et elle n’est pas non plus une organisation gouvernementale. Elle vise les micros entrepreneurs voulant augmenter leurs revenus et sortir de la pauvreté à travers de petits prêts à court terme.



FINCA est installée en RD Congo depuis le deuxième trimestre de l’année 2003 et compte actuellement 52000 clients, qu’elle sert à travers ses produits financiers.


IV.3. NATURE ET FORME JURIDIQUES

Après plusieurs négociations avec les gouvernements et la banque centrale du Congo, FINCA est passée d’une organisation non gouvernementale pour une société par action à responsabilité limité, par un décret présidentiel en Avril 2008. Et depuis lors la FINCA RD Congo est devenue une société de micro finance pouvant offrir des services bancaires à la population congolaise.



La mission d’une organisation est l’expression du but de son existence. FINCA RD Congo a pour mission de fournir des services financiers au micro entrepreneurs du monde entier afin de leur permettre de créer de l’emploi, d’accumuler les richesses et d’améliorer leurs conditions de vie.

FINCA RD Congo a comme objectif principal de devenir la première société de micro finance en RDC en matière de crédit pour le développement économique du pays, en offrant une gamme es services bancaires aux petites entreprises et entrepreneurs du pays ; et peut ainsi contribuer à la stabilisation de l’économie.

Pour bien faire le suivi et gestion des crédits, FINCA/RDC procède à la «zonification » c’est-à-dire le découpage de l’étendue desservie en zones et à la détermination des tâches précises pour chaque intervenant. Dans cette logique, un superviseur ne peut pas avoir à sa charge plus de 8 officiers de crédits. Le chef de branche se focalise seulement sur une seule branche.



FINCA/RDC a découpé la ville de Kinshasa en deux branches, mais une troisième branche est en construction l’idéal serait de diviser la ville de Kinshasa en 6 branches. Chaque officier de crédit supervise une zone bien déterminée, qui compte quelques rues, avenues, ou encore quelques quartiers.

Pour maintenir un portefeuille de qualité, FINCA/RDC a modifié sa politique de supervision de crédit VB et IL du PAR de plus de 30 jours au PAR d’un jour; a limité le PAR au niveau des provisions par une politique est très stricte.

Par exemple, pour un crédit classé « mention spéciale » affichant un retard de 8 à 30 jours, FINCA/RDC déduit 25% de ce crédit en prêt de ses bénéfices pour provisionner ce crédit défaillant. Voilà pourquoi FINCA/ RDC mettra la pression pour le recouvrement de cette créance, parce que la politique de provision contribue à baisser le profit qu’elle réalise.


Cas pratique de provisionnement de crédit

Le 25 juin 2014, FINCA/ RDC accorde à monsieur Kabeya un crédit de 2000 dollars américains, à rembourser en cinq mois, à raison de 400 dollars américains par mois.

- Au 25 juin 2014, FINCA/RDC fait une provision d’un pourcent du montant du principal accordé, soit 20 dollars américains, étant donné que le prêt est encore dans la catégorie « courant»

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