Bonjour, nous sommes le 25/09/2020 et il est 00 h 39.


En élaborant le Plan National de Développement Sanitaire 2011-2015, il a été identifié certains problèmes prioritaires dont notamment :


 Le Ministère de la Santé Publique fonctionne avec les documents normatifs (Politique Nationale de la Santé et le Plan Stratégique Sectoriel) qui ne sont pas adoptés par le gouvernement. En plus les politiques et les plans sous sectoriels ne sont pas toujours en phase avec la Politique Nationale de la Santé basée sur les soins de santé primaires.



 Les textes qui régissent le secteur de la santé sont déjà obsletes. La loi cadre du secteur de la santé n’ayant pas été adoptée, le secteur de la santé continue à être régi par le décret de 1952 sur l’art de guérir au Rwanda, Urundi et Congo belge ( ).



D’autres textes législatifs tels que la loi de 1933 sur le commerce pharmaceutique et le décret de 1947 relatif à l’hygiène et salubrité publique régissent encore le système de la santé ( ).



Il a été également remarqué une insuffisance dans la régulation du secteur pharmaceutique. La régulation du secteur pharmaceutique congolais pose d’énormes problèmes, les lacunes importantes sur les autorisations de mise sur les marchés et d’importations à cause de non-respect des procédures et de la préparation des dossiers techniques fiables, les établissements pharmaceutiques (détaillants) fonctionnent illégalement pour la plupart et de façon anarchique, sans suivi ni contrôle de qualité de prestations.



La plupart d’importateurs et grossistes privés sont hors de règles de bonnes pratiques pharmaceutiques(BFP). La qualité des médicaments entrant et circulant est douteuse et les laboratoires de contrôle de qualité sont sous équipés mais aussi l’insuffisance du personnel compètent se fait remarquer pour assurer le contrôle de qualité. La prescription et la dispensation sans norme claire définie contribuent à augmenter l’utilisation irrationnelle des médicaments. La législation et la règlementation pharmaceutique sont incomplètes, inadéquates et non appliquées. La Direction de la Pharmacie et des Médicaments ne dispose pas de locaux, équipements et un environnement de travail adaptés à ces missions. Le personnel en charge des opérations réglementaires n’est pas adéquat en terme de nombre et de qualification au regard des responsabilités attribuées par les textes. Les fonctions règlementaires sont pour certaines partiellement remplies ( ).


0.1. Problématique

La problématique est la présentation d’un problème sous différents aspects. Dans un mémoire de fin d’études, la problématique est la question à laquelle le chercheur va tacher ou tenter de répondre. C’est poser le problème de la recherche (énoncé), en faire ressortir les informations pertinentes et être dans le bon cadre spatio temporel. La construction de la problématique se fonde sur un exposé de la phrase qui rend compte de sous-entendu et permet de mettre en évidence les liens logiques entre les termes du sujet ( ).



La santé et le bien-être du peuple congolais constitue une préoccupation fondamentale de l’Etat. C’est ainsi la constitution en vigueur ainsi que les traités et accords internationaux auxquels la République Démocratique du Congo est partie prenante proclament la santé comme droit fondamental et base de développement. Tout congolais a le droit de jouir du meilleur état de santé physique, mental et social( ).Pour concrétiser ce droit le gouvernement congolais par le biais de son Ministère de la Santé Publique et ses partenaires techniques et financiers se sont assignés comme objectif de mettre en place des stratégies efficaces pour améliorer la situation sanitaire du pays.la législation étant un ensemble des lois et des règlements en vigueur dans un pays ou relative à un domaine particulier pose problème dans son applicabilité en République Démocratique du Congo.





Cette mauvaise application de la législation existante peut être attribuée à plusieurs facteurs explicatifs en l’occurrence :

• Les textes des lois et des règlements dans le domaine de la santé sont caduques, incohérents et inadéquats en bref sont des mauvaises qualités ;
• Les lois et règlements sont parfois ignorés par le grand public ;
• Le manque de volonté politique etc….



Le secteur pharmaceutique dans notre pays est régi par une réglementation qui se manifeste par une série d’ordonnance et des arrêtés qui servent de cadre juridique légal. En matière d’autorisation d’ouverture et de fonctionnement des établissements pharmaceutiques, le secteur est actuellement régi par l’arrêté ministériel N°1250/CAB/MIN/S/AJ/01/ du 14 mars 2000( ).



Malgré l’existence de cette réglementation, au cours de deux dernières décennies, il s’observe à Kinshasa, l’ouverture d’un grand nombre des établissements pharmaceutiques et en particulier dans la Zone de Santé de Ngaba. Cette ouverture se fait en marge de la législation régissant le secteur pharmaceutique et cela sous l’œil indifférente des autorités administratives sensées veiller au respect et à l’application de celle-ci.

C’est la raison pour laquelle notre préoccupation fondamentale dans cette étude tourne autour des questions suivantes :
• Quels sont les principaux problèmes que connait la Zone de Santé de Ngaba par rapport au manque de respect de la réglementation en matière d’ouverture des établissements pharmaceutiques ?
• Quelles sont les causes majeures et les conséquences qui peuvent en découler ?
• Quelles sont les pistes de solution pour remédier à cette problématique ?


0.2.1. Objectif général

L’objectif général de la présente étude est celui d’identifier les principaux problèmes que connait la Zone de Santé de Ngaba par rapport au manque de respect de la réglementation en matière d’ouverture des établissements pharmaceutiques.


0.2.2. Objectifs spécifiques

Partant du but assigné à cette étude, quelques objectifs spécifiques peuvent être dégagés :
• Recenser les écrits pertinents sur la réglementation en matière d’ouverture des établissements pharmaceutiques ;
• Présenter les généralités de la Zone de Santé de Ngaba partant de son historique jusqu’à son organigramme ;
• Identifier les principaux problèmes rencontrés dans la Zone de Santé de Ngaba par rapport au manque de respect de la réglementation en matière d’autorisation d’ouverture des établissements pharmaceutiques ;
• Présenter les données dans les tableaux statistiques ;
• Analyser et interpréter les résultats.




2.1. Présentation du cadre d’étude

Ce point est consacré à la présentation de la Zone de Santé Urbaine de Ngaba. Elle donne l’aperçu général sur cette entité précisément l’aspect physique, organisationnel et enfin l’aspect humain.



La Zone de Santé Urbaine de Ngaba résulte du découpage de la Ville Province de Kinshasa en 35 Zones de Santé. En effet, sur décision des Etats Généraux de la Santé tenus en février 2000, le Ministère de la Santé Publique a initié le processus conduisant à la révision de la carte sanitaire du pays afin de rapprocher la population des services de santé. Elle correspond à une entité administrative.

C’est ainsi le nombre des Zones de Santé de Kinshasa est passée de 21 à 35 en 2003 dont celle de Ngaba.



Cette structure est chargée d’assurer l’application des stratégies des soins de santé en exécution des recommandations fixées à la conférence d’ALMA-ATA en 1978 et ratifiées par le président de la République Démocratique du Congo à travers le Ministère de la Santé Publique, selon les réalités de la population congolaise.


2.1.2. Situation géographique

La zone de santé urbaine de Ngaba est limitée :
• Au nord par l’avenue KIKWIT qui la sépare de la zone de santé de Limete ;
• Au sud par l’avenue by-pass qui la sépare de la zone de santé de lemba ;
• A l’est par la rivière Kalamu ;
• A l’ouest par l’avenue de l’université qui la sépare de la Zone de Santé de Makala.



Son relief est dominé par une large plaine limitée par une colline au sud avec un sol de type marécageux. L’on signale la présence de plusieurs petits cours d’eau dont la rivière Yolo qui constitue sa frontière orientale.


2.1.6. Surveillance épidémiologique

Les difficultés d’évacuation des eaux usées et d’autres déchets de ménages est à l’origine de nombreux problèmes de santé. Cela entraine dans la population l’éclosion et la recrudescence des maladies infectieuses.



La pathologie la plus courante dans cette zone de santé est le paludisme avec 18.324 cas soit 68,8% suivi des infections respiratoires aigües 3.997 cas soit 14%, suivi des diarrhées simples avec 2.733 cas soit 10%, la fièvre typhoïde de 1520 cas soit 5%, la tuberculose 286 cas, la rougeole chez les enfants non vaccinés 101 cas, les infections sexuellement transmissibles et le VIH/SIDA 64 cas.



La plupart des maladies évoquées ci-haut sont épidémiques, c’est pourquoi toute l’Equipe du Bureau Central de la Zone de Santé est impliquée dans la surveillance ainsi que la gestion de l’information.

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