Bonjour, nous sommes le 01/05/2026 et il est 00 h 07.





[1]

 
UNIVERSITE DE KINSHASA

FACULTE DES SCIENCES DEPARTEMENT DES GEOSCIENCES B.P : 190 Kinshasa XI

 

 

 

 

CONCEPTION D’UN CIMENT POUZZOLANIQUE A

BASE DU BASALTE DE NYIRAGONGO

 

 

 

 

CIRHALWIRWA AGANZE Lambert

MUKUNA KUETO Elie

Gradués en sciences

 

 

Mémoire   présenté    et  défendu    en   vue    de

lobtention du titre de Licenc en Sciences.

 

 

Option : Génie ologique

Orientation : otechnique et Hydroologie

 

 

 

 

Directeur : Prof. Dr.-Ing NZAU UMBA-DI-MBUDI Clément

Encadreur : Physicien MAX Seke Vangu

 

 

 

 

 

 

 

ANNEE ACADEMIQUE 2018 - 2019


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EPIGRAPHE (I)

 

« En alité le ciment Portland n’est que la synthèse dun omatériau, le

recours aux omatériaux s’imposera pour la cause environnementale. » Max Seke Vangu


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EPIGRAPHE (II)

 

 

« Faites le premier pas avec foi, vous n’avez pas à avoir tout l’escalier, juste la première marche »

 

 

Martin Luther King


 

 

 

 

 

 

DEDICACE (I)

 

 

C’est avec laide de Dieu que nous avons pu réaliser ce travail que je dédie :

 

 

A mes parents, tantes et oncles dont les soutiens et les encouragements ont permis à ce travail de voir le jour ;

 

 

A mes chers frères et sœurs pour leur affection ; A mes ami(e)s pour leurs encouragements ;

A toutes les personnes qui me sont chères ;

 

 

 

 

 

 

 

CIRHALWIRWA AGANZE Lambert


 

 

 

 

 

 

DEDICACE (II)

 

 

A mes parents : KWETO MIHOHO Maximilien et BIONGO SHESHI Sophie

 

 

A mon beau-frère, le professeur Dr. LEBWAZE MASSAMBA Bienvenu et ma grande-sœur, Me. HWAHELE KWETO florence pour vos soutiens, encouragements tant moraux, spirituels que matériels ininterrompus.

Je dédie ce travail.

 

 

Elie MUKUNA


 

 

REMERCIEMENTS (I)

 

 

Nous tenons à remercier vivement le directeur de ce travail, le Professeur Dr.- Ing. N’ZAU UMBA-DI-MBUDI Clément pour les orientations et les conseils judicieux qu’il n'a cessé de nous prodiguer. Ces derniers nous ont été d'un grand soutien tout au long de lélaboration de ce travail.

 

 

Nos remerciements s’adressent à tous les Professeurs, Chefs des travaux et Assistants du département des osciences en général et à ceux de Géotechnique et Hydroologie en particulier.

 

 

Également un grand merci à lassistant MAX SEKE VANGU qui n'a ména ni son temps ni ses efforts contribuant de la manière la plus efficace à la réalisation de ce travail.

 

 

Merci  à  mes  parents,  grands-pères,  grands-mères,  oncles,  tantes,  frères, sœurs et ami(e)s pour leur soutien moral, matériel et financier tout au long de mes études.

Et enfin, merci à toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont contribué à

lélaboration de cet ouvrage.

 

 

 

 

 

 

CIRHALWIRWA AGANZE Lambert


 

 

REMERCIEMENTS (II)

 

 

Après des efforts consentis de façon assidue, nous sommes à la fin de notre deuxième cycle en ologie à l’université de Kinshasa.

Ainsi pour bien commencer ce travail, nous commençons par remercier l’éternel Dieu tout puissant, qui nous a doté de la volonté, de la persévérance, de l’intelligence et de lassiduité tout au long de notre parcours universitaire.

 

 

Que les autorités académiques de l’université de Kinshasa, de la faculté des sciences, du département des osciences, du Centre de Recherche de l’Energie Nucléaire de Kinshasa, de la Cimenterie de LUKALA, de Laboratoire de Génie Civile soient sincèrement remerciées pour leur dévouement dans notre formation et encadrement.

 

 

Nous remercions énormément le professeur Dr. ing N’ZAU UMBA-DI-MBUDI clément   qui, en dépit de ses multiples charges et occupations, a accepté dassurer la direction de ce travail.

 

 

A    Monsieu lassistan MAX   SEK VANGU,   qui   pa ses   inspirations, ses motivations, nous a apporté une énorme touche en vue de présenter un travail digne de fin de notre deuxième cycle, qu’il trouve ici nos sincères remerciements.

 

 

Nous adressons nos remerciements à tous les professeurs, plus particulièrement au professeur Dr. Adalbert MAKUTU MA NGWAYAYA, aux chefs de Travaux, assistants et aux autorités facultaires qui, tout au long de notre cursus, nous ont transmis les enseignements de qualité et nous ont permis dacquérir une formation adéquate en géologie.

 

 

Mon coéquipier de lutte, un ami, un fre, CIRHALWIRWA AGANZE Lambert par son courage et ses prérequis, a donné un coup de pouce à ce présent travail, qu’il trouve ici le partage de nos sentiments.

 

 

A  mes  frères  et  sœurs :  Angélique  KWETO,  Abel  KWETO,  Mbuta  KWETO, Florence KWETO, Cécile KWETO, Donat KWETO, Max NDOMAY, Nénette KWETO, Prosper KWETO, Credo KWETO, Gabriel KEPI, Max MAHEMENE, Jonathan MAHEMENE, Jo TSHIBOLA, nous vous remercions pour votre bravoure et vos prières sans cesse. Ensemble nous sommes un seul corps !


 

 

A nos belles-sœurs et beaux-frères : Professeur Dr. Bienvenu LEBWAZE, Me. Tshalu PIERROT, Ir. Franick NGIMBI, dive CARINE, brunette MAX pour vos conseils et encouragements.

Nos remerciements cordiaux à nos ami(e)s, camarades et compagnons de lutte : Lambert AGANZE, Vincent NONGO, Gracia MUKENDI, Jojo SUMBULA, Aron NGOYI, onard  MABIALA, Bedel MAKAMA.

A tous ceux qui ne sont pas cités, qu’ils trouvent ici l’expression de notre

gratitude.

 

 

 

 

Elie MUKUNA


 

 

LISTE DES FIGURES

 

 

Fig. 1. Engin assurant le transport des matières premières vers lusine

Fig. 2. Les lignes de fabrication du ciment Fig. 3. Les voies de fabrication du ciment Fig. 4. Concasseur à mâchoire

Fig. 5. Le concasseur à percussion ou à marteaux

Fig. 6. Le gravillonneur giratoire Fig. 7. Concasseur à cylindre Fig. 8. Pré-Homonéisation Fig. 9. Broyeur

Fig. 10. Echangeur à cyclone

Fig. 11. Four

Fig. 12. Allure des phases cristallochimiques dans la sistance du ciment

Fig. 13. Le clinker.

Fig. 14. Les anhydres, les hydrates et les polymorphes du clinker. Fig. 15. Origine des matériaux Pouzzolaniques

Fig. 16. Cartographie de stations. Fig. 17. Le basalte

Fig. 18. Microscopie par lames minces de Basalte.

Fig.  19.  Essai  Los  Angeles sur  concassé  Basalte-Goma au  laboratoire de polytechnique-Unikin

Fig. 20. Diagramme détude daltérabilité des roches

Fig. 21. cmatisation de la diffraction par un monocristal

Fig. 22. Représentation d’un diagramme de poudre constitué de quelques

raies (obtenues par Projection des cônes de diffraction). Fig. 23. Diffractomètre à protons

Fig. 24. Schéma technologie de spectroscopie-X WD Fig. 25. Scma technologie de spectroscopie-X ED. Fig. 26. Spectromètre ED-XRF Xepos III

Fig. 27. Spectrométrie de fluorescence X Fig. 28. Echantillon en perle fondue.

Fig. 29. Deux perles fondues et une pastille. Fig. 30. Cure humide de mortiers.

Fig. 31. Allure du degré d’hydratation en fonction de la température dans le

temps

Fig. 32. Lévolution de la compression, dans les matériaux cimentaires, en

fonction de la température.

Fig. 33. L’évolution de la porosité, dans les matériaux cimentaires, en fonction de la température.


 

 

Fig. 34. Allure en histogramme des résistances en compression des mortiers

100-0 et 75-25 jusquau 28ème jour

Fig. 35. Allure en histogramme d’indice de pouzzolanicité jusqu’au 28ème jour Fig. 36. Temps de début de prise et de fin prise du ciment 100%-Basalte 0% Fig. 37. Temps de début de prise et de fin prise du ciment 95%-Basalte 5%

Fig. 38.  Allure en histogramme des temps de prise des mortiers 100-0, 95-5,

90-10, 85-15 et 80-20

Fig. 39. Aiguille Lechâtelier.

Fig. 40. Armoire humide ou chambre de climatisation/Cilu

Fig. 41. Allure du modele mathematique de MENAD MOHAMED qui predit les

resistances à la compression des mortiers allant jusqu’à 28 jours

Fig.    42.    Diagramme     de    lanalyse     chimique    des     éléments    majeurs de metabasalte, basalte, granite et syenite

Fig. 43. Diagramme de lanalyse chimique des éléments traces metabasalte,

basalte, granite et syenite

Fig. 44. Diagramme des CaO MgO SiO2+Al203+Fe2O3  de metabasalte, basalte, granite et syenite

Fig. 45. Diagramme de la somme de trois premiers Oxydes : SiO2+Al203+Fe2O3

de metabasalte, basalte, granite et syenite


 

 

LISTE DES TABLEAUX

 

 

Tableau 1. Teneur moyenne des éléments chimiques dans le basalte Tableau 2. Principales phases du ciment portland et leurs caractéristiques Tableau 3. Composition chimique du ciment portland

Tableau   4.    Composition   minéralogique    moyenne   des    ciments    (en    %

massique) ciments Portland.

Tableau 5. Type de ciments et domaines dapplication selon EN 197-1 (4) Tableau 6. Classes de résistance (EN 197-1 (4)

Tableau 7. La composition des pouzzolanes naturelles

Tableau 8. Coordonnées ographiques de différentes Stations Tableau 9. Granulats Essai Los Angeles, 1990, AFNOR, NF P 18-57. Tableau 10. Essai Los Angeles sur concassé Basalte-Goma

Tableau 11. Résistance des Roches.

Tableau 12. Charge de rupture sur différents échantillons de Basalte-Goma au laboratoire Polytechnique-Unikin.

Tableau 13. Résistance à la compression du Basalte-Goma au laboratoire

Polytechnique-Unikin.

Tableau 14. Analyse chimique du basalte par Fluorescence X / Cilu

Tableau 15. Analyse chimique du basalte par Fluorescence X / Cren-K à titre comparatif du Métabasalte, Basalte, Granite et syénite

Tableau 16. Taille et population dans le sable standard.

Tableau 17. Analyse par fluorescence-X du clinker, du gypse, du basalte ainsi que du ciment sultant.

Tableau 18. Formulation Mortier-Témoin et Mortier avec substitution. Tableau 19. Temps limite des essais de résistance à différents âges Tableau 20. Ecrasement de mortiers basalte 100-0, 95-5 ,90-10 et 80-20. Tableau 21. Ecrasement de mortiers basalte 100-0 et 75-25.

Tableau 22. Ecrasement de mortiers basalte 100-0, 95-5 ,90-10 et 80-20.

Tableau 23. Résultat d’indice de pouzzolanicité des écrasements de mortiers

basalte 100-0 et 75-25.

Tableau 24. Temps de début de prise T1 et de fin prise T2 du ciment avec poudre basaltique de Goma.

Tableau 25. Valeurs maximales et minimales des paramètres du modèle pour la résistance du mortier (modèle de MENAD MOHAMED).

Tableau 26. Analyse chimique de Metabasalte, Basalte, Granite et Syénite Tableau  27.  Analyse  chimique  par  spectroscopie-x  ED-XRF  et  WD-XRF : sommes des alcalis

Tableau 28. Résistance à la compression et la flexion


 

 

ABREVIATION

 

 

ASTM : American Society for Testing and Materials

Bslt : Basalte

°C : degré Celsius

CEM : Ciment (Cement) Cm : Centimètre

CSH : Silicate de Calcium Hydraté

DRF : Diffraction aux rayons X E : Eau

EN : Norme Européenne

FCE : Classe vraie du ciment gr : Gramme

Kg : Kilogramme l : Litre

LA : Los Angeles

MA : Module dAlumine

MEB : Microscopie Electronique à Balayage

MC : Module de Chaux mm : Millitre

MS : Module de Silice

MPa : Méga Pascal

N : Normal

NE : Nord-Est

NF : Norme Francaise NNW : Nord Nord Ouest SE : Sud-Est

SW : Sud- Ouest


 

 

RESUME

 

 

Ce travail porte sur la duction des émissions du dioxyde de carbone lors de la fabrication du ciment au moyen dune roche pouzzolanique (le basalte de Goma) par substitution du ciment jusqu’à 25% tout en préservant laspect performantiel du liant résultant. Un regard sur la prise de la pâte ainsi que sur l’évolution des résistances des mortiers résultants était inéluctablement concluant.


 

 

ABSTRACT

 

 

This work is summed up in the reduction of Carbone dioxide emissions during the manufacture of cement using a pozzolanic rock (Goma basalt) by substituting cement up to 25% while preserving the performance aspect to the binder resulting.

A look at the setting of the paste as well as the evolution of the resistances of the resulting mortars was ineluctably conclusive.


 

 

Table des matières

 

 

EPIGRAPHE (I) ................................................................................................................. i EPIGRAPHE (II) ............................................................................................................... ii DEDICACE (I).................................................................................................................iii DEDICACE (II) ............................................................................................................... iv REMERCIEMENTS (I)....................................................................................................... v REMERCIEMENTS (II)..................................................................................................... vi LISTE DES FIGURES .......................................................................................................viii LISTE DES TABLEAUX ...................................................................................................... x ABREVIATION................................................................................................................ xi RESUME..........................................................................................................................xii ABSTRACT..................................................................................................................... xiii

0.     INTRODUCTION GENERALE ................................................................................. 1

 

0.1.       Problématique ............................................................................................. 1

 

0.2.       Délimitation du sujet ................................................................................... 2

 

0.3.       Méthodes et techniques utilisées ............................................................. 2

 

0.4.       Subdivision du travail .................................................................................. 3

 

Chapitre I. GENERALITES SUR LES BASALTES ............................................................. 4

 

I.1. finition ............................................................................................................. 4

 

I.2. Caractéristiques physiques .............................................................................. 4

 

I.3. Texture ................................................................................................................. 4

 

I.4. Composition chimique...................................................................................... 4

 

I.5. Composition minéralogique ............................................................................ 4

 

I.6. Classification des basaltes ............................................................................... 5

 

I.6.1. La basanite .................................................................................................. 5

 

I.6.2. Le basalte alcalin à olivine ....................................................................... 5

 

I.6.3. Le basalte tholéiitique ............................................................................... 5

 

I.7. Contexte géologique du basalte de Nyiragongo ...................................... 6

 

I.7.1. Cadre structurale et tectonique .............................................................. 6

 

I.7.2. Volcanisme.................................................................................................. 7

 

Chapitre II. LE CIMENT ET LA POUZZOLANICITE ........................................................ 8

 

II.1. Introduction sur le ciment ................................................................................ 8


 

 

II.1.1. Définition ..................................................................................................... 8

 

II.1.2. Historique..................................................................................................... 8

 

II.2. Fabrication du Ciment (EN 197-1) .................................................................. 9

 

II.2.1. Extraction .................................................................................................... 9

 

II.2.2. Les lignes de fabrication de ciment ....................................................... 9

 

II.2.3. Les voies de fabrication du ciment ......................................................10

 

II.2.4. Fragmentation .........................................................................................11

 

II.2.5. Types de concasseur ..............................................................................12

 

II.2.6. Pré-Homogénéisation .............................................................................15

 

II.2.8. Pré-calcination.........................................................................................17

 

II.2.9. Four ............................................................................................................18

 

II.2.10. Le clinker .................................................................................................22

 

II.2.11. Dosage ....................................................................................................23

 

II.2.12. La Chimie des Cimentiers.....................................................................24

 

II.2.13. Propriétés du ciment [CILU] .................................................................25

 

II.2.14. Caractéristiques des ciments NF EN 196-1.........................................26

 

II.2.15. Classification et spécification des ciments .......................................33

 

II.2.16. Hydratation des ciments ......................................................................34

 

II.2.17. Conséquence de l’hydratation .......................................................... 35

 

II.3. LA POUZZOLANICITE ........................................................................................36

 

II.3.1. La Pouzzolane dans les temps ............................................................... 36

 

II.3.2. Organigramme ........................................................................................36

 

II.3.3. Matériaux à propriété Pouzzolanique ..................................................37

 

II.3.4. L’activité pouzzolanique ........................................................................39

 

II.3.5. Réaction Pouzzolanique.........................................................................40

 

II.3.6. Produits de la réaction pouzzolanique ................................................40

 

II.3.7. Condition de pouzzolanicité et indice de pouzzolanicité ................41

 

II.3.8. Effet de la pouzzolane ............................................................................42

 

Chapitre III. RESULTATS D’ANALYSES ET ESSAIS AU LABORATOIRE........................44

 

III.1. Matériaux de substitution du clinker ........................................................... 44

 

III.2. Analyses et essais sur la roche .....................................................................46

 

III.2.1. la macroscopie .......................................................................................46


 

 

III.2.2. Microscopie ............................................................................................. 47 o         Lame mince CM .......................................................................................47

III.2.3. Essai Los Angeles [EN 1097-2] ................................................................ 47

 

III.2.4. Altération des roches magmatiques (volcanique). .......................... 49

 

III.2.5. Essais à la compression uni-axiale (Résistance à la Compression) .50

 

III.2.6. Analyse par diffraction aux rayons X (XRD) ........................................52

 

III.2.7. Analyse par fluorescence aux rayons X..............................................54

 

III.2.8. Confection de briquettes destinées aux essais de contrôle-qualité du ciment (NF EN 196-1). ..................................................................................65

 

III.2.9. Essai de prise de la te de ciment (NF EN 196-3)............................ 74

 

III.2.10. Essai d’expansion - Stabilité. [Le Chatelier] ......................................77

 

III.2.11. Prediction de resistance et modele mathematique de MENAD MOHAMED..........................................................................................................79

Chapitre IV. DISCUSSION ET INTERPRETATION DES RESULTATS .............................. 81

 

CONCLUSION..............................................................................................................86

 

BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................................87


 

 

0.  INTRODUCTION GENERALE

 

 

0.1.    Problématique

 

 

Le développement des infrastructures du génie civil (routes, ouvrage dart, pont, bâtiment, etc) constitue une composante essentielle de la puissance économique d’un pays. Les matériaux cimentaires sont les plus utilisés dans ce domaine gce à leurs propriétés mécaniques et aux faibles couts de fabrication par rapport à dautres matériaux de construction.

Le constat est que sur le marché, le prix du ciment est élevé surtout dans la partie Est de la République Démocratique du Congo.

 

 

Par  ailleurs, selon  certaines  études  déjà  menées,  dans  la  fabrication  du ciment, il y a génération (émission) des gaz qui influent sur la qualité de l’environnement : une tonne de ciment fabriq génère environ une tonne de CO2. Il est responsable d’environ 5% des émissions de ces gaz sur la plate.  Doù  la  nécessité  de  prendre  cette  situation  au  sérieux  car  le ciment est appelé à jouer un rôle de plus en plus important dans le développement et le maintien de lactivité humaine.

 

 

Durant la fabrication du ciment, la décarbonatation du calcaire demeure encore  un  vrai  souci  environnemental  dans  la  production  du  ciment portland à base  du calcaire  (calcite),  et s’il  faut ajouter le  combustible fossile nécessaire pour lalimentation du four à cet effet.

Suivant l’équation :

CaCO3 ------------» CaO + CO2

 

 

Mm(CaCO3) = 40+12+(16X3) = 100 Kg/kmol

Mm(CaO) = 40+16 = 56 Kg/kmol

Mm(C02) = 12+(16X2) = 44 Kg/kmol

CaCO3 (1000 Kg/kmol) -------------» CaO (560 Kg/kmol) + C02 (440 Kg/kmol)

 

 

Constatons que pour une base de 100% de Carbonate de Calcium utilisé dans la production de la chaux, 44% en masse sont jetés dans latmosphère sans  prendre  en  compte  le  dioxyde  de  carbone  qui  émane  de  la combustion du combustible fossile au four à cet effet.

La combustion du combustible fossile pour arriver à la clinkérisation requiert aussi pour une tonne de matériaux, 130kg de combustible fossile ce qui génère 465kg de CO2.


 

 

Sur ce, l’utilisation des résidus industriels cupérés et recyclés, le gisement des ressources naturelles telles que la pouzzolane, le basalte (duit en poudre),  comme  produits  de  substitution  partielle  du  ciment  portland permet la réduction des émissions des gaz à effet de serre et conduit à la fabrication d’un ciment non polluant sur le plan environnemental.

 

 

C’est dans cette optique que la recherche dun liant écologique et économique nous a inspiré sur le tme de ce travail. L’objectif de cette étude est de contribuer à la résolution des problèmes se posant sur le plan économique et la pollution environnementale mais aussi sur lutilisation rationnelle et économique des matériaux locaux. Dans ce travail, nous mettons en évidence les éventuels effets bénéfiques des ajouts cimentaires.

 

 

0.2.    Délimitation du sujet

 

 

Connaissant les effets sur l’environnement des processus de la fabrication de ciment, ce travail a été fait dans le sens de la duction des émissions de CO2 en substituant une quantité (25%) de clinker par la même quantité de la poudre d’une roche volcanique tout en préservant les caractéristiques de ce ciment.

Ici, la roche utilisée pour la substitution du ciment est le Basalte de Goma.

 

 

0.3.    Méthodes et techniques utilisées

 

 

Pendant la alisation de ce travail, nous avons fait la revue de la littérature en consultant les articles, ouvrages dans les bibliothèques et internet, ainsi que différents essais et analyses dans des laboratoires.

 

 

A. Étape de terrain :

o Échantillonnage

o Description macroscopique

o Les matériels utilisés sont :

-    Un marteau de ologue ;

-    Une masse et des burins ;

-    Un GPS ;

-    Un carnet de terrain et stylos et des crayons ;

 

 

B. En laboratoire, cette étape a consisté en : o Lélaboration des différentes cartes ; o La microscopie des lames minces


 

 

o Les matériels utilisés sont :

-    Un ordinateur portable ;

-    Logiciels de traitement de données de terrain ;

-    Un microscope optique polarisant ;

o Essais et analyses en différents laboratoire :

-    Essai Los Angeles

-    Essais RC

-    ochimie

-    XRF

-    DRX

-    Analyse sur contrôle-qualité su ciment

 

 

0.4.    Subdivision du travail

 

 

Afin  d'atteindre  les  objectifs  nous  assignés,  excepté  l'introduction  et  la conclusion générale, ce travail comprend quatre chapitres à savoir :

o Le premier présente des généralités sur le basalte;

o Le    second    décrit    des    aspects    généraux    sur    le    ciment    et    la pouzzolanicité;

o Le  troisième  présente  les  différents  sultats  de  tous  les  essais  et analyses effectués au laboratoire ; et

o Le quatrième concerne les interprétations des sultats.


 

 

Chapitre I. GENERALITES SUR LES BASALTES I.1. Définition

Le terme basalte a été utili par Pline l'Ancien pour décrire une roche « noire et dure » d'Éthiopie « quem vocant basaltem », ce qui rend plausible la dérivation à partir de l'adjectif basalte, qui signifie cuit, en éthiopien ancien (CARRON, 1979).

 

 

Le basalte est une roche volcanique issue d’un magma qui s’est rapidement refroidi au contact de lair ou de l’eau. C’est la roche volcanique la plus abondante  en  termes  de  volume  à  la  surface  de  notre  plate,  le constituant  principal  de  la  couche  supérieure  de  la  croûte  océanique environ 60% de la surface terrestre, qui s’étend sur une profondeur moyenne de 30 km (NDRAINA, 2014).

 

 

I.2. Caractéristiques physiques

 

 

Le basalte est une roche magmatique, effusive de couleur sombre, daspect compact et de dureté variable selon le degré de cristallisation, lourde d’une densité voisine de 3 et difficile à casser. Quelques minéraux sont visibles à l’œil nu (NDRAINA, 2014).

 

 

I.3. Texture

Le basalte est une roche de texture microlitique, parfois microlitique porphyrique voire hyaloporphyrique.

 

 

I.4. Composition chimique

Du point de vue ochimique, la composition des basaltes est assez constante : elle est caractérisée par des teneurs élevées en fer, magnésium et calcium.

Le tableau 1 donne la composition chimique moyenne des basaltes.

 

 

Tableau 1. Teneur moyenne des éléments chimiques dans le basalte(NDRAINA, 2014)

 

Elément en %

SiO2

Al2O3

FeO/Fe2O3

MnO

MgO

CaO

Na2O

K2O

TiO2

Basalte

49.20

15.74

10.92

0.20

9

11

2.91

1.10

1.84

 

 

I.5. Composition minéralogique

 

 

Les principaux minéraux rencontrés dans le basalte sont:


 

 

o Les plagioclases (50%) ;

o Les pyroxènes (25 à 40%) ;

o Les olivines (10 à25%) ;

o Les magnétites (2 à 3%).

 

 

I.6. Classification des basaltes

 

 

Les basaltes se classent par leur taux de saturation en silice.

Lorsque le basalte n'atteint pas le plan de saturation de la silice, de la néphéline [SiAlO4]Na est exprimée. C'est le domaine des basanites, et, à l'approche du plan de saturation, celui du basalte alcalin à olivines. Au-delà du plan de saturation, c'est le domaine tholéiitique, avec le basalte tholéiitique à olivine, si le quartz n'est pas exprimé, et la tholéiite à quartz si le quartz est exprimé sur le plan normatif.

 

 

On peut les classer également en fonction de l’indice de différenciation.

o DI < 25 : Ankaratrites

o 25 < DI < 35 : Basanites et Basalte alcalin à olivine.

Ce qui les différentie c’est la teneur en néphéline normative qui est supérieure à 5% pour les Basanites et inférieure ou égale à 5% pour les Basaltes alcalins à olivine (KANIKA, 2016).

 

 

I.6.1. La basanite

 

 

La basanite est caractéristique du volcanisme intraplaques ponctuel et de faible volume.

 

 

I.6.2. Le basalte alcalin à olivine

 

 

On trouve le basalte alcalin à olivine dans le volcanisme intraplaques océanique et continental lorsque celui-ci est de faible volume.

 

 

I.6.3. Le basalte tholéiitique

 

 

Le basalte tholéiitique (ou olivine tholéiite, ou tholéiite à olivine) constitue les fonds océaniques. Il se trouve également dans le volcanisme intraplaques océanique   e continental Il    contien un    orthopyroxène   normatif : l’hypersthène (non exprimé).


 

 

I.7. Contexte géologique du basalte de Nyiragongo

 

 

Au laboratoire nous avons utilisé le basalte en provenance de la province du

Nord-Kivu, dans la partie Est de la République Démocratique du Congo.

 

 

Lhistoire géologique de la province du Nord Kivu est dominée par un certain nombre des traits caractérisant ainsi sa constitution lithostratigraphique, sa structure, les roches qui la constituent, sa minéralisation et son volcanisme.

 

 

Cette histoire montre à partir des études faites jusqu’à ce jour qu’elle est dominée au début par des phénomènes des plissements attribués aux orogénèses Ruzizienne et Urundienne dâge précambrien. Les plissements Urundiens ont été accompagnés ou suivis de l’intrusion des granites qui ont donné lieu à la minéralisation aurifère, stannifère, colombo tantalifère et wolframifère.

 

 

Depuis ces plissements anciens, la région du Kivu n’a plus subi que des dislocations à grand rayon de courbure amenant de flexures et de fractures, ainsi  que  des  ondulations  largement ouvertes.  Certaines  fractures  de  la partie occidentale de la gion étant dâge ante-Karoo, donc antérieures au Carbonifère supérieur, les plus anciennes se seraient produites lors de lorogénèse Kundelunguienne de Stanley ville et du Katanga, cette gion a subi le contrecoup de ces plissements sous forme de fracture.

 

 

I.7.1. Cadre structurale et tectonique

 

 

La province du Nord Kivu regorge un volcanisme appartenant au type intraplaque continentale l au Rift Est Africain dont la genèse remonte au Cénozoïque (il y a 65 Ma).

 

 

Ce rift possède deux branches dont lune, orientale allant du golfe d'Aden dans la dépression de l'Afar au Nord en passant par l'Ethiopie et le Kenya jusqu'à la divergence Nord Tanzanienne, et lautre occidentale qui part du lac Albert et se poursuit au Nord jusqu'au Sud de Mozambique.

 

 

Nyiragongo  (chaînes  des  Virunga)  est  localisé  généralement  dans  la branche occidentale et particulièrement dans la province du Nord Kivu contenant des couches des groupes Urundi- Ruzizi qui ont été soumises à deux orogenèses (Urundienne et Ruzizienne) et mettant en évidence trois directions  structurales  qui  sont  NE-SW,  N-S,  NW-SE  définissant  des  bassins


 

 

asymétriques d'environ 100 km de long, segmentés en échelon et reliés par des failles de transfert (UNEGA, 2015).

 

 

Ces bassins sont bordés par des failles qui sont généralement normales ou subverticales, plus ou moins parallèles à laxe principal du rift permettant l’épanchement des laves alcalines sodiques et les laves transitionnelles ou encore transverses à cet axe favorisant la mise en place d'un volcanisme ultra-alcalin.

Les flexures et les failles radiales constituent des traits tectoniques dominants découpant la gion en une série de compartiments des différents niveaux et la transformant en une série de Horst et de Grabens dans lesquelles se localisent les provinces volcaniques (Bukavu, Virunga, Toro-Ankole, etc.)

 

 

I.7.2. Volcanisme

 

 

Le volcanisme du Nord-Kivu est beaucoup plus concent dans la chaine volcanique des Virunga couvrant une superficie d’environ 4000 km2 et localisée entre 1° 30’S et 29° 30’E, et s’étendant le long du fossé d’effondrement sit à lEst l’Afrique.

 

 

Deux  cycles  volcaniques  ont  été  mis  en  évidence  dans  cette  gion

(ONGENDANGENDA, 1992) :

-    Un  cycle  initial,  oligo-miocène  (12  à  8  Ma),  matérialisé  par  des lambeaux de coulées basaltiques affleurant dans les régions de Mumba-Numbi, Moesso, Nord-Idjwi, Bishusha-Tongo. Ce cycle, essentiellement  fissural,  est  constit de  coulées  de  basaltes tholéitiques à olivine, sur lesquelles repose une série de laves alcalines sodiques allant des ankaratrites à des benmoreites ;

 

 

-    Un cycle récent à actuel (plio-pleistocène), qui correspond aux huit stratovolcans  formant la  chaine  de  Virunga  (Nyamulagira, Nyiragongo, Mikeno, Karisimbi, Sabinyo, Gahinga, Muhavura, Visoke).


 

 

Chapitre II. LE CIMENT ET LA POUZZOLANICITE II.1. Introduction sur le ciment

II.1.1. Définition

 

 

Le ciment (du latin caementum, signifiant pierre de construction) est une matière pulvérulente, formant avec leau ou avec une solution saline une pâte plastique liante, capable dagglomérer, en durcissant, des substances variées.

 

 

Le ciment est le liant le plus utili pour la fabrication du ton et du mortier (il représente alors entre 8 et 18 % de la masse totale du béton). Il se présente sous forme de poudre très fine qui mélangée à de l’eau forme une pâte plastique qui durcit progressivement à la suite de actions chimiques.

 

 

On classe par conséquent le ciment dans la famille des liants hydrauliques puisqu'il  fait  prise  en  présence  d'eau  (par  opposition  aux  liants hydrocarbonés comme le bitume). Après durcissement, cette pâte conserve sa résistance et sa stabilité, même sous leau.

 

 

II.1.2. Historique

 

 

Après avoir découvert la chaux grasse grâce aux Egyptiens, obtenue par cuisson de roches calcaires à une température proche de 1000°C, suivie d’une extinction avec de l’eau, les romains ont en fait véritablement du ciment en ajoutant à cette chaux de la pouzzolane (roche volcanique - provenant de Pouzzoles, dans la gion de Naples, en Italie - rougeâtre et poreuse, utilisée pour ses qualités d'isolant thermique dans la fabrication de ciments et d'agglomérés) (ADAM, 2008).

 

 

En 1824, l’écossais ASPDIN donne le nom de PORTLAND au ciment qu’il fabriquait et qui possède une teinte grise très proche de celle des pierres que l'on peut trouver dans l'île de Portland en Angleterre.

Sur le plan mondial, la première usine de ciment a été créée en 1846.


 

 

II.2. Fabrication du Ciment (EN 197-1) II.2.1. Extraction

Les  deux  principales  matières  premières  cessaires  à  la  fabrication  du

ciment Portland sont le calcaire (majoritairement compo de carbonate de calcium CaCO3) et largile (composée principalement d’un mélange complexe et souvent hydraté de silice (SiO2), d'alumine (Al2O3) et doxyde de fer (Fe2O3)). Elles sont généralement extraites des carrières à ciel ouvert situées à proximité de la cimenterie, transportées par un engin (Fig.1) puis fragmentés en très petites tailles (RANAIVONIARIVO, 2008).

Le   mélang (enviro 20 dargil e 80 d calcaire)   es ensuite

préhomogénéisé et nettoyé des impuretés contaminants.

 

 

Fig. 1. Engin assurant le transport des matières premières vers lusine

 

 

II.2.2. Les lignes de fabrication de ciment

 

 

La fabrication du ciment se fait selon un prodé continu, successivement et en parallèle selon les 3 lignes suivantes (Fig.2) :


 

 

 

La ligne de fabrication du ciment

 

 

 

 

 

 


La ligne de fabrication du Cru


 

La ligne de cuisson


 

 

 

 

 

 

 

 

Fig. 2. Les lignes de fabrication du ciment

 

 

-    La ligne de fabrication du cru (depuis la carrière, la fragmentation, la pré-homogénéisation jusqu’au silo de stockage du cru)

-    La  ligne  de  cuisson  (commence  par  le  préchauffage  dans  les échangeurs à cyclone, lalimentation du four et se termine dans les silos de stockage du clinker)

-    La  ligne  de  fabrication  du  ciment  (le  dosage,  lalimentation  des

broyeurs microniseurs, silotage et/ou conditionnement du ciment).

 

 

II.2.3. Les voies de fabrication du ciment

 

 

La fabrication du ciment peut se faire suivant les voie ci-après (Fig.3) :

 

 

 

 

 

Fig. 3. Les voies de fabrication du ciment


 

 

II.2.3.1. La voie Humide

 

 

Le cru est transformé en une pâte fluide par adjonction d’eau (entre 30 et

40% d’eau) avant d’entrer dans le four, il s’agit de la technique la plus simple mais aussi de la plus consommatrice en énergie puisqu’il faut évaporer l’eau lors de la cuisson.

 

 

II.2.3.2. La voie Semi-sèche

 

 

Le cru est aggloméré en granules par humidification avant la cuisson

 

 

II.2.3.3. La voie Sèche

 

 

Le  cru  entre  dans  le  four  sous  forme  de  poudre,  cette  technique  est

aujourd’hui utilisée quasiment tout le temps car plus économe.

Le processus de cuisson ne variant qu’assez peu selon la voie utilisée, on se

concentrera sur la voie che qui est la plus utilisée.

 

 

Les fours utilisés pour lobtention du clinker (en anglais : scories) sont de forme cylindrique, ils tournent lentement à 2 ou 3 tours par minute et sont longs d’environ 100 mètres (leur longueur est plus importante si la voie humide est utilisée) et de diamètre environ 5 mètres. Ils sont légèrement inclinés par rapport à l'horizontale de telle sorte que le cru entre par la partie la plus haute du four. Le brûleur est sit au fond du four et produit une flamme à environ 2000 °C. Il s’établit un gradient thermique entre l’entrée du four et la sortie de celui-ci de 800 °C à 1500 °C environ.

 

 

Avant d’entrer dans le four, le cru sous forme de poudre traverse un échangeur de chaleur dans lequel circulent en sens inverse les gaz très chauds qui s’échappent du four. Le cru est donc préchauffé à une température d’environ 800 °C quand il atteint le début du four. La durée de séjour dans le four est d'environ une demi-heure.

 

 

II.2.4. Fragmentation

 

 

Les opérations de fragmentation, conduisent à duire les dimensions caractéristiques d'un matériau solide, elles peuvent avoir divers objectifs parmi lesquels on peut citer : faciliter le stockage, le transport, le triage, le mélange ou la dissolution, la activité chimique ...

 

 

Divers dénominations suivants la duction de taille :


 

 

o Débitage : la duction des gros blocs issus de mine ou de carrière en éléments de dimensions supérieures à 250 mm.

o Concassage : la duction des Roches et pierres de 250 mm environ à des granulats entre 50 et 7 mm.

o Granulation :  la  réduction  des  granulats  de  150  à  environ  à  des

agrégats d’entre 12 et 6.3 mm.

o Broyage : la réduction des  agrégats de 25  mm à  des  sables, tout venant, ou autres entre 6.3 et 0.2 mm.

o Pulvérisation : la production de particules inférieures à 0.2 mm.

o Micronisation : la réduction à des dimensions de l'ordre du micron.

o Défibrage : la fragmentation des matières fibreuses (bois, végétaux,

...).

o Déchiquetage : la réduction par hachage des matières flexibles.

o Découpage : le sciage ou  cisaillement pour obtenir des  fragments réguliers.

 

 

II.2.5. Types de concasseur

 

 

II.2.5.1. Concasseur à mâchoire

 

 

Il est constit par une mâchoire fixe et une mâchoire mobile animée d'un mouvement de va-et-vient autour d'un axe horizontal (Fig.4). Le produit à traiter est introduit à la partie supérieure de l'appareil.

 

 

Fig. 4. Concasseur à mâchoire

 

 

 

 

Lorsque la mâchoire mobile se rapproche de la mâchoire fixe elle écrase les fragments solides. Lorsqu'elle s'écarte ceux-ci descendent dans une partie


 

 

plus étroite où ils sont à nouveau écrasés et ainsi de suite jusqu'à ce qu'ils atteignent l'orifice de sortie (cet orifice est réglable).

Un concasseur à mâchoire peut fournir entre 500 à 1000 tonnes de granulat par heure.

 

 

II.2.5.2. Le concasseur à percussion ou à marteaux

 

 

Il est constit d'une cuve dont la paroi est épaisse et résistante (Fig. 5). Dans cette  paroi  sont  pratiquées  des  ouvertures  à  travers  lesquelles  passe  le produit à concasser.

A l'intérieur de la cuve tourne un rotor muni des marteaux. La vitesse de rotation est élevée pour assurer une vitesse périphérique des marteaux allant

de 20 à 100 m/s.

 

 


 

 

Fig. 5. Le concasseur à percussion ou à marteaux


Tamis


 

 

Ce type de concasseur n'est pas utilisé pour des matériaux durs et abrasifs, qui provoqueraient des usures très importantes.

 

 

II.2.5.3. Le gravillonneur giratoire

 

 

Casse les pierres ou minerais par pression entre une cuve annulaire fixe dénommée anneau concave et un rouleau conique appelé cône d'usure, animé d'un mouvement excentrique à l'intérieur de l'espace limité par la cuve (Fig. 6).

Le cône d'usure est fixé sur un arbre pendulaire très robuste en acier forgé, formant  levier.  Cet  arbre  a  pour  point  fixe  une  rotule  de  suspension supportée par un étrier pla à la partie supérieure et en travers de l'ouverture du concasseur.


 

 

La partie inférieure de l'arbre pendulaire plonge librement dans un manchon excent dont le mouvement de rotation est commandé par l'intermédiaire d'un couple d'engrenages coniques. Ces engrenages, ainsi que tout le mécanisme de commande, sont enfermés dans une partie du bâti formant le carter étanche.

 

 

Fig. 6. Le gravillonneur giratoire

 

 

La rotation du manchon excentrique communique à l'arbre pendulaire, et par conséquent au cône d'usure qui est fixé dessus, un mouvement qui rapproche celui-ci successivement de chacun des points de l'anneau concave. Au cours de ce mouvement, les blocs à concasser se trouvent fragmentés  par  la  pression  développée,  et  les  morceaux  duits  sont évacués sur le côté de la machine par un couloir lo à l'intérieur du bâti.

 

 

II.2.5.4. Concasseur à cylindre

 

 

Il est constit par un tambour cylindrique ou cylindro-conique à axe horizontal (Fig. 7). Le tambour est environ rempli au tiers de son volume par la charge broyante qui est constituée de boulets d'acier ou de fonte, de galets de silex, de bâtonnets, tétraèdres ou cylindres en acier dur.

 

 

Fig. 7. Concasseur à cylindre


 

 

 

 

Le tambour tourne autour de son axe à une vitesse de rotation précise. Si elle est trop lente, les boulets roulent les uns sur les autres en fond de l'appareil. Si elle est trop rapide, les boulets restent collés à la paroi sous l'action de la force centrifuge.

 

 

II.2.6. Pré-Homogénéisation

 

 

La Pré-homogénéisation (Fig. 8) permet d'atteindre un dosage parfait de deux constituants essentiels du Ciment (le calcaire et largile) et d’enlever toute impureté susceptible de contaminer le ciment.

 

 

Fig. 8. Pré-Homonéisation

 

 

II.2.6.1. Contamination du ciment

 

 

La présence de chlore (chlorures) et de soufre (sulfates, sulfure) lors du chauffage, le chlore et le soufre se volatilisent et agissent avec les composés alcalins (comme le potassium et le sodium (K2O & Na2O)) pour former des chlorures alcalins et sulfures alcalins. En l'absence d'alcalin Le ciment perd de ces qualités et de ces caractéristiques.

 

 

 

II.2.6.2. Composition du mélange donnant le cru

 

 

Le cru obtenu  après une pré-homogénéisation est généralement composé de 80% de calcaire (majoritairement compo de carbonate de calcium CaCO3) et 20% dargile (largile grise, composée principalement d’un mélange complexe et souvent hydraté de silice (SiO2), d'alumine (Al2O3) et


 

 

doxyde  de  fer  (Fe2O3)),  ce  mélange doit  passer  dans  un  broyeur  pour donner la farine destinée à la cuisson.

 

 

 

II.2.7. Broyeur

 

 

 

Il est constit par un tambour cylindrique ou cylindro-conique à axe horizontal (Fig. 9). Le tambour est environ rempli au tiers de son volume par la charge broyante qui est constituée de boulets d'acier extra-dur ou de fonte, de galets de silex, de bâtonnets, tétraèdres ou des barres cylindriques en acier extra-dur.

 

 

 

Le tambour tourne autour de son axe à une vitesse de rotation précise. Si elle est trop lente, les boulets roulent les uns sur les autres en fond de l'appareil. Si elle est trop rapide, les boulets restent collés à la paroi sous l'action de la force centrifuge.

Les boulets ont une taille variant de 2 à 20 cm, en fonction de la finesse de broyage désirée.

 

 

 

 

Fig. 9. Broyeur

 

 

Il existe trois principaux types de broyeurs à boulets :

o Broyeur cylindrique : le tambour est constit par un seul cylindre en rotation

 

 

o Broyeur compound : le tambour est sépa en 3 à 4 compartiments séparés par un grillage et comprenant chacun des boulets de taille différentes. Il est légèrement incliné sur l'horizontale. Le produit à broyer est introduit à une extmité. Lorsqu'il est suffisamment broyé dans le


 

 

premier compartiment, il passe au travers du grillage dans le deuxième compartiment, et ainsi de suite jusqu'à sa sortie.

 

 

o Broyeur  cylindro-conique  :  le  tambour  contient  des   boulets  de différents diamètres. Sous l'effet de la rotation des boulets se rassemblent par leur taille, les plus gros dans la partie cylindrique et les plus petits dans la partie conique. Cet appareil se comporte ainsi comme un broyeur compound.

Un broyeur produit de 200 à 400 tonnes de mélange à l’heure.

 

 

Grace au broyeur, le cru homogénéisé est duit en « farine » (< 200 microns)

de composition :

 

o Carbonate de calcium (CaCO3) : de 77 à 83 %

o Silice (SiO2) : de 13 à 14%

o Alumine (Al2O3) : de 2 à 4%

o Oxyde de fer (Fe2O3) : de 1,5 à 3 %.

 

II.2.8. Pré-calcination

 

 

Pré-Calcination ou préchauffage est la première étape de la phase ou la ligne de cuisson. La farine passe dans un échangeur appelé échangeur à cyclone (Fig. 10) avant le passage au four.  En 5 secondes la farine atteint plus de 880 °C.

La chaleur de cet échangeur provient de l’évacuation de la chaleur du four

de cuisson qui sera alimenté de farine depuis le bout de sortie du cyclone.

 

 

 

 

Fig. 10. Echangeur à cyclone


 

 

II.2.9. Four

 

 

Le processus de cuisson ne variant qu’assez peu selon la voie utilisée.

 

Les fours utilisés pour lobtention du clinker sont de forme cylindrique (Fig. 11), ils tournent lentement de 2 à 3 tours par minute et sont longs d’environ 100 mètres (leur longueur    est     plus  importante,  voire  le  double,  si  la  voie humide est utilisée) et de diamètre environ 5 mètres. Ils sont légèrement inclinés par rapport à l'horizontale de telle sorte que le cru entre par la partie la plus haute du four. Le brûleur est situé au fond du four et produit une flamme à environ 2000 °C. Il s’établit un gradient thermique entre l’entrée du four et la sortie de celui-ci de 1400 °C environ.

 

 

 

 

 

Fig. 11. Four

 

 

Avant d’entrer dans le four, le cru sous forme de poudre traverse un échangeur de chaleur dans lequel circulent en sens inverse les gaz très chauds qui s’échappent du four.

 

 

Le cru est donc préchauffé à une température d’environ 880 °C quand il atteint le début du four. La durée de séjour dans le four est d'environ une demi-heure.

A partir de 650 °C environ, la première action de transformation de clinkérisation commence à se produire.

Le    carbonat d calciu iss d calcaire   subit   une   actio de décarbonatation selon la formule suivante (RANAIVONIARIVO, 2008) :

CaCO3 CaO + CO2.

 

On  obtient  alors  de la  chaux  vive  (CaO)  accompagnée  d’un  important

dégagement gazeux de CO2.


 

 

Sous l’effet de la chaleur, on observe une scission de l'argile en silice (SiO2), en alumine (Al2O3) et en oxyde de fer (Fe2O3). A partir d’environ 1300 °C les actions de clinkérisation se poursuivent.

 

Oxyde  de  fer  (Fe2O3)  +  alumine  (Al2O3)  +  oxyde  de  calcium  (CaO)  

aluminoferrite tétracalcique (Ca4Al2Fe2O10).

 

Alumine (Al2O3) + chaux vive (CaO) aluminate tricalcique (Ca3Al2O6).

 

 

Ces deux composés nouvellement formés constituent la phase liquide du mélange qui continue de progresser vers la partie la plus chaude du four. La silice (SiO2) et la chaux vive (CaO) restant se dissolvent dans cette phase et agissent entre-elles selon la réaction suivante :

Silice (SiO2) + chaux vive (CaO) silicate bicalcique (Ca2SiO4)

 

 

La  action  peut  se  poursuivre  éventuellement  s’il  reste  de  loxyde  de calcium (CaO) qui n’a pas encore réagi :

 

Silicate  bicalcique  (Ca2SiO4)  +  chaux  vive  (CaO)   silicate  tricalcique

(Ca3SiO5)

 

Si la phase liquide n’existait pas, il faudrait chauffer davantage le four afin datteindre la température de fusion de la silice qui est d’environ 1900 °C pour que ces deux réactions aient lieux.

A la sortie du four, les nodules incandescents sont brusquement refroidis à 100

°C.

 

La composition minéralogique du clinker (Tableau 2) est alors la suivante :


 

 

Tableau 2. Principales phases du ciment portland et leurs caractéristiques

(HAJAR, 2011).

 

Phases

C3S

C2S

C3A

C4AF

Formule chimique

Ca3SiO5

Ca2SiO4

Ca3Al2O6

Ca4Al2FeO10

Nom technique

Alite (silicate tricalcique)

Bélite (silicate bicalcique)

Celite (Aluminate tricalcique)

Ferrite (Aluminoferrite tétracalcique)

Réactivité

Élevée

 

Faible

Très élevée

Faible

Impuretés

Al2O3, Fe2O3, MgO

Al2O2, Fe2O3, Na2O, K2O,

SO3

Fe2O3, Na2O, K2O, MgO

MgO, SiO2, TiO2

Contribution à la résistance

Forte à jeune âge

Forte     à     un âge très tard

Forte à jeune âge

Très faible

Minimum

45.0 %

5.7 %

1.1 %

2.0 %

Maximum

79.7 %

29.8 %

14.9 %

16.5 %

 

 

 

 

o L’Alite (silicate tricalcique) C3S

 

 

Le silicate tricalcique ou alite est le principal constituant du ciment, il représente 40 à 80 % en teneur massique et il est souvent impur dans le clinker (GRIESSER, 2002). Cette phase est très importante pour le développement de la résistance mécanique au jeune âge du ciment (LOTA, KENDALLN, BENSTED, 2000).  La phase C3S est instable et elle n’est obtenue que gce à une trempe rapide du clinker à la sortie du four.

 

 

o La Bélite (silicate bicalcique) C2S

 

 

Connue sous le nom de silicate bi-calcique, sa teneur massique varie entre

15 à 30% dans un ciment Portland. Il existe quatre variétés allotropiques de ce compo : α, ά, β et γ.

La forme cristalline β est la plus stable dans le clinker.


 

 

o La Celite (Aluminate tricalcique) C3A

 

 

La phase aluminate est formée par laluminate tricalcique C3A (Ca3Al2O6). Sa teneur massique varie de 10% à 15% du clinker Portland. Elle se forme à une température de 800 °C à partir daluminate monocalcique (CaAl2O4) par un ajout continu de chaux (WESSLSKY et JENSEN, 2009).

La phase aluminate peut contenir plusieurs oxydes en impuretés, en particulier  des  oxydes  alcalins  tels  que  Na2O  et  K2O,  mais  aussi  MgO, Fe2O3,  SiO2,  TiO2,  Cr2O et  ZnO  qui  provoquent la  modification  de  la symétrie du réseau cristallin de cubique en orthorhombique puis en monoclinique.

 

 

Lhydratation du C3A est très importante pour le comportement rhéologique du ciment pendant les premières heures d’hydratation. Cette dernière est influencée par la présence du gypse, car sans sa présence la réaction d’hydratation serait très rapide.

 

 

o La Ferrite (Aluminoferrite tétracalcique) (C4AF)

 

 

Composée par laluminoferrite tricalcique C4AF (Ca4Al2Fe2O10), elle représente de 5 à 15% de la masse du ciment, et sa teneur en fer et en alumine dépend des matières premières.

La   phase   ferrit peu insérer   aussi   des   ions   étrangers,   comme  le magnésium.

 

o Les sulfates de calcium

 

Il existe deux formes naturelles stables de sulfates de calcium :

 

-    Le sulfate de calcium anhydre, ou anhydrite CaSO4 ;

-    Le sulfate de calcium dihydrate ou gypse CaSO4.2H2O.

Les sulfates de calcium sont ajoutés au clinker pour retarder la action

d’hydratation initiale de laluminate tricalcique (la prise).

 

o Les phases mineures

 

On  peut  trouver  plusieurs  types  de  phases  mineures  dans  un  ciment

Portland, plus souvent :

-    La chaux (CaO) et la magnésie libre (MgO)

-    Les alcalins (K2O, Na2O)


 

 

La composition des clinkers et des ciments peut être évaluée par des ratios calculés ou modules qui tiennent uniquement compte des éments majeurs. Les  plus  utilisés  sont le  facteur de  saturation en  chaux noté  K,  le module silicique ou MS et le module aluminoferrique A/F. Ils permettent de préparer et comparer facilement les clinkers. Parmi les formules servant à calculer la teneur en  composants  cristallins  d'après  la  composition  chimique,  la  formule  de BOGUE (1929) donne, À titre d'exemple, pour un clinker normal les relations suivantes :

-    C3S :        4.071C 7.602S 6.719A 1.430F

-    C2S :               8.602S +5.068A + 1.079F 3.070C    ou    2.868S

0.754C3S

-    C3A :       2.650A – 1.692F

-    C4AF :        3.043F

Le silicate tricalcique contribue pour une grande part au durcissement du ciment. Des variations d'activité hydraulique et de résistance, les à des défauts de structure sont observés aux jeunes âges (fig.12)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fig.  12.  Allure  des  phases  cristallochimiques  dans  la  résistance  du ciment (WETSHONDO, 2018).

 

 

II.2.10. Le clinker

 

 

Après cuisson, on obtient le clinker (Fig. 13) compo de :

 

o Carbonate (CaCO3) fourni par le Calcaire

o Silice (SiO2), Oxyde de fer (Fe2O3), Alumine (Al2O3) fournis par

l’Argile


 

 

 

 

 

 

Fig. 13. Le clinker (BAOFIZA, 2010).

 

 

Puisque le Clinker est un produit de synthèse, il constitue ainsi une roche artificielle aux propriétés hydrauliques.

1,52 tonne de cru produit d'une tonne de clinker, les pertes s’expliquent sous la forme d'émissions de CO2 lors de la réaction de calcination (CaCO3 CaO + CO2).

Fig. 14. Les anhydres, les hydrates et les polymorphes du clinker (Signes- Frehel, Maes, Haehnel, 1996).

 

 

II.2.11. Dosage

 

 

Après  refroidissement  et  Stockage  du  Clinker,  Commence  la  ligne  de fabrication du Ciment par le dosage.

Le ciment se fabrique en passant dans un broyeur microniseur le mélange suivant : 5 à 95 % du clinker + <5% du gypse + de 0 à 95% d’éventuels ajouts


 

 

On     appel    ajout  tout  corps  autre  que  le  clinker  et  gypse  entrant  en composition avec ses derniers pour augmenter les caractéristiques de résistance au liant, ces ajouts sont :

o Les laitiers granulés des hauts fourneaux

o Les cendres volantes siliceuses o Les cendres volantes calciques o Les pouzzolanes

o Schiste calciné

o La fumée de silice

o Les  dérivés  du  calcaire  (en  fonction  du  taux  de  carbone

Organique)

 

 

II.2.12. La Chimie des Cimentiers

 

 

La chimie du ciment se construit essentiellement à partir des 4 oxydes majeurs présents dans les matières premières, et qui vont former les silicates et les aluminates de calcium du clinker :

 

o CaO = C o SiO2    = S o Al2O3 = A o Fe2O3 = F

 

C'est-à-dire que si on a

 

(CaO)3SiO2 sera no C3(silicate tricalcique) ou (alite) (CaO)2SiO2 sera no C2(silicate bicalcique) ou (lite) (CaO)3Al2O3 sera noté C3A  (aluminate tricalcique) (CaO)4Al2O3Fe2O3 sera noté C4AF (alumino-ferrite tétracalcique)

 

 

Un  ciment portland peut donc  avoir  comme composition chimique

(Tableau 3) :


 

 

Tableau 3.  Composition chimique  du  ciment portland  (RANAIVONIARIVO,

2018)

 

 

FORMULE COMPLETE

FORMULE ABREGEE

APPELLATION COURANTE

Constituants chimiques

H2O CaO SiO2

Al2O3

H C S A

Eau Chaux Silice Alumine

 

Fe2O3

Na2O K2O MgO

F

N K M

Oxyde ferrique Alcalis Magnésie

CaSO4

CaSO4.2H2O

CS CSH2

Anhydride

Gypse

Sulfate de calcium

Constituants hydrauliques

3CaO.Al2O3

 

 

4CaO.Al2O3.Fe2O3

C3A C4AF

Aluminate tricalcique Alumino- ferrite tetracalcique

Silicates de calcium

3CaO.SiO2

 

 

2CaO.SiO2

C3S C2S

Silicate tricalcique Silicate bicalcique

 

Constituants hydrates

3CaO.2SiO2.3H2O

C3S2H3

Silicates de calcium hydratés (tobermorite)

4CaO.Al2O3.13H2O

3CaO.Al2O3.6H2O

C4AH13

C3AH6

Aluminates de calcium hydrates

3CaO.Al2O3.3CaSO4

.31H2O

C3ACS3H31

Sulfoaluminate de calcium hydrate (ettringite)

Ca(OH)2

-

Chaux hydratée

(portlandite)

 

 

 

II.2.13. Propriétés du ciment [CILU]

-      La finesse

-      La consistance normalisée

-      La prise

-      La stabilité


 

 

II.2.14. Caractéristiques des ciments NF EN 196-1

 

 

Un ciment est caractérisé par un certain nombre de critères mesurés de façon conventionnelle, soit sur la poudre, soit sur la pâte pure, soit sur un mortier normal (mélanges normalisés de ciment, sable et eau définie par la norme NF EN 196-1. Ces critères constituent les caractéristiques du ciment. Elles sont dordre chimique, minéralogique, physique et mécanique.

 

II.2.14.1. Caractéristiques chimiques et minéralogiques

 

 

A. Composition chimique élémentaire

 

 

Elle renseigne sur les différents éléments chimiques présents dans le ciment. Les éléments sont déterminés sous forme doxydes (et sous forme d’ions pour quelques rares exceptions).

 

On distingue :

 

 

o Les quatre oxydes principaux : CaO, SiO2, Al2O3 et Fe2O3;

o Les éléments secondaires : MgO, SO3, Na2O, K2O, Cl-,

 

Elle est la base de calcul de la composition minéralogique.

 

 

o  Hydraulicité

 

C’est une grandeur qui permet d’évaluer le caractère hydraulique d’un liant. Elle est définie par lindice d’hydraulicité i :

𝑖 = SiO2 + Al2O3  + Fe2O3

CaO+MgO

 

Lindice d’hydraulicité représente le rapport entre les constituants acides et

celles des constituants basiques du liant.

 

 

o  Chaux de saturation

 

C’est la quantité maximale de chaux qui peut être fixée par les constituants

acides (SiO2, Al2O3 et Fe2O3) contenus dans le mélange.

 

 

On a l’expression de la chaux de saturation :

 

 

CaOsat = 2,80 SiO2 +1,65 Al2O3 + 0,35 Fe2O3 (mélange normal) ;

 

 

CaOsat = 2,80 SiO2 +1,10 Al2O3 + 0,70 Fe2O3 (mélange riche en oxyde de fer) ;


 

 

o  Modules et valeurs requises

 

Tout ciment est caractérisé par trois grandeurs :

 

 

-    Le module de chaux MC ;

-    Le module de silice MS ;

-    Le module dalumine ou module oxydique MA.

 

Ce sont des valeurs requises, en rapport avec la composition minéralogique et les performances mécaniques attendus du ciment.

 

o  Module de chaux MC

 

C’est le rapport exprimé en pourcentage de la teneur en chaux du mélange

sur la chaux de saturation.

 


𝑀𝐶 =    CaO CaOsat


𝑥100


 

MC varie de 92 à 103 pour l’ensemble des ciments, et de 95 à 98 pour les

ciments Portland courants.

 

 

Si MC = 100, le mélange contient exactement la quantité de chaux qui peut être fixée par SiO2, Al2O3 et Fe2O3 contenus dans le mélange.

 

Si MC > 100, il existe forcement de la chaux libre non combinée dans le mélange ; tout le C2S produit intermédiairement est transformé en C3S.

 

Si MC< 100, le ciment contient à la fois du C2S et du C3S.

 

 

Pour un ciment ou un clinker, c’est la chaux effectivement combinée qui

intervient dans le calcul de MC.

 

 

o  Module de silice MS

 

Il renseigne sur la quantité de silicates et celles daluminates contenus dans le

ciment ou le clinker

𝑀𝑆 =        SiO2

Al2O3  + Fe2O3

 

MS varie de 1,6 à 3,4 pour les ciments en général, et de 2,2 à 2,5 pour les ciments Portland courants.


 

 

o  Module d’alumine MA

 

Ce  module  caractérise  la  nature  de  la  masse  interstitielle  du  clinker,

contenant la presque totalité des oxydes daluminium et de fer.

 


𝑀𝐴 =


Al2O3

Fe2O3


 

Si MA <  0,638, le ciment contient du C2F au lieu de C3A, on dit que le mélange est « riche en fer »

 

Si MA > 0,638, le ciment est normal et contient du C3A.

 

 

Les  ciments  sans  C3A  présentent  une  grande  résistance  chimique  aux

sulfates, ainsi qu’une faible chaleur d’hydratation.

 

 

MA varie en général de 1,2 à 2,5 et de 1,5 à 2 pour les ciments Portland courants.

 

B.  Composition minéralogique – Formule de BOGUE

 

 

a. Définition

 

 

La composition minéralogique d’un ciment est l’ensemble des teneurs en constituants principaux (C3S, C2S, C4AF, et C3A ou C2F), ainsi que celles dautres constituants du clinker de moindre importance, et celles des composés introduits volontairement (constituants principaux, constituants secondaires et régulateurs de prise) ou accidentellement dans le ciment.

 

La     compositio minéralogique   est    déterminant sur    les    propriétés hydrauliques et mécaniques des ciments, et par conséquent, sur leur mode d’utilisation.

 

La composition minéralogique peut être déterminée par lassociation de

quelques thodes physiques de caractérisation :

 

 

o  Microscopie électronique (MEB),

o  Diffraction des rayons X (DRX),

o  Spectrométrie infra rouge (SIR),

o  Analyse thermique différentielle,


 

 

Elle peut être déduite de la composition chimique en utilisant la « formule de BOGUE ». Dans ce cas elle est dénommée composition minéralogique potentielle.

 

b. Formule de BOGUE

 

 

o Quantité insuffisante de chaux : MC 90

 

Système C3S- C3A C5A3 C4AF (C2S ne peut pas se transformer en C3S) C2S = 2,87 SiO2

C3A = 3,61 CaO 6,74 SiO2 3,81 Al2O3 2,96 Fe2O3

 

 

C5A3 = 4,88 SiO2 + 4,31 Al2O3 + 0,92 Fe2O3 2,61 CaO C4AF = 3,04 Fe2O3

o Quantité suffisante de chaux mais sans excès : 90 <MC 100 ;

MA> 0,638

 

 

Système C3S - C2S - C3A - C4AF (toriquement, il n’y a pas de chaux libre)

 

 

C3S = 4,07 CaO 7,61 SiO2 6,72 Al2O3 1,43 Fe2O3

 

 

C2S = 2,87 SiO2 0,75 C3S

 

 

C3A = 2,65 Al2O3 1,69 Fe2O3

 

 

C4AF = 3,04 Fe2O3

 

 

o Excès de chaux : MC> 100 ; MA>0,638

 

Système CaO C3S C3A C4AF (Théoriquement tout C2S est transformé en

C3S, et il y a existence de chaux libre) C3S = 3,80 SiO2

C3A = 2,65 Al2O3 1,69 Fe2O3

 

 

C4AF = 3,04 Fe2O3

 

 

CaOlibre = CaO - CaOsat


 

 

o Quantité suffisante de chaux mais excès en oxyde de fer : 90

<MC 100 et MA<0,638 : « Mélange riche en fer »

 

 

Système C3S C2S C2F C4AF (Théoriquement, il n’y a pas de chaux libre).

 

 

C3S = 4,07 CaO 7,61 SiO2 4,48 Al2O3 2,86 Fe2O3

 

 

C2S = 2,87 SiO2 0,75 C3S

 

 

C2F = 1,70 Fe2O3 2,67 Al2O3

 

 

C4AF = 4,77 Al2O3

 

 

Gilles BERARD BERGERY propose une composition minéralogique moyenne

(Tableau 4) pour les ciments Portland.

 

 

Tableau   4.    Composition   minéralogique    moyenne   des    ciments    (en    %

massique) ciments Portland (BERARD BERGERY, 1993).

 

 

Constituants

C3S

C2S

C3A

C4AF

Teneur

60

15

8

8

 

 

 

c.  Chaux libre

 

 

Le suivi de la quantité de chaux libre contenue dans le clinker ou le ciment est très important car il renseigne sur le degré de cuisson du produit. La chaux libre ou chaux non combinée est en relation étroite avec les qualités d’un ciment (performances mécaniques, expansion, poids au litre). En général, la quantité maximale de chaux libre acceptable est de 2%.

 

La chaux qui intervient dans la formule de Bogue et dans le calcul de MC est celle dont on a déduit la chaux libre et celle apportée par le gulateur de prise.

𝑀𝐶 = CaOcomb 𝑥100

CaOsat

 

CaOcomb : Chaux combinée

 

 

o Pour un clinker : CaOcomb = CaOtot - CaOlibre

o Pour un ciment : CaOcomb = CaOtot - CaOlibre 0.7 SO3


 

 

II.2.14.2. Caractéristiques physiques a. Couleur

Elle varie avec la composition chimique des matières premières (particulièrement la teneur en oxyde de fer) et la nature des combustibles utilisés pour la fabrication du clinker.

 

Généralement, elle est grise (à cause des cendres des combustibles), mais il existe toute une gamme de colorise et particulièrement les ciments blancs obtenus par l’utilisation des matières premières pures et de combustibles fluides.

 

b. Finesse de mouture (NF EN 196-6)

 

 

Elle est caractérisée par la surface spécifique ou surface développée totale de tous grains contenus dans un gramme de ciment. La notion la plus utilisée est la surface spécifique de BLAINE notée SSB. Elle s’exprime en cm2/g. Suivant le type de ciment, cette grandeur est généralement comprise entre

2800 et 5000 cm2/g.

 

 

c.  Densités

 

 

o  Masse volumique apparente

 

Appelée aussi « poids au litre du ciment », elle représente la masse de la poudre par unité de volume (vides entre les éléments inclus). Elle est de lordre de 1000kg/m3 en moyenne.

 

o  Masse volumique absolue ou masse spécifique

 

Elle représente la masse de tous les grains de solides contenus dans une unité de volume (vide entre les éléments exclus). Il varie de 2,9 à 3,15 kg/l suivant le type de ciment. Un ciment de faible poids spécifiques (d< 2,9) indique une forte concentration en produits daddition ou une mauvaise cuisson pour son clinker.

 

d. Début de prise (NF EN 196-3)

 

 

C’est  le temps au bout duquel le ciment commence à faire prise. Le temps

de début de prise est déterminé par linstant où laiguille de VICAT de 1 mm2


 

 

de section ne s’enfonce plus jusqu’au fond d’une pastille de pâte pure de

ciment.

 

 

Suivant les types de ciment, le temps de début de prise doit être supérieur à

45 minutes ou 1 heure.

 

 

e.  Expansion (NF EN 196 - 3)

 

 

C’est un phénomène qui se passe au cours de la prise et le durcissement du ciment par une augmentation de volume due à un excès de sulfates, de chaux libre ou de magnésie.

 

Il permet de s’assurer de la stabilité du ciment. Lexpansion ne doit pas dépasser 10 mm sur pâte pure pour tous les ciments (NF EN 196 1).

 

f.   Retrait (NF P 15 433)

 

 

C’est une diminution de volume pendant le durcissement qui est due à un départ d’une partie de l’eau de gâchage par évaporation. La mesure est effectuée sur éprouvette prismatique de « mortier normal » 4x4x16 cm3.  Le retrait est limité à 0,8 mm/m ou à 1 mm/m suivant le type de ciment.

 

g. Eau de consistance normale

 

 

Elle caractérise la quantité d’eau utile pour obtenir une consistance normale

pour un mortier normal (NF EN 196-1).

 

 

II.2.14.3. Caractéristiques mécaniques

 

 

Elles sont définies par la capacité d’un matériau à résister à toute sollicitation extérieure impliquant une force. La plus importante pour les ciments est la résistance à la compression simple.

 

Quelque fois, il y a lieu de déterminer la résistance à la traction par flexion à l’usure. Conforment à la norme NF EN 196-1, la classe de résistance d’un ciment est définie par la valeur minimale de la résistance à la compression simple du mortier normal à 28 jours dâge et exprimée en MPa.

 

La classe vrai d’un ciment, notée FCE est la résistance moyenne effective mesurée expérimentalement (avant utilisation d’un nouveau lot).


 

 

II.2.15. Classification et spécification des ciments

 

 

Dans les normes actuelles, les ciments portland sont classifiés en fonction :

-     Du type de ciment ;

-     De la classe de résistance ;

-     De la norme EN 197(4) se substituant officiellement à lancienne norme depuis le 01 er janvier 1995 qui tient compte des constituants entrant en jeux dans la composition du ciment. Selon cette norme (Tableau 5) nous avons 5 grandes catégories des ciments :

 

 

Tableau 5. Type de ciments et domaines dapplication selon EN

197-1 (4)

 

Types            de ciment

Notation

% de clinker

% Autres

Composants

Principales utilisations

Ciment portland

CPA-CEM I

Minimum

95%

Maximum     5%

de gypse

Béton armé

Ciment portland compo

CPJ-CEM II/A CPJ-CEM II/B

65 à 79%

 

 

80 à 94%

Max. 35% de cendres volantes, pouzzolanes, fumées de silice, laitiers

Travaux de dallages, route…

Ciment         de haut

fourneau

CHF-CEM III/A CFH-CEM III/B

 

 

CLK-CEM III/C

35 à 64%

 

 

20 à 34%

 

 

 

 

5 à 19%

De 35 à 85% de laitier de haut

fourneau

 

 

81 à 95% de laitier de haut fourneau

Conviennent aux     travaux soumis à une trop    forte augmentation de la chaleur : travaux hydrauliques souterrains, ouvrages massifs, travaux en eaux agressives.

Ciment pouzzolanique

CPZ-CEM IV/A

 

 

 

 

 

 

CPZ-CEM IV/B

65 à 90%

 

 

 

 

 

45 à 64%

10 à 35% de pouzzolane naturelle

 

 

36 à 55% de pouzzolane naturelle


 

 

Ciment aux laitiers et aux cendres

CLC-CEM V/A

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CLC-CEM V/B

40 à 64%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20 à 39%

18     à     30     %

laitier, et 18  à

30%    de pouzzolane ou cendres volantes ;

 

 

31 à 50% laitier et 31 à 50% cendre

volante          ou pouzzolane

 

 

 

Trois classes de résistances de ciments sont définies à ce jour :

-    Classe 32.5

-    Classe 42.5

-    Classe 52.5

 

 

Pour toutes les classes de résistances (Tableau 6), il existe des ciments à temps de prise normal ou ciment N et des ciments à temps de prise rapide dits ciments R.

 

 


 

 

Classe de


Tableau 6. Classes de résistance (EN 197-1 (4)

 

Résistance à la compression en Mpa     Temps


 

Stabilité


Résistance


À court terme                 Courante

 

2jours              7 jours      28 jours


de prise

(min)


(mm)


 

32.5N            -                        ≥16.0        ≥32.5          ≤52.5       ≥75

 

32.5R             ≥10.0              -

 

42.5N             ≥10.0              -                 ≥42.5          ≤62.5       ≥60

 

42.5R             ≥20.0              -

 

52.5N             ≥20.0              -


 

 

 

 

 

10


 

52.5 R            ≥30.0              -


52.2         -                ≥45


 

 

II.2.16. Hydratation des ciments

 

 

Pendant l’hydratation, les constituants anhydres se transforment en composés

hydratés.


 

 

 

 

Deux mécanismes dhydratation peuvent être observés :

 

-    Le premier se passe en solution, les composés cimentaires se dissolvent en ions dans la solution et de nouveaux composés se forment par précipitation.

-    Le second correspond à des réactions d’hydratation.

 

 

 

À la fin de l’hydratation du ciment, les principaux hydrates obtenus sont :

-    Le silicate de calcium hydraté ou CSH, généralement amorphes dont le ratio Ca/Si varie. Ils constituent 60 à 70% en masse de la pâte du ciment hydraté.

-    Lhydroxyde de Calcium ou Portlandite (CaOH2), représente 20 à 30%

en masse d’une pâte de ciment hydraté.

-    Les     Sulfo-aluminates    de    calcium,     lEttringite    et     le    monosulfate

constituent 5 à 15% de la masse totale.

 

 

II.2.17. Conséquence de l’hydratation

 

 

Lhydratation    du    ciment    s’accompagne    de    plusieurs    phénomènes

chronologiques que nous présentons ci-dessous :

 

 

a. Exotherme des réactions d’hydratation

 

 

Les actions d’hydratation sont exothermiques. De plus, le dégagement de chaleur est accéléré par la thermo activation de la prise. Après la prise, la dissipation, la dissipation de cette chaleur ralentit et le matériau cimentaire se refroidit en fonction de son épaisseur, de son isolation et de la température extérieure.

 

 

Le devenu rigide du matériau cimentaire connait une contraction appelée retrait thermique, dû à ce refroidissement.

 

 

b. Le retrait endogène

 

 

 

Le retrait endogène comprend 2 phénomènes à savoir : l’un chimique

(retrait chimique) et lautre physique (retrait dautodessication).

Le retrait endogène dorigine chimique a été découvert par Le Chatelier en

1900 et porte aujourd’hui son nom : « Contraction de Le Chatelier ».


 

 

 

 

Le  Chatelier  a  mont que  lors  de  l’hydratation,  le  volume  des  hydrates

formés est plus petit que le volume initial d’eau et de ciment.

Ce phénomène se produit pendant la prise et provoque la diminution de volume comprise entre 8 et 10% de la somme des volumes initiaux du ciment et d’eau.

 

Il faut noter que la contraction Le Chatelier ne dépend pas du rapport E/C. le retrait endogène dû à lautodessication est une conséquence du retrait chimique.

 

Il est défini comme la contraction volumique de la pâte de ciment sans

échange d’humidité avec le milieu extérieur en conditions isothermes.

 

 

II.3. LA POUZZOLANICITE

 

 

II.3.1. La Pouzzolane dans les temps

 

 

 

Les grecs et les romains avaient remarqué que les matériaux issus des activités volcaniques, une fois moulus et mélangés avec de la chaux, donnaient un mortier avec plus de résistance mécanique et une bonne tenue à laction de l’eau. Ils employaient les tufs volcaniques à lIle de Santorin. Les Romains eux aussi utilisaient des tufs volcaniques de la région de Naples.

 

 

Plus  tard,  les  romains  ont  eu  une  préférence pour  un  type  de  roche  se trouvant aux environs de la Ville de Pouzzolini doù le nom Pouzzolane sous lequel était alors connu tout matériau ayant des propriétés similaires.

 

 

Cette dénomination a donc évol depuis des temps, et s’applique à un grand nombre de matériaux, de natures diverses, selon la classification donnée par lorganigramme de la fig. 15.

La poudre de tuile ou de brique mélangée avec de la chaux en présence de l’eau produit le même effet/Les poudres de la terre cuite fabriquées spécialement   pour   cet   usage   son aujourd’hui   appelées   Pouzzolane artificielle.

 

 

II.3.2. Organigramme

 

 

L’origine des matériaux pouzzolaniques est présentée sur lorganigramme ci- après (Fig. 15)


 

 

 

 

Minéraux actifs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Pierre ponce


Schiste argileux


 

 

 

 

Fig. 15. Origine des matériaux Pouzzolaniques (MEATF, 1978)

 

 

II.3.3. Matériaux à propriété Pouzzolanique

 

 

II.3.3.1. Définition

 

 

Une pouzzolane au sens large est toute substance n’ayant que peu ou pas de propriétés liantes en elle-même, mais une fois mélangée à l’eau et à la chaux, à température ambiante, donne des composés à propriétés liantes. Une  Pouzzolane  est,  au  sens  strict,  un  matériau  pyroclastique  dû  aux projections des éruptions volcaniques basaltique (JACQUES, 1965).

Les  Pouzzolanes  sont  composées  essentiellement  de  la  silice  (SiO2)  et

dalumine (Al2O3).

 

 

La partie restante contient des oxydes de fer et dautres oxydes ainsi qu’un pourcentage de chaux (CaO). Les Pouzzolanes sont essentiellement rouges ou noires, avec toutes les teintes intermédiaires, exceptionnellement grises.

Les pouzzolanes les plus acides contenant beaucoup plus de silice et peu de chaux, sont en général les plus vitreuses.

 

 

La différence SiO2-CaO doit être supérieure à 34% pour que la teneur en verre soit appréciable.


 

 

Les Pouzzolanes peuvent se définir comme tout matériau, n’ayant pas de propriétés liantes en soi, mais qui, se combinant avec de la chaux, à température ordinaire, et en présence de l’eau, donnent des composés insolubles possédant des propriétés liantes.

 

 

Selon la norme ASTM sur les ciments (désignation C340-58T), la définition est presque la même.

La Pouzzolane se définit comme étant un matériau siliceux ou silicoalumineux, qui ne possède pas des propriétés liantes, mais qui sous forme de poudre très fine et en présence d’humidité, agit chimiquement avec l’hydroxyde de calcium Ca(OH)2 à température ordinaire pour former des composés possédant des propriétés liantes.

 

 

Les 2 dernières définitions attirent particulièrement lattention sur le fait que la Pouzzolane est essentiellement définie en fonction de son emploi comme matériau liant et non la nature originale du matériau lui-même, puisque, les phénomènes responsables du durcissement du mélange pouzzolane + chaux du point de vue chimique et physique ne sont pas considérés.

 

 

II.3.3.2. Types de Pouzzolanes

 

 

Tel qu’élucidé sur la figure 15, les matériaux pouzzolaniques sont scindés en 2 grandes familles daprès leurs genèses : les matériaux naturels et les matériaux artificiels (MEATF, 1978).

 

 

a. Pouzzolanes naturelles

 

 

Les pouzzolanes naturelles sont des matériaux dorigine naturelle qui peuvent avoir été calcinées dans un four ou transformées, puis broyées pour obtenir une fine poudre.

 

 

Elles existent sous forme de :

o Verres volcaniques

o Tufs volcaniques

o Produits Pyroclastiques

 

 

b. Pouzzolanes artificielles

 

 

Les  pouzzolanes artificielles sont toute matière essentiellement composée de silice ; dalumine et doxyde  de fer ayant subi  un traitement thermique pour


 

 

lui   assurer   des   propriétés pouzzolaniques. Elles sont des déchets des différentes industries telles que les cendres volantes des centrales thermiques et la fumée de silice, qui renferment une quantité importante de silice et dalumine réactives.

Parmi ces matériaux citons : les cendres volantes, les laitiers granulés de haut fourneau, les argiles calcinées et les fumées de silice.

 

 

II.3.4. L’activité pouzzolanique

 

 

L’activité pouzzolanique c’est laptitude d’un matériau à fixer l’hydroxyde de calcium  (chaux  hydratée) et à  faire  prise  sous  l’eau  à  des  temratures ordinaires et en un temps raisonnable. Cette aptitude est dite Pouzzolanicité. Cette  valeur  intrinsèque  se  constate  à  des  degrés  variables  pour  des matériaux  riches  en  silice,  qu’ils  soient  dorigine  naturelles  (diatomites, cendres volcaniques…) ou artificielles (Cendres volantes, fumées de silice, argile calcinée…) (JACQUES, 1965).

L’activité pouzzolanique se caractérise par deux aspects distincts :

 

o La quantité totale dhydroxyde de calcium qu’une pouzzolane est

capable de fixer ;

o La rapidité de fixation de l’hydroxyde de calcium par la pouzzolane.

Linfluence de la silice et de lalumine ne peut pas être négligée ; la silice participe dans la fixation de la chaux et lalumine augmente la résistance mécanique du matériau à court terme.

 

En agissant avec l’hydroxyde des calciums, la pouzzolane donne des « Hydrates » qui durcissent en présence de l’eau à température ambiante. Néanmoins, lors de cette substitution, deux cas peuvent se poser :

 

 

1.  Cas de l’excès en hydroxyde de calcium (solution à calcium élevé et pH constant) ;

- Les ions atteignent la saturation beaucoup plus rapidement que les hydrates ;

- La vitesse de précipitation des hydrates est supérieure à celle de la dissolution de la pouzzolane. Les hydrates précipitent sur la pouzzolane de la solution et conduit à un blocage cinétique de la action si cette couche n’est pas éliminée.

 

 

2.           Cas de l’excès en pouzzolane (Solution insaturée et pH faible) Nous obtenons une solution insaturée et donc un pH faible ce qui entraîne un blocage dans la dissolution de la Pouzzolane.


 

 

Or, la dissolution de la Pouzzolane engendre la consommation des ions hydroxydes et des ions calcium.

 

 

II.3.5. Réaction Pouzzolanique

 

 

Les pouzzolanes naturelles contiennent de 60-85% de silice (SiO2) dalumine

(Al2O3) et doxyde de fer (Fe2O3) (BESSENOUCCI, 2010).

En présence d’eau et de chaux, à des températures ordinaires, comme mentionné par la norme ASTM C125-07, elles vont former des silicates de calcium hydratés, semblables à ceux produits par l’hydratation du silicate tricalcique (C3S) (C3A. SiO2), compo principal du ciment portland. Les actions pouzzolaniques et hydrauliques peuvent s’écrire globalement comme suit :

o CaO + SiO2 + H2O ----> CSH (Réaction pouzzolanique)

 

 

o 3 CaO.SiO2 + H2O ----> SCH + Ca (OH)2

 

(Réaction d’hydratation du ciment portland).

 

Nous remarquons donc que la action pouzzolanique consomme de l’hydroxyde  calcium  ou  «  Portlandite  »,  Ca(OH)2,  contrairement  à l’hydratation du clinker qui en libère.

 

Massaza a mont que la réaction pouzzolanique ne se produit que lorsque la silice et lalumine sont constitutives de « Phases vitreuses » ou « amorphes », à la seule exception des zéolites qui sont des minéraux cristallisés.

 

 

II.3.6. Produits de la réaction pouzzolanique

 

 

 

MALGUORI, dès 1960 avait compilé des nombreux résultats détudes menées

sur les produits de la action. Il recensait :

o Silicate de calcium hydraté (CSH) ;

o Aluminate tetracalcique hydraté (C4  AH13) et sous certaines conditions ;

o Ettringite (3CaO.Al2O3.3SO4 Ca.32H2O;

o Monosulfo aluminate (3CaO.Al2O3.CaS04. Al2 H2O).

Compte    tenu du fait que la action pouzzolanique consomme de l’hydroxyde de calcium, les méthodes chimiques généralement utilisées pour évaluer  lactivité  pouzzolanique  d’un  matériau  consiste  à  déterminer  la


 

 

quantité de chaux fixée par ce matériau après un certain temps, ou à déterminer le taux de silice ou dalumine (active) solubilisé par un traitement approprié.

 

 

De manière générale, les paramètres influençant les actions pouzzolaniques sont la nature des phases actives et leur proportion :

o La teneur en SiO2 ;

o Le rapport chaux/pouzzolane dans le mélange ;

o La durée de cure ;

o La finesse de la pouzzolane ; o Le rapport E/C du mélange ; o La température.

 

 

II.3.7. Condition de pouzzolanicité et indice de pouzzolanicité

 

 

Trois paramètres principaux conditionnent la activité des matériaux :

o Sa composition chimique (silice, chaux, alumine),

o Son degré de vitrosité,

o Son activité pouzzolanique.

 

 

Selon la norme ASTM C618 89, les matériaux pouzzolaniques vérifient :

o % SiO2 + %Al2O3 + %Fe2O >70% (ASTM C 618)

o Teneur en verre %SiO2   %CaO <34%

o Indice dactivité 0.67 < I < 1 ;

 

 

Détermination   de   l’activité   pouzzolanique  (méthode   directe/méthode

indirecte)

Méthode indirecte par Mesure mécanique.

 

 

C’est le rapport des résistances à la compression des mortiers fait avec ajout de pouzzolanes (25%) sur ceux sans ajout à lâge de 28 jours.

Selon  la  norme  française  NFP  18 310,  la  composition  des  pouzzolanes naturelles doit être conforme au tableau 7 ci-dessous :

 

 

Tableau 7. La composition des pouzzolanes naturelles

 

SiO2

Al2O3

Fe2O3

CaO

MgO

Ip

42-55%

12-24%

8-20%

4-11%

1-10%

>=75%


 

 

Indice d’activité I

 

 


R       (mortier75%ciment - 25%addition)

I    = ç =                                                               C 28 j         ÷


et    0.67 < I < 1


æ

28           ç

è


RC 28 j


ö

ø

 
(mortier100%Ciment)          ÷


 

 

I : indice de pouzzolanicité ou indice dactivité pouzzolanique est un rapport entre la résistance à la compression dun mortier contenant des proportions de pouzzolane naturelle de 28 jours et un mortier témoin de qualité ordinaire de même âge.

 

 

 

II.3.8. Effet de la pouzzolane

 

 

La pouzzolane confère aux bétons les propriétés suivantes :

 

 

o A l’état frais

 

 

Les pouzzolanes améliorent louvrabilité, la plasticité, la tention d’eau et une bonne homogénéité couplée à une duction de la tendance au ressuage. Elles duisent la chaleur d’hydratation, cet effet se traduit par une réduction sensible de la fissuration.

 

 

 

o A l’état durci

 

 

Les  pouzzolanes  améliorent la cohésion interne ainsi qu’une augmentation de  compacité  de  la  pâte  de  ciment.  La  ductiode  porosité  qui  en découle pour toute la matrice ciment se traduit par une série d’effets favorables :

-    Accroissement de la résistance finale ;

-    gère diminution du retrait et fluage ;

-    duction de la perméabilité à l’eau jusqu’à des valeurs détanchéité ;

-    Amélioration de la résistance aux sulfates, aux chlorures et à dautres types dagressions chimiques ;

-    Protection des armatures contre la corrosion ;

-    Une duction générale de la teneur en hydroxyde de calcium dans le béton avec deux conséquences bénéfiques ;

-    Une    réduction    notable    du    risque dapparition d’efflorescence de

chaux sur les faces exposées du béton ;


 

 

 

 

-    Une très nette amélioration de la résistance du ton aux eaux douces

;

 

 

Les ciments pouzzolaniques trouvent encore un domaine dapplication beaucoup plus important dans la construction des ouvrages hydrauliques (barrages, batardeaux, ponts)

En effet, pour limiter l’échauffement lors de la prise du béton, il est recommandé d’utiliser un ciment à faible dégagement de chaleur tels que les ciments pouzzolaniques et/ou les ciments au laitier des hauts fourneaux.

 

 

Une des caractéristiques de ces ciments est que « la prise s’effectue plus lentement » que pour un ciment usuel, ce qui retarde par conséquent le décoffrage.

En outre, les résistances à la compression à 90 jours sont sensiblement basses. Par contre la maturation du béton continue à évoluer et les résistances finales sont beaucoup plus satisfaisantes.

 

 

Léchauffement plus lent rend plus efficace les mesures de refroidissements artificiels, et les températures maximales observées sont lus basses qu’avec des ciments usuels.

Un des autres avantages est que la maturation du béton est lente, le retrait

s’effectue sur un béton peu déformable et la fissuration est réduite au mieux.


 

 

Chapitre III. RESULTATS D’ANALYSES ET ESSAIS AU LABORATOIRE III.1. Matériaux de substitution du clinker

Toriquement, un ciment portland est essentiellement compo du clinker et du sulfate de calcium. Industriellement et pour économie d’énergie, une partie de clinker peut  être  remplacée par des additions minérales comme les laitiers de haut fourneau, les cendres volantes, les pouzzolanes (naturelles) et les fillers.

 

 

Comm lidéa est de retrouver un solide offrant presque les mêmes propriétés structurales et cristallographiques, la maitrise du polymorphisme dans les phases minéralogiques s’impose. Le matériau, sur le plan de sa minéralogie, doit absolument renfermer les quatre principales phases minéralogiques du clinker mais aussi sur le plan de sa composition élémentaire, ce matériau doit avoir un apport en chaux CaO pour compenser tant soit peu, la chaux partie avec le clinker substitué. Au-delà de tout cela, le matériau se doit de présenter une activité chimique.

 

 

Ainsi,  dans  loptique de contribuer à la réduction des émissions du dioxyde de carbone dans la production du clinker-Portland, sur laxe des matières premières, nous   proposons la substitution partielle du clinker par des matériaux locaux trouvables dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Et en particulier, nous optons pour les matériaux dont les formations géologiques parents sont pourvues   d’une   activité hydraulique   en présence de la chaux (la réactivité pouzzolanique)

 

 

Doù la cessite de proder à des radio-analyses avec les rayonnements- X au moyen de la :

1.  Diffraction-X sur poudre pour une cristallochimie,

2.  Fluorescence-X sur Perle et Pastille pour la composition élémentaire.

 

Parce qu’il est clairement possible que la nature d’un polymorphe puisse avoir une influence sur les propriétés d’un solide, ici nous disons la activité chimique du ciment.

Il s’agira pour nous de déterminer par la diffraction des rayons X, la nature et la proportion du ou des polymorphes présents dans notre matériau de substitution.

Les  phases  minéralogiques étant mélangées dans  une  roche on  devrait

s’appuyer  sur  la  disposition  récente  dordinateurs  puissants  et  sur  des


 

 

programmes efficaces permettant l’utilisation de la diffraction des rayons X

comme outil danalyse dans les mélanges de phases.

 

 

Daprès l’étude de KAMATE 2018, la description minéralogique des laves de

2016, 2002 et 1977 renseignent que la roche du volcan Nyiragongo renferme un taux assez élevé dalcalis (Na2O et K2O), un peu au-dessus de 10%, taux demandant beaucoup de préalables pour utiliser cette roche comme substitut du clinker-Portland.

C’est ainsi qu’il nous a été plausible dopérer notre choix sur une roche volcanique, le Basalte, que nous avons échantillonné à Goma, dans la province du Nord-Kivu (Fig.16) .

 

 

Fig. 16. Cartographie de stations.

 

 

Le  tableau  8  présente  les  coordonnées  (La  longitude,  La  latitude  et

lAltitude) de chaque stations.

 

 

Tableau 8. Coordonnées ographiques de différentes Stations

 

Station

Longitude

Latitude

Altitude

1

29° 13 33,03’’

1° 3928,85’’

1550 m

2

29° 13 45,31’’

1° 3912,98’’

1552 m

3

29° 13 27,14’’

1° 3955,46’’

1565 m

4

29° 13 53,82’’

1° 3852,35’’

1559 m

5

29° 14 29,18’’

1° 3857,10’’

1573 m

6

29° 14 12,32’’

1° 3828,13’’

1580 m

7

29° 14 43,91’’

1° 3831,40’’

1594 m

8

29° 14 33,43’’

1° 385,70’’

1624 m


 

 

 

 

Des  analyses  par  diffraction-X,  par  Fluorescence-X  et  essais  de pouzzolanicité, sur cette roche, ont été des préalables pour la suite de notre étude qui portera sur lanalyse de linfluence de la substitution sur les propriétés des matrices cimentaires (Caractérisation, Performances, Durabilité).

 

 

Ces analyses passent par des outils appropriés :

1.  Analyse chimique par fluorescence-X ou par Titrimétrie,

2.  Calcul et évaluation de la minéralogie par Bogue(Empirique),

3.  Évaluation de la Minéralogie par DRX

4.  Identification des minéraux par Microscopie.

 

 

Dans l’intérêt de trouver un o-matériau de substitution au clinker, présentant des propriétés similaires au clinker et afin datteindre les objectifs que nous nous sommes fixés au commencement de ce travail, les roches volcaniques du Nord-Kivu (Goma), précisément le Basalte était notre axe de choix, compte tenu

o De leur canisme de formation ;

o De leur cinétique de refroidissement ;

o De leur caractère pouzzolanique ;

o Des minéraux qu’elles renferment ;

 

 

III.2. Analyses et essais sur la roche

 

 

III.2.1. la macroscopie

 

 

Macroscopiquement, la roche présente une coloration noire, des pores suite à l’échappement de gaz, elle est dense, les minéraux ne sont pas identifiables.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fig. 17. Le basalte


 

 

III.2.2. Microscopie

 

 

o Lame mince CM

 

 

Au microscope la lame (Fig. 18) présente une texture microlitique. Elle est mise en évidence par des baguettes de clinopyroxènes aciculaires de teinte jaunâtre en LPA et incolore en LPNA. Ces baguettes sont mélangées avec des cristaux xénomorphes et des amas informes de néphéline, de teinte blanche ou grise en LPA et incolore en LPNA.

Entre ces néphélines s’observent des cristaux isolés dolivine, de teinte jaune ou vertre en LPA et incolore en LPNA. Ces cristaux dolivine sont xénomorphes.

La roche renferme aussi des minéraux opaques.

La roche est une Néphélinite à leucite et olivine (basanite).

 

 

Fig. 18. Microscopie par lames minces de Basalte.

 

 

III.2.3. Essai Los Angeles [EN 1097-2]

 

 

Il s’agit d’un essai qui conduit à la mesure des résistances combinées aux chocs et à la détérioration progressive par frottement réciproques des éléments  d’un  granulat.  Cmode  opératoire  s’applique  aux  granulats utilisés pour la construction des chauses et des bétons hydrauliques.

 

 

Lessai Los Angeles (LA) ou résistance à la fragmentation caractérise la résistance au choc d’un granulat. Léchantillon est préparé   de façon normée. Mêlé à des corps broyants, il est soumis à un broyage à sec dans un cylindre tournant autour de son axe dans des conditions appropriées (rappelant les broyeurs à boulets (Schéma de lappareillage et quelques paramètres de mise en œuvre, le tamisât est pesé et le coefficient L.A est déduit par calcul. Un granulat résiste dautant mieux à la fragmentation par


 

 

choc que ce coefficient L.A est faible.  Lessai est gi par la norme NF EN

1097-2 (Norme définissant et donnant le     mode opératoire de l’essai Los

Angeles).

 

 

o Principe de l’essai

 

 

Lessai Los-Angeles permet la mesure de proportion pondérale des éléments inférieurs à 1.6mm (Fig. 19) ; cette proportion est produite par la fragmentation du matériau testé suite au choc des boulets normalisés dans un cylindre en 500 rotations durant 15 minutes (Tableau 9).

 

 

Les classes sont retenues pour l’essai Los Angeles :

Classe A :LA<30 ; Classe B :30<LA<35 ; Classe C :35<LA<40 ; Classe D :40<LA<50

 

 

Tableau 9. Granulats Essai Los Angeles, 1990, AFNOR, NF P 18-57.

 

Classe granulaires (mm)

Fractions

Nombre des boulets

Poids total de la charge (gr)

Poids        des fractions (gr)

4 – 6.3

 

7

3080 ± 20

5000 ± 2

6.3 – 10

 

9

3960 ± 25

5000 ± 2

10 – 14

 

11

4840 ± 25

5000 ± 2

10 – 25

10 – 16

16 – 25

11

11

4840 ± 25

4840 ± 25

3000

2000

16 – 31.5

16 – 25

25 – 31.5

12

12

5280 ± 25

5280 ± 25

2000

3000

25 – 50

25 – 40

40 – 50

12

12

5280 ± 25

5280 ± 25

3000

2000

 

 

 

Selon la norme Européenne NF EN 1097-2, le coefficient Los Angeles doit être inférieure à 25 ou 30, pour que le matériau soit utilisé comme granulat en génie-civil et compris entre 30 et 40 (moyen à faible) pour être utilisé comme granulats dans les bâtiments.


 

 

 

Fig.  19.  Essai  Los  Angeles sur  concassé  Basalte-Goma au  laboratoire de

Polytechnique-Unikin

 

 

Apres avoir effect l’essai Los Angeles au laboratoire de Polytechnique de lUniversité de Kinshasa, le résultat trouvé est présenté dans le tableau 10 ci- après :

Tableau 10. Essai Los Angeles sur concassé Basalte-Goma

 

 

Essai    de     Résistance     à

labrasion (LOS ANGELES)

Laboratoire                 :                 Génie- Civil/Polytechnique

Identification                   de l’échantillon : BASALTE Classe granulaire : 10-25

Date : 28 Aout 2020

Opérateur : Mr PATIENCES

Nombre de boulets

11

Masse          sèche           de

l’échantillon

5000 gr

Refus au tamis de 1.6mm

4129 gr

Tamisât au tamis 1.6mm

871 gr

Coefficient  Los   Angeles

LA

17 %

Classe du matériau suite à son LA<30

CLASSE A

 

 

III.2.4. Altération des roches magmatiques (volcanique).

 

 

Les formations volcaniques peuvent subir des processus de transformations suite aux altérations dont les éléments résultants sont dépendants des conditions climatiques, omorphologiques et hydroologiques de la zone détudes.


 

 

Le diagramme Los-Angeles versus Résistance à l’écrasement sous choc peut renseigner sur le degdaltérabilité d’une roche volcanique.

Lorsque le coefficient los Angeles est au-delà de 38%, la roche commence à s altérer. Si par contre le coefficient Los Angeles est inférieur à 38%, la roche est saine [ISTED,1987].

 

 

Notre roche (Basalte de Goma) présente un coefficient Los Angeles de 17% (voir le tableau ci-dessus). Ce qui nous pousse à confirmer, en s’appuyant sur le diagramme de la fig. 20, que la roche est saine.

 

 

Fig. 20. Diagramme détude daltérabilité de roche (ISTED,1987)

 

 

 

 

III.2.5. Essais à la compression uni-axiale (Résistance à la Compression)

 

 

Définition et Principe de l’essai

 

 

La résistance à la compression sur roche, autrement appelé R-C, est l’effort de compression uni-axial atteint à la rupture complète du matériau puis réduit à laire de la surface offerte.

Elle représente la capacité d’un matériau ou d’une structure à supporter les charges qui tendent à l’écraser par compression.


 

 

Tout au long de cet essai, léchantillon se raccourcit et s’élargit. La déformation relative est « gative » en ce sens que la longueur de l’échantillon diminue. La compression génère et amplifie les irrégularités latérales de léchantillon et, au-delà dune contrainte se définissant comme un seuil critique, l’échantillon est susceptible de fléchir puis de rompre.

Le  tableau  11  donne  le  degré  de  la  résistances  à  la  compressiode quelques roches.

 

 

Tableau 11. Résistance des Roches.

 

Description     de      la résistance

Résistance         à         la compression RC (MPa)

Exemple

Très faible

1 à 25

Craie, Sel

Faible

25 à 50

Charbon, calcaire, schiste

Moyenne

50 à 100

Grès, ardoise, argilites

Forte

100 à 200

Marbre, granite, gneiss

Très forte

>200

Quartzite, basalte

 

 

 

Dans le cadre de notre étude, au laboratoire de béton de la faculté Polytechnique de lUniversité de Kinshasa, quatre échantillons de la roche Basalte  (Tableau  12)  ont  été  soumis  à  l’essai  de  la  résistance  à  la compression uni-axiale sur carotte.

 

Tableau 12. Charge de rupture sur différents échantillons de Basalte-Goma au laboratoire Polytechnique-Unikin.

 

Echantillons

Dimensions

Hauteur(cm)/Diamètre(cm)

Masse

(gr)

Charge de rupture (kN)

1

11.2*5.6

636

750

2

11.2*5.6

645

750

3

11.2*5.6

629

680

4

11.2*5.6

633

720

 

 

 

Les résistances à la compression de ces quatre échantillons de roche sont présentées dans le tableau 13.


 

 

Tableau 13. Résistance à la compression du Basalte-Goma au laboratoire

Polytechnique-Unikin.

 

 

Echantillons

Surface comprimée (cm2)

Charge (kN)

RESISTANCE (MPa)

1

24.6

750

305

2

24.6

750

305

3

24.6

680

276

4

24.6

720

293

Moyenne

24.6

725

295

 

 

III.2.6. Analyse par diffraction aux rayons X (XRD) Généralités sur XRD

La diffraction par un ensemble de microcristaux (poudre) (fig.21) est celle utilisée dans le cadre notre étude.

La poudre cristallisée, ou le polycristal, est compo d'une multitude de petits grains,  eux  même  pouvant  comportemaints  petits  monocristaux (cristallites). Ces cristallites diffractent le faisceau qui leur arrivent de façon cohérente selon la loi de Bragg. Des cônes vont se former et présenter des cercles concentriques appelés anneaux de Debye.

 

 

Fig. 21. Diagramme de diffraction d’un échantillon de poudre

 

 

Des précautions s’imposent pour préparer l'échantillon afin d’en acquérir

des données en diffraction des rayons X sur poudre beaucoup plus fidèles.

 

 

C’est ainsi que trois points semblent importants :

 

 

a) La statistique de comptage : dépend de la quantité de matière diffractante, autrement dit au nombre de cristallites en position de


 

 

diffraction. Il faut utiliser le plus grand volume possible de poudre pour fiabiliser ce point.

b) La taille des grains : pour éviter le phénomène de micro -absorption, une poudre homogène ayant des grains de petite taille s’imposera. Quand léchantillon sera moyennement absorbant, des grains de tailles inférieures ou égales à 10μm seront nécessaires.

c) L'orientation des grains

 

 

Les informations obtenues en DRX sur poudre portent sur une dimension, la direction 2*thêta (Fig.22).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fig. 22. Représentation d’un diagramme de poudre constitué de quelques raies (obtenues par Projection des cônes de diffraction).

 

 

Il est beaucoup plus avantageux de travailler sur un échantillon de poudre notamment dans le cas d’un échantillon présentant une polymorphie (KENFACK, 2014), tel est le cas du ciment et autres roches.

Dans la diffraction sur monocristal et de poudre, le rayonnement diffracté est aussi  porteur des  informations sur  la  nature de  la  maille, la  position des atomes dans une maille et leurs facteurs dagitation thermique anisotropes (KENFACK, 2014).

 

 

Il s’agit d’une technique d’étude qui renseigne sur les structures cristallines

qui forment le matériau analysé.

Elle permet de reconnaitre des produits ayant la même composition chimique brute, mais une forme de cristallisation différente (phénomène de polymorphisme).

 

 

Pour le diffractomètre à proton BRUKER (Fig. 23), de la cimenterie de Lukala, l’échantillon est duit en poudre (80μm) à laide du broyeur de marque RETSCH) et est pla dans un diffractomètre à proton qui fournira les informations dans les 16 minutes suivant le début de lopération. Les phases minéralogiques qui nous avaient intéressé sont celles que renferme le Clinker Portland, à savoir, Lalite, la bélite, la celite et la ferrite. Ces phases se retrouvant naturellement dans le basalte sous dautres appellations.


 

 

 

 

Fig. 23. Diffractomètre à protons

 

 

La diffraction X permet d’identifier les phases minérales et faut-il encore qu’elles soient bien présentes et bien cristallisées à des teneurs supérieures à deux pourcents (2%) en volume déjà. Les phases anhydres du clinker sont suivies, ainsi que les mêmes phases anhydres dans la roche de substitution.

 

 

Selon la torie, le basalte renferme les principaux minéraux suivant :

o Les plagioclases (50 %)

o Les pyroxènes (25 à 40 %)

o Les olivines (10 à 25 %)

o Les magnétites (2 à 3 %)

 

 

III.2.7. Analyse par fluorescence aux rayons X

 

 

Notons  de  primabord  que la  spectrométrie des  rayons-x  a  beaucoup

dapplications entre autres :

 

 

o Contrôle qualité en industrie,

o Investigation des matériaux pour analyse qualitative et quantitative

o Outil  dappui  à  la  production, a  la  décision  dans  la  recherche et développement

o Complément à lanalyse par voie chimique et à la microstructurale.


 

 

Le développement en progression des spectromètres de fluorescence-X (XRF), offre deux axes qui sont :

 

 

o La dispersion de longueur dondes(WD-XRF) (Fig.24)

 

 

Fig. 24. Schéma technologie de spectroscopie-X WD (Valerie, 2014).

 

 

La dispersion d’énergie (ED-XRF) (Fig.25).

 

 

Fig. 25. Scma technologie de spectroscopie-X ED (Valerie, 2014).

 

 

Ce  développement  a  fait  des  techniques  ED-XRF  et  WD-XRF  un  outil d'analyse chimique très utilisé, elles trouvent leurs applications dans des domaines  aussi  variés   que  la  ologie,  l biologie,  l'archéologie,  la médecine et les sciences des matériaux (VALERIE, 2014).

 

 

ED-XRF à excitation secondaire (Mo, Cu) se prend bien pour les éléments allant de lAl au Zr. Le dosage des éléments légers, pose des sérieuses difficultés  à  cause  de  labsorption  dans  lair  et  l’efficacité  faible  du détecteur à basse énergie. Les éléments majeurs dosés sont Si, K, Ca, Ti, Mn, et Fe. Les éléments en trace V, Cr et Ni, sont mal évalués pour les mêmes raisons que dans le cas des sources radioactives (interférences), les autres éléments tels que : As, Rb, Sr, et Pb sont correctement dos.

 

 

WD-XRF présente lavantage dêtre un outil danalyse très performant pour

les éléments majeurs (Na, Mg, Al, Si, P, K, Ca, Ti, Mn, Fe).


 

 

Dans le cadre de notre étude, deux laboratoires ont été utilisés pour les analyses par fluorescence-X sur poudre avec les deux techniques, dispersion d’énergie et dispersion de longueur donde.

 

 

o Le laboratoire du Cren-k ou les analyses demandées ont été faites à laide du spectromètre de fluorescence-X, version énergie dispersive (ED-XRF), XEPOS III (Fig. 26) une méthode multi-élémentaire avec analyse sur échantillon en pastille.

 

 

Fig. 26. Spectromètre ED-XRF Xepos III

 

 

o Le laboratoire du cimentier HEIDELBERGCEMENTGroup a la cimenterie de Lukala, les analyses demandées ont été faites à laide dun spectromètre   d fluorescence-X,  versio dispersio d longueur donde [Wavelength Dispersive X-ray Fluorescence (WD-XRF)], BRUKER S8-TIGER (Fig. 27) avec analyse sur échantillons de pastille et de perle fondue.

 

 

Fig. 27. Spectrométrie de fluorescence X


 

 

 

 

La spectrométrie de Fluorescence X ou en anglais X Ray Fluorescence (XRF) est une technique danalyse élémentaire qualitative et quantitative qui permet de :

o Connaître les éléments constituant l’échantillon (exemple : Calcium, Silicium, Aluminium, Fer…)

o Quantifier les éléments en vue de connaître leur teneur en éléments ou en oxydes.

 

 

Principe

 

 

Le  faisceau  de  rayons  X  (radiations  électromagnétiques  de  longueurs donde comprises entre 0,01 nm et 10,0 nm) arrive à exciter les atomes de l’échantillon à analyser.

Les éléments du cortège électronique peuvent, en effet, être arrachés du niveau d’énergie sur lequel ils sont sits. La place vacante peut ainsi être comblée par des du niveau d’énergie supérieure.

 

 

Ces   transitions  s’accompagnent  également  de  lémission  de  photons

(rayonnement de fluorescence).

 

 

La transition d’un niveau d’énergie de départ vers un niveau d’énergie darrivé laissé vacant par lélectron éjecté laisse place à une raie, et chaque couche fera correspondre une série de raies.

 

 

o Fluorescence de Rayons X à Dispersion de longueur d’onde (WD-XRF)

 

 

Elle  est  basée  sur  l’interaction  des  rayons  X  avec  lmatière  et  utilisant l'aspect ondulatoire du rayonnement, la spectrométrie de fluorescence X à dispersion de longueur d'onde est une technique physique d'analyse multi élémentaire : elle permet la détection et le dosage de la plupart des éléments de la table de Mendeleïev (du Bore à l'Uranium).

 

 

Le développement des spectromètres à haut niveau d’informatisation, vient élargir le spectre dapplication de cette technique. Les domaines tels que la géologie, la biologie, larchéologie, et les sciences des matériaux et celles de l’environnement ne peuvent plus se passer de cette technique.


 

 

Principe et instrumentation

 

 

Lorsque l’échantillon est sollicité par un flux de photons X d'énergie suffisante, il  émet,  à  son  tour,  des  rayons  de  me  nature,  caractéristiques  des éléments qui le constituent. C'est le phénomène même de fluorescence X.

 

 

La séparation des raies d'émission après collimation, est alisée par diffraction  sélective  sur  un  cristal   analyseur,  seule  particularité  de  la dispersion de longueur donde, Le nombre de photons émis est mesu par un compteur proportionnel. Les intensités corrigées des effets inter-éléments sont corrélées linéairement avec les concentrations certifiées des matériaux de férence.

 

 

Du  Détecteur  et  du  mécanisme  de  fonctionnement  dans  la  dispersion

d’énergie.

 

 

Les rayons X issus de lchantillon à analyser vont perdre leurs énergies dans le cristal de Silicium (détecteur) par effet photoélectrique, les photoélectrons produits, exciteront à leur tour les électrons des atomes Silicium de la bande de valence vers la bande de conduction, créant ainsi des paires électron- trou.

 

 

La totalité de charge qui sera produite par les rayons X, sera donc collectée à l'aide d'une tension de polarisation négative créant une sorte de barrière entre  les  zones  p  et  n  du  détecteur,  cette  zone  barrière  doit  être suffisamment épaisse afin de contenir intégralement les photons, son épaisseur  efficace,  obtenue  par  diffusion  contrôlée d'atomes de  Lithium dans le Silicium p, cest le phénomène de solution solide, dopage ou défauts cristallins (impuretés).

 

 

Chaque  rayon  X  capté,  permet  au  détecteur  de  produire  un  signal électrique avec une amplitude proportionnelle à l'énergie de la radiation incidente.

 

 

La chaîne électronique dacquisition est la pièce maitresse qui traitera cette

impulsion à des fins utiles.

 

 

Le  refroidissement  du  détecteur   par un  agent cryogène est obligatoire, ce détecteur est généralement refroidi à l'azote liquide (contenu dans un réservoir)  pour annihiler  au  maximum  le bruit de fond du cristal et évitant ainsi la diffusion des atomes de lithium, très mobiles à température ambiante.


 

 

En     un    mot, on     cherche     à  réduire au  minimum l'effet de l'excitation thermique.

C’est ainsi que, la minimisation du bruit électronique, est assurée par le bon

choix du préamplificateur. En sumé :

o Les photons X qui pénètrent dans le détecteur a semi-conducteur vont provoquer des ionisations dans le semi-conducteur, les paires électrons/trous vont migrer sous l’effet du champ électrique de polarisation et provoquer des impulsions de courant dont la hauteur est proportionnelle à lénergie du photon,

 

 

o La hauteur étant proportionnelle à l’énergie du photon détectée, ce dernier est caractéristique de latome responsable de la transition, ensuite le nombre de fois que les impulsions de même hauteur se répètent donne une idée sur la concentration de lélément, doù Une analyse qualitative et quantitative,

 

Dans le cadre de notre étude, la roche magmatique choisie est analysée pour la suite. Et lanalyse de ce type de roches donne :

 

 

o Les éléments majeurs représentant 99% de la composition chimique de la roche et ayant les concentrations supérieures à 1% en poids dans les matériaux ologiques. Ces éléments sont utilisés dans la classification des roches magmatiques, on lutilise principalement aussi pour connaître la nature des roches vitreuses (Roches constituées de verre).

 

 

o Les éléments mineurs pour des teneurs comprises entre 0.1 et 1% en masses  doxydes,  et  pour  les  roches  magmatiques  les  éléments mineurs typiques sont : S03, P2O5.

 

 

o Les éléments en traces, pour des teneurs inférieures à 0.1%. Les teneurs en éléments-traces sont exprimées en ppm (partie par millions) en masse   déléments Pour   les   roches   magmatiques   typiques,   les éléments en traces les plus importants sont :

 

 

a. Certains alcalins et alcalino-terreux : Ce, Sr, Rb et Ba

b. Les terres rares (Lanthanides) : La, Ce, Pr, Nd, Pm, Sm, Eu, Yb, Lu…

c.  Les éléments de transition : Y, Zr, Nb, Ta, Ni, Cu.

d. Dautres éléments de numéros atomiques élevés (Pb, U, Th)


 

 

 

 

Ils sont utilisés pour chercher lorigine des magmas et donc remonter à la source des roches magmatiques.

 

 

 

Préparation des échantillons

 

 

Deux  techniques  sont  très  utilisées  pour  la  préparation  des  échantillons

(ABDELHAI, 2002):

a. La confection des pastilles et,

b. La fabrication des perles par fusion.

 

 

La confection des pastilles est une technique rapide mais présentant un souci d’effets granulométriques dus à l'hétérogénéité, même pour un broyage affiné.

Ces problèmes granulométriques induisent les effets de matrice qui sont importants dans le cas des éléments légers. Pour doser des éments majeurs (Na, Mg, Al, Si, Ti, P, K, Ca, Fe et Mn) ayant des effets granulométriques importants, les échantillons sont préparés en perles fondues.

 

 

Confectionner les perles, permet d'éliminer par fusion autrement dit vitrification de la poudre de roche, l'effet de grain et les effets de matrice, par contre elle réduit la sensibilité, ce qui rend ce mode de préparation peu adapté à l'analyse des éléments traces.

 

 

o Préparation des perles (ABDELHAI, 2002)

 

 

On  pèse  1  gramme  d'échantillofinement  broyé  (40-60  μm)  dans  une nacelle de porcelaine, on chauffe l'ensemble à 960 °C pendant 2 heures. Après refroidissement, on repese et on note la perte de poids relative au départ des éléments volatiles (F, CO2  et OH-), cette perte au feu doit être prise en compte dans lanalyse.

 

 

Puis il faudra prélever 0.4 gr de poudre calcinée et on y rajoute 0.4 gr de Nitrate de Lithium qui permet doxyder les éléments à leur plus haut degré doxydation, on ajoute ensuite 7.2 gr de fondant de type 100 Tétraborate de Lithium qui permet la dissolution des oxydes, son point de fusion est d'environ

920 °C. On mélange l'ensemble dans un creuset à fusion (en alliage d'or et de platine) et on le place soit dans une peleuse automatique, soit dans un four contrôlé par un opérateur pendant 1/4 d'heure.


 

 

La fusion se fait à 1100 °C. L’ajout de quelques milligrammes d’halogénures de type LiF permet daméliorer l’écoulement de la matre en fusion, les coulées se font dans des coupelles (en alliage d'or et de platine) et lon force le refroidissement, dans un dessiccateur, afin d’éviter la cristallisation. Enfin, on obtiendra un disque de structure vitreuse, homone et de surface parfaitement plane qu’on appelle perle.

 

 

Une  perle  (Fig.  28)  est  un  cylindre  de  verre  de  37mm  de  diamètre  et d’environ  2mm  dépaisseur,  directement  analysable  par  fluorescence  X après élaboration.

Léchantillon est mélangé avec un fondant approprié, puis porté à 1200°C environ  cett température  l fondant  es liquid e dissou par conséquent léchantillon.

 

 

Fig. 28. Echantillon en perle fondue.

 

 

Les fondants largement utilisés sont le Tétraborate de lithium, le Metaborate de lithium et le Tétraborate de sodium. Ils ne sont pas sans cotés négatifs, et la recherche a orienté vers un fondant compo de :

 

 

o Tétraborate de lithium (vitrifiant) 10% ;

o Anhydre borique (oxydant et vitrifiant) 48% ;

o Carbonate de lithium (anti mouillant) 24%

o Oxyde de lanthane (absorbant) 18%.

 

 

La Cilu utilise 66.7%Li2B407 32.83%LiBO2 0.5%LiBr

 

 

Ce fondant est liv aux commerces de façon pré-fondue et avec une granulométrie  située  entre  100  et  500  microns.  Cette  tranche granulométrique présente  un  gain  dans  la  facilité  de  peser automatiquement du fondant, et rend le mélange fondant-échantillon plus aisé tout en facilitant le dégagement gazeux lors du frittage et début fusion.


 

 

Le fondant que nous avions utilisé au laboratoire-Cilu possède donc des propriétés vitrifiantes, oxydantes et absorbantes.

Le creuset utili est un alliage de platine-or-rhodium ou platine-or (95%/5%)

 

 

 

 

o Préparation des pastilles (ABDELHAI, 2002)

 

 

La technique de pastillage consiste à opérer un broyage le plus fin (40-60 μm) et le plus homogène possible dans un broyeur de laboratoire du type en agate ou autre, afin déliminer le mieux possible la structure cristalline et de minimiser les sources dhétérogénéité. Dix grammes de lchantillon mis en poudre seront mélangés à 3 gr de cire (liant), mélange qui sera introduit dans un moule à pastille ou loge préalablement une capsule.

 

 

A l'aide d'une presse automatique une pression de 18 tonnes/cm2 y sera exercée pendant 5 secondes. Après démoulage, il en sortira une pastille (Fig.

29) d’épaisseur de lordre de 5 mm. Le mode de préparation en pastille est

très bien adapté à l'analyse des éléments traces.

La cire utilisée a la Cilu est du C38H76N2O2 de Mm=593.03g/mol

 

 

 

 

Fig. 29. Echantillon de la pastille.

 

 

La spectroscopie de fluorescence-x de léchantillon de la roche volcanique

de Goma analyau Laboratoire de la CILU a donné (Tableau 14) :


 

 

Tableau 14. Analyse chimique du basalte par Fluorescence X / Cilu

 

 

 

Oxydes

Perle fondue

Gamme

1

SiO2

41.93

35 - 78

2

Al2O3

14.65

5 – 22

3

Fe2O3

14.41

0.5 - 15

4

CaO

11.98

0.5 - 17

5

MgO

4.11

0.05 - 30

6

Na2O

5.97

0.3 – 9

7

K2O

5.19

0.05 - 10

8

TiO2

2.89

0.05 - 4

9

MnO

0.26

<<1

10

SO3

1.03

 

11

P2O5

-

 

 

 

 

La    spectroscopie     de    fluorescence-x     d’un    échantillon     d’une    roche

volcanique de Goma analy au Laboratoire du Cren-K a donné (Tableau

15):


 

 

Tableau 15. Analyse chimique par Fluorescence X / Cren-K à titre comparatif du Métabasalte, Basalte, Granite et syénite

 

 

ANALYSE CHIMIQUE

Eléments majeurs (%)/Roches

 

 

Métabasalte

 

 

Basalte

 

 

Granite

 

 

Syénite

1. SiO2

49.72

48 .15

70.21

65.10

2. Al2O3

13.16

13.97

13.45

14.75

3. Fe2O3

9.24

10.72

3.28

4.96

4. CaO

10.92

11.63

1.75

2.27

5. TiO2

0.63

1.10

0.76

1.05

6. MgO

8.83

7.62

0.95

1.89

7. Na2O

3.27

3.06

3.82

3.75

8. K2O

1.42

1.65

4.41

5.06

9 .SO3

0.37

0.28

0.06

0.08

10.P2O5

0.53

0.45

0.24

0.47

 

Eléments traces

(ppm)/Roches

 

Métabasalte

 

Basalte

 

Granite

 

Syénite

11.Cs

-

-

-

0.08

12.Sr

005

0.26

0.005

0.02

13.Rb

0.2

0.14

0.7

0.1

14.Zr

0.1

0.004

0.51

0.03

15.Nd

-

0.02

0.05

-

16.Y

-

0.002

0.07

-

17.Yb

-

-

-

0.2

18.Sm

0.1

0.01

-

0.1

19.Ga

0.2

0.13

0.44

0.3

20.Eu

0.1

0.01

0.01

0.1

21.Mo

1.3

0.7

-

0.8

22.Gd

0.1

0.01

-

0.1

23.Sn

3.4

0.43

0.83

1.8

24.Dy

0.1

0.1

0.1

0.1

25.Zn

0.4

1.3

5.41

1.4

26.Pb

0.8

0.92

2.47

0.4

27.Ni

-

0.34

0.30

-

28.Cu

-

1.4

0.23

-

29.Nb

-

0.22

0.53

-


 

 

 

 

III.2.8. Confection de briquettes destinées aux essais de contrôle-qualité du ciment (NF EN 196-1).

 

 

III.2.8.1. Procédure.

 

 

Confection d’éprouvette 4x4x16 cm3 en mortier normal (NF EN 196-1).

Le mortier normal est un mortier qui sert à définir certaines caractéristiques des ciments et notamment la résistance à la compression. Ce mortier est réalisé conformément à la norme EN 196-1.

Le  mortier normal  est  le  mélange  déléments  secs  1/3  avec  un  rapport

E/C=0.5

La confection conduira à l’essai.

On   fabrique   trois   éprouvettes   parallélépipédiques   en   mortier   normal

(utilisation d’un moule) de dimension 4cm x 4cm x 16cm.

 

 

Lessai de rupture des éprouvettes en compression nous conduit à trouver la contrainte de rupture en compression à j jours dâge du mortier normal. Et c’est la classe vraie du ciment, qui est un paramètre important ayant une influence sur la sistance du béton hydraulique.

Le laboratoire de Heidelbergcement CILU où a lieu la préparation est à température de 20 °C et lhumidité relative supérieure ou égale à 50 %.

 

 

III.2.8.2. Conservation des éprouvettes.

 

 

Elle se fait de la manière suivante (Fig. 30) :

o Placer le moule dans une chambre humide pendant 24 heures,

o Démouler ensuite les  éprouvettes avec  précautions et marquer les éprouvettes,

o Conserver les éprouvettes dans de l’eau à 20 °C (cure humide).

 

 

 

Fig. 30. Cure humide de mortiers.


 

 

 

 

L'objectif de la cure est de conserver le matériau cimentaire dans des conditions  climatiques  (eau  ou  air  libre)  de  sorte  que  l’espace  inter granulaire de la pâte fraîche (pores capillaires) soit au maximum rempli par les produits d'hydratation.

 

 

LACI 308-01 définit la cure du matériau cimentaire comme étant la produre   pour   maintenir   à   l fois   une   humidité   suffisant e une température favorable dans le matériau tout au long de l’hydratation jusqu’au développement effectif des propriétés désirées du matériau (Fig.

31).

 

 

 

 

Fig. 31. Allure du degré d’hydratation en fonction de la température dans le temps.

 

 

 

Avec lâge, la résistance des matériaux cimentaires dont la cure a été faite à température basse est largement supérieure à ceux curés à plus haute température. Plus la température est élevée, plus le développement de la résistance à jeune âge est rapide.

 

 

Selon  la  figure  ci-dessous  (Fig.  32),  après  trois  jours  d’hydratation,  la résistance du matériau cimentaire à 20°C rattrape celle des matériaux à 40 et 60°C. Mais au terme des 28 jours, elle les dépasse, alors que le développement du matériau à 60 °C évolue suivant un plateau.


 

 

Fig. 32. Lévolution de la compression, dans les matériaux cimentaires, en

fonction de la température.

 

 

 

 

Les travaux de E. Gallucci ayant mesuré la porosité capillaire par analyse dimage. Ces travaux montrent que la porosité est satisfaisante ou minimale pour 5 et 20 °C (Fig. 33).

 

 

Fig. 33. L’évolution de la porosité, dans les matériaux cimentaires, en fonction

de la température.

 

 

On distingue deux comportements : à très jeune âge, plus la température est basse, plus la porosité est élevée. Ceci est l aux faibles taux d’hydratation mesurés. Mais il y a rapidement, une inversion des tendances avec des porosités plus fortes à haute température.

 

 

Pour ces quelques raisons, la cure normalisée se fait à basse température, 20

°C.


 

 

III.2.8.3. La formulation des briquettes Basalte-Goma a. Le sable

Le sable normalisé (Tableau 16) que nous avons utilisé à la cimenterie de

Lukala est un mélange de deux types de sable, le sable fin de Luila d’une part et le sable grossier de Nsiamfumu/Muanda de lautre. Les deux sites de prélèvement se trouvant tous dans la province du Kongo-central.

 

 

Tableau 16. Taille et population dans le sable standard.

 

 

Dimensions des tamis

Dimensions tamis

Quantité (gr)

Quantité (gr)

Quantité (gr)

mm

Mailles/cm2

Cilu

 

Normensand

DIN

 

2.00

16

 

0

0

 

0

1.50

25

 

330

325

 

242

1.00

36

 

222

221

 

208

0.50

144

 

365

363

 

455

0.15

1600

 

267

266

 

258

0.09

4900

 

166

160

 

184

Passants

 

 

0

3

 

3

Total

 

 

1350

1339

 

1350

 

 

 

b. Le ciment de laboratoire

Ciment 45micron / Refus 21.05% /SSB 4658 cm2/gr

 

 

Le ciment de laboratoire utilisé pour un échantillon de la roche de Goma, a été produit par nous-mêmes au laboratoire de la CILU (Tableau 17)en mélangeant en masse, 97% de clinker et 3% de gypse le tout pla dans un broyeur à boulets jusqu’à une finesse de 45microns refus 21.50%. La Blaine était de 4658 cm2/gr. Ainsi le ciment de base était du CEM I-42.5

La roche quant à elle était broyée avec la même finesse mais avec un très faible pourcentage de refus.

La caractérisation s’est faite aux rayons X aux moyens des pastilles et perles

fondues.


 

 

Tableau 17. Analyse par fluorescence-X du clinker, du gypse, du basalte ainsi

que du ciment résultant CILU

 

 

 

 

 

Oxydes

 

Clinker

 

Gypse

Portland

(97%-3%)

Portland

(97%-3%)

Basalte- Goma

Ciment Pouzz. (95%-5%)

Analyse

XRF

Analyse

XRF

Analyse

XRF

 

Calculé

Analyse

XRF

 

Analyse XRF

SiO2

22,08

4,26

21,05

21,5454

41,93

22,094

Al2O3

6,09

1

5,63

5,9373

14,65

6,081

Fe2O3

4,08

0,62

3,85

3,9762

14,41

4,378

CaO

64,49

36,03

59

63,6362

11,98

56,649

MgO

2,11

0,19

1,89

2,0524

4,11

2,001

Na2O

0,35

0

0,26

0,3395

5,97

0,5455

K2O

0,56

0,16

0,37

0,548

5,19

0,611

SO3

0,81

40,07

1,65

1,9878

1,03

1,619

MnO

0,03

0,01

0,04

0,0294

0,26

0,051

P2O5

0,09

0

0

0,0873

0

0

TiO2

0

0,07

0

0,0021

2,89

0,1445

 

 

 

Ce  ciment  avec  pouzzolane  sera  soumis  par  la  suite  à  un  protocole expérimental pour briquettes de mortier standard. [NF EN 196-1]

 

 

c.  Confection des éprouvettes

 

 

o Confection des  éprouvettes  et  condition  de  conservation  selon  la norme NF EN 196-1. Un type d’éprouvette devant être do pour 100% de matières ches (liant et granulat) 1/4 liant hydraulique (ciment) et

3/4 sable (Tableau 18); Puis nous substituons au ciment (5%, 10% et

20%) de pouzzolane pour en suivre les caractéristiques.

 

 

o Suivi de performances mécaniques du ciment avec pouzzolane.

Pour la détermination de la  résistance mécanique, les  éprouvettes sont de dimension 40x40x160mm3. Ces éprouvettes ont subi des essais de traction par flexion puis les demi-prismes obtenus ont é soumis à la compression à différentes écances après cure (conservation sous eau à 20°C) : 2 jours, 7 jours et 28 jours.

 

 

La cure de nos mortiers standards s’est faite de façon humide a température préférentielle de 20 °C.


 

 

Tableau 18. Taille et population dans le sable standard.

 

 

Mortier

Sable     normalisé

(gr)

Ciment    Cilu

(gr)

Roche poudre(gr)

Eau    distillée

(ml)

Témoins

1350

450

0

225

M25

1350

337.5

112.5

225

M20

1350

360

90

225

M10

1350

405

45

225

M5

1350

427.5

22.5

225

Rapports

Eau/Liant

Sable /Liant

 

 

Rapports

0.5

3/1

 

 

 

 

A écance, les trois éprouvettes par formulation sont rompues en flexion et en compression. La norme EN 196-1 définit les classes de résistance des ciments daprès leur résistance à 2, 7,14 et 28 jours. Ces âges sont à observer en vue de la vérification de la conformité d’un ciment.

 

 

Pour plus de précisions, les essais de résistance à différents âges sont dans les limites EN 196-1 ci-dessous (Tableau 19) :

 

 

Tableau 19. Temps limite des essais de résistance à différents âges

 

Ages

2 jours

7 jours

28 jours

Précisions

48h ± 30 min

7j ± 2h

28j ± 8h

 

 

Trois prismes rompus en flexion donneront six demi-prismes pour compression. Pour la compression par exemple, les résultats sont arrondis à 0.1MPa près, enfin d’en faire la moyenne. Dans le cas où l’un des six résultats s’écarte de

10%  de  cette  moyenne,  il  est  absolument  écarté  et  la  moyenne  sera calculée partant de ces cinq résultats restants. Notons que si un de ces cinq résultats restants s’écartent à nouveau de 10% de cette moyenne, la série de toutes ces mesures est écartée.

 

 

Dans  ce  cas,  il  faut  chercher  les  raisons  de  cette  dispersion  dans  le malaxage, la mise en place, la conservation…

Toutefois si le résultat est satisfaisant, c’est cette moyenne obtenue qui est

adoptée comme résistance du ciment à cette écance considérée.


 

 

Résultats de substitution

 

 

o Evolution  des  résistances  du  mortier-témoin  100%  ciment  et  des mortiers avec substitution progressive de 0, 5,10 et 20% poudre de Basalte-Goma, sur base d’un ciment R28=44.5MPa (Tableau 20).

 

 

Tableau 20. Ecrasement de mortiers basalte 100-0, 95-5 ,90-10 et 80-20.

 

 

 

Eprouvette

0 % Pouzz

5 % Pouzz

10 % Pouzz

20 % Pouzz

 

 

2 jr

Eprouvette 1

20.2

19.4

18

13.7

Eprouvette 2

19.8

19

17.6

13.2

Eprouvette 3

18.5

18.3

18.1

13.9

Moyenne

19.5

18.9

17.9

13.6

 

 

7 jr

Eprouvette 1

37

28

35.8

22.7

Eprouvette 2

36

28.3

36.8

23.5

Eprouvette 3

37.1

28

37.2

23.1

Moyenne

36.7

28.1

36.6

23.1

 

 

28 jr

Eprouvette 1

43.5

38.4

33.2

32.3

Eprouvette 2

44.8

39.6

34.3

33.7

Eprouvette 3

45.2

39.3

34.5

33.3

Moyenne

44.5

39.1

34

33.1

 

 

 

 

 

o Evolution des résistances du mortier-témoin 100% ciment et du mortier avec substitution de 25% poudre de Basalte-Goma, sur base d’un ciment 42.5MPa (Tableau 21).


 

 

Tableau 21. Ecrasement de mortiers basalte 100-0 et 75-25.

 

 

 

Eprouvette

0 % Pouzz

25 % Pouzz

 

 

2 jr

Eprouvette 1

12.2

23.3

Eprouvette 2

13.1

23.2

Eprouvette 3

12.8

23.7

Moyenne

12.7

23.4

 

 

7 jr

Eprouvette 1

22.6

31.2

Eprouvette 2

23

31.4

Eprouvette 3

23.1

31.9

Moyenne

22.9

31.5

 

 

14 jr

Eprouvette 1

30.5

39

Eprouvette 2

30.4

40

Eprouvette 3

31.2

39.8

Moyenne

30.7

39.6

 

 

28 jr

Eprouvette 1

32.4

42.2

Eprouvette 2

32.5

42.7

Eprouvette 3

32.9

42.6

Moyenne

32.6

42.5

 

 

 

 

 

o Evolution  des  résistances  du  mortier-témoin  100%  ciment  et  des mortiers avec substitution progressive de 0, 5,10 et 20% poudre de Basalte-Goma, sur base d’un ciment RC28=44.5MPa (Tableau 22).

 

 

Tableau 22. Ecrasement de mortiers basalte 100-0, 95-5 ,90-10 et 80-20.

 

 

 

Eprouvette

0 % Pouzz

5 % Pouzz

10 % Pouzz

20 % Pouzz

 

 

2 jr

Eprouvette 1

2.8

3.1

3

1.8

Eprouvette 2

3.3

3.6

3.4

2.3

Eprouvette 3

2.9

3.5

3.8

1.9

Moyenne

3

3.4

3.4

2

 

 

7 jr

Eprouvette 1

4.2

4.4

3.8

3.2

Eprouvette 2

4.6

4.8

4

3.6

Eprouvette 3

4.7

4.3

4.2

3.4

Moyenne

4.5

4.5

4

3.4

 

 

28 jr

Eprouvette 1

5.8

5.9

5.5

5.3

Eprouvette 2

6

6.3

5.9

5.8

Eprouvette 3

6.5

5.8

6

5.4

Moyenne

6.1

6

5.8

5.5


 

 

Lindice de pouzzolanicité étant le rapport des résistances (à 28 jours) du mortier avec proportion de la pouzzolane et du mortier témoin, le tableau 23 présente les indices aux différents âges.

 

 

Tableau 23. Indice de pouzzolanicité des écrasements de mortiers basalte

100-0 et 75-25.

 

Echéance    en   jours compression (MPa)

 

2 jours

 

7 jours

 

14 jours

 

28 jours

Mortier à p=25% de substitution (Rp)

 

12.7

 

22.9

 

30.7

 

32.6

Mortier    témoin    0%

ajout (R0)

 

23.4

 

31.5

 

39.6

 

42.5

Indice dactivité pouzzolanique Basalte-Goma

(Rp/R0)*100

54.3%

72.7%

77.5%

76.7%

 

 

 

Les résistances à la compression aux différents âges du mortier témoin et du mortier                 avec    proportion   de    la    pouzzolane    sont    présentées    par    les

histogrammes de la fig. 34.

 

 

RESISTANCE A LA COMPRESSION DES MORTIERS TEMOINS/BINAIRE

45

M 100-0

40                                  M 75-25

 

Zone de Texte: R  sistance     la compression en MPa35

 

30

 

25

 

20

 

15

 

10

 

5

 

0

0        2                            7                                      14                                                                                28

Age en jours

 

Fig. 34. Allure en histogramme des résistances en compression des mortiers

100-0 et 75-25 jusquau 28ème jour

 

 

Sous forme d’histogrammes, l’indice de pouzzolanicité est présenté sur la fig. 35 ci-dessous


 

 

 

INDICE D ACTIVITE POUZZOLANIQUE/ LAMBERT-ELIE-MAX-MBUDI

80

 

70

 

60

 

50

 

Zone de Texte: indice en %40

 

30

 

20

 

10

 

0

0       2                          7                                   14                                                                          28

Age en jours

 

Fig. 35. Allure en histogramme d’indice de pouzzolanicité jusqu’au 28ème jour

 

 

III.2.9. Essai de prise de la pâte de ciment (NF EN 196-3)

 

 

Une fois que le ciment est mélangé avec de l’eau, son hydratation commence et par conséquent les propriétés de la pâte obtenue évoluent dans le temps ; alors tant que cette hydratation n’est pas encore très avancée, la pâte reste malléable voire plastique. Seulement au bout d’un certain temps, le matériau devient de plus en plus difficile à travailler et sa température augmente, il fait prise pour devenir par la suite solide.

 

 

Le début de prise est un des critères de classification des ciments (prise rapide).

Le mortier voit son temps de début et de fin prise être fonction de ceux de la pâte de ciment.

Matériel nécessaire

o Un malaxeur conforme à la norme NF EN 196-1 ;

o Un prisemètre automatique

 

 

Matériaux utilisés : Un ciment de type CEM Un ciment de laboratoire

 

 

Lessai de prise aura donc pour but la déterminer de temps sécoulant entre l’instant où le liant a été mis en contact avec l’eau de gâchage et l’instant ou la te durcie n’est plus pénétrée par laiguille du dispositif, fin de prise.

 

 

o Principe de l’essai

 

 

On détermine le début de prise et la fin prise à laide de laiguille de Vicat qui s’enfonce dans un moule tronconique rempli de pâte. Le début de prise est l’intervalle de temps qui s’écoule  entre l’instant du début de gâchage et


 

 

celui ou laiguille de Vicat ne pénètre plus jusqu’au fond et s’arrête à une

distance du fond du moule supérieur à 4 mm ± 1.

Alors que la fin de prise cest le temps qui sépare le début de gâchage de ciment jusqu’au moment où la sonde portant laiguille ne s’enfonce plus dans la pâte.

 

 

La méthode décrite précédemment, avec aiguille conventionnelle, n’est plus très utilisée dans des laboratoires, au niveau des essais physiques de la cimenterie  de  Lukala,  on  dispose  d’un  nouvel  équipemende  prise :  un prisemètre automatique multiple-tronc.

 

 

Pour le mortier témoin, voici lallure de la pénétration de laiguille de Vicat lors de la mesure du temps de prise (Fig. 36).

 

 

Fig. 36. Temps de début de prise et de fin prise du ciment 100%-Basalte 0%

 

 

De même, pour le mortier avec substitution, lallure de la pénétration de laiguille de Vicat présentée sur la fig. 37.

 

 

Fig. 37. Temps de début de prise et de fin prise du ciment 95%-Basalte 5%


 

 

 

 

 

 

Durant l’essai, le prisemètre est piloté automatiquement par un ordinateur compatible avec lappareil via un logiciel.

Grace effectivement au logiciel instal sur cet ordinateur « application prisemètre », lopérateur introduit les données de l’essai, lance un essai de début et fin de prise, suit son déroulement à l’écran sur une courbe et même sur un tableau de valeurs.

 

 

Les données de pénétration (temps de début et fin prise, courbe de la profondeur de pénétration en fonction du temps, sont automatiquement stockés dans un fichier à chaque pénétration.

Une fois que les nétrations d’un poste seront finies, la visualisation globale ainsi que limpression d’un rapport d’essai sont disponibles, par conséquent un nouvel essai sur le poste libéré peut avoir lieu.

 

 

Un prisemètre automatique avec soft et ordinateur connecté a permis de suivre les temps de prise du ciment.

Lessai de prise était effect sur un mortier normalisé, il est donc alisé sur

pâte normale.

 

 

A la cimenterie de Lukala, nous avions suivi les temps de prise avec les substitutions de Basalte selon le tableau 24 ci-dessous.

 

Tableau 24. Temps de début de prise T1 et de fin prise T2 du ciment avec poudre basaltique de Goma.

 

 

Composition

M0

100-0 %

M5

95-5 %

M10

90-10 %

M15

85-15 %

M20

80-20 %

Proportion d’eau (ml)

132 gr

132 gr

132 gr

132 gr

132 gr

Début prise

123 min 38 s

106 min 01 s

148 min

181 min

193 min

Fin prise

188 min 17 s

182 min 10 s

238 min

259 min

274 min

Temps prise

64 min 39 s

76 min 09 s

90 min

78 min

81 min

 

 

 

Partant des résultats des temps de début et de fin de prise, l’histogramme de

la fig. 38 présente la durée de prise (en rouge)


 

 

 

300

 


 

250


TEMPS REQUIS POUR DEBUT PRISE TEMPS REQUIS POUR PRISE


 

 

200

 

 

Zone de Texte: TEMPS EN MINUTES150

 

 

100

 

 

50

 

 

0

M0                                       M5                                      M10                                     M15                                     M20

MORTIERS AVEC POUZZOLANE DE X %

 

Fig. 38.  Allure en histogramme des temps de prise des mortiers 100-0, 95-5,

90-10, 85-15 et 80-20

 

 

III.2.10. Essai d’expansion - Stabilité. [Le Chatelier]

 

 

Le ciment possède la propriété de se rétracter dans lair et de gonfler en présence d’humidité ou dans l’eau, même sans ajouts expansifs.

Les principales causes de l’expansion sont :

- l’excès de gypse,

- l’excès de chaux libre CaO,

- l’excès de magnésie libre MgO.

 

 

Il existe des essais simples pour la mesure de l’expansion, comme l’essai dit

aiguilles de Le Chatelier. La norme limite le gonflement sur pâte pure à

10mm.

Le moule d’expansion est de la forme cylindrique de 30 mm de diamètre et

30 mm de hauteur, constitués par une feuille de laiton (épaisseur 0,5 mm), comportant deux aiguilles longues de 15 cm (aiguilles Le Chatelier, fig. 39) soudées de chaque côté de la fente.

La variation de l’écartement des ces aiguilles nous renseignera sur la valeur

du gonflement.


 

 

Fig. 39. Aiguille Le Chatelier.

 

 

Mode opératoire

 

 

o On met la pâte préparée sur une plaque de verre et on remplit le moule d’expansion, puis on couvrir avec une deuxième plaque de verre.

o On conserve les aiguilles dans larmoire humide (fig. 40) pendant 24 heures.

 

 

Fig. 40. Armoire humide ou chambre de climatisation/Cilu

 

 

o Ensuite,  on  enlève  les  aiguilles  dlarmoire  humide  et  on  marque l’écartement entre les deux aiguilles, et les mettre dans un bain marie à température 100 °C pendant 3 heures.

 

 

o Ensuite,  on  mesure  l’écart  (pendant  la  confection  du  moule).  La

variation de lécartement représente l’expansion à chaud.

 

 

Dans le cas du ciment avec basalte, les ecarts ont donné 30mm à la sortie de la chambre de climatisation et 30mm après bain chaud.


 

 

III.2.11. Prediction de resistance et modèle mathématique de MENAD MOHAMED

 

Lexpression de la résistance à la compression du mortier contenant de la pouzzolane naturelle (à un rapport E/L connu, à une date t connue et à proportion de substitution %p connue) peut etre predite selon un modèle matmatique de prédiction élabo par MENAD MOHAMED :

 

 


C

 
s   (E


)

 

(

 
, t,% p  = s    E L        C


)

 
,28,0  *

L


10t

8.87t + 39.76


exp (0.038 E


)

 
- 0.0087 * % p

L


 

 

Le modèle de MENAD MOHAMED tient compte de la résistance du mortier témoin au 28ème  jour et ses paramètres du modèle sont renfermés dans le tableau 25.

 

 

Tableau 25. Valeurs maximales et minimales des paramètres du modèle pour la sistance du mortier (modèle de MENAD MOHAMED).

 

 

Paramètres

Valeur minimale

Valeur maximale

Date t(jours)

2

91

%p

10

55

E/L

0.44

0.65

Résistance    28j

(MPa)

12

60.8

 

 

Ce modèle calé au 28ème jour donnera


C

 
s   (E


)

 

(

 
, t,% p  = s    E L        C


)

 
,28,0  *

L


10t

8.87t + 39.76


exp (0.038 E


)

 
- 0.0087 * % p

L


 

 

En prenant E/L=0.5 ; p=25 et le temps évoluant jusqu’à 28jours , on aura:

s C (0.5,28,% p) = s C (0.5,28,0)* 0,972 exp(0.019 - 0.0087 * % p)

L’allure de cette équation jusqu’à 28 jours est présentée sur la fig. 41.


 

 

 

RESISTANCE A LA COMPRESSION DES EPROUVETTES M25

35

 

 

30

 

 

Zone de Texte: R  sistance     la compression en MPa25

 

 

20

 

 

15

 

10                                                                                                          MODELISATION EXPERIMENTAL

 

5

 

 

0

0                      5                     10                     15                     20                     25                      30

Jours

 

Fig. 41. Allure du modèle mathématique de MENAD MOHAMED qui predit les resistances à la compression des mortiers allant jusqu’à 28 jours.


 

 

Chapitre IV. DISCUSSION ET INTERPRETATION DES RESULTATS

 

 

1.  Coefficient Los Angeles

 

 

Apres l’essai Los Angeles au laboratoire de Polytechnique de lUniversité de Kinshasa, nous avons trouvé, pour le basalte un coefficient LA égal à 17 %, ce qui non loin du coefficient LA du travail antérieur (MIBENGA, 2018) avec le metabasalte qui avait donné 18%. Ce qui nous pousse à dire que ce basalte est dans la classe A (LA<30);

 

 

2.  Résistance à la compression de la roche

 

 

Lessai de compression sur le basalte, effectuée au laboratoire de Polytechnique de lUniversité de Kinshasa, a donné une valeur de 295 MPa, de loin supérieure à celle obtenue sur le métabsalte qui est de 105 MPa. (MIBENGA ,2018)

 

 

3.  Analyses XRF

 

 

Sachant que la roche de substitution doit remplacer du clinker, une roche réactive et essentiellement riche en CaO, la roche de remplacement doit offrir une minéralogie corrélée à une cinétique de refroidissement proche de celle du clinker dune part, et pallier le déficit du CaO dautre part. Le tableau 26 présente les analyses XRF du metabasalte, basalte, granite et syénite.


 

 

Tableau 26. Analyse chimique de Metabasalte, Basalte, Granite et Syénite

 

ANALYSE CHIMIQUE

Eléments majeurs (%)/Roches

 

 

Métabasalte

 

 

Basalte

 

 

Granite

 

 

Syénite

1. SiO2

49.72

48 .15

70.21

65.10

2. Al2O3

13.16

13.97

13.45

14.75

3. Fe2O3

9.24

10.72

3.28

4.96

4. CaO

10.92

11.63

1.75

2.27

5. TiO2

0.63

1.10

0.76

1.05

6. MgO

8.83

7.62

0.95

1.89

7. Na2O

3.27

3.06

3.82

3.75

8. K2O

1.42

1.65

4.41

5.06

9 .SO3

0.37

0.28

0.06

0.08

10.P2O5

0.53

0.45

0.24

0.47

 

Eléments traces

(ppm)/Roches

 

Metabasalte

 

Basalte

 

Granite

 

SYENITE

11.Cs

-

-

-

0.08

12.Sr

005

0.26

0.005

0.02

13.Rb

0.2

0.14

0.7

0.1

14.Zr

0.1

0.004

0.51

0.03

15.Nd

-

0.02

0.05

-

16.Y

-

0.002

0.07

-

17.Yb

-

-

-

0.2

18.Sm

0.1

0.01

-

0.1

19.Ga

0.2

0.13

0.44

0.3

20.Eu

0.1

0.01

0.01

0.1

21.Mo

1.3

0.7

-

0.8

22.Gd

0.1

0.01

-

0.1

23.Sn

3.4

0.43

0.83

1.8

24.Dy

0.1

0.1

0.1

0.1

25.Zn

0.4

1.3

5.41

1.4

26.Pb

0.8

0.92

2.47

0.4

27.Ni

-

0.34

0.30

-

28.Cu

-

1.4

0.23

-

29.Nb

-

0.22

0.53

-


 

 

De ce tableau, nous constatons que, le metabasalte et le basalte (qui sont les  roches de  profondeur) ont un  pourcentage en  CaO  élevé  que le granite et la syenite (qui sont les roches de profondeur), bien quil sont très riches en SiO2 que les deux premiers. Ce qui a porté notre choix sur le basalte pour ces etudes expérimentales, sachant que le metabasalte était déjà utili dans les études antérieures (MIBENGA, 2018).

 

 

Les éléments majeurs du tableau 26 ci-dessus sont regroupés sous forme

d’histogramme à la fig. 42.

 

 

ANALYSE CHIMIQUE PAR XRF

80

 

70                                                                                                                                                                                                               METABASALTE BASALTE

60                                                                                                                                                                                                               GRANITE

Zone de Texte: CONCENTRATION en %SYENITE

 

50

 

40

 

30

 

20

 

10

 

0

SiO2            Al2O3           Fe2O3            CaO               TiO2             MgO             Na2O             K2O              SO3              P2O5

OXYDES

 

Fig.    42.    Diagramme     de    lanalyse     chimique    des    éléments     majeurs

de metabasalte, basalte, granite et syenite

 

 

Les  éléments  traces  du  tableau  26  ci-dessus  sont  regroupés  sous  forme

d’histogramme à la fig. 43.

 

6

METABASALTE BASALTE

5                    GRANITE SYENITE

 

Zone de Texte: Concentrations en ppm4

 

 

3

 

 

2

 

 

1

 

 

0

Cs           Sr          Rb          Zr          Nd          Y           Yb           Sm         Ga           Eu          Mo          Gd          Sn          Dy           Zn         Pb           Ni          Cu          Nb

Elements traces

 

Fig. 43. Diagramme de lanalyse chimique des éléments traces metabasalte, basalte, granite et syenite


 

 

L’analyse XRF (Tableau 26) ci-dessus, a donné pour le metabasalte (MIBENGA, 2018) 10.92 % de CaO, 8.83% de MgO et pour le basalte 11.63 % de CaO, 7.62 % de MgO (Fig. 44).

 

En comparaison avec le travail de KAMATE (2018), ce dernier a mont que les laves du volcan Nyiragongo contiennent environ 12,2 % de CaO et 4.1 % de MgO, nous disons que les deux valeurs de CaO pour le basalte ne sont pas éloignées mais la valeur de MgO que nous avons trouvée est superieure à celle trouvée par KAMATE (2018).

 

 

ANALYSE CHIMIQUE PAR XRF

90

 

80

 

Zone de Texte: CONCENTRATION EN %70                                                                                  METABASALTE BASALTE

60                                                                                   GRANITE

SYENITE

50

 

40

 

30

 

20

 

10

 

0

CaO                                                                         MgO                                                              SiO2+Al2O3+Fe2O3

OXYDES

 

Fig. 44. Diagramme des CaO MgO SiO2+Al203+Fe2O3  de metabasalte, basalte, granite et syenite

 

 

4.  Les alcalis

 

 

Le basalte de Goma présente un taux atteignant la dizaine en termes dalcalis pour le WD-XRF et presque la moit en ED-XRF. Alors que dans le clinker il est moins dun pourcent. Et le taux dans le métabasalte est autour de 5% dans ED-XRF et la moit pour WD-XRF (Tableau 28).

 

 

Tableau  27.  Analyse  chimique  par  spectroscopie-x  ED-XRF  et  WD-XRF :

sommes des alcalis

 

 

 

Bslt/Cilu

bslt/Cilu

Clinker

Bslt/Cren-K

Mbslt/cilu

Mbslt/Cren-K

 

WD-XRF

WD-XRF

WD-XRF

ED-XRF

WD-XRF

ED-XRF

Na2O

5,97

4.63

0.35

3,06

1,93

3,27

K2O

5,19

5,20

0.56

1,65

0,17

1,42

Alcalis

11.16

9.83

0.91

4.71

2.1

4.69


 

 

5.  Indice de pouzzolanicité

 

 

Nous constatons que dans les quatre roches, la sommes SiO2+Al203+Fe2O3 est au-delà de 70% (Fig. 45), qui est l’une des conditions pour qu’une roche soit

pouzzolanique.

 

 

90

SiO2

Al2O3

80                 Fe203

 

 

70

 

 

Zone de Texte: Somme des 3 Oxydes Majeurs en %60

 

 

50

 

 

40

 

 

30

 

 

20

 

 

10

 

 

0

METABASALTE                                          BASALTE                                              GRANITE                                               SYENITE

les 4 Roches

 

Fig. 45. Diagramme de la somme de trois premiers Oxydes : SiO2+Al203+Fe2O3

de metabasalte, basalte, granite et syenite

 

 

Pour  cet  expérience  avec  le  basalte,  nous  avons  trouvé  un  indice  de pouzzolanicité de 76.7 % à 28 jours tandis que celui de metabasalte était de

74.3 % (MIBENGA, 2018).


 

 

CONCLUSION

 

 

Actuellement le coût énergétique et environnemental de la pouzzolane naturelle est beaucoup moins cher que celui du ciment portland. Lintérêt de l’utilisation de la roche volcanique (le basalte) comme substituant du clinker présente un avantage si le liant ou le mortier obtenus présentent de bonnes performances physico-chimique  et  mécanique dune  part  et  un cout raisonnable dautre part.

 

 

Les principales conclusions à retenir de notre étude sont les suivantes :

 

 

-    La diminution de la quantité de clinker se traduit par une diminution de celle du CO2 rejeté dans latmosphère (1 tonne de clinker produite = 1 tonne de CO2 rejeté dans latmosphère). Nous avons élaboré un nouveau ciment en remplaçant une partie du clinker par la poudre du basalte.

 

 

-    La roche utilisée (le basalte) peut être considérée comme matériaux pouzzolanique car elle vérifie les conditions de pouzzolanicité selon ASTM C618 89.

 

 

-    La pouzzolane naturelle améliore la résistance à la compression à long terme, car elle donne naissance à un second C-S-H qui améliore le remplissage des pores, puis augmente la résistance mécanique. L’activité pouzzolanique et laugmentation de la surface spécifique de la pouzzolane sont les principaux responsables de laccroissement des résistances à la compression des mortiers.

 

 

-    Lutilisation    de    cette    roche    dans    l’industrie    cimentière    est    une

valorisation des ressources naturelles locales.


 

 

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