Bonjour, nous sommes le 01/05/2026 et il est 01 h 43.


L’étude s’est déroulée à Gbado – Lite, au Nord – Ubangi, nous sommes parti du constat selon lequel d’après notre tradition qui ne donnait pas l’accès à la jeune fille de s’instruire, peu de filles s’inscrivaient à l’école, mais avec la démocratisation de l’enseignement par l’UNESCO (1999), nous avons remarqué que les filles ont pris conscience d’étudier et leur effectif a augmenté au niveau des études primaires, secondaires et universitaires.


Nous avons remarqué encore qu’après le secondaire général, la proportion de filles inscrites au niveau des humanités diminue sensiblement au fur et à mesure qu’elles avancent dans les différentes options choisies.



Pour ce faire, nous nous sommes lancé dans cette étude, celle d’analyser l’évolution des effectifs des filles dans les écoles secondaires de la commune de Gbadolite ou terme de taux de progression, de rapport in put out put et du coefficient d’efficacité. Tel est l’objectif poursuivis dans cette étude. Devant cette situation, la présente recherche se propose de répondre à la question suivante : Comment évoluent les filles inscrites dans quelques écoles secondaires de la commune de Gbadolite de 2007 – 2011 ?



Pour mener à bien cette étude, nous avons utilisé la méthode des cohortes reconstituées proposées par LA BROUSSE et PERROT. La technique documentaire nous a permis de recueillir les données fiables à cette étude.



Après le traitement des données, les résultats trouvés montrent que :
• En Latin Philo, notre hypothèse selon laquelle le taux de progression des files inscrits dans quelques options diminuerait sensiblement au fur et à mesure qu’elles progressent est infirmé car le coefficient d’augmentation de coût est de 1, donc c’est normal. Le coefficient d’efficacité est de 72 % dont il n’y a pas une diminution ;
• En Math – Physique, il y a une déperdition total c'est-à-dire toutes les filles ont quitté l’école à partir de 5ème parce qu’elles n’étaient pas dans le critère de passation des classes. Ici, notre hypothèse est confirmée parce qu’il y a diminution sensible à 5ème et total à 6ème ;
• En Chimie – Biologie, il y a pas assez de déperdition dans chaque promotion. Le coefficient d’augmentation de coût est de 2 à cause de la déperdition connue au passage de 3ème à 4ème. Le coefficient d’efficacité est de 68 %, notre hypothèse est infirmée ;
• En Pédagogie Générale, le coefficient d’efficacité est de 58 % notre hypothèse est nuancée ;
• En Coupe & Coute, le coefficient d’efficacité est de 46,5 %. Notre hypothèse est confirmée dans cette option ;
• En Electricité, le coefficient d’efficacité est de 0 %, notre hypothèse est confirmée.
Pour toutes les options enquêtées, le coefficient d’augmentation de coût s’élève à 2 à cause de la déperdition observée dans chaque promotion. Le coefficient d’efficacité est de 59 %. Au regard de ces constations, nous disons que notre hypothèse est confirmée pour les deux premières classes (3ème et 4ème) et infirmée pour les des dernières classes. Il y a un écart entre l’effectif d’entrée et celui de sortie bien sûr mais cet écart n’est pas tellement dommageable.


I. INTRODUCTION

L’Education est l’un des principaux piliers de développement d’une Nation. L’école est la pierre de touche du progrès, c'est-à-dire le produit de la société, le facteur de son changement et de son développement.

A cet sujet, Kitumba (2005, p6) stipule que : « l’Humanité est entrain de découvrir que le bien le plus précieux n’est ni l’or, ni l’argent, mais le savoir ; si l’on veut que le peuple se développe, il faut qu’il y ait un accès effectif au monde de savoir ».



James (cité par Makondo 2010) définit l’éducation comme : « Un art qui s’acquiert en classe par une sorte d’intuition et d’observation systématique des faits et des données de la réalité ».



UNICEF a rapporté en 1999 que : « Assurer l’éducation pour tous, c’est faire de la résolution de l’éducation une réalité mondiale, c’est un investissement le plus sûr dans un avenir plus précis et prospère ».





Asobe (2012), pense que les établissements scolaires doivent prendre le virage ! Ils sont donc à réformer.



Conformément à notre tradition qui ne donnait pas l’accès à la fille de s’inscrire, nous avons constaté que dans les temps anciens, peu de filles s’inscrivaient à l’école, mais avec la démocratisation de l’enseignement par l’UNESCO (1999), nous avons remarqué que les filles ont pris conscience d’étudier et leur effectif a augmenté au niveau des études Primaires, Secondaires et Universitaires. Pour cette étude, nous nous sommes intéressés plus particulièrement aux filles de la commune de Gbadolite au niveau des humanités.



Nous avons remarqué qu’après le secondaire général la proportion des filles inscrites au niveau des humanités diminuent sensiblement au fur et à mesure qu’elles avancent dans les différentes options choisies.



Ce constat a attiré notre attention, nous avons décidé de mener des investigations pour voir dans quelle proportion l’effectif des filles diminue du début jusqu’à la fin du cycle des humanités en nous posant la question suivante : Comment évoluent les filles inscrites dans quelques options des écoles secondaires de la commune de Gbadolite de 2007 – 2011.



Pour répondre à la question évoquée dans la problématique, nous avons formulé l’hypothèse de la manière suivante : Le taux de progression des filles inscrites dans quelques écoles secondaires de la commune de Gbadolite diminuerait sensiblement au fur et à mesure qu’elles progressent. En d’autres termes, il existerait un grand écart entre l’effectif de filles inscrites au début des humanités et celui de la fin du cycle secondaire.



Les filles n’arrivent pas à terminer leurs études du fait qu’elles assurent très tôt la responsabilité de la mère. C’est ainsi que nous allons mettre en évidence des effectifs des élèves filles et susciter leur conscience d’aller à l’école et d’y demeurer, car celle-ci est un passage favorable pour une bonne intégration sociale. Cette étude est notre humble contribution à la planification de l’enseignement. L’objectif poursuivi est d’analyser l’évolution d’effectif des filles inscrites dans quelques écoles secondaires de la commune de Gbadolite en terme de taux de progression, de rapport in put/out put et du coefficient d’efficacité.


II. METHODOLOGIE

Il est nécessaire de rappeler qu’un travail scientifique se diffère des autres spéculations littéraires par l’usage des méthodes et de techniques pour atteindre l’objectif que l’on s’est fixé.





Pour bien mener notre étude, vérifier l’hypothèse et atteindre l’objectif, la méthode des cohortes reconstituées proposés par La Brousse et Perrot était la mieux indiquée et consiste à :
• Calculer le taux pertinent et leur moyennes par année d’étude ;
• Appliquer ces taux (p, r, a) à une cohorte théorique de 1000 élèves pour suivre son évolution ;
• Calculer le coefficient d’augmentation du coût qui correspond au rapport in put (des entrés) et out put (des sorties) ;
• Calculer le coefficient d’efficacité ;
• Calculer le coût de formation.

La technique documentaire nous a permis de récolter les données à travers les Palmarès annuels des écoles enquêtées pour obtenir les informations sur le mouvement de filles durant la période d’enquête c'est-à-dire les informations sur les inscrites, les promues, les redoublantes et les abandons des élèves filles depuis 2007 – 2011.


II. 1. ECHANTILLONNAGE

Dans cette étude, la population d’étude est constituée de l’ensemble de filles inscrites au niveau des humanités qui s’élève à 2.033 à partir de l’année scolaire 2007 – 2011. La commune de Gbadolite compte vingt sept écoles secondaires avec 13 options organisées.

Comme nous l’avons signalé plus haut, étant dans la difficulté de travailler avec toutes les 2.033 filles inscrites dans vingt-sept écoles de la commune de Gbadolite, nous avons sélectionné cinq (5) écoles avec l’effectif de 829 élèves sur base d’accessibilité et des données disponibles. Donc notre échantillon est occasionnel et représenté dans le tableau ci – dessous.



Ce tableau nous indique que l’Institut de Gbadolite organise deux options avec un effectif de quatre-vingt-six (86) filles inscrites en Latin – Philo et quarante-cinq (45) filles en Math – Physique ; l’Institut LENGI, organise aussi deux options avec un effectif de dix filles en électricité et cent quatre-vingt filles en pédagogie générale ; Lycée Anuarite organise également deux options avec un effectif de cent et sept filles en Chimie – Biologie et cent quarante-trois en pédagogie générale ; Lycée Technique de Gbadolite organise une option avec un effectif de quatre-vingt-six filles et enfin l’Institut MOBUTU organise l’unique option avec un effectif de cent septante deux filles en pédagogie générale.



Pour clore, cinq écoles qui organisent les différentes options regorgent en leur sein un effectif de huit cent vingt-neuf (829) filles qui sont inscrites aux humanités à partir des années scolaires 2007 – 2011.
















auteur
Assistante Pélagie YAMOZE YALOME, +243 970413207
UNIVERSITE DE GBADOLITE E-mail : yvesnzege@gmail.com

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