Bonjour, nous sommes le 01/05/2026 et il est 01 h 42.


L’étude s’est déroulée à Gbado – Lite, au Nord – Ubangi, notre préoccupation est de mettre en évidence la situation des effectifs pléthoriques des élèves du Primaire sur l’encadrement pédagogique en recueillant les avis des enseignants sur les conséquences entrainées à la dite pratique.


Nous sommes partis des hypothèses selon lesquelles, les raisons des effectifs pléthoriques seraient dues au respect de l’existence de l’école Primaire gratuite pour tous ; la quête d’argent c'est-à-dire une bonne rémunération des enseignants est fonction des effectifs des élèves.



En revanche, ce phénomène aurait comme conséquences le mauvais encadrement pédagogique, c'est-à-dire le manque de feedback, la correction subjective d’où le résultat scolaire biaisé.



Les actions de prévention déjà largement engagées au sein des écoles et des établissements scolaires doivent se poursuivre : en effet, la loi nous fait obligation de renforcer le rôle de l’école dans la prévention et la détection des faits de mauvais traitements à enfant. Le maître doit être vigilant. Vigilance pour protéger scrupuleusement les enfants, vigilance pour se prémunir contre les accusations infondées. C’est dans le respect de la loi que l’école doit participer à la manifestation de la vérité. C’est ainsi qu’elle se montrera digne de la mission qui lui est confiée.



Pour vérifier les hypothèses ci – dessus, nous avons recouru à la méthode d’enquête appuyée par la technique du questionnaire pour la récolte des données.



Le questionnaire a été administré auprès de 60 Enseignants. L’analyse de contenu était la mieux indiquée pour le dépouillement et le calcul de pourcentage pour le traitement et l’analyse des données récoltées.

Après analyse, nous avons abouti aux résultats selon lesquels les raisons des effectifs pléthoriques dans des classes sont le respect de l’exigence de l’école primaire gratuite pour tous, la recherche de l’argent pour payer les enseignants non pris en charge par l’Etat et la bonne réputation de l’école par le public.



Malgré les raisons énumérées ci - haut, les conséquences de ce phénomène est néfaste, les enseignants ayant pris part à notre enquête ont cité le manque de suivi individuel par leur enseignant, la subjectivité dans la correction des travaux scolaires, déjà fatigué après les enseignement, il est obligé de préparer les leçons à enseigner le jour suivant, tenir à jour tous les documents pédagogiques résoudre les problèmes de sa famille, d’où l’encadrement pédagogiques des élèves défavorable. L’ensemble de ces résultats ont confirmé nos hypothèses de recherche.


Mots Clés : Effectif pléthorique, encadrement pédagogique, Gbado – Lite, élèves du primaire

EFFECTIFS PLETHORIQUES ET SES CONSEQUENCES SUR L’ENCADREMENT PEDAGOGIQUE DES ELEVES DU PRIMAIRE DE GBADOLITE

L’école est un établissement où l’on accueille des individus appelés « écoliers » afin que des Professeurs leur dispensent un enseignement de façon collective.





Asobe (2012), pense que les établissements scolaires doivent prendre le virage ! Ils sont donc à réformer.



Il faudrait nécessairement que les acteurs œuvrant dans ces institutions repensent à leur conception sur l’école et à la façon dont ils exercent leur métier. L’explosion démographique et l’insuffisance des structures d’accueil constituent des casses - tête pour les gestionnaires des systèmes éducatifs africains. L’explosion des effectifs d’élèves accentue la crise de l’école.



On note en effet, une insuffisance des infrastructures et capacités d’accueil des établissements qui n’augmentent pas proportionnellement à l’accroissement du nombre d’élèves.



Cette situation poserait un problème particulier dans les écoles où l’on retrouve des salles surpeuplées. Elle se traduit notamment par la révision des méthodes, des techniques et des procédés pédagogiques d’enseignement Tous ces éléments ne permettent pas une bonne structuration des connaissances aux apprenants par le biais de l’enseignant et dans le système enseignement et apprentissage.



La relation entre enseignant et élève est importante en vue d’abord de l’éducation que l’enseignant propose à ce dernier, car la relation s’avère comme le canal à travers lequel passent les processus éducatifs si bien que sans elle il est difficile pour l’éduquer d’accepter les orientations de l’enseignant, renchérit Asobe (2012).



Malgré tous ces efforts, nous avons contacté que les enseignants éprouvent des difficultés dans l’encadrement pédagogique des élèves ceci à cause des effectifs pléthoriques constatés à cet effet.



C’est ce qui entraîne une absence de motivation particulière et réelle chez l’enseignant et dont l’implication directe serait l’absence d’un bon encadrement pédagogique des élèves.





De ce constat émane des opinions qui tentent d’expliquer ce phénomène. Selon d’autres enseignants, ces effectifs pléthoriques conduisent à des notes qui ne reflètent pas le niveau véritable des élèves.

Au Cameroun, la question des effectifs pléthoriques porte essentiellement sur le nombre trop important d’élèves dans une salle de classe. Dans les écoles Primaires publiques, l’enseignant se retrouve avec plus d’une centaine d’élèves dans la classe. Les établissements privilégiés ont autour de 75 élèves On rencontre la même situation au Rwanda, plus particulièrement dans la ville de Kigali, avec 939,9 élèves par école. Cet effectif d’élèves s’avère plus élevé si on le compare à l’effectif d’élèves qui se chiffre à 706, 6 élèves par école au niveau national en 2002 (MINEDUC, 2002 cité par Mukankuzi).



Compte tenu des données relatives au surpeuplement des classes dans le contexte Africain telles que mentionnées plus haut, et étant donné que le Rwanda vit les mêmes réalités, nous définissons le surpeuplement des classes dans le cas du Rwanda à l’image des systèmes scolaires de la Guinée et du Bénin qui représentent les mêmes conditions que celles du Rwanda. Le surpeuplement des classes est généralisé en Afrique noire à cause du manque des moyens matériels des Etats, du taux de natalité élevé et de la densité élevée de la population urbaine, renchérit le même auteur précité.

Dès lors on se demande comment un enseignant peut accorder la parole à chacun des élèves de la classe, pendant le déroulement de l’enseignement et apprentissage. Dans de telles situations, il est certain que l’effectif s’interfère très fortement l’activité pédagogique.



Mais l’Afrique, continent de forte démographie, où se trouve un nombre important de Pays en voie de développement et parfois vivant en dessous du seuil de pauvreté, ne peut pas respecter les normes prévues par l’UNESCO (2010). La taille d’une classe ne devrait pas dépasser 25/30 élèves.



La très forte demande en éducation et l’exigence de l’école primaire gratuite pour tous ont servi de prétextes à certains chefs d’établissement pour recruter un nombre important d’élèves.

Pour Balla (cité par Ngo Kopla, 2012), cette situation est en rupture totale avec les principes pédagogiques. Quant un enseignant donne son cours, il doit circuler dans la salle pour contrôler les élèves, et s’assurer qu’ils captent bien le message qu’il délivre souligne-t-elle.



Cette pratique qui est répondue à travers la République Démocratique du Congo, la ville de Gbado - Lite n’est pas épargnée où l’on trouve des écoles à effectif pléthorique. De même, la circulaire DPES/AS/83/CCE/001/7984/82 du 27 Septembre 1982 indique l’effectif maxima au niveau primaire à 55 élèves par classe. Le Syndicat des Enseignants du Congo (2009) considère que les normes maximales sont déjà élevées pour donner un enseignement de qualifiés.



Or, en réalité, beaucoup d’écoles sont au – delà des normes maximales. Il est alors impossible aux enseignants d’exercer leur fonction avec toute l’efficacité nécessaire. Pour remédier à cette situation, cette organisation demande la construction d’établissement scolaires et le recrutement d’enseignants qualités.



Partant de ce qui précède, notre problématique va tenter de répondre aux questions suivantes :
• Quelles sont les raisons de l’effectif pléthorique des élèves par classe ?
• Quelles sont les conséquences de ce phénomène sur l’encadrement pédagogique des élèves ?
Pour répondre aux questions soulevées par notre problématique, nous avons formulé les hypothèses de recherche suivantes :
• Les raisons des effectifs pléthoriques seraient le respect de l’exigence de l’école primaire gratuite pour tous ; la quête de l’argent c'est-à-dire la rémunération des enseignants est fonction des effectifs des élèves ;
• Les conséquences de ce phénomène seraient le mauvais encadrement pédagogique c'est-à-dire le manque de feed back ; la correction subjective d’où le résultat scolaire biaisé.
En menant cette étude, les objectifs poursuivis sont :
• Se faire une idée sur les raisons qui motivent les effectifs pléthoriques des élèves en classe ;
• Mettre en évidence les conséquences pédagogiques qui découlent de ce phénomène.










les auteurs
Auteur Assistant Yves NZEGE GBIAKO, Téléphone : + 243 814626115
Assistante Pélagie YAMOZE YALOME, +243 970413207
UNIVERSITE DE GBADOLITE E-mail : yvesnzege@gmail.com

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