LA TROISIEME GUERRE MONDIALE : UNE GUERRE SCIENTIFIQUE
Ngunda Ntuala Chadrack
I. INTRODUCTION
« Si vis pacem, para bellum », ce qui signifie « celui qui veut la
paix doit préparer la guerre » dixit un dicton latin. La guerre est la condition légale qui permet à deux ou plusieurs groupes hostiles de mener un conflit par forces armées[1]. Chaque belligérant utilise les moyens qui lui semblent importants et efficaces pour neutraliser l’adversaire. Le monde a connu plusieurs guerres depuis son existence dont les plus importantes sont les deux guerres mondiales. Il convient de préciser que chaque guerre possède ses origines et ses conséquences. Si la Première guerre mondiale eut pour cause l’assassinat de l’archiduc François Ferdinand et son épouse le 28 Juillet 1914, la seconde a été déclenché par l’arrivée d’Adolph Hitler et son ambition de conquérir l’espace vital2. Ces deux grands événements mondiaux n’ont pas laissé l’humanité sans trace, jusqsu’aujourd’hui certaines plaies laissées par ces deux événements continuent à saigner.
Grâce à la technologie chaque belligérant put fabriquer les
armes à destruction massive au détriment de l’adversaire. Ainsi nous plongeons dans l’ère technologique ou l’ère des possibilités comme le déclarait le Président américain Donald Trump, le 19 septembre 2017 lors de son discours dans la 72ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies : « Nous vivons à une époque d’opportunités extraordinaires. Les avancées dans la science, la technologie et la médecine soignent des maladies et elles apportent des solutions à des problèmes que les générations précédentes croyaient impossibles à résoudre[2] ». Actuellement, personne ne redoute les bienfaits de la technologie et de la science dans la vie humaine. Un monde sans électricité, sans internet, sans avion et sans industrie est quasi impossible. Néanmoins, la même science porte les germes de la destruction de l’espèce humaine, d’où la troisième guerre mondiale autrement appelée « guerre scientifique » tire sa naissance et sa raison d’être. Par rapport à cela, l’on se pose des questions :
- Quelles seront les causes de cette guerre ?
- Quand va-t-elle commencer et finir ?
- Quelles seront les parties prenantes dans cette guerre ?
- Quelles seront des victimes dans cette guerre ?
- Comment prévenir pour ne pas y arriver ou comment empêcher la réalisation de la troisième guerre mondiale ?
Les réponses à ces interrogations sont facteurs de plusieurs enjeux mondiaux.
II. LES CAUSES DE LA TROISIEME GUERRE MONDIALE
« La surface de l’eau ne se ride que si l’on y jette quelque
chose [3]», cela revient à dire que nous ne pouvons pas avoir des conséquences sans pourtant connaitre les causes. Chaque guerre a un élément déclencheur. La troisième guerre mondiale, contrairement à ce que les gens pensent, commence d’abord dans le sentiment primitif de l’homme qui est de dominer sur l’autre. Ce sentiment lui pousse a formulé des stratégies d’anéantissement sans pourtant tenir compte de conséquences qui pourront en résulter. Le classement actuel des puissances mondiales (les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, l’Inde, l’Allemagne, l’Arabie Saoudite, le Royaume-Uni, le Japon, etc.). Aucun de ces pays n’est prêt à perdre son poste, néanmoins la réalité présente une autre chose. Les puissants pays du monde sont classés selon deux critères : le critère économique et le critère militaire.
Suivant le premier critère, si nous passons dans une critique
réaliste et palpable, nous constatons que les Etats-Unis d’Amérique n’ont pas raison de dire voire de réclamer la première place, car le géant chinois (économie chinoise) couvre presque 33%[4] des relations (marchés) de l’économie mondiale. Face à cette menace imminente, permanente et grandiose qui non seulement cela va restreindre l’impact de la politique américaine au reste du monde, mais aussi le remplacement du Yuan chinois au dollar américain comme monnaie mondiale de référence. Les Etats-Unis entrent en guerre commerciale et économique contre la Chine.
Selon le second critère, les réclamations russes d’occuper la
première place en tant que puissance militaire ne laissent pas les autorités américaines indifférentes. Du jour au lendemain, les services militaires américains cherchent les moyens appropriés pour que le pays de l’Oncle Sam conserve toujours sa place, c’est ce qui explique les allocations budgétaires colossales pour la défense américaine. Il sied de signaler que la puissance militaire d’un pays est construite sur de nombreux facteurs, notamment le nombre de soldats et le budget alloué pour sa défense mais également de nombreux autres paramètres tels que son avancée technologique, le type et le nombre de matériels dont il dispose (porteavions, arme nucléaire, sous-marins…)[5].
III. DEROULEMENT DE LA GUERRE SCIENTIFIQUE (TROISIEME
GUERRE MONDIALE
La guerre scientifique est une guerre qui se déroule déjà, elle
se vit déjà dans beaucoup de secteurs de la vie notamment en économie où le vocable concurrence est assimilé à la guerre entre les entreprises concurrentes. L’optimum des recettes passe nécessairement par les procédés de minimiser les coûts, d’où l’utilisation de la haute technologie à bas prix. Une entreprise possédant les matériels technologiques de l’heure a des avantages sur les autres. La pratique de Dumping que la technologie a rendu possible grâce à la fabrication à bas coûts des produits étrangers est la forme la plus ancienne et le plus répandue de la guerre scientifique et technologique dans une économie.
S’agissant des moyens et matériels qui seront utilisés durant
cette guerre. Plusieurs auteurs définissent et concluent que la troisième guerre mondiale se caractérisera par l’usage de l’arme nucléaire[6]. Nous avons au monde neuf pays qui détiennent les armes nucléaires à savoir les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de Nations Unies et les quatre autres (Iran, Pakistan, Israël[7] et la Corée du Nord). L’Afrique possède les matières premières qui fabriquent les armes nucléaires mais aucun pays africain ne possède ces armes. Les deux superpuissances nucléaires mondiales, les Etats-Unis et la Russie s’engagent dans plusieurs ratifications de traité bilatéral pour réduire le nombre des armes à destruction massive que possèdent ces deux pays9.
Bref, contrairement à ce que la majorité des scientifiques
pense, la troisième guerre mondiale sera une guerre de médecine, ce sont des virus qui seront utilisés en lieu et place des armes nucléaires. La façon dont les pays ont construit leurs espaces, nous doutons fort de l’usage des armes nucléaires pour détruire tout ce qu’ils ont fait. Les humains vont utiliser les virus pour anéantir les nations.
Janvier 2020, le monde est touché par un virus mortel, la
pandémie de Covid-19 (Coronavirus), la Chine qui est l’épicentre mondial de la pandémie accuse l’Administration américaine d’être à l’origine de cette maladie. Cette accusation s’appuie sur l’audition, le 12 mars dernier, devant la Chambre des représentants (équivalent de notre Assemblée Nationale), de Robert Redfield, directeur des centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC en version originale). Ce jour-là, le patron de cette agence fédérale coiffant tout le système sanitaire américain reconnait qu’en raison d’un nombre insuffisant de tests de dépistage, certaines personnes décédées du Covid-19 n’ont pu être identifiées comme telles. Leur décès même était attribué à la grippe saisonnière10. Le Président américain Donald Trump quant à lui rejette toutes les accusations chinoises et appelle le coronavirus le virus « chinois ».
9 Les deux grandes puissances militaires s’engagent dans un large processus de désarmement et la dénucléarisation en signant plusieurs traités à l’instar :
• SALT I (Strategic Arms Limitation Talks) le 26 mai 1972 le président américain Richard Nixon et le secrétaire général du PC Leonid Brejnev signent l’accord des Salt, des négociations sur la limitation des armes stratégiques, le texte comprend un traité antibalistique ABM (Anti-Ballistic Missile) qui limite les systèmes antimissiles balistiques : les armes, leur emplacement et leur composition. il existe aussi SALT II signé le 18 juin 1979 et le SALT III signé le 8 avril 2010, le président américain Barack Obama et son homologue russe Dimitri Medvedev qui limite la croissance quantitative et qualitative des armes nucléaires stratégiques des deux pays ;
• START I (STrategic Arms Reductions Talks) le 31 juillet 1991 le président américain George Bush et son homologue soviétique Mikhaïl Gorbatchev signent à Moscou l’accord Start de désarmement stratégique, c’est le premier texte qui réduit effectivement les arsenaux stratégiques des deux superpuissances. Il existe aussi START II signé le 3 janvier 1993 par le président russe Boris Eltsine et son homologue américain George Bush il est de toute première importance car il prévoit une réduction des arsenaux nucléaires des deux tiers et START III négocié sur la base d’un accord préliminaire intervenu entre les présidents Bill Clinton et Boris
Eltsine à Helsinki les 21 et 22 mars 1997 pour réduire les plafonds autorisés par START II ;
• SORT (Strategic Offensive Reductions Treaty) le 24 mai 2002 les présidents W. Bush et Vladimir Poutine signent le traité de désarmement nucléaire au Kremlin, il doit réduire leurs arsenaux des deux tiers en une décennie ; le traité de Sort marque la clôture définitive de la guerre froide
10 Extrait tiré sur www.Leparisien.com sur l’article parlant du coronavirus : la Chine accuse les Etats-Unis d’être à l’origine de la pandémie
Cette pandémie a paralysé et perturbé l’économie chinoise et
la vie du peuple chinois pendant au moins trois mois et quelques semaines. Les coûts de perte en termes des recettes sont évalués à 300 milliards de dollar américain par jours. Selon le chef du corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran, le coronavirus pourrait être le produit d’une « attaque biologique » américaine dirigée contre l’Iran et la Chine[8]. Il est possible que Washington ait créé et déclenché le virus dans le but de faire baisser de quelques crans la croissance économique et la puissance militaire de Beijing.
IV. LES PARTIES PRENANTES ET LES VICTIMES
Si l’on n’est pas offensif, soit on est défensif. La guerre
scientifique est une guerre mondiale, d’où elle va nécessiter l’implication et la participation de tous les pays du monde. Pendant la guerre mondiale le monde se divise en deux blocs, mais pendant la guerre scientifique les pays ne vont pas se coaliser, ils ne vont plus agir selon les intérêts communautaires mais plutôt chacun pour soi et sauve qui peut.
C’est difficile, compliqué et utopique d’imaginer les victimes
d’une guerre. Néanmoins, l’attitude qu’adoptent les pays le montre clairement. Les victimes seront les pays qui vont ignorer l’existence de la guerre et qui vont se comporter en ni chaud ni froid. La pandémie du Covid19 a débuté en Chine, mais ce dernier compte des morts moins nombreux que l’Europe, et l’Italie en particulier. Dans ce rang des grandes victimes figurent en géant l’Afrique ; un continent où les valeurs politiques de base pose problème jusque-là. Suite au manque de dynamisme et flexibilité des autorités à agir promptement, l'Afrique s’est vu aussi toucher par cette pandémie. Chose un peu flou, le coronavirus a d’abord commencé dans les économies fortes d’Afrique (Nigeria, Afrique du Sud, Algérie, Sénégal) et ensuite touché certaines économies fragiles comme celle de la République Démocratique du Congo. Selon le rapport de Tedros Adhanon directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avisant l’Afrique à se préparer au pire pour le Covid-19. Nous réfléchissons sur la faisabilité que cela puisse être vrai. L’Europe, un continent possédant les normes sanitaires bien assises que l’Afrique, n’a pas pu répondre à l’immédiat face au coronavirus. Elle a été frappée de manière dramatique le plus possible, a fortiori l’Afrique qui possède déjà certains virus plus mortels que le coronavirus (RDC : Ebola, Nigeria : Fièvre Lassa[9] , etc.) arrivera-t-elle à s’en sortir ?
V. STRATEGIES D’ARRETER LA GUERRE SCIENTIFIQUE ET PERSPECTIVE
Il sied de rappeler que la guerre scientifique est en cours de
réalisation, les politiques ont loupé les moyens et les occasions de l’empêcher. Nonobstant cela, nous avons des suggestions et des propositions qui vont diminué l’intensité de la guerre voire la terminer. Parmi les suggestions, on peut citer :
Sur la scène internationale :
La réforme de la composition de l’ONU s’avère une solution
efficace. Cette composition qui date de 1945 ne permet pas à l’instance internationale d’atteindre ses objectifs et de répondre efficacement aux défis majeurs du XXIème siècle. Le Président zimbabwéen Robert Mugabe lors de son allocution, à l’occasion de la 71ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, dans un ton ferme et en sa qualité de porte-parole du continent africain, a indiqué que « si l’Afrique ne devenait pas membre permanent du Conseil de sécurité, elle quittera l’ONU pour créer avec la Russie, la Chine, l’Inde et d’autres pays, leur organisation à titre de contre poids face à l’Occident qui domine le conseil de sécurité de l’ONU ». Pour le Président Mugabe, cette composition est injustifiable et injuste13 en ajoutant que les pays d’Afrique ne pouvaient plus demeurer des membres de seconde zone des Nations Unies : « il faut reconnaitre que chaque pays est membre à part entière de l’ONU soit par une réforme soit vous y resterez sans nous ». Sur la même pensée s’aligne l’ambassadeur d’Australie à l’ONU, l’ancien sénateur libéral Mctch Fifield qui exige un élargissement des membres permanents du Conseil de sécurité. Le représentant australien estime qu’il est primordial d’accorder des sièges de membres permanents du Conseil de sécurité à l’Afrique, mais aussi à l’Asie et à l’Amérique latine[10].
Bref, les deux possibilités s’offrent pour établir l’égalité et
assurer l’indépendance de l’instance quant à l’application de ses
résolutions : (1) la suppression de droit de Veto[11], ce droit est à la base de l’inertie de l’ONU. La France avait réclamé la suppression du droit de veto, lorsque des crimes de masse sont en cours. Cela a pu être considéré comme un premier pas vers une suppression totale du droit de veto, ce qui libèrerait l’action de l’ONU, Koffi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU s’était prononcé en faveur de cette suppression. Néanmoins, il faudra que tous les autres pays membres du conseil soient d’accords pour voter une suppression de leur droit, ce qui « n’est pas gagné »[12]. (2) l’élargissement des membres permanents
• Sur le plan régional :
Les régions jouent un rôle très important pendant les
moments de guerre. Qu’à cela les tiennes, il faut le renforcement et la consolidation des relations entre les pays ainsi que la pacification des régions[13] ;
• Sur le plan national :
Chaque pays et surtout les pays africains, leurs
gouvernements devraient investir des sommes colossales dans les recherches dans la santé et à l’éducation. Les fonds loués par les gouvernements pour les recherches scientifiques ne suffisent pas pour remédier aux problèmes sanitaire et éducationnel. L’Afrique a un défi sanitaire gigantesque à surmonter pour sa survie dans les années à venir. Ils doivent également investir davantage dans la défense, car là où il y a l’insécurité c’est l’instabilité totale qui règne sur tous les plans (politique, économique, financier, etc.). la valorisation des valeurs intellectuelles et scientifiques permettra également à innover et à augmenter la productivité de chaque secteur de la vie.
VI. Conclusion
En somme, la guerre scientifique est une réalité. Des milliers
d’humains y perdent la vie, Les autorités politiques devraient s’en rendre compte. Les relations humaines comme les relations diplomatiques entre les pays se fondent sur la force (la puissance). On est trop souvent respecté par ce qu’on a et par le rôle qu’on joue dans la société. La montée de certains pays asiatiques et africains inquiète les pays qui cherchent à maintenir les autres dans la misère pour leurs fins économiques. Là où les armes peuvent tuer dix personnes, le virus tue deux cents personnes. Il constitue actuellement un moyen efficace pour détruire les nations. Le temps de la recherche scientifique pour la riposte a sonné, surtout pour les pays qui pensent que la diplomatie et les armes peuvent tout régler. Ces deux éléments ont montré leur limite quant à l’apaisement de l’envie humaine d’être reconnu et craint. Le Covid-19 a exhibé l’erreur humaine, les nations ont fabriqué des armes pour tuer les autres nations et ils ont pu construire des murs pour nous séparer de nos frères et sœurs. Cependant, nous avons oublié une chose importante, les recherches scientifiques ont pour but majeur d’apporter les solutions aux problèmes des humains, et non de concevoir les moyens pour anéantir les humains. Le vrai développement scientifique devrait être autour de l’homme et non l’homme autour du développement scientifique. Car le développement scientifique devrait protéger l’homme et non l’exposer aux contraintes.
Bibliographie
Vitrine de la RDC


