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Fréquence d’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide dans la ville de Lubumbashi

Etude menée au quartier Gambela II.

Auteurs : François Kalenga Luhembwe 1,2 Sango Kuadi Belinda 1,3  Ndaya Kalemba Pierre 1,2  Lenge Ngoie Christelle 1,2 Patrice Nsenga Kimankinda 2,2

 

1,2 Option hospitalière, Santé publique, Université de Kamina, RDCongo 2,2 Option gestion des institutions sanitaires, Santé publique, Université de Kamina, RDCongo 1,3  Option hospitalière, Santé publique, Université de Lubumbashi, RDCongo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Abstract

Introduction: the present study dealt with the frequency of use of the insecticide-treated mosquito net in the city of Lubumbashi, the general objective of which was to contribute to improving the health of the Congolese population in general and that of the city of Lubumbashi in particular.

Methodology: This was a cross-sectional descriptive study in a prospective single-pass survey of 384 subjects living in households in the Gambela II district over a period from November 2019 to March 2020. To collect the data, l he study opted for direct observation and interview techniques guided by a pre-established questionnaire. The data collected was encoded and analyzed using SPSS 15.0 software with a margin of error α = 0.05 and a 95% confidence interval. Microsoft Excel (2016) helped us when presenting the data in the form of figures; Microsoft Word (2016) was useful for us when entering texts.

Results: After processing the data, the following results were retained: 52.6% of subjects were male. The most represented age group is that between 45 and over (44.8%) while the least represented is that between 15 and 24. Most of the households surveyed, that is 67.2%, their size is greater than or equal to

10 people. 97.9% of our respondents have already heard of LLIN. 78.1% of our sample had a LLIN. The frequency of use of the long-acting insecticide-treated net in our area of investigation is 79.2%.

Conclusion: The study has just noted that the frequency of use of the insecticide-treated mosquito net is still a public health problem in the city of Lubumbashi because it falls short of the WHO target of 85 %.

Keywords: Frequency, Use, mosquito net, treated, insecticide.

 

 

 

 

RÉSUMÉ

Introduction : la présente étude a traité sur la fréquence d’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticides dans la ville de Lubumbashi, dont l’objectif général a été celui de contribuer à l’amélioration de la santé de la population congolaise en générale et celle de la ville de Lubumbashi en particulier.  

Méthodologie : Il s’est agi d’une étude descriptive transversale dans une enquête prospective à passage unique menée auprès de 384 sujets habitant dans les ménages du quartier Gambela II sur une période allant de Novembre 2019 au Mars 2020. Pour collecter les données, l’étude a opté les techniques d’observation directe et d’entretien dirigé par un questionnaire préétabli.  Les données collectés ont été encodées et analysées  à l’aide du logiciel SPSS 15.0 avec une marge d’erreur α=0,05 et un intervalle de confiance à 95%. Microsoft Excel (2016) nous a servi lors de la présentation des données sous forme des figures ; le Microsoft Word (2016) nous a été utile lors de la saisie des textes.  

Résultats : Après traitement des données, les résultats suivants ont été retenus : 52,6% de sujets étaient du sexe masculin. La tranche d’âge la plus représentée est celle comprise entre 45 ans et plus soit 44,8% alors que la moins représentée est celle comprise entre 15 et 24 ans. La plupart de ménages enquêtés soit 67,2% leur taille est supérieure ou égale à 10 personnes. 97,9% de nos enquêtés ont déjà entendu parler de la MILDA. 78,1% de notre échantillon possédaient une MILDA. La fréquence d’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action dans notre champ d’investigation est de 79,2%.

Conclusion : L’étude vient de relever que, la fréquence d’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticides constitue encore un problème de santé publique dans la ville de Lubumbashi car elle est en deçà de l’objectif fixé par l’OMS de 85%.

Mots clés : Fréquence,Utilisation, moustiquaire, imprégnée, d’insecticide.

 

 

 

 

I. INTRODUCTION

Aujourd’hui, le paludisme constitue un sérieux problème de santé publique du

fait qu’il touche la population avec une fréquence élevée et du fait qu’il ne fait pas seulement perdre des vies et la productivité, mais handicape l'éducation des enfants et le développement social, par l'absentéisme et les infirmités neurologiques associées aux formes graves de la maladie. Il érode la croissance ; des adultes affaiblis par la maladie, ne peuvent pas travailler et gagner leur vie ; aussi, le système scolaire est perturbé lorsque des enfants sont très et souvent malades pour aller à l'école ou que leurs enseignants sont absents pour des raisons associées au paludisme (OMS, 2018).

Selon l’OMS (2018), le paludisme reste la maladie parasitaire la plus fréquente

au monde. Environ 41% de la population mondiale, soit 2,3 milliards de personnes, sont exposées au risque de faire le paludisme, et l'on recense entre 300 et 500 millions de cas par an (nouvelles infections ou réinfections), dont près de 80% en Afrique subsaharienne .Il s'agit d'une des plus meurtrières affections humaines. Elle tue chaque année 1,5 à 2,7 millions de personnes dont 1 million d'enfants de moins de 5 ans.

On estime qu’il y eu, en 2016, 216 millions de cas de paludisme dans 91 pays,

soit 5 millions de cas de plus qu’en 2015. Le paludisme a entraîné 445 000 décès en 2016, un chiffre similaire à celui de 2015 (446 000) (OMS, 2016).

En 2017, l’OMS a été alertée par une flambée qui s’était observée en Asie du Sud-Est et en Amérique tropicale où 582 454 cas avaient été enregistrés.  

La Région africaine de l’OMS supporte une part disproportionnée de la charge

mondiale de paludisme. En 2016, 90% des cas de paludisme et 91% des décès dus à cette maladie étaient survenus dans cette Région. Au cours de la même année, le financement destiné à combattre et à éliminer le paludisme était estimé à 2,7 milliards de dollars (US $) au total. Les contributions des gouvernements des pays d’endémie atteignaient 800 millions de dollars (US $), soit 31% du financement (OMS, 2017).

En Côte d’Ivoire, le paludisme est la pathologie la plus importante de par sa

fréquence élevée, sa gravité et ses conséquences socio-économiques importantes. L’une des populations les plus vulnérables est celle des enfants de 0 à 5 ans où le paludisme représente 60% des causes d’hospitalisation et 50,17% (MPD, 2010) des consultations. Toujours en Côte d’Ivoire, des études menées par le PNLP montrent une couverture moyenne en MILDA de 7%. Dans la population cible, elle est de 1 % chez les moins de 5 ans et de 7% chez les femmes enceintes (PNLP, 2003).

Il convient de noter que la République démocratique du Congo figure parmi les

pays du monde les plus touchés par la malaria. Sa population totale est à risque de malaria. En effet, selon que la maladie évolue dans un pays, celui-ci est classé par des organismes internationaux dans une catégorie. Il y a la phase de contrôle, la plus critique, dans laquelle se trouve d'ailleurs la RDC, la phase pré-élimination, élimination et prévention de la réintroduction. Notre pays doit quitter la phase la plus critique dans laquelle il se retrouve. Pour cela, il faut que les actions efficaces de lutte contre le paludisme couvrent au moins les 80% de la population. Si avant le délai nous n'arrivons pas à relever le défi, nous risquons de ne plus bénéficier de certains privilèges des organisations internationales de santé (EDS, 2016). Et pourtant, selon l’ASF (2017), la RDC n’a jamais atteint une couverture de 80% depuis son existence. Face à cette situation, nous nous posons la question de savoir :

-          Quelle est la fréquence d’utilisation de la Moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action dans la ville de Lubumbashi ?

L’objectif général de cette étude est de contribuer à l’amélioration de la santé de

la population congolaise en générale et celle de la ville de Lubumbashi en particulier.

De façon spécifique, l’étude vise à :

-          Décrire les caractéristiques sociodémographiques des ménages de la ville de Lubumbashi ;

-          Déterminer la fréquence d’utilisation de la Moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action au quartier Gambela II.

.

 

 

 

II. MATERIELS ET METHODE

II.1. MILIEU D’ETUDE

II.1.1. HITORIQUE DU QUARTIER GAMBELLA II

Le quartier Gambella II a été créé en 1982 le 25/février conformément à l’article 359 de la loi n°82/006 portant organisation territoriale politico-administrative de la RDC. Vers l’année 1999, le quartier GAMBELLA change la nomination pour être appeler quartier Mpolo, 2 ans après on change le nom et la nomination de Mpolo à GAMBELLA.

En 2013 le quartier GAMBELLA est subdivisé en 2 :GAMBELLA1 et GAMBELLA2. Enfin vers la fin du 2015 avec la mise en œuvre du système de découpage le quartier GAMBELLA 2 encore diviser en 2 notamment GAMBELLA 1 et GAMBELLA 2. Pour ce qui concerne la juridiction de quartier GAMBELLA2. Elle est considérée comme tout autre quartier qui compose la commune de Lubumbashi.

II.1.2. SITUATION GEOGRAPHIQUE DU QUARTIER GAMBELLA II

Le quartier GAMBELLA 2 se délimite comme suit :

-          Au nord par l’avenue du carmel

-          Au sud par l’avenue de la révolution

-          A l’est par la route Kassapa

-          A l’ouest par l’avenue du 30 juin et son prolongement jusqu’à l’avenue biayi

II.1.3. SITUATION DEMOGRAPHIQUE DU QUARTIER

Il est impérieux de signaler que la démographie du quartier GAMBELLA II et

selon le résultat d’un recensement provisoire, le quartier possède 12,755 millions d’habitants dont 2,990 hommes, 2,893 femmes, 3,382 garçons et 3,490 filles.

II.1.4. SUPERFICIE DU QUARTIER GAMBELLA II

Le quartier GAMBELLA 2 a une superficie de 6,25 Km².

 

 

 

II.1.5. ORGANISATION 

En ce qui concerne l’organisation de ce quartier il est impérieux de signalé que

la juridiction de ce quartier est subdiviser en 5 cellules :

-          Cellule Mpolol1 ;

-          Cellules Mpolo 2 ;

-          Cellules Kasangulu1 ;

-          Cellules Kasangulu 2 ;

-          Et cellule haut tension.

Ce quartier possède aussi 74 avenues, pour plus de précision nous confirmons

que chaque cellule a un chef et son second de même pour les avenues. Ces chefs sont là pour fournir des informations du bureau du quartier et représenter le quartier demeure en cours mais, il n’est pas encore effectif.

II.2. MATERIELS 

-          Modem

-          Ordinateur - Téléphone, -  etc.

II.3. METHODES

II.3.1. Type d’études

   Il s’agit d’une étude descriptive transversale dans une enquête prospective à passage unique portant sur la fréquence d’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action dans la ville de Lubumbashi.

II.3.2. Population d’étude

Notre population d’étude a été constituée de tout responsable de ménage habitant

dans le quartier R.V.A de la ville de Kamina. 

L’enquête en population générale a concernée tous les ménages du quartier Gambela II. La population source comprenait les ménages de toutes les avenues du quartier Gambela II choisies selon le plan d’échantillonnage. Les unités statistiques étaient les ménages et les unités répondantes étaient constituées des responsables ou chefs de ménages de ce quartier.  

 

II.3.3. Echantillonnage

  Nous avons utilisé l’échantillonnage systématique avec un pas de sondage exprimé à 6 selon la formule  

II.3.4. Taille de l’échantillon

 Pour calculer la taille de l’échantillon, la formule suivante a été utilisée :  

-          n: Taille de l’échantillon

-          Zα : coefficient de confiance pour un degré de confiance à 95% (0,05), ce coefficient est égal à 1,96 

-          P : proportion de la population cible ayant une caractéristique donnée, on peut utiliser

50% (0,50)  

-          Q=1-p (0.5)

-          d : est le degré de précision voulu qui vaut  en général 5% (0,05) 

II.3.5. Techniques de collecte des données

                        Pour collecter les données, l’étude a opté les techniques d’observation directe et d’entretien dirigé par un questionnaire préétabli.  

II.3.6. Plan de traitement et d’analyse des données

 Les données collectés ont été encodées et analysées  à l’aide du logiciel SPSS

15.0 avec une marge d’erreur α=0,05 et un intervalle de confiance à 95%. Microsoft Excel (2016) nous a servi lors de la présentation des données sous forme des figures ; le Microsoft Word (2016) nous a été utile lors de la saisie des textes.  

II.3.7. Variables retenues

-          Age 

-          Sexe 

-          Profession 

-          Religion

-          Niveau d’étude :

-          Taille de ménage 

-          Avoir déjà entendu parler de la moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action 

-          Sources d’information

-          Possession de la moustiquaire dans les ménages

-          Raisons de la non possession de la moustiquaire dans les ménages

-          Utilisation de la moustiquaire 

-          Raisons de la non utilisation de la moustiquaire 

-          Raisons de la non utilisation de la moustiquaire 

-          Heure d’utilisation de la moustiquaire  - Avoir déjà contracté le paludisme 

 

II.3.8. Critères de sélection

a. Critères d’inclusion

Sont inclus dans notre échantillon d’étude, tous les chefs de ménages (hommes

ou femmes) habitants le quartier Gambela II ou tout autre membre du ménage de plus de 15ans, scolarisé et ayant séjourné plus de six mois dans ce quartier.

b. Critères d’exclusion

                                             Sont exclus de cette étude, tous les responsables des ménages (hommes

ou femmes)  du Quartier Gambela II ou non n’étant pas présent pendant la période d’enquête ou ayant refusé de répondre à notre questionnaire d’enquête.

II.3.9. Difficultés rencontrées

-          Absence de certaines personnes pouvant répondre aux questions

-          Refus des autres personnes de répondre aux questions -     Difficultés d’ordre matériel et financier.

  Nous avons contourné ces difficultés en excluant du travail, toutes les personnes qui étaient absentes durant la période d’enquête et celles qui n’avaient pas su répondre aux questions. Pour ce qui est des difficultés d’ordre matériel et financier, la persévérance, le courage et le soutien des tierces, nous ont aidés à les surmonter.

 

II.3.10. Considérations éthiques

Pour des raisons de respect de la personnalité de tous les participants à cette

étude, nous avons gardés l’anonymat pour renforcer la sécurité et surmonter  le doute de la part de  ces derniers. Nous nous sommes donné le devoir d’expliquer à chaque sujet sélectionné que les résultats ne serviront qu’à des fins  scientifiques, nous avons reçu leur consentement libre et ils ont pu répondre volontairement à nos préoccupations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

III. RESULTATS

Tableau I. Répartition de sujets selon l’âge

 

Tranches d'âge

Fréquence

Pourcentage

15-24 ans

9

2,3

25-34 ans

108

28,1

35-44 ans

95

24,7

45 ans et plus 

172

44,8

Total

384

100,0

 

Il ressort de cette étude que la tranche d’âge la plus représentée est celle comprise entre 45 ans et plus soit 44,8% alors que la moins représentée est celle comprise entre 15 et 24 ans.

 

 

Tableau II. Répartition de sujets selon le sexe

 

Sexe

Fréquence

Pourcentage

Masculin

202

52,6

Féminin

182

47,4

Total

384

100,0

 

Ce tableau explique que la plupart de nos enquêtés soit 52,6% étaient du sexe masculin ; alors que le sexe féminin n’était représenté que par 47,4%.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tableau III. Répartition de sujets selon la Profession

 

 Profession

Fréquence

Pourcentage

Fonctionnaire 

217

56,5

Libérale

167

43,5

 Total

384

100,0

 

 

Ce tableau montre que la majorité de notre population d’étude soit 56,5% de nos enquêtés sont des fonctionnaires alors que 43,5% ont une profession libérale. 

 

 

Tableau IV. Répartition de sujets selon la religion

 

 Religion

Fréquence

Pourcentage

Catholique

63

16,4

 Méthodiste

81

21,1

 Chritianisme

111

28,9

 Eglise de reveil

66

17,2

 Islamique

25

6,5

 Autres religions

38

9,9

 Total

384

100,0

 

 

Ce tableau stipule que la religion la plus représentant dans notre étude est le christianisme avec

28,9% alors que la religion islamique n’était représentée que par 6,5%.

 

 

 

 

 

 

Tableau V. Répartition de sujets selon le niveau d’étude

 

Niveau d’étude

Fréquence

Pourcentage

Analphabète

9

2,3

Primaire

62

16,1

Secondaire

74

19,3

Universitaire

239

62,2

Total

384

100,0

 

             

Ce tableau explique que plus de la moitié de notre échantillon soit 62,2% avaient un niveau d’étude universitaire ; alors que les analphabètes étaient représentés que par 2,3%.

 

 

Tableau VI. Répartition de sujets selon la taille de ménage

 

Taille de ménage

Fréquence

Pourcentage

Inf à 10 personnes

126

32,8

Sup ou égale à 10 personnes

258

67,2

Total

384

100,0

 

De ce tableau, nous retenons que la plupart de ménages enquêtés soit 67,2% leur taille est supérieure ou égale à 10 personnes.

 

 

 

 

 

 

 

Tableau VII. Répartition de sujets selon la connaissance de la MILDA

 

 Connaissance de la MILDA

Fréquence

Pourcentage

Oui

376

97,9

 Non

8

2,1

 Total

384

100,0

 

             

Il ressort de ce tableau que 97,9% de nos enquêtés ont déjà entendu parler de la MILDA alors que 2,1% n’ont jamais entendu parler de cette dernière.

 

 

 

Tableau VIII. Répartition de sujets selon les sources d’information 

 

Sources d’information

Fréquence

Pourcentage

Radio/télévision

233

60,7

Structure de santé

98

25,5

Eglise

51

13,3

Université/Ecole

2

,5

Total

384

100,0

 

Ce tableau relève que la principale source d’information sur la MILDA dans notre population d’étude reste la Radio/Télévision avec 60,7%.

 

 

 

 

 

 

Tableau IX. Répartition de sujets selon la possession de la MILDA

 

Possession de la MILDA

Fréquence

Pourcentage

Oui

300

78,1

Non

84

21,9

Total

384

100,0

 

Ce tableau montre que 78,1% de notre échantillon possédaient une MILDA alors que 21,9% n’en possédaient pas. 

 

Il ressort de cette figure que 60% de nos enquêtés ne possèdent pas de la moustiquaire parce qu’ils ne l’avaient pas bénéficié lors de la distribution gratuite alors que 40% ont accusé le manque de moyen financier pour en acheter. 

 

Raisons de la non possession de la MILDA

70

60%

 

 

 

40%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

60

50

40

30

20

10

0

          Manque de moyen financier pour acheter     Parce que je ne l'avais pas bénéficié lors de

                                          ça                                                    la distribution gratuite

 

Figure 1. Répartition de sujets selon les raisons de la non possession de la MILDA Tableau X. Répartition de sujets selon l’utilisation de la MILDA

 

 Utilisation de la MILDA

Fréquence

Pourcentage

Oui

304

79,2

 Non

80

20,8

 Total

384

100,0

 

Ce tableau montre que 79,2% de nos enquêtés utilisent la MILDA alors que 20,8% n’en utilisent pas.

 

Il ressort de cette figure que la plupart de nos enquêtés soit 52% utilisent la MILD pour se protéger contre le paludisme.

 

Figure 2. Répartition de sujets selon d’utilisation de la MILDA

 

 

 

 

 

L’étude montre que 56,1% de sujets ayant constitués notre échantillon n’utilisent pas de la moustiquaire parce que ça augmente de la chaleur.

 

Figure 3. Répartition de sujets selon de la non utilisation de la MILDA

Tableau XI. Répartition de sujets selon l’heure d’utilisation de la MILDA

 

Heure d’utilisation de la MILDA

Fréquence

Pourcentage

12h

3

0,8

15h

3

0,8

 16h

9

2,3

 17h

14

3,6

 18h

73

19,0

 19h

136

35,4

 20h

119

31,0

 21h

20

5,2

 22h

7

1,8

 Total

384

100,0

 

Ce tableau montre que la majorité de notre échantillon soit 35,4% utilisent la MILDA à 19h.

Tableau XII. Répartition de sujets selon la contraction du paludisme pendant les six derniers  

 

Contraction du paludisme pendant les six derniers  

Fréquence

Pourcentage

Oui

165

42,9

Non

219

57,1

Total

384

100

 

Ce tableau démontre que  seulement 42,9% de nos enquêtés ont contracté le paludisme pendant les six derniers mois alors 57,1% en ont pas contracté. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IV. DISCUSSION DES RESULTATS

Il ressort de cette étude que 52,6% de sujets étaient du sexe masculin ; alors que

le sexe féminin n’était représenté que par 47,4%. Nos résultats s’expliqueraient par le fait que, lors des enquêtes, les femmes ont toujours eu complexes de répondre aux questionnaires d’enquêtes. Dans son étude traitant de «  Perceptions et usages de la moustiquaire imprégnée d'insecticide pour la lutte antipaludique », Marie NTUMBA K (2008)   avait stipulé que la population d'étude se répartissait en 60% d'hommes et 40% des femmes. De même, FAYE (2017), au Niger dans son étude intitulée : «  Comprendre la non-utilisation des moustiquaires imprégnées à longue durée d'action (MILDA) au Niger » ; 78,22% de ses enquêtés étaient du sexe masculin alors que le sexe féminin était représenté que par 21,78%.

La tranche d’âge la plus représentée est celle comprise entre 45 ans et plus soit 44,8% alors que la moins représentée est celle comprise entre 15 et 24 ans. Selon Kabyla

Benjamin, dans la plupart de cas, à partir de 45 ans la personne devient invalide c’est-à-dire la force d’exercer son métier habituel diminue ; d’où elle passe ¾ de sa journée à la maison (Kabyla B, 2019). Ceci est témoin de nos résultats. 

La plupart de ménages enquêtés soit 67,2% leur taille est supérieure ou égale à 10 personnes. Pour ce qui est de la taille de ménage, nos résultats sont totalement similaires avec ceux de Kalala Erick qui, dans son étude avait trouvé 67,97% d’enquêtés étaient dans les ménages dont la taille est supérieure ou égale à 10 personnes alors que 32,03% étaient dans les ménages dont la taille est inférieure à 10 personnes. Selon NYOTA SENGA  (2016),  en RDC un ménage compte 10 personnes ou plus. Ceci peut être témoin de nos résultats. 

 

97,9% de nos enquêtés ont déjà entendu parler de la MILDA. Nos résultats sont

quasi-similaires de ceux de l’enquête menée par le PNLP- Tchad (2014), où environ 85,3%  des personnes enquêtées avaient  une connaissance sur  la MII. Nos résultats s’expliqueraient par le fait que plus de la moitié de notre échantillon soit 62,2% avaient un niveau d’étude secondaire. Selon Wembo Nyama, la connaissance des phenomenes de santé est influencée dans la plupart de cas par le niveau d’instruction (Wembo Nyama, 2018). Ceci peut être témoin de nos résultats.

 

L’étude a également démontré que 78,1% de notre échantillon possédaient une

MILDA. Nos résultats se rapprochent à ceux trouvés par Danvene  D. (2010) à Lubumbashi où 73,4% des chefs  des ménages disposent  d’une moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action dans leurs maisons. Nos résultats sont supérieurs à ceux trouvés au Niger par FAYES (2017) où le taux de possession de la moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action était estimé à 62,2 %. Nos résultats sont différents de ceux de Brentlinger (2007) ; qui avait trouvé seulement 48% de ménages qui possédaient au moins une moustiquaire. Cette proportion élevée de possession de la moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action peut se justifier par le fait que la distribution gratuite des moustiquaires s’est effectuée récemment dans notre champ d’investigation et continue à s’effectuer gratuitement jusqu’à ce jour aux femmes enceintes et dans différentes écoles. 

 

Il ressort de cette étude que 60% de nos enquêtés ne possèdent pas de la

moustiquaire parce qu’ils ne l’avaient pas bénéficié lors de la distribution gratuite alors que 40% ont accusé le manque de moyen financier pour en acheter. 

 

Disons encore que le taux d’utilisation de la moustiquaire imprégnée

d’insecticide à longue durée d’action dans notre champ d’investigation est de 79,2%. Nos résultats sont différents de ceux trouvés par MISINDO J qui, dans son étude menée à Kamina au quartier 64 avait trouvé qu’un taux d’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action de 99,21% (MISINDO J, 2019). Nos résultats sont supérieurs à ceux de KALALA Erick dans son étude menée toujours dans la ville de Kamina où le taux d’utilisation de la MILDA était de 55,20% (KALALA E, 2019).

 

Il ressort de cette étude que la plupart de nos enquêtés soit 52% utilisent la MILD

pour se protéger contre le paludisme. Comparativement à l’étude menée par MISINDO J ;  90,50% de sujets utilisaient la moustiquaire pour se protéger contre la malaria (MISINDO J, 2019). Contrairement aux résultats de FAYES dans une autre étude intitulée : étude sur la culture de l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide ; les moustiquaires  étaient utilisées par la population mais dans la perspective de se protéger contre les nuisances occasionnées par les moustiques, que pour prévenir le paludisme (FAYES, 2011).

Selon Winch P les moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action sont utilisées parce qu’elles ont des avantages pratiques et économiques notamment : confort du sommeil, associé à une plus grande facilité d’utilisation, investissement financier moins important, etc.

(Winch, P (2014). 

 

L’étude montre que 56,1% de sujets ayant constitués notre échantillon n’utilisent

pas de la moustiquaire parce que ça augmente de la chaleur. Selon Fayes, les moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action ne sont pas utilisées en raison d’abord de la nuisance de l’insecticide, l’inadéquation de leur forme aux conditions de couchage, une réalité qui conduit aussi à leur transformation. Par ailleurs, la moustiquaire est considérée comme étant plus appropriée quand les moustiques sont nombreux, un risque plus important durant la saison des pluies. Son usage n’est alors pas perçu comme une nécessité durant la saison sèche. Enfin, la gratuité des moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée d’action, qui règle pourtant la question de leur accessibilité financière, induit une perception de leur moindre qualité en comparaison avec celles achetés en officine pharmaceutique. La mémoire gardée de certaines expériences vécues lors de campagnes passées (médicaments, vaccination de masse) explique cette attitude négative (Fayes, 2011).

Seulement  42,9% de nos enquêtés ont contracté le paludisme pendant les six

derniers mois alors 57,1% en ont pas contracté. Cela s’expliquerait par le fait que 79,2% de notre population d’étude utilisent de la imprégnée d’insecticides à longue durée d’action. Selon la revue Cochrane1 publiée par le programme national de lutte contre le paludisme au Rwanda, l’utilisation de la moustiquaire réduirait la mortalité générale d'environ 20% en Afrique ; et qu'environ 6 vies seront annuellement épargnées pour 1000 enfants âgés de 1 à 59 mois protégés par une MII. Cette revue a également conclu que les MII réduiraient de 50% les épisodes cliniques de paludisme non compliqué dus à Plasmodium falciparum et à Plasmodium vivax, tout en réduisant la parasitémie.( PNLP/Rwanda, 2010 ). De même, l'Association de santé familiale (ASF) dans son étude menée à Kinshasa conclue que, la distribution de 2 millions de moustiquaires éviterai plus de 2.223.986 cas d'épisode de malaria et environ 16.240 cas de décès liés au paludisme dans les 85 zones de santé de Kinshasa. Par ailleurs, l'utilisation des moustiquaires imprégnées réduirait la morbidité liée au paludisme de 50% (ASF, 2013). Ceci peut être témoin de nos résultats. 

 

 

 

 

V.  CONCLUSION ET SUGGESTIONS

En définitive, notre travail a traité sur la fréquence d’utilisation de la

moustiquaire imprégnée d’insecticides dans la ville de Lubumbashi, dont l’objectif général a été celui de contribuer à l’amélioration de la santé de la population congolaise en générale et celle de la ville de Lubumbashi en particulier.  

A la fin de nos investigations, les conclusions suivantes ont été retenues : 52,6%

de sujets étaient du sexe masculin ; alors que le sexe féminin n’était représenté que par 47,4%. La tranche d’âge la plus représentée est celle comprise entre 45 ans et plus soit 44,8% alors que la moins représentée est celle comprise entre 15 et 24 ans. La plupart de ménages enquêtés soit 67,2% leur taille est supérieure ou égale à 10 personnes. 97,9% de nos enquêtés ont déjà entendu parler de la MILDA. 78,1% de notre échantillon possédaient une MILDA. La fréquence d’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action dans notre champ d’investigation est de 79,2%.

Vu l’importance d’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticides dans

l’amélioration du bien-être de la santé de la communauté, nous suggérons ce qui suit :  

v  Au Gouvernement central de :

- Rendre universellement accessibles et gratuites les moustiquaires imprégnées d’insecticides à tous les individus et à toutes les familles de la communauté congolaise.

v  Aux autorités sanitaires

-          D’organiser plusieurs campagnes de sensibilisation et de vulgarisation avec les supports audio-visuels.

-          De renforcer la politique de distribution gratuite de la MII dans le paquet minimum d’activités.

-          De promouvoir la participation de la communauté dans la gestion des moustiquaires imprégnées d’insecticides.

 

 

v  Aux personnels de santé :

- Sensibiliser la population à utiliser convenablement les moustiquaires imprégnées d’insecticides en cas de besoin.

v  Aux responsables de ménages de l’aire de santé MWITOBWE :

- D’utiliser massivement les moustiquaires imprégnées d’insecticide pour la lutte contre le paludisme.

v  Aux futurs chercheurs :

-     De continuer avec des études similaires afin de promouvoir la santé des communautés. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

REFERENCES 

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-          FAYE (2017), Comprendre la non-utilisation des moustiquaires imprégnées à longue durée d'action (MILDA) au Niger.

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