FACTEURS ASSOCIES A L’INSALUBRITE DANS LES
ETABLISSEMENTS SCOLAIRES DE LA SOUS DIVISION SCOLAIRE DE YUMBI DANS LA PROVINCE DE MAI NDOMBE
J.S. AMBENA[1], M.K. MPINGIYABO[2], F. M. NYELE[3] et J.B MASUDI[4]
Résumé
Notre étude a porté sur l’insalubrité dans les établissements scolaires
de la sous division scolaire de Yumbi. La population concernée était constituée par l’ensemble des enseignants des 20 établissements scolaires de la sous division scolaire de Yumbi. La taille de l’échantillon était de 180 enseignants. Nous avons recouru à la méthode d’enquête, à la technique d’interview, l’observation et à l’échantillonnage non probabiliste ou occasionnelle. L’étude est descriptive transversale à visée analytique. Le traitement des données a été réalisé en SPSS 24. Nous sommes arrivés aux résultats suivants: l’insalubrité est associée (P<0,05) (OR =0,174) à l’ignorance, (P<0,05) (OR =1,983) au manque de motivation et (P<0,05) (OR =1,586) au manque de service d’hygiène tandis que le manque des matériels n’est pas associé à l’insalubrité dans les établissements scolaires.
INTRODUCTION
Problématique
La dégradation du milieu scolaire demeure encore une préoccupation
majeure de santé publique dans plusieurs pays du monde, car elle est à la base de multiples problèmes qui affectent la santé des personnels et des élèves tels que les maladies, la pollution etc. Les écoles déterminent en partie la santé et le bien-être des enfants en leur fournissant un milieu salubre.
Les familles qui jouent, bien entendu, un rôle primordial dans
l’organisation de la vie quotidienne sont les premières, par leur action éducative, à construire de repères structurant pour aider leurs enfants à développer, en matière d’hygiène et santé, des attitudes saines et préventives. A leurs entrées dans la vie collective, l’école se doit d’accueillir les enfants dans les meilleures conditions de sécurité, d’hygiène et de bienêtre. Elle est aussi le lieu où, devenus élève, ils vont parfaire leur éducation et construire leurs apprentissages (Ministère de l’éducation nationale France, 2008).
Les facteurs liés à l’eau, l’assainissement et à hygiène portent atteinte
de façon aux droit des enfants ne peuvent pas donner la pleine mesure de leurs capacités d’apprentissage. Par exemple 400 millions d’enfant d’âge scolaire par an souffrent d’infections causées par des vers intestinaux qui comme le montre la recherche, diminuent leur faculté d’apprentissage. (Ministère de l’éducation nationale France, 2008).
Il est fort recommandé que dans les établissements scolaires, les élèves répondent à des exigences d’hygiène sanitaire minimales permettant de garantir la santé et le développement physique et intellectuel.
La population mondiale s’accroit rapidement d’une façon
exponentielle, comme le montre les chiffres suivants : En 1800, 900 millions ; en 1950,5 milliards ; en 1989, 5 milliards ; en 2000, 6.05 milliards ; en 2025, près de 8 milliards (estimations). La menace que fait peser sur l’humanité et sur la biosphère, cette explosion aujourd’hui célèbre « de bombe population ». Toute espèce y compris l’homme, doit disposer pour survivre, d’une quantité de nourriture et d’un espace suffisant. De nombreux pays ont des populations beaucoup trop élevée face aux ressources dont ils disposent : 407 habitants au Km2 aux Pays-Bas, 538 au Bangladesh ; 38 pour l’ensemble de l’Egypte, mais 1170 dans la vallée du Nil qui est la seule région fertiles et habitables du Pays (Encara, 2009).
Une conséquence de la croissance démographique est l’impossibilité
pour beaucoup des Pays de subvenir aux besoins alimentaires de leur population malgré la recherche des nouvelles terres cultivables, de plus en plus rares. Par ailleurs, une autre population conséquence de ladite croissance est certes l’urbanisation accélérée de la population. Les hommes s’entassent dans des agglomérations gigantesques où les conditions de vies sont lamentables et les ressources inexistantes (Encarta, 2009).
Aujourd’hui, sur la terre, la moitié des adultes ne savent ni lire ni écrire, un homme sur Cinq est mal nourri, un homme sur dix ne possède pas une habitation correcte, un homme sur quatre ne dispose pas d’eau potable. La croissance de la population n’est évidemment pas la seule cause de cet état de fait ; les structures économiques et sociales qui sont devenues à peu près les mêmes dans tous les pays en sont également responsables. La croissance démographique, par les besoins en espace et en ressources qu’elle engendre, et par la destruction accélérée de l’environnement qu’elle provoque, est cependant l’un des problèmes qui engagent l’avenir de l’humanité (Encarta, 2009).
Beaucoup des populations se rendent compte qu’une défaillance en
matière d’hygiène et d’assainissement est une source des nombreuses maladies mais elles ne comprennent pas le mode de transmission. En effet le problème de la santé peut être influencé par plusieurs facteurs à travers le monde (BOULLEYS, 2007).
Hier comme aujourd’hui on connait des difficultés économiques et environnementales majeures qui affectent gravement le quotidien des populations. Elles s’enlisent dans des crises militaires, politiques et socioéconomiques sans précédentes. Cette pléiade de crises a pour corollaire, la paupérisation, l’illettrisme, la dégradation des mœurs, l’urbanisation galopant, l’accroissement de la pollution et la détérioration constante des ressources naturelles. Ces situations exacerbent les conditions d’existence des populations qui éprouvent de plus en plus de mal à s’alimenter convenablement, à se procurer de l’eau potable et se loger dans un cadre sain et agréable (OMS, 1996).
En Afrique, seuls 55% de la population bénéficient d’un système d’assainissement et 64% ont accès à un système d’approvisionnement en eau potable. Plus de quinze millions d’enfants meurent chaque année des suites d’absorption d’eau contaminée, de manque d’hygiène ou de malnutrition. L’OMS estime qu’environ 80% de tous les cas de maladies sont en relation directe avec une alimentation en eau et assainissement inadéquats, (GRIOT et al. 2007).
Les multiples défis environnementaux auxquels font face le monde et
l’Afrique en particulier, ont amené la communauté internationale à initier des politiques et stratégies d’interventions comme la DIEPA (décennie internationale pour l’eau potable et l’assainissement), l’agenda 21 avec le sommet de RIO en 1992 et l’agenda habitat avec le sommet des villes d’Istanbul en 1996. Ces différentes politiques ayant amélioré sensiblement l’existence des populations, n’ont pas atteint des objectifs fixés et n’ont pu fournir de réponses adéquates aux questions de développement durable (OMS, 1996).
Les populations les plus touchées par les questions d’accès à l’eau
potable et l’assainissement sont les populations des quartiers précaires et les populations des zones rurales (par commodité d’expression, nous désignons cette seconde catégorie de population sous le vocable de « ruraux ») les dernières populations citées en l’occurrence les ruraux, continuent de souffrir de pénurie d’eau même s’ils bénéficient d’un environnement relativement meilleur à celui des villes. Elles sont obligées de mettre les terres en valeur avec des moyens archaïques éprouvants, en plus de cela, elles sont dépourvues d’infrastructures de base (GNAGNE, 2005).
Aujourd’hui la question de l’assainissement se pose avec de plus en
plus d’acuités, diverses publications et enquêtes ont montrées que les conditions environnementales des écoles ne sont pas toujours satisfaisantes (Roussio et al, 2009).
En Côte d’Ivoire, le tableau n’est pas meilleur, l’analyse de la situation de l’assainissement révèle que seulement 49% de la population qui dispose de toilettes adéquates. Cette proportion est très variable selon le milieu de résidence, les écoles… : 78% en milieu urbain contre seulement 27% en milieu rural, elle est aussi par région avec une variation allant de 26%au nord-est à 59% au centre-est (UNICEF, 2006).
En RD Congo, les conditions environnementales et sanitaires dans les
écoles restent aussi préoccupantes, et comme conséquence, le taux de morbidité et mortalité élevée.
Les bonnes pratiques d’hygiène doivent donc être régulièrement
rappelées dans l’école par la directrice ou le directeur et dans la classe par le maitre ou la maitresse. La majorité des écoles en RD Congo ne dispose pas d’infrastructures d’eau potable et d’assainissement. L’inexistence d’un environnement adéquat incluant une source d’eau potable et des toilettes appropriées pour les élèves, une gestion des déchets, une hygiène corporelle, une gestion de bruits et les bienfaits de l’arbre constituent un obstacle majeur à la fréquentation scolaire. En conséquence, elle conduit entre autres aux absences fréquentes des élèves dans des salles des classes pour cause des maladies hydriques, à l’abandon de l’école par les filles de certain âge, faute des toilettes adéquates (Ministère de l’éducation nationale France, 2008).
La plupart des établissements scolaires de Yumbi sont en état
d’insalubrité inadmissible : les latrines mal propres, la présence d’immondices, les fécales abandonnés, les défécations arrosées des urines inondent les toilettes, présences des eaux stagnantes devant la cour en saison pluvieuse, mauvais emplacement, des latrines des fausses arabes non couvertes et manque d’approvisionnement en eau potable. Tous ces problèmes exposent les enseignants et les élèves aux maladies hydriques et infectieuses.
C’est par une attention permanente à ces questions et par des actions pédagogiques adaptées à l’âge des enfants (élèves) que les enseignants, en partenariat avec les différents acteurs et services de santé et la participation active des familles, permettront à l’école de jouer pleinement son rôle de prévention.
Eu égard à tout ce qui précède, nous nous sommes posé les questions
suivantes : Quels sont les facteurs associés à l’insalubrité dans les établissements scolaires de la sous division scolaire de Yumbi?
Partant de la question posée, nous supposons que l’ignorance, le manque de motivation, le manque de service d’hygiène, le manque des matériels, la mauvaise organisation, l’incivisme des acteurs (enseignants, élèves…) etc. seraient à la base de l’insalubrité dans les établissements scolaires.
La présente étude a pour objectif d’identifier les facteurs associés à
l’insalubrité dans les établissements scolaires de la sous division scolaire de Yumbi. Et les objectifs spécifiques consistent à :
- Décrire les caractéristiques socioprofessionnelles des enquêtés ;
- Rechercher la relation entre les caractéristiques socioprofessionnelles et les avis sur l’insalubrité de l’école.
Cette étude est importante car elle permettra d’orienter les
informations essentielles sur l’insalubrité auprès des enseignants et élèves dans le but de rendre les écoles propres et améliorer l’état de santé de tout le monde. Elle peut un guide des recherches ultérieures.
Notre étude s’est effectuée dans les établissements scolaires de sous
division scolaire de Yumbi, allant de la période du 07/09/2016 au 02/07/2017.
1. Définition des concepts de base
Facteur
C’est les éléments qui concourent à un résultat (DICTIONNAIRE FRANCAIS Android, 2017).
Pour notre étude, il s’agit des éléments qui favorisent l’insalubrité
dans les établissements scolaires.
Insalubrité
Caractère, état de ce qui n’est pas salubre, de ce qui est nuisible à la
santé, c'est-à-dire malsain, nuisible à la santé (Bernard et Geneviève, 2002).
Etablissement scolaire
Selon les dépliants de l’école assaini (2008) définit l’établissement
scolaire comme une institution établie pour l’enseignement, et éduquer les écoliers.
2. Aperçu sur l’insalubrité
2.1 Historique
L’acceptation la plus ancienne se rapporte à l’air à la fin du 19eme siècle (alors que le terme insalubrité était déjà bien intégré au champ alimentaire dès le 16ème siècle).
En 1802, apparu des conseils d’hygiène et de salubrité dans les départements au niveau du canton et de l’arrondissement des professionnels nommés par le projet, devrait être consulté sur des problèmes aussi divers que l’assainissement des localités, des écoles et des habitations. Les maladies épidémiques et endémiques, la qualité des aliments et des eaux, les grands travaux publics.
Le sol est qualifié d’insalubrité dès la loi de 1807relative au dessèchement des marées, aux travaux des rues, places et quais dans les communes, s’était donnés très tôt pour l’objectif d’assainir les localités c’est-à-dire d’imposer aux municipalités, la réalisation des plans d’alignement et d’extension.
En 1808, le médecin physiologiste Pierre CABANIS évoquait « les maladies produites par l’insalubrité des villes ». En fin d’un décret du 15decembre 1810 relatif aux ateliers qui rependent une odeur insalubre ou incommode, compléter cet arsenal juridique.
Les enquêtes de topographies médicales qui visent à dresser des
enquêtes du milieu afin d’étudier les causes d’insalubrité étaient importantes à la fin du 19eme siècle. La plus comme fut celle de le Pecq, la clôture dans le pays normand .La notion de « constitution épidémiologique » se concrétisait par des grilles de lecture qui croisait « l’état des saisons ,la topographie médicale du lieu ,l’histoire général de la maladie, l’histoire de chaque malade ,la comparaison de ces histoires ».Il s’enquiert donc de l’exposition de terroirs ou il est appelé aux vents qui diffusent les maladies malignes, à l’air, à l’eau consommée dont il cherchait l’origine (CABANIS, 1808).
C’est à partir de ces observations, consignées sous forme de récits, qu’il construisit un diagnostic imputant l’épidémie ou la pandémie ; à la météorologie, au milieu, aux habitudes, aux conditions de vie l’amenant parfois à accuser les usages alimentaires des maux constatés (CABANIS, 1808). Sa démarche se structurait en étapes d’observation du plus au moins visible.
Du dehors au dedans, dès le moment ou le praticien a quitté le seuil
de sa propre demeure, successivement les masses d’air, les vents, la température ont été interrogés puis dans un ordre chronologique hiérarchique, le local où git le malade, la nature du sol, les traditions alimentaires de la maisonnée, l’âge, le tempérament, les habitudes du patient.
La rupture était venue de l’enquête de ville né sur le cholera de 1832 à Paris dans laquelle il avait constaté que la maladie s’est moins implantée en fonction des facteurs naturels qu’en termes sociaux touchant les quartiers les plus miséreux (CABANIS, 1808).
2.2 Origine
Les objets inusités qui jonchent sur le sol en pleine ville, cité, école,
instituts supérieurs et universitaires contribuent en grande partie à l’insalubrité dans les espaces vitaux (CABANIS, 1808).
Il est évident d’affirmer que les ordures de toute nature abandonnées
à la surface du sol où vivent les humains et portant risque à la vie de ce dernier sous différents degrés sont qualifiés de l’insalubrité. Les déchets générés par les entreprises et les ménages demeurent un casse-tête par leurs mauvaises gestions dans les villes, les villages, les communes, les groupements, les chefferies et dans les écoles par manque des dépotoirs publics, par absence des poubelles appropriées et des trous à ordures.
L’utilisation des latrines non hygiéniques. Le système de drainage inappropriés des eaux usées et non entretenu engendre l’insalubrité généralement dans les pays en voie de développement. L’interaction entre l’homme et environnement devrait assurer un équilibre réel en évitant les pollutions de l’environnement ainsi que des maladies qui déciment des vies humaines (CABANIS, 1808).
2.3 Facteurs liés à l’insalubrité
Elles sont nombreuses et répertoriant certaines d’entre elles en
l’occurrence :
§ Accroissement démographique des villes galopantes excessives ;
§ Non adaptation des pratiques domestiques aux exigences sanitaires urbaines ;
§ Difficulté de collecter les ordures dans les quartiers par manque des décharges publiques ;
§ Problèmes de sécurité sanitaire des collecteurs et du pré collecteur ;
§ Mauvaise gestion des ordures par l’homme qui jette volontairement les ordures par tout, pèle mêle dans des caniveaux, sur des routes, dans des ruisseaux, parcelles, salles de classe ;
§ Absence d’infrastructures d’hygiène et d’assainissement de base ;
§ Manque de synergie des acteurs ;
§ Manque d’éducation environnementale de la population ;
§ Insuffisance d’intérêt aux aspects environnementaux ;
§ Hygiène défectueuse qui offre des conditions bioécologiques favorables au développement des germes pathogènes (virus, batteries, protozoaires, arthropode) ;
§ Mauvaise gestion des déchets qui est à l’origine des problèmes de santé publique, d’autant plus qu’il constitue le facteur dominant de création de « nids » de production des vecteurs nuisibles à la santé et à la propagation des maladies : les moustiques, les mouches, les rongeurs et les maringouins (CABANIS, 1808).
2.4 Conséquences de l’insalubrité
Nous répertorions prioritairement les conséquences sur
l’environnement et sur la santé.
a. Conséquences de l’insalubrité sur l’environnement
Les conséquences de l’insalubrité sur l’environnement se présente
sous forme de :
§ Déchets qui constituent un défi à l’esthétique du paysage quand il forme des montagnes d’une manière éparpillée ;
§ Défiguration du paysage environnemental ;
§ Dégagement des odeurs nauséabondes et des liquides infectés appelés autrement lixiviats (verdâtre) qui polluent les nappes aquifères et les eaux de surface ;
§ Source de dispersion des poussières et des matières volatiles sèches ;
§ Fumées nauséabondes dangereuses appelées biogaz ;
§ Putréfaction ou de la décomposition faisant appel aux vermines, aux insectes (mouches, blattes, moustiques), aux rongeurs, aux chien errants, ayant des répercussions néfastes sur la santé de l’homme ;
§ Pollution de l’air, de l’eau et du sol ;
§ Stagnation et infiltration des eaux usées ;
§ Explosion des gites larvaires et augmentions de la prévalence : du paludisme, de fièvre typhoïde, de l’hépatite, de verminose, etc.
§ Contamination de la nappe phréatique et aquifère ;
§ Plastic, une matière non biodégradable qui bouche les canalisations et les caniveaux d’évacuation des eaux pluviales et usées (OMS ;1951)
b. Conséquence de l’insalubrité sur la santé
Le manque d’hygiène a des conséquences graves sur la santé tant individuelle que publique. Ainsi on estime que chaque année 1,6millions d’enfant meurt des diarrhées, dues principalement à la mauvaise qualité de l’eau et au manque d’assainissement du milieu.
La dégradation du milieu scolaire demeure encore une préoccupation majeure de la santé publique dans le pays du monde car elle est à la base de multiples problèmes qui affectent la santé des personnels et des élèves tels que les maladies, la pollution (UNICEF, 1989).
L’impact sur la santé constitue désormais un jeu spécifique comme a reconnu la Charles européenne de l’environnement de 1989 ainsi la qualité de l’environnement est l’un des principaux déterminants de l’état de santé de la population. Aujourd’hui, les conséquences immédiates de l’insalubrité sur la santé publique à démontrer (UNICEF, 1989).
2.5 Facteurs associés à l’insalubrité en milieu scolaire
a. Facteurs associés à l’insalubrité
§ Insuffisance du matériel et équipement d’assainissement (poubelle, latrine, etc.) ;
§ Incivisme des acteurs (élèves, enseignants, personnel administratif) qui fréquentent cet espace vie ;
§ Non applicabilité des textes et lois en vigueur par l’état sur ce domaine (OMS, une latrine pour environ 100élèves soit une latrine pour 45 filles et une latrine pour 55garçons) ;
§ Manque d’entretien ;
§ Accès insuffisant aux méthodologies et matériels pédagogiques ;
§ Manque d’éducation sanitaire ;
§ Manque de service d’hygiène et assainissement ;
§ Non application par le responsable d’établissement des lois et règlements régissant les règles générales de salubrité en milieu ;
§ Ignorance ;
§ Mauvaise volonté ;
§ Manque d’initiative ;
§ Manque de cours d’assainissement ;
§ Manque de formation ;
§ Manque d’ouvrages adéquats d’aisance ;
§ Caractéristique de l’individu ;
§ Croissance démographique ;
§ Mauvaise gestion des déchets dans les établissements ; § Accroissement de la population.
2.6 Mesures essentielles requises à court terme pour protéger la santé en milieu scolaire
§ Fournir des installations sanitaires de base (avec des blocs séparés pour les garçons et les femmes), afin que les élèves et les personnels puissent se rendre aux toilettes sans contaminer les terrains scolaires ou les ressources, notamment l’eau. Il s’agit d’aménager des installations sanitaires comme des latrines temporaires à fosse simple creusées dans le sol, ou de définir à l’extérieur de l’école des zones de défécation et de miction séparées qui sont régulièrement déplacées de manière à éviter une accumulation rapide de matière contaminâtes ;
§ Fournir de l’eau potable et du savon (ou de la cendre) pour le lavage des mains après l’utilisation des toilettes et avant la manipulation d’élément. Il s’agit pour cela d’utiliser des équipements simples et peu couteux, comme un pichet et une bassine ;
§ Fournir de l’eau portable provenant d’une source d’eau souterraine protégée (source, puits ou forage) ou d’une source traitée, et veiller à ce qu’elle reste salubre jusqu’à sa consommation. Pour rendre salubre de l’eau non traitée provenant de source non protégée, on peut utiliser les méthodes simples consistant par exemple à faire bouillir ou à filtrer l’eau à domicile (solution chlorée disponible localement par exemple. Les
élèves et le personnel peuvent apporter à proximité de l’école ;
§ Clôturer l’enceinte de l’école afin de maintenir un environnement propre. Les clôtures peuvent être fabriquées à partir matériaux locaux peu couteux ;
§ Planifier et effectuer les améliorations nécessaires pour créer le plus rapidement possible des conditions d’hygiène adéquatés à long terme ;
§ Promouvoir l’hygiène pour aider les enfants à mieux comprendre l’importance de l’hygiène et de la propreté en milieu scolaire (OMS, 1991).
PRESENTATION DU MILIEU D'ENQUETE
Nous avons réalisé notre recherche dans la sous division scolaire de YUMBI qui se trouve dans le territoire de YUMBI, au sein de la nouvelle province de MAI-NDOMBE, de la République démocratique du Congo. Cette sous division, regroupe les écoles du territoire, dont elle porte le nom. Son bureau administratif, est situé dans la cité de YUMBI, au numéro 88, de l’avenue commerciale, dans le quartier BOLU, non clôturé et séparé des maisons d’habitation environnantes. Elle compte 96 écoles, dont 45 primaires étatiques et 51 privées agréées. Nous avons retenu 20 écoles suivantes : EP BAMPOMBA, EP BOKEBE, EP BOMWENZA, EP BOYAMBA, EP1 KENANO, EP2 KENANO, EP MAMBONGO, EP MOBOKO, EP MOLENDE, EP MPOLONZIKU, EP MOYI, EP NGWAMOKE, EP NKOSI, EP NTOLI, EP NTSOLI, EP RAMAZANI, EP SOLU, EP SAINT MICHEL, EP UNZEMBI et EP YUMBI.
MATERIELS ET METHODES
La population cible de notre étude était constituée de l’ensemble des enseignants des 20 établissements scolaires de la sous division scolaire de YUMBI. Ils étaient au nombre de 340 enseignants. Pour calculer la taille de l’échantillon, nous avons recouru au logiciel Epi Info 7.2 sur (Smartphone) Android avec 95% de degré de confiance. Au total il y a 340 enseignants de 20 établissements scolaires retenus, après calcul automatique, la taille de l’échantillon est de 180 enseignants à 95% de degré de confiance.
Pour réaliser cette étude nous avons fait appel à la méthode d’enquête, à la technique d’interview et d’observation des infrastructures de l’école, l’existence d’une source d’eau, l’état hygiénique de toilettes etc.
L’enquête des enseignants a porté sur un échantillon non probabiliste ou occasionnel. Cet échantillon a été prélevé en deux étapes : La première a consisté à répertorier toutes les entités (écoles) sur l’ensemble de la sous division et la deuxième a consisté à sélectionné occasionnellement les enquêtés dans chacune des entités retenues et passer à l’interview. L’étude est transversale à visée analytique. L’outil est composé de 17 questions et s’intéresse aux données :
(1) socioprofessionnelles : âge, sexe… et (2) sur l’insalubrité.
Les données brutes de l’enquête étaient collectées à l’aide d’Epi info
7.2 Android, elles ont été exportées en Office Excel 2013 et vers le logiciel SPSS 24 où elles ont été épurées, validées et codifiées avant d’être analysées. La comparaison des données a été réalisée à l’aide du test chi- carré, V de Cramer.
Le degré de signification a été fixé à p≤0,05.
L’analyse a consisté à :
- Décrire les caractéristiques socioprofessionnelles des enquêtés ;
- Rechercher la relation entre les caractéristiques socioprofessionnelles et l’avis sur l’insalubrité de l’école ;
- Le modèle logistique a été utilisé pour déterminer l’association entre les variables indépendantes et la variable dépendante. Les intervalles de confiance ont également été calculés avec un niveau de confiance de 95%.
RESULTATS ET DISCUSSION
Résultats
1. Caractéristiques socioprofessionnelles
Graphique 1: Age des enquêtés
Les résultats de ce graphique montrent que la majorité (47,2%) des
enquêtés ont l’âge de 48 ans et plus dont la moyenne vaut : 45,57±11,993. Avec un pic (mode) de 60 ans.
S.E=0,894 CV= 26,31% IC 95% =[43,77-47,32] Me= 46 Q1=36 Q3=55
Graphique 2 : Sexe des enquêtés

Au regard de ce graphique, le sexe masculin est prédominant (65,6%)
avec le sex ratio ou le rapport de masculinité de :
Graphique 3 : Etat civil des enquêtés

Ce graphique indique que 136 soit 75,6% des enquêtés sont mariés
suivi de 27 soit 15,0% qui sont célibataires.
Graphique 4 : Ancienneté (an) dans l’enseignement des enquêtés

Dans ce graphique, 58 soit 32,2% des enquêtés ont l’ancienneté de 17 ans et 39 soit 21,7% de 8-14 ans.
2. Insalubrité
Tableau 1. Répartition des enquêtés selon la signification de l’insalubrité
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Signification |
Fréquence |
% |
|
Etat de ce qui est insalubre Malpropreté Saleté Autres (danger…) Total |
11 72 15 82 180 |
6,1 40,0 8,3 45,6 100 |
Les données de ce tableau montrent que 82 soit 45,6% des enquêtés
ont donné autres (danger) définitions et 72 soit 40,0% ont parlé de malpropreté.
Tableau 2. Répartition des enquêtés selon les conditions sanitaires et environnementales que l’école doit respecter
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Condition sanitaires environnementales |
et Fréquence (n=180) |
% |
|
Approvisionnement en potable Locaux propres et aérés Toilette propre Présence des poubelles Autres (environnement assaini |
eau 33 66 108 52 41 ) |
18,3 36,7 60,0 28,9 22,8 |
Il revient de noter dans ce tableau que 108 soit 60,0% des enquêtés
ont noté la toilette propre suivi de 66 soit 36,7% qui ont mentionné les locaux propres et aérés.
Tableau 3. Répartition des enquêtés selon les conditions environnementales de l’école
|
Conditions de l’école |
environnementales Fréquence |
% |
|
Propre Sale Total |
62 118 180 |
34,4 65,6 100 |
Ce tableau indique que 118 soit 65,6% des enquêtés ont noté que les
conditions environnementales de l’école sont sales.
Tableau 4. Répartition des enquêtés selon les raisons qui font que les écoles soient dans de mauvaises conditions sanitaires
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Raison |
Fréquence (n=180) |
% |
|
Ignorance Pas de motivation Manque de service d’hygiène Manque des matériels Autres (mauvaise organisation) |
43 54 63 41 29 |
23,9 30,0 35,0 22,8 16,1 |
Les résultats de ce tableau montrent que 63 soit 35,0% des enquêtés
ont parlé de manque de service d’hygiène et 54 soit 30,0% ont souligné l’ignorance.
Tableau 5. Répartition des enquêtés selon que les conditions environnementales peuvent influer sur la santé de personnel et élève
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Influer sur la santé |
Fréquence |
% |
|
Oui Non Total |
174 6 180 |
96,7 3,3 100 |
Les données de ce tableau indiquent que 174 soit 96,7% des enquêtés ont accepté que les conditions environnementales peuvent influer sur la santé de personnel et élève.
Tableau 6. Répartition des enquêtés selon les risques
![]()
Maladies infectieuses 127 70,6
Pollution 6 3,3
Autres (odeur nauséabonde) 40 22,2
![]()
Il revient de dire dans ce tableau que 127 soit 70,6% des enquêtés ont mentionné les maladies infectieuses et 40 soit 22,2% ont noté autres (odeur nauséabonde) risques.
Tableau 7. Répartition des enquêtés selon qu’ils utilisent certaines mesures pour améliorer les conditions sanitaires et environnementales de l’école
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Utilisation |
Fréquence |
% |
|
Oui Non Total |
86 94 180 |
47,8 52,2 100 |
Les données de ce tableau indiquent que 94 soit 52,2% des enquêtés n’utilisent pas certaines mesures pour améliorer les conditions sanitaires et environnementales de l’école.
Tableau 8. Répartition des enquêtés selon les mesures utilisées pour rendre l’environnement favorable et promouvoir la santé de personnels et élèves
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Mesure |
Fréquence (n=180) |
% |
|
Assainir le milieu Nettoyer les locaux Nettoyer les latrines Autres (planter les arbres) |
76 34 46 43 |
42,2 18,9 25,6 23,9 |
Au regard de ce tableau, 76 soit 42,2% des enquêtés ont mentionné
assainir le milieu suivi de 46 soit 25,6% qui ont noté autres (planter les arbres) mesures.
Tableau 9. Répartition des enquêtés selon qu’ils sont appuyés par le programme école assainie ou le programme santé scolaire
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Etre appuyé |
Fréquence |
% |
|
Oui Non Total |
38 142 180 |
21,1 78,9 100 |
Les données de ce tableau indiquent que 142 soit 78,9% des enquêtés ont dit qu’ils ne sont pas appuyés par le programme école assainie ou le programme santé scolaire.
Tableau 10. Répartition des enquêtés selon l’infrastructure de l’école
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Infrastructure |
Fréquence |
% |
|
Bonne Mauvaise Total |
50 130 180 |
27,8 72,2 100 |
Dans ce tableau, 130 soit 72,2% des enquêtés ont parlé de mauvaise
infrastructure.
Tableau 11. Répartition des enquêtés selon que la source d’eau existe
|
Existence de la source d’eau |
Fréquence |
% |
|
Oui Non Total |
19 161 180 |
10,6 89,4 100 |
Au regard de ce tableau, 161 soit 89,4% des enquêtés ont dit que la
source d’eau n’existe pas.
Tableau 12. Répartition des enquêtés selon l’état hygiénique de toilettes
|
Etat hygiénique de toilette |
Fréquence |
% |
|
Propre Sale Total |
31 149 180 |
17,2 82,8 100 |
Il revient de signaler dans ce tableau que 149 soit 82,8% des enquêtés
ont de toilettes sales.
Tableau 13. Régression logistique sur l’insalubrité dans les établissements
scolaires (n=180)
![]()
Variables indépendantes ß E.S P EXP.OR IC pour OR (95%)
|
Variable dépendante : Insalubrité Ignorance Manque de motivation Manque de service d’hygiène Manque des matériels Constante |
-0,919 0,685 0,461 0,098 -0,558 |
0,537 0,517 0,546 0,108 0,576 |
0,031* 0,050* 0,041* 0,362 0,333 |
0,174 1,983 1,586 1,103 0,573 |
0,010-0,242 1,120-5,462 1,244-4,627 0,893-1,362 |
**p<0.01 *p<0.05
Dans ce modèle, nous avons examiné l’insalubrité avec l’ignorance, le
manque de motivation, le manque de service d’hygiène, le manque des matériels et d’autres covariables.
Ce tableau montre que l’insalubrité est associée (P<0,05) (OR =0,174)
à l’ignorance, (P<0,05) (OR =1,983) au manque de motivation et (P<0,05) (OR =1,586) au manque de service d’hygiène tandis que le manque des matériels n’est pas associé à l’insalubrité dans les établissements scolaires.
Discussion
Nous avons evalué et comparé les caractéristiques
socioprofessionnelles.
Notre entendement était que l’ignorance, le manque de motivation, le manque de service d’hygiène, le manque des matériels, la mauvaise organisation, l’incivisme des acteurs (enseignants, élèves…) etc. seraient à la base de l’insalubrité dans les établissements scolaires.
Les bonnes pratiques d’hygiène doivent donc être régulièrement
rappelées dans l’école par la directrice ou le directeur et dans la classe par le maitre ou la maitresse. La majorité des écoles en RD Congo ne dispose pas d’infrastructures d’eau potable et d’assainissement. L’inexistence d’un environnement adéquat incluant une source d’eau potable et des toilettes appropriées pour les élèves, une gestion des déchets, une hygiène corporelle, une gestion de bruits et les bienfaits de l’arbre constituent un obstacle majeur à la fréquentation scolaire. En conséquence, elle conduit entre autres aux absences fréquentes des élèves dans des salles des classes pour cause des maladies hydriques, à l’abandon de l’école par les filles de certain âge, faute des toilettes adéquates (Ministère de l’éducation nationale France, 2008). Les résultats de ces graphiques montrent que la majorité (47,2%) des enquêtés ont l’âge de 48 ans et plus dont la moyenne vaut : 45,57±11,993 ; le sexe masculin est prédominant (65,6%), 136 soit 75,6% des enquêtés sont mariés suivi de 27 soit 15,0% qui sont célibataires et 58 soit 32,2% des enquêtés ont l’ancienneté de 1-7 ans et 39 soit 21,7% de 8-14 ans.
Il s’agit de l’état de ce qui n’est pas salubre, de ce qui est nuisible à la
santé, c'est-à-dire malsain, nuisible à la santé (Bernard et Geneviève, 2002). Les données du tableau 1 montrent que 82 soit 45,6% des enquêtés ont donné autres (danger) définitions et 72 soit 40,0% ont parlé de malpropreté.
Les familles qui jouent, bien entendu, un rôle primordial dans
l’organisation de la vie quotidienne sont les premières, par leur action éducative, à construire de repères structurant pour aider leurs enfants à développer, en matière d’hygiène et santé, des attitudes saines et préventives. A leurs entrées dans la vie collective, l’école se doit d’accueillir les enfants dans les meilleures conditions de sécurité, d’hygiène et de bien-être. Elle est aussi le lieu où, devenus élève, ils vont parfaire leur éducation et construire leurs apprentissages (Ministère de l’éducation nationale France, 2008). Il revient de noter dans le tableau 2 que 108 soit 60,0% des enquêtés ont noté la toilette propre suivi de 66 soit 36,7% qui ont mentionné les locaux propres et aérés.
Aujourd’hui la question de l’assainissement se pose avec de plus en
plus d’acuités, diverses publications et enquêtes ont montrées que les conditions environnementales des écoles ne sont pas toujours satisfaisantes (Roussio et al, 2009). Le tableau 3 indique que 118 soit 65,6% des enquêtés ont noté que les conditions environnementales de l’école sont sales.
Les facteurs liés à l’eau, l’assainissement et à hygiène portent atteinte
de façon aux droit des enfants ne peuvent pas donner la pleine mesure de leurs capacités d’apprentissage. Par exemple 400 millions d’enfant d’âge scolaire par an souffrent d’infections causées par des vers intestinaux qui comme le montre la recherche, diminuent leur faculté d’apprentissage (Ministère de l’éducation nationale France, 2008). Les résultats de tableau 4 montrent que 63 soit 35,0% des enquêtés ont parlé de manque de service d’hygiène et 54 soit 30,0% ont souligné l’ignorance.
Beaucoup des populations se rendent compte qu’une défaillance en
matière d’hygiène et d’assainissement est une source des nombreuses maladies mais elles ne comprennent pas le mode de transmission. En effet le problème de la santé peut être influencé par plusieurs facteurs à travers le monde (BOULLEYS, 2007). Les données du tableau 5 indiquent que 174 soit 96,7% des enquêtés ont accepté que les conditions environnementales peuvent influer sur la santé de personnel et élève.
Il revient de dire dans le tableau 6 que 127 soit 70,6% des enquêtés ont mentionné les maladies infectieuses et 40 soit 22,2% ont noté autres (odeur nauséabonde) risques.
Les données du tableau 7 indiquent 94 soit 52,2% des enquêtés n’utilisent pas certaines mesures pour améliorer les conditions sanitaires et environnementales de l’école.
Les multiples défis environnementaux auxquels font face le monde et
l’Afrique en particulier, ont amené la communauté internationale à initier des politiques et stratégies d’interventions comme la DIEPA (décennie internationale pour l’eau potable et l’assainissement), l’agenda 21 avec le sommet de RIO en 1992 et l’agenda habitat avec le sommet des villes d’Istanbul en 1996. Ces différentes politiques ayant amélioré sensiblement l’existence des populations, n’ont pas atteint des objectifs fixés et n’ont pu fournir de réponses adéquates aux questions de développement durable (OMS, 1996). Au regard du tableau 8, 76 soit 42,2% des enquêtés ont mentionné assainir le milieu suivi de 46 soit 25,6% qui ont noté autres (planter les arbres) mesures.
Les données du tableau 9 indiquent que 142 soit 78,9% des enquêtés ont dit qu’ils ne sont pas appuyés par le programme école assainie ou le programma santé scolaire.
La croissance démographique, par les besoins en espace et en
ressources qu’elle engendre, et par la destruction accélérée de l’environnement qu’elle provoque, est cependant l’un des problèmes qui engagent l’avenir de l’humanité (Encarta, 2009). Dans le tableau 10, 130 soit 72,2% des enquêtés ont parlé de mauvaise infrastructure.
En Afrique, seuls 55% de la population bénéficient d’un système d’assainissement et 64% ont accès à un système d’approvisionnement en eau potable. Plus de quinze millions d’enfants meurent chaque année des suites d’absorption d’eau contaminée, de manque d’hygiène ou de malnutrition. L’OMS estime qu’environ 80% de tous les cas de maladies sont en relation directe avec une alimentation en eau et assainissement inadéquats, (GRIOT et al. 2007). Au regard du tableau 11, 161 soit 89,4% des enquêtés ont dit que la source d’eau n’existe pas.
En Côte d’Ivoire, le tableau n’est pas meilleur, l’analyse de la situation de l’assainissement révèle que seulement 49% de la population qui dispose de toilettes adéquates. Cette proportion est très variable selon le milieu de résidence, les écoles… : 78% en milieu urbain contre seulement 27% en milieu rural, elle est aussi par région avec une variation allant de 26%au nord-est à 59% au centre-est (UNICEF, 2006). Il revient de signaler dans le tableau 12 que 149 soit 82,8% des enquêtés ont de toilettes sales.
Le tableau 13 montre que l’insalubrité est associée (P<0,05) (OR =0,174) à l’ignorance, (P<0,05) (OR =1,983) au manque de motivation et (P<0,05) (OR =1,586) au manque de service d’hygiène tandis que le manque des matériels n’est pas associé à l’insalubrité dans les établissements scolaires.
CONCLUSION
L’insalubrité reste encore un problème majeur de santé publique dans
plusieurs écoles des pays à faible revenue.
Aujourd’hui la question de l’assainissement se pose avec de plus en
plus d’acuités, diverses publications et enquêtes ont montrées que les conditions environnementales des écoles ne sont pas toujours satisfaisantes.
Les bonnes pratiques d’hygiène doivent donc être régulièrement
rappelées dans l’école par la directrice ou le directeur et dans la classe par le maitre ou la maitresse. La majorité des écoles ne dispose pas d’infrastructures d’eau potable et d’assainissement. L’inexistence d’un environnement adéquat incluant une source d’eau potable et des toilettes appropriées pour les élèves, une gestion des déchets, une hygiène corporelle, une gestion de bruits et les bienfaits de l’arbre constituent un obstacle majeur à la fréquentation scolaire.
Notre étude avait pour objectif d’identifier les facteurs associés à
l’insalubrité dans les établissements scolaires de la sous division scolaire de Yumbi.
Nos hypothèses étaient que l’ignorance, le manque de motivation, le manque de service d’hygiène, le manque des matériels, la mauvaise organisation, l’incivisme des acteurs (enseignants, élèves…) etc. seraient à la base de l’insalubrité dans les établissements scolaires.
La population de notre étude était constituée par l’ensemble des enseignants des 20 établissements scolaires de la sous division scolaire de Yumbi. La taille de l’échantillon était de 180 enseignants.
Nous avons recouru à la méthode d’enquête, à la technique d’interview, l’observation et à l’échantillonnage non probabiliste ou occasionnelle. L’étude est transversale descriptive. La base des données et le traitement des données ont été réalisés en SPSS 24 où les données ont été saisies, codifiées, nettoyées pour l’analyse et le logiciel Epi info 7.2 nous a permis de calculer la taille de l'échantillon. La comparaison des données a été réalisée à l’aide du test chi- carré et V de Cramer. Le degré de signification a été fixé à p≤0,05.
Tenant compte de nos résultats, notre hypothèse est partiellement confirmée car, l’insalubrité est associée (P<0,05) (OR =0,174) à l’ignorance, (P<0,05) (OR =1,983) au manque de motivation et (P<0,05) (OR =1,586) au manque de service d’hygiène tandis que le manque des matériels n’est pas associé à l’insalubrité dans les établissements scolaires.
Nous estimons que ces indicateurs serviront de base pour orienter les informations sur l’insalubrité dans les établissements scolaires auprès des enseignants et élèves dans le but d’assainir les écoles et réduire le risque des maladies et puis d’améliorer les conditions sanitaires.
SUGGESTIONS Au regard de nos résultats, nous suggérons ce qui suit :
Ø Aux autorités des établissements scolaires de :
- S’impliquer dans la sensibilisation d’assainissement des écoles ;
- Aider les enseignants et élèves avec les matériels disponibles pour assainir les écoles et entretenir les latrines ;
- Former les agents chargés de l’assainissement des établissements scolaires ;
- Rémunérer suffisamment les agents d’hygiène et d’assainissement ;
- Disposer des poubelles pour évacuer les déchets ;
- Planter les arbres.
Ø Aux enseignants et élèves de :
- Appliquer régulièrement les mesures d’hygiène et d’assainissement ;
- Protéger l’environnement, rendre les toilettes propres et bien conserver l’eau potable ;
- Entretenir les salles de classe ;
- Aérer les salles de classe
BIBLIOGRAPHIE
Bernard et Geneviève P., Dictionnaire médical pour les régions tropicales, éd. Kangu Mayumbe, Kinshasa, 2002.
BOULLEYS, Hygiène et d’assainissement, éd. BMJ, Ottawa, 2007
Cours de santé scolaire, Manuel de base avec la collaboration du bureau de liaison de l’organisation, en Algérie, édition du journal Algérien de Médecine, Alger ,24 JUIN 1995, page 102, Vol1700.
Encarta, Dictionnaire Billing, copyright, Paris, 2008
Encarta, Dictionnaire Billing, copyright, Paris ,2009.
GNAGNE, Accès à l’eau potable et l’assainissement, Paris, 2005.
GRIOT et al., Approvisionnement en eau potable, OMS, 2007.
Larousse, Petit Larousse, éd. Montparnasse, Paris, 2010.
Ministère de l’éducation nationale France, L’hygiène et la santé dans les écoles primaires, éd. CNDP, 86961 Futuroscope, France, 2008.
OMS, Programme minimum de gestion des ordures ménagères et des déchets assimilés, OMS, Genève, 1996.
OMS, Rapports sur la 1ère session, Genève, palais des nations, Volume 46, 1951.
OMS, Education Sanitaire et hygiène du milieu rural, GENÈVE, vol.1564, 1994.
OMS, Hygiène et salubrité, OMS, 1970, page 245, Vol 780 par interview, Belgique, 2010.
ROBERT, Larousse française, éd. Masson, Paris, 2009.
Roussio et al, Assainissement, copyright, Paris, 2009.
UNICEF, Evacuation des eaux usées, Barking, London, 1993.
UNICEF, Projet eau et assainissement, Rapport, RDC, 2006.
UNICEF, Assainissement, Unicef, 1989.
WILEY et SONS, Hygiène de toilette, OMS, 2004.
[1] Assistant à l’Institut Supérieur des Techniques médicales Révérend Bokundowa (ISTM/RB) et à l’ISTM/YUMBI
[2] Assistant à l'Institut Supérieur de Sciences de Santé de la Croix-Rouge et à l’ISTM/RB
[3] Chef des travaux à l’Institut Supérieur des Techniques médicales de YUMBI
[4] Assistant à l’Institut Supérieur des Techniques médicales Révérend Bokundowa (ISTM/RB)
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