Bonjour, nous sommes le 30/03/2020 et il est 07 h 04.

DEDICACE

 


 

AVANT-PROPOS

 

Au terme de nos études à l’ISDR/Kitenda, nous voulons à travers ce travail, exprimer notre profonde gratitude à tous ceux qui de loin ou de près, ont contribué à notre formation.

 

Nos remerciements s’adressent spécialement au Chef de travaux MAFUTA MOKE Jacques, son esprit d’écoute, sa disponibilité qui a voulu dirigé ce travail, malgré ses multiples occupations. Que tout le comité de gestion de l’ISDR/Kitenda ainsi que le corps scientifique trouve dans ce travail l’expression de notre profonde gratitude.

 

Nous pensons également à nos collègues de promotion, particulièrement : MAGATA, IBUMBU, NZASI, MAHASU, INKALABA, NKAWA, KASONGO, DEGAUL, MUNONGO et les autres trouvent l’expression de notre reconnaissance.

 

Que nos amis et cadets de promotion trouvent dans cette besogne, l’expression de notre sincère amitié.

 

TSANGU NTEBA Noël

 

 


INTRODUCTION

 

1.     Choix et intérêt du sujet

 

En science en général et en sociale en particulier, toute investigation poursuit toujours un double intérêt : un intérêt théorique ou scientifique et un intérêt pratique ou social.

 

a.   Intérêt pratique ou social

 

Notre sujet d’étude s’intitule « L’enclavement du territoire de Kasongo-Lunda comme frein au développement de l’agriculture ».

 

Comme signalé ci-haut, notre attention est attirée à ce sujet non seulement sur le développement de l’agriculture, mais surtout le fait que nous considérons l’agriculture comme source des débouchés, élément du progrès pour la société future. Si l’agriculture ne réussit pas, il en résultera des conséquences néfastes sur la vie des populations rurales.

 

b.   Intérêt scientifique ou théorique

 

Cette investigation qui s’inscrit dans le cadre  de la sociologie rurale, se nourrit du souci d’enrichir  de par ses conclusions, cette branche qui est la sociologie rurale. Cette analyse constitue un document de base pour les chercheurs, les étudiants et les intellectuels qui mèneront des études sur les problèmes d’enclavement des milieux ruraux en République Démocratique du Congo.

2.     Problématique

 

Devant une situation aussi confuse et floue, nous remarquons que dans le territoire de Kasongo-Lunda, l’enclavement est à la base de la misère de la population paysanne ; c’est ainsi que face à cette situation, les paysans n’ont pas la possibilité d’atteindre facilement les centres de consommation pour résoudre leurs problèmes de santé, de culture et d’économie.

 

Dans le même ordre d’idée, Mafuta Moke Jacques ajoute que pendant l’époque coloniale, les chefs de secteurs et les administrateurs de territoires étaient cotés en fonction de l’état de la praticabilité des routes et de la production agricole de leurs juridictions administratives ([1]).

 

En observant cette situation dans ce terroir, nous venons de constater  que l’enclavement constitue un obstacle, ce qui explique la dégradation vertigineuse des conditions sociales de nos populations. Par cette analyse, nous voulons montrer comment l’enclavement d’un milieu rural peut créer une rupture  aux relations entre un centre de production et celui de consommation.

 

Face à cette situation, comment devons-nous la dépasser ? En plus, quels sont les éléments qui sont à la base de l’enclavement du territoire de Kasongo-Lunda ? Et enfin, quels sont les moyens à utiliser pour désenclaver le milieu ?

 


 

3.     Hypothèses de recherche

 

Pour Duverger Maurice, « l’hypothèse est une réponse supposée dont la recherche a précisément besoin pour vérifier le bien fondé » ([2]).

 

Dans cette perspective, nous donnons une série des réponses provisoires, considérant l’enclavement comme obstacle majeur qui asphyxie. L’émergence du territoire de Kasongo-Lunda et qui ; le condamne dans un isolement presque total du système économique du pays. Et cela est à la base de sa faible production agricole. Cette situation a des effets néfastes sur le territoire, c’est pourquoi son désenclavement pourra bien inciter la population paysanne de s’adonner entièrement à une agriculture de grande échelle de résoudre leurs problèmes socio-économiques et de créer une autosuffisance alimentaire. C’est bien comme qu’une fois les besoins fondamentaux sont satisfaits, les gens utiliseront leur surplus de revenu pour satisfaire les besoins secondaires comme l’éducation, le loisir, la recherche de plus de confort ([3]).

 

Pour réussir à désenclaver le territoire de Kasongo-Lunda à court, moyen et long terme, c’est par l’effort de la population cible et de l’Etat avec d’autres organismes non gouvernementaux qu’on pourra désenclaver ce territoire agricole et minier.

 


 

4.     Méthodologie de la recherche

 

Toute étude qui se veut scientifique nécessite l’utilisation de certaines méthodes et techniques susceptibles d’aider le chercheur à récolter les données dont il a besoin, les analyser afin de découvrir la réalité qu’il cherche.

4.1.           Question de la méthode

 

Kuyunsa B. et Shomba K., soulignent : « le souci constant de saisir le social dans sa diversité a entrainé en sciences sociales une multitude de méthodes et approches ([4]).

 

Pour Pinto et Grawitz, la méthode est l’ensemble des opérations intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle poursuit, le démontre et les vérifie ([5]).

 

C’est généralement sur cette question que plusieurs personnes posent beaucoup de questions sur les démarches scientifiques suivies par un chercheur sur le terrain.

 

Dans le cadre de cette étude, nous mettons l’accent sur la méthode dynamiste qui envisage le changement social, sur le modèle de l’instable et de l’inédit. Dans son deuxième postulat « un système social a double réalité, l’une est réelle et l’autre cachée ». Pour devenir un changement social, la transformation de l’enclavement en désenclavement doit marquer toute la population de Kasongo-Lunda sur la facilitation des voies de communication, l’entretien des routes, la fréquence régulière des vols aériens et des véhicules pour l’évacuation des produits agricoles et diminuera la pauvreté aiguë. Une amélioration des infrastructures de base permettra le changement du point de vue du milieu physique, le niveau d’instruction, l’augmentation de la production sur le terrain.

 

Ainsi, ce changement entrainera la création des grands marchés entre les villes et les campagnes, il conduira à une transformation du monde rural par l’approvisionnement des centres urbains en produits manufacturés et enfin, il donnera au territoire son image de grand centre de production agricole.

 

Voilà toutes ces explications citées plus haut justifient l’application de la méthode dynamiste pour cette étude.

4.2.           Techniques de recherche

 

Après avoir parlé de la méthode, nous parlerons des techniques utilisées dans ce travail. Pour la récolte des données, nous avons eu recours aux techniques suivantes :

 

a)   L’observation directe

 

Par cette technique, nous avons eu contact avec quelques autorités locales et aux diverses rencontres des associations de développement à propos de l’entretien des routes de dessertes agricoles de Kasongo-Lunda – cité à Mwana muyombo.

 

b)   Technique documentaire

 

Dans le cadre de la présente étude, nous avons consulté les archives, les ouvrages, des publications relatives à la problématique d’évacuation des produits agricoles des centres ruraux vers les centres urbains. Les documents linéaires nous ont permis de définir les concepts de notre travail et de décrire le milieu d’investigation.

 

c)   L’interview libre

 

C’est une interrogation orale d’une personne par une autre. Elle peut être dirigée, non dirigée ou semi directive. Cette technique nous a permis d’obtenir des renseignements grâce aux entretiens que nous avons eus avec la population cible ainsi que les intellectuels des différents villages et groupements du territoire.

5.     Délimitation spatio-temporel de l’étude

 

Dans le présent travail, nous n’avons aucune prétention d’épuiser totalement cette problématique assez complexe. Les exigences de la recherche scientifique nous ont obligé de limiter dans l’espace et dans le temps pour faciliter la collecte des données sur terrain et fixer les lecteurs sur l’objectif à atteindre.

 

Dans l’espace, elle porte essentiellement sur l’enclavement du territoire de Kasongo-Lunda comme frein au développement de l’agriculture. Notre étude couvre la période allant de 1999 à 2015. Le choix de cette période se justifie par le fait que notre pays a connu des différents gouvernements mais qui n’a pas pensé à l’entretien des routes des dessertes agricoles de Kasongo-Lunda et à remettre son image dans la reconstruction du pays.

 


 

6.     Difficultés rencontrées

 

Nous avons rencontré des difficultés de trois ordres. La première vient de la méfiance vis-)-vis des recherches en quête d’informations. La seconde est relative à l’assistance obligatoire au cours au moment où certaines personnes qui détiennent les informations partaient aux champs en semaine. La troisième est liée à la documentation et aux moyens financiers pour l’élaboration de ce travail.

 

La ténacité nous ont permis de contourner tant soit peu ces difficultés et arriver à la fin.

7.     Subdivision du travail

 

Hormis l’introduction et la conclusion, cette étude est subdivisée en trois chapitres :

-          Le premier porte sur les généralités ;

-          Le deuxième concerne la présentation du milieu d’investigation ;

-          Le troisième aborde de la question de l’enclavement du territoire de Kasongo.

Une conclusion rappelle l’essentiel du travail.

 


 

CHAPITRE PREMIER : LES GENERALITES

 

Ce chapitre aborde le cadre conceptuel dont l’intelligence est indispensable à la compréhension du travail. La première démarche du chercheur doit être de définir les choses qu’il traite afin que l’on sache et qu’il sache de quoi il est question ([6]).

 

Nous ne pouvons guère affirmer à priori que le titre de notre travail offre à sa première lecture un maximum de clarté. Dans le même sens, M. Bye écrit : « la science est d’abord vocabulaire, ensemble de concepts clairement définis » ([7]).

 

Ainsi, nous allons définir chaque concept de base, circonscrire l’optique exacte dans laquelle nous appréhendons pour mieux nous familiariser avec notre étude. Les concepts qui seront définis sont :

1.1.         Enclavement

 

Le concept d’enclavement renvoie à la situation d’un lieu social ayant perdu des contacts avec d’autres milieux, les rapports qui lui étaient capitaux et vitaux ([8]). Dans le cas de ce territoire, cela signifie la rupture entre les sites d’évacuation et les centres de consommation que sont les villes, du fait de la détérioration des voies publiques réduisant le coût des échanges possibles et les chances d’exploitation socio-économique de ce milieu rural. Cet enclavement influence l’augmentation des prix des produits manufacturés au niveau du milieu, il est à la base de la misère de la population et n’amène pas le territoire à s’ouvrir sur le marché à grande échelle de production agricole.

 

Le territoire est enclavé faute  des bonnes routes et des moyens de transport facilitant l’évacuation et la circulation des personnes et des biens.

1.2.         Milieu rural

 

C’est une agglomération dont les habitants vivent principalement de la terre et des activités agricoles auxquels se livrent les membres et sont organisés suivant leurs lois et leurs coutumes ([9]).

 

Le village se définit par des limites de territoire, de la population homogène, d’identité et de culture. La vie est communautaire, les individus sont dans les mêmes conditions et le contrôle social de l(individu par la communauté est efficace.

 

Quant à nous, le milieu rural est un espace par lequel l’homme garde un contact étroit de la nature dont il connait le secret.

1.3.         Foyer de développement

 

Il est définit comme un espace physique constitué d’un plusieurs terroirs pouvant contenir les activités intenses durables dans divers secteurs de développement (social, économique et culturel).

 


 

1.4.         Terroir

 

Le dictionnaire encyclopédique universel, défini le terroir comme étant une portion d’espace physique, habituellement ou coutumièrement occupée par les habitants d’un village ou d’une population liés par des relations de solidarité, des intérêts communs et par une certaine organisation pour l’exploitation des ressources agricoles, forestières et autres.

1.5.         Paysan

 

C’est toute personne qui vit du travail de la terre, c'est-à-dire toute personne qui a comme activité principale la paysannerie ou une activité de nature agricole, soit l’agricole. Le mot paysan tient compte de l’aspect fonctionnel de l’individu et non géographique comme le cas d’un rural.

1.6.         Paysannat

 

Gambembo Gawiya considère le paysannat comme un système d’encadrement des paysans dans lesquels plusieurs familles étaient regroupées  pour s’adonner à l’agriculture. C’est un système qui a été appliqué par les colons belges pour accroitre la production agricole[10].

1.7.         Développement

 

Paul Auge, considère le développement l’ensemble des transformations sociales, économiques, techniques, spatiales et politiques qui se produit sous l’effet des forces de production, dans une région donnée et/ou d’une société ou d’une collectivité, et de permettre aux individus qui la composent d’atteindre un état d’équilibre et d’épanouissement ([11]).

 

Pour DEFOUR, le développement est une manière de travailler avec  les gens de telle sorte qu’ils soient stimulés à  améliorer leur environnement physique et moral par le processus particulier où ils discutent, planifient, organisent librement par eux-mêmes([12]).

 

Pour nous le développement est considéré  comme le passage des conditions de vie moins humaines vers les conditions plus humaines sans avoir une dépendance extérieure.

1.8.         Agriculture

 

Le dictionnaire universel définit l’agriculture comme étant un travail de la terre, l’exploitation du milieu naturel permettant la production des végétaux et animaux  nécessaires à l’homme([13]).

L’Agriculture est une activité fondamentale de la civilisation humaine, permettant la production des végétaux et animaux à ^partir de l’exploitation du milieu naturel ([14]).

 

L’évolution de l’homme est aussi liée à l’agriculture dans ce sens que cette dernière a permis à l’homme de se sédentariser, de fixer sa demeure et construire des villages, limitant ainsi ses fréquents déplacements.  

 

En considérant les aspects techniques, sociaux, économiques et culturels, nous pouvons distinguer : l’agriculture traditionnelle et l’agriculture moderne.

1.9. Agriculture durable

 

L’agriculture durable, c’est donc la conservation des sols, des forêts, savanes, des eaux, la non pollution de l’air etc… tout ceci en vue de maximiser les bénéfices que l’on peut tirer de l’environnement sans pour autant le détruire parce que l’environnement est le réservoir de toutes les ressources naturelles([15]).

 

Généralement, l’agriculture est aujourd’hui l’un des facteurs de la dégradation de l’environnement. L’homme exploite le milieu naturel sans se soucier d’en préserver le potentiel productif. Plusieurs techniques de production mise en œuvre par l’homme ne respectent pas l’environnement, son fonctionnement, ses lois et processus.

Pour lutter contre la dégradation du milieu naturel, il faut un aménagement et une conservation des ressources naturelles dans une orientation bien réglée pour les générations présentes et à venir.

 


 

CHAPITRE  II. PRESENTATION DU MILIEU D’ETUDE

 

 Dans ce chapitre, il est question de présenter le territoire du point de vue géographique, linguistique, démographique, socio-économique, administratif ainsi que les infrastructures sanitaires et transport et commerce.

 

2.1. Localisation géographique

 

Le territoire de Kasongo-Lunda occupe la partie sud du district du Kwango, entre les rivières Wamba et Kwango, faisant  ainsi limite avec la République d’Angola. Au nord, il l’ouest par le territoire de Popo Kabaka, à l’Est par le territoire de Feshi et Kahemba, et au sud, par la République d’Angola.

 

En ce qui concerne sa superficie, il couvre une étendue de 26.000 Km², il est donc la deuxième entité territoriale de la RDC en termes à étendue, après le territoire de Bafwasende dans la province orientale. Il est traversé par deux grandes rivières : la Wamba et le Kwango- son climat est du type tropical, marqué par deux grandes saisons : la saison sèche appelée «  Mbangola » et la saison de pluie appelée « TSUNGI MVULA ».    

2.2. Aspect linguistique

 

Chaque peuple a des origines. Cette réalité vaut également pour les Yaka de Kasongo-Lunda. Ethnie Yaka vient de Luwa, originaire de Koola, qui pénétra le premier dans le Kwango.

 

Pour des raisons historiques et géographiques anciennes, le nom yaka était attribué aux ethnies Bawumbu, Mbala, Bangongo et Baluwa ([16]). Cette conception n’est plus d’actualité. L’ethnie yaka se situe dans le district du Kwango, province du Bandundu. Elle se subdivise aussi en plusieurs variantes : yaka de Dinga, de Musamba, de Kasongo-Lunda, de Panzi, de Mawamba, de Tsanda, de Kudiyakana, Bawamba, de Feshi, de Kahemba, Bapelende, Basuku et Besi Ngonga. Ces populations parlent diverses langues, mais ces langues ne font pas obstacle à la cohésion. Les populations de Kasongo-Lunda respectent les autres ethnies et elles attachent une importance capitale à la terre qu’elles considèrent comme propriété collective du clan

2.3. Données démographiques

 

Il y a lieu de signaler aucun recensement de la population n’a précédé  les élections de 2006 et celles de 2011. Il est difficile d’estimer l’effectif total de la population de territoire de Kasongo-Lunda, mais selon les statistiques du Bureau de l’Etat-civil à l’enrôlement de 2011, la population de Kasongo-Lunda  comptait un effectif de 16866 habitants en âge de voter réparties en 6 secteurs et deux chefferies.

 

Les Yaka sont numériquement plus importantes (86,9%) et les Angolais représentent respectivement (14,4%) comme l’affirme Léon de Saint Vouloir que la présence des Angolais en RDC est liée à l’histoire, à la colonisation et aux guerres fratricides[17].

2.4. Activités socio-économiques

La population de Kasongo-Lunda s’adonne principalement à l’Agriculture, à la pisculture, à l’élevage, au petit commerce, à l’exploitation artisanale du diamant,  à la chasse et à la cueillette. Ces dernières années,  la production agricole a baissé puis que les paysans ne sont pas motivés, ils n’arrivent plus à vendre leurs produits agricoles, parce que toutes les routes sont aujourd’hui dans un état de délabrement avancé, beaucoup de produits récoltés moisissent dans les greniers, ce qui n’incite plus les paysans à cultiver  des grandes superficies.

 

La cueillette des chenilles et des champignons constitue une importante ressource alimentaire et de revenus pour les populations. Celle des chenilles est particulièrement importante, surtout dans les secteurs de Kingulu, de Mwanga, de Swa-Tenda, panzi, de Kibinda et Kizamba c’est-à-dire où les forêts et les savanes arbustives à Mikwati (vingolu) dominente. Cette production est aujourd’hui menacée par les pratiques abusives de collecte et les mises à feu qui ne respectent pas les calendriers.

 

La rivière Kwango représente donc d’enormes possibilités économiques (poissons, navigation, hydro-électricité) pour dénclencher le développement du territoire. Mais, ces potentialités ne sont pas encore exploitées.

 

Le territoire a un domaine et réserve de chasse de swa-kibula dans le secteur de swa-tenda, malheureusement, l’institut congolais de conservation de la nature (ICCN) ne met pas des moyens conséquents pour la mise en œuvre efficiente de cette réserve de chasse.

2.5. Organisation politico-administrative

 

Lez territoire reste une simple circonscription administrative dépourvue de la personnalité juridique. De ce fait Kasongo-Lunda est une entité administrative subdivisé en six secteurs notamment : Panzi, Mawanga, Kingulu, Kizamba, Kibunda et Swa-tenda et de deux chefferies (Kasongo-Lunda et Kasa). Il compte quatre cités : Kasongo-Lunda, Tembo,  Kahungula et Kingwangala.

Quant à l’organisation du pouvoir coutumier de Kasongo-Lunda, le pouvoir de Kiamvu est aujourd’hui détenu par deux familles opposées, l’une occupant la partie Nord du territoire (Bana Ngana) et l’autre la partie sud (Besi wamba). Ce conflit permanent à la tête du pouvoir coutumier fragilise le territoire.

 

2.6. Infrastructures sanitaires et pathologies dominantes

 

Le territoire comprend actuellement 5 hôpitaux généraux de références notamment de Kasongo-Lunda, de Kitenda, de wamba-luadi, de Tembo et de Panzi, le choix des sites de l’emplacement de ces hôpitaux n’était pas pour couvrir les problèmes de la population selon les espaces qu’elle occupe, mais selon les acquis de l’infrastructure coloniale. Parmi les pathologies, les plus dominantes, nous citons, le paludisme et la poliomyélite servissent les enfants de 5 ans dans toutes les zones de santé avec un taux de 5%. Ces hôpitaux manquent d’équipements de diagnostic appropriés et sont confrontés à la  carence de produits pharmaceutiques.

2.7. Transport, commerce et communication

 

D’une manière générale, le sud Kwango souffre de manque d’infrastructure économique de base et de faible insertion dans l’économie nationale. Cette situation est en grande partie redevable à l’histoire coloniale et aux différents régimes politiques du pays[18]. Ce trafic aérien est plus localisé à Tembo qui est relié à la ville de Kinshasa par des vols réguliers. La dégradation des routes de dessertes agricoles et l’insuffisance des moyens de transport handicapent l’évacuation, la commercialisation des produits agricoles et obligent de ce fait  les paysans à vendre à vil prix ou à faire le troc. On trouve des phonies presque dans les centres extra-coutumiers qui permettent, d’entrer en contact surtout avec la ville de Kinshasa et parfois avec l’Angola, ce qui justifie le territoire est enclavé.

 


 

CHAPITRE III. DE LA QUESTION DE L’ENCLAVEMENT DU TERRITOIRE DE KASONGO-LUNDA

 

Dans le présent chapitre nous voulons montrer aux lecteurs nos préoccupations sur l’enclavement de territoire de Kasongo-Lunda et ses conséquences sur l’environnement, et sur la production agricole.

3.1. L’origine de l’enclavement de Kasongo-Lunda

 

Pendant l’époque des portugais, le territoire n’était pas vraiment enclavé ; jusqu’après la crise qui a sévit notre pays dans les années 80. Ce territoire avait subi une forte dégradation du milieu et des voies d’accès, suite à la carence de moyen de transport routier sur le lieu. Tout ceci a  crée un frein pour le développement du milieu et de son agriculture. Le milieu évoquée par NURIA BADIA[19] sur le milieu rural qui considère «  les  milieux ruraux du tiers-monde sont  frappée par de malaise que voici : des routes mal entretenues, des pistes non revêtues qui deviennent impraticables à la saison des pluies, les voies navigables sont rares, dans les campagnes, beaucoup d’hommes  circulent encore à pied, à dos d’animaux, avec des véhicules non motorises.

3.2. Les voies d’accès dans le territoire

 

Pour atteindre Kasongo-lunda, il y a trois voies d’accès à savoir :

 


 

1.  La voie aérienne

 

Cette possibilité est favorable pour les voyageurs et les touristes qui veulent visiter le grand grenier par excellence. Mais défavorable pour les commerçants et leurs produits, pratiquement impossible de la par le fait du coût élevé de  frais qui ne leur permettent pas de bien écouler leurs produits à des prix compétitifs sur le marché.

 

Les sociétés d’aviation offrent un à deux  voyages par semaine régulièrement à Tembo et les vols irréguliers est plus localisé à population rurale a souvent peur des voyage aériens suite aux accidents, car d’autres utilisent les cargos pour atteindre les villes dont le tournage des marchandises ne sont respectés.

2.         La voie fluviale

 

La plupart des gens font aussi leurs voyages de Kinshasa-Kasongo-Lunda, à Bord des baleinières pour une distance de 500 Kms dans la rivière Kwango en passant par Popokabaka et de Nzasi-mwadi à Tembo en amont du secteur de Swa-Tenda. Des baleinières de faible capacité, ce trafic moins intense  n’arrive pas à palier à la déficience des routes et des moyens de transport routier qui frappe sévèrement le territoire. La plupart des gens voyagent dans des conditions déplorables et très pénibles car exposés aux risques des tempêtes et des vagues, surtout aussi face aux insectes et autres parasites flottants dans la rivière.

 

 Cette situation est due au manque d’aménagement de voie navigable, l’inexistence des bateaux sur la rivière Kwango. Tout ceci constitue un goulot d’étranglement pour l’évacuation des produits agricoles à Kasongo-Lunda.

3. Réseau routier (voies routières)

 

Le réseau routier de Kasongo-Lunda ne favorise pas le développement de ce milieu. Yun réseau qui ne pas en bon état à l’intérieur tout comme à l’extérieur, une grande partie ces routes de desserte agricole sont en  terres et dégradées. Le transport routier reste encore moins développé dans le territoire, ce qui explique son enclavement géoéconomique. Il constitue la difficulté majeure de la population. Il suffit d’observer la route des dessertes agricoles qui relie Kasongo-Lunda et Tembo en passant par Mwana-muyombo, cette route est dans un état piteux et menacée par des érosions.

3.1. Le territoire de Kasongo-Lunda et ses problèmes

 

A travers nos investigations nous avons constaté que l’enclavement de ce territoire est à la base de al dégradation des institutions et des infrastructures, sur ce,  problèmes que rencontre cette entité peuvent être catégorisé&s sous plusieurs plans à savoir :

3.1.1. Sur le plan social

 

Le résultat favorable de développement d’une entité quelconque est surtout le progrès social de sa société. Ainsi en observant les vies des institutions de notre territoire de Kasongo-Lunda, nous pouvons déduire que les misères, les maladies, et les pauvretés battent leur plein dans le  milieu, cela suite à la dégradation de la production agricole du fait que le pays sème dans le coin un faible revenu  qui ne lui permet pas de résoudre ses problèmes sociaux.

 

3.1.2. Sur le plan agricole

 

Le territoire de Kasongo-Lunda dispose des potentialités énormes aussi bien pour les cultures vivrières et industrielles pour l’exploitation forestière, la diversité de sa végétation et de son une population laborieuse constituent autant d’avantage dont dispose le milieu pour un développement harmonieux de son secteur agricole. Mais dommage tous ses avantages sont englouties  par l’enclavement  du milieu qui constitue la cause de la dégradation de ses grandes plantations de  caféiers qui étaient propice à l’époque des portugais. Ce facteur constitue un goulot d’étranglement à la production agricole.

3.1.3. Une carence marquée des intrants

 

Les intrants agricoles jouent un rôle prépondérant sur la production, beaucoup d’expériences ont démonté qu’avec des semences sélectionnées et un traitement phytosanitaire adéquat ; le paysan peut facilement augmenter de façon significative son rendement, or, le matériel rudimentaire communément utilisé dans le territoire de Kasongo-Lunda ne permet pas aux paysans d’accroître leur production. Il faut noter aussi le fait que le paysan est incapable de se procurer des produits phytosanitaire par manque de moyen.

 

3.1.4. Absence d’institutions bancaires et l’insuffisance institutions de micro-finance

 

L’activement économique du district de Kwango étant fortement orientée vers l’agriculture, l’absence d’infrastructures et de capitaux pousse les paysans à préférer les cultures vivrières (manioc, arachide, mais, …) aux cultures industrielles (café, huile de palme, cacao,…). Et pourtant, ce sont les cultures industrielles qui sont génératrices de revenus substantiels. Pour augmenter les productions, un paysan a besoin des certains facteurs de production, seul le recours aux crédits peut lui procurer de l’argent nécessaire, or dans territoire de Kasongo-Lunda celui-ci continue toujours à travailler avec le petit moyen de bord, sans possibilité d’acquérir des gros engins, comme conséquence logique superficie limitée donc faible production.

3.1.5. Délabrement du réseau routier

 

Le faible rendement de l’activité économique de la population est dû principalement aujourd’hui au délabrement du réseau et des routes secondaires ou de raccordement rendant ainsi difficile l’accessibilité aux zones de production et de consommation. La plupart des routes ne sont en effet pas praticable durant la saison des pluies.

3.1.6. La faible appropriation de la région

 

Par le fait qu’au Bandundu en général, et au Kwango en particulier, l’élite locale à échoué à investir localement. A l’inverse, dans d’autres provinces (comme les  Kivu, le Bas-Congo ou le Katanga), les entrepreneurs de la classe moyenne ont réussi  à soutenir l’économie locale et saisir de nouvelles  opportunités.

3.1.7. La pauvreté généralisée de la population

 

La pauvreté de la population est un sérieux obstacle au développement du territoire. En effet, à l’instar du reste de la RDC, l’expérience de vie à la naissance ne dépasse pas 48 ans d’âge ; le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans reste élevé, l’accès à l’eau potable reste limité à 22% ; l’électrification des logements avoisine le 0% un taux de pauvreté de 71,3%[20]. En réalité ;  c’est la pauvreté qui est la première variable explicative de l’état du sous-développement du Kwango. C’est elle qui tient en l’état tous les autres défis précités[21].

 

 D’où pour lutter contre cette pauvreté, il a été nécessaire de susciter une collaboration entre les Eglises, membre de la société civile et les pouvoirs publics.

3.1.8. Délabrement des voies de communication

 

Les routes dégradées, ensablement des biefs  navigables, des pistes d’aviation  rudimentaires défavorise le Kwango, qui pourrait jour de sa proximité avec Kinshasa, la région du Kasaï et le marché de l’Angola comme le souligne OMASOMBO[22]. Dans ce cas il soutient que le désenclavement économique de l’actuel district passe inévitablement par le développement et l’entretien d’une infrastructure routière de qualité. Actuellement néanmoins, l’état de délabrement du réseau est tel que la situation devient dramatique pour nombre de villages isolés, abandonnés au beau milieu des savanes steppiques au Sud et de l’Ouest vu en plein cœur de la forêt.

 

3.2. Place de l’agriculture dans le développement socio-économique

 

Dans cette partie, il est question d’énumérer le rôle qu’occupe l’Agriculture dans le développement socio-économique du paysan dans le territoire de Kasongo-Lunda  

3.2.1. Agriculture source d’alimentation

 

L’Agriculture d’autosubsistance étant essentiellement vivrière dans la grande partie de Kasongo-Lunda, elle reste à la base de l’alimentation de toute la population. L’agriculture permet à cette population paysanne de couvrir les besoins  alimentaires et ressoude le problème de la malnutrition et de sous-alimentation. Mais actuellement avec l’état piteux  des routes, la grande production agricole de cette population est affecte à la consommation.

3.2.2. Agriculture source de revenu

 

Le revenu provenant du surplus agricole permet aux paysans de :

-          Scolariser les enfants ;

-          Assurer les soins médicaux

-          S’habiller ;

-          Améliorer les logis en achetant des côtes, des ciments et autres matériaux ;

-          Pour ceux front le commerce de détail cela peut constituer un capital de départ,

-          Acheter les produits manufacturés.

L’amélioration du bien-être social relève de ce que peut apporter les efforts investis dans l’agriculture. Agriculture est la base du développement d’un pays.

 3.2.3. Agriculture source d’emploi

 

Ce grand marché qui est l’agriculture, réduit le vagabondage surtout des jeunes en milieu rural. Les jeunes qui s’adonnent aux travaux agricoles peuvent s’organiser et se stabiliser. Les paysans de Kasongo-Lunda sont occupés par les travaux agricoles presque durant toute l’année pour la raison de l’absence totale de l’emploi, dans cette période de crise socio-économique que transverse le pays. En d’autres termes cette agriculture constitue un moyen de lutte contre la pauvreté, elle participe à l’accomplissement  des besoins essentiels de paysans. L’agriculture   demeure aussi source de transformation des matières premières des industries.

3.3. Les possibilités de réussite pour désenclaver le territoire.

 

Dans cette partie, nous allons tenter de montrer l’apport de chaque partie dans la réussite des travaux de désenclavement. En effet, il y a deux sortes de participation à savoir : la participation interne et la participation externe.

3.3.1. La participation interne (locale)

 

Dans une communauté où les aspirations de la population vont dans le sens du développement, cette population est appelée à s’organiser, elle doit chercher les solutions aux causes du blocage du développement de son milieu.

 

Pour réussir facilement le désenclavement, la population cible doit se regrouper en communauté locale du développement, cependant, dans le souci d’amener la  population active à contribuer à ce projet de développement, une seule possibilité se présente, c’est l’action collective. Cet élément est très important dans l’espace villageois. Cette action doit être conçue par eux-mêmes pour être réalisée par eux-mêmes aussi.

 

Quoi qu’il en soit, pour mieux débuter les travaux, il faut bien tenir compte de deux éléments que voici :

-          Voir le calendrier agricole

-          Et le calendrier scolaire.

Juste pour programmer les travaux avant la récolte et après la clôture de l’année scolaire, ces travaux devront tenir compte des catégories d’âges de la population.

 A cet effet dans le souci d’un avancement harmonieux et en plus du contrôle des travaux, chaque chef de secteur et ses conseiller devront organiser un recensement primaire local dans le but de connaître la population active de chaque village de leurs entités respectives dans le but de l’élaboration d’un projet de répartition des tâches, conformément à ce que discret MWABILA MALELA qu’ « une division de travail où chacun exécute une activité complète qui aboutit à une production ou à un résultat »[23].

 

Tout responsable devra faire tout pour que chaque groupe ou chaque famille soit représenté dans les différents chantiers de sorte que les travaux soient répartis en catégories d’âges.

 

A part les catégories d’âges, les élèves de chaque village devront encore aider la population cible aux petits travaux.

3.3.2. La participation externe

 

Pour réussir facilement le désenclavement le territoire de Kasongo-Lunda, l’Etat congolais est appelé à entretenir les routes des dessertes agricoles que traversent le territoire par l’obtention d’un charroi automobile de qualité et par l’octroi des crédits pour la relance des activités agricoles. Ce qui la rendre possible les échanges entre les milieux ruraux et les centres de consommations. Dans cette optique, le désenclavement de Kasongo-Lunda deviendra une réalité. Avec le processus de décentralisation, les ONG et les bailleurs des fonds internationaux peuvent intervenir où cas les besoins des autorités sont réellement exprimés pour gérer des projets par les populations elles-mêmes.

3.4. Conséquences de l’enclavement sur la population paysanne

 

Kasongo-Lunda est un territoire agricole et minier par excellence du district du Kwango. L’Agriculture demeure l’activité socio-économique de base de la population et son enclavement provoque à la masse paysanne la situation de :

3.4.1. La pauvreté

 

La pauvreté traduit l’incapacité de l’homme à satisfaire ses besoins primaires essentiels  tels que l’alimentation, les soins de santé, l’instruction, le logement, l’habillement et l’habitat décents. L’indice de la pauvreté de la population du territoire de Kasongo-Lunda est exprimé dans les termes du revenu ou des biens dont disposent d’autres familles paysannes.

3.4.2. Les contacts faibles avec le monde extérieur

 

La communication téléphonique n’est accessible qu’à une frange négligeable de la population du territoire à cause de la faible couverture des réseaux de télécommunication, du faible pouvoir d’achats de la population.

 

3.4.3. Manque de moyens de transports

 

Il y a quelques années, les paysans sont butés au problème  d’évacuation de produits agricoles par le délabrement des routes. Cet enclavement dû par l’état défectueux des routes de desserte agricole a comme conséquence la rareté des véhicules pouvant aider la population d’atteindre les centres urbains.

 

3.5. Quelques stratégies de lutte contre la pauvreté en milieu rural

 

Nous pensons que les meilleures stratégies sont celles qui accordent priorité à la participation concernées, à la recherche des solutions à leurs misères avant d’envisager d’autres voies. Ces stratégies sont :

3.5.1. Installation des axes de développement

 

Par axe de développement, nous entendons un centre (village) ayant un minimum d’infrastructure de base dont dépendraient les autres agglomérations. Ces centres devront disposer de quelques infrastructures : écoles, centres de santé viables, marchés, moulins, un réseau routier facilitant l’accessibilité.

3.5.2. Conscientisation de la population

 

C’est une approche qui vise la participation des populations concernées à la solution de leurs problèmes. C’est aussi une approche non directive par la quelle un groupe humain analyse ses discussions avec l’existence d’un coordonnateur, arrive à prendre conscience de sa situation et à préconiser des solutions pour en sortir.

3.5.3. Désenclavement

 

Aujourd’hui dans le territoire de Kasongo-Lunda, il y a  beaucoup de villages qui font des années sans voir un véhicule, il y a des gens s’ils ne sortent pas  de leurs milieux d’origine ils ne vivent pas des véhicules. D’où la problématique de l’évacuation des produits agricoles, des milieux ruraux vers le centre de consommation.

 

L’enclavement reste et demeure un fléau à la base de faim dans les milieux urbains et de la carence des produits manufacturées dans les milieux ruraux. Ce désenclavement doit viser les routes, les aérodromes et les ports. S’agissant des routes, une attention soutenue pour le territoire de Kasongo-Lunda devrait être accordée aux routes de desserte agricole.


 

CONCLUSION

 

Conclure un travail, ce n’est pas l’achever mais, une opportunité pour nous de présenter les tenants et les aboutissants de cette œuvre.

 

Notre étude a porté sur l’enclavement du territoire de Kasongo-Lunda comme frein au développement de l’agriculture.

 

En abordant cette étude, notre préoccupation était de savoir quels sont les éléments qui sont à la base de l’enclavement de ce terroir, comment devons-nous la dépasser et enfin quels sont les moyens à  utiliser pour désenclaver le milieu ?

Nous sommes partis de l’hypothèse selon laquelle l’enclavement est un obstacle majeur qui asphyxie le milieu. L’émergence du territoire de Kasongo-Lunda et qui, le condamne dans un isolement presque total du système économique, Et cela est à la base de sa faible production agricole aujourd’hui. Cette situation  a des effets néfastes sur le territoire pour réussir à désenclaver le territoire à moyen et long terme, l’effort de la population cible et de l’Etat avec d’autres organismes non gouvernementaux sont indispensables. Pour vérifier nos hypothèses, nous avons utilisé la méthode dynamiste qui nous a permis de transformer le territoire de l’enclavement au désenclavement par l’entretien des routes, la fréquence régulière des vols aériens, la facilitation des vies de communication. Ce transformation donnera au territoire de Kasongo-Lunda, son image de grand centre de production agricole sur le terrain cette méthode s’est appuyée par des techniques : d’observation directe, documentaire et l’interview libre.

 

En menant cette étude, notre objectif était de démontrer les conséquences néfastes de l’enclavement d’un milieu comme frein au développement agricole. Car par l’Agriculture les paysans résout leurs problèmes socio-économiques et peuvent satisfaire les besoins secondaires.

 

Kasongo-Lunda est un des territoires importants de la RDC car il constitue un grenier de taille pour l’approvisionnement des nombreux centres urbains, curieusement aujourd’hui, celui-ci est totalement enclavé du point de priver ces centres urbains en denrées alimentaire nécessaires à la survie de leurs populations, en maintenant aussi la population de Kasongo-Lunda dans un état de pauvreté alarmante.   


 

BIBLIOGRAPHIE

I. Ouvrages

 

1.   DEFOUR, G., Développement Rural en Afrique Centrale, théorie et essaie d’analyse critique, éd. Baudan, BUKAVU, 1994

2.   DURKHEIM, E., Règles de la méthode sociologique, éd., Harmattan, Paris, 1976.

3.   DUVERGER, M., Méthode des sciences sociales, éd. PUF, Paris, 1961.

4.   KUYUNSA B. et SHOMBA K., Initiation au méthode de recherche en sciences sociales, éd., PUZ, Kinshasa, 1995

5.   NURIA, B., Tiers monde, éd. Armand colin, Paris, 1957.

6.   OMASOMBO, T, Kwango. Le pays des Bana-Lunda, éd, Tervuren, Bruxelles, 2012

7.   PFUNGA-PFUNGA, Eleveurs et Elevages de gros-bétail au Sud Kwango (Zaïre) éd. Dominci-pécheur, Rome, 1987

8.   PINTO, R et GRAWITZ, M, Méthode des sciences sociales, éd., Dalloz, Paris, 1969

9.   PLANCQUAERT, M, Sociétés secrètes chez les Bayaka, éd. Dewraied, Paris, 1930.

10.     SAINT MOULIN, L’histoire des réfugiés angolais en RDC, éd, Harmattan, Paris, 1995.

 

II. Articles et revues

 

1.   MAFUTA MOKE, «  Le désenclavement du territoire Agricole et          Minier de Kasongo-Lunda : quelle contrainte pour  quel bénéfice ? » in Cahiers congolais de sociologie, Unikin, n°26, juillet, 2012

2.   MUKOKO, S et TSHITENGA, T «  Résidence d’un Géant Africain : accélérer la  croissance et promouvoir l’emploi en RDC » in Congo-Afrique, n°17, vol I, Kinshasa, 2012.

 

III. Dictionnaire, TFC et autres documents

 

1.   Dictionnaire Larousse, éd., PUF, Paris, 2008

2.   Dictionnaire Universel, éd. PUF, paris, 2005

3.   KITATA, K, L’agriculture itinérante, facteur de raréfaction des espèces animales dans le territoire de Kasongo-Lunda, cas de la chefferie de Kasa, TFC, ISDRI KITENDA, 2008-2009.

 

IV. NOTES DE COURS

 

1.   GAMBEMBO, G., Sociologie rurale, G3 sociologie, UNIKIN, 2006-2007 (inédit)

2.   KUYUNSA, B., Sociologie rurale, G2  sociologie, UNIKIN, 1997-1998 (inédit)

3.   MBUKU, T, Gestion de l’environnement, G3 ISDR/KITENDA, 2011-2012 (inédit)

4.   MUKABA, M, Théorie de la dépendance et développement inégal, L2 Sociologie, UNIKIN, 2003-2004 (inédit)

5.   MWABILA, M, Economie du travail, L1 sociologie, UNIKIN, 2003-2004 (inédit)

 

 


 

TABLE DES MATIERES

 

DEDICACE. I

AVANT-PROPOS. II

INTRODUCTION.. 1

1.    Choix et intérêt du sujet. 1

2.    Problématique. 2

3.    Hypothèses de recherche. 3

4.    Méthodologie de la recherche. 4

4.1.     Question de la méthode. 4

4.2.     Techniques de recherche. 5

5.    Délimitation spatio-temporel de l’étude. 6

6.    Difficultés rencontrées. 7

7.    Subdivision du travail. 7

CHAPITRE PREMIER : LES GENERALITES. 8

1.1.     Enclavement. 8

1.2.     Milieu rural. 9

1.3.     Foyer de développement. 9

1.4.     Terroir. 10

1.5.     Paysan.. 10

1.6.     Paysannat. 10

1.7.     Développement. 10

1.8.     Agriculture. 11

1.9. Agriculture durable. 12

CHAPITRE  II. PRESENTATION DU MILIEU D’ETUDE. 13

2.1. Localisation géographique. 13

2.2. Aspect linguistique. 13

2.3. Données démographiques. 14

2.4. Activités socio-économiques. 14

2.5. Organisation politico-administrative. 15

2.6. Infrastructures sanitaires et pathologies dominantes. 16

2.7. Transport, commerce et communication.. 16

CHAPITRE III. DE LA QUESTION DE L’ENCLAVEMENT DU TERRITOIRE DE KASONGO-LUNDA.. 18

3.1. L’origine de l’enclavement de Kasongo-Lunda. 18

3.2. Les voies d’accès dans le territoire. 18

1.  La voie aérienne. 19

2.     La voie fluviale. 19

3. Réseau routier (voies routières) 20

3.1. Le territoire de Kasongo-Lunda et ses problèmes. 20

3.1.1. Sur le plan social 20

3.1.2. Sur le plan agricole. 21

3.1.3. Une carence marquée des intrants. 21

3.1.4. Absence d’institutions bancaires et l’insuffisance institutions de micro-finance. 21

3.1.5. Délabrement du réseau routier. 22

3.1.6. La faible appropriation de la région. 22

3.1.7. La pauvreté généralisée de la population. 22

3.1.8. Délabrement des voies de communication. 23

3.2. Place de l’agriculture dans le développement socio-économique. 23

3.2.1. Agriculture source d’alimentation. 24

3.2.2. Agriculture source de revenu. 24

3.2.3. Agriculture source d’emploi 24

3.3. Les possibilités de réussite pour désenclaver le territoire. 25

3.3.1. La participation interne (locale) 25

3.3.2. La participation externe. 26

3.4. Conséquences de l’enclavement sur la population paysanne. 27

3.4.1. La pauvreté. 27

3.4.2. Les contacts faibles avec le monde extérieur. 27

3.4.3. Manque de moyens de transports. 27

3.5. Quelques stratégies de lutte contre la pauvreté en milieu rural. 28

3.5.1. Installation des axes de développement 28

3.5.2. Conscientisation de la population. 28

3.5.3. Désenclavement 28

CONCLUSION.. 30

BIBLIOGRAPHIE. 32

TABLE DES MATIERES. 34

 

 

 



[1] MAFUTA MOKE, J., « Le désenclavement du territoire agricole et minier de Kasongo-Lunda : quelle contrainte pour quel bénéfice ? », in Cahiers Congolais de Sociologie, UNIKIN, 2012, p.31.

[2] DUVERGER, M., Méthode des sciences sociales, éd. PUZ, Paris, 1961, p.350.

[3] MUKABA, M., Notes de cours de Théories de la dépendance et de développement inégal, L2 Sociologie, UNIKIN, 2003-2004, inédit.

[4] KUYUNSA, B. et SHOMBA, K., Initiation aux méthodes de recherche en sciences sociales, éd. PUZ, Kinshasa, 1995, p.52.

[5] PINTO, R. et GRAWITZ, M., Méthodes des sciences sociales, éd. Dalloz, Paris, 1969, p.176.

[6] DURKHEIM, E., Les règles de la méthode sociologique, éd. Harmattan, Paris, 1976, p.22.

[7] BYE, M., cité par SHOMBA, K., Initiation aux méthodes de recherche en sciences sociales, éd. PUZ, Kinshasa, 1995, p.74.

[8] Dictionnaire Larousse, éd. PUF, Paris, 2008, p.336.

[9] KUYUNSA, B., Notes de cours de Sociologie rurale, G2 Sociologie, UNIKIN ? 1997-1998, inédit.

[10]   Paul, A., Grand memento encyclopédique, éd. Larousse, Tome I, Paris, 1981, p.57

[11] DEFOUR, G, Le développement Rural en Afrique Centrale, thème et essaie d’analyse entique, éd. Bandari, Bukabvu, 1994, p86

[12] Dictionnaire universel éd., PUF, paris, 2005, p.178

[13] KITATA, K., L’agriculture itinérante, facteur de raréfaction des espèces animales dans le territoire de Kasongo-Lunda, cas de la chefferie de Kasa, TFE, ISDR/Kitenda, 2009

[15]  MBUKUTOYUAKI, Notes de cours de gestion de l’environnement, G3 ISDR/KITENDA, 2011-2012 (inédit)

[16] PLANCQUAERT, M., Les sociétés sécrètes chez les Bayaka, éd. Dewraied, Paris, 1930, p.9.

[17]  Saint Moulin, L, ‘histoire de la colonisation ou des réfugiés en RDC, éd, Harmattan, Paris, 1995, p.13.

[18] PFUNGA- PFUNGA, Eleveurs et élevages de gros bétail au sud Kwango (Zaïre), éd. Dominici-pécheur, Rome, 1987, p46

[19] NURIA BADIA, le Tiers Monde, éd. Armand colin, paris, 1957, p.153

[20] MUKOKO SAMBA et M. TSHIMENGA, T, Résidence d’un Géant Africain : accélérer la croissance et promouvoir l’emploi en RDC, vol I, Kinshasa, 2012 ; p115

[21] Etude du secteur Agricole-phase II plan directeur de développement Agricole et Rural, Bandundu, Décembre, 2010 

[22]  OMASOMBO TSHONDA, «  Kwango. Le pays des Bana Lunda, Tervuren,  Bruxelles, 2012, p252

[23] MWABILA, M., Notes de cours d’économie du travail, Unikin, L1 Sociologie, année 2003-2004.

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