Bonsoir, nous sommes le 18/05/2024 et il est 23 h 50.

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

 

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE

 

      INSTITUT FACULTAIRE DES SCIENCES DE L’INFORMATION ET DE LA                       

COMMUNICATION

 

« I.FA.S.I.C » 

 

 

B.P. : 14998 

 

« KINSHASA /  GOMBE »

 

 

 

 

LE DESCRIPTIF DANS LA PRESSE KINOISE. APPLICATION  DE

LA TYPOLOGIE  DE  PIERRE FONTANIER A L’OCCASION  DE 

LA CEREMONIE DU CINQUANTENAIRE DU CONGO INDEPENDANT 

 ?

                                                 

Eudhes  MIENANZAMBI  BIABETOBENI

 

 

Travail de fin de Cycle présenté et défendu en vue de l’obtention du titre de Gradué en Sciences de l’Information et de la Communication.  

 

 

Direction :  

 

     Pr.  : Crispin MAKELELE SOLO

     C.T : Félix DILUBENZI MULEMVO

 

Septembre  2010

 

 

 

 

 

 

 

  

L’idéal philosophique de tout individu est d’émerger dans le secteur ou domaine, dans lequel il évolue.

 

 

 

 

Eudhes  MIENANZAMBI  B.

  

    

 

 

 

 

 

 

 

 

DEDICACE

 

 

 

A mes parents : Daniel Biabetobeni et Jacqueline Balamba ;

 

A mes frères : Jacques Luyindula, Bienvenu Bilengo, Jules Bananga, Dieu Merci ;

 

A papa  Jean  NSOTUNA.

 

 

 

 

 

 

 

Eudhes Mienanzambi Biabetobeni

 

 

 

 

 

REMERCIEMENTS

 

 

Au terme de ce cycle de graduat, nous ne pouvons  nous s’abstenir de remercier tous ceux qui, de loin ou de près, ont contribué à l’aboutissement de ce travail.

 

Nous pensons au corps professoral et  administratif de l’Ifasic et particulièrement

au professeur  Crispin Makelele  et le Chef de travaux Félix Dilubenzi, pour avoir accepté la direction de cette œuvre scientifique.

 

Nous pensons ensuite à nos  frères, sœurs et amis : Bienvenu Bilengo, Jules Bananga,

Jacques Luyindula, Dieu Merci Biabetobeni, Evelyne Biabetobeni, Hyrliche Nkadi, Daniel

Biabetobeni, Lebos, Didier, Georgette, Sandrine Dokolo, Patrick Dokolo, Héritier Dokolo, 

Célestin, Fiston, Niha Eozba, Hyancinthe Ezoba, Jimmy Kabamba, Doudou Ntumba, Niclette, Junior Mabiala, Jocelyne Meki, Hyguette Makuela, Ange Kasongo, Sadji, Selvu, Christian KUSEMA, Gloria  Toyambi, Blanchard Nkoy, Siska Ngoy, Pasteur Puis Ngoie,  Alda, Placide Lisaka, Paul Andjika, Patrick Banieko,…

 

 Nous n’oublions pas nos  compagnons de lutte : Kally Loola, Freddy Kalambayi, Axel Munzola, Aurélie Ndebo, Merveille Mikomo, Lucie Makope, Gabriel Mazete et  Yollande Ndovezo. 

 

 

Eudhes  MIENANZAMBI B.

0. INTRODUCTION

 

0.1. PROBLEMATIQUE

 

Notre  étude porte sur le descriptif dans la presse kinoise. Nous appliquons la typologie de Pierre Fontanier au reportage sur la cérémonie du cinquantenaire du Congo Indépendant, vécue le 30 juin 2010.

En effet, décrire, c’est énumérer le caractère de quelque chose. La description désigne un passage qui évoque la réalité concrète. L’opération descriptive va de la chose représentée, soit le réel ou de le référent, à sa représentation notamment par des mots. 

 

Dans un récit médiatique, la description est principalement

motivée par la nécessité de mieux informer.

 

Le 30 juin 2010, la République Démocratique du Congo a

organisé une importante cérémonie de 50 ans d’indépendance. Un défilé a marqué ce demi-siècle d’âge sur le boulevard triomphal, mieux en face du Palais du peuple.

 

La particularité de ce site, c’est sa rénovation  en un bref temps. Jadis, une forêt sauvage à d’énormes risques aux heures tardives pour tout passant, piétons comme véhicules, cet aspect peu décoratif a cédé la place à un cadre modernisé, sécurisant et figurant, du coup, sur la liste des sites touristiques de la ville de Kinshasa. A ces aspects topographiques s’ajoutent la qualité des personnalités associées à cette cérémonie : le couple royal belge, une dizaine des chefs d’Etat africains, les forces vives de la nation, la police nationale, les Forces armées, tous dans une mise appropriée à la taille de l’événement. Autant d’éléments diversifiés pour  retenir le regard descriptif du reporter averti.

 

Réfléchissant sur le descriptif, Pierre FONTANIER répertorie

sept types de descriptifs, notamment :  

 

-      La topographie : la description de lieu ;

-      La chronographie : elle caractérise le temps de l’événement ;

-      La prosopographie : la description des traits physiques du corps humain ;

-      L’étopée : il s’agit ici de la description des mœurs ;

-      Le portrait : la description est à la fois physique et morale, une forme de mouture entre la prosopographie et l’étopée ;

-      Le parallèle : un rapprochement comparatif sur des aspects divers ;

-      Le tableau : la description vive et animée d’événements. 

 

Cette typologie interpelle. Delà la préoccupation de connaître

leur utilisation  par les journalistes reporters.

 

A la limite de notre revue de la littérature, nous n’avons pas

connaissance des publications apparentées à cette étude. Cependant, une étude voisine existe, celle de Ngovudi Pana sur les fonctions d’ancrage et de relais, publiée en 2009[1]. Il était préoccupé par la fonction qui prédominait dans la retransmission en direct de la finale du championnat d’Afrique des Nations de mars 2009. Son hypothèse affirmait le recours concurrent à ces deux fonctions. Après vérification de cette réponse provisoire, le constat était la prédominance de la fonction d’ancrage dans ce reportage.

 

Eu égard à ce qui précède, nous traduisons notre préoccupation par la question spécifique suivante : quels types descriptifs prédominent dans les reportages sur la cérémonie du cinquantenaire du Congo indépendant ?

 

0.2. HYPOTHESE

 

L’usage des types descriptifs est tributaire de la dimension de

l’événement et de la compétence du journaliste reporter. Nous affirmons la prédominance de la topographie est du portrait. 

 

0.3. METHODES ET TECHNIQUES

 

Pour vérifier notre hypothèse, nous utilisons la méthode

descriptive. A l’appui de cette méthode, nous recourons à la technique d’analyse de contenu et la technique comparative.

 

0.4. INTERET DU SUJET

 

Nous allouons à ce travail un intérêt double. D’une part, notre

contribution au champ descriptif peu exploré dans les reportages des journalistes de Kinshasa. Cette étude se revêt aussi une interpellation sur la compétence des journalistes ;  cas précis de l’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la communication dont la vocation est de former des journalistes.

 

0.5. DELIMITATION DU SUJET

 

L’espace et le temps sous examen dans cette étude concernent le défilé du cinquantenaire de l’indépendance de la république Démocratique du Congo organisé à Kinshasa, le 30 juin 2010.

 

         

0.6. ARTICULATION DU TRAVAIL

 

Trois chapitres forment les subdivisions de ce travail, ainsi qu’une introduction et une conclusion. Le premier chapitre est une approche conceptuelle et théorique sur la compétence descriptive. Le deuxième chapitre, en deux sous –points, est un regard sur le Congo indépendant et une monographie des organes de presse, l’observateur et le phare, pris comme cadre empirique. Le troisième chapitre procède à l’analyse du corpus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         

CHAP.I CADRE THEORIQUE : LA COMPETENCE DESCRIPTIVE

 

I.1.  DEFINITION[2]

 

Le Petit Robert indique ce qui suit : « décrire, c’est énumérer les caractères de quelque chose ». Dans une œuvre littéraire, la description désigne « un passage qui évoque la réalité de la chose représentée, soit le réel ou le référent, à sa représentation, notamment par les mots.

 

Dans un récit médiatique, la description est essentiellement motivée par la nécessité de mieux informer, en faisant « palper du doigt » la réalisation qui est rapportée. Mais la description peut aussi être motivée par la nature même du récit.

 

I.2. FORMAT DE LA DESCRIPTION

 

La description n’a pas de limite assignée de manière définitive. Elle peut ainsi tenir en un mot, un adjectif par exemple : « des fruits mûrs », en une phrase : « c’est un chef d’apparence frêle, mais très rigoureux », ou même en plusieurs pages. Cette absence de limites est relative.

 

Décrire, ainsi que l’écrit Laurent Jenny, cité par MATUMWENI[3], ce n’est pas copier le réel, bien que la description constitue un important indice d’effet réel, mais interpréter le réel en sélectionnant des traits caractéristiques. Ensuite, décrire, c’est aussi classer, c’est-à-dire connaître d’un point de vue, lequel est  toujours particulier. En sélectionnant et en classant, la description oriente le regard sur des aspects du réel considérés comme pertinents. De la sorte, toute description a une valeur heuristique, c’est-à-dire de découverte.


I.3. STRUCTURE DE LA DESCRIPTION

 

I.3.1. L’organisation sémantique

 

Yves Reuter repère un certain nombre d’éléments structuraux de la description : 

Ø  La mention du référent décrit : elle peut être implicite ou explicite, se situe à l’ouverture ou à la clôture de la séquence ;

Ø  La construction : du référent au travers de ses propriétés et de ses parties ;

Ø  La mise en situation du référent dans l’espace et dans le temps ;

Ø  La mise en relation du référent avec d’autres, par le biais de comparaisons, de métaphores, de négation ;

Ø  La disposition des propriétés et des parties au sein de plans conventionnels : spatiaux, temporels, énumératifs… marqués par des connecteurs spécifiques : d’abord, puis, ensuite, à gauche, à droite, devant, plus loin, en haut, en bas, qui vont organiser cette matière et donner l’impression d’un mouvement, soit de l’observateur, soit de l’observé, ou même d’une temporalité. 

 

Jean - Michel Adam distingue trois parties dans la formation d’un texte descriptif : 

 

Ø  L’ancrage, qui donne le thème, ou thème –titre.

Ø  L’aspectualisation : c’est le coupage en partie qui correspond à l’expansion des sous-thèmes ;

Ø  La qualification : elle se base sur « être » ou sur « avoir ». La qualification peut se fonder aussi sur un verbe d’action.

 

 

I.3.2. L’organisation syntaxique de la description

 

Comme tout texte ou partie de texte, la description se donne à voir selon un système progressif.

 

On distingue généralement trois types de progression :

 

Ø  Une progression linéaire

Ø  Une progression éclatée

Ø  Une progression à thème constant.

 

La progression à thème constant consiste dans le maintien d’un thème, présenté à l’aide d’un pronom, dans plusieurs phrases successives, associé à différents rhèmes (en gros, le thème est le donné « donné », l’élément situé au début de la phrase, le rhème, l’information nouvelle, située en fin de phrase.

 

La progression linéaire peut être simple ou avec saut thématique. Dans la progression linéaire simple, le rhème d’une phrase devient le thème de la phrase suivante ; l’enchaînement se fait de proche en proche. La linéarité peut être due à la présence de plusieurs propositions relatives. Dans la progression linéaire avec saut thématique, on émet une proposition intermédiaire, dont le contenu est évident. Il appartient au lecteur de rétablir la chaîne logique du langage.

 

Enfin, la progression éclatée permet de définir différents thèmes à partir d’un hyperthème, c’est-à-dire d’un thème de rang sémantique supérieur, d’extension plus large.

 

La séquence descriptive adopte souvent la progression éclatée et la progression linéaire.

 

I.5. LE LEXIQUE DU DESCRIPTIF

 

I.5.1. Le champ lexical

 

Jean – Michel Adam pense que la description se remarque par l’abondance des verbes de perception, d’éléments visuels, de repères spatiaux, de verbes d’état et de qualificatifs.

 

Francis VANOYE exprime une opinion quasi similaire : linguistiquement, la description se manifeste par une rupture de l’enchaînement des verbes d’action et une expansion des syntagmes nominaux (substantifs + adjectifs) accompagnés des verbes et d’adverbes et locutions « localisateurs ».

 

On trouve chez Jean – Miche Adam, un éclatement de ces éléments en termes de plans de textes, qui renvoient à des indications spatio-temporelles : 

 

Ø  Les saisons : quatre en occident, deux dans certains pays africains ;

Ø  Les sens : la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher, le goût.

Ø  Les plans spatiaux frontaux : de haut en bas ;

Ø  Les plans spatiaux latéraux : droits à gauche, gauches à droite ;

Ø  Les plans spatiaux fuyants : d’avant en arrière, d’arrière en avant.

 

On peut ajouter, pour la temporalité, la chronologie : hier, aujourd’hui, demain…

 

 

I.5.2. La nature du lexique descriptif 

 

Le lexique de la description peut être stéréotypé ou simple, c’està-dire recourir à des mots de tous les jours. Il peut être aussi spécialisé, lorsqu’il recourt à des termes techniques : il y a, en effet, un lexique scientifique, un lexique sportif…

 

I.6. TYPOLOGIE DU DESCRIPTIF[4]

 

Il s’agit, ici, du sous –point qui sous-tend l’ancrage fondamental de notre analyse. Cette typologie est due à Fontanier. Il la situait parmi les figures de pensée par développement. Fontanier dit de la description « qu’elle consiste à exposer un objet aux yeux, et à le faire connaître pour le détail de toutes les circonstances les plus intéressantes.

 

La typologie de Fontanier est encore d’une référence incontournable ; elle contient sept types : 

 

Ø  La topographie

Ø  La chronographie

Ø  La prosopographie

Ø  L’étopée

Ø  Le portrait

Ø  Le parallèle Ø Le tableau.

 

 

 

I.6.1. La Topographie

 

C’est la description d’un lieu. Dans la conception moderne de la topographie, on considère qu’un lieu peut être perçu de trois manières :

 

Ø  En panoramique

Ø  En perspective Ø En travelling.

 

v  Lieu vu en panoramique

 

Le descripteur est censé pivoter sur lui-même, telle une caméra sur son axe. La description est faite de gauche à droite, de bas en haut.

Ceci correspond aux plans spatiaux frontaux et latéraux.

 

v  Lieu vu en perspective

 

Le descripteur parle depuis un lieu fixe. Son regard va du premier plan au dernier, ou inversement ; les éléments de chaque plan peuvent être décrits de gauche à droite.

 

v  Lieu vu en travelling 

 

Telle une caméra qui voyage, l’observateur est censé se déplacer ; il avance ou recule, passe d’un plan d’ensemble à un plan rapproché ou inversement.

 

 

 

I.6.2. La Chronographie 

 

Cette description caractérise le temps d’un événement, par le concours des circonstances qui s’y rattachent.

 

I.6.3. La Prosopographie

 

Cette figure a pour objet la description de la figure, du corps, des traits, des qualités physiques, ou seulement l’extérieur, le maintien, le mouvement d’un être animé, réel ou fictif, c’est-à-dire de pure imagination.

 

I.6.4. L’Etopée 

 

Cette description a pour objet les mœurs, les caractères, les vices, les vertus, les talents, les défauts, bref les qualités morales, bonnes ou mauvaises, d’un personnage réel ou fictif.

 

I.6.5. Le Portrait

 

C’est une description à la fois physique ou morale. En clair, le portrait, c’est la prosopographie et l’étopée réunies. C’est la description tant au moral qu’au physique d’un être animé, réel ou fictif.

 

I.6.6. Le Parallèle

 

Le parallèle consiste dans la description, consécutivement ou de façon entremêlée, de deux objets, deux personnages, sous les points de vue physique et ou moral, afin de les approcher ou de les opposer.

 

 

I.6.7. Le Tableau

 

Fontanier définit le tableau comme « certaines descriptions vives et animées, de passions, d’actions, d’événements, ou de phénomènes physiques ou moraux.

 

Pour Jean – Michel Adam, le tableau, synonyme de l’hypotypose, consiste dans une description réaliste, animée et frappante de la scène dont on veut donner une représentation imagée. Cette description peut prendre la forme d’une énumération de détails concrets.

 

Après ces considérations théoriques, nous procédons, dans le chapitre deuxième, au regard historique du Congo indépendant ainsi qu’à la présentation des organes de presse d’où sont extraits les articles sous examens.  

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAP. II: REGARD SUR LE CONGO COLONIAL, LE CONGO INDEPENDANT ET MONOGRAPHIE DES ORGANES DE PRESSE « L’OBSERVATEUR ET LE PHARE »

 

II.1. EPOQUE COLONIALE

 

Avant de parler proprement du Congo Indépendant, nous faisons un aperçu sur l’époque coloniale.

 

v Le Congo Belge de 1908 - 1960

 

Longtemps considéré comme la dixième province Belge, pendant plus d’un demi-siècle, de l’annexion du Congo de Léopold II par la Belgique à l’indépendance, le régime colonial, d’une étonnante stabilité, repose sur trois piliers : l’administration, les missions catholiques (évangélisation) et les milieux d’affaires[5].

 

a) L’Administration

 

L’historique colonial en matière administrative est resté le secteur privé belge. Car jusqu’à 1920, aucun noir (congolais) ne pouvait se dire administratif dans le secteur public ; où tout était dirigé par l’homme blanc.

 

La Belgique paternaliste de son système économique et industriel, face aux congolais, développera un management, qui –bien souvent pouvait apporter aux ouvriers un certain nombre d’avantages sociaux que la société ne pouvait pas encore leur fournir de manière généralisée comme l’éducation, le logement, les soins médicaux,…

 

En ceci, l’homme noir qui va se croire bien vivre, malgré la chicotte et la réprimande de la part des colonisateurs, les belges profiteront à s’accaparer de tout poste stratégique dans l’administration du Congo belge, dans le souci d’enrichir leur pays, pour faire en faire une puissance mondiale économique.

 

Mais cette domination totale, sur le plan administratif, obligera les Congolais à un éveil de conscience et à faire appel à leur responsabilité. Ce n’est qu’assez lentement que les belges qui occupent le pays s’en rendent compte, vers les années 1940. Ils essayent alors de faire quelques concessions, de montrer plus de respect envers  les congolais qui travaillent à l’évolution du pays.

 

      Début d’amitié belge et congolais

 

Quand les belges reconnaissaient les valeurs éthiques, morales, intellectuelles,…de celui longtemps considéré incapable de faire quelque chose dans l’administration belge, feront naître des cercles eurafricains, c’est-à-dire des réunions dans lesquelles, belges et congolais travaillent ensemble pour une meilleure compréhension et un meilleur avenir.

 

      Eveil intellectuel [6]

 

Oui ! À la relation étroite Belgo-congolaise. Mais les colonisés ayant de réticences énormes aux colons, vont petit à petit se réunir pour défendre leurs droits, d’abord dans des syndicats, et bientôt des partis politiques se créent.

 

 

b)  Les Mission Catholiques et l’Evangélisation  

 

      Missions  Catholiques  

 

Considéré comme l’un des principaux moyens d’intégration  facile, des européens en Afrique, et ceux de belges au Congo ; le roi Léopold II allait subsidier (tout comme certains membres de la noblesse belge) et faciliter leur installation au Congo pour contrer « l’avancée » des protestants.[7]

 

      Evangélisation 

 

L’évangélisation est le fait d’annoncer l’Evangile. C’est donc faire connaître la religion chrétienne à des individus.[8]

 

Mais en ce qui concerne les missions évangéliques belges, ils ont eu à évangéliser une partie du Bas-Congo, malgré qu’après un temps, les traces du christianisme  voulant primer sur les catholiques. 

 

c)   Les Milieux d‘Affaires 

 

Dans les relations colons-colonisés, les milieux d’affaires ont eu plus d’émergence au profit des colons Belges. Car pendant la colonisation (1908 – 1960), la richesse congolaise était privatisée par le roi Belge. 

 

Sachant que les milieux d’affaires engendrent quelques secteurs, convergents à l’appréciation économique, médiatique, sociale, politique, religieuse, culturelle, conflit, la Belgique ayant Léopold II à sa tête a dû utiliser ces secteurs.

Le Secteur Economique 

 

Ici, les autochtones ne pouvaient vivre et travaillaient en dehors de l’agriculture, l’élevage, la pêche et la cueillette.

 

 Le Secteur Médiatique

 

C’est vers les années 45 – 50 que la première radio publique a commencé à diffuser à Léopoldville, sous la direction Belgo-congolaise.[9] 

 

Mais la création de la voix du congolais, une revue destinée aux « évolués et aux immatriculés de la colonie belge », nous trouverons quelques évolués congolais tels que : Paul Lomami Tshibamba avec son article parut le 2 février 1945, « Quelle sera notre place dans le monde de demain ? »10, Yves Mudimbe, Thomas, Antoine Roger Bolamba, …

 

 Le secteur social et politique

 

Les belges, malgré leur paternalisme politique et administratif, savaient comment entretenir le social au Congo. Car, quand le social va bon train dans un pays, le peuple n’a pas trop  d’intérêt de contrôler ou s’entremêler avec les politiques.

 

Quant au secteur politique, la mise à disposition de fonds commerciaux et de patrimoines économiques constituaient  un relais de clientélisme entretenu par le pouvoir.

 

Déploration du système politique par les colonisés, surtout avec l’avènement de la chicotte.

 

La Chicotte 

 

En ce qui concerne la peine de la chicotte (ou fimbo) appliquée en cas « d’atteinte au règlement », sa première apparition dans les textes officiels remonte à 1888 et autorisait 100 coups dont 50 par séance. Ce supplice pouvait bien être mortel. Au fil des années, la limite maximale du nombre de coups pouvant être infligés diminua progressivement. Elle fut abolie en 1959, dix mois avant l’indépendance du Congo.

 

 Le Secteur Religieux

 

Le christianisme a envahi le Congo – belge depuis plus d’un demi –siècle. Et du christianisme est né plus autres religions dites de réveil. 

 

 Le Secteur Culturel

 

C’est le secteur très diversifié avec une centaine de groupes ethniques, en majorité bantous, s’étendant  de l’embouchure du fleuve Congo, puis dans la forêt du bassin du Congo jusqu’à la région des grands – lacs et la savane. 

 

Depuis la fin du XIXème siècle, les modes de vie traditionnels de la région ont changé à cause du colonialisme.[10] 

 

 

Les Conflits

 

Le Congo belge qui fut l’un des premiers et principal exportateur d’uranium pour les Etats – unis au cours de la seconde guerre mondiale et de la guerre froide (mine de shinkolobwe)[11], entrera en guerre avec des Etats non alliés aux Américains. 

 

      Première guerre mondiale

 

Elle fut lourde pour le Congo belge, car la Belgique était occupée et son gouvernement s’était replié en France. Le Congo belge mena une campagne militaire contre les colonies allemandes au Cameroun, en Afrique orientale allemande, qui fut couronnée de succès, notamment par une éclatante victoire à Tabora.

 

Le 15 août 1914, les troupes allemandes basées au Rwanda – Urundi bombardèrent les villes riveraines du lac Tanganyika. « Faut-il bombarder la Belgique et le Congo-belge ensemble ?)[12] 

 

      Deuxième guerre mondiale

 

La Belgique rapidement vaincue par les troupes allemandes dès le début de la guerre en 1939[13], le Congo passe alors la zone sterling pour sortir du même chaos que la Belgique. Tandis que la Belgique sombre dans la misère (chômage, déflation, pénurie). Et de ce fait, le Congo est alors dirigé par Londres, car la Belgique refusa la souveraineté nazie et fera alliance avec le Royaume – Uni.15  

 

La défaite Belge à la seconde guerre mondiale fut la bienvenue aux colonisés, longtemps bastonnés, elle créera la protestation anticoloniale (chez les soldats, les paysans et les « évolués ») car l’effort de guerre des populations congolaises était lourd.  

 

L’administration coloniale recourut au travail forcé dans les plantations d’hévéas pour fournir du caoutchouc aux alliés, dans le but de revenir à sa hauteur.

 

      Participation du Congo -belge

 

Les soldats congolais commandés par des officiers belges participèrent au combat en Ethiopie contre l’Italie fasciste, en Egypte contre l’armée allemande et en Birmanie contre les japonais.

 

Malgré la participation congolaise en matière d’homme et de richesse, la Belgique occupée par les Nazis et le monde occidental perd beaucoup de prestige à ses yeux.[14]

 

      Position Congolaise

 

Le 2 septembre 1945, le japon capitule, la seconde guerre mondiale est terminée, les alliés ont gagné. L’Europe est dévastée et l’Europe occidentale se reconstruit grâce aux crédits américains. 

 

Du côté congolais, Joseph Kasa- vubu de l’ABAKO fait un discours en 1946, intitulé « le droit du premier occupant ». Les évolués de Léopoldville sont autorisés à s’organiser en confédération générale des syndicats indigènes. On estime à peu près à 5609 d’évolués.[15] Les années 50 au Congo belge

 

Dès la fin de la deuxième guerre mondiale, l’Europe de l’ouest se reconstruit grâce au plan Général américain dit Marshall. Le Congo doit fournir des matières premières pour la reconstruction Belge.[16] 

 

Cependant, le professeur belge Antoine Van Bilsen publia, en 1955, un document intitulé Plan de trente ans pour l’émancipation politique pour l’Afrique belge. La durée que Van Bilsen jugeait adéquate pour créer une élite intellectuelle qui puise prendre la place des cadres belges. Nombreux évolués et le gouvernement belge furent sceptiques par rapport à ce plan, les uns parce qu’il impliquait de perdre le Congo à terme, les autres parce que cette durée leur semblait trop longue.

 

Oui,  pour un groupe d’évolués catholiques qui publie un plan dans un manifeste du journal la conscience africaine.

 

Non, pour les seules divergences intervenant dans l’importance de la participation congolaise au cours de cette période de 30 ans.

 

Préparation à l’indépendance  

 

En 1955, le roi Baudouin accomplit un voyage au Congo pour apaiser le nationalisme congolais. Si les partis politiques sont autorisés dès 1956, ils sont souvent parrainés par des partis politiques belges, ainsi l’amicale libérale (Lumumba) et l’amicale socialiste d’Antoine Ngavula.

 

 

Au cours de cette même année 1956, Patrice Lumumba se détache de l’amicale libérale pour se tourner vers des thèses plus socialistes et fonde le MNC. En 1957 les congolais peuvent pour la première fois participer aux élections municipales. Les bourgmestres noirs ont tous des conseillers belges.

 

Le Congo –belge soufflera au vent politique, où nous avons  d’une part l’ABAKO de Joseph Kasa-vubu, MNC de Patrice Lumumba, Conakat dirigé par Moïse Tshombe, la Fédeka, le MNC-Kalonji, le PSA d’Antoine Gizenga…

 

Tous ces mouvements et partis politiques, lutteront de façon que l’indépendance soit accordée au congolais.

 

Vers le début de 1959, le Bas-Congo échappait au contrôle des autorités belges, l’ABAKO prônant la désobéissance civile pacifique. Les autorités belges interdirent l’ABAKO le 04 janvier 1959, ce qui jeta des nombreux congolais dans la rue à Léopoldville. Ces derniers attaquèrent les colons blancs avec un seul slogan Dipanda, (indépendance). Ces revendications causeront les émeutes du 04 au 07 janvier 1959.[17]

 

Surpris et inquiet de ces émeutes qui provoquent la mort de 14 noirs et 9 colons, les autorités belges et congolaises se retrouvent le 20 janvier au 20 février 1960, pour préparer l’indépendance du Congo.   

 

Après la table ronde en Belgique, les élections législatives et provinciales se déroulèrent en mai 1960, qui vit la victoire des partis nationalistes et décidèrent à un nouveau compromis au niveau de l’exécutif : Joseph Kasa-vubu élu président par le Parlement et Lumumba désigné Premier Ministre. Enfin, le 30 juin 1960, le roi belge proclama l’indépendance du Congo. 

II.2. : LE CONGO INDEPENDANT (1960 – 2010)

 

1. La première République du Congo (1960-1965)

 

Le Congo belge devint indépendant le 30 juin 1960 en tant que « République du Congo », tandis que l'ancienne colonie française voisine du Moyen-Congo adoptait le titre de « République du Congo » à son indépendance, le 15 août 1960. Les deux pays sont différenciés en fixant leur capitale à leur nom.

 

Dans l'armée du nouvel État indépendant, les blancs gardent

le pouvoir. La radio accuse alors les anciens colons de complot contre le nouvel état, ce qui provoque la colère des soldats bangalas et balubas qui se mettent à persécuter la communauté blanche. La Belgique menace alors d'intervenir militairement. Sur ce, le premier ministre Lumumba appelle l'Union soviétique à l’aide. Les soldats balubas et bangalas n'étant pas représentés dans le gouvernement, ils commettent alors un coup d'État et renversent le premier ministre. Au sein de l'armée, devenue complètement africaine, le général Mobutu Sese Seko prend les règnes et installe un gouvernement de commissaires. Mobutu est bientôt soutenu par les États-Unis, qui voient d'un mauvais œil le socialisme de Lumumba. L'ONU propose sa médiation à la place des troupes soviétiques ou belges. 

 

C'est de ce coup d'État que profiteront, le 11 juillet 1960, les dignitaires du Katanga, sous la direction de Kapenda Tshombé Moïse pour faire sécession. Les autorités du Katanga créent alors leur propre monnaie et leur propre police. Lumumba accepte la venue des casques bleus. Le Sud Kasaï proclame également son indépendance. Ainsi le gouvernement central perd ses deux provinces minières et Lumumba se retrouve sans argent. Les troupes de l'ONU sensées intervenir pour mettre fin à la sécession n'agissent pas, tandis que Lumumba, prisonnier de Mobutu, est déporté au Katanga.

 

La première guerre du Congo commence en 1962. Le gouvernement central       s'attèle       à       reconquérir        les     provinces sécessionnistes. L'assassinat de Patrice Lumumba en 1961 et la reprise du Katanga et du Sud-Kasaï (qui avaient fait sécession au lendemain de l’indépendance) marqueront le début de l'ascension du général Mobutu Sese Seko.

 

Le titre « République démocratique », un nouveau drapeau et

une nouvelle devise sont adoptés en 1964.

 

En 1965 le Congo est pacifié. Toutes les révoltes tribales, ethniques ou des partisans de Lumumba ont été matées.

 

2. La première République démocratique du Congo sous Mobutu (1965 – 1971)

       

Mobutu Sese Seko s'empare définitivement du pouvoir en 1965. La libération de Stanley ville marque le début des années de guerre qui se poursuivirent jusqu'en 1966. Toute cette région vit des atrocités qui firent au moins 500 000 morts civils et militaires. Il faudra l'intervention de troupes étrangères pour mettre fin à ce carnage. Après les décrets de 1966, 1967 et 1969, les mines et les plantations sont nationalisées.

En 1971, commence la politique dite de l'authenticité, africanisation des noms pour les citoyens, les villes, les rivières, et le pays lui-même qui devient le « Zaïre ». Dès lors il n’y aura plus de confusion avec la « République congolaise » voisine dont le nom va aussi être modifié en « République du Congo », mais les deux républiques du Congo étaient généralement distinguées par leur capitale : on parlait de Congo-Léopoldville et de Congo-Brazzaville.

 

                 

3. La zaïrianisation forcée sous le régime de Mobutu (1971-1997)

 

Dans les années qui suivent la prise du pouvoir par le général Joseph-Désiré Mobutu, ce dernier entame à partir de 1972 une campagne d'« authenticité » afin de maintenir sa popularité. Le pays est renommé République du Zaïre en 1971 d'après un mot local pour rivière, et portera ce nom jusqu'en 1997. De même, le fleuve Congo est rebaptisé Zaïre et une nouvelle monnaie, le zaïre, divisé en 100 makuta (singulier likuta), remplace le franc. Les noms des personnes sont africanisés. Le général Mobutu prend le nom de Mobutu Sese Seko et oblige tous ses concitoyens à supprimer les prénoms à connotation occidentale et à rajouter un « post nom ». L'abacost est promulgué, interdisant le port de costumes occidentaux, et de nombreuses villes sont rebaptisées[18] :

Nom Colonial

Nom Actuel

 

Nom Colonial

Nom Actuel

Léopoldville

Kinshasa

 

Leverville

Lusanga

Stanleyville

Kisangani

 

Baudoinville

Moba

Élisabethville

Lubumbashi

 

Ponthierville

Ubundu

Jadotville

Likasi

 

Banzyville

Mobayi-Mbongo

Albertville

Kalemie

 

Cattier

Lufu-Toto

Cocquilhatville

Mbandaka

 

Élisabetha

Lukutu

Costermansville

Bukavu

 

Charlesville

Djokupunda

Bakwanga

Mbuji-Mayi

 

Aketi Port-Chaltin

Aketi

Luluabourg

Kananga

 

Bomokandi

Bambili

Banningville

Bandundu

 

Kilomines

Bambumines

Nouvelle Anvers

Makanza

 

Moerbeke (Bas-Congo)

Kwilu-Ngongo

Port Francqui

Ilebo

 

Sentery

Lubao

Paulis

Isiro

 

Vista

Nsia Mfumu

Thysville

Mbanza-Ngungu

 

Wolter

Luila

                                              

          

À partir de 1974, de nombreux biens des étrangers sont

confisqués (zaïrianisation), nombre d'entre eux, étrangers, commencent à quitter le pays. L'économie se met à péricliter avec la hausse du prix du pétrole (double choc pétrolier) et la baisse de celui du cuivre. La corruption et la mauvaise gestion entrainent une inflation vertigineuse. La banque centrale de Kinshasa faisant l'objet de ponctions des dirigeants, le FMI impose en 1978 Erwin Blumenthal à la tête de la banque centrale du Congo,  pour endiguer les détournements d'argents, mais celui-ci ne peut se maintenir longtemps. Les hauts fonctionnaires zaïrois investissent l'argent sous forme d'avoir dans des pays occidentaux.

 

Rappelons que pendant la République  du zaïre, le pays a

connu une gymnastique politique indésirable. D’une part le MPR restait l’unique parti d’Etat du pays jusqu’à 1990 ou le multipartisme est autorisé et d’autre part le bouleversement des hommes politiques par le président au pouvoir.    

 

4. La Seconde République Démocratique du Congo

 

Mobutu est renversé par Laurent-Désiré Kabila en 1997 lors de

la Première guerre du Congo. Le pays retrouve son nom de République démocratique du Congo.  Actuellement, l'ONU maintient la présence de militaires de différents pays dans le cadre de la MONUC, mais plusieurs dissidences et révoltes persistent et de nombreuses violences continuent. 

 

          

Quoi qu’il en soit, Laurent-Désiré Kabila, le successeur de Joseph-Désiré Mobutu, fut abattu, le 16 janvier 2001, par l'un de ses colonels qu’il venait de limoger. Le règne de Laurent-Désiré Kabila ne s'est pas caractérisé par une politique linguistique autre que la nonintervention, contrairement à celui de son prédécesseur qui a voulu «zaïrianiser» tout le pays.  

 

Kabila II

 

Après quelques jours de désarroi et de tension autour de la

mort de Kabila Ier surnommé depuis le Mzee (le «Sage»), le «Parlement provisoire» du Congo-Kinshasa choisit alors la «solution dynastique» et proclama, le 24 janvier 2001, en tant que «président de la République» le général-major Joseph Kabila, fils aîné du président assassiné. Ce jeune inconnu, alors âgé de 29 ans, est resté encadré par un «conseil de régence» dans lequel on trouvait trois cousins de son père sous la protection de deux beaux-pères paternels. Le nouveau Kabila II a hérité d’un géant divisé en trois zones occupées où l’État n’existait plus, sauf à Kinshasa.

 

Dans son premier discours à la Nation, le 26 janvier 2001, le «plus jeune président du monde» a promis l'«ouverture» du régime hérité de son père et a adressé spécialement sa «gratitude» à la France, rappelé les «liens historiques» avec la Belgique et affirmé vouloir «normaliser ses rapports avec la nouvelle administration américaine». Bref, tout portait à croire, dès ce moment, que le régime de Kabila II allait continuer et perpétuer celui de Kabila Ier, reprenant celui de Mobutu, lequel rappelait sans aucun doute celui de Léopold II. La seule probable nouveauté résultant de la disparition du Mzee demeura un éventuel retrait progressif des forces étrangères d’occupation sous les auspices du Conseil de sécurité de l’ONU.  

5. Le peuple, sa culture  et sa religion

 

a) Démographie[19] 

 

Vue sa taille, le Congo-Kinshasa est peu peuplé avec 20

habitants au km2, la population se concentre sur les plateaux, dans la savane près des fleuves et des lacs; le nord et le centre du pays, domaine de la jungle sont quasiment vides22. L'exode rural a gonflé les villes et surtout Kinshasa. Les grandes agglomérations sont Kinshasa (8 millions d'habitants), Lubumbashi, Kisangani, Mbuji-Mayi, Kananga, Mbandaka, Bukavu, etc. 

 

La traite esclavagiste des Portugais à l’ouest et celle des Arabo-

swahilis à l'est a considérablement vidé le territoire. Le régime de Léopold II a conduit à des massacres de grande ampleur et a encore plus diminué la population. Ce n'est qu'avec la crise de 1929 et la fin de la Seconde Guerre mondiale que la population commence à augmenter rapidement. Le régime de Mobutu a encouragé la natalité d’après le slogan « plus de population pour avoir plus de poids sur la scène internationale ». Avoir beaucoup d'enfants assure, à l'époque, une meilleure retraite et plus de respect dans la société.

 

L'explosion démographique a transformé le Congo des années 1960 et ses 15 millions d'habitants en géant de 63 millions d'habitants. La population est caractérisée par sa grande jeunesse, plus de la moitié des habitants ont moins de 20 ans. Durant la guerre interafricaine (1997-2005) 3,9 millions de Congolais sont décédés majoritairement de maladies infectieuses dues à la malnutrition et l'exode. C'est le conflit le plus meurtrier depuis la Seconde guerre mondiale.

 

          

b.  Les ethnies 

 

Le peuple congolais est composé de plusieurs centaines

d'ethnies - certains donnent le nombre de 200, 250, plus de 365, 400 ou 450 – formant différents groupes. Néanmoins, de nombreuses langues et cultures de petites ethnies ont tendance à disparaître au profit de celles des grosses ethnies. 

 

c.   Les réfugiés 

 

Après les nombreuses guerres en son sein et chez ses voisins,

la République démocratique du Congo abritait environ 177 500 réfugiés et demandeurs d'asile à la fin de 2007. Ceux-ci provenaient de l'Angola, du Rwanda, du Burundi, de l'Ouganda et du Soudan.16

 

d.  Religions[20] 

 

En l'absence de recensements depuis 1984 et de sondages sur l'ensemble du pays, les estimations ci-dessous ne peuvent qu'être qu'approximatives :

 

       Catholiques : 40%1

       Kimbanguistes : 10%

       Musulmans : 12%

       Protestants : 25%

 

 

 

 

 

II.3. PRESENTATION DES ORGANES SOUS EXAMENS

 

II.3.1. JOURNAL  L’OBSERVATEUR

 

1. Aperçu Géographique et Historique

 

Le journal l’Observateur a établi son siège au numéro 4722/A de l’avenue colonel Ebeya, commune de la Gombe dans ville de Kinshasa.

 

Au lendemain du lancement du processus de démocratique en République Démocratique du Congo (à l’époque République du Zaïre) inauguré par le discours historique  prononcé par feu le  Président MOBUTU SESE SEKO le 24 avril 1990, Monsieur MANKENDA VOKA eut l’idée de créer son propre journal.

 

C’est ainsi qu’il créât le journal l’Observateur en 1991, dont

l’option prise était la diffusion des infos générales et économiques. Pour ce faire, le premier numéro du journal paru à Kinshasa, le 12 août 1991.  

 

Pendant les premiers mois de son existence, l’observateur n’avait pas une périodicité fixe comme aujourd’hui, à cause des difficultés techniques  dues au manque d’équipements. D’abord hebdomadaire à ses débuts, puis trihebdomadaire ensuite, le journal l’observateur est  depuis quasiment une décennie un quotidien, paraissant tous les jours de la semaine sauf samedi et dimanche[21].  

 

 

 

2. Fiche Signalétique

 

1.        Nom du journal : l’Observateur

2.        Indication accompagnant le nom : quotidien d’informations générales

3.        Siège : n°4722A, avenue colonel Ebeya, commune de la Gombe, ville de Kinshasa (BP 11.505 Kinshasa I)

4.        Périodicité : quotidien

5.        Moment de parution : matin

6.        Date du 1er numéro : le 12 août 1991

7.        Zone de diffusion : Kinshasa, Bas Congo, Bandundu, Katanga,

Kassaï Oriental et Kasaï Occidental

8.        Prix du journal : 1000 FC

9.        Format : tabloïde A3

10.     Nombre de page : 12

11.     Nombre de colonne par page : 5 colonnes

12.     Nom de l’imprimeur : MAVO

13.     Qualité du papier : papier journal

14.     Ligne éditoriale : proche du chef de l’Etat

15.     Tirage : entre 600 et 800 exemplaires

16.     Conservation des collections ou des individus : siège du journal 

17.     Editeur : MANKENDA VOKA

 

 

 

 

 

 

 

3. Ligne Editoriale, Objectif et Rubrique

 

L’Observateur est un journal qui a une forte sensibilité pour les valeurs démocratiques. A ce titre, il soutient la majorité présidentielle. Toutefois, dans sa vocation d’être le 4ème pouvoir, l’observateur traite ses infos de façon objective et étale ou condamne tout revirement de toute force n’agissant pas dans l’intérêt de la partie ou de la population.

 

L’observateur a pour objectif d’informer, de former et d’éduquer

les masses populaires à travers les journaux. Il dispose, au total de sept (7) rubriques à savoir : politique, économique, actualité, nation, société étranger et sport.

 

Concrètement :

 

-      La rubrique politique occupe trois pages et traite toutes les infos à caractère politique ;

-      L’économie occupe aussi trois pages et traite de l’actualité économique du pays et à travers le monde ;

-      Actualité : cette rubrique traite des infos d’actualité dont dispose le journal ;

-      La rubrique « nation » occupe deux pages et traite de toutes les informations et /ou événements se produisant à travers le pays ;

-      Comme l’indique bien le nom, la rubrique société traite toutes les infos à caractères social, cela dans une seule page ;

-      Quant à la rubrique étrangère, elle traite des infos retraçant des événements ou faits se produisant dans le monde, c'est-à-dire en dehors des frontières congolaises. Cette rubrique occupe aussi une seule page ;

-      De son côté, la rubrique sport concerne les activités sportives du pays et à travers le monde. Elle occupe toujours la dernière page du journal.

 

4. Organisation et Fonctionnement

 

 La structure organisationnelle du journal l’Observateur est

composée de 4 branches principales à savoir : l’Editeur, le Secrétariat de Direction, le directeur de rédaction et le rédacteur en chef. 

 

1.    L’Editeur chapeaute le staff rédactionnel avec la collaboration des autres branches dont le secrétaire de direction, le directeur de direction, le directeur de rédaction et rédacteur en chef. Il veille sur les intérêts du journal, prend des contacts utiles pour le meilleur rayonnement du jour et veille au respect de la ligne éditoriale.

 

2.    La secrétaire de direction  assiste l’éditeur et coordonne le service commercial et administratif, composé deux chambres (services) :

abonnement et vente d’une part, comptabilité et finance d’autre part.

3.    Le directeur de rédaction coordonne l’ensemble de l’activité rédactionnelle du journal, il tient (préside) le conseil de rédaction et peut proposer, orienter ou enrichir certain articles de concert avec leurs auteurs. Le directeur de rédaction tient la politique rédactionnelle du journal en veillant sur tout ce qui peut favoriser l’épanouissement du journal.

 

4.    Le rédacteur en chef : cheville ouvrière de la rédaction, anime celleci en travaillant de manière étroite avec les différents responsables

(secrétaire de rédaction, chef des rubriques et reporter)


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5. ORGANIGRAMME DE L’OBSERVATEUR[22]

 


II.3.2.  JOURNAL LE PHARE  

1.  Fiche Signalétique 

 

     Dénomination : le PHARE  

     Année de création : 08 septembre 1983 

     Adresse 2ème niveau du building du 29 juin, avenue colonel

Lukusa n° 3392 C/Gombe 

     Editeur : Polydore Muboyayi 

     Rédacteur en chef : M.Kenge Mukengeshai 

     Format : Tabloïd(A3) 

     Nombre de colonnes : 5 

     Nombre de pages : 16 

     Nombre de rubriques : 12 (changeant selon les éditions) 

     Périodicité : 5 fois par semaine (de lundi à vendredi) 

     Nombre d’éditions : 1 (Matin)

     Nombre des journalistes : 20

     Tirage : entre 800 et 1000 voir 2500 exemplaires (cela dépend du climat politique)

     Imprimerie : forum des AS (AV tombal baye  C/Gombe)

     Prix du numéro : 500FC à Kinshasa et 550 FC à l’intérieur  

     Rayon de diffusion : Kinshasa, les deux Kasaï, le Bas Congo,

Bruxelles, Londres et Paris 

     Public cible : tous 

     Spécificités rédactionnelles : le PHARE accorde une grande importance à l’actualité politique nationale, moins de photos et plus de grisailles. Caricature à la page 16 sauf vendredi.

     Sensibilité politique : Aucune tendance politique. Les questions sont abordées d’une façon indépendante. Les analyses et les commentaires privilégient l’avènement de la démocratie et l’Etat

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de droit. Les responsables font en sorte que les informations soient traitées en fonction de ces critères.

 

2. Historique 

 

Le PHARE a été crée le 08 septembre 1983, sous le Mobutisme.

 

A l’époque, se créer un espace dans la presse n’était pas une chose facile. Cependant, pour contourner cet obstacle, le PHARE commença par s’entourer d’un certain nombre de garanties juridiques. Mais cela ne suffisait pas, il fallait ajouter à cette mesure des ressources humaines et des moyens financiers conséquents. 

 

C’est pour faire face à cette exigence que le fondateur du  PHARE a pris la décision de démarrer l’activité du journal par une édition publicitaire. Il s’agissait d’un journal toute boite intitulé «  le PHARE contact ». Ce journal était distribué gratuitement à tous les lecteurs, particulièrement aux annonceurs. Sont tirage atteignait 2.000 exemplaires.

 

Cette expérience a duré un peu plus d’un an à l’issue duquel une nouvelle expérience a pris le relais : « le PHARE autrement «, une édition vendue à la criée et traitant des informations autres que politiques.  Ce choix était motivé par la volonté de s’exprimer en toute liberté et ainsi d’échapper au piège de la presse unique.

  

Cependant, le 22 juillet 1986 des agents de l’agence nationale de documentation, aujourd’hui ANR viennent arrêter l’Editeur du journal pour motif de sabotage. Suite à cette affaire, l’Editeur décida la suspension de la parution du journal, juste le temps d’analyser froidement la situation et d’intégrer les menaces qui venaient de s’afficher dans le processus de développement du journal.  

 

Après un an de suspension, le PHARE réapparut dans les

kiosques, cette fois, comme un hebdomadaire d’informations générales. 

Suite à la libéralisation des activités politiques intervenues le 24 avril 1990, le journal a été conduit à renforcer sa présence sur le marché. Premier tirage des journaux congolais avec 1500 exemplaires. Mais son audience est de loin plus importante car il est disponible sur son propre site (www.lepharerdc.com), sur deux sites partenaires (www.allafrica.com et www.congolaise.com) et sur plusieurs sites congolais où se déroulent des forums de discussions.  

 

 

 

 

 

 

 

       

 

 

    

 

 

 

 

 

 

 

         


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II.2.2.3. ORGANIGRAMME DU JOURNAL LE PHARE[23]

 

 


CHAPITRE  III:          ANALYSE DU CORPUS 

 

Ce dernier chapitre de notre travail analyse notre corpus. Ce

chapitre comprend les sous –points suivants : 

-      La présentation du corpus

-      L’exposé de la méthodologie d’analyse ;

-      Un bref rappel théorique ;

-      L’analyse proprement dite.

 

III.1. PRESENTATION DU CORPUS

 

Notre corpus est constitué de deux reportages sélectionnés

dans deux différents organes de presse paraissant à Kinshasa, à savoir : L’Observateur et le Phare. Il s’agit de deux publications liées à la cérémonie du cinquantenaire du Congo indépendant célébrée le 30 juin 2010. Le reportage du Journal L’observateur comprend vingt –six énoncés ; celui du journal le Phare est constitué de vingt –neuf énoncés.

 

III.2. METHODOLOGIE DE L’ANALYSE

 

Notre technique est l’analyse du contenu. Cette technique requiert la délimitation des unités de découpage du contenu. On distingue pour cela : 

 

-      L’unité d’enregistrement

-      L’unité du numération  - L’unité de contexte.  

 

          

Pour l’analyse de ce corpus, notre unité d’enregistrement est la phrase ou l’énoncé. Le Robert Micro définit la phrase comme, étant tout assemblage oral ou écrit capable de représenter l’énoncé complet d’une idée. La phrase peut consister en un mot unique (ex : oui ! viens !), mais contient habituellement un second terme qui est le sujet de l’énoncé (ex : tu viens). On peut aussi avoir des phrases simples, des phrases complexes : cas par exemple des phrases paragraphes.[24]

 

Il sera question de préciser le type de descriptif véhiculé par chaque phrase. Un tableau à trois entrées précise le numéro de la phrase, la phrase et le type de descriptif.

 

III.3. BREF RAPPEL THEORIQUE

 

Notre analyse est centrée sur l’identification du type de

descriptif contenu dans la phrase. 

 

La typologie du descriptif répertorie les types suivants : 

 

-      La topographie : description d’un lieu

-      La chronographie : précisément descriptif sur le temps d’un événement ;

-      La prosopographie : description des qualités physiques d’un être animé, réel ou fictif.

-      L’étopée : description des qualités morales des personnages.

-      Le portrait : description à la fois physique et morale. C’est une forme de prosopographie et d’étopée fondues.

-      Le parallèle : description centrée sur une forme de comparaison physique ou morale de deux personnages.

-      Le tableau : description  vive et animée des passions, d’action, d’événements ou de phénomènes physiques ou moraux.

 

Pour la lumière de l’analyse, nous désignons chaque descriptif

par la lettre initiale. On a donc : 

 

To

: Topographie

Ch

: Chronographie

Pro

: Prosopographie

E

: Etopée

Po

: Portrait

Pa

: Parallèle

Ta

: Tableau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

III.4. L’ANALYSE PROPREMENT DITE  

 

III.4.1. Le reportage du journal L’observateur du 1er Juillet 2010

 

Phrases 

Types  de descriptif

1

A  l’occasion du cinquantième anniversaire de l’indépendance.  

Ch. 

2

Grand défilé militaire et civil sur le boulevard triomphal. 

Ta.

3

Le roi Albert II de Belgique, le Roi Nswati III du

Swaziland, les présidents Ali Bongo, Denis Sassou Nguesso, Paul Kagame, Francois Bozize, Robert Mugabe, Fra de Menezès, Hifekepunye Pohamba, Bingu wa Mutharika, le secrétaire général de l’Onu, les vice-présidents angolais et sud-africains…parmi les invités de Joseph

Kabila. 

 

 

Ta.

4

30 juin 1960 30 juin 2010, il y a exactement 50 (cinquante) ans, jour pour jour depuis que la République démocratique du Congo a accédé à la souveraineté nationale et internationale pour son indépendance acquise ce jour-là, au prix d’un âpre combat mené par son vaillant peuple.

 

 

Ch.

5

A cette occasion, il a été organisé un grand défilé militaire  civil sur boulevard triomphal complètement rénové, présidé personnellement par le chef de l’Etat ; Joseph Kabila Kabange en présence de ses hôtes de marque invités spécialement pour la  circonstance.

 

 

Ta. 

6

Il s’agit du Roi Albert II de la Belgique et la Reine Paola, celui du Swaziland, Nswati III , des présidents Ali Bongo du Gabon, Denis Sassou Nguesso du Congo Brazzaville, de Paul Kagame du Rwanda, de Yoweri  Museveni de l’Ouganda, de Hifikepunye Pohamba de Namibie, François

Bozize de la RCA, Bingu wa Matharika du

 

 

Ta. 

 

 

 

Malawi, Faradique de Menezès de Sao Tomé, Idriss Derby du Tchad, Obian Nguema de la Guinée Bissao, du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, des vice-présidents angolais et sud africains et du président de la Commission africaine, Jean Ping, du secrétaire général de la SADC, le Dr Tomaz Augusto Salamao, du directeur général de l’OIM, William Lacy Swing, du secrétaire général de la CEEAC, le général Louis Sylvain Ngoma, du nonceapostolique, les ambassadeurs des pays amis, accrédités à Kinshasa.

 

7

L’on a également noté la présence des autorités nationales congolaises parmi les quelles : les présidents de deux chambres du parlement, le premier ministre Adolphe Muzito, le 1er président de la cour suprême de justice et le PGR Flory Kabange Numbi,  les députés nationaux, les membres du gouvernement central et plusieurs autres personnalités politiques et du monde des affaires conviées à la manifestation.

 

 

 

Ta.

8

Le chef de l’Etat, Joseph Kabila a fait une adresse importante à la nation à la tribune plantée sur le boulevard triomphal au cours du quel, il a rendu hommage aux pères de l’indépendance, les ainés qui ont lutté pour affranchir notre pays de la colonisation belge.

 

 

Ta.

9

Il a en même temps remercié ses prédécesseurs Joseph Kasa-Vubu, l’ancien premier ministre Lumumba, les présidents Mobutu Sese Seko et Mzee Laurent-Désiré Kabila qui ont, pendant leur règne œuvre pour la consolidation de l’indépendance’, l’Unité nationale et l’auto-prise en charge du peuple pour son destin.

 

 

 

Ta.

 

10

Il a aussi fait le bilan de 50 ans de l’indépendance de notre pays. Bilan qu’il a qualité de mitigé parce que fait des points négatifs et positifs. 

 

Ta.

11

Le passif négatif dira-t-il, doit être assumé collectivement et doit permettre de nous réveiller et d’amorcer les prochaines cinquante années avec sagesse, détermination et doigté en évitant les erreurs du passé, en bannissant de nos comportements, les antivaleurs, l’immoralité et l’égoïsme.

 

 

Ta. 

12

Les citoyens congolais à tous les niveaux qu’ils se trouvent, doivent œuvrer pour l’intérêt national au détriment de l’intérêt personnel qui a quelque peu ruiné le pays.

 

Ta. 

13

L’heure est à la reconstruction

Ta.

14

« Le travail amorcé par nos ainés, n’est pas terminé » dira le chef de l’Etat, qui a souligné qu’ensemble, nous devons renforcer la paix, consolider la sécurité, stabiliser la région des Grands -Lacs et les relations avec nos 9 voisins, développer la coopération et l’intégration régionale, et sur le plan interne, mener à terme la reforme des entreprises publiques, de la police, de l’armée nationale et des services publics de l’Etat.  

 

 

 

Ta.

15

Tous, devons également nous engager dans la reconstruction et la modernisation de notre pays, développer l’économie et promouvoir le social de la population.

 

Ta.

16

La RDC a-t-il relevé, a un grand devenir devant lui, et doit s’affirmer véritablement comme une puissance régionale au centre de l’Afrique.

 

Ta.

 

17

Mais l’on ne peut atteindre ces objectifs que si nous pratiquons le culte de l’excellence, et si

 

 

 

nous amorçons une révolution morale qui bannit le favoritisme, le tribalisme, le régionalisme et autres antivaleurs capables de nuire à notre progrès économique, social.

 

Ta.

18

Il a appelé les dirigeants à la bonne gouvernance et au respect du bien-être public.

 

Ta.

19

Mais bien avant le discours présidentiel, les représentants des cultes catholique, protestant, islamique, salutiste, orthodoxe et de réveil, ont prononcée des prières dans lesquelles ils ont imploré la grâce et la bienveillance du très haut sur nos dirigeants et sur le peuple congolais tout entier.

 

 

Ta.

20

En effet, c’est après le discours du chef de l’Etat que le défilé militaire a commencé.

Ta.

21

Ce  sont les éléments de la police nationale qui ont ouvert ce défilé, suivis des militaires des FARDC qui ont impressionné par leur marche impeccable, l’uniformité de leurs pas et leur discipline qui n’ont pas manqué de susciter des applaudissements de l’assistance.

 

 

Ta.

22

Vint ensuite le tour des engins militaires ou on a vu défiler des véhicules équipés d’armes sophistiquées, des chars de combat et d’autres matériels lourds de guerre.

 

Ta.

23

Ce qui a rassuré la population qui sait désormais que son armée est prête à défendre la partie en cas d’agression ou autres circonstances qui violent l’intégrité territoriale, la paix et la sécurité du pays.

 

Ta.

24

Il eut cependant une fausse note pendant le défilé de civils ou l’on a vu de membres du PPRD, marcher en désordre et de manière quelconque

Ta.

 

et chaussés de babouches qui a fait honte de nos autorités devant leurs hôtes étrangers.

 

25

Le protocole d’Etat devra être beaucoup plus attentifs dans d’autres occasions pour ne pas faire perdre la face du pays et du peuple congolais devant nos invités de marque.

 

Ta.

26

La population venue assister au défilé a, à la fin, été gratifié d’une chaise qui leur a été offerte par les organisateurs.

 

Ta.

 

A la lumière de ce tableau d’analyse, on constate ce qui suit : 

-      Ce reportage contient 26 phrases,

-      Les types de descriptifs présents dans ce reportage sont les suivants :

      La chronographie

      Le tableau 

      La topographie 

Tableau n°1 : Les fréquences de types de descriptifs

Types de descriptifs

Fréquence

1

Chronographie (Ch.)

2

2

Tableau (Ta.)

8

3

Topographie (To.)

1

 

Total

11

 

Ce reportage véhicule 11 fréquences centrées sur  trois types

descriptifs distribuées de la manière suivante : 

-      Chronographie : 2

-      Tableau            : 8

-      Topographie     : 1

 

Tableau n°2 : Pondération des fréquences

Type de descriptif

Fréquence

Pondération

1

Chronographie

2

18%

2

Tableau 

8

73%

3

Topographie 

1

9%

11

 

Total 

11

100%

 

Le tableau pondéré indique la présence de la chronographie à 18,18% ; 72,72% pour le tableau et 9,09% pour la topographie. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

III.4.2. Le Reportage du Journal Le Phare du 1er juillet 2010

 

1

RDC: cinquantenaire de la RDC, le 30 juin

2010[25]

 

Ch.

2

Défilé monstre le 30 juin 2010 à Kinshasa,

Ta. Chr.

3

Dans un silence recueilli, la foule des spectateurs a suivi avec attention les prières dites par les huit principales confessions religieuses du pays avant le discours du chef de l’Etat sur l’état de la Nation et les grandes options qui vont marquer l’avenir d’un pays situé au carrefour du continent et en butte aux grands enjeux des puissances du monde.

 

 

Ta. 

4

Ces deux moments ont précédé le temps fort de la journée, un défilé qui drainé un grand monde prêt à la fête malgré des appels de certaines organisations.

 

Ta.

5

Sanglés dans leur nouvel uniforme, des policiers et des militaires ont bonne  démonstration de leur discipline et de leur sens d’organisation au passage devant les tribunes.

 

Ta.

6

Les policiers ont fait sensation avec leur tenue de gala.

Ta.

7

Des spectateurs ont aussi recensé toutes les forces militaires du pays et par groupes spécialisés comme les contingents représentant la Force terrestre, la force

aérienne et la Force navale dans sa tenue tout en blanc.

 

 

Ta.

8

Les militaires de la Garde républicaine ont

fait défiler près d’un demi-millier d’éléments avant le passage des engins de génie militaire

Ta.

 

 

dont nombre de blindés et autres obus comme les orgues de Staline.

 

9

Des soldats de la paix des Forces

onusiennes ont défilé à côté de leurs frères d'armes congolais en signe de bon entente.

 

Ta.

10

Des anciens combattants de la deuxième guerre mondiale ont été également retenus malgré leur grand âge. Quasi centenaires (94 ans), ils ont défilé vaillamment après leurs cadets.

 

Pro.

Ta.

11

Dans les travées des tribunes et sur le parterre du bas peuple, des Congolais, fiers de leur armée ont apprécié que les autorités nationales aient montré à la face du monde la force de dissuasion de la RDC.

 

Ta. 

12

D’autres ont ajouté tout aussi fiers : «Les pêcheurs en eau trouble en ont eu pour leur compte.

 

Ta.

13

Les responsables des partis politiques de l’opposition ainsi que des membres des mouvements de défense des droits de l’homme n.ont pas été suivis dans leurs mots d’ordre de désobéissances civiles ».

 

Ta. 

14

Pour une fois a reconnu un aîné, les organisateurs ont pourvu tout le monde en boissons fraîches sans distinction de titres.

 

Ta. 

15

De plus des membres de la Croix Rouge nationale et des membres du corps médical se sont déployés pour aider les personnes défaillantes.

Ta. 

16

Au-delà du Boulevard Triomphal, nombre d’habitants de la commune de Lingwala  jouxtant le défilé ont pu constater  l’enthousiasme des forces vives pour le défilé car certains ont été stationnées depuis le Rond Point Mandela soit à

Ta. Chr.

 

 

plus de 8 kilomètres de la tribune officielle et sont restés stoïques sous le soleil (heureusement peu ardent en saison sèche) plus de 5 heures avant d’entreprendre la longue marche jusqu’à la tribune.

 

17

Pendant ce temps la fanfare de l’Eglise kimbanguiste a animé de bien bonne façon avec des airs militaires le défilé des premiers civils.

 

Ta.

18

Le défilé un monstre indompté

Ta. 

19

Toutefois à un certain moment, nombre de spectateurs ont commencé à se lasser de la longueur des colonnes militaires.

 

Ta.

20

L’impatience a gagné les officiels qui ont fait accélérer le mouvement.

 

Ta.

21

Des spectateurs ont assisté ahuris à un défilé des véhicules militaires roulant à vive allure.

Ta.

22

Dans la foulée, ils ont constaté de l’improvisation, car les engins militaires ont commencé par défilé par colonne d’un véhicule suivant l’autre, après par deux de front ensuite par rangée de trois pour finir par quatre engins militaires occupant toutes les bandes passantes du Boulevard Triomphal.

 

 

Ta.

23

La désorganisation s’est poursuivie dans l’ordre de passage des groupes des civils avec comme premiers fauteurs de trouble les militants des deux plus importants partis au pouvoir.

 

Ta.

24

Classés trente sixième, selon des étudiants outrés par les militants qui les ont bousculés au passage, les militants du PPRD, parti cher au chef de l’Etat ont pris le devant pour livrer un spectacle indigne en courant devant la tribune officielle et pire en stationnant devant les

 

Ta.

 

autorités en scandant des chansons de louange au président de la République.

 

25

Des membres des services de sécurité ont vécu à ce moment des instants pénibles.

Ta.

26

Comment réprimer des sympathisants enthousiastes et spontanés devant leur leader mais mettant mal à l’aise des rois et présidents venus en invités d’honneur du pays jubilaire ? Des représentants du PALU, autre parti au pouvoir et cette fois-ci cher au premier ministre, ont provoqué le même désordre offusquant même un responsable de la sécurité placé au sein des journalistes.

 

 

 

Ta.

27

Cet agent n’a pas pu refreiner son indignation devant tant d’irresponsabilité des organisateurs du défilé malgré le fait de respect d’alignement devant les tribunes de ces « combattants du PALU.

 

Ta. 

28

Un officiel astucieux a réussi à contenir la joie débordante des participants au défilé déterminés à passer devant les tribunes officielles en intercalant des engins lourds de construction du projet national des « 5 Chantiers

».

 

 

Ta.

 

29

Des invités d’honneurs et des hautes personnalités ont ainsi pu être évacués pour le banquet. La touche finale à cette confusion a été portée à la fin par une foule particulièrement indisciplinée qui a bravé la police et l.armée déployée sur place pour emporter selon elle, « le cadeau du jubilé du Cinquantenaire », soient parasoleils et chaises en plastique disposés pour les spectateurs.

 

 

Ta.

 

 

 

Tableau n°3 : Les fréquences de types de descriptifs

Types de descriptif

Fréquence

1

Chronographie (Ch.)

3

2

Tableau (Ta.)

21

3

Prosopographie 

2

4

Topographie 

1

 

Total

27

 

Ce reportage renferme 27 fréquences centrées 4 types descriptifs et distribuées de la manière suivante : 

-      Chronographie  : 3

-      Tableau     : 21

-      Prosopographie  : 2

-      Topographie       : 1 

 

Tableau n°4 : Pondération des fréquences 

Type de descriptif

Fréquence

Pourcentage

1

Chronographie 

3

11%

2

Tableau 

21

78% 27

3

Prosopographie 

2

2x100

7%

4

Topographie 

1

40% 27

 

Total

27

100%

 

Il ressort de ce tableau des fréquences pondérées la présence

à : 

-      11,11% pour la chronographie 

-      77,77% pour le tableau

-      7,04% pour la prosopographie

-      3,70% pour la topographie

 

Interprétation générale 

 

Il ressort de l’analyse de deux textes du corpus les indications

suivantes : 

 

v Descriptifs présents dans les deux textes et leurs pondérations : 

-      Chronographie : 18% pour le reportage de l’Observateur et 11% pour celui du Journal le Phare ;

-      Tableau : 73% pour l’Observateur et 78% pour le Phare.

v Descriptif présent seulement dans un seul reportage : la prosopographie présente ou reportage du Journal. Le Phare pour une pondération de 7 %.

v Absences totales dans les deux reportages des types descriptifs suivants :  - L’Etopée - Le Portrait

- Le Parallèle. 

 

 

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CONCLUSION

 

Notre préoccupation était de connaître les types descriptifs

prédominant dans le reportage sur le défilé de 50 ans d’indépendance de la République Démocratique du Congo.

 

Dans notre hypothèse, nous avons affirmé la prédominance de

la topographie et du portait. Le  cadre théorique de référence est la typologie du descriptif de Pierre Fontanier.

 

Pour vérifier cette hypothèse, nous avons utilisé la méthode descriptive, la technique d’analyse de contenu et la technique comparative.

 

Nous avons articulé ce travail en trois chapitres. Le premier chapitre est un exposé de la théorie de Pierre Fontanier sur la description. Le deuxième chapitre concerne la présentation du Congo Indépendant, ainsi que la monographie des organes de presse, L’observateur et le Phare, qui ont constitué notre cadre empirique. Le dernier chapitre est une présentation des résultats de l’analyse empirique.

 

A la lumière des résultats d’analyse, nous avons constaté ce

qui suit : 

 

-      La présence de la chronographie et du tableau dans les reportages ces deux organes de presse, mais à des proportions différentes : la chronographie totalise 18% contre 11% pour le journal l’observateur. Le tableau représente 73% dans le reportage de l’Observateur et 78% dans le reportage du journal le Phare.

 

-      La prosopographie n’est repérable que dans le reportage du journal le Phare avec une pondération de 7%.

 

-      L’absence dans ces reportages des types descriptifs suivants : l’étopée, le portrait et le parallèle.  

  

Ces résultats infirment notre hypothèse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

I. OUVRAGES LUS 

 

1.   DELCOMMUNE, A., l’Avenir du Congo –belge menacé, Bruxelles, Ed. Inédite, 1997

2.   ERGO, A.-B., Congo- Belge. La colonie assassinée, Paris, éd. l’Harmattan, 2009

3.   FONTANIER, P., Les figures du discours, Paris, Flammarion, 1977

4.   RYCKMANS, Histoire du Congo –Belge, Ed. Inédit, 1987.

 

II. TFC

 

1. NGOVUDI, P., Les fonctions d’ancrage et de relais dans le direct télévisuel, cas de la retransmission de la finale du CHAN de mars

2009, TFC, Ifasic, Kinshasa, 2009

 

III. DICTIONNAIRE

 

1. Le Petit Robert 

 

IV. NOTES DE COURS

 

1.   KOKOLO H., Notes de cours d’Histoire de la civilisation du Mode Contemporain, G1, Ifasic, Kinshasa, 2007-2008

2.   MATUMWENI, M., Cours de radio Télévision, L1, Kinshasa, Ifasic, 2008-2009

3.   YAV S., Notes de cours d’Histoire Générale de l’information, G1, Kinshasa – Ifasic, 2007-2008

 

 

V. WEBIOGRAPHIE 

 

1.   http://fr.wikipedia.org/wiki/Evangelisation

2.   http://www.congoforum.be

3.   http://www.congoforum.be/2èmeguerremondiale, 1941

4.   http://www.congonline.com

5.   http://www.wikipedia.fr

 

VI. REVUES ET ARTICLES 

 

1.   Déclaration d’un haut responsable français, 1914

2.   Direction du journal le Phare, 2008 

3.   Direction du journal Observateur, Mai, 2010

4.   Entretien avec Luc Roger Mbala, Rédacteur en chef du journal l’observateur

5.   Marie-France Cros et François Misser, Géopolitique du Congo (RDC), Complexe, 2006.

6.   Rapport annuel de la FAO, sur la démographie congolaise, 2005

TABLE DES MATIERES

 

Epigraphe …………………………………………………………………………………………….  I

Dédicace ………………………………………………………………………………………………II

Remerciements……………………………………………………………………………………….III 

0.  INTRODUCTION ............................................................................................................................................... 1 

0.1.  PROBLEMATIQUE ...................................................................................................................................... 5

0.2.  HYPOTHESE ............................................................................................................................................... 7

0.3.  METHODES ET TECHNIQUES ................................................................................................................... 7

0.4.  INTERET DU SUJET .................................................................................................................................... 7

0.5.  DELIMITATION DU SUJET ......................................................................................................................... 7

0.6.  ARTICULATION DU TRAVAIL ................................................................................................................... 8

 

CHAP.I CADRE THEORIQUE : LA COMPETENCE DESCRIPTIVE ........................................................................ 9 

I.1.   DEFINITION ................................................................................................................................................ 9

I.2.   FORMAT DE LA DESCRIPTION .................................................................................................................. 9

I.3.   STRUCTURE DE LA DESCRIPTION ...........................................................................................................10

I.3.1.  L’organisation sémantique ...............................................................................................................10

I.3.2.  L’organisation syntaxique de la description .................................................................................11

I.5. LE LEXIQUE DU DESCRIPTIF .....................................................................................................................12

I.5.1.  Le champ lexical ...............................................................................................................................12

I.5.2.  La nature du lexique descriptif .......................................................................................................13

I.6. TYPOLOGIE DU DESCRIPTIF ...................................................................................................................13

I.6.1. La Topographie ................................................................................................................................14 I.6.2. La Chronographie.............................................................................................................................15 I.6.3. La Prosopographie ...........................................................................................................................15

I.6.4. L’Etopée .............................................................................................................................................15 I.6.5. Le Portrait ..........................................................................................................................................15 I.6.6. Le Parallèle .......................................................................................................................................15

I.6.7. Le Tableau.........................................................................................................................................16

 

CHAP. II: REGARD SUR LE CONGO COLONIAL, LE CONGO INDEPENDANT ET MONOGRAPHIE DES

ORGANES DE PRESSE « L’OBSERVATEUR ET LE PHARE » .............................................................................17 

II.1.  EPOQUE COLONIALE .............................................................................................................................17

II.2.  : LE CONGO INDEPENDANT (1960 – 2010) ......................................................................................25

1.  La première République du Congo (1960-1965) .............................................................................25

2.  La première République démocratique du Congo sous Mobutu (1965 – 1971)...........................27 3. La zaïrianisation forcée sous le régime de Mobutu (1971-1997) ..................................................28

4.  La Seconde République Démocratique du Congo .............................................................................29

5.  Le peuple, sa culture  et sa religion ....................................................................................................31 II.3.1. JOURNAL  L’OBSERVATEUR ...........................................................................................................33

5. ORGANIGRAMME DE L’OBSERVATEUR..............................................................................................37

II.3.2.  JOURNAL LE PHARE .......................................................................................................................38

 

CHAPITRE  III:     ANALYSE DU CORPUS ...........................................................................................42 III.1. PRESENTATION DU CORPUS ................................................................................................................42

III.2. METHODOLOGIE DE L’ANALYSE .........................................................................................................42

III.3. BREF RAPPEL THEORIQUE .....................................................................................................................43

III.4. L’ANALYSE PROPREMENT DITE .............................................................................................................45 III.4.1. Le reportage du journal L’observateur du 1er Juillet 2010.......................................................45

III.4.2. Le Reportage du Journal Le Phare du 1er juillet 2010 ..............................................................51 CONCLUSION .....................................................................................................................................................57

BIBLIOGRAPHIE ...................................................................................................................................................59 TABLE DES MATIERES ..........................................................................................................................................61

 

                                     

 

 

 

 

 

 

 



[1] NGOVUDI, P., Les fonctions d’ancrage et de relais dans le direct télévisuel, cas de la retransmission de la finale du CHAN de mars 2009, TFC, Kinshasa, Ifasic, 2009 

[2] Le Petit Robert, 

[3] MATUMWENI, M., Cours de Radio Télévision, L1, Kinshasa, IFASIC, 2008-2009

[4] FONTANIER, P., Les figures du discours, Paris, Flammarion, 1977

[5] http://www.congoforum.be

[6] RYCKMANS P. Histoire du Congo, Ed. Inédit,  1987, p.85

[7] www.congoforum.be

[8] http://fr.wikipedia.org/wiki/Evangelisation

[9] YAV, S.,  Notes de cours d’Histoire Générale de l’information, G1, Kinshasa – Ifasic, 2007-2008 10 www.congoforum.be

[10] www.wikipedia.fr

[11] www.congoforum.be/2èmeguerremondiale, 1941

[12] Déclaration d’un haut responsable français, 1914

[13] KOKOLO, H. Notes de cours d’Histoire de la Civilisation du Monde Contemporain, G1, Ifasic, Kinshasa, 2007-2008 15 Ergo, A.-B., Congo Belge. La colonie assassinée, Paris, Ed. l’Harmattan, 2009

[14] Kokolo H. op.cit

[15] www.wikipedia.fr

[16] DELCOMMUNE, A., l’Avenir du Congo –belge menacé, Bruxelles, Ed. Inédite, 1997

[17] www.congoforum.be

[18] www.congoforum.be

[19] MARIE-FRANCE Cros et François Misser, Géopolitique du Congo (RDC), Complexe, 2006. 22  Rapport annuel de la FAO, sur la démographie congolaise, 2005

[20] www.congoforum.be

[21] Entretien avec Luc Roger Mbala, Rédacteur en chef du journal l’observateur

[22] Direction du journal Observateur, Mai, 2010

[23] Direction du journal le Phare, 2008 

[24] LEROBERT MICRO, Dictionnaire de la langue française, Paris, p.982

[25] http://www.congonline.com

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