Bonjour, nous sommes le 15/08/2022 et il est 11 h 45.

La Banque centrale du Congo (BCC), a lancé, la campagne de sensibilisation du public aux bonnes pratiques de manipulation et de conservation du Franc congolais. Dénommée «Pesa nga valeur na nga » cette campagne visait à accroître la capacité de l’institut d’émission dans le traitement automatique des billets de banque en circulation.


Cette campagne avait ensuite comme objectif, de rappeler les missions essentielles de la Banque centrale consiste à la conservation et l’amélioration de la qualité des billets qui circulent dans le pays et ensuite d’inviter la population d’accorder le respect qui lui revient en tant que l’un des éléments fondateurs de la souveraineté nationale.



Notre problème général de recherche réside dans l’ignorance des stratégies de communication qu’une institution publique utilise pour promouvoir une campagne dans le cadre de la protection de la monnaie nationale.



Quelques études antérieures sur cette problématique ont par ailleurs retenu notre attention. C’est le cas de l’étude de Makufi Ismaël portant sur « les stratégies de communication d’une entreprise de télécommunications dans le lancement d’un nouveau produit ».Cas de Vodacom avec « sim à triple avantages ».



Sa question de recherche est la suivante : quelles sont les stratégies de communication utilisées par Vodacom dans le cadre du lancement de son nouveau produit ? A cette question, l’auteur répond à titre d’hypothèse que dans le cadre du lancement du nouveau produit l’entreprise devrait envisager une stratégie qui tient compte de sa cible.



Sa conclusion est que l’entreprise Vodacom a recouru aux moyens de communication, médias et hors médias ainsi qu’aux actions de communication tels que le sponsoring, le parrainage,… pour informer le public de l’existence de son produit « Sim à triple avantages ».

La seconde étude est celle d’Ekomozele Amonzubame consacrée à« la promotion de la bancarisation du mobile paiement par la Banque Centrale du Congo ».



L’auteur a posé la question de recherche en ces termes : Quels sont les moyens de communication utilisés par la BCC pour promouvoir le « M-paiement » en vue de doter leur technologie d’une visibilité conséquente à la population congolaise ?



Son hypothèse de recherche est que pour promouvoir ce système au pays, la Banque Centrale du Congo travaille en collaboration avec les opérateurs dans le domaine de la téléphonie cellulaire. Et le message s’adresse d’abord aux commerçants puis à la population congolaise en générale. Dans sa conclusion l’auteur a validé son hypothèse de recherche.





Eu égard aux travaux antérieurs, notre problème spécifique de recherche, est que nous voulons connaître les stratégies de communication que la Banque Centrale du Congo utilise pour la conservation et l’amélioration de la qualité des franc congolais.



Notre question spécifique de recherche est la suivante : quelles sont les stratégies de communication utilisées pour promouvoir la protection de franc congolais ?

L’opération « Pesa nga valeur na ngai » est un processus visant à sensibiliser le public sur la protection de la monnaie nationale qui est le franc congolais. Cette opération avait été rendu publique grâce aux médias.

La BCC est installée à Kinshasa, la capitale de la RDC, au numéro 563 de l’avenue Colonel Tshatshi dans la commune de la Gombe, quartier des affaires et diplomatique. Elle est limitée par les bâtiments des institutions suivantes : Le Palais de la Nation, la Bibliothèque Nationale, le Ministère de l’Intérieur, Décentralisation et Aménagement du territoire, le Ministère des Affaires Etrangères, le Ministère de la Fonction Publique et enfin la Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participations (DGRAD).



L’histoire de la BCC ainsi que celle de la monnaie nationale ont toujours été liées aux grands événements ayant marqué l’histoire politique, économique et sociale de la RDC. Elles peuvent être subdivisées en quatre étapes :
1) Banque du Congo Belge et privilège d’émission
2) Banque Centrale du Congo Belge et du Ruanda-Urundi
3) Conseil Monétaire du Congo
4) La Banque Nationale du Congo



Le 1°juillet 1885, ce fut la proclamation de l’Etat Indépendant du Congo. Le 27 juillet 1887, Léopold II, roi des Belges et propriétaire de l’Etat Indépendant du Congo, lance le Franc de l’Etat Indépendant du Congo pour unifier les différents objets qui étaient utilisés dans les royaumes et empires dans la démarche de l’annexion du Congo à la Belgique.

L’existence d’une banque de dépôt était indispensable, car celle-ci devait servir de gardien des capitaux des investisseurs belges. C’est dans cette optique que fut créée la Banque du Congo qui a, par conséquent, la mission de répondre à la nécessité impérieuse d’émission de monnaie. Etant donné que cette mission est un attribut de la souveraineté nationale et comme il n’existait pas encore une banque centrale, l’Etat signera une convention avec la Banque du Congo Belge en lui reconnaissant le privilège de l’émission de monnaie.

I.2. La Banque Centrale du Congo Belge et du Ruanda-Urundi
Les investisseurs installèrent leurs firmes au Congo tout en créant des banques commerciales. Le développement du système bancaire créa la nécessité d’avoir une banque centrale pour émettre la monnaie et contrôler le système bancaire. Il était devenu anormal vers les années 50 qu’une banque commerciale puisse émettre la monnaie.

Ces banques fonctionnaient dans l’anarchie, étant donné l’absence de la banque centrale, et réalisaient des profits énormes. Ce qui n’était pas le cas pour la Banque du Congo Belge, car son champ d’action était limité par le privilège d’émission monétaire. C’est ainsi qu’elle a fini par renoncer à ce privilège pour être compétitive. L’Etat était obligé donc de créer une banque centrale.

Le 30° juillet 1951, ce fut la création de la Banque Centrale du Congo Belge et du Ruanda-Urundi, c’est-à-dire une seule banque centrale pour les trois pays colonies de la Belgique. Le capital social de cette banque centrale se subdivisait comme suit :
 50% du capital revenait au Congo Belge
 10% du capital revenait au Ruanda-Urundi
 20% du capital à la Banque Nationale de la Belgique
 20% du capital aux particuliers (Roi des Belges)

L’administration de la Banque Centrale du Congo et du Ruanda-Urundi était en Belgique, alors que le siège social était à Léopoldville au numéro 24 de l’avenue des Aviateurs ; aujourd’hui Centre Hospitalier de la BCC. L’inspection générale se trouvait à Bujumbura. Cette banque est devenue fonctionnelle en octobre 1952.











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