Bonjour, nous sommes le 03/10/2022 et il est 06 h 35.

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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO UNIVERSITE DE LUBUMBASHI

 

Faculté des Sciences Pharmaceutiques

B.P.1825

 

LUBUMBASHI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ETUDE DIFFERENTIELLE DES NOMS VERNACULAIRES DE PILIOSTIGMA

RETICULATUM ET PILIOSTIGMA THONNINGII UTILISEES EN MEDICINE TRADITIONELLE DANS LE HAUT-KATANGA

 

 

 

 

 

 

MWENEBATU ECIBA BENEDICT

 

Travail de fin de cycle présenté en vue de l’obtention du

Grade de grad en Sciences Pharmaceutiques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Octobre 2021


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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

 

UNIVERSITE DE LUBUMBASHI

 

 

Faculté des Sciences Pharmaceutiques

B.P.1825

 

LUBUMBASHI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ETUDE DIFFERENTIELLE DES NOMS VERNACULAIRES DE PILIOSTIGMA

RETICULATUM ET PILIOSTIGMA THONNINGII UTILISEES EN MEDICINE

TRADITIONELLE DANS LE HAUT-KATANGA

 

 

 

 

 

 

 

MWENEBATU BENEDICT ECIBA

 

Travail de fin de cycle présenté en vue de l’ obtention du

Grade de grad en Sciences Pharmaceutiques

 

 

 

 

Directeur :Dr Phn KAHUMBA BYANGA

Professeur Ordinaire

 

 

 

 

 

 

 

 

ANNEE ACADEMIQUE 2020-2021


 

 

 

 

 

IN MEMORIAM

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A mon feu Papa vérend Pasteur ECIBA MBOKO Lutho (Buffle),

 

 

toi qui t’es battu corps et âme au péril de ta vie enfin que ton fils étudie. Après tout le sacrifice, tu es parti si tôt Papa. Mon grand regret est que tu es parti sans tirer gain de ton investissement en moi.

 

Être ton fils est une fierté immense !


 

 

AVANT-PROPOS

Ce travail est le résultat dun ensemble des connaissances scientifiques acquises et conjuguées par un effort, un apport matériel et moral dun certain nombre d’intervenants dont chacun à mis sa pierre pour parfaire sa construction.

 

De prime à bord, nos remerciements s’adressent au Professeur KAHUMBA BYANGA pour avoir accepté de diriger ce travail ; veuillez recevoir cher Professeur toute ma reconnaissance et mes sincères remerciements pour vos conseils scientifiques sans lesquels ce travail ne serait arrivé à son terme.

Nous remercions également le Chef de Travaux Pharmacien NTABAZA NDAGE

 

pour son encadrement. Quil accepte notre témoignage de gratitude.

 

Nous remercions l’assistant Pharmacien MOKE MUINDU pour toutes les activités relatives à ce travail.

Nous disons également merci aux autorités de la faculté des Sciences Pharmaceutiques, le corps scientifique et académique pour leur apport dans notre formation de futur pharmacien.

 

Nos remerciements s’adressent à tous ceux qui nous ont aidés dans la récolte des données sur terrain, particulièrement à tous les tradithérapeutes.

Nos sincères remerciements à IBUNGU ECIBA Léoncy et ISAMBECO LYECIBA Jérôme qui ont été pour nous un exemple de courage, de persévérance et d’honnêteté mais surtout pour leur soutien dans la alisation de ce travail et à tous mes frères et sœurs.

 

Nous ne pouvons oublier nos ami(e)s, collègues et compagnons de lutte à la quête du savoir avec qui nous avons parta d’immenses plaisirs et durs moments de notre vie académique, nous citons : MUYA KANYINDA Pascal, MUKABA NGOY Caleb, MPUNGU FATAKI Guy. Que chacune et chacun trouvent lexpression de nos sentiments de franches collaborations.

 

Notre gratitude à toutes les personnes qui ont contribuées de près ou de loin à la réalisation de ce travail, veuillez trouver ici lexpression de notre profonde reconnaissance.


 

 

RESUME

 

Les plantes médicinales sont une source importante de recettes efficaces dans le traitement de diverses affections. Près de 80 % de la population Africaine recourt à la médecine traditionnelle pour leur soin de santé primaire. La médecine traditionnelle offre un arsenal thérapeutique à des maladies via plusieurs substances naturelles dont les plantes qui pour la plupart ne sont pas suffisamment étudiées et ayant des noms vernaculaires sujets de confusions et causes d’intoxications. L’étude phytochimique de ces plantes médicinales peut donc contribuer à la connaissance scientifique de l’usage traditionnel de ces dernières. L'objectif de cette étude est de réaliser une étude différentielle des noms vernaculaires de Piliostigma reticulata et Piliostigma thonningii utilisées en médicine traditionnelle dans le Haut-Katanga

 

Une enquête ethnobotanique a été menée à Lubumbashi dans un rayon de 30 Km2 des environs auprès de 120 tradipraticiens de 10 différentes tribus sur la pratique de la médecine traditionnelle et la connaissance de la signification des noms vernaculaires. Il s’en ai suivi d’une récolte et identification au laboratoire de la faculté des Sciences agronomiques et d’un criblage phytochimique par des réactions en solution.

 

Les tradipraticiens de sexe masculin représentaient 67,5 % tandis que ceux de sexe féminin

 

32,5 %. Seuls les tradipraticiens Bemba et Lamba ont su donner la signification des noms vernaculaires des plantes sous études. Quant au criblage phytochimique, sur l’ensemble des tests positifs obtenus après les analyses sur les différents organes étudiés, les tanins et les flavonoïdes sont les composés trouvés dans toutes les parties des plantes analysées soit (100%) de tests positifs, les anthocyanes sont retrouvés à 83,3%, suivis des stéroïdes et saponines à 50%, coumarines 33,3%, alcaloïdes et terpénoïde 16,7%. Les quinones et les hétérosides cyanogènes ont été absent (0%) dans tous les organes pour toutes les plantes étudiées. Quant aux espèces végétales, Bauhinia reticulata donne 9 tests positifs sur les 11 recherchés soit 81,8% et 7 tests positif pour le Piliostigma thonningii soit 63,6%.

 

 

Ces résultats montrent que ces plantes sont riches en métabolites secondaires et sont différentes

l’une de l’autre. Ainsi une confusion entre les deux ne serait pas sans conséquence.

 

 

 

 

 

Mots clés : confusion des plantes médicinales, Piliostigma thonningii, Bauhinia reticulata, phytochimie.


 

 

ABSRAT

 

Herbal remedies are an important source of effective recipes in the treatment of various ailments. Almost 80% of the African population uses traditional medicine for their primary health care. Traditional medicine offers a therapeutic arsenal to diseases via several natural substances including plants which for the most part are not sufficiently studied and having vernacular names subject to confusion and causes of intoxication. The phytochemical study of these medicinal plants can therefore contribute to the scientific knowledge of the traditional use of the latter. The objective of this study is to carry out a differential study of the vernacular names of Piliostigma reticulata and Piliostigma thonningii used in traditional medicine in Haut-Katanga

 

An ethnobotanical survey was carried out in Lubumbashi within a radius of 30 km2 of the surroundings with 120 traditional healers from 10 different tribes on the practice of traditional medicine and the knowledge of the meaning of vernacular names. This was followed by a harvest and identification in the laboratory of the Faculty of Agricultural Sciences and a phytochemical screening.

 

Male traditional healers accounted for 67.5% while female 32.5%. Only the traditional healers Bemba and Lamba were able to give the meaning of the vernacular names of the plants under study. As for the phytochemical screening, on all the positive tests obtained after the analyzes on the various organs studied, the tannins and the flavonoids are the compounds found in all the parts of the plants analyzed, i.e. (100%) of positive tests, the anthocyanins are found at 83.3%, followed by steroids and saponins at 50%, coumarins 33.3%, alkaloids and terpenoid 16.7%. Quinones and cyanogenic heterosides were absent (0%) in all organs for all plants studied. As for plant species, Bauhinia reticulata gives 9 positive tests out of the 11 sought, i.e. 81.8% and 7 positive tests for Piliostigma thonningii, i.e. 63.6 %.

 

These results show that these plants are rich in secondary metabolites and are different from each other. Thus a confusion between the two would not be without consequence.

 

 

 

Key words: medicinal plant confusion, Piliostigma thonningii, Bauhinia reticulata, phytochemistry.


 

 


 

 

 

: Absence

 

: Présence

 

Alc : Alcaloïdes

 

Anth : Anthocyanes


LISTE DES ABREVIATIONS


 

ER : Ecorses de racines

 

ET : Ecorses de tiges

 

F : Feuilles

 

Flav : Flavonoïdes

 

HCN : Hérosides cyanogènes

 

PL : Plante

 

PU : Partie utilisée

 

Quin : Quinones

 

RDC : République Démocratique du Congo

 

Rés + : Résultats positifs

 

Sap : Saponines

 

Ster : Sroïdes

 

Tanc : Tanins cachiques Tang : Tanins galliques Terp : Terpénoïde


 

 

TABLE DES MATIERES

IN MEMORIAM ......................................................................................................................... I AVANT-PROPOS ...................................................................................................................... II RESUME ................................................................................................................................... II ABSRAT ................................................................................................................................... IV LISTE DES ABREVIATIONS..................................................................................................... V TABLE DES MATIERES.......................................................................................................... VI LISTE DES FIGURES ET TABLEAUX ................................................................................... VII INTRODUCTION .......................................................................................................................1

I. GENERALITES SUR LES PLANTES MEDICINALES........................................................... 3

 

I.1. DEFINITION.................................................................................................................... 3

 

I.2 METHODES D’IDENTIFICATION DES PLANTES MEDICINALES .............................. 3

 

I.3. CONNAISSANCES BIBLIOGRAPHIQUES DES PLANTES SOUS ETUDE ................... 8

 

I.4. INTOXICATION DUE AUX CONFUSION DE NOMS VERNACULAIRES ...................12

 

II. DESCRIPTION DU CADRE DE RECHERCHE ...................................................................14

 

II.2. PROTOCOLE EXPERIMENTAL...................................................................................14

 

III. PRESENTATION DES RESULTATS ET DISCUSSION .....................................................21

 

III. 1. PRESENTATION DES RESULTATS...........................................................................21

 

CONCLUSION ......................................................................................................................... 29

 

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ................................................................................... 30


 

 

LISTE DES FIGURES ET TABLEAUX

Figure 1 : Bauhinia reticulata (DC) : ..................................................................................................... 19

 

Figure 2 : Piliostigma thonningii................................................................................................................ 20

 

Figure 3 : Abondance en composés chimiques dans l’ensemble des plantes. ……................. 38

 

 

Figure 4 : abondance des groupes chimiques par organe utilisé ....................................................40

 

 

Tableau 1 : revue bibliographique du criblage phytochimique des deux esces sous étude………...22

 

 

Tableau 2. Profils socio-démographiques des personnes ressources……………………...34

 

 

Tableau 3. Présentation des données sur les connaissances ethnopharmacologiques………35

 

 

Tableau 4 : Résultats globaux du criblage chimique..…………………………………………36


VIII


 

 

 

 

INTRODUCTION

 

L’utilisation des plantes, à des fins thérapeutiques, est rapportée dans les littératures antiques arabes, chinoises, égyptiennes, hindous, grecques, romaine. En Afrique, le pouvoir thérapeutique des plantes était connu par nos ancêtres et nos parents de façon empirique. Ces plantes étaient utilisées quand bien même la composition n’était pas connue. A ceci sajoute

limpact du brassage des cultures et la déformation des mots qui apporte une grande confusion même dans l’usage des plantes médicinales.   Pour parvenir à une amélioration de cette médecine africaine, plusieurs investigations phytochimiques ont é faites, afin dapporter une justification scientifique quant à l’utilisation traditionnelle des plantes médicinales Zirihi (2006) et en plus de laspect inventaire botanique, Neuwinger (2004) a consac une partie de ses travaux à l’étude chimique et toxicologique de 305 espèces de plantes, en provenance de divers pays d’Afrique. Les travaux de Nacoulma (1996), repris par Neuwinger (2004) ont porté sur l’inventaire et la composition chimique des difrents organes de 391 espèces de plantes. Cependant lambigüité sur les noms vernaculaires autour des certaines plantes demeure.

 

Dans cette étude il est question de réaliser une comparaison des profils phytochimiques de deux espèces végétales : Bauhinia reticulata (Piliostigma reticulatum) et Piliostigma thonningii, lesquelles partagent un même nom vernaculaire en langue Bemba et Lamba (Kifumbe).

 

Un questionnaire semi-structuré a é utilisé pour la récolte des donnés auprès des tradipraticiens. Un consentement éclairé a é obtenu par chaque tradipraticien avant l’enquête et une somme dargent était propo aux tradipraticiens afin d’augmenter le taux de participation et solliciter une décente sur terrain pour la récolte d’un herbier (Marpsat & Razafindratsima, 2010). Un rayon de 30 Km des environs de Lubumbashi a é considécomme zone d’étude pour l’enquête ethnobotanique durant une période de sept mois soit de janvier au juillet 2021

 

Ainsi, cette étude est présentée en deux grandes parties, la première sera consacrée aux données bibliographiques sur ces espèces, la seconde sur les protocoles expérimentaux, les résultats obtenus et la discussion y afférente.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Première partie :

Données bibliographiques


 

 

I. DONNEES BIBLIOGRAPHIQUES

 

 

I.1.GENERALITES SUR LES PLANTES MEDICINALES

 

Cette partie du travail relative aux données bibliographiques portera sur les généralités sur les plantes médicinales, la description botanique et l’intoxication due aux confusions de noms vernaculaires.

 

 

I.1.1. DEFINITION

 

 

Selon l’OMS, une plante médicinale fait référence à toute plante qui contient une ou plusieurs substances pouvant être utilisées à des fins thérapeutiques ou qui sont des précurseurs dans la synthèse de drogues utiles. Ces plantes médicinales peuvent également avoir des usages alimentaires, condimentaires ou hygiénique (Hammiche & Maiza 2006).

 

Les plantes sont des pharmacies naturelles pour guérir nos maladies, voir les prévenir. Jusqu’à nos jours, et malg le développement technologique considérable, les plantes médicinales n’ont jamais perdu leur charme et importance. La guérison des maladies fquentes par ces cures naturelles représente un inrêt croissant pour le monde entier, d’où l’importance à mieux les connaître et à les utiliser pour se soigner efficacement et sans risques inattendus (Hammiche & Maiza 2006).

 

Plusieurs raisons sont la cause pour laquelle les populations font recours aux remèdes naturels. Non seulement, du fait que cette culture traditionnelle est héritée de nos antres, mais parce qu’elle a aussi prouvé son efficacité et sa sécurité au fil du temps. Donc, cest lexpérience et pas le hasard d’un côté et pour d'autres raisons les à l'utilisation des médicaments conventionnels telles que l’inaccessibilité à cause du coût élevé, d’un autre côté.

 

 

I.1.2    METHODES    D’IDENTIFICATION    DES     PLANTES

 

MEDICINALES

 

 

Les plantes sont indispensables à l’homme. Elles n’entrent pas seulement dans sa nourriture, mais aussi bien dans ses plaisirs et sa santé car les effets curatifs des plantes médicinales sont connus depuis les temps les plus reculés. En réalité toutes les plantes qui entretiennent notre corps ou font maintenir l’équilibre de notre santé peuvent être considérées comme plantes médicinales, Il est fort possible que les premières découvertes des propriétés


 

 

curatives des végétaux fussent fortuites car en voulant se nourrir, l’homme primitif trouva leur faculté médicinale, et il fut certainement aidé dans cela par l’observation des animaux, qui instinctivement savaient s’en servir. L’utilisation de ces plantes était également connue des civilisations de l’antiquité pour des usages religieux, cosmétiques mais aussi thérapeutiques. Ils citaient le ricin, l’anis, le blé, le lotus, et ils faisaient appel à quelques 400 drogues dont la majorité était d’origine végétale (Hammiche & Maiza, 2006).

 

Depuis l’antiquité l’homme a employé des redes traditionnels à base de plantes sans savoir à quoi étaient dues leurs actions bénéfiques, il reste difficile de définir les molécules responsables de l’action bien que certains effets pharmaceutiques prous sur l’animal ont éattribués à des composés tels que les alcaloïdes, les terpènes, les stéroïdes et les composés poly phénoliques (Hammiche & Maiza, 2006).

 

Les recherches modernes ne font que redécouvrir ce savoir acquis au cours des siècles. En effet, de nombreux travaux notoires ont pu démontrés l'activité biologique et les modes    d'action    thérapeutiques    des    métabolites    extraites    à    partir    des    plantes. Ces dernières permettent d'aborder les traitements de façon globale et moins agressive en éliminant la plupart des effets secondaires connus chez certains médicaments dits moderne. Létude de ces connaissances ancestrales par les sciences modernes, révèle progressivement quelques    secrets    de    la    nature    qui    permettent    à    l’homme    de    poursuivre    son évolution. Les plantes médicinales sont classées en fonction sur les caractéristiques internes et externes (Hammiche & Maiza, 2006).

 

Les caractéristiques externes des plantes sont utiles à leur identification. Selon les plantes taxonomie, on trouve une classification des plantes basée sur les formes de leurs feuilles et leurs fleurs. Mais la classification des plantes basée sur la couleur histogramme, direction du bord, l'histogramme du bord n'est pas tenté par des êtres humains.

 

Dans ce cadre, une étude bibliographique est pour trouver l'état de l'art. Certains chercheurs ont étudié le processus de classification basé sur les méthodes hiérarchiques et autres. Les plantes médicinales ont une classification basée sur les parties, les feuilles, les fleurs et les tiges, etc. montré des résultats significatifs. Nous trouvons le segmentation et génération d'histogrammes à l'aide de la couleur HSV l'espace et une analyse basée sur la perception visuelle de la variation dans les valeurs de teinte, de saturation et d'intensité d'un pixel d'image dans cupération d'images. Classification couleur-texture avec couleur l'histogramme et le


 

 

modèle binaire local sont utilisés pour fournir des données robustes informations relatives au modèle.

 

Les histogrammes de couleur contiennent très informations de couleur discriminantes .Il est proposé que la couleur les histogrammes ont des caracristiques identifiables qui se rapportent à une manière mathématique aux propriétés de la sne (Anami,

2010).

 

Les résultats expérimentaux montrent que les arbres sont assez classés en utilisant la méthodologie proposée comme caractéristiques de bord et de couleur car les arbres se distinguent clairement des herbes et des arbustes. La classification basée sur la fonction d'histogramme des couleurs donne une précision, puisque la majorité des plantes ont une couleur verte (Anami, 2010).

 

De plus, les nuances changent selon les saisons, provoquant une caracristique de couleur fiabilité faible. Par conséquent, les bons résultats sont obtenus par la combinaison de caracristiques de couleur et de texture (bord). On constate que la précision de la classification est meilleure avec le classificateur SVM que neuronale classificateur de réseau. La méthodologie n'a pas donné de bons résultats pour les images d'herbes et d'arbustes (Anami,

2010).

 

Ceci est attribué au manque de bord informations sur la portion de tige. Le travail aide les êtres humains à classification des plantes médicinales dans le monde réel et considérée comme une che essentielle dans l'industrie pharmaceutique, l'Ayurved praticiens et botanistes (Anami, 2010)

 

I.2.1. Médecine traditionnelle

 

LOrganisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que 80% de la population des pays en développement sont tributaires de la médecine traditionnelle, en recourant principalement aux extraits des plantes pour satisfaire leurs besoins. Cette situation peut s’expliquer par la pauvreté des populations, leurs habitudes socioculturelles, l’enclavement des zones rurales, l’absence des infrastructures sanitaires ou rudimentaires, le cout élevé des préparations pharmaceutiques (Thring  & Weitz 2006)


 

 

Les plantes médicinales constituent des ressources inestimables pour l’industrie pharmaceutique et leur meilleure exploitation passe par des enquêtes ethnobotaniques qui permettent de jour en jour de dresser une liste non exhaustive d’espèces végétales utilisées en médecine traditionnelle par les populations (Thring  & Weitz 2006).

 

I.2.2. Phytothérapie

 

Le terme « Phytothérapie », provient du grec « phyton » qui signifie « plante » et « therapein » qui signifie « soigner ». La phytothérapie désigne la médecine basée sur les extraits de plantes et les principes actifs naturels.

 

On peut la distinguer en trois (3) types de pratiques : (i) une pratique traditionnelle, parfois très ancienne basée sur l'utilisation des plantes selon les vertus découvertes empiriquement, (ii) une pratique basée sur les avancées et les preuves scientifiques, qui recherchent des principes actifs extraits des plantes et (iii) une pratique de prophylaxie, déjà utilisée dans l'antiquité. Nous sommes tous phytothérapeutes sans le savoir : c'est notamment le cas dans la cuisine, avec l'usage dAil, du thym, du Gingembre ou simplement du Thé vert

... Une alimentation équilibrée et contenant certains éléments actifs étant une phytothérapie prophylactique (Zerbo et al., 2010).

 

I.2.2.1. Bienfaits de la phytothérapie

 

Malgré les énormes progrès alisés par la decine moderne, la phytothérapie offre de multiples avantages. N'oublions pas que de tout temps, à l'exception de ces cent dernières années, les hommes n'ont eu que les plantes pour se soigner, qu'il s'agisse de maladies bénigne (toux...)   ou   plus   sérieuses,   telle que   la   tuberculose   ou   la   malaria. Aujourd'hui, les traitements à base de plantes reviennent au premier plan, car l'efficacité des médicaments tels que les antibiotiques (considérés comme la solution quasi universelle aux infections graves), décroit : les bactéries et les virus se sont peu à peu adaptés aux médicaments et leur sistent de plus en plus (Zerbo et al., 2010).

 

Encore, Les plantes dicinales sont en mesure de soigner des maladies simples comme le rhume, ou d'en prévenir de plus importantes comme l'ulcère, la migraine, l’infarctus, certaines allergies ou affections. Aussi, la phytothérapie qui repose sur des remèdes naturels est bien acceptée par l'organisme avec moins d'effets secondaires reconnus que beaucoup de médicaments de synthèse.


 

 

Par ailleurs, la phytothérapie est moins chère que la médecine orthodoxe. Le coût de cette dernière est augmenté par la technologie de santé moderne, qui dans beaucoup de cas est inappropriée, inapplicable aux besoins immédiats des habitants des pays en voie de développement.

 

D’autre part, elle est plus accessible à la majorité de la population du Tiers Monde

 

; ainsi qu’elle jouisse d'une large susceptibilité parmi ses habitants des pays en voie de

 

développement, ce qui n'est pas le cas de la médecine moderne (Zerbo et al., 2010).

 

 

I.2.3. Ethnobotanique

 

LEthnobotanique est synonyme de létude des plantes utilisées par des populations primitives. Lethnobotanique englobe les recherches suivantes : L’identification : Recherche des noms vernaculaires des plantes, de leur nomenclature populaire, leur aspect et leur utili ; l’origine de la plante ; la disponibilité, l’habitat et l’écologie ; la saison de cueillette ou de récolte des plantes ; les parties utilisées et les motifs d’utilisation des végétaux ; la façon d’utiliser, de cultiver et de traiter la plante ; L’importance de chaque plante dans l’économie du groupe humain ; L’impact des activités humaines sur les plantes et sur l’environnement végétal.(V et al., 2018)

 

Donc l’ethnobotanique se définie comme l’ensemble des interrelations des hommes avec leur environnement végétal. Elle repose principalement sur les résultats d’enquêtes sur terrain         ainsi         que         le         recueil         des         données         bibliographiques. Ainsi, l’ethnobotanique et l’ethnopharmacologie sont essentielles pour conserver une trace écrite au sein des pharmacopées des médecines traditionnelles (Zerbo et al., 2010).


 

 

I.2. CONNAISSANCES BIBLIOGRAPHIQUES DES PLANTES SOUS ETUDE

 

 

I.2.1. Bauhinia reticulata (DC)

 

 

 

 


 

 

Famille : Ceasalpiniaceae


Figure 1. Bauhinia reticulata (DC)


 

Synonymes : Piliostigma reticulatum (DC.) Hochst, Bauhinia benzoin Kotschy.

 

Noms vernaculaires : Kifumbe

 

 

Description : P. reticulatum (DC.) Hochst (Ceasalpiniaceae) est un arbre ou un arbuste qui est généralement de 1 à 10 m et se présente souvent sous forme de buissons. Cette plante soudano-sahélienne est traditionnellement utilisée dans le traitement de nombreuses maladies telles que la dysenterie, diarrhée, inflammation, infections, névralgie, variole, paludisme, rhumatismes. De plus, les feuilles et les écorces de P. reticulatum sont utilisés dans les aliments pour la préparation de produits locaux pâte alimentaire. Les écorces sont stimulant la digestion.(Zerbo et al., 2010).

 

L'analyse phytochimique des extraits de P. reticulatum a é réalisée en utilisant des méthodes qualitatives standard pour la détermination de différents groupes chimiques : tanins et phénoliques composés, flavonoïdes, saponines, triterpénoïdes, stéroïdes, coumarines, alcaloïdes, anthocyanes.

 

Les références chimiques utilisées sont : galangine, chrysine, acacétine, genestein, apigénine, lualine, quercitrine, acide cinnamique, quercétine, rutine, acide férulique, acide gallique, acide hydrocinnamique, acide caféique et acide vanillique (Zerbo et al., 2010).


 

 

L'utilisation d'écorces de P. reticulatum peuvent aider pour prévenir les dommages oxydatifs et les infections telles que diarrhée et dysenterie dans le corps humain et peuvent contribuer à la conservation des aliments. Ces résultats montrent que l'écorce de P. reticulatum pourrait être utilisée comme antioxydant naturel et agent antibactérien (Zerbo et al., 2010).

 

Les écorces de Piliostigma reticulatum sont très riches en polyphénols composé majoritairement de tanins condensés. Ce dernier serait responsable pour leur forte activité antioxydante. Il serait donc intéressant dévaluer l'activité biologique des écorces de la plante comme anti-inflammatoire, activités antimicrobiennes. Il serait également important d'étudier la nature de tanins pour une meilleure utilisation thérapeutique pour la fabrication de médicaments améliorés (TMI) (Ibra et al., 2020).

 

Le criblage phytochimique qualitatif préliminaire des extraits a é effect pour déterminer la présence de saponines, de flavonoïdes, alcaloïdes, phénols, tanins, huiles volatiles, glycoside et sroïdes.

 

 

I.2.2. Piliostigma thonningii (Schumach)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Figure 2. Piliostigma thonningii

 

Synonyme :  Bauhinia  thonningii  Schumach.  Locellaria  bauhinioides  Welw,  Gigasiphon bauhinioides.

 

Famille Salpiniaceae

 

Noms vernaculaires : Kifumbe

 

Description : Arbre caducifolié, dioïque, atteignant 10(–40) m de haut, parfois arbustif ; fût dépourvu de branches sur 2–3 m de hauteur, tordu, atteignant 30(–35) cm de diamètre ; écorce externe rugueuse, fissurée longitudinalement, brun foncé à grise ou noire,


 

 

écorce interne fibreuse, rose à rouge-brun foncé à la coupe ; cime étalée ; branches recouvertes d’un tomentum brun rouille, plus ou moins glabrescentes par la suite. Feuilles alternes, distinctement bilobées sur un huitième jusqu’à un tiers de la longueur ; stipules de 3–6 mm de long, caduques ; pétiole de 2–5(–7) cm de long, pubescent ; limbe atteignant 17 cm × 21 cm, base habituellement fortement cordée, apex des lobes arrondi à aigu, coriace, face supérieure glabre, face inférieure à poils cassants brun rouille et à nervures réticulées bien visibles, palmatinervé à 11–15 nervures basales. Inflorescence : panicule, habituellement de façon alternée opposée aux feuilles et axillaire le long des branches, inflorescence le très étroitement pyramidale, atteignant 25 cm × 5,5 cm ; inflorescence femelle atteignant 7 cm de long, ne contenant que quelques fleurs ; axes brun-tomentelleux. Fleurs unisexuées, parfumées

; calice en coupe, de 12,5 cm de long, 5-lobé, brun-tomentelleux ; pétales 5, obovales, de 1

 

2,5 cm de long, ridés, à bord fortement ondulé, blancs à lilas ou roses ; étamines 10(–11), atteignant à peine la gorge de la fleur, réduites à des staminodes chez les fleurs femelles ; ovaire brun-tomenteux, rudimentaire chez les fleurs les ; style très court ou absent ; stigmate capité. Fruit : gousse oblongue à linéaire-oblongue de 12–30(–37) cm × 3–7 cm, ligneuse, brun- pubescent à l’état jeune mais glabrescente par la suite, persistante sur larbre mais finissant par pourrir au sol, contenant de nombreuses graines. Graines obovoïdes à ellipsoïdes, de 4–9 mm

× 2–7 mm × 3–4 mm, brun foncé à noirâtres, comprimées. Plantule à germination épigée

 

(Afolayan et al. 2018).


11

 

 

 

I.2.3. DONNEES DU CRIBLAGE PHYTOCHIMIQUE

 

 

Les études photochimiques réalisées sur Bauhinia reticulata et Piliostigma thonningii

 

Tableau 1 : revue bibliographique du criblage phytochimique des deux espèces sous étude

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Organes Alc                    Flav     Anth    Quin     Coum    Sap     Tanc    Tang     Terp    Ster HCN Références

 

Bauhinia reticulata  ER  (Mustapha et al., 2016; Dluya & Dahiru, 2018)

ET

 

F

 

Piliostigma thonningii ER (Omoregie & Oluyemisi, 2010;

ET                                                                                                            (Afolayan et al. 2018)

 

F

 

 

 

Quoique les plantes études appartiennent à une même famille, on observe des différences des profils chimiques entre Bauhinia reticulata et Piliostigma thonningi telle que présentée par le tableau ci-

dessus.


 

 

 

I.3. INTOXICATION DUE AUX CONFUSION DE NOMS VERNACULAIRES

En sciences de la nature, un nom vernaculaire ou nom commun est un nom indigène, usuel ou désuet, en langue locale ou nationale, donné à une ou plusieurs espèces animales, fongiques ou végétales dans son pays ou sa région d’origine. Les intoxications peuvent être consécutives à une ingestion accidentelle chez les enfants ou à une confusion avec des baies comestibles chez les adultes. Elles surviennent plus rarement dans un contexte suicidaire ou addictif (Flesch, 2012).

 

Il semble qu'il existe plusieurs risques liés à la multitude de langues vernaculaires attribuées à une espèce donnée ainsi qu l'attribution d'un même nom vernaculaire à différentes espèces ayant des profils phytochimiques, des vertus et des utilisations difrentes (Flesch,

2012).

 

Les conséquences de la confusion sont graves, surtout lorsque l'intérêt pour l'herboristerie ou la pratique de la phytothérapie pour certaines personnes n'est justifié que par un pur besoin matériel sans se soucier de la santé des populations. Cependant, il convient de noter que notre objectif n'est ni de discuter de l'efficacité des plantes ni de prononcer leur innocuité. Nous visons essentiellement à attirer l'attention sur le fait que le secteur des plantes médicinales doit être glementé et que les acteurs de l'herboristerie et de la phytothérapie traditionnelle doivent être compétente et très vigilante pour éviter toute confusion entre les plantes et les risques de toxicité inhérents. Dans tous les cas, que le but soit culinaire, cosmétique, médicinale ou autre, la maîtrise de l'identification des plantes est une étape c de sa réussite. Aussi une charte glementant la collecte et les médicaments l'utilisation des plantes est impérative pour éviter tout risque d'intoxication (Martínez & Luján, 2011).


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deuxième partie  :

Données expérimentales


 

 

II.DONNEES EXPERMENTALES

 

Dans cette partie du travail seront décrits tout d’abord le cadre qui a servi pour la recherche ainsi que les protocoles expérimentaux qui ont conduits à l’obtention des résultats avant d’achever avec la présentation des résultats et leurs discussions.

 

 

II.1. DESCRIPTION DU CADRE DE RECHERCHE

 

Ce travail a é réali au laboratoire de pharmacognosie de la faculté des sciences pharmaceutiques de lUniversité de Lubumbashi ; sit au 27 de l’avenue Kato dans le quartier Industriel de la commune Kampemba. Ce laboratoire a servi de cadre pour les difrentes analyses.

 

 

II.2. PROTOCOLE EXPERIMENTAL

 

Le protocole expérimental regorge l’essentiel de matériel et moyens par lesquels

 

les sultats sont obtenus.

 

 

 

II.2.1. Matériel

 

 

Sont repartis en deux grands groupes selon leur usage lors de lexpérimentation :

 

 

 

II.2.1.1. Matériel vétal

 

 

Le matériel utili est constit des feuilles, les écorces de la tige ainsi que des écorces de racines de trois plantes coltées lors des enquêtes ethnobotaniques sous le guide des tradipraticiens des Azadirachta indica A. Juss , Strychnos stuhlmannii Gilg et Pericopsis angolensis (Baker) Meeuwen.

 

L’identification de ces trios espèces a été réalisés à l’herbarium de la faculté des sciences agronomiques ; les herbiers ont é constitués pour chaque plante et comparés avec les herbiers de référence de l’herbarium de la faculté des sciences agronomiques pour se rassurer de leur originalité.

 

 

II.2.1.2. Petit mariel et appareillage de laboratoire

 

 

Un certain nombre de mariel et appareils de laboratoire ont permis de réaliser ce

 

travail cest notamment : les papiers filtrés, les tubes à essai, le portoir à tubes, les étiquettes,


 

 

les pipettes graduées, les béchers, les lames, les pieds gradués, la spatule, le mortier et le pilon en bois, bain marie. Et comme appareils utilisés, on peut citer le broyeur Moulinex, la balance analytique (RADWAG modèle AS 220/C/2), et létuve Memmert.

 

 

II.2.1.3. actifs et solvants

 

 

Parmi  les  réactifs  utilisés  on  peut  citer :  Chlorure  daluminium  10%,  l’acide chloridrique concentré, l’Ammoniaque, les copeaux de magnésium, l’acide sulfurique, Dichromate de potassium, Anhydre acétique, Chlorure ferrique 1%, Atate de sodium, Hydroxyde de potassium, Nitrite de sodium 5%.

 

Et comme solvants, on cite : Méthanol, Chloroforme, Eau distillée, Ethanol 97% et

 

Ether de pétrole.

 

 

 

II.2.2. METHODES

 

 

Sont présentés dans ce point, les difrentes méthodes utilisées pour réaliser cette expérimentation.

 

 

II.2.2.1. Enquête

 

 

Un questionnaire semi-structuré a é utilisé pour la récolte des donnés auprès des tradipraticiens. Un consentement éclairé a é obtenu par chaque tradipraticien avant l’enquête et une somme dargent était propo aux tradipraticiens afin d’augmenter le taux de participation et solliciter une décente sur terrain pour la récolte d’un herbier (Marpsat & Razafindratsima, 2010).

 

Un rayon de 30 Km de Lubumbashi et ses environs ont é considé comme zone

 

d’étude pour lenquête ethnobotanique durant une période de sept mois soit de Janvier au Juillet

 

2021 (Amuri et al., 2017).

 

 

Les résultats sont présentés sous forme d’une analyse statistique descriptive (Manya et al., 2020).


 

 

II.2.2.2. Criblage phytochimique

 

 

 

Le criblage phytochimique a consisté à rechercher des groupes chimiques notamment les alcaloïdes, les coumarines, les flavonoïdes, les quinones, les saponines, les stéroïdes, les tannins et les terpénoïde. Par ailleurs, les anthocyanes ont é recherchés pour leur pouvoir anti radicalaire alors que la recherche des hérosides cyanogènes renseignait sur une éventuelle toxicité due au cyanure libé par hydrolyse thermique ou enzymatique. Le criblage phytochimique a porté sur les réactions en solution. Les réactions en solution utilisées sont basées sur la coloration, la précipitation ou la formation des mousses. Elles sont décrites par Abisch & Reichstein (1960) et Harborne (1998).

 

a. Recherche des alcaldes

 

Deux  méthodes  seront  utilisées :  la  méthode  des  actions  en  solution  et  la chromatographie sur couche mince

 

Méthodes à 6 réactifs de précipitation

 

 

Principe : La mise en évidence des alcaloïdes consiste à les précipiter à l'aide de six réactifs de précipitation (Abisch & Reichstein, 1960).

 

Mode opératoire : 1g de poudre de matière végétale sèche est mise à macérer dans 10 mL de méthanol à température ambiante pendant 24 heures. La solution obtenue est filtrée, puis le marc lavé avec de portions de méthanol chaud. Le filtrat et évaporé à sec à l'étuve à 50°C.

 

Le résidu est recueilli deux fois par 2 mL de solution chaude d'acide chlorhydrique

 

1 % et est ensuite filtré. La solution acide obtenue est alcalinisée par l'ammoniaque concentrée dans une ampoule à décanter. Ajouter 15 mL de chloroforme dans l'ampoule à décanter. Deux phases se forment. Agiter puis reposer pour séparer les phases puis les séparer. Répéter trois fois cette opération. La phase organique est évaporée à sec à l'air libre et le résidu est repris par le méthanol pour la CCM et laisser encore évaporer le méthanol. Le résidu sec est repris par 0,5 mL de chloroforme, est transféré dans un tube à hémolyse. Ajouter dans ce tube 0,5 mL de HCl

1 % et agiter. Les alcaloïdes ayant été protonés sont supposés se trouver dans la phase aqueuse. Celle-ci, qui est au- dessus, est prélevée à l'aide d'une pipette pasteur.


 

 

Six gouttes en sont déposées sur une lame porte-objet. Chacune de ces gouttes est traitée par l'un des six réactifs de précipitations décrits en annexe (Abisch & Reischtein, 1960).

 

La présence d'alcaloïdes n'est considérée comme certaine que si chacun des six réactifs donne un précipité. La méthode permet de détecter jusqu'à des teneurs d'alcaloïdes inférieures à 0,01 % sur une prise d'échantillon de 1g (Abisch & Reschtein, 1960)

 

b. Recherche des coumarines

 

 

Principe : En présence de NaOH 10%, l’apparition d’une couleur jaune, indique la présence

 

des coumarines

 

 

Mode opératoire : Les coumarines sont révées à partir de 2 ml de l’infusé à 5% placé dans un tube dans lequel sont ajoutés 3 ml de NaOH (10%). Après agitation de la solution, l’apparition d'une couleur jaune indique la présence de coumarines (Diallo, 2000).

 

c. Recherche des flavonoïdes et anthocyanes

 

Principe : L'extrait aqueux flavonoïque donne, en présence de l'acide chlorhydrique concentré et de copeaux de magnésium, une coloration rose-rouge et rouge violacée dans la couche surnageant d'alcool iso amylique. Après chauffage au bain-marie, sans ajouter le magnésium,

1'apparition d'une coloration rouge indique la présence de leuco anthocyanes (Bruneton, 2016)

 

 

Mode opératoire : 5 g de matériel végétal plas dans un erlenmeyer sont infusés dans 50 mL d'eau distillée pendant 30 minutes. Aps filtration, 5 mL de filtrat sont traités par le réactif de SHINODA (l'alcool éthylique à 97 %, puis on y ajoute successivement 5 mL d'eau distile, 5 mL de HCl concentré, quelques gouttes d'alcool iso-amylique) et 0,5g de copeaux de magnésium. La coloration rouge-oran(flavone), rouge ou rouge violet (flavonones), rouge cerise (flavonol) apparaît dans la couche surnageant (phase alcoolique) si la solution contient les flavonoïdes (Harbone, 1998).

 

De même, la réaction effectuée pendant deux minutes au bain-marie en l'absence de copeaux de magnésium permet la caracrisation des anthocyanes lorsquapparaît une coloration rouge (Harbone, 1998).


 

 

d. Recherche des hétérosides cyanogènes

 

Principe : En présence d'acide cyanhydrique, le papier picrosodé de couleur jaune vire à l'orange ou au rouge suivant la concentration de HCN (Harbone, 1998).

 

Mode opératoire : 5 g de poudre végétale sont plas dans un erlenmeyer avec 10 mL d'eau distile. Fermer l'erlenmeyer avec un bouchon auquel est fixée une bandelette de papier picrosodé légèrement humectée d'eau. Chauffer légèrement la solution. Le papier picrosodé jaune vire à l'orange ou au rouge si l'extrait végétal libère de l'acide cyanhydrique (Harbone,

1998).

 

 

e. Recherche des quinones

 

Principe : (Réaction de Bornträger) En présence d'une base forte (NaOH ou KOH à 1 %) les quinones donnent une coloration caractéristique allant de rouge orange au violet pourpre (Bruneton, 2016)

 

Mode opératoire : 5g de matériel végétal en poudre sont macérés pendant une heure dans le toluène ou pendant 24 heures dans l'éther de pétrole. Aps filtration, 10 mL de filtrat au toluène ou éthéré sont traités par 5 mL de NaOH 1 %. L'apparition d'une coloration rouge violacée dans la phase aqueuse indique la présence de quinones libres et celle jaune ou orange les quinone liées (Bruneton, 2016; Harbone, 1998).

 

f. Recherche des saponines

 

Principe : La détection de saponines est basée sur leur pouvoir moussant. Pour une mousse non persistante, le filtrat en milieu acide en présence de dichromate de potassium donne une coloration vert-sale ou violette virant au rouge (Bruneton, 2016)

 

Mode opératoire : Dans un erlenmeyer contenant 10 g de matériel végétal broyé grossièrement, on ajoute 100 mL d’eau distillée pour réaliser une décoction pendant 30 minutes. Filtrer la solution après refroidissement. 15mL de décoctés sont introduits dans un tube à essai de 16 mm de diamètre et 160 mm de hauteur. Le contenu du tube est agité hermétiquement pendant une minute. Après agitation, on laisse reposer la solution pendant 10 minutes et mesurer la hauteur de la mousse.


 

 

En cas d’obtention d’une mousse de moins de 10 mm, tester la présence des

 

saponines à laide des réactifs (Mélange dacide sulfurique 1N et de dichromate de potassium10

 

%). Lapparition d’une coloration violette virant au rouge ou au vert indique la présence des

 

saponines (Harbone, 1998).

 

 

g. Recherche des stéroïdes et terpénoïdes

 

Principe : En présence de l'acide atique anhydre et de l'acide sulfurique concentré, l'extrait organique éthé ou au toluène contenant les stéroïdes donne des colorations mauves et vertes. L'identification des terpénoïdes suit le même schéma en plus de l'ajout du réactif de Hirschson (acide trichloroacétique). La couleur jaune virant au rouge indique la présence de terpénoïd

 

Mode opératoire : 5 g de matériel végétal sont mis à macérer pendant 24 heures dans l'éther de pétrole ou dans le toluène. Après filtration, le solvant est évaporé à sec. Dans le résidu obtenu, on ajoute successivement et en agitant, 2 mL de chloroforme, 0,5 mL d'anhydride acétique et trois gouttes d'acide sulfurique concentré. L'apparition de colorations mauves ou vertes indique la psence de stéroïdes (Bruneton, 2016; Harbone, 1998)

 

L'identification des terpénoïdes suit le même schéma que celle des stéroïdes. En plus du test utili pour la recherche des stéroïdes, quelques gouttes de réactif de Hirschson sont ajoutées à

4 ou 5 mL de la solution acidifiée. La coloration jaune virant au rouge indique la présence de terpénoïdes (Bruneton, 2016; Harbone, 1998)

 

h. Recherche des tannins

 

h.i. Tannins catéchiques

 

 

Principe : En présence de chlorure ferrique 1 %, les extraits aqueux taoïques donnent des colorations bleu-vert, bleu sombre et verte ou des précipités.

 

Mode opératoire : 5 g de matériel végétal sont infusés dans 50 mL d'eau contenue dans un erlenmeyer pendant 30 minutes. 5 mL de l'infusé sont prélevés et additionnés des 1 mL de chlorure ferrique 1 %. Le test est positif lorsqu' un précipi ou une coloration (bleu-vert, bleu sombre ou vert) apparaît. 15 mL de réactif de Stiasny sont ajoutés à 30 mL de l'infusé, le mélange est porté au bain marie à 90°C. L'apparition d'un précipité indique la présence de tannins cachiques (Amuri et al., 2017).


 

 

h.ii. Tannins galliques

 

 

a.   Principe : En présence de chlorure ferrique 1 %, les extraits aqueux taoïques donnent des colorations bleu-vert, bleu sombre et verte ou des précipités.

b.   Mode opératoire : 5 g de matériel végétal sont infusés dans 50 mL d'eau contenue dans un erlenmeyer pendant 30 minutes. 5 mL de l'infu sont prélevés et additionnés des 1 mL de chlorure ferrique 1 %. Le test est positif lorsqu' un précipi ou une coloration (bleu-vert, bleu sombre ou vert) apparaît. 15 mL de réactif de Stiasny sont ajoutés à 30 mL de l'infusé, le mélange est porté au bain marie à 90°C. La solution est ensuite filtrée, le filtrat est saturé d'acétate de sodium avant d'y ajouter quelques gouttes de chlorure ferrique. La formation d'un précipi dans ce cas, révèle la présence de tannins galliques (Amuri et al., 2017).


 

 

II.3. PRESENTATION ET DISCUSSION DES RESULTATS

 

 

II.3.1. PRESENTATION DES RESULTATS

 

 

Sont présentés dans ce point, les sultats de l’enquête sur la confusion de nom

 

vernaculaire ainsi que ceux du criblage phytochimique.

 

 

 

II.3.1.1. Résultat denquête

 

 

Lenquête a é ali sur 120 personnes ressources dont les données socio- démographiques sont présentées dans le tableau II ci-après.

 

a. Profils socio-mographiques

 

Sexe

Homme

81

67,5 %

 

Femme

39

32,5 %

 

 

 

 

 

Hemba

12     10 %

 

Lala

12     10 %

 

Lamba

12     10 %

 

Luba-Katanga

12     10 %

 

Rund

12     10 %

 

Sangwa

12     10 %

 

Tabwa

12     10 %

 

Luba-Kasaï

12     10 %

 

Zela

12     10 %

Statut marital

libataire

7       5,8 %

 

Mar

104   86,7 %

 

Veuf

9       7,5 %

 

Brevet de formation

1       0,83 %

 

Diplôme d'état

36     30 %

Niveau d'étude

Gradué

15     12,5 %

 

Licenc

7       5,84 %

 

Primaire

10     8,33 %

 

Secondaire

37     30,8 %

 

 
Tableau 2. Profils socio-démographiques des personnes ressources

 

 

 

 

 

 

Originaire                                  Bemba                                                  12     10 %


 

 

 

 

Aucun niveau d'étude

14

11,7 %

Oui

18

15 %

Non

102

85 %

Agent de la fonction publique

7

5,83 %

Commerçant

10

8,33 %

Secouriste

1

0,83 %

Cultivateur

35

29,1 %

Couturre

1

0,83 %

Enseignant

5

4,17 %

Garde

4

3,33 %

Aucune

57

47,5 %

Etudes

8

6,67 %

Incarnation d'un esprit des ancêtres

1

0,83 %

Initiation

18

15 %

Inspiration divine

2

1,7 %

ritage familial

79

65,8 %

Rêve

12

10 %

[2,5-9,5[

9

7,5 %

[9,5-16,5[

16

13,3 %

[16,5-23,5[

44

36,7 %

[23,5-30,5[

22

18,3 %

[30,5-37,5[

14

11,7 %

[37,5-44,5[

9

7,5 %

[44,5-51,5[

3

2,5 %

[51,5-58,5]

3

2,5 %

[26,7-32,5[

15

12,5 %

[32,5-38,5[

19

15,8 %

[38,5-44,5[

17

14,2 %

[44,5-50,5[

23

19,2 %

[50,5-56,5[

21

17,5 %

[56,5-62,5[

9

7,5 %

[62,5-68,5[

7

5,83 %

[68,5-74,5]

9

7,5 %

 

 
Rituel avant la récolte

 

 

Autres activités

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Acquisition des compétences

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Expérience (année)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Age


 

 

Au cours de cette étude, 120 tradipraticiens répartis dans 10 difrentes tribus ont é interviewés. Les hommes représentés 81 tradipraticiens soit (67,5 %) contre 39 de sexe féminin soit (32,5 %). Ces résultats corroborent avec ceux de Bakari et al (2018) qui lors de leurs enquêtes, les femmes représentaient 32,65 % contre 67,34 % pour les hommes. Ceci serait étroitement lié à la culture Africaine qui réserve certaines activités principalement aux hommes.

18 tradipraticiens étaient des spiritueux soit (15 %) contre 102 herboristes (85 %). Les mariés représentaient 86,7 % soit (104 tradipraticiens) contre 7,5 % des célibataires soit (9 tradipraticiens). Ceci sexpliquerait par le nombre élevé des tradipraticiens (36,7 %) dont l’âge variait entre [16,5-23,5[, ce qui est considéré comme étant l’âge nubile en Afrique. 79 tradipraticiens soit (65,8 %) ont acquis les connaissances de la pratique de la médecine traditionnelle par héritage comme l’a aussi rapporté Manya et al, (2020).

 

b.  Connaissances ethnopharmacologiques

 

Ci-dessous les résultats sur les connaissances ethnopharmacologiques des tradipraticiens consultés.

 

Tableau 3. Présentation des données sur les connaissances ethnopharmacologiques

 

 

Nom vernaculaire proposé

 

Nom vernaculaire standardisé

Utilisé pour

soigner quelle(s) pathologie(s) ? Préparation & posologie

 

Quelle est la signification de ce nom vernaculaire ?

 

 

Esce identique récoltée

 

 

Tribu

 

 

 

Kifumbe

 

Kifumbe (12/12), TPNPC (0/12)

Boisson du

cocté des

feuilles ou racine : toux (12/12), diarrhée et

malaria (1/12),

Sert à régler

ou faire

disparaitre les problème (10/12), TPNPC (2/12)

 

 

 

 

 

 

 

Piliostigma thonningii

(Schumach.) (12/12)

 

 

 

Bemba

 

 

 

 

Kifumbe

 

 

Kifumbe (12/12), TPNPC (0/12)

Boisson du

cocté des feuilles ou racine :

toux persistante (12/12), boisson du cocté des écorces : anémie (1/12)

 

Sert à régler ou faire disparaitre les problème (12/12), TPNPC (0/12)

 

 

 

 

Lamba

TPNPC : nombre de tradipraticiens ayant donnés la même information sur les 12 consultés par tribu.

 

Il ressort de cette enquête que seuls les tradiptaticiens des tribus Bemba et Lamba consultés connaissez la signification anthropologique des noms vernaculaires (Bemba et Lamba) des plantes ainsi que leurs usages contrairement aux tradipraticiens des autres tribus qui non seulement ne reconnaissez plus la signification anthropologique des noms vernaculaires dans leurs langues respectives, mais aussi n’ont pas tous récolté une même espèce. Ceci serait due  à  deux   phénomènes,   primo   l’origine  de  la  plante en   effet   les   connaissances


 

 

ethnopharmacologiques sont étroitement liées à la culture de chaque peuple, donc il existerait des spécialités en fonction de telle ou telle autre tribu. Secundo, la proximité des tradipraticiens avec leurs milieux d’origines, en effet, plus le tradipraticien serait dans son milieu d’origine et parlant sa langue maternelle, plus il conservera les connaissances traditionnelles.


25

 

 

 

II.3.1.2. Résultats phytochimques

 

 

Les résultats du criblage chimique réali sont condensés dans le tableau II ci-après :

 

Tableau 4 : Résultats globaux du criblage chimique

 

 

Bauhinia reticulata

 

 

 

 

 

Piliostigma thonningii

ER

 

 

ET F

 

 

 

 

 

6/11 54.5

 

 

6/11 54.5

5/11 45.5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ER ET

F

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Esces          Organes  Alc       Flav     Anth    Quin     Coum     Sap      Tanc    Tang    Terp       Ster                      HCN   Rés /Org %

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

Tota Res+ sur 6                     1          6          5          0            2           3          6          3          1           3          0


4/11 36.4

 

 

4/11 36.4

 

5/11 45.5


 

Pourcentage (%)                  16.7    100      83.3       0         33.3        50       100       50      16.7        50          0

 

F : Feuilles ; ET : Ecorses - tiges ; ER : Ecorses - racines ; PU : Partie utilisée ; Rés + : Résultats positifs ; Org : Organe ; PL : Plante, Alc : Alcaloïdes ; Flav : Flavonoïdes ; Anth : Anthocyanes ; Quin : Quinones ; Sap : Saponines ; Tanc : Tanins catéchiques ; Tang : Tanins galliques ; Terp : Terpenoïdes ; Ster : Steroïdes ; HCN : Hétérosides cyanogènes ;                                                 : Présence ;      : Absence


 

 

Aps examen minutieux du tableau ci-dessus, il s’observe que 66 tests ont éeffectués pour le criblage phytochimique, parmi lesquels 30 tests ont é positifs. Lanalyse des résultats globaux peut être examinée sous trois aspects : la répartition des groupes bioactifs par organe, par espèce végétale et leur prévalence dans l'ensemble des plantes.

 

a. Prévalence des groupes bioactifs dans l'ensemble des plantes

 

L'observation montre que les tanins cachiques et les flavonoïdes sont les composés trouvés dans les difrentes parties des plantes analysées soit (100%) de tests positifs, les anthocyanes sont en deuxième position avec 83.3%, suivis des stéroïdes et saponines avec 50% chacun, coumarines 33,3%, 16,7% pour les alcaloïdes et terpénoïdes. Les quinones et les hérosides cyanogènes ont é absent (0%) dans tous les organes pour toutes