Bonsoir, nous sommes le 24/07/2024 et il est 18 h 28.





 

 

EPIGRAPHE

 

 

 

Le recensement général de la population est plus qu’une nécessité pour des politiques publiques efficaces en République Démocratique du Congo..

                                                                                    

                                                                                   Anderson UKELO UCHI

 


 

 

DEDICACE

 

 

A notre mère Dodo YESSANGA MUNIORORO, à qui le destin n’a pas  laissé le temps de gouter  les prémisses des fruits de ses sacrifices et de sa sueur que le lecteur de ce travail, ne serait-ce lui, puisse trouver par ici l’expression, de notre douleur ressentie par la regrettable et impitoyable séparation avec nous ses enfants.

A notre très cher  Papa Aloys UKELO Jok pour l’amour, les soutiens et l’encadrement et de son souci pour notre éducation.

 

Anderson   UKELO UCHI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

REMERCIEMENTS

Au terme de ce second Cycle universitaire, nous sommes heureux  de présenter ce travail, qui est le fruit de notre seul effort, pratique  académique à laquelle nul n’échappe. Nous avons ainsi centré notre réflexion sur l’organisation du recensement comme nécessité à l’élaboration des politiques publiques en RDC : cas de l’habitat.

Bien avant tout, nous voulons rendre grâce à l’Eternel Dieu, Dieu très-haut et Tout Puissant, pour son amour et sa grâce sur nous.

Qu’il nous soit permis dans ce travail de manifester nos sentiments de reconnaissance à l’endroit des corps académique et scientifique de la Faculté des Sciences Sociales Administratives et Politiques  qui ont contribué à notre émergence et à tous ceux qui de loin ou de près, ont contribué  moralement  et financièrement à la réalisation de ce travail.

Nous remercions de façon toute particulière le Professeur Germain KUNA MABA et le Chef de Travaux Willy KALALA KANKONDE, successivement Directeur et rapporteur de ce travail qui en dépit de leurs multiples occupations, se sont disposés avec dévouement à la mise au  point de cette œuvre scientifique. Nous les rassurons que leurs conseils et remarques combien pertinents nous ont été d’une grande utilité.

Nos remerciements s’adressent aussi à nos tendres sœurs Titi-Pascaline MUTSHEBE, Safi TUMBONYO Emérence, Harmonie IBONGYA pour tant de privations et sacrifices pour notre cause.

Qu’il plaise à notre estimée amie Gloria OMOYI NDJOVU de trouver dans ces lignes l’expression de nos remerciements pour son soutien moral, matériel et spirituel. Mais aussi à notre estimé et cher  pasteur Ron MBOKO pour son encadrement spirituel et son soutien matériel.

 Nos remerciements s’adressent également à nos très chers frères, sœurs, amis et connaissances pour toutes les fois qu’ils nous ont soutenus spirituellement, moralement  et matériellement, nous n’avons rien à vous rendre en retour si c’est n’est que ces quelques mots de remerciements.

           Anderson  UKELO UCHI

 


 

LISTE DES ABREVIATIONS

ASBL

: Association Sans But Lucratif

BEAU

: Bureau d’Etude d’Aménagement Urbain

CENI

: Commission Electorale Nationale et Indépendante 

CNECI

: Caisse Nationale d’Epargne  et de Crédit Immobilier

LOGEC

: Logement Economique

OCA

: Office de Cités Africaines

ONATRA

: Office National de Transport

ONG

: Organisation Non Gouvernementale

ONL

: Office National de Logement

PNUD

: Programme de Nations Unies pour le Développement

RDC

: République Démocratique du Congo

RIMOKIN

: Régie Immobilière  dans la ville de Kinshasa

USA

: United States of America



INTRODUCTION

I.    Etat de la question

La République démocratique du Congo, dont la population s’élèverait  aujourd’hui à près de 100 millions d’habitants, est confrontée à plusieurs problèmes dans les différents secteurs de la vie.

Au nombre de ceux-ci nous retrouvons l’épineuse question  de l’habitat qui, à notre avis ne semble pas bénéficier d’une attention particulière en termes des politiques publiques de la part des autorités congolaises. Ce qui a comme conséquence, la RDC évolue en marge  des normes et des exigences universelles en cette matière.

Actuellement dans la ville de Kinshasa, le problème de l’habitat se pose avec acuité au point qu’il est devenu un sujet d’actualité et son ampleur  pousse les chercheurs et les autorités politico-administratives à s’y pencher, quand bien même cela demeure encore théorique.

Il sied de rappeler  que pendant la colonisation, la ville de Kinshasa avait une configuration selon laquelle les ouvriers  habitaient la périphérie tandis que  les cadres essentiellement belges, résidaient  dans le centre-ville où les conditions urbanistiques étaient plus ou moins respectées.  Sa population se situait autour de 400.000 habitants.

Aujourd’hui avec l’explosion démographique occasionnée par l’extension de la ville, l’exode rural, mais aussi les guerres répétitives de l’Est du pays, cette population a été multipliée par 30, au point que la population kinoise avoisine les 12.000.000 d’habitants. Paradoxalement, cette croissance démographique ne s’est pas accompagnée d’une amélioration des conditions de vie en termes de construction des nouvelles infrastructures et particulièrement de l’habitat.

Ceci nous pousse à soulever la problématique du recensement de la population, qui à notre avis constituerait un indicateur pouvant permettre aux gouvernants d’élaborer des politiques publiques en général et celles en matière d’habitat en particulier, sur base des données fiables. Pour rappel, les derniers recensements dans notre pays remontent à 1970 et 1984.

Dans ce travail, il sera question pour nous de chercher à démontrer que l’élaboration d’une bonne politique publique en matière d’habitat est tributaire d’un travail de recensement de la population qui, non seulement permettra sa meilleure connaissance tant sur le plan qualitatif que quantitatif, mais également aidera les gouvernants à mieux planifier la politique d’habitat.

La rigueur scientifique exige que tout travail passe par un examen des travaux antérieurs afin d’éviter les redites. Le domaine de l’habitat au cœur de notre travail réflexion ne date pas d’aujourd’hui. Plusieurs chercheurs se sont intéressés à cette question, nous reprenons l’essentiel de leurs idées dans les lignes qui suivent.

MUAKA KIMBUENE Carine[1]dans son travail intitulé « incidence de l’exode rural sur l’habitat à Kinshasa » se préoccupe de remédier à ce phénomène dans une approche prospective sur les mécanismes de résolution de la crise de logement à Kinshasa.

LEKO MASALANDUA Trésor[2]dans son travail intitulé « Urbanisation et inondation dans la ville de Kinshasa » se focalise sur les stratégies de lutte contre les inondations pour une urbanisation durable. Il est donc question de proposer les solutions pour lutter contre les inondations.

KATETA KATETA Alain dans son travail intitulé  « Croissance démographique  et ses conséquences sur l’urbanisation dans la ville de Kinshasa » se préoccupe de la résolution de la poussée démographique au niveau de la municipalité de Matete  et ses différents effets d’entrainement sur la qualité de vie de la population.[3]

NGOY MPOSHI dans son travail intitulé « Les villes congolaise face au défi de l’administration du développement pour la gestion de cités urbaines quant à lui, démontre l’inefficacité de l’administration et le manque de volonté des autorités politico-administratives pour élaborer des politiques publiques adéquates en matière d’urbanisme dans la ville de Kinshasa.[4]

VERHAEGEN P.[5], dans son ouvrage intitulé « L’urbanisation de l’Afrique noir » démontre l’obstacle majeur  et les difficultés que rencontrent les différents Etats d’Afrique subsaharienne pour atteindre un niveau de ville répondant aux normes urbanistiques.    

Notre démarcation avec nos prédécesseurs vient du fait que nous nous préoccupons à démontrer le bien-fondé d’une opération démographique en l’occurrence le recensement de la population, qui doit précéder ou qui doit être prise en compte avant d’élaborer les politiques publiques, dans le domaine d’habitat.

Il est à signaler qu’en dehors de quelques enquêtes menées avec le financement du PNUD, la République démocratique du Congo est l’un des pays au monde qui ne dispose pas d’une information chiffrée, fiable et actualisé sur les domaines essentiels de son développement.

Par conséquent, une éventuelle organisation du recensement serait  un remède efficace parce que d’une part, elle aidera à comprendre la population à laquelle sont liées les indicateurs comme le sexe, l’âge, la résidence, le lieu d’origine, etc. D’autre part, elle permettra de justifier encore plus la raison d’être des politiques publiques dans le processus de développement en matière d’habitat et par rapport à la mise en application de la politique dont l’homme reste le centre.

2. Choix et intérêt du sujet

Il y a trois critères principaux qu’il faut combiner dans le choix d’un objet scientifique, à savoir[6] : l’intérêt personnel, son accessibilité et l’intérêt pour la science et la culture, pour notre cas il s’agit de :

2.1. Intérêt Scientifique

Cette étude porte des éléments d’informations qui pourront être une référence pour les autres scientifiques qui aborderont les sujets similaires à notre travail.

2.2. Intérêt Pratique

Cette étude se proposer d’éveiller la conscience de nos acteurs politiques  en vue d’une prise en compte dans la définition des politiques publiques, de l’épineuse question  d’habitat dans la ville de Kinshasa.

2.3. L’intérêt personnel

Considérant le taux de croissance de la population congolaise en général et celle de la ville de Kinshasa en particulier  et  ses répercussions sur la qualité de l’habitat qui ne fait que se détériorer, nous avons porté  notre choix sur ce sujet, en tant que résident de la ville de Kinshasa, pour apporter  notre contribution à la communauté en cette matière.

3. Problématique

La problématique est considérée comme étant un ensemble construit autour d’une question principale, des hypothèses de recherche et de lignes d’analyse qui permettent de traiter le sujet choisi[7].

En d’autres termes, la problématique est l’aboutissement du choix du sujet, car elle permet à la fois définir et de justifier la façon dont le sujet sera traité. La problématique explique et légitime le projet de recherche retenu, oriente la  démarche  sur des pistes inductives et pose la question centrale et essentielle par rapport au sujet.

En ce qui concerne notre travail nous allons essayer  de fixer les idées sur les questions suivantes :

-      En quels termes se pose la problématique de l’habitat dans la ville de Kinshasa ?

-      Dans quelle mesure le recensement de la population trouve-t-il son importance au niveau du secteur d’habitat à Kinshasa ?

Nous tenterons de répondre à toutes ces questions dans la suite de notre travail.

4. Hypothèses

Le dictionnaire Larousse définit une hypothèse comme étant une « proposition relative à l’explication des phénomènes naturels, admises provisoirement avant d’être soumis au contrôle de l’expérience. »[8]

Le professeur OLOFIO nous aide davantage en définissant l’hypothèse comme étant une réponse provisoire d’une proposition laquelle sera affirmée tout au long de l’évolution du travail[9]

En guise d’hypothèses, voici quelques propositions en rapport avec les questions précédemment posées :

Il est clair que plusieurs éléments sont à la base de la dégradation du secteur d’habitat  dans la ville de Kinshasa, parmi lesquels nous pouvons citer le non-respect au non prise en compte de normes de construction dans la plupart de quartiers de la capitale.

-      L’absence d’une politique publique pouvant résoudre le problème de logement de la population qui ne fait qu’accroître  tout en occupant les mêmes quartiers dont les dimension demeurent les mêmes depuis l’indépendance,

-      Le manque d’entretien afin de maintenir la salubrité dans différentes communes et quartiers de Kinshasa, qui doit être l’apanage  en amont des autorités politico-administratives de la ville en tant que décideurs à pouvoir donner les orientations  et de l’impulsion pour son exécution, en aval par la population par les initiatives privées.

Le recensement en tant que source de renseignement pour l’Etat par son résultat, permet de connaître les besoins de la population dans plusieurs domaines dont celui de l’habitat.

Le recensement arrive à mobiliser plusieurs personnes et permet de recueillir  un grand nombre d’informations. Ainsi une organisation du recensement  avant l’élaboration  de la politique publique en matière d’habitat dans la ville de Kinshasa, permettra de fixer cette politique selon une projection sur les estimations requises  de la population par le fait que le recensement  est une opération démographique qui permet d’avoir des données chiffrés et une photocopie de la population et de comprendre la mobilité de la population dans le cadre de l’exode rural, l’immigration et l’émigration.

5. Méthodologie de recherche

La méthode est l’ensemble des règles et des principes qui organisent le mouvement d’ensemble de la connaissance, c’est-à-dire les relations entre l’objet de recherche et le chercheur, entre les informations concrètes rassemblées à l’aide des techniques et le niveau de théorie et de concept[10]

Tout travail scientifique doit avoir une méthode pour mener à une bonne fin d’étude. En effet, elle désigne tout effort intellectuel qui organise le choix du sujet et accompagne le chercheur dans la collecte systématique des données.

Pour Pinto Roger et Grawitz Madeleine, une méthode est l’ensemble concerté d’opérations, mise en œuvre pour atteindre un ou plusieurs objectifs, un corps de principes permettant de sélectionner et de coordonner les techniques. Elle consiste à faire de façon plus ou moins abstraite ou concerte, précise ou vague, un plan de travail en fonction d’un but.[11]S’agissant notre étude nous avons  utilisé la méthode systémique

5.1. La méthode systémique

L’analyse systémique est «  toute recherche théorique ou empirique qui part du postulat que la réalité sociale présente le caractère d’un système pour interpréter et expliquer les phénomènes sociaux par les liens d’interdépendance et qui en constituent une totalité »[12]. Le système constitue un ensemble dont les éléments sont interdépendants ou en perpétuelle interaction, si bien que la modification de l’un entraine la transformation de l’ensemble. Cette méthode renvoie donc à une perception plus construite de la globalité observée.

Par ailleurs, le système est une manière de voir un tout en mettant en relation ses composantes dans leur rapport à ce tout et à l’environnement[13].

La méthode systémique  trouve son importance dans notre travail dans le mesure où, le secteur d’habitat constitue un élément parmi tant d’autres au sein de la ville de Kinshasa que nous considérons dans le cadre de cette étude, comme un système. Ainsi, comme il dépend de l’intervention des pouvoirs publics, son dysfonctionnement peut avoir des répercussions  sur les autres secteurs en raison de leur d’interdépendance.

5.2. Techniques

Dans ce travail, nous avons utilisé la technique documentaire et l’interview libre

5.2.1. Technique documentaire

Il s’agit de tous les écrits antérieurs[14] qui se rapportent directement ou indirectement à la recherche, ces documents peuvent se présenter sous plusieurs  formes de textes écrits (livres, articles de revue, journal, documents administratifs, correspondances, internet…)

Cette technique trouve son utilité dans notre étude dans la mesure où elle nous a permis  de récolter les informations préexistantes et nécessaires en rapport avec notre sujet en mettant en présence du chercheur les documents supposées contenir les informations recherchées.

5.2.2. Interview libre

Cette technique permet de poser les questions de manière directe, sans détour. Nous avons fait recours à cette technique pour obtenir de la part des différents cadres occupant des fonctions au sein des institutions du domaine en étude, ainsi que les scientifiques traitant des questions liées à notre sujet, des réponses  à nos préoccupations.

Nous avons interrogé les personnes suivantes :

1.      Anatole BWANYA, démographe, institut nationale de statistiques, le 11 Avril 2018

2.      Tony KAHINDA, chef de bureau, Ministère d’urbanisme et habitat, le 02 mai 2018

3.      Sonel BISELENGE, Ir. Civil, Université de Kinshasa le 15 mai 2018. 

6. Délimitation du travail

Tout chercheur est forcément limité, le fait de circonscrire nos recherches n’est ni une fuite du temps, encore moins l’impossibilité d’en cerner le contour. Il s’agit plutôt d’une démarche rationnelle permettant d’atteindre la finalité poursuivie sans difficulté[15].

Pour ne pas s’étendre trop au risque de se perdre dans la matière  nous avons circoncis  le sujet en étude sur le plan spatial et temporel.

6.1. Sur le plan spatial

Notre étude ne concerne que le recensement pour l’élaboration de la politique publique en matière d’habitat dans la ville de Kinshasa.

6.2. Sur le plan temporel

Nous tiendrons compte dans ce travail de la période allant de 2014 à 2017

7. Subdivision du Travail

Hormis l’introduction et la conclusion, notre travail  se répartit en trois chapitres, à savoir :

1.      Cadre théorique et conceptuel

2.      La présentation de la ville de Kinshasa

3.      Importance du recensement de la population et analyse prospective de l’habitat dans la ville de Kinshasa.


 

CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE ET CONCEPTUEL

Dans ce chapitre nous allons définir les concepts opératoires auxquels nous ferons recours dans cette étude. L’explication des mots clés contenus dans le titre d’un travail scientifique constitue une nécessité et une exigence si l’on veut se faire comprendre. Ainsi allons-nous définir les concepts suivants : recensement,  politiques publiques et habitat.

Section1 : Recensement

Le recensement de la population consiste en un ensemble d’opérations qui visent à recueillir, à regrouper, à évaluer, à analyser et à publier des données démographiques, économiques et sociales se rapportant à un moment donné à tous les habitants d’un habitant d’un pays ou d’une partie bien déterminée d’un pays[16].

Il s’agit aussi du dénombrement ou d’un inventaire de personnes, d’effets, de suffrage[17]

1.1. Etapes du recensement

1. Le fondement légal

C’est un ensemble des mesures constitutionnelles légales et réglementaires qui se rapportent au recensement[18]

La tenue d’un recensement sous-entend l’existence d’une législation permanente ou ad hoc qui stipule un cadrage juridique par rapport aux droits et aux devoirs y afférant.

Dans certains pays, comme les U.S.A, où existe déjà dans la constitution des dispositions permanentes qui exigent et organisent périodiquement un recensement, il faut toujours un instrument légal d’application qui soit souvent permanent. C’est le cas d’une institution permanente à l’instar de la commission électorale nationale indépendante en sigle (CENI) pour notre pays en matière électorale ; dont le rôle est de concrétiser cette loi à chaque fois que l’intervalle advient. Au cas où une telle loi ou structure n’existe pas permanemment, une législation adéquate doit-être adoptée le moment venu pour que se tienne cette opération démographique de grandes envergures.

2. Les prévisions budgétaires

Le recensement général coute beaucoup d’argent, ce qui fait qu’il faut toujours des prévisions budgétaires hors normes.

Pour ce faire, il faut obligatoirement prévoir des différents postes d’interventions, ainsi que l’étagement des dépenses dans le temps.

D’ailleurs, le recensement dépend souvent d’un budget extraordinaire qui est exécuté en tranches à consentir annuellement. A elle-même la préparation entraine déjà des frais très importants et qui sont aussi budgétisés. Sans oublier les imprévus sous formes de modifications pouvant apparaitre au cours du recensement ou encore le fait que le recensement prenant plusieurs années, les prix vont changer et perturber le budget initialement retenu. En ayant d’abord le cout total de l’opération, les précautions financières peuvent ainsi être mises en place pour éviter toute surprise budgétaire pouvant entamer la tenue ou la poursuite du recensement.

3. Les secteurs d’investigation

Le recensement général a l’avantage de par sa nature d’être ouvert à plusieurs utilisateurs. Ces derniers qui peuvent vouloir consulter des résultats censitaires incluent les industriels, les chercheurs, les départements gouvernementaux et la société civile. Pour ce faire, ces utilisateurs peuvent-être consultés, sur la demande ou pas, sur ce qu’il convient d’inclure dans le recensement pour répondre à leurs besoins ou besoins de l’état qui organise cette opération. C’est d’ailleurs ce dernier par le truchement de ses responsables mandatés qui a le dernier mot par rapport au choix définitif sur ce peut ou non être inclus.

4. La date du recensement

On parle de la date du recensement pour ainsi dire la date où les renseignements sont réellement consignés et non celle du jour où les renseignements sont fournis[19].

L’identification d’une date fixe est la meilleure façon de procéder suite aux variations continuelles de l’état d’une population elle doit toujours être fixée avec précision, même si elle n’est pas la même pour tous les secteurs censitaires.

5. Les populations à recenser

Il existe généralement deux approches principales sur l’identification des populations à recenser.

Ø  La première approche suggère qu’on recense l’individu à son domicile officiel afin d’assurer la qualité des données. Dans cette proposition, chaque individu est recensé à sa résidence légale, qu’il soit absent ou présent. Quand on évalue de cette façon, la population obtenue est dite domiciliée ou de jure c’est la population légale.

Ø  La deuxième approche suggère quant à elle que l’on doit recenser l’individu là où on le rencontre. Ici quand chaque individu est recensé là où on le rencontre le jour même du recensement quel que soit l’endroit, comme à la sortie d’un restaurant, à la descente d’un avion, à l’entrée d’un hôtel. Cette approche donne lieu à ce que l’on identifie la population telle qu’elle se présente, d’où la population de facto.

6. La définition des aires géographiques

Il s’agit d’une surface géographique bien tracée et sur laquelle les informations censitaires seront collectées.

Cette surface géographique appelée « secteur censitaire » peut ne pas avoir existée comme telle auparavant. Elle peut avoir été strictement démarquée pour faciliter la conduite du recensement. Les entités territoriales comme les secteurs, les villes, les communes existantes peuvent ne pas servir de secteurs censitaires mais peuvent-être découpées en secteurs censitaires. Il s’agira dans ce cas d’un découpage territorial spécial en vue du recensement. Il va sans dire que cette tache de découpage est rendue facile s’il existe déjà une bonne cartographie.

7. La détermination du genre de recensement

C’est possible qu’il y ait parfois difficulté de choix du modèle de recensement à adopter compte tenu d’un arsenal bien fourni des modèles de recensement.

Ainsi on peut retenir les modèles de recensement ci-après :

Ø Le recensement exhaustif ou à sondage partiel ;

Ø Le recensement case à case ou sur convocation ;

Ø Le recensement par un seul agent recenseur ou par agents d’équipe recenseurs ;

Ø L’auto-recensement ou le recensement par interview.

Chaque modèle présente ses avantages et inconvénients. Il appartient souvent aux structures en charge du recensement de poser le pour et le contre en vue d’opter pour le ou les modèles qui leurs conviennent le plus souvent en termes de couts.

Le recensement peut ainsi retrouver avec un seul model ; comme il peut être conduit en combinant plusieurs modèles.

8. L’organisation sur le terrain

Il va sans dire que la hiérarchie et les subdivisions des structures censitaires peuvent varier selon les besoins.

Mais quelle que soit cette subdivision, chaque responsable à chaque niveau doit maitriser pour une meilleure réussite de l’exercice censitaire estime J. boute et les types de responsabilités qui incomberaient comme acteurs censitaires. Au cas où un recensement est parti sur plusieurs mois, on prévoit que le rôle possible d’un contrôleur consisterait en ceci[20]

1. Recevoir le chef d’équipe les dossiers des entités terminées :

Les vérifier, les réceptionner dans un registre ;

2. Indiquer au chef d’équipe l’itinéraire à suivre pour la prochaine étape ;

3. Vérifier la feuille de route du chauffeur de véhicule, prévoir les déplacements de celui-ci en fonction des équipes à véhiculer ;

4. Donner à chaque chef d’équipe les formulaires et les fournitures dont il a besoin pour l’étape suivante.

9. La préparation des instructions sur le recensement

Les structures en charge du recensement doivent toujours s’imprégner de l’idée selon laquelle « rien ne doit-être laissé au hasard » quand il s’agit des opérations censitaires. Une telle approche ne peut que garantir l’uniformité et l’homogénéité des résultats censitaires ainsi les instructions sur le recensement doivent-être telles tout le monde impliqué aux différents niveaux par le même langage. Pour ce faire une documentation sur toutes les instructions relatives à chaque niveau de responsabilité ainsi qu’aux taches y afférentes doit-être disponible à tous, y compris les populations. Les instructions devraient aussi contenir tous les scenarii possibles de cas échéants sur le terrain.

10. Composition de différents formulaires du recensement

Il s’agit d’une série des formulaires pouvant intervenir à des niveaux différents dans le recensement par tel ou tel autre besoin. Ainsi à part le formulaire principal ou formulaire du recensement autrement appelé « questionnaire » discuté ci-dessous ; il y a souvent plusieurs autres catégories de formulaires. D’où la nécessité par tout le personnel impliqué de chaque fois savoir quel formulaire doit correspondre à quel besoin.

Notons aussi que la disposition de formulaire c’est-à-dire le nombre de lignes pour quelles informations ; les cases ou les cercles à remplir pour quel cas ; doit-être bien faite en vue de faciliter l’opération cette rigueur du format est même encore plus demandée dans la préparation du formulaire principal le questionnaire qui est le formulaire principal est indispensable qui contiendra toutes les données dont on aura le plus besoin dans cette activité démographique. C’est donc pour cette raison qu’il doit requérir beaucoup d’attention dans sa préparation.

11. Recrutement et formation du personnel

Le recrutement des agents recenseurs est un exercice très délicat qui requiert beaucoup de précautions parce soumis à plusieurs considérations à l’occurrence le nombre d’agents :

Ø  L’âge ;

Ø  Le sexe ;

Ø  Le niveau d’étude ;

Ø  Le lieu de résidence.

Ils sont tous autant de critères à prendre en considération lors du recrutement.

12. La prévision du matériel censitaire

La douleur dans le traitement des affaires qui souvent caractérise certaines administrations publiques n’a pas sa place dans les préparatifs d’un recensement qu’on veut réussir.

Tout doit se faire bien avant le temps pour éviter les inconvénients pouvant torpiller la fiabilité des résultats censitaires. Ainsi, on doit acheter tous les matériels ; confirmer le charroi automobile au cas où il sera nouveau ou s’il sera basé sur la réquisition des véhicules des institutions publiques comme les ministères, l’armée, la police, etc. prévoir l’accès facile aux pièces de rechange pour le charroi automobile, acheter toutes les fournitures de bureau, garantir les réservations hôtelières.

13. La détermination du calendrier général des opérations censitaires

Il s’agit des opérations qui commencent bel et bien avant la vraie date du recensement et se poursuivent au-delà de ce dernier. Elles peuvent ainsi inclure la, présentation de la proposition de loi sur le recensement au parlement national, les consultations entre la structure en charge du recensement avec les utilisateurs des résultats censitaires, la validation, l’impression, la formation des agents, l’expédition vers différents centres et l’envoie des agents recenseurs dans leurs milieux de travail. Aucune de ces étapes ne devra s’exécuter au hasard pour chacune d’elles, le timing précis doit être respecté afin que le recensement puisse se dérouler comme prévu. Il va sans dire qu’étant donné que les activités censitaires ne se terminent pas avec la fin du recensement, il est impératif que les opérations post-censitaires soient également programmées. C’est notamment le cas des opérations de dépouillement, de tabulation, ainsi que de publication des résultats censitaires.

14. Le dépouillement et la publication des résultats censitaires

Le dépouillement des résultats censitaires est une opération méticuleuse c’est-à-dire qui nécessite beaucoup d’attention et de précision dont dépendra la fiabilité ou non du recensement. Toutes les données collectées et qui sont couchées dans les questionnaires doivent à ce niveau être décryptées. Ce décryptage peut être facile comme il peut ne pas l’être car tout dépend de la manière dont les questions et les réponses ont été confectionnées

Il a été dit ci-haut, par exemple que les réponses codées facilitaient le dépouillement, puisqu’ici l’individu ou la machine ne lira que le code. Tandis que s’il s’agit d’une réponse en une longue phrase explication, il appartient à l’agent d’en conclure ce qu’il en comprend ; avec l’espoir qu’il traduise vraiment la volonté du recensé. Avec la venue de la technologie moderne, le dépouillement bénéficie aujourd’hui des techniques du travail d’informatique par le canal des nouveaux logiciels qui facilitent le traitement des données censitaires.

15. La publicité sur le recensement

Elle se fait avant, pendant et après le recensement. Il a été dit dans le développement précédent que la publicité par tous les média était nécessaire dans le cadre de la mobilisation et la sensibilisation des populations à recenser.

Section 2 : Politiques publiques

Une politique publique peut être considérée comme ce que le gouvernement choisi de faire ou de ne pas faire. Puisque nous analysons les politiques dans la perspective de l’Etat, nous allons en réalité parler de l’action gouvernementale ou autrement dit des politiques publiques.

De manière simple, une politique publique se présente sous la forme d’un programme d’action gouvernementale dans un secteur de la société ou un espace géographique[21].

La politique publique comprend deux visages distincts :

1. l’étude des options politiquement faisables en matière d’action gouvernementale ;

2. l’étude de processus et structures de fournitures de ces options[22]

Les politiques publiques se définissent comme un ensemble d’actions coordonnées, mises en œuvre avec pour objectif d’obtenir une modification ou une évolution d’une situation donnée[23].

Les politiques publiques sont une stratégie conduite par les institutions et administrations publiques avec un ensemble des moyens (humains, financiers et matériels) pour agir sur une situation structurelle ou conjoncturelle déterminée (infrastructure, santé, famille, logement, emploi, …) afin d’atteindre un ensemble d’objectifs préalablement fixés.

Il faut absolument enrichir  cette section sur les politiques publiques en approfondissant ce concept.

§1. Principales activités d’élaboration de politiques publiques

Il y a deux types principaux d’activités qui jalonnent la phase conduisant à la décision: la formulation et la légitimation.

1. La formulation

C’est la transformation d’un problème en solutions ou en alternatives d’action. Concernant les acteurs engagés dans ce processus, il y a quelques éléments qui sont pris en considération. C’est notamment les caractéristiques sociales (origine sociale, éducation, culture, idéologies. etc.) des individus, et les modes d’insertion de ceux-ci dans les circuits politiques et administratifs.

Parfois, il arrive que des groupes dont les intérêts sont impliqués restent indifférents. A ce niveau du travail gouvernemental, il est facile de localiser le champ social grâce notamment à la présence de cabinets ministériels, d’élus, de services administratifs, des dirigeants professionnels ou socio-économiques.

Dans cette phase, diverses activités se mêlent: l’étude technique l’imagination, la prévision, mais aussi des conflits, des modes d’ajustement, la création de coalitions, la propagande et la persuasion.

Deux aspects sont étroitement impliqués: la définition de la substance des solutions ou de la solution, et le contexte politique, administratif ou intellectuel qui doit accompagner et traduire cette substance en impacts concrets.

Les buts et les moyens progressent le plus souvent en même temps dans leur explication et dans leur découverte. On recherche par l’appel à l’expérience, par la routine, par la créativité ou par l’étude, des solutions au nom de l’efficience et de l’efficacité, mais on considère en même temps l’univers de ce qui est faisable. Une solution est un calcul social qui mélange de la faisabilité politique et de la rationalité technique qui dessine une carte du possible et un scénario de résultats.

 

2. La légitimation

Le travail de légitimation consiste à mettre une solution en conformité avec un critère ou un principe de choix, ce qui investit la solution d’un caractère normatif particulier exceptionnel au sein du système politique. L’autorité, la coercition et l’engagement direct soulignent le fait que l’autorité légitime a imprimé de son sein d’une alternative. La décision est prise. Le cas le plus simple est celui où, en fonction des procédures établies, la signature du décideur donne à la solution un statut juridique: on consultera la date de parution d’un texte au Journal Officiel ou le communiqué de presse.

Il est cependant des situations beaucoup plus floues, notamment a propos de politiques qui innovent ou qui n’ont pas de cadre soutenu ou formel: la légitimation est difficile à situer, dans le temps et dans l’espace. Par exemple: qui a décidé quand de faire construire la bombe atomique française? Quel ministre ou quel 1er Ministre, quel organisme du gouvernement a ratifié la conclusion des experts? Personne ne peut réellement l’établir. C’est bien le système qui a produit de la légitimation ex post, non pas l’acte d’un homme en particulier ou d’une procédure formelle repérable.

§2. Processus d’élaboration des politiques publiques en République Démocratique du Congo.

Depuis le discours d’investiture du Président de la République du 06 décembre 2006, la troisième République est effectivement devenue réalité. S’agissant de l’élaboration des politiques publiques, celles-ci sont élaborées à trois niveaux différents: national, provincial et local. Et au niveau national. Il faudra distinguer les politiques globales des politiques sectorielles.

1. Des politiques publiques nationales

A l’échelle nationale, les politiques publiques sont soit globales, soit sectorielles.

Cette catégorisation en détermine alors le processus d’élaboration

a) Concernant les politiques publiques nationales globales

L’élaboration des politiques publiques nationales globales est du ressort du Gouvernement central, composé du premier ministre, des vice-premiers ministres, des ministres, des ministres d’Etat, des ministres délégués et des vice- ministres (art. 90 de la constitution).

Le Gouvernement central est dirigé par le premier ministre qui en est le chef en cas d’empêchement du premier ministre, son intérim est assuré par le membre du Gouvernement qui a la préséance.

Avant d’entrer en fonction, le premier ministre présente à l’Assemblée nationale le programme du Gouvernement (article 90 al.4 de la Constitution). Lorsque la majorité des députés nationaux approuve le programme du Gouvernement l’Assemblée nationale investit alors le gouvernement.

Cette exigence d’investir le Gouvernement sur la base de son programme répond à l’impératif des résultats tangibles. C’est autrement une façon de souligner que le Gouvernement est mis en place pour mener des actions devant promouvoir le bien -être de la population.

En effet, le Gouvernement définit, en concertation avec le Président de la république, la politique de la Nation et en assume la responsabilité (article la Constitution).

Le Gouvernement conduit la politique de la Nation.

La défense, la sécurité et les affaires étrangères sont des domaines oc collaboration entre le Président de la république et le Gouvernement. Pour réaliser les missions confiées au Gouvernement, celui- ci dispose de l’administration publique, des forces armées, de la police nationale et des services de sécurité. Le Gouvernement est responsable de la bonne marche des affaires publiques devant l’Assemblée nationale.

Agissant comme Gouvernement c’est le premier ministre qui dirige les actions entreprises. Le premier ministre assure l’exécution des lois et dispose du pouvoir réglementaire sous réserve des prorogatives dévolues au Président de la république par la Constitution (article 92 de la Constitution). II statue par voie de décret. Les actes du premier ministre sont contresignés, le cas échéant, par es ministres chargés de leur exécution. Le premier ministre peut déléguer certains de ses pouvoirs aux ministres.

Pour mener à bien ses activités, le premier ministre bénéficie d’une dotation outre ses émoluments (article 95 de la Constitution).

b) Concernant les politiques publiques nationales sectorielles

Dans chaque secteur d’activités, l’action gouvernementale est menée par un ministre qui est alors le chef de son département (ou ministère). Celui-ci est parfois épaulé par un vice- ministre qui le remplace ou plutôt assume son intérim en cas d’absence ou d’empêchement (article 94 de la Constitution). Le ministre applique le programme du Gouvernement dans son ministère, sous la direction et la coordination du premier ministre, le ministre statue par voie d’arrêté.

Chaque secteur d’activités est couvert par un ministre qui en est responsable au niveau de l’ensemble du Gouvernement. Le sort de chaque domaine d’activités dépend du dynamisme du ministre désigné à la tête du département (ministère). Celui- ci bénéficie des services des membres du cabinet ministériel désignés car le ministre (et/ou Vice- ministre) en fonction de son libre choix. Autrement dit, il lui revient de désigner des collaborateurs compétents et capables pour pouvoir bénéficier des services précieux de la part de ses collaborateurs et arriver à élaborer des bonnes politiques sectorielles.

Les membres du gouvernement sont appelés à concevoir des politiques crédibles et susceptibles d’impulser le pays sur la voie du développement. Dans cette tâche, le ministre qui n’a pas généralement le temps de se concentrer, doit pouvoir se choisir des collaborateurs compétents afin de se faire utilement aider par ceux- ci. La conception étant l’activité primordiale du ministre, il est évident que celui- ci doit en tenir compte dans la sélection des membres de son cabinet ministériel, faute de quoi il risque de se montrer fort limité ou de donner peu de résultats.

En dehors de la conception, les membres du gouvernement doivent assurer l’exécution des décisions gouvernementales dans leur secteur d’activités. A cet effet, ils disposent de l’administration publique pour s’acquitter de cette mission Comme nous le voyons, des décisions gouvernementales prises mais non exécutées ne peuvent pas avancer le pays. Il y a nécessité d’exécuter les décisions prises.

Dans l’exécution, il y a également la dimension de contrôle qu’il ne faut pas négliger. Le contrôle garantit la meilleure exécution des décisions prises et accroît la chance de visibilité de l’action gouvernementale.

2. Des politiques publiques provinciales et locales:

a) Des politiques publiques provinciales:

La constitution du 18 février 2006 a répartit les compétences entre le pouvoir central et les provinces. Certaines compétences ont été confiées de manière exclusive au pouvoir central et d’autres ont été confiées également de manière exclusive aux provinces tandis que d’autres compétences encore ont été confiées de manière concurrente entre le pouvoir central et les provinces (article 201 de la Constitution). Les matières exclusives du pouvoir central sont arrêtées par l’article 202 de la Constitution, les compétences concurrentes sont fixées par l’article 203 de la Constitution et les compétences exclusives de la province sont fixées par l’article 204 de la Constitution. Autrement dit, le constituant qui ne doit pas être confondu avec le pouvoir central, a bien voulu que ces deux niveaux (central et provincial) disposent chacun des matières gérées en propre de telle sorte que si l’un est bloqué ou en difficulté, l’ensemble du pays ne soit aucunement pas paralysé. En cas de conflit de compétences entre le pouvoir central et la province. C’est la Cour constitutionnelle qui tranche ce conflit (article 161 a13 de la Constitution). Pour harmoniser les choses entre le pouvoir central et les provinces, il existe la conférence des gouverneurs de province qui a été instituée (article 200 de la Constitution). Celle- ci se réunit deux fois Fan en session ordinaire et est composée du Président de la république, du premier ministre, du ministre de l’Intérieur et des gouverneurs de provinces. Pour assurer une certaine autorité du Président de la république sur les gouverneurs de province, il les investit par ordonnance une fois que ceux-ci sont élus au niveau de leurs Assemblées provinciales respectives (article 80 de la Constitution).

D’autant plus que la RD Congo est fort vaste, soit 2.345.000 Krn2 détendue et que les moyens financiers deviennent limités pour pouvoir promouvoir le développement sur l’ensemble du pays.

La province dispose de l’Assemblée provinciale qui exerce le pouvoir législatif provincial matérialisé par les édits (lois provinciales) et elle dispose également du Gouvernement provincial qui concrétise le pouvoir exécutif au niveau provincial.

Le Gouvernement provincial est dirigé par le Gouverneur de province élu pour un mandat de 5 ans par les députés provinciaux, eux- mêmes élus au suffrage universel direct. Le gouverneur de province est épaulé dans ses tâches par un vice- gouverneur de province élu sur la liste présentée aux députés provinciaux par le gouverneur de province.

La politique globale au niveau provincial est assurée par le Gouverneur de province qui en garantit la bonne marche et qui en rend compte auprès ces députés provinciaux, qui sanctionnent définitivement l’action gouvernements e en province. C’est ainsi qu’avant d’entrer en fonction, le gouverneur de province présente à l’Assemblée provinciale le programme de son Gouvernement (article 198 al. 6 de la Constitution).

Une fois de plus, nous voyons que le gouvernement provincial est là pour mener des actions susceptibles d’impulser le développement de la province II doit exercer les compétences lui reconnues par la Constitution et arriver à améliorer le bien- être des populations d’en- bas.

Section 3 : L’habitat

En écologie, l’habitat désigne le milieu naturel de vie d’une espèce animale ou végétale. Il correspond aussi au biotope.

En géographie humaine, l’habitat désigne le mode d’occupation de l’espace de l’homme pour des fonctions de logement. On parle ainsi d’habitat individuel, d’habitat collectif, d’habitat groupé, d’habitat dispersé… et par extension, l’ensemble des conditions de logement[24].

Selon le mode construction ou de production des logements, on distingue trois principaux types d’habitat à savoir :

1.   Habitat planifié ;

2.   Habitat administré ;

3.   Habitat des populations à faible revenu.

1. Habitat planifié

L’habitat planifié est aussi appelé cités planifiées, cités de grands chantiers ou ensemble d’habitats. Il désigne un habitat où la conception, le financement, la réalisation d’un seul intervenant ou d’un nombre restreint d’intervenants, sans décision directe de futurs habitants[25].

Ce genre d’habitat permet de regrouper plusieurs problèmes liés aux logements, aux desserts ainsi qu’aux équipements et donne à un seul coup de logements à une population importante.

Il évite la dispersion des responsabilités et des compétences en fournissant un produit fini dans la zone d’habitation bien localisée et bien identifiable.

Cependant, l’habitat dépend très étroitement des possibilités de financement qui doivent-être très importantes. Ainsi l’ensemble construit se prête difficilement à des modifications et permet rarement d’inscrire par la suite des constructions supplémentaires ou d’accueillir d’autres activités. Le corollaire en est que le cadre bâti est figé et en général trop homogène pour ne pas être monotone. En outre une erreur de conception

2. Habitat administré

On entend par habitat administré, un habitat où la construction des logements et de ses éléments complémentaires est laissée aux initiatives des particuliers sur des parcelles qui peuvent provenir, soit d’un découpage parcellaire concerté du pouvoir public ou une initiative privée, soit d’un découpage au coup par coup suivant la demande, l’administration veillant alors au respect des lois et règlements qui concernent l’habitat[26].

L’habitat administré est donc une juxtaposition continue d’initiatives individuelles sous le contrôle éclairé d’une administration.

3. Habitat des populations à faible revenu

A l’origine, ce troisième type d’habitat est indépendant de la volonté de l’administration, il est le résultat d’une pression démographique urbaine très forte et d’un niveau de revenu très modeste.

L’habitat des populations à faible revenu est d’une part adopté au mieux besoins et aux revenus aléatoires d’une population sans emploi, stable et répond d’autre part à l’urgence qu’il y a à accueillir une population nombreuse lorsque la population sait construire.

Il n’est pas rare que ce type d’habitat soit parfaitement salubre, par ailleurs dans la mesure où la façon de couper le terrain est pertinente. Ce type d’habitat se prête à une heureuse évolution sur place, par réalisation de voiries, d’assainissement de dessertes en eau et électricité, par durcissement, remplacement, …

Toutefois, l’habitat des populations à faible revenu peut prendre de vitesse le pouvoir public qui ne souhaite pas toujours affronter une croissance urbaine inconsidérée.


 

CHAPITRE II : PRESENTATION DE LA VILLE DE KINSHASA

Ce chapitre présente la ville de Kinshasa en tant que champ d’investigation de notre travail. Il examine tour à tour l’historique, le statut et l’organisation administrative de la ville de Kinshasa.

Section I : Historique [27]

Le 12 novembre 1874, Henry Morton Stanley, escorté de 356 hommes et trois de ses compatriotes anglais, quitte Bangamoyo, près de zanzibar, pour traverser l’Afrique de l’Est à l’Ouest. Le 12 mars 1877, l’explorateur anglo-américain, de son véritable de nom John Rowlands, né le 28 janvier 1841 à Denbigh, au pays des galles, est surpris par une immense étendue d’eau qu’il croit être un vaste étang. Stanley est en amont de Kinshasa, vers Kimpoko, aux encablures de Maluku. Large de 20km à certains endroits, le spectacle que livre cette nappe d’eau est fascinant. Aussi, Franck Pocock, compagnon de Stanley, lâche un nom de baptême : « Stanley pool ». Et l’histoire s’accélère… (Mettre la première lettre des noms propres en majuscule)

Le 03 décembre 1881, le steamer « en avant » venu d’Europe en pièces détachées et acheminé à Léopoldville en fourgon depuis la côte atlantique, flotte dans la petite baie de Kitambo. Stanley retrouve « Stanley-pool », pour une seconde fois. Le 24 décembre de la même année, il est en tractation avec le chef Ngaliema, le souverain Teke.

Avant tout accord d’amitié ou de coopération, la coutume recommande le rite du mélange de sang entre protagonistes, à prélever de l’avant-bras. Stanley y  consent, « le pacte de fraternité est signé ». Un pacte ayant comme principal effet, « le droit d’établissement ».

Aussi, dès le 14 avril 1882, Stanley crée le poste de Léopoldville en hommage au roi belge.

Si le poste est essentiellement le lieu d’échange, où notamment l’ivoire des congolais s’échange avec du tissus anglais, et où l’on enregistre déjà un chiffre d’affaires quotidien de 7500 à 12500francs en mars 1882, la colonie urbaine de Léopoldville commence avec l’évangélisation. Dès  1883, deux missions protestantes anglaises s’y attellent : « la mission Arthington de l’église baptiste et le Livingston Island  Congo mission ». Il fallait attendre 1889 pour que l’évangélisation catholique s’y déploie.

Le 01 août 1888, le district du Stanley pool est créé. Léopoldville en est le chef-lieu. Dix ans plus tard, le 06 mars 1888 à 10h30’ le premier train venant de Matadi, conduit par l’ingénieur Cito Nicolas, débarque sur Léopoldville. La ville se transforme, mais demeure une bourgade champêtre, assiégée par d’innombrables baobabs centenaires  et des borassus à gros fruits rouges. D’où le nom de « Kin-malebo ».

Le vingtième siècle, à Léopoldville commence avec la construction de la première église catholique, l’église saint-Léopold, œuvrée des pères de Scheut. Avec un toit en chaume, l’église est construite par le père Eugène  Calons, sur le lieu actuel du grand du grand séminaire jean 13. Le port suivra. Déjà en 1907, le trafic du port atteint 16.215 tonnes. 1462 personnes y travaillent, dont 112 européens.

La ville s’affirme en 1909, la banque du Congo voit le jour 1912, un chambre de commerce est créée, et des missions avec écoles primaires et primaires et professionnelles naissent, sous la férule des pères de Scheut. en 1914, on inaugure le premier hôtel de Léopoldville (Hôtel ABC débaptisé Hôtel palace puis Hôtel ONATRA).

Le kinois sont entre 12000 et 13000 en cette année 1914. Ils vivent dans ce que l’on appelle la « cité Africaine » Kinshasa. Le lieu de contact entre Léopoldville et Kinshasa est un marché situé sur l’actuel emplacement de grande poste. La frontière entre les deux villes est tracée par la ligne de chemin de fer Kinshasa-Kitambo, sur l’actuel boulevard du 30 juin. Ce marché sera déplacé et installé plus au sud, sur le site de l’actuel magasin «  African-Lux ». Il s’en suivra le déplacement de la ligne de chemin de fer, plus d’un kilomètre, tout aussi au sud.

1.1. Origine du terme Kinshasa

Kinshasa dérive du toponyme « Nshasa » ou « Ntsasa », provenant du verbe teke « Tsaya », qui veut dire échanger. De son substantif « Instaya » ou « Insaa » désigne tout lieu d’échange. Le préfixe locatif « Ki » provient des commerçants kongo, d’où le terme Kinshasa qui, à l’époque désignait le principal marché de la rive méridionale du pool, où se pratiquait le troc.

En 1920, Léopoldville et Kinshasa se retrouvent réunies en une seule circonscription urbaine sous l’appellation de Léopoldville. Le 01 juillet 1923, par arrêté royal, Léopoldville dévient la capitale de la colonie. Y résident déjà : 2500 européens dont 1500 belges, et plus de 30000 congolais.   En 1966, Léopoldville devient Kinshasa. De 400 000 habitants répartis sur 5 500 hectares en 1960, la ville compte 1.323.039 âmes en 1970. En 1976, la population de Kinshasa atteint 2 215 000 habitants, 3 500 000 en 1990 et plus de 80 000 000 d’habitants en 2009, qui s’entassent sur une superficie habitable de seulement 280km2, donnant une densité moyenne de population de l’ordre de 22.000 habitants au km2, avec un taux d’accroissement naturel 10% (dont 4,5% d’accroissement naturel et 5,5% de solde migratoire).

Il n’est pas exclu, d’ici une trentaine d’années, que Kinshasa compte plus de 200 millions d’habitants. Cette perspective est une bombe qui prépare l’implosion d’une ville.

1.2.    Situation physique

La ville de Kinshasa est située à l’ouest du pays entre 3,9 et 5,1 degrés de latitude sud et entre 15 ; 2 ; 16 ; 6 degrés de longitude Est. Elle est limitée au nord -Est et à l’Est par la province de Bandundu, au sud par celle du Bas-Congo, au Nord-Ouest et à l’Ouest par la république du Congo-Brazzaville, sur une situation liquide, formée par une du fleuve Congo.

Le relief de Kinshasa est formé d’un grand plateau culminant une chaine de collines entourant une plaine et des marécages aux abords du fleuve Congo.

En effet, le massif du plateau du Kwango, de 600 à 700m d’altitude, domine complètement la partie Est de la ville de Kinshasa. Sa portion située dans la ville est appelée plateau des Batéké. Il totalise une superficie d’environ 7.500km2, soit 75,3% de l’ensemble de l’étendue de la ville. La chaine de collines peu escarpées (350 à 675m d’altitude) où l’on trouve les monts Ngaliema, Amba et Ngafula, constitue la frontière commune avec  le Kongo Cenrtal et forme la partie sud de la ville, jusqu’au Sud-Est, où se trouve le plateau des Batéké.

La plaine de Kinshasa suit le lit du fleuve Congo et est enfermé entre le fleuve Congo, le plateau de Batéké et les collines.

La ville de Kinshasa connait un climat de type tropical, chaud et humide. Celui-ci est composé d’une grande saison de pluie d’une durée de 8 mois, soit de la mi-septembre à la mi-mai, et d’une saison sèche qui va de la mi-mai à la mi-septembre, mais aussi d’une petite saison de pluie et d’une petite saison sèche, qui court de la mi-décembre à la mi-février.

L’hydrographie de la ville de Kinshasa comprend le fleuve Congo, des rivières de diverses dimensions et quelques lacs de dimensions très réduites.

Au niveau de la ville de Kinshasa. Le fleuve prend de l’extension et atteint à certains endroits plus de 20km de largeur. C’est sa dernière partie dans la cuvette centrale, avant les rapides de Kinshasa à l’ouest. Les rivières prennent leurs sources principalement des collines, coulent parallèlement du Sud-est vers le Nord-Ouest, baignent la plaine et se jettent dans le fleuve notamment au niveau du pool Malebo.

Les caractéristiques du sol de la ville de Kinshasa sont fonction de la structure géomorphologique. De manière générale, ces sols sont essentiellement  sablonneux avec une faible capacité de rétention en eau, présentant une utilité marginale pour les activités agricoles.

Les types de sols conditionnent les genres de végétation. Celle-ci est constituée de  savanes parsemées d’arbustes et entrecoupées de steppes et de galeries forestières de faibles densités.

Sur le plan administratif, en 1929 Kinshasa n’est qu’une petite bourgade de 5 communes : Kitambo, Gombe, Kinshasa, Barumbu et Lingwala. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, trois nouvelles cités sont créées : Dendale ou l’actuelle Kasa-Vubu, Ngiri-Ngiri et Kalamu. En 1954 et 1960 des nouvelles cités planifiées apparaissent : Matete, Bandalungwa, Lemba et N’djili, et la ville s’organise en 11 communes, notamment pour les premières consultations électorales.

Section 2 : Histoire de l’habitat à Kinshasa

1.      Habitat avant l’indépendance dans la ville de Kinshasa

Kin-la-belle (belle ville avant 1960), la ville était construite sur un sol argilo-sableux, c’était un site particulier ressemblant à un amphithéâtre avec une plaine au nord et à l’est, les collines au sud et à l’ouest.

La ville était construite sur la plaine, un site urbanisable en forme croissant, parce qu’elle suivait la courbe du fleuve.

C’était un secteur mieux cadastré, urbanisé et industrialisé, cette plaine abrite plus de 17 communes avec environ 4.375.000habitants et celle-ci souffrait des problèmes d’inondations et de marécages non seulement défectueux, mais aussi parce qu’elle est traversée par plusieurs rivières qui se jettent dans le fleuve et qui prennent leur source sur les collines du sud et de l’ouest. C’est sur cette plaine  que se situe la commune de Lingwala.

Après la seconde guerre mondiale, la ville s’est explosée démographique, l’administration coloniale par le biais de l’office de cités africaines é (O.C.A) à travers le décret du 05/03/1952 créa cités planifiées à l’occurrence : Kalamu, Yolo-Nord, Yolo-Sud, Matonge, Bandalungwa, Matete, Lemba, Kitambo (Camp babylone) et l’est dans la plaine au-delà de la rivière Nd’jili, l’O.C.A créa la commune ville satellite et elle l’organise en sept quartiers.

En effet, l’office des cités africaines était le chef d’œuvre de ces cités planifiées conformément au plan d’aménagement de 1950. Il avait comme objectif de construire à meilleur marché des logements sociaux et des équipements collectifs pour la population africaine. Entre 1952 et 1960, 2000 salles de classes, 170 bâtiments communautaires, 393 km des voiries, 241 km de pistes cyclables  et piétonnières, 622km de drains en profondeur et 15km d’égout. La même période a vu la conquête des collines par les somptueuses villes et des jolis parcs de Djelo Mbinza. Les nouvelles cités (Kasa-Vubu, Ngiri-Ngiri), quant à elles sont financées par les fonds d’avance vers 1955.

2.      L’habitat après l’indépendance dans la ville de Kinshasa

L’indépendance avait marqué la fin du politique d’aménagement territoriale par l’autorité coloniale qui avait cédé à l’autorité administrative congolaise. Celle-ci s’est effondrée à la naissance d’une urbanisation spontanée.La ville s’étend en tache d’huile, dans toutes les directions des établissements spontanés donnaient naissance aux zones d’extension et ce sont des communes entières qui naissaient autres :Selembao, Makala, Bumbu, Ngaba, Kisenso, une partie de Nd’jili, Kimbaseke et Masina.

Ces communes naissent dans des grandes vastes concessions que l’administration coloniale avait donnait jadis à des églises ou à des particuliers.

L’office national de logement (O.N.L) qui remplaçait l’O.C.A ne produit que 817 logements, 5 km de voiries, 11km de drains superficiel, 1,4km de drains en profondeur et 8,9 km d’égout pendant peu de temps de son existence, avant d’être mis en liquidation.

En 1967, l’administration élabore le plan régional et définit une structure urbaine et ses grandes lignes de fonctionnement mais ce plan est vite débordé par la rapide croissance urbaine avec 12.000 hectares de superficie urbanisables retenus par le plan régional et 19000 hectares de superficie urbanisée au 31 décembre 1975.

Le gouvernement créa la caisse nationale d’épargne et de crédit immobilier (C.N.E.C.I) en 1971 construit 800 logements de la cité Salongo, la C.N.E.C.I tombe en faillite 5 années plus tard et le programme « d’un congolais un toit » tomba à l’eau par manque de moyens, le gouvernement changea la politique de gestion urbaine et adapta la promotion foncière en lieu et place de la production de l’habitat.

En 1975, par le truchement du Bureau d’Etude d’Aménagement Urbain (B.E.A.U), le gouvernement établit un nouveau plan de la ville qui aboutit au schéma directeur d’aménagement dont les grandes lignes orientaient l’urbanisation vers l’Est (ville Est) en matière de production d’habitat social, le promoteur immobilier et privé hésitait d’intervenir là où l’Etat a échoué. Le LOGEC (logement économique) produit à son tour d’une façon timide à Kinshasa au début des années 80 la cité-verte 442 logements et la cité maman Mobutu 674 logements. Il en est de même des ASBL qui hésitaient à s’y impliquer seulement l’O.N.G « habitat pour l’humanité » appuyée par les églises protestantes américaines construit de 1974 à 1994 près de 142 logements à Kinshasa. Comme l’intervention des privés dans ce secteur était négligeable, c’est ainsi que la ville continue spontanément à étendre ses tentacules dans toutes les directions. Suite à l’explosion démographique qui s’était produit après la deuxième guerre mondiale, l’Administration coloniale décida de créer des cités planifiées et l’O.C.E.A était le maitre d’œuvre de ces cités en 1950 avant l’indépendance, l’habitat de Lemba a commencé son histoire et fait partie de cités planifiées de Kinshasa avec les quartiers dotés des commodités urbaines avec les canalisations. Les maisons d’habitation de Lemba étaient construites en 1950 conformément au plan d’aménagement et le maitre d’œuvre était l’O.C.E.A, actuellement vétustes et surpeuplées.

Section 3.Organisation Administrative la ville de Kinshasa

 

La ville de Kinshasa dans son organisation administrative, elle est composée des communes et les quartiers.

 

A ce jour cette ville est constituée de 24 communes et de 326 Quartiers, présenté sur le tableau ci-dessous.

Il est important de préciser que la ville elle-même et les communes sont des Entités Territoriales Décentralisées ETD en sigle cela parmi d’autres tel que le secteur et les chefferies, par contre les quartiers sont des Entités Territoriales Personnalisées ETP en sigle.

 

Dans la configuration de chaque entité, chacune se réfère à la loi organique portant sa création si telle ou telle autre a une personnalité juridique ou elle est dépourvue. Pour la ville et les communes sont dotées de la personnalité juridique, or les quartiers sont dépourvus de la personnalité juridique.

 

Il sied de préciser à l’application effective de la loi sur la décentralisation surtout pour les élections locales,  au sein la ville de Kinshasa en particulier  dans ces communes, il est prévu dans chaque commune deux organes dont :

 

Le conseil communal où on retrouve les conseillers communaux qui doivent être élus.

 

Le deuxième organe c’est le collège exécutif communal composé du bourgmestre et du bourgmestre adjoint tous deux élus travaillant avec  les échevins communaux qui sont nommés par le bourgmestre.

 

Actuellement suite à l’absence des élections locales, les organes cité ci-haut ne sont pas encore opérationnel de manière pratique.

 

Tableau no1. Répartition des quartiers par commune (24 communes et 326 quartiers)

No

Communes

Quartiers

1.

Kinshasa

7

2.

Kalamu

18

3.

Ngiri-ngiri

8

4.

Ngaba

6

5.

Bumbu

13

6.

Matete

13

7.

Makala

14

8.

Lingwala

9

9.

Kasa-vubu

7

10.

Barumbu

9

11.

Bandalungwa

7

12.

Ndjili

13

13.

Kintambo

8

14.

Kisenso

14

15

Lemba

15

16.

Selembao

18

17.

Limete

14

18.

Kimbanseke

30

19.

Ngaliema

21

20.

Masina

21

21.

Mont Ngafula

16

22

Gombe

10

23.

Nsele

16

24.

Maluku

19

           Source : Division Urbaine de l’intérieur, Kinshasa, 2014.

 Tableau n°2 : répertoire des  gouverneurs de la ville de Kinshasa depuis sa création à nos jours

 

NOMS ET POST NOMS

ANNEES ET DATES

01

Charles-Marie BRACONIER

1882-1883

02

Louis VALCKE

1883-1884

03

04

Colonel BANGALA

Paul NAUWELEAERTS

 

1966-1968

05

06

07

08

09

10

Jean FOSTER

MANZIKALA

NDJOKU E ‘YOBABA

SAKOMBI INONGO

MANDUNGU MBULA NYATI

MABOLIA INEGO Tra BUATO

 

 

 

1969-1980

11

KISOMBE KIAKU MWISI                     

1980-1981

12

SAKOMBI EKOPE

1981-1983

13

KABAYDI WA KABAYDI

1983

14

Honoré  NZITA PUATI DI MAVAMBU

1984

15

TSHIBOMBON MUKUNA

1985-1986

16

NZUZI WA MBOMBO Catherine

1986-1987

17

KONDE VILA KIKANDA

1987-1988

18

General Gabriel AMELA LOKIMA BAHATI

1988-1989

19

MOLEKA NZULAMA

1990

20

FUNDU KOTA

1991-1992

21

KIBABU MADIATA NZAU

1992

22

Bernardin MUNGULU DIAKA

1992-1996

23

MUJINGA SWANA

Janvier-fevrier 1996

24

NKOY MAFUTA

1996-1997

25

General Gabriel AMELA LOKIMA BAHATI

Mai  1997

26

Théophile MBEMBA FUNDU

1997-2001

27

Christophe MUZUNGU

Mai 2001- 26 Novembre 2001

28

LOKAne KONGO

Du 26 nov-5Juin 2002

29

David NKU IMBIE

2002-2005

30

Jean KIMBUNDA

Du 16 mai-15 Novembre 2005

31

KIMBEMBE MAZUNGA

2005-2006

32

Amiral BAUDOUIN LIWANGA

2006-2007

33

André KIMBUTA YANGO

DE 2007 à nos jours

Source: Archive de l’hôtel de ville de Kinshasa, 2016.

§1. Fonctionnement

La ville de Kinshasa  départ son statut de province, elle est gérée par un gouverneur et de vice-gouverneur, tous élus au second degré par l’assemblée provinciale, ils sont  assistés par les 24 bourgmestres administrant les différentes communes qui composent la ville de Kinshasa.

Cette entité administrative a un gouvernement provincial constitué des 10 ministres provinciaux qui sont nommés par le gouverneur de la ville province de Kinshasa, ce dernier coordonne les ministères suivants :

Ø  Plan et Reconstruction ;

Ø  Economie et Finances ;

Ø  Population, Sécurité et Décentralisation ;

Ø  Agriculture et Développement Rural ;

Ø  Transport, Mines et Energie ;

Ø  Education, Information, Condition féminine et Famille ;

Ø  Fonction Publique Urbaine et Emploi ;

Ø  Sports, Culture, Art, Tourisme et jeunesse, et en fin

Ø  Affaires Foncières, Urbanisme et Habitat.

§2. Organisation politique

La ville province de Kinshasa est par ailleurs sur le plan politique  chapeauté par une assemblée provinciale constituée de 48  députés provinciaux élus au suffrage universel directe.

 

Cette assemblée est gérée par un président de l’assemblé provincial, secondé par le vice-président et du rapporteur.

 

De par ses prérogatives dévolues à l’assemblée, Elle   contrôle   le gouvernement via question orale avec ou sans débat et en cas d’une violation des dispositions ou d’incompétence d’un ministre provinciale cette dernière peux lui sanctionné dans la mesure où la situation est saisie en fragrance, cela par une motion de défiance soit pour tout le gouvernement par la motion de censure et fin cet organe délibérant  légifère aussi les édits.

Section 5 : Les institutions politiques de la province

Les institutions provinciales sont l’assemblée provinciale et le gouvernement provincial.

1.        L’assemblée provinciale

L’assemblée provinciale est l’organe délibérant de la province. Elle délibère dans le domaine des compétences réservées à la province et contrôle le gouvernement provincial ainsi que les services publics provinciaux et locaux. Elle légifère par voie d’édit. Ses membres sont appelés députés provinciaux. Ils sont élus au suffrage universel direct et secret ou cooptés pour un mandat de cinq ans renouvelables dans les conditions fixées par la loi électorale.

L’Assemblée provinciale adopte son règlement intérieur. Celui-ci détermine notamment :

Ø La durée et les règles de fonctionnement du bureau, les pouvoirs et prérogatives de son président ainsi que des autres membres du bureau ;

Ø Le nombre, le mode de désignation, la composition, le rôle et la compétence de ses commissions permanentes ainsi que la création et le fonctionnement des commissions spéciales  et temporaires ;

Ø L’organisation des services administratifs ;

Ø Le régime disciplinaire des députés provinciaux,

Les différents modes de vote, à l’exception de ceux prévus par la constitution.

La répartition des compétences entre le pouvoir central et la province s’effectue conformément aux dispositions ces alinéas 202, 203,204 de la constitution.

L’Assemblée provinciale légifère dans le domaine relevant de la compétence exclusive de la province. L’initiative des Edits appartient concurremment au gouvernement provincial et à chaque député provincial. Les projets d’Edits adoptés par le gouvernement en conseil des ministres sont déposés sur le bureau de l’assemblée provinciale.

L’assemblée provinciale peut légiférer sur les matières relevant de la compétence concurrente du pouvoir central et des provinces. Tout Edit provincial incompatible avec les lois et règlements d’exécution nationaux est nul et abrogé de plein droit.

L’édit fixe les règles concernant :

Ø Le plan d’aménagement de la province ;

Ø La fonction publique provinciale ;

Ø La dette publique provinciale ;

Ø Les finances publiques provinciales ;

Ø Les emprunts intérieurs pour les besoins de la province ;

Ø Les travaux et marchés publics d’intérêt provincial et local ;

Ø L’enseignement maternel, primaire, secondaire, professionnel et national ainsi que l’alphabétisation des citoyens  conformément aux normes établies par le pouvoir central ;

Ø L’établissement des peines d’amende ou de prison pour assurer le respect de taxes et les droits provinciaux et locaux, notamment l’impôt foncier, l’impôt sur les revenus locatifs et l’impôt sur les véhicules automoteurs ;

Ø La production de l’eau pour les besoins de la province ;

Ø La planification provinciale.

CHAPITRE III : IMPORTANCE DU RECENSEMENT DE LA POPULATION ET ANALYSE PROSPECTIVE DE L’HABITAT DANS LA VILLE DE KINSHASA

Introduction

L’impréparation de notre pays à l’indépendance  a eu un impact négatif sur  beaucoup de secteurs de la vie sociale en RDC.

L’Administration en général et le secteur d’habitat ne particulier n’ont pas échappé à cette loi. Le manque de cadres compétents a fait que des structures  appropriées n’ont pas été mises en place pour atténuer le mal. La conséquence nous la connaissons tous, des constructions anarchiques ont fusé de toutes parts.

Ces constructions anarchiques ont été favorisées surtout par des chefs coutumiers qui attribuaient  et continuent toujours à attribuer des parcelles n’importe où et ce, Malgré la loi foncière n°73-021 du 20 juillet 1973 relatif à la cession et à la concession des terres domaniales  à Kinshasa.

Cependant, l’initiative de ladite  loi revient au ministre qui à la gestion  du domaine privé de l’Etat dans ses attributions. Au terme de la nouvelle loi foncière plus précisément en son article 222, il est stipulé ce qui ainsi, l’interférence  des fonctions et des responsabilités des uns et des autres et la confusion  des tâches à réaliser par les services administratifs et techniques du ministère  de l’urbanisme et habitat souvent attachés à divers ministères.

Ainsi, l’interférence des fonctions et des responsabilités des uns et des autres et la confusion des tâches à réaliser par les services administratifs et techniques du ministère de l’urbanisme et d’habitat souvent attachés à divers ministères, provoquant le disfonctionnement  et le remaniement  du gouvernement central ne pouvait garantir un bon processus d’urbanisation et d’aménagement de la ville de Kinshasa.

Section I : L’importance  du recensement de la population dans le secteur d’habitat

Le recensement est une opération démographique de grande envergure, son utilité concernant notre objet d’étude résulte du fait qu’il constitue un remède efficace aux  multiples  problèmes que nous pouvons lister de la  manière suivante :

-      La pression démographique urbaine ;

-      La crise du logement ;

-      La crise foncière  de l’Etat.

I.1. La pression démographique urbaine

La ville de Kinshasa se caractérise par un mouvement irréversible d’un envahissement qui résulte de l’accroissement démographique et de l’exode rural, une organisation régulière et permanente du recensement au niveau de la ville de Kinshasa trouve sa raison d’être.

Le recensement pris sous l’optique d’une photographique de la population dans un espace bien définie et pendant une période bien déterminée[28], nécessité  une actualisation en vue d’être contextualisé en amont  de l’élaboration d’une politique publique en matière d’habitat dans la ville de Kinshasa.

Les autorités congolaises ont effectuées le choix de l’urbanisme  historiques en ne lotissant de nouveaux quartiers  qu’en prolongement du vieux  Kinshasa, cela pose des sérieux problèmes actuellement à pouvoir contenir le nombre de sa population qui demeure dynamique, voire incontrôlable.

I.2. La crise foncière de l’Etat

Dans la plupart de grandes villes africaines comme Kinshasa, l’Etat manque de terrains  pour la réalisation de grands projets d’infrastructures.

Des études menées dans certains pays de l’Afrique subsaharienne montrent que la plupart des projets d’infrastructures montés auprès des bailleurs de fonds s’accompagnent presque toujours de charges d’expropriation des terrains privés, la crise foncière de l’Etat est là. Il n’est plus possible  d’engager des grands travaux à Kinshasa, à Lubumbashi ou dans les grandes villes congolaises sans un conflit foncier entre  l’Etat et les propriétaires privés.

Le cas de Kinshasa est préoccupant depuis la guerre d’agression de 1998. Comme pour les autres grands chefs-lieux des provinces, les congolais fuyant l’insécurité en milieu rural cherche refuge dans la capitale. Six  congolais sur dix vivent en ville, le cas de la ville de Kinshasa est clinique. Cette ville ne comptait que 400.000 habitants en 1960. Aujourd’hui, avec 12 millions d’âmes, elle accueille près de 18% de la population nationale dans le même espace et avec presque les mêmes équipements urbains qu’en 1960[29]. Ainsi, le résultat obtenu lors du recensement permettra de maîtriser  les effectifs de la population et  sa mobilité afin de mieux orienter  les politiques publiques en matière d’habitat dans la ville de Kinshasa.

Paradoxalement, dans les pourparlers préalables au financement des projets d’infrastructures, l’Etat continue de garantir  aux bailleurs des fonds la disponibilité des terrains alors que la propriété privée immobilière  a gagné du  terrain sur les réserves démoniales de l’Etat.

Ce dernier temps, et cela n’arrive pas souvent, c’est l’Etat qui n’est pas content de lui-même. Il ne peut pas être content pour avoir mal géré son propre patrimoine immobilier. L’Etat se souvient heureusement, de toutes ses concessions et de tous les logements de fonction dont il a « oublié » de réclamer la restitution à certains agents et fonctionnaires.

Certaines maisons de fonction ont presque franchie l’usurpation qui donne droit à un utilisateur durant 30 ans avant de se voir reconnaître la propriété sur le bien. Plusieurs générations  d’une famille dans un logement de l’Etat a fait croire aux fils et petits-fils que le bien était légué  par le parent ex-fonctionnaire. Il a fallu que la crise  foncière passe par là pour que les services du domaine de l’Etat congolais  sortent de leur léthargie.

La crise foncière de l’Etat est là. Mais comment l’Etat peut-il être en manque de terrains alors qu’il contrôle l’urbanisme depuis la colonisation, alors qu’il détenait en droit, la propriété du sol  de tout le territoire national depuis l’indépendance, alors qu’il a distribué à ses citoyens et fait la promotion de la propriété privée immobilière ? C’est l’énigme et le paradoxe de la crise foncière de l’Etat en République démocratique du Congo.

I.3. La crise du logement

  De nombreuses activités dangereuses pour notre sécurité en ville se sont rapprochées d’habitations à cause de la crise du logement. En effet, durant les 50 dernières années, les autorités du ministère de l’habitat et de l’urbanisme² ont dû faire face à une crise de logement cuisante à cause de l’exode rurale et de la forte pression démographique urbaine, par conséquent un recensement constamment tenu à jour et un état civil infaillible sont d’importance primordiale dans la vie d’une nation, d’une famille ou d’un particulier.

La mise à jour annuellement des fichiers  de la population constitue jusqu’à présent la seule technique d’obtenir les données démographiques et d’en contrôler l’évolution dans la ville de Kinshasa.

Nous assistons à la crise du logement  par la population qui effectue de manière désordonnée et incontrôlée leur déplacement vers la capitale qui doit s’abriter nécessaire en trouvant  de mesure propre à leur niveau souvent en détruisant les espaces verts, d’autres par ailleurs  sont sous logés et envahissent les domiciles de leurs membres de famille que pour la plupart vivent déjà dans la promiscuité.

Section II : Analyse prospective de l’habitat dans la ville de Kinshasa

II.1. Le problème d’habitat et de logement

Ce problème est déplorable dans la ville de Kinshasa, surtout pour les couches les plus pauvres qui ont envahi les communes et quartiers excentriques de Kinshasa tels que Kisenso, Masina, Makala, Selembao, Bimbu, Kimbanseke, Ngaba, Kingabwa.

L’occupation parcellaire est le mode le plus répandu. Les principales caractéristiques de cette occupation sont :

-      La présence dans la parcelle de plusieurs ménages ;

-      Des installations sanitaires communes ;

-      L’absence d’un réseau d’égouts ;

-      L’insuffisance d’infrastructures et d’équipements collectifs

-      Des points communs d’alimentation en eau dans les anciennes et nouvelles cités ;

L’habitat de Kinshasa héberge de grands maux dont :

-      La détérioration des quartiers entiers ;

-      Le déficit au logement ;

-      L’auto-construction et les constructions anarchiques ;

-      La disparition des initiatives publiques, mixtes et privées.

Tout observateur ne cesse de décrire l’impuissance de l’Etat ou de l’Hôtel de ville dans le secteur d’habitat, les interventions publiques en matière d’habitat sont presque nulles depuis plus de deux décennies. La couche dominante de la population vit dans les conditions déplorables, sans accès à un logement décent et adéquat.

Des logements sociaux sont en état d’abandon. Cela démontre que la ville connaît  une crise manifeste en matière de logement, on constate l’arrêt des interventions de l’Etat ou de l’Hôtel de Ville face à une population qui se multiple au jour le jour. La ville de Kinshasa connaît un phénomène d’urbanisation sauvage, une croissance démographique sans précédent et les effets de l’exode rural.

STREN précise que « les études consacrées au logement en Afrique en général et en RDC en particulier soulignent l’inadéquation des politiques publiques face à l’ampleur du problème de logement[30].

La crise de logement accentuée par une forte démographie dans la ville a engendré la destruction et la  disparition des espaces verts.

L’évasion des espaces verts par la population Kinoise n’est plus un fait à dater. A titre d’exemple, les espaces verts détruits ou disparus à cause de la crise au niveau de l’habitat sont notamment :

·        L’espace vert de l’échangeur/Limete aujourd’hui envahi par les constructions anarchiques ;

·        L’espace vert de N’djili au quartier I, en diagonal  du marché ex gendarmerie vient  d’être envahi et les arbres détruits par des constructions qui se font d’une manière anarchique ;

·        L’espace vert en face du camp Kokolo sur l’avenue 24 novembre  envahi  par l’auto-construction ;

·        L’espace vert de MITENDI devenu aujourd’hui  quartier résidentiel  envahi par une multitude d’habitations ;

Cette crise entraîne des conséquences néfastes dans la vie des Kinois, il s’agit de la mauvaise qualité de construction, des conflits sociaux, de l’insalubrité, de la promiscuité etc.

Dans presque toute la ville, la promiscuité se généralise et menace la vie quotidienne des ménages de sorte que l’on constate :

-      Des ménages sous logés : il s’agit de ménages hébergé par d’autres ménages qui assument les responsabilités afférentes  (loyer, factures d’eau et d’électricité, etc.)

-      Des ménages vivant dans des immeubles inachevés, 

-      Des ménages vivant dans des immeubles précaires, ces unités ont été définies comme des constructions achevées  avec des murs en prise, en dobe ou en d’autres matériaux non durables,

-      Des ménages vivant dans les bidonvilles ;

-      Des ménages vivant dans les zones à risque : ces zones ont été identifiées comme des plaines mandales, des sites ensablés et sites érosifs fortement menacés[31]

De par la forte densité d’occupation, l’habitat parcellaire ne remplit pas les conditions de confort et les normes techniques. Le confort des logements n’est pas respecté et certains quartiers n’ont pas d’esthétique et cela à cause du non-respect des règles urbanistiques.

II.2. Situation actuelle du secteur de l’habitat

Ce secteur nous montre qu’il y a une absence d’agents d’aménagement fonciers publics ou privés. L’occupation des terrains se fait donc généralement sous la forme d’espaces nus non viabilisés.

Il s’observe un énorme gaspillage de réserve foncière car l’initiative de la production des logements est presque entièrement laissée aux ménages,  dans la majorité des cas en auto construction sans aucune forme de planification des sites à risque avec comme conséquence la survenance des désastres pourtant prévisibles : mandations, ensablements, érosions, glissements de terre.

Au niveau de la ville nous remarquons que le service  de cadastre n’est pas à la hauteur de ses attributions notamment :

-      Dresser et tenir à jour le plan cadastral ;

-      Diffuser les renseignements du cadastre sous forme d’extraits cadastraux  et de reproduction de plans cadastraux

-      Prévenir et constater les infractions en matière d’occupation illégale des terres[32]

Ce qui fait  que le lotissement est mal étudié, il n’existe pas de cadre et de mécanismes appropriés pour la construction et l’entretien des équipements techniques de base et des équipements collectifs parce qu’il y a dysfonctionnement de services cadastraux.

Actuellement, il n’existe pas dans la ville de Kinshasa, d’institutions spécialisées en état de fonctionnement pour le financement du logement. En plus, étant  donné la désarticulation du système bancaire congolais, les banques commerciales ne financent pas le logement.

Les ménages n’ont donc comme seul recours que leurs propres fonds. Toutefois on peut signaler actuellement la création d’une régie immobilière dans la ville de Kinshasa (RIMOKIN) qui a pour mission de produire des logements, alors l’autorité doit mettre en jeu tous les moyens pour que celle-ci puisse jouer correctement  son rôle. Mais avec quels agents et quelle politique en matière d’habitat ?

II.3. Le cadre institutionnel

Le cadre institutionnel pour la gestion de l’habitat dans la ville de Kinshasa a buté à la multiplicité  et à la dispersion des fonctions relatives à la gestion de l’habitat urbain. L’attribution des terrains, fourniture des services de base, production des logements, financements etc. sont autant des fonctions actuellement dispersées entre plusieurs échelons administratifs. Ainsi, il y a des interprétations  variées et parfois contradictoires selon les services  affaires foncières, urbanisme et habitat), de certaines dispositions de la loi  foncière surtout celles relatives à l’exécution de nouveaux lotissements.

On remarque par ailleurs que l’instabilité du ministère de l’urbanisme et de l’habitat est à la base de ce  fléau du fait qu’à chaque réaménagement au niveau du gouvernement central, celui-ci se retrouve rattaché aux divers ministères (affaire foncières, travaux publics ou environnement), provoquant des dysfonctionnements dans les services administratifs, ce qui démontre clairement que la bonne gouvernance reste encore un grand défi à relever.

La stabilité de ce ministère, la définition claire de ses attributions et la mise sur pied des mécanismes de concertation sont des préalables indispensables à l’amélioration des conditions de l’habitat dans les villes congolaises  en général et dans la ville de Kinshasa en particulier.

Au niveau de la ville, l’exécution des politiques en matière d’habitat laisse à désirer. Cette caractéristique  découle en partie de l’instabilité  du ministère en charge de l’urbanisme  et de l’habitat, il faut noter une très faible production  des plans d’urbanisme pourtant indispensable à la gestion de la cité urbaine.

Dans l’état actuel des choses, les services d’habitat n’exercent pratiquement que la fonction de contrôle, mais cette fonction ne répond  d’ailleurs plus souvent qu’aux  seules motivations parafiscales, la délivrance des permis de bâtir et autres documents étant considérés principalement comme une source de recettes administratives. Cette fonction de contrôle est exercée sur le fonds d’une dispersion des compétences qui implique un manque de coordination et de concertation, mais aussi l’émergence d’un climat de méfiance entre les structures concernées (urbanisme, cadastre, domaine) [33]. Tous ces faits retardent l’émergence d’une administration de développement dans la ville de Kinshasa.

II.4. Les contraintes du secteur de l’habitat

Deux contraintes s’imposent pour pouvoir améliorer les conditions d’habitat dans la ville de Kinshasa. Il s’agit de la pression démographique et de la faible solvabilité des ménages.

II.4.1. La pression démographique

Du jour au jour, la ville de Kinshasa connait une forte pression démographique qui constitue un obstacle aux énormes besoins dans l’habitat et en équipement de logement.

Le dénombrement de la population est devenu un aspect crucial  dans la gestion responsable des communautés humaines. Nombreuses sont des politiques publiques qui échouent aujourd’hui seulement parce que l’Etat n’avait pas pris le temps de connaître le nombre exacte  de population pour laquelle la politique  publique peut avoir été formulée. L’Etat peut ainsi sous-estimer ou surestimer le nombre de la population concernée et en assumer les conséquences quelques fois. Ainsi donc les initiatives en matière d’habitat peuvent s’opérationnaliser difficilement  quand on ne connaît  pas pour quel nombre elles sont exactement prises[34].

II.4.2. La faible solvabilité des ménages

Les ménages urbains ont des niveaux de solvabilité très faibles, le manque des moyens financiers est une contrainte de taille dans le montage de tout programme d’intervention publique visant à accroitre  la qualité des logements produits selon le mode d’auto-construction, ou encore à mettre en place un système de financement de l’habitat.

Bref, la crise de logement est liée notamment à la mauvaise gestion urbaine et même pour les logements sociaux l’action de la ville ne s’est arrêtée qu’au niveau des intentions. A ce titre, nous pouvons déduire  qu’il y a véritablement un problème de gouvernance au niveau de la ville de Kinshasa en ce qui concerne le secteur de l’habitat.

Pour faire face à ce fléau, l’autorité doit mettre fin à l’occupation spontanée des espaces sans plan d’aménagement  minutieusement étudié. D’où, il faut beaucoup de responsabilité de la part de l’autorité urbaine.

L’habitat planifié constitue, à notre avis, le meilleur moyen de résorber la crise de logement et de procurer un habitat confortable à des prix abordables aux citoyens. Ces constructions permettent d’autre part une meilleure utilisation de l’espace et la mise sur pied d’une politique publique d’amélioration des tissus d’habitat existant et d’éradiquer  la prolifération de bidonvilles qui ne cessent d’accroître dans la ville de Kinshasa.[35]

Section III. La structure de l’aménagement dans la ville de Kinshasa.

Dans cette section, il est utile  pour nous d’aborder la question ayant trait à la création du Bureau d’Etude, d’Aménagement et d’Urbanisation (BEAU), son impact sur la vie sociale de la population kinoise, et les obstacles qu’il rencontre dans  la réalisation de ses objectifs.

III.1. La création du Bureau

Le Bureau d’Etude d’Aménagement et d’Urbanisme avait commencé en 1964 avec la mission française d’urbanisme et habitat, il fut à cette époque une unité opérationnelle rattachée à la présidence de la république il a fallu attendre 1973, pour que le bureau d’étude d’aménagement et d’urbanisme (BEAU) soit transféré au ministère des travaux publics et aménagement du territoire.

En 1980, il y aura modification de la signification du Bureau d’Etude et Aménagement et d’Urbanisme, mais le sigle restera toujours le même (BEAU). Il le sera par l’arrêté ministériel n°CAB/T.PAT/75 du 20 mai 1975.

III.2. Les objectifs du BEAU

Les objectifs du Bureau d’Etude d’Aménagement et d’Urbanisme ont été clairement exprimés dans le discours « bilan et perspectives » du 05 décembre 1984 par le président Mobutu, qui avait souligné que l’avènement du territoire    constituait le point de départ du développement économique et social de la nation congolaise. Et l’organisation de l’espace par l’aménagement des voies de communication et la coordination en réseau intégré des divers équipements collectifs a un effet déterminant sur le développement de la ville de Kinshasa en particulier et du pays en général et cela devrait nécessiter une nouvelle organisation de l’espace qui répondait aux objectifs suivants :

Ø  Recherche de la complémentarité entre la ville et les campagnes;

Ø  Développement provincial équilibré

 

Ø  Production et diffusion des biens et services pour satisfaire la population là où elle se trouve;

Ces objectifs devraient se traduire essentiellement par la définition d’une armature de transport et de communication en vue suffisamment d’équilibrer la ville de Kinshasa en infrastructures et services pour qu’elle joue le rôle d’initiateur du développement urbain, en approfondissant les études d’aménagement du territoire à l’échelle nationale.

III.3. Les réalisations du BEAU dans la ville de Kinshasa.

Le Bureau d’Etude d’Aménagement et d’Urbanisme dont le champ d’intervention couvre l’Aménagement au sens large, développe une importante activité d’études, de conseil et de conduite d’opération d’Aménagement pour le compte du gouvernement de la République Démocratique du Congo, des entités administratives décentralisées et des partenaires extérieurs.

Et les réalisations faites par le beau dans la ville se présentent de la manière suivante :

Ø  La réhabilitation de la route N’djili brasserie (1988) ;

Ø  La réhabilitation du Parking de l’aéroport international de N’djili (1989);

Ø  La réhabilitation du marché Kimbangu à Masina (1988- 1989);

Ø  La réhabilitation de la route M okali dans la commune de Kimbanseke (1986);

Ø  L’architecture du nouveau  centre  culturel Français de Kinshasa...

III.4. L’Impact du BEAU sur la vie sociale de la population kinoise

Le BEAU a été créé avec la finalité d’aménager l’espace dans la capitale et le reste de la République. Cependant, l’on peut se demander s’il remplit réellement ses fonctions de façon appréciable dans la ville de Kinshasa.

Il est possible qu’une observation non avertie laisse emprunter par ses quelques infinis réalisations dans la capitale, notamment ses tentations d’aplanissement de certaines routes déjà défectueuses dès le départ comme souligné ci-haut, lesquelles ont eu dans une certaine mesure un impact appréciable auprès des kinois.

Nous pensons à notre humble avis que quelque cas isolés ne peuvent nous permettre de parler d’une quelconque performance du BEAU dans la mesure où n’ayant pas les moyens de sa politique, il se contente d’entreprendre ces quelques actions.

Actuellement, le BEAU se trouve confronté aux problèmes liés surtout au manque des moyens matériels et financiers qui, du reste, demeurent  l’unique voie pouvant lui permettre de faire ressentir ses actions auprès de la population kinoise.

III.5. Les obstacles à la réalisation des objectifs

Les obstacles à la réalisation des objectifs du BEAU sont d’ordre divers. Nous avons d’une part ceux qui sont dus au manque des moyens financiers et d’autre part ceux qui sont dus au manque des moyens humains

III.5.1. les moyens financiers

Les obstacles dus au manque des moyens financiers constituent  le plus grand repère  du succès ou d’échec  de toute programmation de la gestion. Actuellement avec la reprise aussi timide de la coopération bilatérale et multilatérale avec certains pays occidentaux dont notamment la Belgique, il est difficile pour le BEAU de faire ressentir ses activités à travers la ville et qui donne l’image d’une structure qui n’existe presque plus.

III.5.2. Les moyens humains

Les moyens humains sont les plus importants qu’aucune organisation quelle que soit sa taille ne peut se passer. Ce sont les moyens en personnel dont la qualité et la quantité lui permettent d’atteindre ses objectifs.

Le personnel du BEAU en particulier est constitué des fonctionnaires qui généralement, accusent plusieurs mois d’arriérés des salaires et sont de ce fait démotivés à fournir du travail appréciable.

III.2. Dans le domaine de logement

La ville de Kinshasa est confrontée depuis l’accession du pays à l’indépendance jusqu’à ce jour à une crise de logement fort aigué ; crise due pour une large part, à l’évolution trop rapide de sa population et à la dégradation s ensible du tissu économique.

Et pourtant, à travers le monde entier, le problème de logement harcèle la conscience des responsables. Ceux qui y ont trouvé des solutions se sentent dégagés alors que ceux qui en cherchent encore sont débordés vu l’étroitesse du problème.

L’extension des villes s’est faite, en effet, de manière anarchique, en dehors de tout cadre réglementaire et sans considération d’urbanisme.  Le récent mouvement d’urbanisation congolais s’est accompagné par une sévère détérioration des condition de vie urbaine .sinon 76% de la population des villes congolaise vit dans des bidonvilles ,82% des urbains ont accès à l’eau potable,59% à l’eau courante ,55% à l’assainissement, 83% à. un espace de la vie suffisant, et seulement 57% à un logement durable. Les infrastructures (voiries électricité, drainage, approvisionnement en eau) manquent, le logement est rudimentaire, les phénomènes d'érosion sont aggravés, les prix des denrées de première nécessité  sont élevés en raison du manque de communication avec les campagnes avoisinantes. Cette  croissance démographique et ce dynamisme urbain suscitent donc d’immenses besoins dans les domaines de l’habitat et des infrastructures, qui alimentent le développement du secteur du bâtiment et travaux publics[36]

Cet envahissement engendre de sérieux problèmes dont celui du logement est l’un des plus importants. C’est pourquoi Abrams. C.,  déclare que « . . . toujours montant des populations qui déferlent sur les villes a accru et continuera d’accroitre la demande de logement)[37]

C’est pour cette raison qu’en 1932 en vue d’aider les congolais méritant à améliorer leur habitat, les missionnaires prirent l’initiative de créer un fond d’avance : les bénéficiaires de ce dernier devraient rembourser les avances obtenus par versements mensuels échelonnés sur sept ans, proportionnels à leurs ressources et à leurs charges familiales. Il fut ainsi crée par décret du 30 mars 1950, l’office des contributions des cités africaines (OCA) qui n’entre dans la voie des réalisations qu’en 1952.

Cet organisme était chargé de l’acquisition et l’aménagement des terrains, de la construction proprement dite et de la gestion des immeubles construits.

Dans la capitale des maisons communales de Bandalungwa, Lemba, Matete, Kalamu et celles du quartier du haut-Congo dans la commune de N’djili, en sont un exemple parmi tant d’autres.

A la suite de l’OCA, une nouvelle entreprise avait été créée sous le nom de l’office national de logement (ONL) la vocation initiale de cette office était de construire des logements et d’octroyer à cette fin, des prêts hypothécaires. L’ONL a par ailleurs repris en son compte les anciennes activités de l’OCA, en particulier la gestion du patrimoine des anciennes cités planifiées.

Dans l’objectif de la résorption de la crise du logement due à la surpopulation, 1’ONL entreprendra d’abord la construction de Motel Fikin (foire internationale de Kinshasa) à Lemba--Sud.

Une nouvelle orientation sera prise en compte avec la création de la caisse nationale d’épargne et de crédit immob  ilier (C, N.E.C.I) en 1971. Elle est un établissement bancaire habilité à collecter des épargnes et à octroyer des prêts à moyen et long terme pour la relance de la construction privée et la promotion des logements sociaux.

La C.N.E.C.I. s’est malheureusement tournée vers le projet des logements afin de le céder en location. Quelques 400 logements seulement ont été édifiés à la cité Salongo, à Lemba sud. Les maisons seront d’une excellente qualité, cependant, ces maisons ne seront pas accessibles aux citadins moyens. Elles coûtent cher et ne tiennent pas compte des habitudes et mœurs des habitants.

Les causes principales d’échec de ces deux sociétés précédentes sont l’absence des dotations initiales et des moyens financiers proportionnels au volume des programmes arrêtes (ONL)[38] est la mauvaise structure financière qui utilisait les comptes en vue pour des prêts-constructions et le manque de coordination sont à la base du naufrage de la CNECI [39].

Il y a lieu de souligner aussi l’intervention de plusieurs organisations paraétatiques en ce qui concerne l’amélioration des conditions de l’habitat, de leurs employés, notamment par la construction ou la location des logements, l’acquisition des logements auprès des portefeuilles privée, par des prêts individuels à l’auto-construction.

A titre illustratif, la cité Maman Mobutu, programme initié par la famille présidentielle dont elle porte le nom, a entrepris dans la commune de Mont-Ngafula, la construction de quelques centaines des logements avec des équipements d’accompagnement.

Malheureusement, même dans ce contexte, les besoins réels de la population semblent être oubliés en privilégiant le montage financier conçu pour une récupération rapide des avoirs investis.

Point n’est besoin de rappeler l’importance du logement pour toute personne humaine.

Cependant, la crise de logement est observée actuellement par la détérioration du niveau de l’habitat existant, l’insalubrité, les érosions, les délabrements des quartiers, et la réapparition des certaines maladies dues à la pollution.

Il est parfois anormal de s’imaginer la situation combien déplorable dans laquelle vive une famille de plusieurs enfants, cohabitant dans une seule pièce.

La nuit, le salon devient une chambre à coucher où fille et garçon sont obligés de dormir ensemble souvent dans une position inverse. Et quel genre de leçon à tirer d’une telle famille en ce qui concerne l’éducation sexuelle des enfants.

La solution au problème de logement qui se pose avec acuité dans la capitale requiert une action planifiée qqui  devra être conçue par l’autorité urbaine.

Cependant, l’extension est  due aussi à l’absence de contrôle par les pouvoirs publics entre autres les services qui sont chargés de lotir et d’urbaniser.

V.1.1. La poussée démographique

Comme dans tous les pays du monde il est fortement probable que la population urbaine continue sa progression. Mais pour la ville de Kinshasa, est un mouvement dont le dynamisme s’enracine profondément.

En général, nous dirons que les concentrations urbaines, congolaise manifeste la caractéristique d’un développement inégal des villes.

Kinshasa à une population faible mais augmentant rapidement, et très concentrée.

Cette population urbaine abondante ne résulte pas du dynamisme démographique de la ville mais du développement dans la ville de l’exode rural.

L’accroissement de la population des villes pose dans chaque centre urbain des problèmes nouveaux: problèmes d’organisation administrative et technique en ce qui concerne l’habitat

L’hygiène, les communications, l’approvisionnement  en eaux et en électricité ainsi qu’en denrées alimentations, l’évacuation des matières usées. Cette poussée démographique peut avoir comme causes :

-      les facteurs de déracinement opérant à l’intérieur milieu rural;

-      les facteurs d’attraction orientant les migrants vers les villes

La ville de Kinshasa, en cas d’une forte pluie les sites érosifs causent de dégâts, on peut citer comme ; écoulement des maisons, des pharmacies, des boutiques, des écoles et d’autres biens.

Ainsi, les catastrophe épidermiques dans les conditions précaires d’hygiène du milieu qui prévalent dans les agglomérations urbaines de la ville de Kinshasa entraient des conséquences directes sur la morbidité et la mortalité de la population. Parmi ces maladies beaucoup demeurent dans cette ville de Kinshasa prennent quelques fois des allures épidermiques, par exemple la rougeole, varicelle, colera etc.

En effet, la noire amélioration de ces conditions fait de cette ville un pays endémique pour cette maladie et pour toutes les autres maladies du  péril fécal (dysenterie bacillaire).

V. 2. Les stratégies

Pour résoudre tous ces problèmes, les stratégies diverses sont mis en place dans le cadre de ce travail. Les pouvoirs publics doivent éviter d’abord le déséquilibre car, ces derniers doivent chercher de s’organiser pour favoriser l’émergence des villes secondaires, notamment à partir des chefs- lieux des nouvelles. La création de ces villes secondaires constituera le contre- poids aux grandes métropoles et réduira considérablement leur empire.

Cela pourra entraîner l’arrêt de la croissance de la ville de Kinshasa, de même que leur dépopulation progressive. Par ce que les facteurs de cette dépopulation sont, outre l’obligation pour les dirigeants de procéder à un meilleur équilibre du réseau urbain, les difficultés de la vie quotidienne rendant moins attrayante la vie quotidienne dans les principales villes. Parmi ces difficultés, il y a lieu de citer notamment l’emploi,  l’alimentation,  la santé, le logement.

-      les désirs ou le besoin de se procurer des espèces monétaires;

-      il y a l’insuffisance des facteurs extérieurs généralement avancés et introduisent des causes d’origine  psychologique;

-      il y a les migrations dues à l’instabilité politique et à l’insécurité provoquées  par les rebellions et les différentes guerres des années avant 1965 et des années 1996, 1997, 1998 et des années 2000.

V.1.2. L’absence de contrôle des pouvoirs publics

La ville en tant qu’entité urbaine doit-être construite suivant un plan directeur urbanistique dans laquelle on tiendra compte des règles administratives tracées par les autorités compétentes.

L’extension de la ville de Kinshasa connait beaucoup de problèmes entre autres celui de l’absence de contrôle du pouvoir public et surtout les services qui sont charges de délivrer le permis de construire comme ; le service de cadastre, urbanisme etc.

Ces constructions anarchiques sont à la base de plusieurs conséquences dont on peut citer : les catastrophes naturelles, l’érosion, les catastrophes épidermiques etc. Les effets des catastrophes naturelles se présentent dangereusement sur l’activité et sur la vie de la population dont ils provoquent des ralentissements, avec la baisse de niveau de vie, l’accroissement de la pauvreté et une désorganisation sociale. Ces effets se constatent aussi sur la dégradation des voies de communication de la voirie et des équipements collectifs.

En fin ces effets se traduisent par des pertes en vies humaines, des destructions d’un grand nombre des biens.

Le phénomène d’érosion a pour cause principale, les constructions anarchiques c’est-à-dire beaucoup de quartiers manquent le plan de lotissement. Ce phénomène d’érosion est un problème majeur qui affecte la population de certains quartiers de la capitale.


 

CONCLUSION

Somme toute, nous arrivons au terme de notre recherche qui était consacré à l’organisation du recensement comme nécessité à l’élaboration de politiques publiques à matière  d’habitat.

L’objet de cette étude était de démontrer l’importance du recensement de la population, une opération de grande envergure qui doit-être prise en compte pour parvenir à élaborer des politiques publiques et plus particulièrement à matière d’habitat pour notre cas.

Pour y parvenir, nous avons recouru à la méthode systémique qui nous a permis de comprendre le secteur habitat  comme étant un élément faisant partie de tout un système composé de plusieurs autres politiques publiques, avec lesquelles existe une interdépendance et qu’il faut intervenir afin de trouver un remède efficace pour éviter la perturbation de l’ensemble du système.

Cette étude  a pour avantage sur le plan pratique de rehausser  l’importance du recensement pour réunir dans le domaine d’habitat  dans la ville de Kinshasa et lance un appel vibrant au gouvernement de se réveiller afin de mettre de l’ordre dans la gestion en ce qui concerne le contrôle, l’encadrement de la population dans ses différents mouvement (naturels et migrations) en prenant les dispositions en vue d’une amélioration du milieu urbain en particulier au niveau de l’habitat.

Notre problématique dans ce travail était de connaître :

Ø  En quels termes se pose problématique de l’habitat dans la ville de Kinshasa ?

Ø  Dans quelle mesure le recensement de la population trouve-t-il son importance au niveau du secteur d’habitat à Kinshasa ?

Face à ces questions, nous avons abouti aux résultats suivants :

-       L’absence d’une politique publique pouvons  résoudre le problème de logement de la population que ne fait qu’accroître  tout en occupant les mêmes quartiers dont les dimensions demeurent  les mêmes depuis l’indépendance.

-       Le manque d’entretien afin de maintenir la solution dans différentes communes et quartiers de Kinshasa, qui doit-être l’apanage en amont des autorités politico-administratives de la ville en tant que décideurs à pouvoir donner les orientations et de l’impulsion pour son exécution, en aval par la population par les initiatives privées.

Dans le premier chapitre consacré aux cadres théoriques et conceptuels, il nous a  paru  nécessaire de donner les définitions des concepts  théoriques en rapport avec le présent travail.

Au niveau du deuxième  chapitre, nous avons présenté la ville de Kinshasa en tant que champ d’investigation  de notre travail, nous avons examiné tour à tour l’historique, le statut et l’organisation administrative de la ville de Kinshasa.

Quant au dernier  chapitre, nous avons parlé de l’importance du recensement de la population et analyse prospective de l’habitat dans la ville de Kinshasa qui nous a permis de relever quelques problèmes sociaux qui génèrent la croissance démographique et autres problèmes relatifs à l’habitat dans la ville de Kinshasa.

Enfin nous avons effectué une analyse prospective face à ce qui précède en établissant certaines suggestions en rapport avec la croissance démographique désordonnée  à l’occurrence  le recensement qui doit-être organisé de manière régulière et permanente.

En outre pour une meilleure extension de la ville de Kinshasa qui doit nécessairement être accompagnée à celui d’un organe technique habileté à mener des études et à opérationnaliser les résultats pour la matérialisation de cette politique publique d’habitat dans la ville de Kinshasa.

De l’analyse des solutions aux problèmes générés par la non organisation du recensement, il s’est dégagé  que certains quartiers  dans la ville sont occupés anarchiquement, généralement sans être viabilisés ni lotis  par l’Etat, ce qui constitue un paradoxe à la réalité urbaine.

Que le recensement soit relancé et redevienne périodique et non occasionnel afin d’identifier les secteurs clés des problèmes d’habitat à Kinshasa.

Nous recommandons  pour clore, la transparence aux dirigeants dans la gestion de la chose publique afin que les fonds alloués à l’aménagement de la ville de Kinshasa et à la réfection  des infrastructures collectives ne se transforment pas à leur argent de poche au détriment de la population urbaine déjà meurtrie                       

 

 

 

 

 

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

I.    OUVRAGES

1.      ABRAMS C. Le développement : problèmes et perspectives éd. internationales, Paris ,1970.

2.       BEAU M., L’art de la thèse, la, découverte,  Harmattan, Paris, 1986,

3.      MADELEINE GRAWITZ, Méthodes des Sciences Sociales, Dalloz, Paris, 1971.

4.      MENY ET THOENING . J., Politiques publiques, P.U.F Paris, 2006.

5.      MULUMA MUNANGA G.TIZI,  Le guide du chercheur en Sciences Sociales et humaines, Kinshasa, éd SOGEDES, 2003.

6.      SALA DIAKA, Introduction à l’étude des populations, Institut de formation et des recherches démographiques, Yaoundé, 1992.

7.      SHOMBA KINYAMBA .S, Initiation aux méthodes de recherche en Sciences Sociales, PUZ, Kinshasa,  1995.

8.      VERHAEGEN, P, L’urbanisation de l’Afrique noir : Son cadre, ses causes et ses conséquences économique, sociale et culturelles,  CEDESA, Kinshasa, 1962.

II. TRAVAUX ACADEMIQUE S

1.      KATETA KATETA .A, Croissance démographique et ses conséquences sur l’organisation de la ville de Kinshasa, Cas de la Commune de Matete,   Mémoire de licence en SPA,  FSSAP UNIKIN 2002-2003.

2.      LEKO MASALANDUA TrésorUrbanisation et inondation dans la ville de Kinshasa  cas de la commune de Selembao, mémoire de licence en SPA, FSSAP, 2012-2013.

1.      MBWEBWA KALALA. J.P, Analyses de politiques publiques, FSSAP, L1 SPA, UNIKIN, 2016-2017.

3.      MUAKA KIMBUENE CarineIncidence de l’exode rural sur l’habitat. Mémoire  de  licence en SPA, FSSAP,  UNIKIN, 2008-2009.

4.      NGOY MPOSHI,  Les villes congolaises face aux défis de l’administration du développement pour la gestion des cités urbaines .Cas de la ville de Kinshasa, Mémoire d’étude de licence en SPA, FSSAP, UNIKIN, 2007-2008. 

 

III.           NOTES DE COURS

1.      BONGELI YEIKELO YATO, Méthode de recherche en Sciences Sociales, G2 SPA 2014-2015, cours inédit.

2.      MUYER OYONG, Aménagement du territoire, FSSAP, L2 SPA, UNIKIN 2001-2002 ;

3.      NKERE NTANDA, Introduction à la démographie, FSSAP, G3 SPA, UNIKIN, 2015-2016 ;

4.      NKERE TANDA. P, Introduction à la démographie, FSSAP, G3 SPA, UNIKIN 2015-2016,

5.      OLOFIO.BEN OLOMY, Méthodes de recherche en sciences sociales, G1, SPA, UNIKIN, cours inédit, 1996-1997.

6.      OMASOMBO TSHONDA, Jean, Cours d’Initiation au travail scientifique. FSSAP, SPA, G1, UNIKIN, 2006-2007,  cours inédit,

IV.  DICTIONNAIRE

1.      Petit Larousse Illustré 2008,

V.      WEBOGRAPHIE

1.      www.wikitionnaire .com. consulté le 02 Mai 2018

2.      www.wikipedia.com   consulté le 02 Mai 2018

3.      Http/Fr wikipedia.org/wiki/habita t.

4.      http://www.fao.org  consulté le 20 Juin 2018.

 

VI.  AUTRES DOCUMENTS ET RAPPORTS

1.      BWAL, JP, Famille et habitat implications éthiques du l’éclatement urbain. Cas de la ville de Kinshasa. Thèse de doctorat, Berlin, éd. scientifique européenne, 1998.

2.      Encyclopédie de l‘industrie et du commerce de la  RDC, Kinshasa, éd .optenafrica, 2009.

3.       Constitution du 20 juin 1978

4.      Décret-loi du 27 mai 1965 portant création de l’ONL

5.      PNUD, Plan d’action national pour l’habitat, rapport de synthèse, Kinshasa, mai, 2001. 

6.      République Française, Ministère de la coopération  manuel d’urbanisme en pays tropical, volume 1 : habitat, éd. Du ministère de la coopération, paris, 1974.

7.      Ville de Kinshasa, Programme du gouvernement provincial, version illustrée, 2007-2011,

8.      STERN, R, « L’Etat au risque de la ville : pouvoir et société urbaine en Afrique, » in  politique africaine » n°17, mars 1985, (Article)

 


 

TABLE DES MATIERES

EPIGRAPHE.. i

DEDICACE.. ii

AVANT-PROPOS.. Erreur ! Signet non défini.

LISTE DES ABREVIATIONS.. v

INTRODUCTION... 1

I.       Etat de la question... 1

2. Choix et intérêt du sujet.. 4

2.1. L’intérêt personnel.. 4

2.2. Intérêt Scientifique.. 4

2.3. Intérêt Pratique.. 4

3. Problématique.. 5

4. Hypothèses.. 5

5. Méthodologie de recherche.. 7

5.1. La méthode systémique.. 7

5.2. Techniques.. 8

5.2.1. Technique documentaire.. 8

5.2.2. Interview libre.. 9

6. Délimitation du travail.. 9

6.1. Sur le plan spatial.. 9

6.2. Sur le plan temporel.. 9

7. Subdivision du Travail.. 10

CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE ET CONCEPTUEL.. 11

Section1 : le recensement.. 11

1.1. Etapes du recensement.. 11

1. Le fondement légal.. 11

2. Les prévisions budgétaires.. 12

3. Les secteurs d’investigation... 12

4. La date du recensement.. 13

5. Les populations à recenser.. 13

6. La définition des aires géographiques.. 14

7. La détermination du genre de recensement.. 14

8. L’organisation sur le terrain... 15

9. La préparation des instructions sur le recensement.. 15

10. Composition de différents formulaires du recensement.. 16

11. Recrutement et formation du personnel.. 16

12. La prévision du matériel censitaire.. 17

13. La détermination du calendrier général des opérations   censitaires.. 17

14. Le dépouillement et la publication des résultats censitaires.. 18

15. La publicité sur le recensement.. 18

Section 2 : Les politiques publiques.. 18

§1. Principales activités d’élaboration de politiques publiques. 19

1. La formulation: 20

2. La légitimation: 21

§2. Processus d’élaboration des politiques publiques en République Démocratique du Congo. 21

1. Des politiques publiques nationales: 21

a) Concernant les politiques publiques nationales globales. 22

b) Concernant les politiques publiques nationales sectorielles. 23

2. Des politiques publiques provinciales et locales: 24

a) Des politiques publiques provinciales: 24

Section 3 : L’habitat.. 26

CHAPITRE II : PRESENTATION DE LA VILLE DE KINSHASA.. 29

1.1.        Origine du terme Kinshasa.. 31

1.2.        Situation physique.. 32

Section 2 : Histoire de l’habitat à Kinshasa.. 34

1.      Habitat avant l’indépendance dans la ville de Kinshasa.. 34

2.      L’habitat après l’indépendance dans la ville de Kinshasa.. 35

Section 3.Organisation Administrative la ville de Kinshasa. 36

Tableau n°2 : répertoire des  gouverneurs de la ville de Kinshasa depuis sa création à nos jours  38

§1. Fonctionnement 40

§2. Organisation politique. 40

Section 5 : Les institutions politiques de la province.. 41

CHAPITRE III : IMPORTANCE DU RECENSEMENT DE LA POPULATION ET ANALYSE PROSPECTIVE DE L’HABITAT DANS LA VILLE E KINSHASA.. 43

Introduction. 43

Section I : L’importance  du recensement de la population dans le secteur d’habitat 44

I.1. La pression démographique urbaine. 44

I.2. La crise foncière de l’Etat 45

I.3. La crise du logement 46

Section II : Analyse prospective de l’habitat dans la ville de Kinshasa. 47

II.1. Le problème d’habitat et de logement 47

II.2. Situation actuelle du secteur de l’habitat 50

II.3. Le cadre institutionnel 51

II.4. Les contraintes du secteur de l’habitat 52

II.4.1. La pression démographique. 52

II.4.2. La faible solvabilité des ménages. 53

Section III. La structure de l’aménagement dans la ville de Kinshasa. 54

III.1. La création du Bureau. 54

III.2. Les objectifs du BEAU.. 54

III.3. Les réalisations du BEAU dans la ville de Kinshasa. 55

III.4. L’Impact du BEAU sur la vie sociale de la population kinoise. 56

III.5. Les obstacles à la réalisation des objectifs. 57

III.5.1. les moyens financiers. 57

III.5.2. Les moyens humains. 57

III.2. Dans le domaine de logement 57

V.1.1. La poussée démographique. 61

V. 2. Les stratégies. 62

V.1.2. L’absence de contrôle des pouvoirs publics. 63

CONCLUSION.. 65

 BIBLIOGRAPHIE.. 68

TABLE DES MATIERES. 71

 



[1]MUAKA KIMBUENE Carine,  Incidence de l’exode rural sur l’habitat. Mémoire de fin d’étude de  licence en SPA, FSSAP  UNIKIN (2008-2009)

[2]LEKO MASALANDUA Trésor,  Urbanisation et inondation dans la ville de Kinshasa  cas de la commune de Selembao, mémoire, FSSAP, 2012-2013.

[3] KATETA KATETA A, Croissance démographique et ses conséquences sur l’organisation de la ville de Kinshasa, Cas de la Commune de Matete, Mémoire de fin d’étude de licence en SPA,  FSSAP UNIKIN (2002-2003)

[4] NGOY MPOSHI,  Les villes congolaises face au défi de l’administration du développement pour la gestion des cités urbaines  Cas de la ville de Kinshasa, Mémoire d’étude de  licence en SPA, FSSAP, UNIKIN (2007-2008) 

[5] VERHAEGEN, P, L’urbanisation de l’Afrique noir : Son cadre, ses causes et ses conséquences économique, sociale et culturelles, CEDESA, Kinshasa, 1962 

[6]OMASOMBO TSHONDA, Jean, Initiation au travail scientifique. FSSAP, SPA, G1, UNIKIN, 2006-2007,  cours inédit, p12.

[7] BEAUM., L’art de la thèse, la découverte, le Harmattan, Paris, 1986, p.31.

[8] .Petit Larousse Illustré 2008, p24

[9]OLOFIO.B, Méthodes de recherche en sciences sociales, G1, SPA, UNIKIN,  cours inédit ,1996-1997

[10]MULUMA MUNANGA G.TIZI, Le guide du chercheur en Sciences Sociales et humaines, SOGEDES, Kinshasa, 2003, p.35.

[11] Méthode de  recherche en Sciences  Sociales, Dalloz, Paris, 1971, p.35

[12] MBAYA KABAMBA, Systèmes administratifs comparés, L1 SPA, UNILU, 2007-2008, cours inédit, P.12

[13] OMASOMBO TSHONDA, Méthodologie et Epistémologie de science politique, L1 SPA, UNIKIN, 2007-2008, cours inédit

[14]BONGELI YEIKELO YATO, Méthode de recherche en Sciences Sociales, G2 SPA, UNIKIN, 2014-2015, cours inédit, P.51.

[15]SHOMBA KINYAMBA.S. Initiation aux méthodes de recherche en Sciences Sociales, Kinshasa PUZ, 1995, p39.

[16]NKERENTANDA, P, introduction à la démographie, 2015-2016, p.25 FSSAP, G3 SPA, UNIKIN, 2015-2016

[17]www.wikitionnaire.com, consulté le 02 Mai 2018.

[18]SALA DIAKA, introduction à l’étude des populations, institut de formation et des recherches démographiques, Cameroun, Yaoundé, 1992.

 

[19]NKERETANDA. P, Introduction à la démographie, FSSAP, G3 SPA, UNIKIN 2015-2016, p.27.

[20]BOUTE, cité par NKERENTANDA, cours d’introduction à la démographie, FSSAP, G3 SPA, UNIKIN 2015-2016, p.19.

[21]MENY ET THOENING.J Politiques publiques, paris, P.U.F, p.130

[22]MBWEBWA KALALA. J P, Analyses de politiques publiques, FSSAP, L1 SPA, UNIKIN, 2016-2017, p.4.

[23]Http// www.wikipedia.com  consulté le   02 mai 2018.

 

[24] Http/Fr wikipedia.org/wiki/habitat consulté le 11 Mai 2018.

 

[25]REPUBLIQUE FRANÇAISE, « ministère de la coopération » manuel d’urbanisme en pays tropical, volume 1 : habitat, éd. Du ministère de la coopération, paris, 1974, p.41.

[26]REPUBLIQUE FRANÇAISE « ministère de la coopération », op.cit., p.41

[27]VILLE DE KINSHASA, Programme du gouvernement provincial, version illustrée, 2007-2011, pp.15-17.

[28]NKERE NTANDA, Introduction à la démographie, FSSAP, G3 SPA, UNIKIN, Cours inédit, 2015-2016, P.12

[29]http://www.fao.org, consulté le 12, mai 2018 à 16h

[30]STERN, R, L’Etat au risque de la ville : pouvoir et société urbaine en Afrique, in «  politique africaine » n°17, mars 1985, P.75

[31]PNUD, Plan d’action national pour l’habitat, rapport de synthèse, Kinshasa, mai, 2001, P 29-30.

[32]MUYER OYONG, Aménagement du territoire, FSSAP, L2 SPA, UNIKIN 2001-2002, cours inédit  p. 19.

[33] PNUD, Plan d’action national pour l’habitat, rapport de synthèse, Kinshasa , mai 2001, p.23.

[34] NKERE NTARDA,  Introduction à la démographie, FSSAP, G3 SPA, UNIKIN, 2015-2016, cours inédit, p.37

[35]VERHEAGEN, P., L’urbanisation de l’Afrique noire : son cadre, ses causes et ses conséquences économiques, sociales et culturelles, CADESA, Paris 1962. p.19.

 

[36]ENCYCLOPEDIE de l‘industrie et du commerce de la RDC, éd., Optepenafrica, p41.

[37]ABRAMS, C. Le développement, problèmes et perspectives, Paris, éd. internationales, 1970, p176.

[38]ONL, Crée par le décret-loi du 27 mai 1965

[39]BWAL, JP, Famille et habitat implications éthiques du l’éclatement urbain. Cas de la ville de Kinshasa. Thèse de doctorat, Berlin, éd. scientifique européenne, 1998, P.193.

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