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Nul ne peut contester l’importance de l’intégration régionale pour le développement des Etats membres d’une région. Mais ce concept est particulièrement mal compris et mal appliqué par beaucoup d’acteurs politiques habitués à détourner l’intérêt national en l’intérêt privé. Comme pour tous les Etats du nord qui ont déjà compris l’enjeu géopolitique d’appartenir à un grand ensemble et de consolider l’union régionale, l’Afrique et quelques pays d’Asie se trouvent à un tournant décisif de leur histoire immédiate. Ils innovent ou ils s’affaiblissent. La guerre froide qui suscitait un intérêt pour ces régions est finie. L’Afrique et une partie de l’Asie sont désemparées, car les bouleversements des relations internationales les ont presque écartés de la scène internationale, les obligeant à créer de nouveaux contacts.

Après les indépendances des plusieurs Etats africains, on a observé une évolution consciente de ces derniers à travailler dans le domaine d’intérêts communs. Les pères des indépendances africaines avaient pensé de conjuguer leurs efforts en vue de résoudre certains problèmes et de relever certains défis de l’époque. C’est ce qui amena à la création de l’organisation de l’unité africaine (OUA) en 1963. On a constaté au sein de cette organisation deux tendances idéologiques : celle de Brazzaville et celle d’Accra.

La tendance de Brazzaville préconisait le maintien des liens de dépendance avec l’ancienne métropole qui était la France. Pour elle, chaque Etat doit promouvoir son développement sur base de ses relations avec l’ancienne puissance colonisatrice. La tendance d’accra, avec le docteur Kwame N’krumah souhaitait, quant a elle, l’indépendance totale de l’Afrique et chaque Etat doit être considéré comme membre de la fédération avec point de chute création des Etats-Unis d’Afrique.

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