Bonjour, nous sommes le 25/09/2020 et il est 01 h 36.





EPIGRAPHE

« Ne t’ai-je pas donné cet ordre : fortifie-toi et prends courage. Ne t’effraie point et ne t’épouvante point, car l’Eternel, ton Dieu est avec toi dans tout ce que u entreprendras ».

 

Josué 1 : 8 – 9

 

DEDICACE

 

A nos parents : DIAMONEKA Sacré et NGANGULA Clémentine. Vous qui avez supporté les caprices dès notre enfance. Que ce travail soit le signe de notre reconnaissance.

 

A notre fille Wiriamine MAVAKALA, notre estime.

 

A vous MVUNZI PAMUKE

 

LAWU Chanel

 


 

REMERCIEMENTS

 

Les normes académiques exigent qu’à la fin du second cycle de rédiger un mémoire. Le sujet que nous avons choisi est intitulé : Analyse de refus des avortements par l’Eglise Catholique.

Nous ne pouvons pas tourner cette page sans pour autant remercier ceux qui, de loin ou de près, ont contribué à l’élaboration de ce travail.

Ainsi, nous sommes sensé laisser des empruntes dans le sable mouvant du temps. C’est donc ce travail qui marque la fin de notre deuxième cycle universitaire en est un exemple.

Nous exprimons également notre gratitude aux autorités académiques de l’Université Pédagogique Nationale, aux professeurs de la Faculté des Sciences, en général et particulièrement ceux du Département de la Science de la Santé.

Nous restons reconnaissant à  l’endroit du Professeur KAFINGA pour avoir accepté d’assurer la direction de notre travail. Pour sa contribution à l’enrichissement de nos connaissances, par ses observations et points de vue.

Nous tenons également à adresser nos remerciements à Monsieur MBELO pour ses multiples remarques et suggestions portée à ce travail aux fins de précision et de l’amélioration de son contenu.

A nos oncles, tantes, cousins, cousines, neveux et nièces : Anaclet  Ndongala, Roly Yamba, Ephraïm Diamoneka, Gédéon Diamoneka, Obed Mantulu, Gemima Ngenga, Laureine Nganga, Wiryamine, Crainte, Sarrive, Bilione, Excellant.

A nos amis et connaissances Kafuti Felly, Freddy Thibokolo, Yves Nayzo, Lyna Mboko, Carine Zomba.

Hommage mérité à nos compagnons de lutte des promotions scolaires et académiques pour leur sympathie et l’esprit de groupe, qu’ils soient assurés que ce travail est le leur.

Enfin, que tous les nôtre sachent que notre cœur les porte.

LAWU Chanel

 

LISTE DES ABREVIATIONS ET SIGLES

 

%                    : Pourcentage

F.A :               Fréquence Attendue

F.O                 : Fréquence observée

IVG :              Interruption Volontaire  de la Grossesse

OMS              : Organisation Mondiale de la Santé

Op. cit            : déjà cité

RDC              : République Démocratique du Congo

S.I                   : Sciences infirmières

UPN               : Université Pédagogique Nationale

 


INTRODUCTION

 

0.1.         Position du problème

 

Nous interrogeons sur la population de l’Eglise Catholique devant l’avortement. Mais l’Eglise Catholique ce n’est pas d’abord un magistère, un enseignement, c’est une vie.

L’Eglise ne s’identifie pas à ses pasteurs. C’est un peuple, le peuple de Dieu. Pour répondre à la question posée, il conviendrait de penser d’abord à la façon dont les catholiques affrontés au problème le vivent. Mais il faudrait alors une longue étude que nous n’avons pas les moyens de mener, faute des données. Nous ne pouvons qu’envoyer à grands traits la façon dont ce peuple de Dieu vit le problème de l’avortement. (Rapport L’INED, population, 1966, p.659).

 

La problématique de l'avortement reste un tabou surtout en Afrique subsaharienne dont notre pays la RDC fait partie. Toutefois, des avortements clandestins sont pratiqués tous les jours sans~ aucun matériel médical adéquat et dans les conditions néfastes chez les femmes. Cette situation révèle une certaine dichotomie entre les dispositions législatives en vigueur et la réalité vécue par les femmes surtout les étudiantes qui contournent les lois afin d'arriver à leurs fins au péril de leur vie. Cette duplicité dessert les femmes non seulement au niveau sanitaire mais également au niveau moral car elles sont privées du droit fondamental et élémentaire de pouvoir disposer de leurs corps et d'avoir une pleine maîtrise de leur fécondité.

A ce défi, Guillaume (2004) précise que les organisations internationales à travers des conférences, forums, colloques, ont reconnu-et admis que l'avortement était un sérieux problème de santé publique. Déjà, en 1967, l'assemblée mondiale de la santé déclara dans une de ses résolutions que l'avortement posait un sérieux problème. La conférence sur la maternité sans risque organisée à Nairobi en 1987 devait conscientiser l'opinion internationale sur le problème de l'avortement en attirant l'attention sur la nécessité de réduire la mortalité et la morbidité maternelle.

En dépit de ses résolutions, les avortements criminels ne cessent à s'ajouter dans les pays que l'avortement est punissable, car il y a de pays du monde ou l'avortement est autorisé. Sur ce, la population Référence Bureau (20,11) indique que les jeunes de 10 à 24 ans représentent 27% de la population mondiale, soit 1,7 milliard, Environ l millions des femmes et de filles âgées de 15 à 19ans accouchent chaque année dans le monde, soit près de 11 % de l'ensemble des naissances dans le monde. Pour ces jeunes femmes, les complications de la grossesse et de l'accouchement sont la cause principale de décès et l'avortement non médicalisé est un facteur majeur de cette mortalité.

L'organisation mondiale de la santé (OMS 2011), en Asie, déclare" que 30% des avortements non médicalisés concernent les femmes âgées de moins de 25ans et 60% les femmes de moins de 30ans.

Cette même source, révèle aussi qu'aux continents notamment l'Amérique latine dans les caraïbes ; les femmes âgées de 20 à 29ans représentent plus de la moitié des avortements non médicalisés près de 70% des avortements non médicalisés sont pratiqués sur les femmes de moins de 30 ans.

La pratique des avortements criminels a une proportion importante en Afrique dont l'âge varie entre 19 30 ans. (OMS 2011).

 

Les Catholiques recourent-ils à l’avortement ?

Certains le refusent obstinément et parfois héroïquement. D’autres y recourent. Nous le savons bien. Mais dans quelle proportion ? Il est actuellement impossible de le dire. Déjà pour l’ensemble de la population, les chiffres varient. Avant la loi du 17 janvier 1975, on oscillait de 250.000 par an du rapport du Haut Comité de la Population aux 800.000 voire 12.000.000 lancés par certains propagandistes. Après la loi, 133.926 avortements ont été déclarés en 1976. Mais on n’a pas de statistique permettant de repérer les catholiques parmi les demandeurs… Il reste que les hommes et les jeunes qui se réclament de l’Eglise le pratiquent. Et sûrement plus aujourd’hui qu’avant la loi. 

Pour une précision réelle, Ouattara Dichaton (2015) estime que 5 millions de nombre d'avortement pratiqués en Afrique dans ces conditions sanitaires dangereuses et désastreuses avec risque de mortalité. Ces méthodes d'avortement, incluant l'insertion d'objet dans l'utérus, les produits chimiques, des pratiques issues de la pharmacopée traditionnelle et l'utilisation de médicaments en surdose, ont de graves conséquences sur la santé des femmes (lésons des organes génitaux, douleurs pelviennes chroniques, infections, problèmes dé stérilité, ...).

Pour cette source précitée en outre la mortalité est également une résultante de l'avortement pratiqué dans des mauvaises conditions sanitaires. Celle-ci est difficile à évaluer et les risques résultants de l'avortement diffèrent en fonction des régions et du caractère légal de l'acte. Cependant, on observe un lien de causalité entre la législation de l'avortement, la mortalité maternelle. En effet, dans le cas d'avortement légaux le risque de mortalité est de 4 à 6 décès pour 100000 avortements. Tandis que ce risque est de 100 à 1000 dans le cas de 100000 avortements illégaux.

En rapport avec les proportions régionales de l'Afrique en général, l'Afrique subsaharienne enregistre plusieurs cas d'avortements- criminels qui s'effectuent dans les mauvaises conditions. Par exemple :

, En Afrique du sud, Mashalli A-E (2000) témoigne qu'avant sa législation en 1997, plusieurs auteurs mettent l'accent sur le coût énorme que représente la prise en charge de l'avortement pour le budget des hôpitaux. Ainsi Vandecruys H.I et al (2002) signalent que dans les 4 dernières années, une diminution des taux de mortalité maternelle qui sont passés de 268 à 94 pour 100000 naissances vivantes. La diminution serait imputable à une réduction des complications d'avortement. Avant 1997, date à laquelle l'avortement a été légalisé, 200.000 avortement légaux se produisent chaque année, provoquant 45.000 hospitalisations et au moins 400 décès annuels.

En Zambie, selon Koster-Oyekan W(1998), 120 décès pour 100.000 naissances ont été enregistrés. Parmi ces cas, plus de la moitié surviennent chez des Jeunes femmes encore élève ou étudiantes.

Par contre lors de l'enquête Démographique et de santé au Gabon, 27% des femmes déclarent avoir eu des complications après leur avortement (Barrière M, 2001). Ces complications ont plus fréquentes en milieu rural et peu instruites et qui ont utilisé des méthodes traditionnelles (plantes ou autres) et des produits pharmaceutiques en surdosage. En milieu rural les femmes avortent surtout avec des méthodes traditionnelles. Il en va de même pour les femmes peu instruites seulement 29% d'entre elles ont pratiqué un curetage ou une aspiration, alors qu'elles sont 46% chez les femmes scolarisées dans le secondaire.

En RDC, en dépit du code pénal publié le 30/01 /1940 modifié et complété par le décret présidentiel sur l'article 165 et 166 déclarant respectivement que «celui qui, par aliments, breuvages, médicaments, violences ou par tout autre moyen aura fait avorter une femme, sera puni d'une servitude pénale de cinq à quinze ans et la femme qui volontairement se sera fait avorter, sera punie d'une servitude de cinq à dix ans».

En dépit de ces lois du code pénal, la RDC ne cesse jamais d'enregistrer les cas d'avortements augmentant à ce jour le taux de la mortalité maternelle. .

Depuis les origines du christianisme, le jugement de l’Eglise sur l’avortement est clair et net : c’est « non ». Cette position était reconnue et admise sans difficultés majeures par la société civile depuis des siècles. C’est pourquoi les interventions des pères de l’Eglise puis du magistère sont rares en ce domaine. Cela ne veut pas dire que des femmes ne se faisaient pas avorter, mais l’avortement était reconnu comme une pratique criminelle.

C’est dans une période récente que la question commence à prendre du relief dans les interventions des papes, ce qui allait de soi hier n’est plus évident aujourd’hui.

Aussi Pie XI, Pie XII et Jean XXIII puis le concile éprouvent le besoin de rappeler le point de vue de l’église, tout en soulignant qu’il s’agit d’une position relevant radicalement des droits de l’homme.

Rappels solennels mais point fréquents : 8 interventions en trente-cinq ans. Par contre, depuis quelques années les rappels se multiplient : Paul VI intervient plus de 30 fois en quinze ans ! Obsession ? Non : L’avortement est devenu un des points cruciaux où se nouent aujourd’hui la question de l’homme, la question de sa puissance et de la fragilité, la question de sa sagesse limitée en face de sa puissance quasi illimitée.

Sur ce, l'OMS (2015) déclare qu'en RDC 300.000 filles et femmes meurent en silence chaque année suite aux avortements clandestins, notamment à cause des lois très restrictives qui répriment l'avortement.

- L'avortement clandestin,, constitue l'un des facteurs contribuant à un taux élève de la mortalité maternelle surtout en milieu urbain. La ville province de Kinshasa n'est pas du reste. Chaque fois plusieurs cas d'avortements criminels sont enregistrés dans les milieux universitaires. A ce sujet, la loi reste muette pour une mise en application du code pénal. Peu des retenus filles et/ou femmes sont en prison à cause des avortements criminels.

Le même constat a été remarqué au centré hospitalier de l'UPN enregistrant chaque années les cas d'avortement criminel auprès des étudiantes avec un taux estimés à 8,5%en 2013 ; 7,18% en 2014 et 9,6% en 2015. Aucune arrestation n'a été prévue à ces victimes criminelles rejetant en bloc la pénalisation.

Force nous est parvenue d'entreprendre une pareille recherche dont la population cible est les étudiants de l' UPN en formulant nos questions de la recherche sur le refus de l’Eglise Catholique dans la pratique de l’IVG, dans le débat en cours autour de l’avortement criminel en dépit de la pratique de certains couples, en dépit d’une certaine justification médicale, juridique, politique, voire théologique, le magistère reste inébranlable et unanime dans son refus. Il y a quelques questions qui restent à poser sur ce refus.

0.2. Question de recherche

 

-          Les étudiants de l’UPN connaissent-ils les raisons de refus de l’Eglise Catholique aux avortements criminels ?

-          Les étudiants analysent et partagent les mêmes points de vue sur le refus de l’IVG par l’Eglise Catholique ?

-          Quelles sont les considérations juridiques sur l’IVG ?

0.3. Hypothèses

 

Payanzo, K. (2010) définit l’hypothèse comme une réponse provisoire, anticipée à la question de la problématique. Au regard de ces préoccupations, nous émettons les hypothèses selon lesquelles les raisons sont : la croyance doctrinale, le respect aux principes la vie de l’homme est sacrée, le respect à la parole de Saint Père « non » à l’IVG synthèse pour 3 raisons : Religieuse, législative et socio-sanitaire.

Les étudiants ont analysé et partagé le même avis sur le non à l’IVG par l’Eglise Catholique. La considération juridique est que la pratique est punissable et prohibée par la loi du code pénal II, dans ses articles 165 et 166 publiés le 30/10/1940.

0.4. But et objectifs

Le but de cette étude est d’analyser le non de l’Eglise Catholique sur l’avortement criminel enfin d’orienter les étudiants de l’UPN aux non pratiques de ce dernier. Pour y parvenir, les objectifs ci-après sont assignés :

-          Analyser le refus des avortements criminels par l’Eglise Catholique.

-          Evaluer si cette pratique est libéralisée.

-          Répertorier les facteurs du refus en rapport avec l’église catholique.

-          Identifier quelques lois et articles interdisant l’IVG.

-          Tirer une conclusion sur ce refus de l’Eglise catholique.

0.5. Justification de l'étude

 

L'ampleur du taux des cas d'avortement criminel nous posait important du problème fait la non application de la législation congolaise. II nous serait pratiquement impossible si nous les congolais n'adoptons pas les comportements visant le changement. Plusieurs cas d'avortement passent inaperçus dont les criminels négocient entre eux donnant un apport positif. Les cas compliqués nécessitant l'intervention de corps soignants sont connus mais dépénalisés. Cette étude apporte, plusieurs intérêts :

-                    A l'égard de l'éducation ; cette étude contribue à éduquer la masse estudiantine surtout les jeunes filles de marcher selon les principes du code pénal. Elles restent les premières actrices dans le changement des comportements enfin de réduire sensiblement le taux de mortalité maternelle.

-          A l'égard de raisons liés aux soins infirmiers ; cette études fait la promotion des méthodes contraceptives en vue d'éviter les grossesses non désirés et précoce donnant l'intention des jeunes de procéder au processus de l'avortement criminel. Il S'agit de l'usage des préservatifs, pilule, dépôt provera, Implant en y associant les méthodes naturelles qui sont la fidélité et l'abstinence.

-                    En matière législative ; consolider la loi congolaise qui reste muette aux victimes d'avortement criminel. La pénalisation reste une étape indispensable chez toute personne contribuant au processus de l'avortement criminel. Les jeunes filles victimes de cette responsabilité subissent les peines telles que prévues par la loi congolaise.

0.6. Domaine et type d'étude

 

Cette étude s'inscrit dans une approche scientifico-religieuse que dans le domaine de la santé de la reproduction et du domaine de l'aspect religieux et droit médical. Elle vise à percevoir l’analyse des étudiants en matière de refus des avortements criminels à l’Eglise Catholique. C'est une étude descriptive transversale dans une approche religieuse dont la méthode utilisée est l’analyse sur le refus de l’église catholique dans la pratique de l’avortement criminel.

 

0.7. Délimitation spatio-temporelle

 

Notre étude se base sur l’analyse du refus des avortements criminels par l’Eglise Catholique. En rapport avec cette déclaration, quelle est la position des étudiants de l’Université Pédagogique Nationale (UPN) du 10 juin au 10 juillet 2017.

0.8. Domaine de recherche

 

Cette recherche se situe dans le domaine de bio-éthique et socio-sanito-spirituelle

0.9. Subdivision de l’étude

 

Ce travail se subdivise en trois chapitres hormis l’introduction et la conclusion.

Le premier chapitre traite des généralités sur l’avortement. L deuxième concerne l’approche méthodologique et enfin, le troisième et dernier chapitre est consacré au dépouillement et à l’analyse des données de notre recherche.


 

CHAPITRE I. REVUE DE LA LITTERATURE

 

1.1. DEFINITION DU CONCEPTS CLES

1.1.1. ANALYSE

 

Petit Robert (2007) n.f : Examine en détaille ce qui le compose.

 

1.1.2. ETUDIANT

 

Pour. Larousse de Poche (1988), l'étudiant c'est une personne qui fait les études supérieures et suit les cours d'une université ou d'une grande école.

Pour cette étude, une étudiante est une fille qui entreprend ces études pour une détermination visée.

 

1.1.3. AVORTEMENT (CRIMINEL)

 

MASSAMBA (2008) considère que l'avortement criminel est le fait de mettre fin volontairement à une grossesse paraissant évoluée normalement lorsqu'elle est supposée non désirée par l'un des conjoints ou les deux.

Pour cette étude, 'l'avortement criminel est l'évacuation non à terme d'une grossesse dans des conditions inhumaines.

1.1.4. LEGISLATION

 

PETIT ROBERT 2007 définit la législation comme étant l'ensemble des normes qui déterminé le droit et la loi.

 

-          Dans la plupart des pays en voie de développement, on dispose de très peu d'informations sur les avortements provoquées ou- non légaux ou clandestins.

-          L'étude définit la législation comme un ensemble de règles, de principes visant à éduquer la population sur un thème précis d'un pays.

1.1.5. Eglise Catholique :

 

n.f : Doctrine, bâtiments servant au culte catholique. Le Pape est le chef de l’Eglise Catholique, bon sens.

 

1.1.6. Raison : Micro Robert (op. cit), n.f : Esprit, intelligence, bon sens, penser, discuter.

 

1.1.7. Refus :

Alain Rey (1998) : Action de ne pas accorder ce qui est demandé, rejet de ce qui est accepté ou offert.

1.2.  Aspect rationnel de l’Eglise Catholique

1.2.1. Considération du refus de l’IVG par l’Eglise Catholique

 

… Le Seigneur a fait toutes les autres choses sur la terre pour l’homme et l’homme, lui-même, en ce qui regarde son être  et son essence, a été créé pour Dieu, et non pour quelque créature que ce soit, bien que, dans son activité, il ait des obligations aussi envers la communauté. Or, l’enfant, même avant d’être né, est « homme », au même degré et au même titre que la mère.

 

En outre, tout être humain, même l’enfant dans le sein de sa mère, tient le droit à la vie immédiatement de Dieu, et non des parents ou de quelque société ou autorité humaine. Donc, il n’y a aucun homme, aucune autorité humaine, aucune science, aucune « indication » médicale, eugénique, sociale, économique, morale qui puisse exhiber ou donner un titre juridique valable pour disposer directement et délibérément d’une vie humaine innocente, c'est-à-dire en disposer en vue de sa destruction envisagée soit comme but, soit comme moyen d’obtenir un but qui peut-être en soi n’est pas du tout illégitime. Ainsi par exemple, sauver la vie d’une mère est une très noble fin, mais la suppression directe de l’enfant comme moyen d’obtenir cette fin n’est pas permise.

 

 

Cette « loi fondamentale » de la vie humaine fonde « la vie en société ». Y porter atteinte c’est menacer, à la racine même, toute vie sociale et donc toute vie humaine. Et Pie XII évoque les ravages du nazisme qui par mépris des lois fondamentales de la vie venait de commettre les méfaits épouvantables encore présents à toutes les mémoires.

 

C’est encore à la valeur intangible de la personne que se réfère Jean XXVIII dans Pacem in Terris pour souligner le lien entre une vie sociale viable et le respect de l’homme.

 

… Le fondement de toute société bien ordonnée et féconde, c’est le principe que tout être humain est une personne, c'est-à-dire une nature douée d’intelligence et de volonté libre. Par là même il est sujet de droits et de devoirs, découlant les uns et les autres, ensemble et immédiatement, de sa nature : aussi sont-ils universels, inaliénables.

 

Si nous considérons la dignité humaine à la lumière des vérités révélées par Dieu, nous ne pouvons que la situer bien plus haut encore. Les hommes ont été rachetés par le sang du Christ Jésus, faits par la grâce enfants et amis de Dieu et institués héritiers de la gloire éternelle.

 

Tout être humain a droit à la vie, à l’intégrité physique et aux moyens nécessaires et suffisants pour une existence décente, notamment en ce qui concerne l’alimentation, le vêtement, l’habitation, le repos, les soins médicaux, les services sociaux.

 

La question  de l’avortement n’est pas absente de ce « droit à la vie » comme le montre le rappel de l’autre grande encyclique Mater et Magistra :

La vie humaine est sacrée, puisque, dès son origine, elle requiert l’action créatrice de Dieu.

 

 

Le cadre général dans lequel l’Eglise catholique situe sa position est ainsi tracé. L’homme, image de Dieu, relève, d’un lien immédiat et direct avec son créateur. Il est une personne qui ne peut être sacrifiée par les hommes à un intérêt quelconque. Dès sa conception il est un « être déjà humain ». Les termes plus juridiques de Pie XII risquent de n’être pas compris aujourd’hui : on y verra des « principes » et les principes n’ont pas bonne réputation. Jean XXIII parle plus en termes de vie, d’exigence de vie. Mais il s’agit de la même réalité.

 

C’est aussi le langage du Concile Vatican II qui parlant à deux reprises de l’avortement dans Gaudium et Spes, ne mâche pas ses mots…

 

… De plus, tout ce qui s’oppose à la vie elle-même, comme toute espèce d’homicide, le génocide, l’avortement, l’euthanasie et même le suicide délibéré ; tout ce qui constitue une violation de l’intégrité de la personne humaine, comme les mutilations, la torture morale ou physique, les contraintes psychologiques ; tout ce qui offense à la dignité humaine, comme les conditions de vie sous-humaines, les emprisonnements arbitraires, les déportations, l’esclavage, la prostitution, le commerce des femmes et des jeunes ou encore les conditions de travail dégradantes qui réduisent les travailleurs au rang  de purs instruments de rapport, sans égard pour leur personnalité libre et responsable : toutes ces pratiques et d’autres analogues sont en vérité infâmes.

 

Le Concile restitue l’avortement dans le cortège des plaies mortelles du monde : il ne faut pas introduire de cloisons étanches dans le combat pour l’homme : toutes ces pratiques sont solidaires. Pas seulement l’avortement, mais l’avortement aussi, et le Concile y revient.

 

Tout a été dit ! Alors pourquoi cette multiplication des interventions de Paul VI dont nous avons parlé plus haut ?

Parce que la question est saisie par l’opinion publique et orchestrée par les mass média. Ceux-ci font jouer, en faveur de la « libéralisation », chacun des aspects de l’avortement : médical, juridique, social, politique, etc. C’est en fonction de toutes ces composantes que Paul VI reprend la balle au bond.

1.2.2. Doctrine de la foi sur l’avortement criminel

 

Après une première et brève reprise des thèmes classiques de Humanae Vitae (n°14), c’est à approche génétique du problème que Paul VI fait appel pour inviter à voir dans l’enfant conçu un être humain.

 

Comme il s’agit là d’une des composantes majeures du problème, le pape y reviendra à plusieurs reprises. Une déclaration de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur l’avortement provoqué développe plus longuement cette approche.

 

… Le respect de la vie humaine s’impose dès que commence le processus de la génération. Dès que l’ovule est fécondé, se trouve inaugurée une vie qui n’est celle ni du père ni de la mère, mais d’un nouvel être humain qui se développe pour lui-même. Il ne sera jamais rendu humain s’il ne l’est pas dès lors.

 

Position de l’église catholique sur le refus de l’avortement criminel

Un non résolu

 

D’abord que le « NON »clairement et fermement formulé par le Pape est bien celui de tous les pasteurs de l’Eglise. Tous et partout.

Un certain nombre de théologiens, relayés par de nombreux publicistes, ont tenté d’élargir la position pratique de l’Eglise. Cela a scandalisé beaucoup. Pourtant ces théologiens partaient d’une question réelle : l’enfant conçu est-il, oui ou non, radicalement un être humain, bénéficiant des droits fondamentaux de l’homme ? Oui ou Non ? Ces théologiens étaient provoqués par un souci pastoral réel… Quand on a soi-même rencontré des personnes affrontées à ce drame on comprend ce souci. Par ailleurs, ces théologiens qui connaissent leur métier savent très bien que la position de l’Eglise a évolué en certains domaines, par exemple sur la liberté, sur la démocratie, sur le prêt à intérêt, etc. Leurs interrogations ont été parfois trop abruptes, insuffisamment soucieuses de leur impact dans l’opinion publique, et abusivement orchestrées par des publicistes moins circonspects encore. Pourtant, elles n’auront pas été inutiles : ici, comme sur d’autres points, elles obligent l’Eglise, fidèles, théologiens et magistère à mieux rendre raison de l’exigence qui est en elle.

 

Il reste que constamment et partout ces tentatives se sont heurtées au refus du magistère. On est en droit de penser qu’il s’agit là vraiment d’une position fondamentale de l’Eglise. Celle-ci reste inébranlable dans son non.

 

Le fait de souligner la dimension spirituelle de l’avortement ne conduit pas l’Eglise à en minimiser les composantes sociopolitiques. Au contraire, les grandes interventions du magistère sont toujours assorties d’un appel pressant à toutes les parties prenantes : il faut mettre en place tous les moyens juridiques, économiques et « moraux » pour que le service de la vie ne relève pas de l’héroïsme permanent.

 

La position de l’Eglise catholique n’est donc pas un « principe » écrasant et coupé de la vie. Elle représente au contraire un service de la vie, une volonté de promotion de tout l’homme chez tous les hommes, qui ressaisit la vie personnelle et sociale dans ces profondeurs, mais aussi dans ses composantes les plus concrètes, le non à l’avortement est en réalité un « oui » à la vie, à une vie vraiment humaine.

 

1.2.3. Le non qui permet de naître

 

A quoi bon d’argumenter sur l’avortement ? A quoi bon détailler les raisons d’un refus si évident pour des générations de chrétiens, et pour la grande masse des femmes et des hommes de notre occident pétri par le christianisme ? A quoi peut servir de reprendre encore les arguments déjà développés par les papes et par les évêques du monde entier, spécialement depuis cinquante ans ? Tout n’a-t-il déjà été dit, et tout tenté pour convaincre que le véritable sens de l’homme conduit à dire un non ferme à l’avortement afin d’accueillir dans l’existence tout enfant conçu ?

 

Car, au fond, il ne s’agit pas que d’arguments de froide logique ou de hautaine morale. A écouter les confidences des personnes touchées par un avortement, ou aussi à entendre la passion vibrant dans les débats publics à ce sujet et de quelque bord que l’on y parle, une évidence paraît : c’est au profond de son être que chacun ressent la question et prend parti. Aussi les raisonnements justificatifs du refus ne touchent-ils que ceux qui sont déjà convaincu « par ailleurs » : un ailleurs qui se situe en eux, enraciné, veillé au corps, et qui n’a pas vraiment besoin d’explications compliquées destinées à l’intelligence ou faisant appel au sens de la dignité humaine. A l’inverse, les mêmes raisons ne touchent pas plus celles et ceux que des circonstances dramatiques, ou une attente passionnée d’autre chose la liberté, par exemple, ont conduits à douter de la valeur d’un enfant à naître. Et pourtant, si l’on parle et si l’on argumente autour de l’avortement, c’est que le besoin s’en fait sentir.

 

1.2.4. Loi de vie et reconnaissance humaine

 

Mais qui prouvera qu’il y a là un homme ? Qui montrera que dans le fruit accroché au sein d’une femme se trouve déjà un homme, un être qui désire vivre, qui « a une âme » et qui déjà fait face à sa mère et à son père ? On sait la place qu’ont tenue jadis et même récemment les questions sur « l’animation » du fœtus, sur le « déjà … pas encore » du petit d’homme. Ces discussions ont toujours peu ou prou tourné en rond, ou bien elles se ont élevées dans des hauteurs fort éloignées de ‘expérience de la maternité et de la paternité. Ici aussi, que dire et comment ?

 

Si ces débats paraissent finalement vains, c’est sans doute qu’on ne peut réfléchir  sur l’existence d’un être humain sans faire, du même coup, un choix d’ordre moral. Le raisonnement : « C’est un humain, donc je n’ai pas le droit de le tuer » a toujours été précédé par le réflexe qui procède à l’inverse, c'est-à-dire à partir d’une barrière morale : « Je ne peux pas en faire n’importe quoi, je sens donc que c’est humain ».

Ce point très important demande sans doute une attention à ce que l’on vit en profondeur.

A l’intérieur même du mouvement qui conduit un homme à en reconnaître un autre joue toujours et dès le départ une sorte de loi intérieure qui déclare, contre un désir violent qui peut les pousser l’un contre l’autre : tu ne le feras pas. Ainsi e, a-t-il été des explorateurs armés rencontrant des « sauvages » et se retenant, même un instant, de les traiter en animaux.

 

1.2.5. Une tâche difficile

 

Nous sommes conscients des objections que soulève une parole d’Eglise en un domaine qui atteint chacun et chacune à l’intime de lui-même. N’et-ce pas là une des raisons du retentissement de toute parole prononcée en de domaine ?

 

Il est vrai aussi que beaucoup pensent qu’il faut et qu’il suffit de réaffirmer avec fermeté, netteté et clarté la « doctrine » de l’Eglise. Ils opposent les évêques entre eux, les évêques au pape, ils essaient de découvrir telle ou telle faiblesse dans l’expression : ils risquent de réaffirmer que la doctrine des évêques de France n’est plus ferme, parce qu’elle ne s’exprime pas selon des catégories de condamnation et de jugement, mais dans une volonté positive d’accueil à la vie. Ils vont jusqu’à parler de « morale de situation ».

 

Malgré ce double écueil, très présent à la conscience des rédacteurs, e livre vu le jour. Au moment où le Conseil permanent de l’Episcopat français réaffirme que l’avortement est un mal, qu’il est « suppression d’un être humain, acte de mort et faute objectivement grave », ce dossier se veut donc signe d’espérance.

 

1.2.6. Les raisons d’une parole : l’homme

 

L’Eglise parle, elle continue de parler et d’agir, « non pas pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé » (Jn 3, 17). Elle a la prétention, parce qu’elle en a reçu mission de son Sauveur, d’aider les hommes à faire la vérité car « celui qui fait la vérité vient à la lumière » (Jn 3, 21). Sa mission n’est pas d’imposer la vérité, « sa » vérité, mais bien d’aider l’homme à se reconnaître, à faire la vérité sur lui-même et sur sa vocation.

 

 

 L’Eglise n’a donc pas l’intention de se substituer à la conscience de qui que ce soit ; elle n’ignore pas le primat de la conscience, sans pour autant oublier que le message que lui a confié le Seigneur doit illuminer celle-ci. Entre la foi que l’Eglise proclame et le respect de toute vie humaine existe une cohérence fondamentale. C’est en particulier au nom de cette cohérence et non par suite d’une prétention abusive que l’Eglise peut apporter une lumière sur l’homme.

 

1.3. Etudes antérieures

1.3.1  Recours à l'avortement

 

La recherche sur la pratique de l'avortement en Afrique a été pendant longtemps axée sur l'exploitation des statistiques hospitalières concernant les femmes victimes~ des complications abortives. Bien que non représentatives, ces données ont permis d'avoir des informations importantes sur cette pratique dans bon nombre de pays. D'après certaines enquêtes et études, le recours à l'avortement provoqué en Afrique s'expliquerait par des facteurs d'ordre démographique, socioculturel, socioéconomique et institutionnel.

 

1.3.1.1. FACTEURS SOCIODEMOGRAPHIQUES

 

A. Une pratique de tous âges

 

Le retard dans l'entrée en vie sexuelle des femmes en Afrique est dans la plupart des cas dû à un recul de l'âge au mariage. Pour les hommes la situation est différente puisque les rapports sexuels sont de plus en plus précoces. Ces conditions d'entrée dans la sexualité contribuent à l'allongement de la période d'activité sexuelle avant le mariage avec pour conséquence une exposition de plus en plus marquée aux risques de grossesses non désirées (Delaunay et Guillaume, op. cit.).

Dans leur ouvrage sûr l'avortement dans le pays en développement, Mundigo AT et Shah I.H (1999) cités Guillaume. A. (2004) montrent que l'avortement concerne les femmes à différents âges et moments de leur vie. Elles y recouvrent aussi bien enfin de vie féconde pour limiter leurs descendances qu'au tout début pour retarder leur entrée en parenté.

 

Au Gabon, la prévalence de l'avortement qui varie entre 15 et 23% chez les femmes de plus de 20 ans est faible chez les femmes les plus jeunes (4%). Lorsqu'on analyse rétrospectivement l'âge des femmes à leur premier avortement, il apparait que 44% d'entre elles se sont produits avant l'âge de 20ans (Barrère, 2001). A Yaoundé et Douala, une enquête menée auprès de 1638 femmes à relever c'est à 25 - 30 ans que les femmes avortent le plus (30,3%), suivi de celles âgées de 45-49ans (29,7%), peu de femmes ont été rencontrées avant 25ans ayant déjà subi un avortement (12%) dans ces deux localités (Ngwé et al 2005). En Tunisie, l'âge moyen à l'avortement est d'environ 30ans, mais il semble que cette pratique soit fréquente chez les jeunes femmes célibataires, « bien que les relations sexuelles prénuptiales sont socialement prohibées et condamnées». (Gastineau B.., 2002; Guillaume A., 2004).

A Bamako et à Abidjan, des enquêtes auprès des femmes en consultation dans les centres de santé montrent que l'avortement concerne surtout les femmes de moins de 25ans et célibataires. (Konaté M.K et 1993; Guillaume A et Desgrées du L où A. 1999). L'avortement est fréquemment pratiqué par des jeunes femmes en début de vie féconde qui, par cette pratique, interrompent leur (s) première (s) grossesse (s)par un avortement (Okapinet Okapiani, 2000; Guillaume 2003). Deux enquêtes de l'avortement chez les jeunes adolescentes sans enfants et instruites ou en cours de scolarisation (Leke, 1998). Les études auprès des femmes qui ont eu des complications d'avortement aboutissent à des conclusions quelque peu différentes. Au Mozambique et en Zambie, les femmes hospitalisées pour des avortements clandestins sont des femmes jeunes, célibataires, peu instruites ou encore scolarisées, sans enfants et des milieux sociaux défavorisées (Hardy et al. 1997; Guillaume 2004).

A Accra au Ghana, selon une étude réalisée en milieu hospitalier, un quart des femmes de moins de 20ans venus accoucher pour la deuxième grossesse avait interrompu clandestinement leur première grossesse.

 

B. L'Avortement comme moyen d'espacement ou de limitation des naissances

 

Par ailleurs, une catégorie des femmes avortent pour espacer les naissances lorsque l'intervalle inter génétique est court ou quand la parité a été atteinte. Cette position est refusée par l’Eglise catholique.

Au Gabon, une femme sur huit a décidé d'avorter parce que ses naissances étaient trop rapprochées. En outre, 190 de l'ensemble de femmes ont des besoins non satisfaits en matière de contraception, dont la plupart (14%) pour espacer les naissances (Barrère, 2001).

L'importance du recours à l'avortement dans de ses nombreux pays africains et la nature de motivations amènent à s'interroger sur son rôle de cette pratique dans le contrôle des naissances.

Selon les enquêtes démographiques de Côte d'Ivoire en 1994, l'indice synthétique de fécondité est passé de 5,7 enfants par femmes lors de la première enquête (1994) à 5,2 enfants par femme lors de la seconde (1999). Au cours de cette même période, la pratique contraceptive a légèrement augmenté mais reste faible ; seulement 67% de femmes en 1994 et 10% en 1999 utilisaient une méthode moderne de contraception (Guillaume, 2000). D'après l'enquête d'Abidjan auprès des consultantes, la diminution de la descendance des femmes imputable à l'avortement est estimée à 10% et cette proportion atteint 15% chez les jeunes femmes. Les femmes qui ont utilisée la contraception par le passé ont une probabilité trois fois plus élevée d'avoir déjà avorté que celles qui n'ont jamais eu recours à la contraception. Elles utilisent donc conjointement les deux méthodes pour réguler leur fécondité (Guillaume, 2000).

 

Cependant, la plupart des enquêtes et études ont montré que l'expérience d'un avortement amène les femmes à chercher à maitriser leur fécondité en pratiquant la contraception.

 

1.3.1.2.. Facteurs  socioéconomiques

A. La crainte d'un rejet social ou familial

Les rapports sexuels sont partout un des aspects du comportement social le plus entouré d'interdits culturels, du moins en Afrique. Du point de vue de la morale religieuse, Les rapports sexuels ne devraient par exemple intervenir que dans le, cadre d'une union socialement reconnue et devraient exclusivement être réservés pur la procréation.

Dans les faits, la morale sociale est de plus en plus remise en question, comme l'atteste des pourcentages non négligeables de naissances hors mariage dans certains pays, notamment chez les adolescentes.

La grossesse de la jeune fille reste cependant perçue, à tort ou raison, comme une fatalité dans les sociétés africaines parce que non désiré. Elle conduit, très souvent, à des avortements pratiqués dans la clandestinité: La crainte' de la réaction des parents ou de la famille face à une grossesse considérée comme un acceptable (jeunes femmes, célibataires obcensées ne pas avoir de relations sexuelles) et les problèmes de couples (mésententes, grossesses pré maritales, refus de paternité, partenaires occasionnelles, grossesses adultérine) expliquent certaines interruptions de grossesses (Kasolo, 2000, Guillaume 2004). Ces motifs sont d'une importance variable selon l'âge des femmes et leur situation matrimoniale.

La décision d'avorter est pour les jeunes femmes largement dépendantes de la réaction du partenaire et de sa capacité à accepter la paternité (Webb, 2000). Les études menées en Côte d'Ivoire, mettent l'accent sur le poids des raisons familiales dans les décisions de pratiquer l'avortement:, unions instables, refus de reconnaitre l'enfant par le père, demande du partenaire, problème de couples, crainte d'un scandale ou de réaction des parents (Guillaume et al. 1999).

A Douala et Yaoundé cc la peur d'être rejetée par les parents ou la famille» a été cité comme premier motif d'avortement chez les jeunes filles (52,8%)/ (Ngwé et al. 2005).

A Bamako au Mali; dans trois centres de santé, les raisons principales du secours à l'avortement mentionnées par les femmes sont le célibat (38 à 64% des réponses), la pression familiale- (31 à 45%) et la rupture avec leur partenaire (1,7 à, 14,6%) (Konaté et al. 1999).

La crainte des parents a aussi été mentionnée comme motif d'avortement, particulièrement par les jeunes femmes : 16,4% des femmes de moins de 20ans ont avorté pour cette raison sexuels à but lucratif ou matériel. En effet, certains hommes riches qui promettent de l'argent, des cadeaux à des jeunes femmes en échange de relations sexuelles non protégées, abandonnent celles-ci lorsque survient une grossesse. Ne pouvant subvenir aux besoins du nouveau-né, par crainte des parents ou sous pression de ces hommes, elles sont obligées d'interrompre q de telles grossesses, souvent de manière clandestine et dangereuse.

En outre, la pauvreté et la misère contraignent certaines femmes à adopter -des comportements sexuels à risque, notamment les rapports sexuels à risque, notamment les rapports sexuels non protégés. Ces dernières s'exposent ainsi aux infections sexuellement transmissibles et aux grossesses non désirées qu'elles expulsent le plus souvent.

 

1.3.1.3. FACTEURS  INSTITUTIONNELS

A. Un cadre juridique restrictif au recours à l'avortement

Bien que le cadre juridique ne 'soit amélioré ces dernières années dans plusieurs pays, l'avortement fait encore l'objet de mesures très restrictives notamment dans la majorité des pays africains, au Proche-Orient et eh Amérique Latine.

De nos jours, l'avortement n'est totalement interdit que dans 15 pays (sur 190). Dans les autres pays, la situation varie d'une limitation très stricte à une politique très libérale : dans 55 pays (44% de la population), .I’ avortement est possible sur demande ou pour des raisons économiques et sociales (United Nations, 1994).

En Afrique francophone, les législations sur l'avortement sont encore souvent des réminiscences de la loi française de 1920, qui condamnait l'avortement et réprimait toute : personne le pratique ; dans les pays anglophone, elles s'inspirent de la loi britannique de 1861 sur les délits contre la personne ; puis de la loi britannique de 1861 sur les délits contre la personne.

En 1999, sur les 54 pays africains, l'avortement n'est autorisé sans restriction que dans trois pays : Tunisie, Afrique du sud et Cap vert. Dans 26 pays il peut être autorisé uniquement pour la survie de la mère ; tel est le cas du Gabon. Dans 24 autres pays, les femmes peuvent y recourir 'seulement si leur santé physique et/ou morale est menacée (Guillaume, 2000).                                                          "

, Dans les pays où le recours à l'avortement est libéralisé, quelques restrictions limitent toujours sa pratique : en Tunisie par exemple, les centres de santé où ces actes peuvent être pratiqués légalement sont peu nombreux, notamment en milieu rural (Gastineau, 2000).En Afrique du sud, la loi prévoit un âge légal de la grossesse pour avorter (The Alan Guttmacher Institute, 1999). En Soudan et en Zambie, l'autorisation de 2 ou 3 médecins est nécessaire pour arter (Gautier, 2002).

Toutes ces restrictions pénalisent les femmes. Au lieu d'empêcher les avortements, elles contribuent plutôt à des pratiques clandestines et dangereuses. La fréquence de celle-ci s'explique par les nombreuses consultations médicales observées dans les centres de santé consécutives à des complications d'avortements. En Afrique de l'ouest, on estime à un million par an le nombre d'avortements clandestins faits en dehors de toute surveillance médicale officielle par an, mais la région du continent la plus touchée est l'Afrique de l'Est avec 1,34 million d'avortements clandestins par an. (the Alan Guttmacher Institute, 1999).

B. L'avortement en absence de contraception ou en cas d'échec d'une méthode

L'avortement a été longtemps utilisé comme méthode de régulation contraceptive. Le développement des programmes de planification familiale a contribué à une plus grande utilisation de la contraception même s'il n'a pas toujours eu l'effet, escompte d'une réduction voire d'une disparition du recours à l'avortement.

Dans les pays ou l'usage des méthodes contraceptives est élevé, les échecs de la contraception restent très fréquence, comme en atteste la persistance des grossesses non désirées qui se concluent par une interruption de grossesse (Bajosn et al 2002).Dans ce cas recours a l'avortement peut intervenir après un échec, de la contraception, consécutif à une mauvaise utilisation d'une méthode ou à son inefficacité.

Dans les pays en voie de développement et particulièrement en Afrique, les individus utilisent très peu les contraceptives modernes I' intensité et la fréquence de l'activité sexuelle fait croitre le risque de grossesse non désirée, 'et partant, le recours sans cesse a l'avortement clandestin.

A l'île Maurice, pays réputé pour l'efficacité de son programme de planification familiale, avec une prévalence est de 75% le recours aux avortements clandestins persiste pour différentes raisons dont la plus fréquente est l'entrée en sexualité précoce sans usage de contraception (N'YONG'O D et Oodit G., 1996, DJOKE 2004).

En Ethiopie, Madebo T et Tadie GT (1993) ont constaté que 83% des femmes n'utilisent pas de contraception avant la grossesse qu'elles ont interrompue, 11 % en utilisaient une, mais sans respecter les normes d'usage et 6% ne s'expliquent pas les raisons de cet échec.

 

Les contraceptions pôst-abortum peuvent contribuer à la réduction du recours à l'avortement, mais dans bon nombre de pays africain la qualité et l'existence du counseling post-abortum constitue un problème. Par contre, l'amélioration de la prise en charge des complications d'avortements est de plus en plus fréquente dans ces pays.

Hormis lés facteurs précités à savoir, socio-économique démographiques socioculturelles et le cadre institutionnel,, d'autres facteurs expliquent le recours à l'avortement provoqué. Il s'agit notamment des facteurs sanitaires et sociologiques.

 

1.3.1.4. FACTEURS SANITAIRES

A. INTERROMPRE UNE GROSSESSE POUR PRESERVER SA SANTE

Dans de nombreux pays africains, l'avortement est autorisé si la santé physique ou mentale de la femme est menacée. Ce motif n'est pas très cité par les femmes interrogées lors des enquêtes et études déjà réalisée. Au Gabon, 6% des femmes on déclaré avoir eu recours au moins une fois à un avortement pour raison de santé lors l'enquête démographique et de santé de 2000. (Barrère, 2001). Ce motif a été cité par 20% de femmes au Kenya (Rogo K.O., 199~), 15% des femmes au Togo

 (U.R.D et al. 2001, Djoke, 2004), entre 2 et 4%au Mali (Konaté M.K et al. 1996) et 3,2% à Douala et Yaoundé (Ngwé et al. 2005).

 

1.3.1.5. FACTEURS SOCIOLOGIQUES

 

Les législations autorisent l'avortement en cas de violence sexuelle (viol ou inceste) dans plusieurs pays ou encore de violence sexuelle. Cette raison n'apparait presque pas dans les enquêtes et 'études sur l'avortement provoqué parmi celles évoquées par les femmes qui ont.. déjà avorté. Les différentes approches passées en revue par la littérature nous permettront de dégager les facteurs susceptibles d'expliquer le recours à l'avortement provoqué au Gabon.

1.4. Les variables des avortements provoqués

 

Un certain nombre de variables se rapportant aux facteurs socioculturels, socioéconomiques, sociodémographiques et institutionnel influencent davantage la pratique de l'avortement. Ces variables sont les suivantes :

1.4.1.  Les variables socioculturelles

La pratique de l'avortement est déterminée par des normes et valeurs propres à chaque société qui influence l'influence l'individu dans la décision de recourir ou non à cette pratique. Les variables socioculturelles qui influencent l'avortement sont :

-          La religion

-          L'ethnie

-          Le milieu de résidence -

1.4.2. Variable religieuse

 

AKOTO E. (1985, cité par Djoke, 2004), «la religion véhiculé un certain nombre de valeurs et normes qui régissent la vie des fidèles sur le plan comportementale et physique». La majorité des religions interdit l'avortement considéré comme un péché grave. C'est le cas des religions chrétienne, juive et musulmane ; toutefois les deux dernières citées peuvent l'autoriser pour sauver la vie de la mère (Guillaume A., 2004). :La religion catholique affirme d'ailleurs que (da vie humaine commence au moment de la conception, et qu'elle doit être défendue et protégée». (Nations- unies, 1994: 154). Mais de l'avis de beaucoup d'auteurs, certaines religions offrent plus de liberté sur le plan sexuel que d'autres (Meekers et al. 1997).

 

1.4.3. Variable ethnique

Bien que l'effet de l'ethnie sur le risque d'avortement soit une question empirique qui demeure ouverte, de nombreuses études ont documenté des différences dans les comportements de fécondité selon les groupes ethniques en Afrique. Au Cameroun par exemple, certaines sources ont décrit les Betin Fang comme traditionnellement plus tolérants vis-à-vis des relations sexuelles et de la procréation prénuptiale que les autres ethnies (Laburthe-Tolra,-1981 ; Yama;:1995 ; Calvès 2004). 1.3.1.3. Le milieu de résidence

 

Le milieu de résidence est un indicateur de différentiation important pour expliquer le comportement sexuel des femmes selon qu'elles utilisent ou non des méthodes de prévention de grossesses. Plusieurs études ont montré que les citadines étaient plus précoces sexuellement que celle qui vivent en' milieu rural. Cela peut s'expliquer comme, une aspiration des femmes à jouir plus librement de leur corps en ville qu'au village.

 

1.4.4. Variables sociodémographiques  

a) 1. L'âge

' Plusieurs études ont montré la corrélation entre l'âge de la femme et le recours à l'avortement. La majorité d'entre elles rapportent des taux d'avortement élevés chez les jeunes célibataires de moins de 25ans et particulièrement élevés avant l'âge de 20ans (Nichols et al. 1986, desgrées du LOLL et al. Alun Guttmacher, 1999 ; Calvès2004). La prédominance ~ de cette tranche d'âge dans la pratique de l'avortement renseigne également sur la précocité des relations sexuelles.

 

b) Le statut matrimonial

 

Le statut matrimonial de la femme est un déterminant important de l'avortement provoqué. En effet, d'après la littérature les femmes célibataires avortent plus que celles qui sont mariées, divorcées ou veuves. Celèrent s'explique davantage par le fait qu'elles ne veulent pas encore d'enfants car les grossesses hors mariages sont parfois mal acceptées dans certaines familles et 'sociétés ; ou parce qu'elles sont encore à l'école et ne veulent pas interrompre les études. (Guillaume A., 2004). Les mariées quant à elles avortent soit parce qu'elles ne veulent plus d'enfant où pour espacer leur naissances. Cette pratique peut en outre intervenir chez ces dernières à la suite d'une grossesse extraconjugale. A Douala et à Yaoundé, les femmes mariées ont déclaré dans leur majorité avoir avorté par besoin de planning familial. (55%), pris part des raisons économiques dont le manque de moyens financiers (33,3%) et par contraintes professionnelles (4,5%). (Ngwé et al. 2005). Les divorcées et les veuves le pratiquent parce qu'elles ne se sont pas remariées ou qu'elles né disposent pas de moyens financiers pour assumer la charge d'un enfant supplémentaire.

c) La parité atteinte

 

La parité des femmes influence aussi le recours à l'avortement. Certaines enquêtes effectuées dans des hôpitaux suggèrent qu'une majorité de femmes admises suite à des complications post-abortum sont jeunes et en sont en leur première grossesse (Bikin et al. 1984; calvès 2004). D'autres études cependant ont trouvé une plus grande diversité dans 91'âge et 'la parité des patientes. Dans une recherche menée dans un hôpital du Kenya, par exemple, la majorité des patientes admises suite à un avortement provoqué avait déjà un (33%), deux (15%) ou plus dé deux (230) enfants. -

, (Solo et al. 1999 ; calvès 2004). De même, une étude menée à Abidjan auprès de femmes enceintes conclut que si l'avortement est utilisé par la jeune génération pour retarder le début de la procréation il l'est aussi par les femmes plus âgées pour espacer les naissances (Guillaume A., desgrées du lôri et al. 1999).

 

1.4..5..  VARIABLES SOCIOECONOMIQUES

a) Le niveau de vie des ménages

Plusieurs études ont montré la corrélation qui existe entre le recours à l'avortement et niveau de vie des ménages dans lesquels vivent les femmes. La pratique abortive évolue avec le niveau de vie, plus le niveau de vie est élevé, plus la pratique l'est aussi.

En Egypte, les femmes en zone urbaine issue des classes sociales élevés font plus fréquemment des avortements que celles des classes sociales inférieures (Dune, Tok, et al; 1998; Guillaume, 2004).

 

b)  Occupation de la femme

 

L'occupation de la femme au moment de la grossesse renseigne ici sur sa capacité à supporter la charge d'un enfant ou non ; deux catégories d'occupations sont souvent évoqués lors de certaines enquêtes: fréquentation de l'école, type d'activité économique exercé (à l'intérieur du ménage). Des études ont montrées que le taux d'avortement est particulièrement élevé chez les filles qui fréquentes l'école et le désir de rester à l'école est l'une des principales raisons mentionnées par les femmes africaines pour justifier les avortements provoqués (Nichols et al. 1986; Bankole et al. 1998; calvès 2004). D'autres études ont également démontrées un lien positif entre le- statut d'emploi et la probabilité de recourir à l'avortement (Shapiro et Tambashe, 1997).

 

c)  Le niveau d'instruction

 

D'après la littérature, il existe une relation positive entre la pratique contraceptive et le niveau d'instruction de la femme.

Cette relation devrait se traduire par un moindre recours à l'avortement parmi les femmes instruites. Certaines études démontrent plutôt le contraire, au Gabon, la proposition des femmes qui recourt à l'avortement augmente plutôt avec le niveau d'instruction : après de trois fois plus des femmes de niveau secondaire (19%) ont eu au moins un avortement, comparées à celles sans instruction (7%).

1.4.5.4. Les caractéristiques institutionnelles

1.4.5.4.1. Utilisation des méthodes contraceptives.

Une étude à montrer que les femmes qui n'utilisaient pas de méthodes contraceptives modernes avaient souvent eu recours à des méthodes traditionnelles ou les avaient utilisées en discontinue (Anomymous, 1994; Djoke, 2004). En Ethiopie, 83% des femmes n'utilisaient pas la contraception avant la grossesse (Guillaume A. 2004). Au Togo, seulement 19% des femmes utilisaient une méthode contraceptive avant la grossesse (URD, 2001 ; Djoke, 2004). Au Mali, la survenue de la grossesse non désirée chez les femmes qui utilisaient une méthode de contraception avant l'avortement s'explique dans 39go des cas par un échec (Guillaume A. 2004).

1.5.  Aspects rationnels, législatifs  et judiciaires

 

Environ 25% de la population mondiale vit dans des pays la législation sur l'avortement est très stricte, principalement en Amérique Latine, en Afrique et en Asie. Ces pays sont ceux où l'avortement est le plus sévèrement réprimé par la loi. Dans certains pays comme le Chili, les femmes ayant eu recours à un avortement illégal sont emprisonnées.

1.5.1.  De l'avortement

Art. 165. (O-L.70-031 du 30 avril 1970, - celui qui par aliments, breuvages, médicaments, violences ou par tout autre moyen, aura fait avorter une femme, sera puni d'une servitude pénale de cinq à quinze ans).

' Art. 166 (0-L.70-031 du 30 avril 1970.- la femme qui, volontairement se sera fait avorter sera punie d'une servitude pénale de cinq à dix ans).

1.5.2.  Des outrages publics aux bonnes mœurs

Art. 178. (Décr. Du 1 er avril 1933- Quiconque aura, soit par l'exposition, la vente ou la distribution décrit, imprimés ou non, soit par tout autre moyen de publicité, préconisé l'emploi dé moyens quelconques de faire avorter une femme, aura fourni les indications sur la manière de se les procurer ou de s'en servir ou aura fait connaitre, dans le but de les recommander, les personnes qui les appliquent; quiconque aura exposé, vendu, distribué, fabriqué ou fait fabriquer, fait importer, fait transporter, remis à un agent de transport ou de distribution, annoncé par un moyen quelconque de publicité, les drogues ou engins spécialement destinés à faire avorter une femme ou annoncés comme tel ; sera puni d'une servitude pénale de huit jours à un on et d'une amende de vingt-cinq à mille francs ou d'une de ces peines seulement.)

Aspect rationnel physico-sanitaire

:

1.5.3.         MANŒUVRES ET SUBSTANCES ABORTIVES

-          Les manœuvres abortives :

 

II s'agit surtout des manœuvres endo-utérines classiques par introduction de sondedans72, 89 % des cas, usage de curette dans 9;34 % ; pose de laminaire (9,34 %) et injection intra-utérine de liquide dans 1,6 % des cas (thèse de Koly).

 

Il y a également la manœuvre endo-vaginale atypique à base de permanganate de potassium (2,8 % des cas) et l'introduction intra-utérine de bout de bois (1,867,D des cas).

 

Un cas de pose de dispositif intra-utérin (DIU) et 1'cas de pose d'élément de médecine traditionnelle ont été relevés par cet auteur.

Toutes ces -méthodes visent a provoquer par un procédé direct sur l'œuf, la mort de ce dernier suivi de son expulsion de la cavité utérine. L'aspiration endo-utérine est une méthode d'évacuation qui se répand de plus en plus.

 

-                    Les Substances abortives

 

Elles sont d'apparition plus récente. Il s'agit essentiellement des substances anti progestatives dont l'action s'oppose à celle de la progestérone, hormone de la grossesse. D'autres sont déjà utilisées comme l'extrait po-st-hypophysaire et les prostaglandines F2. Koly(1991) relève 8 cas de prise d'hormones dans un but 'abortif ;-les doses et composition n’ont pu être déterminées et le résultat a été un échec.

Il a en outre noté un cas de prise de chloroquine à l’ancienne époque ; le résultat' fut également un échec ayant motivé le recours à une autre méthode. Les sels de quinine sont affublés non seulement de propriétés abortives mais également d'un pouvoir anticonceptionnel ; les cas de décès par intoxication à la chloroquine sont nombreux parmi celles ayant tenté un avortement par cette méthode.

 

Les substances végétales : persil, ergot de seigle, feuille de "Neem", de Mbantamaré et les racines de plusieurs plantes sont utilisées par les avorteurs.

 

Il faut noter que la dose abortive efficace est souvent voisine de la dose létale et quelques imprudentes en ont fait les frais.

 

·        Profession de l'agent avorteur :

Selon Koly (1991), 69,17 % des agents ayant exécuté la manœuvre sont des paramédicaux contre5,6 % de médicaux. Par ailleurs, -15,05- % de femmes` se sont données elles-mêmes l'avortement. Dans 8,27 % des cas, l'agent avorteur est un non médical.

 

·        Lieu de la manouvre :

 

D'après cet auteur :

·        dans 70,68 '7o des cas, elle a lieu au domicile de l'avortée ou de l'avorteur dans des conditions septiques douteuses

·        dans 14,29 % des cas à l'hôpital de façon clandestine

·                dans 10,53 % dans un poste de santé

·        dans 4,51 %, dans une clinique privée.

·        Moment de la consultation :

 

 

Koly (1991) retrouve dans sa thèse pour la maternité de lé Dantec un fort taux de recrutement les mercredis et samedi qui sont des jours peu chargés dans les emplois du temps scolaires.

 

·        Déterminants démographiques et antécédents gynécologiques:

 

D'après les résultats de l'enquête susmentionnée au niveau de quatre sites de référence dakarois, l'âge moyen des femmes traitées pour complications d'avortement provoqué est de 21 ans contre 28 ans pour les cas d'avortements spontanés. Par ailleurs, 60 % des APC ont moins de 25 ans contre 30 % pour les cas d'avortement -spontanés. Il apparaît donc que les femmes recourant aux APC sont plus jeunes que celles concernées par les avortements spontanés.

 

En ce qui concerne la répartition des avortements selon le nombre d'accouchements antérieurs, il y a plus d'avortements spontanés chez les multipares (46,9 %) que chez les primipares (5,7 %). Par contre, les cas d'avortements provoqués sont plus fréquents chez les primipares (31,1 %) que chez les multipares (17,2).

.

F. Diadhiou et son équipe, (1995) ont également constaté qu'.environ 50 7o des patientes admises pour complications d'APC en étaient à leur première expérience gestationnelle._

 

' Enfin, les femmes recourant aux APC sont celles qui planifient rarement leurs grossesses. Il en est de même pour celles concernées par les avortements spontanés.

 

A l'issue de cette analyse des déterminants des avortements, il convient d'en arriver maintenant aux conséquences de ce phénomène.

 

1.6.2. Conséquences des avortements

 

Les conséquences des interruptions de grossesse peuvent être classées en deux grandes catégories : les impacts socio-économiques d'une part et les risques médicaux liés aux avortements d'autre part.

a. Impacts socio-économiques des avortements

- Les avortements à risque sont aujourd'hui une véritable tragédie humaine comme le prouve la gravité de leurs conséquences sur le plan socio-économique.

­

Selon I. Sakho46 (1995), les interruptions de grossesse peuvent aboutir à la stérilité, ci l'infertilité et aux troubles psychologiques parmi une diversité d'effets néfastes. Pire encore, l'avortement tue et est responsable d'une part importante des décès maternels enregistrés dans le monde et plus particulièrement au Sénégal. En effet, l'OMS47 estime que les complications de l'avortement sont responsables d'environ 14 % des quelques 500.000décès maternels enregistrés chaque année dont 99 % dans les pays en développement".

 

Au Sénégal, selon le professeur F. Diadhiou48, en 1989, à la CGO du CHU le Dantec, les APC représentaient 1,3 % des décès maternels. Pour la même année 1989, A. N. Traoré (1~992), dans sa thèse au niveau du même hôpital citée par F. Diadhiou49, estimait le taux de mortalité maternelle par avortement à 7;95 %.

 

Dans tous les cas, ces chiffres sous-estiment les niveaux de mortalité maternelle par avortement au Sénégal car ils sont basés sur des données hospitalières et ne prennent donc pas en compte les nombreux décès maternels faisant suite aux interruptions de grossesse survenant en milieu non hospitalier. Quoiqu’il en soit, ces taux indiquent la gravité-des conséquences mortelles de l'avortement, avec toutes leurs implications sur l'organisation familiale et sociale.

 

En effet, les avortements à risque et la mortalité maternelle post -abortum ont des effets néfastes sur l'équilibre et les fonctions de la famille. Etant donné le rôle central des mères dans l'éducation, les soins et l'alimentation des enfants, leur disparition prématurée est un facteur de déséquilibre familial et elle entrave la bonne exécution des fonctions de cette structure sociale de base. La mortalité maternelle par avortement (ou d'autres causes) comporte également des effets négatifs certains sur le plan économique compte tenu de l'importance, de la contribution des femmes aux activités - productives et au développement socio-économique au Sénégal.

 

'             Mais, l'un des impacts sociaux les plus dramatiques des avortements est la stérilité dans une société caractérisée par la puissance du désir de maternité". Dans la mesure où la société sénégalaise survalorise encore la fonction reproductive chez la femme, la stérilité est donc une véritable tragédie. Elle prive cette dernière d'un statut social valorisé et compromet ses chances de mener une vie familiale épanouie compte tenu du rôle des enfants dans la stabilisation des ménages. La marginalisation sociale de la femme stérile, parfois considérée comme impure et accusée d'avoir commis une ' faute grave, suscite chez cette dernière un sentiment de culpabilité impliquant de réels risques de rupture de l'équilibre psychique.

b. Risques médicaux liés aux avortements

L'avortement à risque, véritable problème de santé publique, est responsable d'un taux non négligeable de décès maternels et de morbidité.

Les différents auteurs distinguent principalement deux grands types de conséquences médicales:

-          les conséquences physiques

-          les conséquences psychiques

 

b.l. Conséquences physiques

 

Les principales conséquences physiques de l'avortement sont les suivantes :

-          les complications immédiates

-          les complications secondaires

-          les complications tardives

 

·        Complications immédiates.

·        mort subite ou rapide :

 

Elle peut survenir par plusieurs mécanismes :

 

Par inhibition due à un réflexe cervicovulbaire lors de la dilatation du col. Il s'en suit un arrêt des centres cardiaques et respiratoires d'ordre réflexe. L'autopsie effectuée en présence d'un accent judiciaire retrouve un utérus gravide d'1 mois et demi, contenant en plus un fragment de laminaires.

Hémorragie :

 

Elle constitue l'un dés motifs les plus fréquents de consultation. Plus ou moins abondante externe ou interne, elle peut mettre en jeu le pronostic vital immédiat de la femme. Koly dans sa thèse précitée note que la fréquence de complications effectives a été pour 90,22 % hémorragiques dont 1 décès par choc hémorragique.

 

L'hémorragie survient par 3 mécanismes :

-          décollement placentaire

-          rétention placentaire

-          lésions vasculaires ou des muqueuses d'origine traumatique.

·        Complications secondaires.

 

 

Elles sont dominées par les infections qui constituent la deuxième grande complication dans la série de Koly après les hémorragies -i 12,03 %.  II s'agit d'infections loçorégionales, régionales ou générales.

Les infections locorégionales les plus fréquentes sont :

 

-          les infections ovulaires :

Elles sont responsables d'endométrite aigüe, complication assez fréquente se manifestant par des algies pelviennes, une hyperthermie, des leucorrhées fétides et un utérus douloureux à la mobilisation. Les germes responsables sont souvent les grams négatifs.

 

-          les infarctus utérins :

Ils font suite aux injections intra-utérines de substances caustiques diverses (eaux savonneuses). Ils se manifestent par un choc, une fièvre variable, une légère défense abdominale suspubienne, un utérus gros, mou et douloureux ainsi qu'un col violacé à l'examen au spéculum. Le traitement est chirurgical : hystérectomie après réanimation et antibiothérapie.

 

Les infections générales sont les suivantes :

- la septicémie et la septième :

 

Koly et Nimbona (1991) relèvent la fréquence des anaérobies et des bacilles gram négatifs qui témoignent des conditions septiques dans lesquelles opèrent les agents avorteurs. Là prise en charge parfois difficile nécessite une réanimation à base de sang frais, antibiothérapie à large spectre bactéricide contre les grams négatifs non néphrologique, le curage et/ou l'hystérectomie.

 

- le tétanos post abortum :

 

Il n'a pas été retrouvé dans la série de Koly cela traduirait une certaine technicité préventive de cette complication redoutable par lés avorteurs. En effet, Koly (1991) relève dans l'interrogatoire des patientes une séroprophylaxie antitétanique pratiquement systématique instituée au cours de la manœuvré abortive. Seul un cas de tétanos a été retrouvé par l'équipe du professeur Diadhi ou dans leur étude précitée au niveau de quatre sites de référence dakarois.

 

- La thrombophlébite des membres inférieurs et les thrombophlébites pelviennes :

 

Elles n'ont pas été retrouvées dans les différentes études consultées. Elles peuvent entraîner des embolies pulmonaires.

 

- l'anémie :

Elle est quasi constante. 9 femmes/10 dans la série de Koly sont anémiées. Elle s'explique par une semaine en moyenne d'hémorragie génitale et s'exprime en intensité par 126 cas d'anémie compensée, 7 cas d'anémie décompensées et 4 cas d'état de choc sur 137patientes.

Elle a nécessité dans certains cas une réanimation à base de sang frais.

Complications tardives

 

Elles sont très fréquentes et peuvent constituer un lourd handicap pour les patientes. Elles peuvent être classées en deux grands types de conséquences :

 

- Les conséquences obstétricales :

 

Ces conséquences sont les suivantes :

§  La stérilité secondaire : elle est le plus souvent tubaire par obstruction due à l'infection et aux phénomènes inflammatoires. Elle est parfois d’origine utérine par synéchie ou par sténose isthmique. Elle peut être due au traitement des complications : hystérectomie.

 

§  Les avortements ou accouchements prématurés à répétition par béance cervicoisthmique

§  La grande fréquence des grossesses ectopiques comme la grossesse extra-utérine.

§  Les vices d'insertion placentaire : insertion basse ou placenta prœvia avec possibilité d'hémorragie de la délivrance.

§  La rupture utérine à l'occasion d'une grossesse ultérieure par désunion'~ d'une cicatrice de perforation connue ou méconnue.

 

- Les conséquences morbides :

 II s'agit surtout des :

§  dyspareunies

§  ° algies pelviennes chroniques

§  dysménorrhées

§  ° irrégularités menstruelles

 

b.2. Conséquences psychiques

 

Dans les avortements provoqués, il existe la possibilité de troubles névrotiques liés à la présence de sentiments de culpabilité, de réactions d'hostilité et de sentiment de frustration. L'avortement peut être décidé dans un moment d'ambivalence, dans un moment de rejet de la grossesse et plus tard le comportement peut être regretté:

 

Les réactions d'hostilité sont habituelles et perturbent très souvent la relation de la femme avec l'homme. Le dégoût du partenaire et même la rupture avec l'auteur de la grossesse font partie de ces :réactions. Elles peuvent se généraliser à l'ensemble du sexe masculin et être le point de départ de problèmes plus ou moins graves de sexualité.

 

Le sentiment de culpabilité pourrait être cause de suicide dans certains cas ; dans une étude sur l'intoxication aigüe à la chloroquine à Dakar, Kara S. (Thèse Méd Dakar 1984) relève que sur 6 ans, 61,8 % des cas de suicides sont des femmes dont 39,5 % ont entre 15 et 26ans, une des raisons serait l'avortement provoqué clandestin.

 

Enfin, la stérilité est la séquelle la plus traumatisante et la plus mal ressentie par une femme ayant subi un avortement provoqué. Au Sénégal quarid la nouvelle mariée rejoint le domicile conjugal tous lui souhaitent "Yainu sa laltooy" : que Dieu t'accorde le privilège d'une nombreuse progéniture. Si ce n'est pas le cas, la femme- est considérée comme impure et accusée d'avoir commis une faute grave. Dans ce contexte, les conséquences psychiques pour cette femme sont incalculables.


-          Stricte interdiction par la loi

-          Emprisonnement du couple

-          Insulte publique aux bonnes mœurs

-          Punition de servitude pénale de 5 ans

 

-          Conséquence physique

-          Morbi mortalité élevée

-          Complication sanitaire obstétrique

-          Protection de la vie humaine

 

Rasions socio-sanitaires

 

Raisons religieuses

 

-          Raisons à la parole biblique

-          Croyance doctrinale

-          Respect au « NON » dit par le Saint Père (Pape)

-          Valeur intangible de l’Homme

-          La vie de l’homme est sacrée

 

Raisons législatives

 

Analyse des étudiants sur les raisons de refus des avortements criminels par l’Eglise catholique

 
Cadre conceptuel


CHAPITRE II : METHODOLOGIE

 

Ce chapitre a pour objet de présenter les différentes voies entreprises pour rendre à bonne fin la récolte des données. Tout au long de celui-ci, nous allons développer le devis de la recherche, la description du lieu d'étude notamment l'Université Pédagogique Nationale(UPN), la population cible, la Méthode de collecte des données, le déroulement de -l'enquête, le plan d'analyse et les limites de l'étude.

2.1 Devis de la recherche

 

Pour Amuli J.C et COLL (2011) le devis est considéré comme l'ensemble des décisions à prendre pour mettre sur pied une structure permettant d'explorer empiriquement les questions de recherche de vérifier les hypothèses et qui définit des mécanismes de contrôle ayant pour objet de minimiser les sources potentielles de biais qui risquent d'affecter la validité de résultats de l'étude.

Partant de cette philosophie, notre devis est du type descriptif visant à comprendre le sens qu'accordent les étudiantes en matière de l'avortement criminel. Nous avons opté un seul groupe pouvant nous conduire à sélectionner pour recueillir les données qui est les étudiantes de l'Université Pédagogique Nationale. Elle s'est inscrite dans une recherche qualitative en optant une approche phénoménologique. Pour éviter les biais pouvant affecter les résultats, certains moyens de contrôles ont été mis en compte en l'occurrence, la sélection des critères, la saturation des opinions et la construction de la taille de l'échantillon au fur, et à mesure que les donnée sont recueillies.


 

2.2. Description du lieu d'étude

2.2.1. Situation géographique de l'institution

a) localisation universitaire

Le campus de l'Université Pédagogique Nationale est situé dans la commune de Ngaliema, une de vingt-quatre communes administratives que compte la ville de Kinshasa.

Il est borné au nord par la localité Binza Pigeon, au sud par l'aye nue de la libération (ex 24 novembre), à l'ouest par la route Matadi et à l'est par le quartier Camping.

b) Nature du site

Le site de cette université est bâti au sommet de la colline dénommée colline de Binza, d'une altitude d'environ 520 mètres, il jouit ainsi d'un climat doux par rapport au reste de la ville de Kinshasa, selon les observations faites en 1980 par le géographe CRABRE, la température journalière moyenne est de 28,5°. sur la colline de Binza tandis qu'elle est de 24,9° dans la commune de la Gombe.

' siège des institutions de 'Etat; et de 245° au niveau de l'aéroport international de Ndjili, dans la Commune de Kimbanseke; (BOYOMA, B.51987, 14).

Le sol au niveau du site sur lequel est bâtie l’UPN est sablonneux avec un peu d'argile. En d'autres termes,; ce sol est composé, du sable nu et sa teneur en argile est minimum. Cet aspect explique les érosions et la 'rareté minérale et végétale. La végétation est composée d'herbes et arbustes.(B:E.A.U., 1987, planche 2).

 


 

2.2.2 Historique de l'UPN

2.2.2.1. Avènement de l'Enseignement Supérieur au Congo

 

A l'accession du pays à la souveraineté internationale en 1960, le Congo ne comptait qu'une poignée d'universitaires loin de pouvoir combler l'immense étendue de besoins ressentis par différents secteurs de la vie d'une jeune nation au sortir d'une longue période de colonisation.

II fallait combler ce retard par la création des instituts d'enseignement supérieur qui auront pour mission de former, dans une période relativement courte. Des cadres intermédiaires, des praticiens ; les universités se réservant la part de former des cadres supérieurs rompus dans l'enseignement et la recherche scientifique.

L'Africanisation rapide des cadres fut également motivée par 'le départ massif de fonctionnaires belges au lendemain de l'indépendance, départ provoqué précipitamment par les, événements insurrectionnels de Thysville et la soif de congolais de passer aux commandes de différents secteurs de l'état. Pour en arriver là, il fallait d'abord former des cadres moyens de l'enseignement secondaire qui faciliteront à leur tour

la formation de la relève.

C'est dans cette optique que les autorités du Congo indépendant jetèrent leur dévolu sur les jeunes élèves qui n'avaient pas encore terminé les études secondaires. Ce sont ces derniers qui ont constitué le noyau de départ d'une Première série dé premiers instituts supérieurs pédagogiques.

A l'institut Saint Jérôme d'Elisabethville qui avait déjà ouvert une régence en 1959, s'ajoutent chronologiquement l'Institut Pédagogique Nationale, l'institut de la Gombe pour filles à Kinshasa et l'institut Supérieur Pédagogique de Bukavu créés en 1961, les Instituts Supérieurs Pédagogiques de Kananga et de Kikwit en 1966, l'Institut Supérieur Pédagogique de Mbandaka en 1997, l'institut "Supérieur Pédagogique de Mbanza-Ngungu en 1972 qui héritera de la Régence qui avait déjà était ouverte auparavant à" Boma les instituts Supérieurs Pédagogiques et Techniques dé Kinshasa e Likasi en 1976 et l'institut Supérieur Pédagogique de Wembo-Nyama en 1982. (FDAYWEL

,L,1997,p.71 1).

A travers l'essaimage de ces établissements d'enseignement supérieur et L'universitaire ci-haut cités sur l'étendue du pays. nous nous appesantirons sur la création de l'Université Pédagogique Nationale actuelle, en tant qu'institution au sein de laquelle nous examinerons au Chapitre IV le système de partenariat éducatif qui y a été instauré pendant quinze' ans et constitue l'objet même de la présente étude.

 

2.2.2.2. Création et évolution de l'Université Pédagogique Nationale

 

Avant de revêtir son actuel statut d'Université et de s'appeler sous sa présente dénomination, `Université Pédagogique Nationale draine derrière elle plus de trois décennies d'existence caractérisée par deux étapes importantes de sa transformation.

Po.ur plus de clarté, dans sa phase d'évolution, nous traiterons tour à tour des phases suivantes mieux indiquées par ses différentes appellations à savoir

o L'institut pédagogique national, (1961-2003)

o L'Université de Kinshasa Ngalierna (2003 - 2004)

o L'Université Pédagogique Nationale (2005 - à nos jours)

 

a. De l'institut Pédagogique National (1961-2003)

L'acquisition non sans heurts ni accrocs de l'indépendance par le Congo s'accompagna de tout un corollaire de besoins urgents à satisfaire pour éviter au pays de tomber dans son état de disfonctionnement. Parmi ces besoins urgents : figure aux premières loges l'obtention d'enseignants qualifiés pour prendre la relève des formateurs belges. Après la régence, l'impératif du moment pencha pour la formule de la création d'une école normale moyenne pilote d'où sortirait de formateurs rompus en matière d'enseignements de disciplines.

L'option étant levée, il est question de rechercher des voies et moyens pour bâtir une institution supérieure à vocation nationale appropriée à laquelle, cette mission devrait être confiée.

A ces premières heures de son indépendance, confrontées a0x multiples problèmes les uns aussi prioritaires que les autres et surtout celui d'asseoir sa souveraineté et son autorité sur le plan national et international, les autorités du jeune Etat s'adressèrent à l'UNESCO pour la création de cette Ecole normale Moyenne pilote.

En dehors de la politique globale de l'UNESCO de l'heure et les circonstances dans lesquelles cette institution intervient à travers les pays africains nouvellement indépendants et - essaimage de l'Enseignement supérieur Pédagogique dans notre pays, ce qui constituerait notre ultérieure investigation au niveau doctorale, il convient de noter que son intervention dans la création de Î' IPN a été capitale.

En fait, son apport matériel, technique et pédagogique dans Ici construction de l'IPN, le développement de celui-ci et la formation même des enseignants qui seront chargés à leur tour de former des enseignants spécialisés en didactique de base a été déterminant dans la suite pour l'éducation nationale du Congo.

Ainsi, fut créé par l'Ordonnance présidentielle n° 73/6 1 du 22 septembre 1961, l'Institut Pédagogique National. Il démarre par l'ouverture dans un premier temps en son sein d'une Ecole Normale Moyenne pilote dont les cours qui débutent le 5 Décembre de la même année et aboutiront au terme de trois ans à la formation des Gradués en enseignement des disciplines. Vertu de cette Ordonnance, il (I.P.N) est comme d'autres établissements de l' ESU du secteur public, une personne morale de droit public, à caractère scientifique, jouissant de l'autonomie de gestion et disposant d'un patrimoine propre spécialement affecte à la réalisation de son objet

D'après cet instrument juridique, l'institut Pédagogique Nationale a pour mission :

de pourvoir le pays en fonction de ses besoins personnel enseignant de très haut niveau de formation générale et 'spécialisée aux qualités morales et pédagogiques éprouvées,

·        dé stimuler chez les futurs enseignants une prise de conscience de son rôle d'encadreur politique, de la noblesse de sa mission et de la dignité de sa personne;

·                d'organiser la recherche dans le domaine de la pédagogie en vue de découvrir les méthodes susceptibles d'améliorer la qualité de l'enseignement primaire et secondaire

·        de vulgariser les résultats de ces recherches par la rédaction et la diffusion des manuels adaptés à ces deux niveaux d'enseignement.

A l'issue de sa mission de formation, l'institut pédagogique National fut chargé de conférer des grades académiques légaux conformément aux dispositions légales t réglementaires en la matière ( J.O. n° 240,oct. 1981).

b. De l'université de Kinshasa/Ngaliema (2003-2005)

Après avoir évolué avec un cycle de licence en pédagogie appliquée à options variées en disciplines de basé, pendant plus de trente ans, IPN est parvenu à former largement dé nombreux cadres qui à leur tour auront contribué à former d'autres sur toute l'étendue de la RDC.

Cependant la relève du corps professoral vieillissant en vue d'assurer la continuité de la formation pose un sérieux problème.

Durant L'absence d'une politique capable d’envoyer le personnel scientifique en formation à l'étranger et les formalités académiques complexes imposées aux postulants de l' IPN pour entamer la formation post-universitaire dans d'autres universités existant au pays où, par ailleurs, les~,années de formation s'étirent en longueur sur une décennie, la seule alternative demeurant priorité était de créer un cycle doctoral au sein de l'IPN.

Mais, pourtant, dans sa forme juridique de cette époque, l' IPN ne pouvait pas organiser un troisième cycle d'études, en dépit de plusieurs tentatives et démarches déjà amorcées par les professeurs de: l'IPN réunis dans des groupes de réflexion , pour la création de ce troisième cycle. Nous décrivons quelques péripéties de cette phase de mutation de cet établissement..,,

1. Des actions menées par des groupes de réflexion de l'IPN

a. Action de SENARDID

Parmi les groupes de réflexion les plus en vue et impliqués dans les démarches sur l'avenir de I"IPN, nous citerons entre autres le SENARDID qui se barge aux premières heures de toutes les démarches dans le dossier de l'ouverture do troisième cycle.

En effet, par sa lettre n° SDDI/SP/1 0511/99 du 25 octobre 1999, le SENARDID (Service National de Recherches en Didactiques des Disciplines),une association sans but Lucratif se voulant à tous égards une société savante créée par les professeurs et ancien étudiants de l'UPN s'adresse au CA-ISP en tant que organe d'administration et de coordination de l'ensemble de tous les ISP de la République Démocratique du Congo,

Dans cette lettre, Ie+SENARDID transmet au CA-ISP le projet portant structure et organisation de la formation post­-licence au seir7 des ISP de l'ensemble du pays. Ce projet suggère à' ces derniers quelques lignes d'action pour le règlement de l'épineux problème de la formation et de la relève du personnel académique indispensable au fonctionnement des ISP et à la réalisation de la finalité de l'Enseignement Supérieur Pédagogique.

Dans sa démarche, le SENARDID annonce déjà la

création dès le mois de janvier 2000 au soin de l' IPN d'un centre inter facultaire de formation post-licence en didactique des disciplines appelé INTERFAC-IPN (AUU,1999, SENARDID, Lettre du 25 octobre). A cette action, une autre provoque davantage la prise de conscience des anciens de l'IPN. Il s'agit de la célébration du quarantième anniversaire de la création de l’IPN, événement initié par le groupe des anciens de cette institution dénommé cc IPNIA ».

b. Les 40 ans d'existence de l'IPN

Dans le souci de créer le troisième cycle à l'IPN, la commémoration du quarantième anniversaire de l'IPN fut une occasion sur laquelle les initiateurs de ce projet vont -sauter pour l'exposer 'au grand public intéressé et composé des professeurs et des anciens étudiants de l'IPN, œuvrant dans tous les secteurs clés de la vie nationale. Au cours de cette manifestation qui s'étendent sur deux journées, soit du 5 au 7 décembre 2001, les discours prononcés à cette occasion par les organisateurs, en majorité luttant 'en faveur de la création du troisième Cycle, furent orientés vers l'option que venait de prendre le Gouvernement Kabila. Cette option insiste sur le fait de voir chaque communauté de base et chaque institution prendre des initiatives concrètes pour la résolution des problèmes locaux et pour le développement réel et intégral des- activités de sa mission.

Parmi les objectifs de, cette commémoration à laquelle le tout nouveau Ministre de l' ESU, Professeur Emile NGOY KASONGO fut--convié, cadrant avec les préoccupations d'ouvrir dans: un futur proche le troisième ,cycle à' l'UPN et même de transformer sa structure, il convient d'épingler les poignants points formulés en ces termes :

o Réunir pour la réflexion tous ceux qui ouvrent et collaborent de la réalisation de la formation de notre jeunesse ;

o Susciter une prise de conscience de l'importance de l'enseignement supérieur pédagogique en tant, que base de développement de tout le système éducatif et de l'importance du rôle pilote de l'IPN pour tous les problèmes de l'éducation nationale.

Formuler "des suggestions, résolutions et recommandations pour un enseignement supérieur pédagogique capable de remplir efficacement et pleinement sa mission spécifique de recherche et d'enseignement des disciplines à tous les niveaux du système éducatif (AUPN, 2001, document du 40èmeanniversaire)

A l'issue des festivités d'anniversaire, les groupes de réflexion accélèrent les démarches et multiplient les réunions et les contacts 'avec des représentants du pouvoir public aux différents niveaux. En vue de focaliser l'attention de l'autorité sur leur projet de démarrages de troisième cycle, ils mettent sur pied une autre Structure appelée INTERFAC-IPN.

c. De la création de l'INTERFAC-IPN

Mus par le désir de voir réalisé à court terme leur rêve, les animateurs du SERNADID et de L' UNAPES annonçant dans la lettre conjointe n° UNAPES.

Dans ce dilemme, il était effectivement question, pensons- nous, de trouver un juste milieu qui permettrait à cette institution une fois transformée en université de 'continuer la mission qui fut celle de l'IPN tout en assurant l'autonomie, la responsabilité de former ses-propres enseignants avec l'ouverture du troisième cycle. Dès lors, il ne restait qu'à trouver une dénomination qui allait répondre à cette façon de voir les choses.

Ainsi naquit, non sans douleur, la dernière des universités congolaises, l'Université Pédagogique Nationale.

d. L'université pédagogique nationale (2005-à nos jours)

L'actuelle UPN est la première université créée par l'Etat congolais et instituée par le décret n°05/007 du 23 février 2005 comme un établissement public: L' UPN a hérité des engagements pris et stipulés pour le compte de l'IPN de Kinshasa ainsi que les éléments du patrimoine de celui-ci.

Le décret susmentionné définit sa mission de formation des formateurs et fixe à six le nombre de Facultés qu'elle organise et le troisième cycle, pierre d'achoppement de la lutte de toute la communauté universitaire.

2.3 Population cible et échantillon

2.3.1 Population cible

 

Dans notre étude, la population cible est constituée des étudiants inscrits à l'Université Pédagogie Nationale de la ville province de Kinshasa de l'exercice 2016-2017.

2.3.2 Échantillon

Une recherche scientifique n'exerce pas toute la population cible : elle procède par l'échantillonnage. Car c'est une extraction d'un certain nombre d'éléments formant un ensemble de population appelée = échantillon =(Okenge 2015).

L'échantillonnage est le processus qui consiste à sélectionner une partie de la population afin qu'elle représente la totalité de celle-ci. Pour cette recherche, nous avons un échantillon de 80 étudiants.

 

2.3.3. Méthode d'échantillonnage

'

Dans ce processus, nous avons choisi la méthode d'échantillonnage non probabiliste, précisément l'échantillon boule de neige ou par réseau. Elle tient compte de l’analyse des étudiants sur le refus de l'avortement criminel par l’Eglise Catholique.

 

2.3.4 Critères de sélection a. critères d'inclusion

 

Nos critères d'inclusion se résument de la manière suivante :

-          être étudiant du département de la santé inscrite de l'exercice 2016-2017 et régulière aux cours ;

-          être étudiant de la promotion G2, G3, L1 et L2 peu importe la filière poursuivie de l'exercice 2016-2017;

-      être étudiant ayant connu un avortement criminel donnant son accord favorable à interagir à cette étude ;

-      être étudiant qui accepte favorablement à répondre à nos questions sur l’analyse du refus de l’IVG par l’Eglise Catholique ;

-      être présent le jour de l'enquête ;

 

b. Critères d'exclusion

Sont exclues de cette étude la population estudiantine n’ayant pas répondus les critères d'inclusion ci-haut :

 

2.3.5 Taille de l'échantillon

 

Nous avons retenu l'effectif des participants à l'issu de la collecte des données habituellement, l'étude phénoménologique fait intervenir un petit nombre de personnes, (Tshitadi 2015).

Après collecte des données, nous avions atteint la saturation des données avec 80 étudiantes c'est-à-dire la taille de notre échantillon est de 80 sujets.

2.4 Méthode de collecte des données

2.4.1 Méthode et technique

La méthode d'enquête sur terrain a été utilisée pour la collecte des données et l'interview sémi-dirigée face à face est 'Utilisée comme technique. Le choix de cette technique se justifie du fait qu'elle présente deux grands avantages :

ü Celui d'être en contact direct entre les interviewers et les répondants ;

ü  Celui de permettre la collecte des données de la même manière pour tous les répondants.

Selon Tshitadi (Op.cit), la méthode en question est principalement utilisée dans les études qualitatives, quand le chercheur veut comprendre en profondeur le constat d'un événement ou d'un phénomène vécu par des participants.

2.4.3 Instrument de la collecte des données

 

Pour interagir avec la population de l'étude, nous avons utilisé un guide d'entretien composé des questions ouvertes amenant les répondants à exprimer leur expérience vécue dans leurs propres mots. Les questions qui constituent notre guide d'interview semi-dirigée ont été élaborées en fonctions des objectifs, des questions de départ et de l'étude préalable de la littérature.

a. Outil d'enregistrement des données

Tout en observant le principe de consentement éclairé, lés informations livrées lors de l'interview ont été enregistrés sur un appareil téléphonique. A l'issue de ["enquête, les données ont été transcrites sur papier à l'aide de stylo. Nous avons réalisé cette tâche pour minimiser le biais de transcription des données.

 

b. Validité de l'instrument

Pour maintenir la validité de cet instrument, nous l'avons soumis à l'approbation du directeur de ce travail et autres experts de la santé de la reproduction, qui nous ont confirmées que son contenu répondait bien aux questions de recherche, aux objectifs de l'étude, au domaine et thème de recherche.

2.5 Déroulement de l'enquête

2.5.1 Démarche préliminaire

En primauté, l'obtention de la lettre de recherche a fait l'objet de la première démarche auprès des autorités de l'université pédagogique nationale .Elle a été soumise aux autorités politico-administratives pour fin de l'approbation.

2.5.2 Enquête pilote

L'enquête pilote est un pré-test initié auprès des étudiantes de l'UNIKIN qui a concerné 8 sujets ; elle s'est déroulée à l'intervalle du 02/05 au 04/05/2016. Elle nous a permis de revoir notre instrument d'enquête.

 

2.5.3 enquête proprement dite

L'enquête proprement dite auprès des étudiantes qui ont satisfait les critères d'inclusion a eu lieu à la période allant du 10/07/ au 16/07/2016.

 

2.5.4. Considération d'ordre éthique

 

Du fait que l'étude ne concerne que les humains, les valeurs éthiques ci après ont été considérées :

·        Saluer le répondant tout en lui expliquent l'objectif de l'étude ;

·        Choisir un environnement favorable pouvant lui aider à S'exprimer librement;

·        Lui demander de se retirer eh cas de besoin ;

·       Lui garantir de l'anonymat et la confidentialité ;

·          Lui poser de petites questions préétablies lui permettant de S'exprimer librement;

·         Lui assurer que les opinions recueillies sont gérées d'une manière secrète, portée sur l'anonymat.

·        Lui remercier du temps émis pour cette interaction.

2.6 Plan d'analyse

Les données recueillies ont subit un traitement selon les normes de la recherche qualitative qui se subdivise en trois dimension en l'occurrence: auprès dés sujets de l'étude.

Ces trois dimensions font l'usage des encadrés à la place de tableaux dans la recherche quantitative.

Les encadrés sont subdivisés en trois colonnes dont la première porte les sous thèmes, la seconde les catégories et la troisième porte les verbatims comme les unités significatives.

, En plus de l'analyse thématique, l'étude a procédés’ à traiter les données issues des éléments 'd'identification en appliquant l'analyse descriptive par l'usage de la formulé suivante :

?70 = N X 100 TOT

% : Pourcentage

N : nombre de l'effectif

TOT : total effectif, taille de l'échantillon.

l'analyse Thématique ;

·        analyse Catégorielle et

·        les Verbatims qui sont les éléments significatifs recueillis

2.7. Limite de l'étude

Pour OMANYONDO MC (2015), la recherche qualitative éprouve certaines difficultés telles que le manque de la fidélité et validité, et la petitesse taille de l'échantillon qui se constitue au fur et à mesure que l'enquêteur récolte les données.

Cette étude ne s'heurte pas à ces difficultés dans les quelles nous ajoutons la conception de l'outil de mesure, le manque de tirage ou soit de l'échantillon.

En outre, les moyens financiers et' la motivation des enquêtes ont fait aussi l'objet de certaines limites.

Quoi que cela a été inévitable, nous, nous sommes efforcés de rendre à bonne fin les résultats probants relatifs aux opinions des étudiantes face à l'avortement criminel.

Il ressort à ce fait que le résultat émanant de cette enquête ne pourrait jamais être transférable, cela est propre aux étudiantes du département de la santé. Nous encourageons d'outres chercheurs de se souscrire sur l'approche quantitative pour fin de la généralisation chez la population, estudiantine.


 

CHAPITRE III: RESULTATS ET DISCUSSION

 

Ce troisième et dernier chapitre présente les résultats obtenus après l’enquête en précisant les différentes questions et réponses recueillies auprès de la population « cible ».

Comme cela, ces résultats sont présentés sous forme des tableaux et graphiques construits en fonction des réponses positives obtenues auprès des enquêtées. Enfin, ce chapitre s’inclinera par une discussion en fonction des pourcentages observés ans notre enquête.

 

Tableau n°1 : Répartition des enquêtées selon leur âge

 

Age

F.A

F.O

Pourcentage ( %)

1

17 – 20 ans

80

18

22,5

2

20 – 23 ans

80

27

33,7

3

23 – 26 ans

80

12

15

4

26 – 29 ans

80

8

10

5

29 – 32 ans

80

4

5

6

32 – 35 ans

80

3

3,7

7

35 ans et plus

80

8

10

 

Total

-

80

99,9%

 

Constatation

 

De ce tableau, nous dégageons les résultats constatés de la manière suivante : les enquêtées de tranche d’âge de 20 à 23 ans représentent avec 33,7% ; ceux de 17 – 20 ans en deuxième position avec 22,5% ; 23 – 26 ans représentent 15% ; 26 – 29 ans représentent 10% ; 35 ans et plus représentent 10% ; 29- 32 ans représentent 5% et enfin les enquêtées de 32 – 35 ans avec 3,7%.

 

Tableau n°2 : Répartition des enquêtées selon leur niveau d’études (promotion)

 

Promotion

F.A

F.O

%

G1

80

30

37,5

G2

80

23

28,7

G3

80

12

15

L1

80

9

11,2

L2

80

6

7,5

Total

-

80

99,9%

 

Constatation

 

Ce tableau nous indique que 37,5% des sujets enquêtés sont des G1 ; 28,7% des enquêtées de G2 ; 11,2% des L1 ; 15% sont des G3, ceux de L2 sont classées en dernière position avec 7,5%

 

Tableau n°3 : Répartition des enquêtées selon la connaissance des avortements

 

Avez-vous déjà attendu parlé d’avortement ?

F.A

F.O

%

Oui

80

75

93,7

Non

80

5

6,2

Total

-

80

99,9%

 

Constatation

 

Ce tableau nous indique que 93,7% des sujets enquêtées connaissent les avortements ; par contre 6,2% des enquêtées ne connaissent pas.

 

 

Tableau n°4 : Répartition des enquêtés selon les connaissances sur les types d’avortement

 

Connaissances

F.A

F.O

%

Criminelle

80

60

75

Spontanée

80

15

18,7

Thérapeutique

80

5

6,2

 

-

80

99,9

 

Commentaire

 

60 sujets soit 75% connaissent l’avortement criminel ; 15 sujets soit 18,7% voient l’IVG spontanées ; enfin 5 sujets soit 6,2% connaissent l’IVG thérapeutique.

 

Tableau n°5 : Répartition des enquêtées selon les raisons législatives et socio-sanitaires du refus de l’IVG

 

Raisons législatives

F.A

F.O

%

Respect de la loi

Obéissance aux bonnes mœurs

Servitude pénale

80

80

80

76

70

75

95

87,5

95

Raisons socio-sanitaires

 

 

 

Conséquence physique

Complication obstétricale

Protection de la vie humaine

80

80

80

77

70

73

96,2

87,5

91,2

Moyenne

-

73,6

92

 

Commentaire

 

Au regard de ce tableau à deux variables sur les raisons législatives et socio-sanitaires les résultats ci-après sont donnés : Respect de la loi 76 sujets soit 95% ; obéissance aux bonnes mœurs, servitude pénale 76 enquêtés soit 95%, selon les conséquences physiques 77 sujets qui peuvent survenu. Enfin protection de la vie humaine 73 enquêtées soit 91,2%.

 

Tableau n°6 : Répartition des enquêtées selon leur religion

 

Religion

F.A

F.O

%

Catholique

Musulman

Protestant

Armée du salut

Kimbanguiste

Eglise de réveil

Autres

80

80

80

80

80

80

80

30

7

21

2

10

6

4

37,5

8,7

26,2

2,5

12,5

7,5

5

Moyenne

-

80

99,9

 

Au regard de ce tableau en rapport avec les enquêtées selon leur religion : catholique 30 sujets soit 37,5%, suivi des musulmans 7 enquêtés soit 8,7% ; Protestants 21 sujets soit 26,2% ; Armée du salut 2 enquêtées soit 2,5% ; Kimbanguiste 10 soit 2,5%, Eglise de réveil 6 enquêtés soit 7,5%. Enfin 4 sujets soit 5% pour d’autres Eglises.

 


 

Tableau n°7 : Répartition des enquêtés sur l’analyse des raisons évoquées par les Eglises catholiques

 

Religion

F.A

F.O

%

 Recours à la bible

Croyance doctrinale et dogmatique

Respect au « nom » du Saint père

Valeur intangible de l’homme

Conservation de la vie de l’homme

80

80

80

80

80

77

66

72

70

66

96,2

82,5

90

87,5

82,2

Total

-

70,2

87,6

 

Eu égard à la reconnaissance des raisons susmentionnées, le recours à la Bible 77 enquêtées soit 96,2% ; croyance au dogme 66 sujets soit 82,5% ; respect au nom de Saint père 72 soit 90% ; ceux qui connaissent la valeur de l’homme 70 soit 87,5. Enfin, considération de la vie de l’homme 66 sujets soit 82,2%.

 

Tableau N°8 : Répartition des enquêtes selon les raisons poussées pour avorter

 

Observation des raisons d’avortement criminel

F.A

F.O

%

 Les étudiantes n’aiment pas porter les enfants

La population est trop pauvre

Une forte délinquance juvénile dans les quartiers

Honte sociale

Devenir une fille-mère tôt

Interruption des activités juvéniles

80

80

80

80

80

80

70

65

63

72

76

60

87,5

81,2

78,7

90

95

75

Total

-

70,2

87,6

Commentaire

Le constat dégagé dans ce tableau est que 70 sujets sur 80 enquêtés soit 87,5% n’aiment pas porté les enfants ; 65 sujets sur 80 enquêtés, soit 81,2% disent que la population est trop pauvre ; 63 sujets sur 80 enquêtés invoquent une forte délinquance ; enfin 72 sujets enquêtés soit 90,5% disent une surpopulation dans le milieu. Celle qui refuse de devenir mère tôt ; 76 enquêtés soit 95%, autres raisons interruption juvénile 63 enquêtés soit 75%.

 

Tableau n°9 : Répartition des enquêtés selon les types d’avortement qu’ils connaissent

 

Types d’avortement

F.A

F.O

%

 Criminel

Spontané

Thérapeutique

80

80

80

60

15

5

75

18,7

6,2

Total

-

80

99,9%

Constatation

Il ressort de ce tableau que 60 sujets enquêtés soit 75% ont invoqué l’avortement criminel ; 15 enquêtés soit 18,7% connaissent l’avortement spontané et enfin 5 sujets enquêtés soit 6,2% invoquent l’avortement thérapeutique.

 


 

Tableau n°10 : Répartition des enquêtés selon les connaissances des médicaments abortifs

 

Produits pharmaceutiques abortifs

F.A

F.O

%

 Quinine

Permanganate

Citotec

Eau de javel

L’eau savonneuse

L’eau oxygénée

La ponction de l’œuf

L’aspiration utérine

Feuilles indigènes

80

80

80

80

80

80

80

80

80

75

78

75

74

62

66

66

78

70

93,7

97,5

93,7

92,5

77,5

82,5

82,5

97,5

87,5

Total

-

71,5

89,4

Constatation

Connaissance de la quinine comme abortifs 75 enquêtés soit 93,7%, permanganate 78 enquêtés soit 97,5% celle qu’elles utilisent le citotec 75 soit 93,7%. D’autres enquêtés connaissent aussi l’eau de javel 74 enquêtés soit 92,5%, eau savonneuse 62 répondants soit 77,5%, ceux qui connaissent l’eau oxygénée comme abortifs 60 enquêtés 82,5% ponction utérine 66 soit 83,5%, aspiration utérine 78 soit 97,5% ; enfin ceux qui connaissent les feuilles indigènes comme abortives 70 enquêtés soit 87,5%.

 


 

Discussion

 

Le tableau n°1 nous donne les résultats selon la tranche d’âge 20 à 23 ans représentent 33,7% ; 17 à 20 ans 18 enquêtés soit 22,5% ; 23 à 26 ans 12 enquêtés soit 15% suivi 26 à 29 ans 8 enquêtés soit 10% ; 29 à 32 4 enquêtés soit 5% ; 32 à 35 ans 3 enquêtés soit 3,7%. Enfin, plus de 35 ans, soit 10% l’âge le plus dominant varie entre 17 à 23 ans qui donne 56,2%.

En ce qui concerne le tableau selon le niveau d’études le résultat ci-après sont donnés :

G1 : 37,5% ; G2 28,7% ; G3 15% et ceux de L1 est 11,2% et puis L2 7,5%. Deux promotions qui ont une fréquence élevée G1 S.I et G2 S, total 66,6%

Selon la connaissance des avortements 93,7% ceux qui disent non à la connaissance des avortements sont 5 enquêtés soit 6,2%.

En ce qui concerne les enquêtés selon le type d’avortement ceux qui connaissent l’avortement criminel 60 enquêtés soit 75µ ; 18,7 spontané et l’avortement thérapeutique 5 enquêtés soit 6,2%.

Tableau 5 en rapport avec le refus des avortements 76 enquêtés soit 95% qui ont dit raison.

Respect de la loi, respect aux bonnes mœurs 75 soit 87,5%, ceux qui ont élevé comme raison crainte de servitude pénale.

Selon Raison sacro-sanitaire réponses obtenues auprès des enquêtés 77 soit 96,2% conséquence physique

Complication obstétricale 87,5%

Protection de la vie humaine synthèse 76,3 enquêtés soit 91,2%

 

Répartition des enquêtés selon leur religion : Catholique 30 sujets soit 37,5% ; Protestante 21 enquêtés soit 26,2% ; Kimbanguiste 10 sujets soit 12,5%, Musulmane 7 sujets soit 8,7% ; Eglise de réveil 6 sujets soit 7,5 ; enfin pour cololurer 4 sujets soit 5% autres religions non citées à notre tableau, c'est-à-dire beaucoup d’enquêtés étaient de l’église catholique.

Tableau n°7 Répartition des enquêtés sur l’analyse des raisons évoquées par l’église, recours à la bible 77 sujets soit 96% dogme 66 sujets soit 82,5%, respect au nom du Saint Père 90%. Valeur de l’homme 70 soit 87,5% ; considération de la vie de l’homme 72,2%.

Tableau n°8 Répartition selon les raisons poussées pour avorter totales de variables 70 enquêtés soit 87,6%

Tableau 9 : Répartition des enquêtés selon les connaissances des médicaments abortifs synthétisant ces variables sur les médicaments abortifs 71 répondants soit 89,4% connaissent ces médicaments cités ci-haut. Y afférant au critère d’acceptabilité qui est fixé à 70% ou plus sur les raisons évoquées par l’église catholique nous confirmons nos hypothèses de départ car la synthèse des raisons évoquées par l’église catholique 87,6% d’ensemble des raisons.


 

CONCLUSION

 

Dans le cadre de notre second cycle à l’UPN, au département de Sciences de la Santé, il est demandé à tout finaliste de rédiger un mémoire qui va couronner la fin des études universitaires. Le sujet que nous avons l’insigne honneur de développer est intitulé : « Analyse des étudiants sur les raisons de refus des avortements par l’Eglise Catholique ».

 

La problématique de l’avortement reste un tabou surtout en Afrique dont notre pays la RDC fait partie. Toutefois, des avortements clandestins sont pratiqués tous les jours sous aucun matériel médical adéquat et dans des conditions néfastes. Cette situation relève une certaine dichotomie entre la disposition religieuse et la réalité vécue par les femmes. Depuis l’origine du christianisme, le jugement de l’Eglise sur l’avortement est clair et net « non ». Cette position était reconnue et admise sans difficultés majeures par la société civile depuis des siècles, c’est pourquoi l’intervention des pères de l’Eglise du magistère sont rares en ce domaine.

Cela ne veut pas dire que des femmes ne se faisaient pas avorter, mais l’avortement était reconnu comme une pratique criminelle. Nous avons formulé nos questions de recherche sur le refus de l’Eglise Catholique dans la pratique des avortements criminels, quelques questions qui restent à poser sur ce refus :

-      les étudiants de l’UPN connaissent-ils les raisons des refus de l’avortement par l’Eglise Catholique ?

-      est-ce qu’ils partagent les mêmes points de vue ?

-      quelles sont les considérations juridiques sur l’avortement criminel ?

 

Nous avons émis les hypothèses selon lesquelles les raisons religieuse, juridico-législative et physico-sanitaire accompagnent ce refus. Les étudiants partagent les mêmes points de vue, la pratique est punissable par la loi du code pénal II article 165 et 166 publiés le 30/10/1940 sont à signaler le but de notre étude est d’analyser le non de l’église catholique. Pour y parvenir, les objectifs ci-après étaient assignés :

-      analyser le refus des avortements par l’église catholique ;

-      évaluer si cette pratique est libéralisée ;

-      répertorier les facteurs de ce refus ;

-      identifier quelques lois et articles interdisant l’avortement criminel ;

-      tirer une conclusion.

 

Notre étude s’inscrit dans une approche scientifico-religieuse dans le domaine de la Santé de la reproduction.

Après analyse, l’approche méthodologique nous a conduit à utiliser la méthode d’enquête sur terrain, la technique d’interview semi dirigée face à face qui était de notre choix, pour cette recherche la population était constituée des étudiants de l’UPN. La taille de l’échantillon est de 80 étudiants.

 

Après analyse sur terrain, le score d’acceptabilité qui est fixé à 70% et plus, les résultats obtenus chez les répondants, sur l’analyse du refus des avortements criminels par l’Eglise catholique nous donne 87,6% qui est totalement supérieur au score de 70% qui a été fixé. A cela nous confirmons nos hypothèses susmentionnées.

 

Nous suggérons et remarquons ce qui suit :

-      à l’Eglise de créer les homélies qui vont dans le sens de montrer que la vie de l’homme est sacrée.

-      Aux autorités législative et juridique un message soit chaque fois diffusé dans nos médias montrant les méfaits de l’avortement ;

-      Aux professionnels de santé, des messages éducatifs soient divulgués dans des structures sanitaires.

BIBLIOGRAPHIE

 

I.            Ouvrages

 

-      AGUILA, U. (2008), Rôle des avortements dans la transition de la fécondité, Abidjan.

-      ASHFORD, L. (1995), Perspectives sur la population, Vol. 50, n°1, Washington.

-      BARCELONA, D. (1982), Contraception, CFSC Université de Chicago

-      BARRERE, M. (2001), Avortement, enquête démographique et de santé, Centre de recherche de Gabon.

-      BAZJOS, N. (2002), De la contraception à l’avortement, Paris, Inseme.

-      CLAVEB, F., (1989), Les modes de prévention contre le sida, éd. Seuil, Paris.

-      Code de la famille, in Journal officiel de la République du Zaïre, n°II, 1993.

-      DIABETE et Col. (2000), Complications des avortements illégaux, Mali, Cahier d’étude.

-      GASTINEAU, B. (2000), Législation des avortements et planification familiale, Ed. Reproduction

-      GAUTIER, A. (2002), Les droits reproductifs en Afrique, ENSEA, Abidjan, Côte d’Ivoire

 

II.         Notes de cours inédites

 

-      MUKONGO K. (2016) : Hygiène hospitalière, G1 et G2 SI, UPN.

-      LUBOYA, B. (2008), Ethique et déontologie, G3 SI, U.P.

-      MBELO, M. (2017), Soins infirmiers en chirurgie, G2 SI, U.P

-      NOVI, N. (2017), Santé de la reproduction, L2 SI, UPN.

 

III.      Autres sources

 

-      Rapport de l’INED, Population 4. 1966.

-      Rapport VATICAN II, Gaudium et spes n°39-2,

-      Discours au font familial 29-11-1951, Directive PreXII, Bible, I Rois 18 :17.

-      Ministère de la Santé, PNMLS (2015=, Situation épidémiologique, RDC Kinshasa.

-      Mémoire de SHISO, A. Lit par LAWU

-      www://hp.santé.com.fr 


 

TABLE DES MATIERES

 

EPIGRAPHE. I

DEDICACE. II

REMERCIEMENTS. III

LISTE DES ABREVIATIONS ET SIGLES. IV

INTRODUCTION.. 1

0.1.        Position du problème. 1

0.2. Question de recherche. 6

0.3. Hypothèses. 6

0.4. But et objectifs. 6

0.5. Justification de l'étude. 7

0.6. Domaine et type d'étude. 8

0.7. Délimitation spatio-temporelle. 8

0.8. Domaine de recherche. 8

0.9. Subdivision de l’étude. 8

CHAPITRE I. REVUE DE LA LITTERATURE. 9

1.1. DEFINITION DU CONCEPTS CLES. 9

1.1.1. ANALYSE. 9

1.1.2. ETUDIANT. 9

1.1.3. AVORTEMENT (CRIMINEL) 9

1.1.4. LEGISLATION.. 9

1.1.5. Eglise Catholique : 10

1.1.6. Raison. 10

1.1.7. Refus. 10

1.2.  Aspect rationnel de l’Eglise Catholique. 10

1.2.1. Considération du refus de l’IVG par l’Eglise Catholique. 10

1.2.2. Doctrine de la foi sur l’avortement criminel 13

Position de l’église catholique sur le refus de l’avortement criminel 13

Un non résolu. 13

1.2.3. Le non qui permet de naître. 14

1.2.4. Loi de vie et reconnaissance humaine. 15

1.2.5. Une tâche difficile. 16

1.2.6. Les raisons d’une parole : l’homme. 16

1.3. Etudes antérieures. 17

1.3.1  Recours à l'avortement 17

1.3.1.1. FACTEURS SOCIODEMOGRAPHIQUES. 17

1.3.1.2.. Facteurs  socioéconomiques. 20

1.3.1.3. FACTEURS  INSTITUTIONNELS. 21

1.3.1.4. FACTEURS SANITAIRES. 24

1.3.1.5. FACTEURS SOCIOLOGIQUES. 24

1.4. Les variables des avortements provoqués. 25

1.4.1.  Les variables socioculturelles. 25

1.4.2. Variable religieuse. 25

1.4.3. Variable ethnique. 25

1.4.4. Variables sociodémographiques. 26

a) 1. L'âge. 26

b) Le statut matrimonial 26

c) La parité atteinte. 27

1.4..5..  VARIABLES SOCIOECONOMIQUES. 27

a) Le niveau de vie des ménages. 27

b)  Occupation de la femme. 28

c)  Le niveau d'instruction. 28

1.4.5.4. Les caractéristiques institutionnelles. 28

1.4.5.4.1. Utilisation des méthodes contraceptives. 28

1.5.  Aspects rationnels, législatifs  et judiciaires. 29

Aspect rationnel physico-sanitaire. 30

1.6.2. Conséquences des avortements. 33

Cadre conceptuel. 40

CHAPITRE II : METHODOLOGIE. 41

2.1 Devis de la 'recherche. 41

2.2. Description du lieu d'étude. 42

2.2.1. Situation géographique de l'institution. 42

2.2.2 Historique de l'UPN.. 43

2.2.2.1. Avènement de l'Enseignement Supérieur au Congo. 43

2.2.2.2. Création et évolution de l'Université Pédagogique Nationale. 44

2.3 Population cible et échantillon.. 50

2.3.1 Population cible. 50

2.3.2 Échantillon. 50

2.3.3. Méthode d'échantillonnage. 50

2.3.4 Critères de sélection a. critères d'inclusion. 50

2.3.5 Taille de l'échantillon. 51

2.4 Méthode de collecte des données. 51

2.4.1 Méthode et technique. 51

2.4.3 Instrument de la collecte des données. 52

2.5 Déroulement de l'enquête. 52

2.5.1 Démarche préliminaire. 52

2.5.2 Enquête pilote. 52

2.5.3 enquête proprement dite. 53

2.5.4. Considération d'ordre éthique. 53

2.6 Plan d'analyse. 53

2.7. Limite de l'étude. 54

CHAPITRE III: RESULTATS ET DISCUSSION.. 55

CONCLUSION.. 64

BIBLIOGRAPHIE. 66

TABLE DES MATIERES. 68

 

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