Bonjour, nous sommes le 15/08/2022 et il est 11 h 35.


Depuis la fin de Trente glorieuses, la politique monétaire a connu un attrait de plus en plus considérable dans le chef des économistes en tant qu’instrument efficace de maintien de la stabilité macroéconomique. Cette situation se justifie par une pléiade des travaux théoriques et empiriques établissant un impact significatif des impulsions monétaires sur la production, les prix, les taux d’intérêt et le chômage. Par ailleurs, le rôle de la politique monétaire, pensent les classiques, ne se limite que sur la stabilité des prix des biens et services alors que les économistes de la lignée keynésienne estiment que la politique monétaire devait stimuler l’activité économique à court terme grâce au mécanisme du taux d’intérêt.


Avant de développer notre hypothèse de recherche, il nous faut faire l’état des lieux, ou plus exactement l’état de la question dans le but de faire le point sur les études relatives aux questions ayant une certaine analogie de contexte. Ainsi, dans le cadre de cette étude, nous passerons en revue les articles et mémoires suivants :



NUBUKPO a étudié la transmission monétaire par le canal du taux d’intérêt réel du marché monétaire pour les pays de l’UEMOA. En tentant de mesurer l’impact des taux directeurs de la BCEAO sur l’inflation et la croissance économique entre 1989 et 1999 à l’aide d’un modèle à correction d’erreur. Il arrive à la conclusion qu’un choc positif sur les taux directeurs de la BCEAO se traduit par un effet négatif sur la croissance économique. L’effet négatif sur l’inflation est rapide, avec une ampleur maximale observée dès la fin du premier trimestre et une persistance d’une durée de cinq ans avant le retour à la tendance de long terme .



Ces résultats corroborent avec les conclusions de TIDIANE qui montre à l’aide d’un modèle VAR structurel pour le Sénégal sur une période allant de 1960 à 2006. Il constate qu’un choc sur l’offre de monnaie se transmet automatiquement sur l’inflation durant les trois premiers mois et se traduit par des effets presque similaires sur l’activité économique à court et moyen terme .



Lamine DIOP dans son article: «L’impact des taux directeurs de la BCEAO sur les taux débiteurs des banques des établissements de crédit des pays membres.» estime que le taux d’intérêt constitue l’un des principaux instruments de transmission des impulsions de la politique monétaire au secteur réel de l’économie. L’efficacité de celui-ci réside dans la capacité de la banque centrale à influer sur le coût du crédit à travers ses taux directeurs.

L’auteur aboutit à deux résultats en utilisant des données empilées de taux d’intérêt de la période allant de juin 1996 à octobre 1997 et en s’appuyant sur le mécanisme de correction d’erreur : A court terme, le taux d’intérêt du marché monétaire exerce une influence significat ive sur les taux débiteurs des banques et à long terme, c’est le taux des prises en pension de la Banque Centrale qui influence l’évolution des conditions débitrices des établissements de crédit.



Les différents travaux portant sur la RDC arrivent à des résultats contrastés. En effet, une étude de la Banque Centrale du Congo montre que la variation du taux directeur agit significativement sur l’inflation, bien que son ampleur demeure très faible. En outre, cette étude fait remarquer une forte réactivité de la politique monétaire aux chocs inflationnistes dès le premier mois, et les effets de cette variation du taux directeur sont permanents jusqu’à plus de 24 mois qui suivent . Par contre Fisher, Lundgren et Jahjah à l’aide d’un modèle VEC M de 2001 à 2012 dénote d’une réactivité de la Banque Centrale du Congo face aux chocs inflationnistes dès le premier mois. Toutefois, la politique monétaire en ajustant son taux directeur peine à maitriser l’inflation, et ses effets étaient opérants après 6 à 8 mois .



Junior UVOYA a analysé le comportement des taux débiteurs des banques commerciales face au taux directeur de la Banque Centrale du Congo pour la période allant de 2001 à 2012. Son point de départ est l’écart existant entre les deux taux d’intérêt afin d’en déceler les causes. En procédant par la détermination de sens de causalité entre les variables considérées et par la saisie de leurs impacts interactifs, les causes qui sont à la base dudit écart sont liées au risque élevé qu’il y a à faire les affaires dans les pays en voie de développement.



En ce qui nous concerne, l’analyse que nous présentons s’inscrit dans la continuité des travaux antérieurs, en recourant à une méthodologie fondée sur la modélisation VAR. Sa particularité se situe à deux niveaux. D’un côté, elle propose de déceler les différents instruments et canaux de transmission de la BCC (canal du taux d’intérêt, du crédit et du taux de change), en portant l’attention sur l’efficacité du taux directeur dans la transmission monétaire sur l’économie réelle via le canal du taux d’intérêt. Et de l’autre côté, elle recherche les contraintes qui pèsent sur l’efficacité de la politique monétaire et du secteur bancaire.


2. Problématique


A partir de 2001, la RDC s’est investie au lancement des réformes d’envergure en vue d’assainir le cadre macroéconomique qui, du reste, constitue un gage d’un environnement propice aux affaires. En effet, le pays s’est engagé à la mise en place du programme intérimaire renforcé (PIR) et du programme économique du gouvernement (PEG) pour retrouver la stabilité longtemps perdue et replacer l’activité économique sur l’itinéraire de la croissance. En plus de ces deux programmes moteurs de la dernière décennie, plusieurs mesures d’ordre des politiques macroéconomiques avaient été prises dans le cadre de la pro cyclicité de l’économie et ont résulté des progrès constants et palpables aussi bien au niveau de la croissance économique que de la maîtrise de l'inflation. Notamment la libéralisation du secteur financier , l’indépendance de la Banque Centrale du Congo , la bancarisation de la paie des agents de l’Etat ainsi que l’assouplissement des instruments et autres dispositifs de la politique monétaire.



En effet, la politique monétaire est l’action par laquelle l’autorité monétaire, en général la banque centrale, agit sur l’offre de monnaie dans le but d’atteindre son objectif de stabilité de prix8. Par ailleurs, le rôle de la politique monétaire a toujours été sujet d’une divergence entre les grands courants de la pensée économique. A titre illustratif, les classiques pensent que la politique monétaire ne peut se limiter que sur la stabilité des prix des biens et services et elle n’a pas du tout d’effets, à court terme, sur la croissance économique; alors que les économistes de la lignée keynésienne estiment que la politique monétaire devrait stimuler l’activité économique à court terme grâce au mécanisme du taux d’intérêt.



De ce fait, les divergences des pensées des écoles sur cette question, ont conduit plusieurs économistes à réfléchir davantage sur le mécanisme par lequel la politique monétaire transmet ses impulsions au secteur réel. Les économistes de la nouvelle macroéconomie classique dont le chef de file est Robert Lucas, estiment que les anticipations rationnelles et adaptatives constituent des mécanismes efficaces pour avoir de l’emprise sur l’inflation. Blinder (1992) détermine en particulier le canal du crédit bancaire du fait du rôle spécifique des banques au sein du système financier. Ce canal explique les effets d’une modification des conditions de financement des agents suite aux variations des taux directeurs étant donné que la banque centrale attend de ses interventions une répercussion aussi bien sur la demande que sur l’offre de crédits bancaires.



Durant cette épopée, la mise à contribution des politiques macroéconomiques en vue de la restauration d’un cercle vertueux de la croissance économique et de la stabilité des prix s’est alors posée avec acuité. S’agissant du cas de la RDC, au demeurant, la politique monétaire a constitué l’une des fers de lance de cette stratégie dont les réformes citées ont permis d’assainir son cadre de conduite et de la doter d’un objectif ultime à savoir la stabilité des prix. Par contre, l’expérience de la mise en œuvre de la politique monétaire en RDC depuis 2001 a révélé que cette dernière a été inefficace, de telle sorte qu’elle n’a pas su stabiliser les prix et mettre l’économie congolaise sur un sentier de croissance économique robuste et durable.



En effet, lorsque nous examinons scrupuleusement la manipulation des instruments de la BCC, nous constatons que le taux directeur connait des ajustements fréquents pour raisons notamment de contribuer à la croissance économique et aussi de calibrer l’inflation. Le niveau du taux directeur en 2011 était de 20,61%, il a connu une baisse remarquable en 2012 en atteignant un niveau de 4,062% et en 2013 il atteint son taux historique le plus bas soit 2,063%. Durant l’année 2014, le taux directeur a été maintenu à 2,0 %.



Malgré ces actions, les effets du taux d’intérêt restent inefficaces sur la production, les prix des biens et services et les taux d’intérêt des banques. En effet, le taux de croissance économique s’est établi à 6,9 % revenant de 9,5 % en 2014, sur le marché des biens et services, l’inflation est demeurée sous contrôle avec un taux de 0,815 % en 2015 contre un objectif de 3,5 % et une réalisation de 1,03 % en 2014, et les taux appliqués par les banques avoisinaient 20% contrairement à celui de la BCC arrêté à 2% depuis novembre 2013. Pendant que la BCC révisait ses taux à la baisse, les banques créatrices de monnaie ont maintenu les leurs dans une proportion élevée, soit 22%, créant un écart nominal important.



Par ailleurs, dans un contexte dominé par la forte dollarisation de l’économie, le maintien d’une politique monétaire efficiente demeure aléatoire . Le faible développement du système financier et le coût élevé du crédit situé à peu près à 20% en 2014, bien que nous ayons constaté une baisse spectaculaire du taux directeur qui est passé de 137% en 2001 à 2% fin 2013, fait que les impulsions monétaires n’ont pas pu être en mesure de résorber les différents chocs ayant secoué l’économie congolaise. En outre, les instruments de la politique monétaire demeurent inopérants sur la régulation de la monnaie et du crédit, à cause de l’incertitude du canal de taux d’intérêt.





Ainsi, les lignes précédentes nous laissent penser qu’une politique monétaire qui aurait un effet sur la variation du taux d’intérêt pourrait également avoir un impact sur l’activité réelle, tant que la variation du taux d’intérêt impacte sur celle du crédit et des investissements. De ce fait, le présent travail se propose de répondre aux interrogations suivantes:
 La transmission de la politique monétaire de la BCC sur l’économie réelle est-elle efficace par le canal du taux d’intérêt ?
 Quelle est la raison de l’écart persistant entre le taux directeur et les taux d’intérêt débiteurs des banques ?



La politique monétaire est l’action par laquelle l’autorité monétaire, en général la banque centrale, agit sur l’offre de monnaie dans le but d’atteindre son objectif de stabilité de prix. Elle tâche également d’atteindre les autres objectifs de la politique économique, qualifiée de triangle keynésien : la croissance économique, le plein emploi, l’équilibre de la balance de paiement.

Depuis les années 60, la politique monétaire de ce pays est placée sous la responsabilité de la Banque Centrale du Congo (BCC) qui décide des mesures destinées à agir sur les conditions de l’économie. D’après la théorie économique moderne, le but de la banque centrale est de maximiser le bien-être économique des ménages. Ainsi, on attribue généralement deux objectifs principaux à la politique monétaire : la stabilité de prix et la stimulation de l’activité économique. Ces deux objectifs sont étroitement liés, comme on pourrait le penser, la stabilité des prix étant un préalable à une activité économique soutenue.


SECTION 1 : LES INSTRUMENTS DE LA POLITIQUE MONETAIRE

L’objectif de la politique monétaire est de garantir la stabilité des prix. Pour atteindre cet objectif, la banque centrale met un certain nombre d’instruments visant principalement le contrôle de la liquidité et l’expansion du crédit. La littérature économique fait état de deux grandes familles d’instruments de la politique monétaire à savoir les instruments directs et indirects. Par ailleurs, il convient de mentionner que les instruments directs de contrôle de la liquidité ont été abandonnés par les banques centrales modernes au profit des instruments indirects.



Les instruments dits indirects recouvrent la technique de l’escompte (le réescompte), la manipulation des réserves obligatoires et l’opération d’open market. A travers eux, s’exprime une certaine logique, celle du crédit et de son support historique (l’escompte), celle des marchés de capitaux (l’open market), et celle de création monétaire (les réserves obligatoires).


1.1.1.1. La politique de réescompte

Le réescompte est une opération par laquelle une banque centrale escompte les effets présentés par une banque commerciale et déjà escomptés par celle-ci. Il est utilisé par les banques pour se fournir des liquidités auprès de la banque centrale et pourvoir ainsi, à leur refinancement. Ce procédé, revenant à une création de monnaie par la banque centrale, constitue l’un des moyens d’intervention de celle-ci sur le volume et l’évolution de la monnaie et du crédit .



La politique de réescompte est entièrement fondée sur l’idée qu’une variation du taux de réescompte de la banque centrale provoque une variation conséquente plus au moins proportionnelle des taux d’intérêt appliqués par les banques sur les avances que ces dernières accordent à leurs clients. Dans ce contexte, une élévation du taux de réescompte de la banque centrale est supposée entraîner la hausse du taux d’intérêt débiteur pratiqué par les banques commerciales ; ceci aurait pour effet de réduire la demande de crédit et d’en provoquer une réduction de son volume, et partant, une diminution de la masse monétaire. Par contre un abaissement du taux de réescompte provoque un mouvement contraire.


SECTEUR BANCAIRE ET ENVIRONNEMENT MACROECONOMIQUE DE LA RDC

L’évolution des banques congolaises épouse les mutations de l’économie de financement. Car, comme l’écrivait Jean-Jacques Laurendon, « cette évolution du système bancaire est un fait « second » ; elle est le résultat des changements économiques et politiques généraux.

Après l’application du Programme Intermédiaire Renforcé et du Programme Economique du Gouvernement, la RDC a réussi à sortir du marasme macroéconomique depuis 2002. Les réformes ainsi menées ont abouti notamment au renforcement du réseau bancaire avec le doublement de nombre des banques qui est passé de 10 en 2002 à 18 actuellement avec à la clé, une amélioration de l’intermédiation financière.



En effet, le bilan de l'apport des banques au financement de l'économie congolaise indique que les crédits à l'économie ont fortement progressé, passant de 57,6 millions d’USD en 2001 à 2.275,54 millions d’USD à fin décembre 2013. Quant au coût du crédit, il a été noté une décrue des taux d’intérêt nominaux en monnaie nationale et monnaies étrangères, lesquels sont passés en moyenne, au cours de la même période, respectivement de 170 % à 17 % et 18,2 % à 14 %. Cependant, bien qu’en hausse, le financement de l’économie ne représente que 5,7 % du PIB en 2013, nettement en retrait par rapport à la moyenne de l’Afrique subsaharienne estimée à plus de 40 %.



Il apparaît donc que la contribution des banques au financement de l'économie est faible. En effet, le total des crédits à l’économie demeure marginal. Bien plus dans cette enveloppe, 4,0 % seulement sont constitués des crédits à long terme susceptibles de soutenir les investissements productifs. Le crédit à moyen terme représente 25 % du total et celui à court terme 71 % avec une part importante pour les découverts bancaires.



Par ailleurs, les taux d’intérêt débiteurs appliqués, quoiqu’ayant enregistré des baisses notables, demeurent toujours élevés au regard du contexte de stabilité actuel. D'où la question de savoir ce qui explique le coût élevé du crédit et donc le sous financement de l’économie qui se dresse comme une des contraintes à l’émergence de l’économie congolaise à l’horizon 2030.



La plupart des économistes considèrent que le développement financier est favorable au développement économique. Mais on doit bien reconnaître que la croissance des pays en développement, notamment de ceux qu’il est convenu d’appeler les pays émergents, est émaillé de crises financières et aussi des chocs tant exogènes qu’endogènes. Ce chapitre analysera les conséquences défavorables de ces chocs qui ralentissent la croissance et aggravent la pauvreté.



Les politiques macroéconomiques visent à contribuer efficacement à la croissance économique qui devient ainsi le reflet de la situation économique de la nation. Le niveau de la croissance économique n’est pas un fait prédéterminé par l’interdépendance des politiques macroéconomiques et des agrégats le déterminant. Néanmoins, certains agrégats fondamentaux tels que l’inflation, le solde budgétaire, la dette extérieure et le taux de change ont une influence non négligeable sur la croissance économique.



L’économie congolaise a connu en 2009 une récession qui se traduit par la baisse de la production minière suite à une détérioration des prix du cuivre sur le marché international ; et qui, à son tour, va affecter la croissance économique en raison de 2,8%. Une reprise de l’activité économique fût recensée en 2010, au cours de laquelle le taux de croissance se tenait à 7,1%. Une légère régression du taux de croissance se vit en 2011, soit 6,9%. Cela s’est réalisé dans un contexte économique mondial instable marqué par des envolés des prix des produits alimentaires et le ralentissement de l’activité dans sa globalité.



Et enfin en 2012, au-delà de la précarité de la situation sécuritaire dans les provinces orientales, l’activité économique a demeuré robuste avec une progression attendue à 9,04% en 2014, qui va chuter à 6,9% en 2015 suite à la baisse des cours mondiaux de certains produits, notamment ceux du cuivre et du pétrole.



Le secteur monétaire a été marqué par la mise en œuvre d’une politique monétaire souple. En effet, le taux directeur a été maintenu à un niveau. Toutefois, les agrégats monétaires ont enregistré une croissance modérée en 2015, en ralentissement par rapport à l’année 2014, suite à la contraction des avoirs extérieurs nets. . Il faut signaler que le secteur monétaire en RDC a été caractérisé par des politiques monétaires expansionnistes qui ont nourri l’inflation et déprécié la monnaie nationale.

Depuis fin mai 2001, l’ajustement économique, centré sur une politique budgétaire restrictive et une politique monétaire prudente, a permis de restaurer la stabilité des prix. En 2002, l’inflation en rythme annuel est inférieure à 20.0 %, exception faite pour l’année 2005, 2008 et 2009. Le pays restaure durablement la stabilisation, il renoue aussi avec la croissance économique ces dernières années .

Selon la théorie monétariste, l’autoritaire monétaire devra focaliser son attention sur la maitrise de l’inflation en contrôlant la croissance de la masse monétaire. D’ailleurs remarquons qu’excepté les années 2005, 2006 et 2011, à chaque fois que le taux de croissance de la masse monétaire est revu à la baisse, il y a perte en taux d’inflation. Pour faire face à l’expansion et atténuer les tensions inflationnistes ainsi que la dépréciation monétaire, la Banque Centrale eût recourt à une politique monétaire restrictive depuis 2002.



Par ailleurs, la phase de réorganisation du système financier congolais n’a pas été très propice à une utilisation efficace du capital en raison de son faible développement. En effet, l’étroitesse du système bancaire et l’absence des marchés financiers privent l’économie des moyens de financement importants sous forme des prêts à moyen et long terme pour les besoins d’investissement considéré comme soutien déterminant à la croissance.

La politique monétaire menée par la Banque Centrale a pour objectif de maintenir la stabilité du prix à travers l’ajustement de l’offre et de la demande de monnaie. Cet ajustement suggère un niveau des liquidités qui ne soit ni exagéré, ni boiteux pour assurer un fonctionnement adéquat de l’économie. Ces dernières années, la croissance de la masse monétaire a convergé avec celle du PIB. Le multiplicateur monétaire s’est accru malgré le relèvement des réserves obligatoires.

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