Par Ascain Gbadewigo Nzagifi

En effet, les responsables des politiques de santé sont partout préoccupés par l’exode des cerveaux, tant entre les pays qu’entre les régions d’un même pays, mais la recherche sur ce sujet n’est est encore qu’à ces débuts.les mouvements des professionnels de santé suivent les axes de migration de tous les autres professionnels. Dans une même région, on observe des mouvements entre pays pauvres et pays riches, par exemple de la RDC à l’Afrique du Sud. La forme de l’exode des cerveaux la plus controversées est la migration professionnelle internationale qui s’opère entre les pays pauvres et les pays riches. A cet effet, la modicité des salaires actuellement proposés par la fonction publique en RDC, compromet gravement non seulement les autres secteurs, mais aussi celui de la santé à la mise en œuvre de la politique nationale de santé basée sur les soins de santé primaires et la réalisation d’autres priorités tant nationales qu’internationales. Le caractère non attrayant des salaires payés crée une instabilité du personnel qui se trouve ainsi dans une recherche continue de mieux offrant. En effet, la rémunération doit être abordée sous l’angle social et sous l’angle économique. D’où, la gestion des rémunérations prend de plus en plus d’importance dans la gestion stratégique des ressources humaines. L’importance attachée par le salarié à la rémunération qu’il perçoit, les comparaisons qu’il opère, les attentes qui sont les siennes, donnent à la politique salariale de l’entreprise une grande influence sur l’implication de comportement du salarié au travail. La situation actuelle du personnel de l’hôpital provincial général de référence de Kinshasa face à la rémunération octroyée par l’autorité publique reste précaire, car un huissier touche un salaire mensuel de 55.000FC soit 2115,38FC par jour. Or, le seuil minimum de la rémunération journalière d’un agent selon les normes internationales est fixé à 3 dollars par jour. Donc le salaire que touche un huissier pour ne citer que cet exemple dans l’hôpital provincial général de référence de Kinshasa ne leur permet pas de nouer les deux bouts du mois, ou de faire face aux besoins primaires.

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