Bonjour, nous sommes le 23/05/2019 et il est 01 h 08.





Principaux facteurs de risque de la tuberculose à Kinshasa


 

EXHORTATION

Tu nous fais connaître la route de la vie ; la joie abonde près de ta face, à ta droite, les délices éternelles.

Psaumes 16,11

 

 

DEDICACE

A Yahwé, notre Dieu, en qui les obstacles et difficultés sont toujours franchis.

A nos parents, tuteurs et bienfaiteurs dont l’assistance et le soutien ont ouvert à l’espérance et au courage.

A nos proches chers que Dieu a rappelé vers lui, qui souhaiteraient vivre et voir cette réalisation anodine.

A nos professeurs et encadreurs, baobabs scientifiques, dont le savoir a été une sève vitale et une lumière sur le sentier de ce travail.

A tous nos camarades et connaissances de qui nous avons eu encouragements et critiques.

Nous dédions ce travail. 

REMERCIEMENTS

Ce travail est le fruit de beaucoup de sacrifices et engagements que nous avons

consentis durant les trois premières années d’études au sein de la faculté de médecine de l’université de Kinshasa.

Nous avons conjugué efforts et endurance pour parvenir à apporter une modeste contribution dans l’édifice des sciences biomédicales.

Nous ne pouvons, après reconnaissance à Dieu le père, ouvrir les couleurs de nos

remerciements sans adresser nos sentiments de gratitude et de haute considération à monsieur le professeur Docteur Jean Marie KAYEMBE NTUMBA qui nous a toujours exhortés au travail bienfait en médecine qui est une mosaïque.

Nous remercions tous les professeurs qui se sont relayés au cours de notre cursus

pour nous faire part à leur richesse scientifique.

Dans cette optique, nous nous acquittons d’un devoir moral de citer les professeurs :

-      Docteur MPUTU LOBOTA, pour l’approche d’une bonne méthodologie de recherche scientifique,

-      Docteur KAYEMBE Patrick, pour la connotation statistique,

-      Docteur LONGO MBENZA, pour une vision clinique,

-      Docteur LEPIRA BOMPEKA, pour ses sages conseils… 

Notre  reconnaissance s’exprime en faveur des personnes morales ou physiques

qui,  de près ou de loin, ont concouru à la réalisation de ce travail.  Particulièrement  nous louons la sollicitude et   l’ouverture  de montrées par  les responsables de nos institutions  publiques et  privées d’accueil pour la recherche scientifique.  Nous citons le docteur BOLA, responsable de la coordination Est  de lutte contre la lèpre et  la tuberculose.         

Toute fois nous n’avons pas la prétention de faire de cet ouvrage un travail parfait

car les imperfections et les inexactitudes dans les domaines des sciences sont difficiles à éviter et postulent toujours des nouvelles connaissances.

Enfin, nous remercions toute personne qui, d’un esprit éclairé, aura à critiquer ce

travail.

 

 

INTRODUCTION

La tuberculose, maladie historique contagieuse, de caractère endémo –

épidémique, à transmission essentiellement interhumaine est à présent un fléau mondial en progression. Elle a un poids élevé dans le monde car elle sévit surtout dans les pays en développement qui renferment les 9/10ième de la population mondiale. De ce fait, elle test la 1ère cause de mortalité par maladie transmissible en ce temps. Pierre GODEAU et collaborateurs, traité de médecine, 2004, 3250 pages).

L’OMS estime que près de 2 milliards de sujets sont infectés dans le monde par le

bacille vivants ayant conservé leur aptitude à coloniser et à disséminer. Vingt millions d’entre eux sont porteurs d’une tuberculose active qui exprime par conséquent la colonisation et la diffusion des bacilles. On déplore chaque année près de 1,8 million de décès parmi ces tuberculeux. Chaque année voit apparaître  8,8 millions de nouveaux tuberculeux dont plus de 3 millions sont considérés comme contagieux.

Parmi ces infectés, l’OMS a recensé 4 millions de cas de tuberculose pulmonaire à bacilloscopie positive (Pierre GODEAU et collaborateurs, traité de médecine, 2004, 3250 pages)         

La tuberculose constitue une lourde charge économique car, en plus de la

répartition géographique inégale qui révèle une incidence plus élevée en Asie, l’OMS montre que dans les pays en développement, la maladie affecte de façon prédominante les tranches d’âge les plus économiquement actives. Actuellement, l’inégalité des situations épidémiques, l’exposition aux facteurs de risque et la stratégie de la lutte antituberculeuse conduisent à séparer nettement :   

- les pays de basse prévalence, généralement industrialisés où l’objectif essentiel peut être l’élimination de la maladie.

  l’opposé ; les pays à haute prévalence, généralement en développement où l’objectif est d’abord de maîtriser la maladie.

L’Afrique subsaharienne qui représente à peu près 11% de la population mondiale

a notifié 24% des cas de tuberculose toutes formes et 26% des cas de tuberculose pulmonaire contagieuse.

L’incidence estimée de la tuberculose contagieuse est de 62,6 pour 100.000

habitants en moyenne mondiale ; en Afrique subsaharienne, elle atteint 149 pour 100.000 habitants.

En RDC, plus de 100.000 cas ont été recensé et sont suivis médicalement ; plus de 85% de nouveaux cas contagieux affectent la tranche d’âge de 15 à 54 ans avec une prédominance masculine (Harrils A. et Al Maher D. et Al Raviglione in 1996 manuel clique de tuberculose et VIH). Cet âge souligne-t-on, correspond également à l’âge où la transmission du VIH/Sida est plus forte. Cette maladie occasionne 2 ou 3 mois d’absence au travail ou à l’école contribuant fortement à la baisse de la productivité dans le pays et justifiant ainsi sa charge économique lourde. Il faut signaler que la RDC occupe, parmi 22 pays les plus touchés par le mal, la 11ième place tandis que sur le plan africain, elle se place à la 5ième position.

A Kinshasa, on a dépisté un total de 9462 tuberculeux toutes formes confondues

don 5.082 nouveaux cas (TPM+), 676 cas de rechute, 82 cas d’échec, 68 reprises de traitement, 1524 cas à microscopie positive et 1975 cas de tuberculose extra pulmonaire.

En  plus, le nombre de cas dépistés ne prend qu’une allure croissante et a plus que

doublé de 1994 à 2000 suite à l’exposition aux facteurs de risque qui sont ignorés et négligés. C’est ce qui, évidemment, nous a stimulé à faire l’étude sur la tuberculose et à se fixer dans notre travail comme objectif :

Général : d’évaluer les différents facteurs de risque de la tuberculose au sein de la population de Kinshasa ;

Spécifiques :  - de présenter les différents facteurs de risque de la tuberculose

de ressortir les caractéristiques socio économiques et professionnelles

des personnes atteintes par la tuberculose au sein de la population kinoise.

de faire améliorer les conditions de vie de la population par

l’information des mesures préventives contre la transmission de la tuberculose. 

 

CHAPITRE I : GENERALITES

1.           Définition de la tuberculose

La tuberculose est une maladie infectieuse transmissible et contagieuse provoquée

par une mycobactérie du complexe tuberculosis correspondant aux différents  germes et principalement Mycobacterium tuberculosis ou bacille de Koch (B.K).

2.           Types de tuberculose

1. Empyème tuberculeuse

Rare aujourd’hui, c’est un abcès tuberculeux pleural. Il se développe dans le tissus

fibreux résultant d’une pleurésie tuberculeuse, d’un pneumothorax thérapeutique ou d’une thoracoplastie, cela dans le contexte d’un traitement antituberculeux non satisfaisant.                        

2.Tuberculose laryngée     

L’essentiel est , devant des signes de laryngite, de rechercher une tuberculose.

3.           Tuberculose médiastinale  

Les adénopathies médiastinales peuvent être observées dans le cadre de la prime

infection tuberculeuse et de la maladie tuberculeuse. 

4.           Adénopathies tuberculeuses

Généralement elles se présentent comme des adénopathies inflammatoires et

indolores, localisées le plus souvent sur des chaîne cervicales  dans les creux sus claviculaires. 

5.           Tuberculose urogénitale  

Elle est rarement à l’origine de symptômes systémiques de tuberculose la

suspicion d’une tuberculose urogénitale est plus probable s’il existe des anomalies sur le cliché thoracique.

6.           Tuberculose osseuse

Elle survient plus fréquemment chez les enfants chez qui les épiphyses osseuses

sont beaucoup plus vascularisés que chez l’adulte. Ses symptômes généraux sont discrets et peu fréquents. Une biopsie du tissu osseux peut être nécessaire pour obtenir le diagnostic. 

7.           Tuberculose du système nerveux central

La méningite tuberculeuse est le résultat soit d’une dissémination bacillaire par

voie hématogène, soit de la rupture d’un ancien foyer tuberculeux ; l’atteinte est localisée initialement à la base du cerveau.

 

8.           Tuberculose abdominale

 L’atteinte la plus fréquente est l’iléon et le calcium, les manifestations peuvent

mener au diagnostic erroné d’appendicite ou d’occlusion intestinale. Le diagnostic n’est souvent que post chirurgical.

9.           Péricardite tuberculeuse

Elle est le résultat de l’infection tuberculeuse et de l’inflammation qui vont

provoquer douleur, épanchement péricardique et éventuellement désordres hémodynamiques. A l’inverse, les symptômes cardio-pulmonaires surviennent plus tardivement .Le diagnostic passe par l’évacuation de liquide et la biopsie péricardique.

10.       Tuberculoses hépatiques, splénique et hématopoïétique 

Elles sont les plus souvent associées à une tuberculose pulmonaire généralement

entendue. L’atteinte des organes hématopoïétiques se traduit par une pancytopénie f’ebrile avec altération de l’état général. Le diagnostic étiologique est confirmé par la biopsie de moelle osseuse, avec cultures sur milieu de Löwenstein et biopsie hépatique.

11.       Tuberculose des surrénales, maladie d’Addison  

Le tableau clinique et les anomalies biochi, permettent le diagnostic d’insuffisance

surrénalienne. Elle est facilement attribuée à la tuberculose s’il existe une atteinte évolutive tuberculeuse d’un autre viscère,ou si l’on retrouve des calcifications surrénaliennes sur l’imagerie.

12.       Tuberculose cutanée

Localisation rare, elle se développe surtout, mais non exclusivement lors de

l’évolution d’une tuberculose chronique, à titre de lésion de voisinage ; ulcération violacée, à bords irréguliers, décollés, à fond sanieux, plus ou moins bourgeonnant.

13.       Miliaire tuberculeuse 

C’est une tuberculose disséminée qui survient en raison de la réponse inappropriée

de la l’hôte infecté. Elle est le résultat de la dissémination hématogène de BK. Le seul signe spécifique de la miliaire tuberculeuse est le " tubercule de BOUCHUT" qui est une tâche blanche à bords flous, peu saillante, siégeant sur la rétine près d’un vaisseau.

14.       Tuberculoses de l’immunodéprimé    

a. Malades non infectés par le VIH

                                         La    symptomatologie    dépend     de    l’importance    et    de    la    nature    de

l’immunodépression. Le diagnostic est difficile et souvent tardif et le pronostic peu favorable.   b. Malades infectés par le VIH

Ici la tuberculose a des aspects différents selon le stade de l’infection et la sévérité

de l’immunodéficience induite par le VIH, l’expression radiologique et clinique reste comparable à celle qui est observée chez les sujets VIH négatifs.Les RCT ne sont d’aucune utilité.

3. Stades de la tuberculose

1. De l’infection à la maladie tuberculeuse

a.  Transmission du bacille tuberculeux

La transmission est interhumaine avec moins de risque à partir d’une personne

présentant une tuberculose pulmonaire à frottis négatif ou une tuberculose extra pulmonaire (Harries et collaborateurs, tuberculose et VIH. Manuel clinique, 1996). Les bacilles extracellulaires des foyer casieux et des cavernes sont éliminés dans l’air par les malades bacillifères toussant (3000 gouttellettes/toux) ou parlant. Ils restent en suspension dans l’air et peuvent survivre plusieurs heures dans l’obscurité car sont détruits à la 5ième minutes après l’exposition à la lumière du soleil.

b.  Infection et maladie tuberculeuse

L’infection tuberculeuse résulte de la première pénétration du bacille tuberculeux

dans un organisme indemne de tout contact antérieur . L’infection tuberculeuse étant le plus souvent latente, son diagnostic repose sur la conversion de la RCT (Réaction Cutanée à la Tuberculine) ou test de antoux qui est une réaction d’hypersensibilité de type retardé ; la lecture est faite 72 heures après l’injection intradermique de 10 unités de tuberculine purifiée qui crée une papule où la distension des pores provoque le phénomène de « peau d’orange » témoignant que l’infection a bien été dermique. Cette infection doit être réalisée dans le derme de l’avant bras. L’infection tuberculeuse est responsable d’une induration supérieure ou égale à 8 millimètres de diamètre en l’absence d’une vaccination par le BCG ou une augmentation d’au moins 12 millimètres de l’induration en cas de vaccination par le BCG.

La RCT peut être :

-          faussement positive en raison de réactions croisées avec des mycobactéries non tuberculeuses mais qui sont responsables d’une induration de taille habituellement inférieure à 8 millimètres.

-          faussement négative en raison d’une pratique fautive ou de facteurs liés à l’hôte (soit l’immunodépression).      

Bien que latente habituellement ; la primo-infection tuberculeuse (PIT) peut être

patente. L’expression clinique la plus fréquente est un syndrome infectieux, avec ou sans splénomégalie.

Finalement après une multiplication bactérienne effrénée, nous aboutirons à

l’installation de la maladie tuberculeuse ou tuberculose dont les signes cliniques et radiologiques ne sont pas spécifiques et n’ont qu’une valeur d’orientation (Pierre GODEAU et collaborateurs, traité de médecine, 2004). Les examens biologiques sont de peu de valeur diagnostique mais ils sont nécessaires à la mise en œuvre d’un traitement. Le diagnostic bactériologique repose sur la mise en évidence de bacilles acido-alcoolo-résistantes à l’examen direct et l’identification de bacilles tuberculeux après mise en culture sur milieux spécifiques. Les prélèvements bactériologiques dépendent des localisations supposées de la maladie.

Pour asseoir le diagnostic, on peut recourir à l’anatomopathologie et aux

techniques de biologie moléculaire mais ces dernières restent peu sensibles et peu spécifiques.

2. Complications et séquelles de la tuberculose

Complications locales :

-          A la suite de la persistance de la tuberculose, il peut se former un pseudokyste, pouvant se compliquer d’un abcès et éventuellement d’un aspergillose.

-          L’évolution locale de la lésion tuberculeuse s’accompagne souvent d’une extension à l’arbre bronchique avec constitution d’une bronchopneumonie sont d’ordinaire bilatérales.

-          L’atteinte pleurale est à peu près constante. La fibrose pleurale évoluant en sclérose souvent calcifiée peut être très marquée : pachypleurite post- tuberculeuse.

-          Certains néoplasmes apparaissent au contact d’une cicatrice ancienne de ce type : c’est le cancer sur cicatrice, généralement un adenocarcinome.

En contraste avec l’importance de toutes ces lésions, les adénopathies sont

beaucoup moins marquées que dans la primo-infection. 

Complications à distance

-          La miliaire, dissémination granulo,ateuse multi-organique, est fréquente dans la tuberculose cavitaire.

-          Par déglutition, des BK résistances au suc gastrique pouvant provoquer des lésions dans la partie terminale de l’iléon. 

Séquelles tuberculeuses :

Si les traitements actuels de la tuberculose permettent la guérison, ce résultat n’est

pas toujours obtenu sans séquelles. S’il existe de plus des incertitudes sur le traitement médical, se pose le problème de la nature tuberculeuse ou non de certaines anomalies cliniques.Le tuberculome ne régresse pas ou peu avec un traitement médical ; il faut dans ce contexte savoir évoquer d’autres diagnostics, notamment une tumeur chez un tabagique. Les séquelles peuvent être des dystrophies bronchiques, des sureinfections par Aspergillus ou mycobactéries non tuberculeuses, des insuffisances ventilatoires et respiratoires.

4. Traitement de la tuberculose    

La réalisation d’un traitement convenable de la tuberculose se fait de deux

manières, qui sont :

-    Le traitement prophylactique -    Le traitement curatif.

1. Le traitement prophylactique

a) Lutte contre les bacilles d’origine humaine et animale

-          Promouvoir l’éducation des tousseurs et l’utilisation des crachoirs neufs ou stérilisés

-          Préconiser la désinfection des chambres après le départ du malade, des étables et des outils d’élevage.

-          Préconiser la cuisson suffisante des viandes et la pasteurisation du lait. 

b) Défense du terrain

-          Lutter contre le taudis, la sous alimentation et le comportement à risque (alcoolisme, tabagisme…).

-          Intensifier l’éducation physique, les sports de plein air, les œuvres d’enfants à la montagne. c) Protection de l’enfance

Le nouveau-né doit être séparé du foyer tuberculeux dès sa naissance, surtout si

c’est la mère qui est tuberculeuse. Dans cette visee il y a :

-          Le dépistage des parents tuberculeux

-          La création des crèches d’observation et de centre de placement.

-          La vaccination antituberculeuse par le vaccin BCG.  

Dans le 2ième enfance, il faut soustraire les enfants encore indemnes aux

contaminations, les surveiller dans les milieux qu’ils fréquentent et dépister systématiquement par radiographie les enfants contaminés.

d) Armement antituberculeux

L’élément de base est le dispensaire antituberculeux pour le dépistage des sujets

suspés ou atteints de la tuberculose. Nous aurons aussi le sanatorium pour l’hospitalisation des malades atteints de tuberculose pulmonaire susceptible d’être guérie ou améliorée.

2. Traitement curatif 

Il se fonde sur la cure hygiéno-diététique et l’usage des antituberculeux

principaux :

-          INH isoniazide) : la dose pratique est de 3 à 5mg/j

-          Thioamides (Ethionamide et prithionamide) : elles sont bactériostatiques

-          Dérivés de la réfamycine

-          Ethambutol

-          Pyrazinamide : la posologie est de 35mg/j

-          Aminosides

-          Acide para-aminosalicylique

En général, on utilise l’association de certain de ces produits.   

Pratique du traitement

a)  Tuberculose non antérieurement traitée

Les régimes RMP-INH-PZA et RMP-INH sont désormais classiques.

b)  Tuberculose antérieurement traitée 

En cas de rechute lors d’une réinfection exogène ou d’une réinfection par des

bacilles endogènes non détruits on réalise l’antibiogramme.

c)  Malades VIH positifs  

Des manifestations paradoxales surviennent après le début du traitement

antiretroviral. Les interactions entre les dérivés de la réfamycine et les  antiretroviraux nécessitent soit d’ajuster les doses de réfabutine soit de prescrire la RMP avec le réfonavir ou l’éfavirenz. d) Insuffisants rénaux 

Le PZA est à éviter, même en cas d’insuffisance rénale modérée e) Chimio prophylaxie 

                                         Elle         est         justifiée         en          cas         d’exposition         tuberculeuse.                         

. Principaux facteurs de risque de la tuberculose

Les différents facteurs à chaque étape de la tuberculose sont :

1° Facteurs liés à l’exposition

-          Incidence des cas contagieux

-          Probabilité du contact (promiscuité, certaines professions)

-          Tabagisme.

2° Facteurs liés à l’infection

-          Richesse de l’expérience

-          Intensité de la toux

-          Facteurs liés à l’environnement et q l’ali,entation

 

3° Facteurs liés à la maladie

-          Age

-          Immunodépression (VIH, diabète, traitements immunosuppresseurs)

-          alcoolisme

4° Facteurs liés au décès

-          Retard au diagnostic

-          Erreurs du traitement

-          Forme de tuberculose

-          Pathologies  associées.

Schématiquement nous avons :

 

CHAPITRE II : MATERIEL ET METHODES

II.1. Cadres et période d’étude

L’étude a été faite à la période allant du mois d’octobre au mois de décembre 2007.

Nous l’avons réalisée successivement :

-          au centre de santé et maternité Lisanga dans la zone de santé de Lemba.

-          au centre de santé Mubengi dans la commune de Ngaba.

-          à la fondation Damien sur l’avenue Pierre MULELE (ex 24 novembre).

-          à la coordination Est de lutte contre la tuberculose et la lèpre sise sur l’avenue des tropiques, 7ième rue Limete.

-          au programme national centre la tuberculose (PNT) situé sur l’avenue Kabinda.

II.2. Echantillonnage 

Notre échantillonnage est constitué des patients qui ont fréquenté les 2 premiers

centres de santé cités ci haut respectivement aux périodes allant du 25 au 28 octobre et du 15 au 18 novembre 2007. il s’agit de l’échantillonnage non probabiliste de convenance.

Nous avons cerné l’allure et la prévalence de la tuberculose au sein de la ville de Kinshasa en se servant des données et statistiques récoltées de 2000 à 2006 au niveau de la coordination Est de lutte contre la tuberculose et la lèpre.

Critère d’inclusion : ont été inclus, tous les sujets tuberculeux admis en consultation dans les deux centres de santé susmentionnés pendant la durée de l’enquête.

Critère d’exclusion : la catégorisation de la tuberculose est un paramètre qui a été exclus au cours de la constitution de notre échantillonnage.   

II.3. Variables étudiées

Au sein de notre population d’étude, nous avons ressorti les éléments

caractéristiques suivants :

-          Age et sexe

-          Statut matrimonial

-          Statut socioprofessionnel

-          Poids corporel

-          Contact avéré avec un sujet tuberculeux

-          Nombre de personne partageant une même pièce soit ménage

-          Nombre de personne partageant une même chambre

-          Habitude de fumer

-          Habitude de prendre l’alcool

-          Maladie tuberculeuse dans le passé.

II.4. Méthode d’étude 

Nous avons mené une enquête épidémiologique par l’observation participante de

type analytique.

II.5. Procédure de recueil des données

1. Validation et présentation du matériel

C’est par rapport à notre type d’étude susmentionnée que nous avons validé notre

matériel constitué essentiellement :

-          D’une fiche d’enquête reprenant les variables caractéristiques de notre population d’étude.

-          D’une toise pour la mesure de la taille

-          D’un pèse homme pour la prise du poids corporel

-          D’un stylo à bille - D’un crayon. 

2. Modalité de recueil des données

Aux centres de santé, nous avons procédé par l’interrogatoire direct tandis qu’à la

coordination Est nous avons fait usage des conversations directes et téléphoniques.

II.6. Procédure d’exploitation des données

Par estimation ponctuelle, nous avons fait l’inférence statistique en procédant par

les tests chicarré d’indépendance des variables à la tuberculose chez les patients des centres de santé Lisanga et Mubengi.

Avec un risque d’erreur de 25%, nous avons évalué les facteurs de risque de la

tuberculose au sein de la population de Kinshasa.

Nous avons achevé notre travail à l’aide de logiciel 

Nous avons groupé les données collectées en se suivant de la formule de STURGES soit : nombre de classe = 1+3,322log nombre d’observations.  

Dans notre décision statistique, nous avons rejeté l’hypothèse nulle lorsque la

statistique du test (x2) a été supérieure à 1,32 selon que l’on a (ligne – 1) (colonne – 1) degré de liberté.

CHAPITRE III : RESULTATS

Nous avons interrogé 45 patients des sexes féminins et masculins, atteints de

tuberculose de catégorie confondue et ayant fréquenté les centres de santé susmentionnés

Après dépouillement et groupement des données collectées, quelques tableaux et

figures ont été réalisés pour élucider notre travail.

III.1. Répartition selon l’âge et le sexe

Tableau I : Répartition des patients selon l’âge et le sexe

 

Sur les 45 sujets de notre étude, 16 cas soit 35,55% étaient de sexe masculin et 29

cas soit 64,45% étaient de sexe féminin, avec un sexe ratio homme/femme de 0,55.

L’âge moyen de la population enquêtée était de 27,08 ans avec des extrêmes allant

de 10 à 69 ans.

Environ 77% des patients avaient l’âge compris entre 19 et 36 ans et l’âge modal

est de 24 ans.

Tableau II : Représentation des patients par groupe d’a^ge dans les centres de santé susmentionnés

Tuberculeux des centres de santé

Age 

Total

 

 

 

Sujets entre 19 et 36 ans

Sujets en dehors de 19 et 36 ans

 

Lisanga Mubengi 

28

7

6

4

34

11

Total

35

10

45

 

Statistique du test = [Fréquence observée (oi) – Fréquence altendue (Ei)]2 Fréquence attendue (Ei) = 

Total ligne x total colonne

                              Statistique du test = 0,097 + 0,34 + 0,30 + 1,1=1,837Total général                  1,32

III.2. Classification selon le statut matrimonial

Figure 1 : Représentation des patients selon le statut matrimonial

Légende 

 

 

A  = Célibataires (75,55%) C = Veufs (ves)  8,88%  

B   = Mariés (13,33%)

 

 

D = Divorcé (s)  2,22%  

III.3. Classification selon le statut socio professionnel

Figure 2 : Distribution par statut socio professionnel

Fréquence                      

18

16

14

 

 

Autres catégories : technicien, informaticien, chauffeur, ingénieur.

Débrouillards : petit commerçant, cordonnier, cireur. 

III.4. Répartition selon le contact avéré avec un sujet tuberculeux  

Tableau III : Répartition des patients selon la notion de contact avéré sur un tuberculeux

L’anomalie a orienté vers une notion de contact avéré avec un malade

tuberculeux dans le passé chez 15 patients soit 33,33% et 6 patients soit 13,33% et vers une notion de manque de contact avec un malade tuberculeux dans le passé chez 14 patients soit 31,11% et 10 patients soit 22,22%.

III.5. Répartition selon le poids et le sexe

Tableau IV : Répartition des patients selon le poids et le sexe

Poids (kgs)

M

F

Fréquence

%

30 – 37

38 – 45

46 – 53

54 – 61

62 – 69

70 – 77

78 – 85

1

0

5

6

3

0

1

3

11

6

7

1

1

0

4

11

11

13

4

1

1

8,88

24,44

24,44

28,88

8,88

2,22

2,22

Total

16

29

45

100,00

III.6. Condition de logement/habitat

1. Nombre de personne/chambre

Tableau V : Répartition selon le nombre de personne/chambre

Nombre de personne/chambre

M

F

Fréquence

%

1

2

3

4

5

6

7

3

9

3

1

0

0

0

4

9

9

3

2

2

0

7

18

12

4

2

2

0

15,55

40,00

26,66

8,88

4,44

4,44

0,00

Total

16

29

45

100,00

 

Tableau VI : Représentation des patients par nombre de personnes par chambre dans les centres de santé susmentionnés

      

Centres de              santé

Personnes/chambre

Total

3

3

 Lisanga Mubengi

32

7

2

4

34

11

 

Total

39

6

45

        Statistique du test =       [ Fréquence observée (Oi) – Fréquence attendue (Ei)]2 

Fréquence attendue (Ei)

         Fréquence attendue (Ei) =         Total ligne x total colonne

Total général

Statistique du test = 6,5 1,32

2. Nombre de personnes/ménage

Tableau VII : Répartition des patients selon le nombre de personne partageant un même ménage

 

Nombre de personne/ménage

M

F

Fréquence

%

2 – 3

4 - 5

6 – 7

8 – 9

10 – 11

12 -13

14 et plus

1

6

5

2

1

0

1

2

7

7

6

6

0

1

3

13

12

8

7

0

2

6,66

28,88

26,66

17,77

15,55

0,00

4,44

Total

16

29

45

100,00

 

 

 

Tableau VIII : Représentation des patients par nombre de personnes par ménage dans les centres de santé susmentionnés

Centres de santé

Personnes/chambre

Total

7

7

Lisanga

23

11

34

       Mubengi     

5

6

11

         Total

28

17

45

 

 

        Statistique du test =       [ Fréquence observée (Oi) – Fréquence attendue (Ei)]2 

Fréquence attendue (Ei)

         Fréquence attendue (Ei) =         Total ligne x total colonne

Total général

Statistique du test = 2,1 1,32

III.7. Tabagisme direct

Tableau IX : Classification des sujets selon l’habitude de fumer

Fumer

M

F

Fréquence

%

Oui Non

6

10

1

28

7

38

16,00

84,00

Total

16

29

45

100,00

 

Tableau X : Répartition du tabagisme direct par centres de santé

      

Centres de            santé

Fu

mer

 

Total

Oui

 

Non

 Lisanga Mubengi

5

2

 

29

9

34

11

            Total

7

 

28

45

        Statistique du test =       [ Fréquence observée (Oi) – Fréquence attendue (Ei)]2 

Fréquence attendue (Ei)

         Fréquence attendue (Ei) =         Total ligne x total colonne

Total général

Statistique du test = 0,083 1,32

III.8. Habitude de prendre l’alcool

Tableau XI : Répartition des sujets l’habitude de prendre l’alcool

Prendre l’alcool

M

F

Fréquence

%

Oui

12

8

20

44,00

Non

4

21

25

56,00

Total

16

29

45

100,00

Tableau XII : Répartition des sujets selon l’habitude de prendre l’alcool par centres de santé

      

Centres de santé enquête            

Prendre l’alcool

Total

Oui

Non

          Lisanga     

Mubengi

16

4

18

7

34

11

 

Total

20

25

45

        Statistique du test =       [ Fréquence observée (Oi) – Fréquence attendue (Ei)]2 

Fréquence attendue (Ei)

         Fréquence attendue (Ei) =         Total ligne x total colonne

Total général

Statistique du test = 0,07 + 0,05 + 0,2 + 0,2 = 0,52 1,32

Sujet

Age

(ans)

Sexe

Poids (kgs)

Profession

Etat civil

TBC passé

Pers/ménage

Pers/chambre

Tabagi dire

III.9. Maladie tuberculeuse dans le passé

Tableau XIII : Classification des sujets selon la maladie tuberculeuse dans le passé

TBC maladie dans le passé

M

F

Fréquence

%

Oui Non

4

12

4

25

8

37

18,00

82,00

Total

16

29

45

100,00

 

 

 

 

CHAPITRE IV : DISCUSSION

IV.1. Age et sexe

Dans notre étude, nous avons remarqué que 77,77% des patients étaient constitués

des groupes d’âge économiquement actif entre 19 et 36 ans soit l’âge modal était de 24 ans. Cette situation montre bien le profil d’une éventuelle solution qui doit marteler sur les conditions socio professionnelles et l’état immunitaire de chaque personne à l’âge de travailler. 

Avec un risque d’erreur de 25%, sur base de la statistique du test qui est de 1,837

soit supérieure à 1,32 nous rejetons l’hypothèse nulle et concluons par conséquence que l’âge est un facteur de risque essentiel de la tuberculose au sein des centres de santé Lisanga et Mubengi et par induction, de la ville de Kinshasa.

Ce constat est en accord avec d’autres données médicales selon lesquelles la

maladie affecte de façon prédominante les tranches d’âge les plus économiquement actives de la vie. C’est notamment les travaux ou données statistiques recueillies au programme national de lutte contre la tuberculose (PNT) et à ma coordination de la lutte contre la tuberculose et la lèpre.

Ces travaux ont montré que la tranche d’âge la plus touchée est entre 25 et 34 ans.

IV.2. Statut matrimonial

A l’issue de notre étude, il est ressorti que les proportions les plus extrêmes sont 75,55% et 2,22% et concernent respectivement les célibataires et les divorcés. Les mariés représentent 13,33% tandis que les veufs (ves) 8,88%.

Cette situation, plaçant les célibataires en tête, s’inverserait dans l’avenir si les mesures d’hygiène sont au strict observées. 

Ce constat contraste les connaissances actuelles sur la transmission de la

tuberculose, car le risque de transmission s’accroît avec le nombre de contact ou personne par pièce en raison de la promiscuité.

IV.3. Statut socio professionnel  

De notre étude, nous avons classé les statuts de sans emploi, élèves/étudiants,

petit commerce/débrouillard et autres catégories aux proportions respectives de 20% ; 35,55% ; 22,225% et 22,225%. Cette situation place de ce fait les élèves/étudiants à la première position et s’explique par les conditions d’études mauvaises, l’état de lieu incommode de nos auditoires (promiscuité), l’alimentation non équilibrée et l’insalubrité environnementale pour ne citer que cela.

Cette situation se rapporte bien au facteur âge car la plupart des étudiants si pas

des élèves ont un âge avoisinant 24 ans qui est l’âge modal de notre échantillon.

IV.4. Contact avéré avec un sujet tuberculeux 

Suivant ce critère, nous avons remarqué que 46,6% des sujets avaient eu un

contact avec un sujet tuberculeux dans le passé soit 13,33% des sujets masculins et 33,33% des sujets féminins. Tandis que sur le 53,4% des sujets, n’ayant pas eu un contact avec un tuberculeux dans le passé, figuraient 22,22% des sujets masculins et 31,11% des sujets féminins.

Ce facteur n’est pas déterminant car, d’après la physiopathologie, l’hygiène personnelle et le terrain immunitaire suffisent à amoindrir voir anéantir les possibilités d’une infection tuberculeuse.    

Cet élément est donc en contraction avec l’enquête de P. Imbert qui rapporte une

notion de contagion chez 64% des patients de son étude (Imbert P. : Tuberculose de l’enfant en Afrique, Aspects épidémiologique, clinique et thérapeutique. Médecine tropicale, 2003, x pages).

IV.5. Poids et sexe  

Dans notre étude, nous avons remarqué que la plupart des sujets féminins avaient

un poids allant de 38 à 61kgs soit 42kgs comme poids modal. Tandis que la plupart des sujets masculins avaient un poids allant de 46 à 69kgs soit 55,5kgs comme poids modal alors que dans l’ensemble de l’échantillon le poids modal est de 55kgs.

Cette variable n’est pas incriminée car d’après la physiopathologie, elle est

dynamique.

IV.6. Condition de logement/habitat

Du point de vue logement, nous avons tenu compte de deux paramètres qui sont :

-    Le nombre de personnes par chambre partagée - Le nombre de personnes dans le ménage.

Ces paramètres ont chaque patient dans son milieu de vie.

1.  Nombre de personnes par chambre

D’après notre étude, la plupart des sujets dans leur vécue, partagent une chambre

avec 2 à 4 personnes soit dans l’ensemble une moyenne de 3 personnes par chambre. Il découle qu’il sied de minimiser le degré de contagiosité de la tuberculose en martelant sur l’espacement des sujets, la ventilation suffisante, l’hygiène du milieu…    

Avec un risque d’erreur de 25%, sur base de la statistique du test qui est de 6,5 soit

de loin par conséquence que le nombre de personnes par chambre, une des conditions de logement, est un facteur de risque déterminant de la tuberculose au sein des centres de santé Lisanga et Mubengi et par induction, de la ville de Kinshasa.

Ce constat est, de ce fait, en accord avec les connaissances médicales actuelles

selon lesquelles la transmission est fort probable avec la promiscuité.

2.  Nombre de personnes par ménage   

D’après notre étude, la plupart des sujets ou la moyenne d’entre eux partagent un

même ménage avec plus de 5 personnes. Cela induit la négligence des mesures fondamentales de l’hygiène que l’on promouvoir davantage.

A la limite de 25% de nous tromper, sur base de la statistique de test égale à 2,1

soit supérieure à 1,32 nous rejetons l’hypothèse nulle et concluons par conséquence que le nombre de personnes par ménage est un facteur de risque déterminant de la tuberculose au sein des centres de santé Lisanga et Mubengi et par induction de la ville de Kinshasa.

Ce constat, comme le précédent, est un accord avec les connaissances médicales

actuelles.

IV.7. Tabagisme direct    

D’après notre enquête, il y a eu parmi les 16% des fumeurs : 13,33% des sujets

masculins et 2,67% des sujets féminins soit 11,11% des sujets provenant du centre de santé Lisanga tandis que 4,89% provenaient de centre de santé Mubengi.

Parmi les 84% des non fumeurs, il y a 22,22% des sujets masculins et 77,78% des sujets féminins soit 76,32 provenaient du centre de santé Lisanga tandis que 23,68% provenaient du centre de santé Mubengi. Le constat fait est que parmi les sujets fumeurs, c’est la proportion des sujets masculins qui dominent tandis que chez les non fumeurs, c’est la proportions des sujets féminins qui prend la tête.

Avec un risque d’erreur de 25% sur base de la statistique du test qui est de 0,083

soit inférieure à 1,32 nous acceptons l’hypothèse nulle et concluons par  conséquence que le tabagisme direct n’est pas liés à la tuberculose aux centres de santé susmentionnés.

Ce constat est en contradiction avec la véracité des études physiopathologiques.

IV.8. Alcoolisme/habitude de prendre l’alcool

D’après notre enquête, il y a eu parmi les 44% des sujets prenant l’alcool ; 26,7%

des sujets provenant du centre de santé féminins soit 35,55% des sujets provenant du centre de santé Lisanga et 8,45% des sujets provenant du centre de santé Mubengi.

Parmi les 56% des ceux qui ne prennent pas l’alcool, 8,88% sont des sujets masculins et 47,22% sont des sujets féminins soit 40% des sujets provenant du centre de santé Lisanga et 16% des sujets provenant du centre de santé Mubengi.

Avec un risque d’erreur de 25% sur base de la statistique du test qui est égal à 0,52

soit inférieure à 1,32 nous acceptons l’hypothèse nulle et concluons par conséquence que l’habitude de prendre l’alcool n’est pas lié à la tuberculose aux centres de santé susmentionnées.

Ce constat est en contradiction avec la véracité des études physiopathologiques.

IV.9. Maladie tuberculeuse dans le passé

Dans notre étude, 18% des patients ont développé la maladie tuberculeuse dans le

passé. Il y a répartition en proportions égales des patients masculins et féminins à 9%. Parmi les 82% de sujets n’ayant pas fait une maladie tuberculeuse dans le passé, il y a 35,6% des sujets masculins et 46,4 des sujets féminins.

Par simple observation, le fait de développer la tuberculose dans l passé n’est pas

lié à l’atteinte actuelle par la maladie tuberculeuse.

Ce constat contraste les connaissances immunologiques et les travaux de la

coordination Est de la lutte contre la tuberculose et la lèpre.

 

 

CONCLUSION

La tuberculose, maladie historique contagieuse à transmission essentiellement interhumaine, est à présent un flédu mondial en progression au sein d’une population exposée aux facteurs de risque qui sont ignorés et négligés.

Partant du profil socio économique de notre échantillon, les facteurs de risque de

la tuberculose à Kinshasa ont été évalué, dont les principaux sont :

-      L’âge

-      La promiscuité

-      La non observation des mesures d’hygiène

-      Les conditions d’insalubrité des habitations, des auditoires, des artères…

-      Le tabagisme direct

-      L’alimentation non équilibrée conséquence de la pauvreté

-      L’incidence des cas contagieux -      L’alcoolisme.

Ce travail entre dans la perspective d’une sensibilisation de la population la plus

touchée d’une recommandation du corps médical à vulgariser les principaux facteurs de risque de la tuberculose.

REFERENCES 

1.      Pierre GODEAU et collaborateurs : Traité de médecine, 2004, 3250 pages.

2.      Harries et collaborateurs : Tuberculose et VIH, manuel clinique, 1996.

3.      IMBERT P. : Tuberculose de l’enfant en Afrique. Aspects épidémiologique, clinique et thérapeutique. Médecine tropicale, 2003.

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