Bonsoir, nous sommes le 20/09/2018 et il est 19 h 16.


Le meilleur régime alimentaire d’un enfant depuis la naissance jusqu’à 6 mois est le lait maternel exclusivement. Cela signifie que l’enfant se nourrit exclusivement au lait maternel sans autres aliments, eau ou autres liquides supplémentaires (à l’exception des médicaments et vitamines sur indication médicale).


Collin (2006) dans une étude comparative menée par le national institute of child health and human developement de l’université des sciences et techniques de Norvège montre les avantages du lait maternel sur les laits de synthèse. UNICEF et OMS (2011) recommandent tous aujourd’hui de ne nourrir les bébés que des laits maternels les 6 premiers mois de leur vie. L’allaitement peut ensuite se poursuivre pendant 2 ans et au-delàs, si on intègre aussi dans le régime du bébé des aliments complémentaires.



Pour Gautier (2002), l’allaitement exclusif pour les premiers mois peut améliorer le développement cognitif du bébé, le lait maternel réduit également le risque que le bébé peut avoir telles que l’Asthme et l’ECZEMA.



Le lait maternel contient des anticorps qui aident à protéger le bébé contre des maladies telles que le ventre des bugs (gastro entérite) les rhumes les infections urinaires et les infections de l’oreille. Il peut même aider à protéger le bébé contre les maladies graves ; telles que le diabète et la leucémie infantile.



Quant à Rostart de Hetaing (1980) l’alimentation de bébé est très importante car elle lui permet de grandir, de fortifier le bébé et de le défendre contre beaucoup de danger. Après la naissance, le meilleur aliment est le lait maternel.



OMS (1996) argumente que l’allaitement au sein est l’un des facteurs les plus bénéfiques pour garantir une bonne santé néonatale, infantile et infanto juvénile ainsi que la croissance et le développement de l’enfant.

Pour TATA (2008) l’allaitement, constitue le mode idéal de l’alimentation de l’enfant dès la naissance jusqu’à environ 6 mois. L’allaitement maternel peut se poursuivre jusqu’à 2 ans à condition d’ajouter d’autres compléments.



Un enfant nourri au sein tombe moins malade par rapport à celui qui est nourri au lait artificiel.



Duane Alexander et son équipe (2001) se sont particulièrement intéressé au cas des bébés prématurés pour les quels les effets du lait maternel sur le développement physique et cognitif sont plus évidents que lorsque la gestation de l’enfant a été menée à terme. La Norvège et la Suède ont été les pays cibles de cette étude comparative avec les Etats-Unis, car les mamans scandinaves allaitent leur enfant nettement plus longtemps que leurs homologues américaines (seulement 16% des nouveaux nés sont toujours nourris au sein à l’âge de 6 mois) l’aspect culturel de cette pratique est évident. L’étude sorte sur 520 enfants, pour les quels le développement moteur et mental des enfants a été suivi par des médecins jusqu’à l’âge de 5 ans (échelle de Bayley) les conclusions ne feraient aucun doute : nourrir son enfant au sein pendant les 24 premières semaines est la méthode de choix pour améliorer son développement cognitif.





Nous constatons que 70% des mères ne croient pas que le lait maternel seul suffit à l’enfant et beaucoup d’entre elles pensent que ce mode expose les enfants aux maladies.



Au regard de ce constat, jugé inquiétant, nous nous sommes posés la question suivante :
 Les mères possèdent-elles de connaissances suffisantes sur l’allaitement maternel exclusif ?
 Quel est le niveau de leurs connaissances ?


II.2.3. L’importance de l’allaitement maternel

Broquet (2006) les recherches scientifiques découvrent encore aujourd’hui l’importance de l’allaitement maternel. Le lait maternel est complexe et inimitable. Le geste d’allaiter dépasse la nutrition c’est une façon d’entrer en communication avec l’enfant.



 Le lait maternel est un aliment vivant et frais qui passe de la mère à l’enfant, sans intermédiaire.



 Il est parfaitement adopté aux besoins de l’enfant, il stimule son développement physique et intellectuel, et il contribue à la maturation de son système digestif et de son système immunitaire. On sait aussi que chaque mère produit un lait adapté aux besoins de son enfant.



 Il est très facile à digérer grâce à toutes les enzymes actives non allergiques qu’il contient, et grâce à ces protéines parfaitement absorbés par l’enfant.



 Il fournit la quantité de minéraux et de vitamines nécessaires au bébé sans nuire à ses reins. L’enfant a besoin : acides gras essentiels qui contribuent au développement du cerveau du petit de sa vision des bénéfices pour la maman aussi. L’allaitement réduit le risque d’hémorragie après l’accouchement, il contribue à une perte de poids plus rapide chez la mère, il diminue les probabilités que celle-ci souffre d’anémie (en retardant le retour de ses menstruations). Et il réduit le besoin d’insuline des femmes diabétiques. A long terme, il diminue aussi le risque de souffrir d’ostéoporose, d’un cancer du sein, de l’ovaire ou de l’utérus. Enfin, il s’agit sur le plan hormonal et abaisse le niveau de stress de la maman.





 Il a un goût qui peut varier légèrement selon l’alimentation de la mère, ce qui habitue le bébé à divers saveurs.

 Il favorise la formation de liens entre la mère et l’enfant, ainsi que leur attachement mutuel. Et dès la naissance, le contact peau à peau entrainé par l’allaitement rassure et réchauffe le bébé.

 Il protège l’enfant : les bébés nourris de lait maternel souffrent moins d’anémie, de gastro entérites, de diarrhées, de maladies des voies respiratoires, de rhumes d’otites et de méningites que les bébés qui ne le sont pas. Même lorsqu’ils sont atteints de l’un ou l’autre de cas de maladies, ils ont moins souvent besoin d’être hospitalisés. Enfin, ils sont plus protégés contre plusieurs maladies chroniques, comme l’obésité, la maladie de crohrar, la colite ulcéreuse, le diabète et la leucémie.


II.2.7. Quelques conseils pour stimuler la montée du lait

Dany (op.cit) : il est important de vous hydrater convenablement pour augmenter la lactation, le lait étant en majeur partie constitué de matière liquide aussi, il est conseillé de boire 2 litres d’eau par jour. En revanche, éviter l’effet inverse. En outre, il faut privilégier certaines nourritures qui stimulent la production de lait. Nous pouvons citer notamment les carottes crues, les lentilles, l’anis étoilée, les topinambours etc.



Par ailleurs, comme la fatigue est aussi de causes fréquentes de l’insuffisance de lait, veillez à bien vous reposer en faisant des siestes dès que l’occasion se présente. Enfin, pour palier au manque de stimulation des seins, habituez votre bébé à téter et donnez-lui le sein fréquemment même s’il tête juste un petit moment. Sachez que plus le bébé tête, plus les seins ne produiront du lait. Si non, vous pouvez également stimuler vos seins à la main ou au tire-lait.


III.1. DESCRIPTION DU TERRAIN D’ETUDE

Notre étude a été menée aux cliniques BONDEKO. Le choix de ce milieu est motivé par la fréquentation en grand nombre des mères qui y vont pour allaiter. Ceci nous permet de bien répondre aux préoccupations de notre sujet de recherche basé sur la connaissance des mères sur l’allaitement maternel exclusif de 0 à 6 mois.



La clinique BONDEKO est l’œuvre du révérant père Arthur Divernas, missionnaire du cœur immaculé de marie (CICM). L’idée de la construction de la clinique BONDEKO fut conçue en 1982 et concrétisée en 1986, date sanctionnant les débuts de la construction. (Archives BONDEKO, 1986).



La clinique BONDEKO est une fondation de l’association sans but lucratif, BONDEKO ya sika. En égard à la situation médicale déficiente dans laquelle se trouve la ville de Kinshasa et étant donné l’indigence de tas de malades, les membres de la communauté BONDEKO ont remis en vigueur la dîme de l’ancien testament pour venir en aide aux plus démunis avec l’apport supplémentaire de différentes personnes et institutions. Ils ont mis sur pied une clinique dont le but est animé par un esprit évangélique de fraternité et d’honnêteté soucieuse d’être un exemple pour les autres (AA BONDEKO, 1985).

Dans l’édition BONDEKO 1985, « tu aimeras ». En effet, c’était en 1982 qu’ils ont en l’idée tout d’abord de construire un dispensaire au centre BONDEKO. Lorsqu’ils ont présenté leur projet au gouvernement de la ville à l’époque, ce dernier leur proposa de construire plutôt un grand hôpital au lieu d’un petit centre médical. C’est ainsi qu’il leur donna le don terrain anciennement appelé « Zamba avocat »



En 1985, il y a eu pose de la première pierre. Amis, suite à quelques difficultés financières, les travaux de construction ont débuté en 1986 par la société AVC construction.



En 1989, il a eu ouverture du premier bâtiment qui commença à fonctionner comme dispensaire mais pour ne soigner que les malades du centre BONDEKO et ceux de la société AVC construction, l’on faisait au sein de ce dispensaire :
 Les consultations externes
 Les consultations spécialisées en :
 Pédiatrie
 Gynécologie
 Le bloc opératoire avec des interventions mineures uniquement.



En 1992, a vu jour, après les travaux de finissage, le bâtiment d’hospitalisation pour les malades des services de la médecine interne (homme et femme) et la pédiatrie.



Au cours de cette même année, il y a eu l’ouverture de la salle d’urgence ayant une capacité de 11 lits, ainsi que l’installation des services et le début des activités médico-techniques à savoir : le laboratoire, la kinésithérapie et la radiologie.



En 1994, il y a eu la construction de la maternité et de l’incinérateur. En juillet 1995, eut lieu l’inauguration de la maternité et de la morgue.



La morgue de la clinique BONDEKO est dotée d’une capacité d’accueil de 18 places pour les enfants et les adultes. Elle dépend hiérarchiquement de l’unité de l’hospitalisation.


III.3. SITUATION GEOGRAPHIQUE

La clinique BONDEKO est située dans la zone de santé de Funa, sur l’avenue Yolo n°7259 sur la place jadis appelée « Zamba avocat » quartier résidentiel dans la commune de Limete.



Elle est bornée :
 Au nord : par l’entrée de l’avenue « Tropiques de la 7ème rue Limete
 Au sud : par l’avenue Lotas de la 7ème rue Limete
 A l’est : par l’avenue Bongolo
 On peut accéder à partir du boulervard Lumumba par la 7ème rue Limete.


III.4. CAPACITE D’ACCUEIL

La clinique BONDEKO a une capacité d’accueil de 300 lits et répond aux normes d’un hôpital qui se prête le mieux à une exploitation rationnelle avec toutes les spécialités que l’on peut trouver dans n’importe quel autre hôpital.

Télécharger le travail