Bonsoir, nous sommes le 01/10/2020 et il est 21 h 52.


Dès nos jours la condition de nombreux pays du sud parait angoissante à cause de la misère, la pauvreté et la faim qui y règnent; plusieurs analystes scientifiques, économistes pensent que l’agriculture seraient le point de départ idéal pour sortir les pays des voies traditionnelles qui mènent au développement mais beaucoup se résignent. Ainsi l’agriculture a toujours été considérée comme le moteur qui mène au développement de la société.


Dans les années 90 avant la chute du régime de la deuxième République, l’agriculture représentait au zaïre (actuel République Démocratique du Congo en sigle RDC) 45% du produit intérieur brut et occupait 45% des personnes actives au pays. A cette période, l’or vert représentait en valeur, le troisième produit d’exportation après le cuivre et le cobalt et drainait plus ou moins 10% des recettes d’exportation en devises.



Suite à la négligence du secteur agricole entre 2000 et 2010. La production du café congolais a connu une chute vertigineuse ayant des répercutions aiguées dans l’économie en accroissant la pauvreté chaque année.



Notre étude a pour but de donner une image actualisée de la situation du marché congolais du café, afin d’analyser la production et proposer des stratégies d’intervention adaptée à la situation de ce secteur. En des termes plus claires; il est question d’analyser comment le café, par son importance au point de vue de recettes d’exportation en devises étrangères, peut être considéré comme l’un des axes de développement économique en RDC.



L'accélération des mutations technologiques et économiques a entraîné la convergence de secteurs traditionnellement cloisonnés comme l'informatique, l'audiovisuel et les télécommunications, jetant ainsi les bases d'une nouvelle économie. L'économie a été relancée par l'arrivée de nouveaux outils et méthodes de communication qui ont pu accélérer le rythme des échanges de biens et de services.


LA SITUATION MONDIALE DU CAFE

L’origine du café est fort obscure. Un médecin arabe, Rhazes, aurait mentionné cette denrée vers l’an 900 avant J.C selon une autre version, les premiers plants auraient été découverts vers 575 avant J.C en Ethiopie dans la région du Kaffa. Mais la légende la plus répandue veut qu’un berger d’Abyssinie (actuelle Ethiopie), ait remarqué l’effet tonifiant de cet arbuste sur les chèvres qui en avaient consommé. Sa culture s’est premièrement répandue dans l’Arabie Saoudite, où sa popularité a certainement profité de la prohibition de l’alcool par l’islam.

Les effets du café étaient tels qu’il fut interdit à l’appel d’imans orthodoxes et conservateurs à la Mecque; mais la popularité du produit auprès des intellectuels, poussa les autorités à annuler le décret. Le café arrive en Europe aux alentours des années 1600 par les marchands vénitiens. On conseille alors au Pape Clément VIII d’interdire le café car il représente une menace d’infertilité. Mais après l’avoir goutté, ce dernier baptise au contraire la nouvelle boisson, déclarant que laisser aux seuls infidèles le plaisir de cette boisson, serait dommage. Le café est vite privé des moines pour la même raison qu’il est des imans. Il permet de veiller longtemps et de garder l’esprit clair.



Ainsi, la boisson devient populaire dans le continent européens et les colons européens introduisent la culture dans de nombreux pays tropicaux comme une culture d’ exportation pour satisfaire la demande Européenne dont la première plantation fut au Brésil date de 1727 et son industrie dépend de la pratique de l’esclavage, les principales grandes régions productrices mondiales de café sont : Le Brésil, La Colombie, Le Vietnam, L’Indonésie, Le Kenya, L’Ouganda, La cote d’ivoire, Le mot café désigne les graines du caféier, un arbuste du genre « COFFEA » et une boisson généralement chaude, contenant une substance stimulante, obtenue à partir d’une infusion de graines de caféier torréfiées et moulues. La culture du café est très développée dans de nombreux pays tropicaux et le café est dans le top dix des marchandises les plus échangées au monde en ayant pour tète le pétrole. On estime à 125 millions le nombre de personnes vivant de la production du café, incluant 25 millions de petits producteurs, 400 milliards de tasse de café sont bues par an, soit environ 12000 tonnes par seconde. Les enjeux économiques et sociaux sont extrêmement importants.



Il existe plus d’une centaine d’espèces de caféier sauvage, mais deux d’origine africaine sont principalement cultivées. Ce sont l’arabica et le robusta, qui fournissent les neuf dixième de la production mondiale.





Le « COFFEA ARABICA » originaire d’Ethiopie, est surtout en Amérique latine produit un café fin et nécessite un climat plus frais que coffea robusta, qui donne une boisson riche en caféine. La culture de l’arabica est plus délicate et moins productive étant plutôt réservé à des terres de montagne, alors que celle du robusta s’accommode à des terrains de plaines avec de rendement élevé. L’unité de mesure est le sac pesant soixante kilogramme (1 sac de café= 60Kg). Le Brésil est considéré comme un acteur de poids dans la loi de l’offre et de la demande du café. En effet, il est le plus gros pays producteur du café et premier exportateur et en cette qualité, il influence directement l’offre de café au niveau mondial, et par conséquent le prix c’est la raison pour laquelle, un incident climatique dans ce pays a des répercussions directes sur l’état du marché mondial du café.



Cette situation semble prouver que la croissance économique que connait le pays ne contribue pas significativement à la réduction du chômage et encore bien à celle de la pauvreté.


L’AGRICULTURE DANS L’ENSEMBLE DE L’ECONOMIE CONGOLAISE CAS DE LA PRODUCTION CONGOLAISE

Cela semble également donner raison à ceux qui soulignent que cette croissance est plus liée à l’exploitation des ressources minières dont les investisseurs étrangers tirent d’énormes revenus au détriment de l’économie nationale. Cette dernière demeure caractérisée par une base productive stagnante faute d’investissements dans les autres secteurs de l’économie notamment l’agriculture et le secteur manufacturier. Cette situation préoccupante pose à la fois un problème de pauvreté pour 70 millions d’habitants actuels et de croissance économique à long terme, vu le caractère épuisable des ressources minières.


2.1. Situation du marché congolais du café

Lors de son accession à l’indépendance (1960), le Congo belge était un grand exportateur de produits agricoles, de café en particulier. Depuis, les difficultés qu’a connues le pays, malgré ses immenses richesses naturelles, l’ont rendu importateur de produits vivriers. La caféiculture, introduite par le colonisateur, a survécu ; « or vert » du Zaïre, le café est, en volume, le deuxième produits d’exportation (60000 tonnes en 1988), loin derrière le cuivre.

La caféiculture profite surtout aux commerçants, exportateurs et hommes politique, mais les autorités ont considéré le café essentiellement comme une rente et se sont peu intéressées aux conditions de son développement. La production repose avant tout sur les communautés paysannes, parentes pauvres de la filière. Le paysan-producteur évoque d’ailleurs avec nostalgie l’époque coloniale où il disposait d’un encadrement technique, de produits phyto-sanitaires, des routes, etc.



Le café est le premier produit agricole d’exportation du Zaïre. En 1990, il couvrait 85% des recettes d’exportation des produits agricoles, devançant largement le thé, le coton, le bois, l’huile de palme, le quinquina, etc… Il participe à hauteur de 16% à la valeur de l’ensemble des exportations.



Le café est cultivé dans toutes les régions de la RDC compte tenu des caractéristiques variétales et des paramètres écologiques ainsi l’on retrouve la culture du café arabica particulièrement à l’Est du pays et la culture du café robusta dans les autres régions de la RDC.





Les principales régions congolaises productrices du café sont : Maniema, Katanga, Kasaï-Occidental, Kongo-Central, Province Orientale, Equateur, Sud-Kivu, Nord-Kivu, Bandundu. Seules les cinq dernières sont aujourd’hui vraiment actives dans la production.

La Trachéomycose est une maladie qui décime la plante caféière s’est étendue d’abord à l’Est, principalement au Nord Kivu au début des années 1986 et ensuite à l’Ouest du pays, entraînant ainsi une baisse générale du rendement à l’hectare et des surfaces cultivées dans les zones de plantation de robusta. La vétusté de la plupart de caféieraies disséminées à travers le pays s’en est suivie.



La valeur globale des exportations des produits agricoles a augmenté de 134,5 %, se situant à 506,6 milliards de CDF, consécutivement à l’accroissement de celles du café et du caoutchouc, respectivement de 384,6 % et 172,7 %. Cette évolution résulte, d’une part, de la hausse des quantités exportées et, d’autre part, de la stabilité des cours sur le marché international. En effet, d’une année à l’autre, les exportations du café sont passées de 47,0 milliards de CDF à 227,8 milliards. Celles du caoutchouc ont été de 220,4 milliards en 2014 contre 80,8 milliards en 2013.

La production de l'Office national du café est passée de 120 000 à 8 000 tonnes en l’espace de 24 ans, a déclaré jeudi 1er octobre le directeur général de cette institution publique, Albert Kabongo, à l'occasion de la Journée internationale du café.



Albert Kabongo veut relancer la production du café. Il a fait savoir qu’il voulait que la RDC retrouve sa capacité de production d'il y a 24 ans. « Notre pic était de 120 000 tonnes de café par an, il y a 24 ans. Aujourd'hui nous sommes à 8 000 tonnes. Nous avions plus de 300 exportateurs, aujourd'hui, nous ne comptons qu'environ 28, presque tous situés à l'Est », indique le directeur général de l'office national de café.

Pour retrouver cette production, Albert Kabongo estime qu’il faut notamment venir à bout de la Trachéomyse (une maladie qui sévit dans les plantations de café), des conflits armés ainsi que de la faiblesse des mécanismes de financement agricole.



Pour sa part, Kambale Kisomba, représentant des producteurs et exportateurs de café, estime que la relance du secteur de production nécessite plusieurs éléments.



Selon lui, il est important que l'Institut nationale pour les études de recherche en agriculture(Inera) fournisse de bonnes semences et que l'office national de café encadre correctement les planteurs.

Ces propositions ont été faites à l'occasion de la Journée internationale du café célébrée en RDC sous le thème « la relance de la filière café, source d'une croissance économique durable et de la lutte contre la pauvreté ».



Il est important de savoir que le café faits partie des principaux produits du commerce mondiale occupe une place importante à différents niveaux avec des échanges qui s’élèvent à 10 à 15 milliards de dollars par année d’où c’est une culture commerciale par excellence.



La production du café en 1990 en RDC occupait une place importante à différents dans l’économie, la production congolaise du café contribué sur le plan mondiale avec ses 1,6 % de la production mondiale soit 84.000 tonnes sur 5,5 millions en café vert. Sur le plan continental avec ses 6% de la production africaine soit 84.000 tonnes sur un total de 1.410.000 tonnes.



Dans les 90, le café a protégé les producteurs contre l’inflation. En effet, ce produit peut être conservé pour une longue période sans subir une détérioration de sa qualité. Les producteurs peuvent ainsi le vendre en petites quantités et progressivement pour satisfaire quelques besoins spécifiques comme le paiement des frais scolaires des enfants et des frais médicaux. Il semblerait même que la possibilité de conserver le café pendant une longue période justifierait l’intérêt grandissant pour cette culture par de petits exploitants dans les années 80 et 90 (ONC, 2010). Par ailleurs, le fait que le café résiste facilement aux maladies pousse la population rurale à le préférer à d’autres produits comme la banane.

Les caféieraies sont dominées par des plantations villageoises qui totalisent près de 80% des surfaces plantées. Les plantations de café jouent un rôle considérable au niveau de l’emploi car le café procure du travail à environ 300000 (travailleurs réguliers et journaliers de plantations et usines) et à quelques 2.000.000 familles de petits planteurs.

La majorité de la production du café en RDC étant villageoise et elle est commercialisé sous forme sèche (café vert). La consommation locale est faible et la majeure partie de la production est exclusivement orienté vers l’exportation.



Pour exporter du café, il faut être agrée par l’office National du café et il existe une centaine d’exportateurs agrées. Ces derniers s’adressent aux acheteurs, établis par région de production et doivent être agréés.

Enfin, dans le Congo profond, la culture du café et celle des autres produits sont d’une importance capitale, car, elles permettent de payer les frais de scolarité, de santé ainsi que de gérer la vie courante.

Imaginons les souffrances dont seraient victimes les planteurs des produits agricoles, lorsque survient une chute de prix des produits coté à la bourse de matières premières, à la bourse de Londres, ou une catastrophe naturelle. Enfin, l’ex Zaïre a bénéficié vers les années de croissance d’une balance commerciale excédentaire en raison du cours élevé du café et des minerais (cuivre, or, cobalt,…).



Comme déjà indiqué dans indiqué dans les pages précédentes, la production de produits d’exportation agricole a fortement baissé au sein de notre nation. Le déclin de la production des produits végétaux classiques sont particulièrement regrettable parce que ce sont ces derniers qui devraient remplacer la perte définitive d’une partie de la production minière. Notons que les minerais ne sont pas une ressource renouvelable. A cet égard, dans un cas ou dans un autre, plusieurs conditions comme préalables doivent être remplies.

Aujourd’hui, les ressources du cuivre ont tari ; ce qui est un désavantage pour le pays. D’aucuns pensent que de nouvelles industries d’exportation, situées dans les zones industrielles de la ville de Kinshasa, Kananga et Kisangani (à créer) pourraient être une alternative valable et durable à la perte du cuivre. Selon des géologues de la Société générale des minerais, les réserves des minerais du Katanga pourraient s’épuiser d’ici deux siècles comme les mines de charbon en Hainaut dans la région de Mons et de Charleroi en Belgique.

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