Par Bombeto Elide

Dans l’imaginaire bantou, avoir un nombre élevé des enfants est un signe de richesse, de virilité du géniteur et de bonne fécondité de la génitrice. Considéré jadis comme un droit et un devoir respectivement pour le père et la mère. Beaucoup de ces enfants mouraient de maladies infectieuses, de malnutrition ou d’autres affections et, fallait en avoir beaucoup d’entre pour être sûr que malgré les épidémies, certains d’entre eux survécurent et atteindront l’âge adulte pour la continuité (perpétuité) de la race.

ROTSART H et COURTEJOIE J (1977) stipule que depuis quelques dizaines d’années, le progrès de la médecine (vaccins, antibiotiques, réhydratation) et, l’amélioration du niveau de vie et de l’hygiène ont réduit la mortalité infantile et amélioré la santé générale. Comme les femmes sont en meilleur santé et que les coutumes n’ont pas encore en le temps de s’adapter, la natalité (nombre de naissance par an pour 1000 femmes) reste font élevée. Le plus grand nombre de ces enfants atteindront l’âge adulte : la population augmente donc en nombre, il ya une « poussée démographique », la population peut doubler en vingt cinq ans.

KALOMBO M. (2006), signale qu’outre les charges qui pèsent sur le père de famille qui peuvent facilement dépasser ses possibilités financières si l’intervalle entre les naissances est court. Les enfants constituent des investissements, à tous points de vue, il faut les nourrir, les habiller, les scolariser, leur donner l’affection et la sécurité car même s’ils échappent aux maladies mortelles, les conditions de l’environnement physique, mentale et social qu’ils rencontrent sont déterminantes pour leur croissance. Quant à nous, le souhait des parents d’être aidé par de nombreux enfants durant leur vieillesse est souvent une erreur d’application dans le mesure où plus nombreux, mais moins productifs car ayant grandi dans des conditions moins favorables. Ne dit-on pas que : « vaut mieux un enfant bien éduqué que dix traînant dans les rues.

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