Bonjour, nous sommes le 06/03/2021 et il est 05 h 24.

Notre travail porte sur le marketing social du Programme National de Nutrition (PRONANUT) dans la lutte contre la malnutrition des enfants de 6 mois à 5 ans en République Démocratique du Congo (RDC).


Quelque 530 000 enfants de moins de cinq ans et plus d’un million de femmes ont besoin d’une aide nutritionnelle d’urgence en République démocratique du Congo (RDC), selon le PRONANUT .



Au moins 700 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour dans quelques provinces où seuls 20 pour cent des enfants suivent un régime alimentaire varié. Selon une étude publiée en 2012 par le programme national de nutrition mené dans quelques provinces, qui représentent environ la moitié de la population nationale, certaines régions affichent des taux de malnutrition aiguë globale supérieurs au seuil d’urgence de 15 pour cent chez les enfants de moins de cinq ans .



Les années de conflit et d’instabilité dans l’est et le nord-est de la RDC, ainsi que la crise financière qui touche le secteur minier dans le centre et le sud-est ont eu des conséquences néfastes sur la situation nutritionnelle déjà précaire des ménages.



L’accès limité aux soins de santé et à l’eau potable, les mauvaises habitudes en matière d’hygiène et de nutrition, et les manques d’intrants agricoles, conjugué à la pratique de la monoculture ont aussi joué un rôle ainsi que la manque de sensibilisation des populations de bien vouloir pratiquer une hygiène saine.



Créer un environnement favorable à la santé du nouveau-né passe par l’élimination des obstacles sociaux, économiques et culturels qui perpétuent les inégalités et la discrimination entre les sexes, et ceci grâce à la sensibilisation. Il s’agit d’intervenir sur plusieurs fronts : éduquer les filles et les femmes, et réduire leur pauvreté; pour que ces dernières encadrent mieux protéger les filles et les femmes contre la maltraitance, l’exploitation, la discrimination et la violence ; encourager leur participation et leur mobilisation dans les décisions liées à la vie familiale et surtout grâce à la sensibilisation.

Notre problème général de recherche réside dans l’ignorance des moyens de marketing social utilisés par les organismes publics de promotion de la santé de l’enfant dans la lutte contre la malnutrition. Ce problème général de recherche s’inscrit dans l’axe de la compréhension. Il s’agit d’une étude qualitative à visée descriptive qui cherche à comprendre la manière dont les sociétés de télécommunication élaborent et mettent en œuvre le marketing relationnel pour fidéliser la clientèle.



Selon Luc Bonneville, Sylvie Grosjean et Martine Lagacé , « les recherches qualitatives visent la compréhension d’un phénomène pris dans son contexte et se caractérisent par leur ouverture sur le monde, par leur capacité à décrire un phénomène dans toute sa complexité, par leur souplesse et par leur capacité à combiner différentes techniques de collecte de données (entrevue, observation, groupe de discussion et analyse de documents).



De plus, la recherche qualitative repose sur un raisonnement inductif et la démarche de recherche se veut souple et itérative. Le chercheur se trouve alors dans un positionnement intellectuel visant la compréhension d’un phénomène et il accordera une attention toute particulière aux données qualitatives, c’est-à-dire qu’il cherchera à comprendre les significations des actions auprès des sujets concernés. Autrement dit, le chercheur qualitatif étudie le contexte écologique dans lequel évoluent les personnes et il s’attache à la signification sociale attribuée par le sujet au monde qui l’entoure. Ainsi, la spécificité fondamentale des recherches qualitatives vient de leur inscription dans un paradigme compréhensif. Par ailleurs, les phénomènes humains étudiés dans les recherches qualitatives sont en général uniques, c’est-à-dire non reproductibles ».





Joël Kanyeba Wa Mupikula a présenté, en 2009, à l’IFASIC, un mémoire intitulé « Le marketing social appliqué à la maternité. Cas de l’allaitement exclusif » . Sa problématique tourne autour de la question suivante : Pourquoi l’instruction médicale qui prône qu’on ne peut pas donner de l’eau à l’enfant pendant le six premiers mois ne sont pas facilement acceptées par les mères ?



L’auteure a émis l’hypothèse selon laquelle le refus des mères d’accepter la pratique consistant à ne pas donner de l’eau aux nouveau-nés serait consécutif d’une part à la pression qu’elles subissent de leur environnement immédiat, notamment la famille, les amis et les voisins et d’autres part à la confiance qu’elles accordent à leur expérience personnelle.

Dans son mémoire élaboré, en 2011, présenté à l’IFASIC et intitulé « La réception du message de l’affiche sur l’allaitement maternel mise en œuvre par l’Unicef pour les femmes enceintes et allaitantes de Kinshasa » . Fanny Malongakusa Ntumusu pose la question de recherche suivante : l’affiche sur l’allaitement maternel de l’Unicef a-t-elle apporté un changement des comportements aux publics cibles ?

A titre d’hypothèse, l’auteur a postulé que la réception du message de l’affiche requiert de la part du destinataire la maîtrise des différents codes exploités par le destinateur du message.



La particularité de notre étude réside dans le fait qu’elle concerne le marketing social du PRONANUT dans la lutte contre la mortalité maternelle en République Démocratique du Congo. En effet, en vue de renforcer la protection contre les infections, améliorer la vision et assurer une prévention de la malnutrition, dans le cadre de la santé maternelle, le PRONANUT déploie des activités et mène des campagnes sociales pour la protection de la santé maternelle. A cet effet, le PRONANUT fait partie des 52 programmes verticaux spécialisés du Ministère de la Santé de lutte contre les maladies. Il est responsable de tout ce qui concerne la nutrition en général.



Le PRONANUT est institué au sein du Ministère de la santé. Il remplace les anciens programmes spécialisés qu’étaient le centre de planification nutritionnelle « CEPLANUT» le Bureau national des troubles dus à la carence en iode(EN- tdci) créés le 6 septembre 1978 par l’ordonnance présidentielle n 78/366.

Le PRONANUT est ainsi créé le 25 aout 2000 il est un service en matière de nutrition il est promulgué par l’arrêté ministériel n 1250/Cab/Min/S/Aj/08/2000. L’élaboration de cette politique a bénéficiée de l’appui de plusieurs secteurs public à savoir :
- Santé
- Agriculture
- Plan
- Education
- Administration

Le siège du Pronanut est situé au n 35 de l’avenu du comité urbain dans a commune de la Gombe à Kinshasa BP 2429 Kinshasa I.

La politique nationale de nutrition a pour but de contribuer au développement du pays par la promotion du bien-être nutritionnel de la population congolaise.

Ici le PRONANUT dispose d’un effectif général de 84 unités dont 10 en détachement 1 en formation à long terme en Belgique il y a en outre des consultants à temps partiels selon les besoins ressentis. Parmi les 84 employés du PRONANUT on trouve des médecins, des professionnels de santé (infirmiers, nutritionnistes, laborantins) et des administratifs.

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