Bonjour, nous sommes le 24/08/2019 et il est 00 h 31.


Depuis plusieurs décennies, la République Démocratique du Congo à connu une succession des crises affectant tous les secteurs de la vie nationale. Ces crises multiformes ont commencé vers les années 1970 avec la montée des cours mondiaux du pétrole et l’échec du programme de stabilisation économique. Le programme d’ajustement structurel des années 1980, la mauvaise gouvernance, la corruption, les pillages de triste mémoire des années 1990, les guerres de 1996 et de 1998 ainsi que les conflits armés à l’est du pays ont accéléré la dégradation du tissu économique. Ces crises répétitives ont prolongée le pays dans une grave situation économique et sociale.


L’emploi en RDC est essentiellement agricole et le secteur industriel apparait particulièrement peu développé. Plus de 70 % (71,2%) des actifs occupés sont en effet employés dans l’agriculture, un quart dans le commerce ou les services (24, 4%) et moins de 5% (4,4%) dans l’industrie. L’importance du secteur agricole, plus grande encore pour les femmes que pour les hommes, varie cependant nettement selon les districts ; si on exclut Kinshasa qui compte moins de 2% d’actifs dans l’agriculture 1, 7% des hommes et 1,6% des femmes.



La structure par branche des emplois diffère cependant nettement selon le milieu de résidence des actifs. En milieu urbain c’est le secteur tertiaire (commerce et service) qui prédomine, regroupant plus de deux tiers des emplois 83% à Kinshasa. De façon moins attendu, le deuxième secteur le plus important en zone urbain n’est pas l’industrie (sauf à Kinshasa) mains l’agriculture. En effet, si à Kinshasa le secteur industriel emploie 4,6% des actifs contre 2,3% pour le secteur primaire, dans les autres zones urbanisées le secteur primaire emploie 25,8% des actifs contre 13,9% pour le secteur industriel) .Les activités industrielles comptent donc moins de 15% des emplois urbains. En milieu rural, c’est bien évidemment l’agriculture qui prédomine.



Il faut malheureusement regretter que dans la plus part des pays Africains et plus particulièrement la RDC, les statistiques des emplois soient souvent incomplète et peut fiable. Or l’enquête sur l’emploi donne donc aux autorités des éléments chiffrés pour agir sur le front de l’emploi, et à la population le moyen de juger de l’efficacité de la politique économique.



Au début des années 80, la population Africaine se situait aux environs de 466 millions d’habitants, au milieu de la décennie 90 (1995) cette population est passée à 718 millions, soit une croissance démographique de l’ordre de 3% par an. Dans cette population de façon diachronique, le pourcentage des femmes est légèrement supérieur à 50%. (Dans le cadre de notre étude nous mettons l’accent sur les femmes par ce qu’elles sont le plus frappées par le chômage).



En République Démocratique du Congo, l’accès au marché du travail formel est difficile, surtout chez les femmes. Quant à l’accès au système de sécurité sociale, il est réservé seulement aux travailleurs de secteur formel. En effet, il n’existe aucune assurance santé pour la majorité de la population qui est pourtant la plus démunie et souvent exposée aux risques. Les travailleurs du secteur informel qui constituent plus de 80% de la population active du pays se trouve, de ce fait, dans une situation de vulnérabilité grave.

Le travailleur indépendant ou l’auto-emploi représente souvent la seule possibilité d’accéder à l’emploi et revenus pour les populations marginalisées.



La République Démocratique du Congo (RDC) est un pays à potentialité énorme, qui fait malheureusement partie des pays pauvres très endetté et ou l’indice de développement humain est plus faible, 76% de la population de la RDC vivent en dessous du seuil de la pauvreté monétaire absolue, qui est de 140 $ US par an, et par individu, le PIB de population congolaise se situe en effet à 110$ US par an. En clair, le congolais vit avec moins de 1$ par jour. Toute cette pauvreté à des liens avec la situation de la baisse drastique du taux de l’emploi formel. Dans ce pays en effet on ne compte plus guère que 500.000 emplois sur une population active estimé à 48% (PNUD, 2011).



Pour endiguer cette pauvreté, le pays à élaboré une vision générale du développement basé sur les stratégies de la croissance et de réduction de la pauvreté (DSCRP), plusieurs objectifs ambitieux sont contenus dans ce document en rapport avec l’emploi, l’objectif est de valoriser un plein emploi et de donner la possibilité pour tous les congolais, y compris les femmes et les jeunes, de trouver un emploi décent et productif.





Le programme du gouvernement (2007-2011) décrit le chômage comme le véritable fléau de la société congolaise et précise que ce problème est particulièrement aigu en raison de l’accroissement rapide de population en âge de travailler face à la pénurie d’emploi.



La République Démocratique du Congo fait face aux problèmes de chômage, de sous-emploi, de revenus modiques et de bas salaires dus à l’accroissement vertigineux de sa population active. Les effets cumulés de cette population active de plus en plus nombreuse, de plus en plus non employée, et de moins en moins bien scolarisée ou formée, risquent si l’on n’y prend pas garde, de provoquer à tout moment une implosion sociale. Ce qui amplifierait les problèmes d’emploi déjà aggravé par la persistance de la crise économique que vie le pays depuis plus de trois décennies.

Les femmes en générale sont confrontées à des divers défis à relever face au marché de l’emploi, notamment, le préjugé que les hommes nourrissent vis-à-vis des femmes, les prenant généralement comme des sexes faible, le fait d’être victime des préjugés, les femmes étudient moins, surtout dans le tiers-monde, le taux d’analphabétisme le plus élevé se recrute du côté de la femme NGUB’USIM, MPEY-NKA,2005.



La participation des femmes à l’emploi salarié à des proportions plus faibles que les hommes en RDC. Ce pendant les femmes sont plus nombreuses dans les activités du secteur informel, notamment agricole et commercial ; les raisons de cette situation seraient les disparités qui existent entre les hommes et les femmes en matière d’éducation et de formation qui sont des facteurs discriminants pour l’accès à l’emploi salarié et stable MBALOMONA Eric, 2011. En effet, l’éducation et la formation contribuent à résoudre les risques de chômage, de marginalisation ou d’exclusion (conseil supérieur de l’emploi de France, 2003).



L’accès à l’emploi formel est devenu plus difficile pour les femmes ou pour des personnes ayant un faible niveau scolaire, une expérience professionnelle insuffisante, ou sans qualification professionnelle acceptable. Or il existe un lieu étroit entre le niveau d’instruction et le secteur d’emploi. Les types d’emploi désiré par ces femmes essentiellement de la tranche de 18 à 28 ans sont en parfaite inadéquation entre leur préférences et les opportunités réelles des emplois. Pourtant les emplois se créent les plus dans le secteur informe (89%) ce qui dispose plus souvent les femmes au chômage.

La déclaration universelle des droits de l’homme prévoit que toute personne à droit au travail, au libre choix de son travail à des conditions équitables et satisfaisantes, et à la protection contre le chômage. Mais malgré diverses déclarations et l’existence des textes consacrant l’égalité des sexes, particulièrement l’égalité genre inhérente à la participation du marché du travail ; la réalité des faits reste paradoxe en RDC et plus particulièrement dans la ville province de Kinshasa.

Ceci, constitue un paradoxe qui montre clairement qu’il existe un problème réel dans notre pays. Cette situation se traduit à notre avis par :
 L’inadéquation entre la croissance économique et l’accroissement démographique.
 L’absence d’une politique volontariste de promotion de l’emploi et de la formation professionnelle particulièrement pour les femmes.
 L’inadéquation entre les contenus des programmes éducatifs et les besoins du marché de l’emploi.
 L’absence de la politique de placé la création d’emplois au centre des objectifs de politiques économiques et sociales.



Les femmes diplômées sans emploi manquent d’organisation et des soutiens efficace pour développer eux-mêmes des initiatives compte tenu de la situation défaillante des structures institutionnelles chargées de la promotion de l’emploi des femmes en particulier.



Par ailleurs BOLA IWULA MPUTU (2O13), dans sa taxonomie des éléments de l’insertion professionnelle, estime que la personne qui veut réussir son insertion professionnelle doit avoir une bonne connaissance des métiers et des professions, et une perception juste de la situation du marché du travail, et enfin une connaissance des méthodes d’insertion professionnelle et de façon de choisir une méthode appropriée dans une situation donnée.

La réussite de l’insertion des femmes devant un marché d’emploi ou règne des inégalités criantes de l’offre et de la demande passe par la formation professionnelle et les secteurs porteurs d’emplois. Cette question peut être abordée sous l’angle de l’efficacité de la formation de secteur d’éducation non formelle. En conséquence, cette intégration est appréciée à partir des éléments suivants : l’accès à l’emploi (chômage, durée du chômage avant le premier emploi) selon le niveau d’éducation, l’adéquation entre la formation reçue et l’emploi occupé, la rémunération des diplômés et sa corrélation avec le niveau de qualification. Ceci suppose qu’il faut chercher les qualifications professionnelles, relier la formation aux situations de travail, amortir les investissements de la formation et fidéliser les hommes et leurs compétences.


1. ETUDE DE TABUKU A KASANGULU EN (2011)

L’auteur est parti d’un constant des contraintes socioculturelles que rencontrent les femmes plus particulièrement dans des milieux ruraux qui les écartent de toutes les activités, sauf le ménage. C’est ainsi que dans le cadre de son étude, l’auteur à voulu analyser et tenté d’épingler certaines contraintes sociales qui empêchent la femme des milieux ruraux de Kasangulu à réaliser son développement.

Tout au long de cette analyse, l’auteur s’est efforcé de répondre à une série de préoccupations suivantes :

 La culture peut-elle être porteuse ou frein du développement d’un peuple ou d’une femme ?
 Quelles sont les contraintes socioculturelles des femmes des milieux ruraux de Kasangulu qui ne favorisent pas leur développement ?
 Quelles sont les alternatives ou les orientations qui permettraient l’élimination complète de ces contraintes envers les femmes susmentionnées ci-haut ?

Pour y arriver, au regard de ces préoccupations, l’auteur à formulé les hypothèses selon les quelles la culture serait à la fois un frein et un atout du développement d’un peuple en général est des femmes en particulier.



 Il existerait plusieurs contraintes socioculturelles dans les milieux ruraux de Kasangulu qui empêchent la femme de ce coin d’accéder au développement ; il s’agit de la marginalisation de la femme aux activités politique, économique et sociales.

En fin s’agissant des orientations qui permettraient à l’élimination complète de ces contraintes socioculturelles, l’auteur à envisager la vulgarisation des lois favorisant l’implication de la femme dans toute la vie nationale, la conciliation entre la tradition et la modernité, le non marginalisation des femmes.


ETUDE DE LUFUTA A KINSHASA EN (2014)

Dans sont étude l’auteur s’est fixer l’objectif de comprendre, schématiser et de mieux cerner le processus de cheminement de la femme congolaise dans le secteur informel. Tout au long de ses investigations, il s’est proposé de répondre aux questions qu’il s’est posé qui sont les suivantes :

 La déscolarisation est-elle un facteur qui ne permet pas aux femmes de générer un revenu capable de promouvoir leur autonomisation ?
 A quoi est due la déperdition scolaire des garçons et des filles dans le secteur de l’enseignement de base ?
 Quelle est la motivation de la priorité accordée aux garçons sur les filles dans les ménages en matière d’instruction de base ?



Partant de ces préoccupations il a pu dégager les deux hypothèses suivantes : Partant de la première préoccupation ; la déscolarisation n’est pas un facteur qui ferme aux femmes la porte de l’autonomisation.

Partant de la seconde et la troisième préoccupation ; la déperdition scolaire des garçons et des filles dans le secteur de l’enseignement de base est due à la priorité accordée à l’un des sexes dans l’affectation du revenu des ménages à la scolarisation des enfants, la quelle priorité est motivée par des raisons subjectives.



Par ailleurs la méthode adoptée est à plusieurs degrés stratifiés apriori au niveau des unités primaire, c’est la méthode qui à été adoptée par son travail.

A l’issue de ses investigations, il pu remarquer que la déscolarisation ne fermait pas la porte de l’autonomisation de la femme par rapport aux données se référant à son échantillon sur la commune enquêté. Comme la majorité des femmes qui sont autonome œuvrent dans le secteur informel, principalement dans les activités commerciales à concurrence de 59%, il trouve que ce sont les activités qui ne demandent pas un très grand niveau d’instruction pour s’y lancer, seul un grand sens des affaires et de mise dans ce secteur, et un grand sens d’imagination dans la diversité des activités génératrice de revenu.



Et la déperdition scolaire des garçons et des filles dans le secteur de l’enseignement de base est dû à un facteur qu’il croie lié à l’environnement socio-économique, manque d’intérêt aux études de la part de la jeunesse congolaise, et que la priorité accordée à l’un des sexes comme facteur déterminant dans l’explication de la déperdition des filles et des garçons dans le secteur de l’éducation de base ne se confirme pas.

Par rapport aux résultants qu’il a eut, il ne voulait pas dénier l’effet néfaste de la déscolarisation relevé dans une société, mais il voulait simplement relever les facteurs qui retardent l’avènement de la transition économique en RD Congo et par conséquent qui bloquent tant d’espoir d’un développement harmonieux.

Cette femme peut instruite qui se lance dans le secteur formel du travail est en position de faiblesse, car ne pouvant remplir l’une des conditions d’entrée dans le secteur formel de l’emploi ; elle se voie conduite sans aucune autre forme de procès vers le secteur informel avec des conséquences sur l’économie nationale ; que ce soit sur le plan macroscopique que microscopique connu de tout le monde.



L’examen des travaux ci-dessous, réalisés par les hauteurs étrangers et des hauteurs Congolais va nous permettre d’établir une comparaison en mettant en exergue les points de convergence et de divergences sur les éléments que nous apportons à la recherche scientifique à travers notre étude.

Dans cette section nous allons décrire l’historique de la commune et ses données géographique. En effet, la commune de Mont Ngafula fut jadis un grand village situé dans un territoire suburbain et qui se trouvait sur la terre des peuples HUMBU, qui en sont natifs et propriétaires. Avant les années 60, cette partie de la ville de Kinshasa avait connu une immigration du peuple TEKE, venu pour la plus part de la partie Sud-ouest de la République du Congo Brazza et dans la même période, un autre groupe, les LARIS bien que formant une petite minorité vit s’installer à coté des TEKE qui les avait précédés.

Télécharger le travail