Bonjour, nous sommes le 23/07/2019 et il est 07 h 23.

A l’heure actuelle l’économie congolaise traverse une période particulièrement difficile dans les différents secteurs de la vie nationale. C’est ainsi que les entreprises publiques ou privées subissent une crise dont les conséquences ont été la baisse des activités et l’insuffisance de la trésorerie de la plus part de ces entreprises.


Dans le contexte actuel, la RD Congo ne disposant pas de crédibilité de la part de ses partenaires externe, cependant l’OCC souffre des maux tels que la sous-capitalisation, le manque de trésorerie, du vieillissement de l’actif de production et du manque ressources. Les financements de ces entreprises constituent un véritable casse – tête



En effet, la compréhension et l’analyse des états financiers doivent désormais faire parti de la culture financière et économique de ce21e siècle, car ces états financiers constituent des documents entre autre, à la solution des multiples questions relatives au financement, à l’étude des équilibres financiers et à l’appréciation du risque d’une entreprise.



Stigmatisant cette situation quelques interrogations méritent d’être posées :
- Est ce que l’OCC respecte-t-il la règle de l’équilibre financier ?
- l’OCC arrive-t-il à la suffisance de la trésorerie ?



Le siège social de l’Office Congolais de Contrôle, O.C.C. en sigle, est situé sur l’avenue du Port, n° 98, dans la Commune de la Gombe.


II.2. Aperçu historique

L’O.C.C. est né de la dissolution de la Société Générale de Surveillance, S.G.S. en sigle, à la suite de la zaïrianisation du 30 novembre 1973.

La S.G.S. fut fondée en 1919 et sa filiale fut implantée au Congo dès juin 1942, sous l’appellation de la Société Générale de Surveillance; son objet social ainsi que celui de sa filiale fut d’assurer le contrôle de la qualité et de la quantité des produits et des marchandises. Au Congo, il s’agissait du contrôle à l’exploitation, plus particulièrement d’avarie.



Ce n’est qu’après l’accession du pays à l’indépendance que la S.G.S. reçut le mandat d’effectuer le contrôle des importations en destination du Congo de 1963 à 1965.



En 1971, suite à la décision du bureau politique du M.P.R. du 27 octobre 1971, portant changement du nom de Congo en Zaïre, la S.G.S. devint la Société Zaïroise de Surveillance, S.Z.S. en sigle, filiale de la S.G.S.





En 1973, la S.Z.S. disparut pour laisser la place à l’Office Zaïrois de Contrôle, OZAC dont le sigle changera plus tard. Cet office est né dans le cadre des décisions prises en vue de la conquête et l’indépendance économique du pays. C’est ainsi que le Président de la République décida de sa création par ordonnance-loi n° 74/014 du 10 janvier 1974. 11 s’agit d’un organisme national chargé de contrôle.



Destiné ainsi à remplacer la S.G.S., l’OZAC, dans sa phase de démarrage a repris l’ensemble de prestation de la S.G.S., à savoir:
- Le contrôle des produits agricoles d’exploitation ou de consommation locale;
- Le contrôle technique se rapportant à la sécurité du travail;
- Le contrôle des marchandises avant embarquement. Le 17 mai 1997, l’OZAC était redevenu Office Congolais de Contrôle, O.C.C. en sigle.

L’O.C.C. peut aussi faire toutes opérations se rapportant directement ou indirectement à son activité légale sauf des opérations d’achat en vue de la revente. Il peut également gérer et exploiter des silos, magasins généraux et entrepôts de douane. Il est important de dire un mot sur les différentes sortes de contrôle.

En effet, l’O.C.C. dispose des laboratoires d’analyse physicochimiques et microbiologiques et une technique pour bien effectuer ce contrôle. Ce contrôle vise à garantir ou s’assurer que les produits et marchandises sont propres à la consommation.



Ce contrôle a lieu soit au niveau de la production, soit au niveau de l’embarquement et au débarquement des marchandises et produits exportés. Le contrôle de qualité de marchandises et produits pour O.C.C. permet au Gouvernement une bonne taxation sans fabrication des marchandises et produits; et au niveau de l’importation, il garantit le paiement des taxes d’entrée pour leur vraie valeur et éviter la surfacturation des marchandises et produits.



Ce contrôle s’effectue au moyen d’une banque de données sur le prix dont l’O.C.C. dispose. Celle-ci portant le prix antérieur pour établir les comparaisons avec le prix du moment, douanière et à la population quand il y a facturation abusive des marchandises et produits.

Il est à noter que les contrôles utiles et obligatoires de fixation de prix par l’O.C.C. ne se font qu’à l’importation et exportation. Ces contrôles de quantité et de conformité des marchandises et produits qui font l’objet de transactions locales relèvent de l’O.C.C. à la demande des opérateurs économiques.

Pour le contrôle de qualité, de quantité et de prix, l’O.C.C. dispose de:
a) Contrôleurs qualifiés et expérimentés dont le nombre d’officiers de police judiciaire ; ils sont des agents revêtus de qualité d’OPJ; pour les uns exerçant leurs activités à l’O.C.C. et ayant acquis l’expérience sur un domaine donné par les habitudes;
b) Laboratoires d’analyses physio—chimiques et microbiologiques; son rôle est de faire des analyses physico-chimiques et microbiologiques pour déterminer la qualité et la conformité des marchandises et produits;
c) Un laboratoire technique; son rôle est de faire des essais destructifs, de déterminer la qualité des appareils et des travaux;
d) Une banque de données sur le prix; elle a pour rôle d’apprécier le niveau de prix acceptable pour des raisons entre les prix actuels et antérieurs.

L’O.C.C. est situé sur l’avenue du Port, n° 98, dans la Commune de la Gombe. C’est une institution de droit public à caractère technique et commercial, d’une personnalité juridique. Il est créé par ordonnance-loi n° 78/013 du 10 janvier 1974 et placé sous tutelle du Ministère du Portefeuille et celui du Commerce.

En conformité avec les dispositions de l’article 5 de la loi n°78/001 du 06 juin 1978, portant dispositions générales applicables aux entreprises publiques qui prévoyaient quatre organes principaux, à savoir: la tutelle, le conseil d’administration, la délégation, le comité de gestion, l’O.C.C. dispose à Kinshasa d’un siège central, d’un siège provincial, d’une chaine de postes à l’aéroport et surtout le long du fleuve. A Kinshasa, l’office dispose de 13 départements centraux et à la tête de chaque département est placé un chef de département et un second.

Dans les provinces, l’office détient 9 départements provinciaux à la tête desquels est placé un chef de département, tandis qu’au niveau des agences, il est placé un chef d’agence et de service administratif et financier.

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