Bonjour, nous sommes le 21/11/2018 et il est 07 h 29.

La République Démocratique du Congo s’est fixée comme priorité des priorités, dans l’opérationnalité de sa politique nationale de la santé, la promotion de l’état de santé de la population toute entière, en fournissant un paquet des soins de santé de qualité, les soins globaux et intégrés, ainsi que des soins continus ; ce, avec la participation active de toute la communauté dans ce processus ». Ainsi, la communauté doit participer d’une part, dans la planification ; et de l’autre, dans la gestion des interventions et services de santé à travers des organes de gestion de la Zone de Santé, dans un contexte global de lutte contre la pauvreté. ( )


Qui plus est, la situation sanitaire en République Démocratique du Congo a connu divers niveaux variables. Notons qu’à l’aube de l’indépendance, cette politique ciblée plus une médecine simplement curative, avec l’intervention des différents centres médicaux, chirurgicaux et aussi des dispensaires satellites. A la suite des changements sociopolitiques observés entre soixante et quatre-vingt, le système de santé a connu des fortes perturbations. Les populations n’accédaient aux rares soins de santé que grâce aux efforts des différents intervenants qui ont commencé à expérimenter des politiques de santé communautaire dont l’évolution progressive a abouti à une politique de santé basée sur les soins de santé primaire.



Ainsi, l’option fondamentale se résume autour de la satisfaction des besoins de santé de toute la communauté, tant en milieu rural qu’en milieu urbain. ( )



De nos jours, la politique nationale de santé consacre la « Zone de Santé » comme l’unité opérationnelle de sa mise en œuvre au sein du système de santé du pays. La Zone de Santé est ainsi considérée comme : une entité décentralisée, de planification et de mise en œuvre de la stratégie de soins de santé primaire. La Zone de Santé fonctionne avec l’appui technique et logistique, conformément aux stratégies édictées par le niveau central du système de santé. Ainsi donc, l’opérationnalisation de cette politique nécessite de la part de la Zone de Santé que soit élaboré un plan communicationnel définissant les exigences à respecter et détaillant la manière d’accomplir diverses tâches spécifiques.



Ce plan communicationnel est traduit en termes des stratégies, techniques et méthodes de communication. Divers outils de communication sont mis à la disposition de la communauté en vue de leur permettre de définir librement et de mettre en œuvre toutes les compétences nécessaires au développement des services de santé. Ce plan communicationnel développe en son sein les différents éléments de base, de gestion des problèmes de santé de la communauté. Pour ce faire, la ville province de Kinshasa n’est pas en reste avec environ six millions et demi d’habitants, la capitale compte actuellement trente-cinq Zones de santé.



Chacune d’elles optent comme mission de répondre aux différents besoins des populations en soins de santé. La population doit donc s’approprier des services offerts dans les différentes structures des soins les entourant. Parmi ces Zones de Santé, nous citons la Zone de Santé Urbaine de Kalamu I.

Notre étude vise donc : « à comprendre l’impact communicationnel de la Zone de Santé Urbaine de KALAMU 1 pour la prise ne charge de la population ».



Pour répondre clairement à notre démarche, nous nous posons comme questionnement de recherche : « Quel est l’impact réel du plan communicationnel mise en œuvre dans la Zone de Santé Urbaine de KALAMU 1 dans la prise en charge de la population ? »



De ce qui précède, les interrogations suivantes, sous-tendent cette étude :
1. Quelles sont les différentes stratégies de communication intégrées dans ce plan communicationnel pour prendre en charge la population?
2. Ces stratégies de communication appliquées, sont-elles efficaces pour permettre aux différents agents et acteurs de terrain de mener à bien leur travail ?
3. La Zone de Santé Urbaine de Kalamu I est-elle un cadre communicationnel de référence pour l’ensemble de la communauté de KALAMU ?
4. Ce plan de communication crée-t-il des conditions permettant aux autorités, partenaires de réguler et contrôler les différentes interventions sur terrain?




I.2. La zone de santé

Ce concept est défini comme : « une entité géographiquement bien délimitée (diamètre de 150kms au maximum), contenue dans les limites d’un territoire ou d’une commune administrative, comprenant une population d’au moins 100.000habitants (composée des communautés homogènes au point de vue socioculturel), avec des services de santé à é échelons interdépendantes (le centre de santé au 1er échelon et un hôpital général de référence au 2ème échelon), sous la supervision des membres de l’équipe cadre de la Zone de Santé. La Zone de Santé constitue donc l’unité opérationnelle et de planification géographique mieux définie et officiellement reconnue permettant de procurer à une population tous les soins de santé primaire.



Il faut noter qu’à la différence d’une commune administrative qui est une entité municipale à caractère sanitaire, politique et administrative, comprenant des quartiers ; la Zone de Santé est plutôt, une entité médicale et administrative, subdivisée en « Aires de Santé » ; cette dernière est aussi une entité géographique délimitée, comprenant un ensemble des rues (en milieu urbain) ou villages (en milieu rural), dont la taille de la population desservie est en moyenne de 10.000 habitants selon le milieu (rural ou urbain). Chaque aire de santé est couverte par au moins un centre de santé.

Un Hôpital Général de Référence est « une structure de 2ème échelon et obligatoire au sein d’une Zone de Santé ». Notons qu’il est situé dans une aire de santé dans laquelle il doit y avoir un centre de santé ; dans le cas contraire, la Zone de Santé aura à contracter avec un centre de santé ayant un Paquet Minimum d’Activités (PMA en sigle) pour en faire « un centre de santé de référence de la Zone de Santé ».

La Zone de Santé Urbaine de KALAMU I tire ses origines du découpage de l’ex-Zone de Santé de la FUNA intervenu sous la direction du Médecin Inspecteur Provincial de la ville de Kinshasa de l’époque, en l’occurrence le Feu Dr MIAKALA MIANDOLA. Cela remonte chronologiquement au 08 janvier 2001. Ainsi, de l’ex-Zone Santé de la FUNA découpée, cette entité géographique a été segmentée en 8 Zones de Santé différentes, qui sont :



1. La Zone de Santé de KALAMU I
2. La Zone de Santé de KALAMU II
3. La Zone de Santé de LIMETE
4. La Zone de Santé de KINGABWA
5. La Zone de Santé de LEMBA
6. La Zone de Santé de NGABA
7. La Zone de Santé de KINSENSO
8. La Zone de Santé de MATETE.


Situation Géographique et Localisation

Avec une superficie de 3,6Km², la Zone de Santé Urbaine de KALAMU I se situe en plein centre de la ville province de Kinshasa. Elle est l’une des deux zones que compte la commune municipale de Kalamu, l’une des 35 Zones de Santé que compte la ville province de Kinshasa et l’une des 515 Zones de Santé se trouvant au pays.

Ses installations sont situées sur l’avenue Bagata n°1, quartier Matongé, dans l’enceinte des installations de la maison municipale de Kalamu. Elle est limitée comme suit :
• Au nord, par les Zones de Santé de Kinshasa et Barumbu, séparée par la rivière Zoao se situant derrière l’Eglise Armée de l’Eternel, sur le boulevard Sendwé ;
• Au sud, par la Zone de Santé de Makala séparée par l’avenue Bongolo ;
• A l’Est, par les Zones de Santé Kalamu II et Limeté, séparée par les Avenues Bongolo et Université ;
• A l’Ouest, par les avenues Kasa-Vubu et Elengesa qui la séparent des Zones de Santé de Kasa-Vubu et de Ngiri-Ngiri.

Cette Zone de Santé compte au total 10 aires de santé ( ) qui correspondent aux 10 quartiers administratifs de la municipalité. Il s’agit notamment des aires de santé suivantes :

« Immo-Congo, Kauka 1, Kauka 2, Kauka 3, Kimbangu 1, Kimbangu 2 ; Kimbangu 3, Matonge 1, Matonge 2 et Matonge 3 ».

Les quartiers Matonge et Kauka 1,2 et 3 sont réputés de par leur position géographique, centres d’ambiance et de détente, ainsi que la présence des délinquants, des enfants de la rue (les chêgués), les professionnelles du sexe (les prostituées). Ceci expose cette population à la propagation des IST/VIH-SIDA car plusieurs membres de cette population ainsi que ses visiteurs s’adonnent à la prostitution à outrance. D’autre part, le pouvoir d’achat est relativement faible dans les quartiers Kimbangu 1,2 et 3.











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