Bonjour, nous sommes le 18/10/2019 et il est 09 h 44.


La présente étude s’assigne comme objectif d’analyser la géopolitique de la RDC face aux enjeux de l’Afrique. Ce pays situé au centre du continent noir revêt une importance particulière au regard de nombreux atouts que la nature lui a accordés. En fait, en dehors de sa position géopolitique, la plupart de précieuses ressources du sol et sous-sol du continent existent dans ce pays.


La convoitise de toutes ces potentialités pousse les gens à se faire la guerre, enfin d’avoir le contrôle du pays. La conséquence étant multitude de déplacés ou refugiés, l’instabilité politique qui caractérise la RDC depuis son indépendance. La RDC qualifiée du « scandale géologique »de par son sous-sol riche en minerais et toutes ses potentialités constituent un enjeu pour la survie de son intégrité territoriale. Ainsi, l’impact de mettre en valeur les atouts que regorge la RDC pour permettre non seulement de se consolider en tant que nation mais aussi en vue de hisser au rang de puissance africaines. Car, selon Frantz FANON : « L’Afrique a la forme d’un revolver dont la gâchette est placée au zaïre » ce qui vaut à la RDC une valeur de « plaque tournante » pour son épanouissement et l’émergence dans l’Afrique centrale.



Le Site 3 a une rentabilité de 69,47% supérieur par rapport aux deux Sites soit 37,71% pour le Site 2 et 47,81% pour le Site 1.



A l’échiquier international la valeur la RD Congo serait tout d’abord un Etat indépendant et souverain qui ne devrait être soumis à aucune autorité supérieure, mais plutôt devrait agir en tant qu’élément dans le système international. Etat souverain ayant une plénitude des compétences, une autonomie de compétence et l’exclusivité de la compétence.



Ainsi par sa géostratégie la RDC devrait faire l’usage des instruments du pouvoir (politique, diplomatie, militaire) et dans le but d’atteindre les objectifs politiques de l’Etat, en coopération ou en concurrence avec d’autres acteurs qui poursuivent leurs objectifs. Et pour la préservation des intérêts la RDC devrait faire l’usage de « l’ensemble des comportements de défense aux plus vastes dimensions, et avec la plus grande variété des moyens d’action » : (André Vigarié).



La RDC compte sept groupes ethniques et près de quatre-cents sous-groupes. Les principaux groupes sont majoritairement des Bantus qui comprennent : Kongo, Batéké, Luba et Kuba. Au nord-ouest se trouves des Nilotiques, les Pygmées qui sont les premiers habitants, qui vivaient traditionnellement de la chasse te de la cueillette du territoire que forme la RDC. On y trouve aussi de Soudanais. La population de la RDC est estimée à 62.660.551 habitants au km.

Les foyers de peuplement sont concentrés dans les régions minières de Katanga, Nord-Kivu et Sud-Kivu, et le Bas-Congo. Moins d’un tiers de la population vit dans les zones Urbaines. Généralement la RDC a une population diversifiée, et des nombreux dialectes mais quatre sont reconnues comme langue nationales, notamment : (Lingala, Kikongo, Swahili et Tshizubu) et une langue officielle le français. La population congolaise nombreuse et inégalement répartie, une population jeune avec une croissance rapide.



Au regard de tout ce qui précède, la présente étude se préoccupe non seulement de l’appréciation de la géopolitique de la RDC, mais aussi du rôle que doit jouer la RDC face aux enjeux africains. Qu’à cela ne tienne, plusieurs questions nous sommes venues à l’esprit néanmoins nous les avons regroupées en deux volets à savoir :
 Quels sont les enjeux Africains ?
 Quelle est la valeur géopolitique de la RDC dans les enjeux Africain ? Tel est l’axe autour duquel s’articule le contenu de notre analyse et critique que nous essayerons d’approfondir dans les lignes qui suivent.



Ainsi par sa géostratégie la RDC devrait faire l’usage des instruments du pouvoir (politique, diplomatie, militaire) et dans le but d’atteindre les objectifs politiques de l’Etat, en coopération ou en concurrence avec d’autres acteurs qui poursuivent leurs objectifs. Et pour la préservation des intérêts la RDC devrait faire l’usage de « l’ensemble des comportements de défense aux plus vastes dimensions, et avec la plus grande variété des moyens d’action » : (André Vigarié).





Donc, la valeur géopolitique e la RDC en Afrique serait telle que sa position géographique au centre du continent lui offre un avantage stratégique en dépit de tout ce que regorge comme potentialité.



Située en plein centre de l’Afrique, avec une imposante superficie de 2.345.000 km2 ( ), la taille de tout un continent, la RDC compte parmi les géants du continent avec ses onze provinces dont : la ville province de Kinshasa, Bandundu, Bas-Congo, Equateur, Province Orientale, Nord Kivu, Sud Kivu, Maniema, Katanga, Kasaï Oriental, Kasaï Occidental. Elle est entourée de neuf pays voisins avec lesquels elle partage 9.195 km2 de superficie :
 A l’Ouest : La République du Congo (342.000 km2) ;
 A l’Est : L’Ouganda (241.040 km2), le Rwanda (26.346 km2), le Burundi (27.834 km2) et la Tanzanie (945.200 km²) ;
 Au Nord : La République Centrafricaine (622.436 km2) et le Soudan ;
 Au Sud : La Zambie (752.614 km2) et l’Angola (1.246.700 km2).



Peuplée de 66 millions d’habitants, la RDC constitue le plus vaste marché de l’Afrique Centrale comptant plus ou moins 250 millions de consommateurs si l’on inclut également les populations des pays voisins ( ). Sa position géostratégique particulière au cœur de l’Afrique lui vaut l’appartenance à plusieurs zones économiques sous régionales, et lui confère un rôle central dans la production des biens et services dans son territoire et leur circulation dans tous les pays périphériques.



Tout ce que désirerait l’investisseur est à sa portée dans ce pays, que ça soit les espaces pour développer d’importantes activités, l’eau, le climat, l’énergie, une population laborieuse est la plus hospitalière. Tous les types de relief connus des hommes existent en RDC comptant 4 ou 5 régions géographiques dont la plaine côtière ; large d’une centaine déborde de l’Océan Atlantique au grand fossé Graben Africain. Le fleuve Congo est le 2ème fleuve du monde par son débit de 40.000 m3/seconde après l’Amazone 2611 forme un système de drainage impressionnant par le réseau de ses affluents : au nombre de 5 de part et d’autre de l’Equateur.



Hier, c’étaient les chefs d’État d’Afrique subsaharienne qui défrayaient la chronique avec leurs fortunes colossales : 5 milliards de dollars US pour Mobutu Sese Seko du Zaïre, 3 à 5 milliards de dollars pour Sani ABACHA du Nigeria, 2 milliards de dollars pour Moussa Traoré du Mali, etc. Aujourd’hui, ce sont les dirigeants de l’Afrique du Nord qui font la manchette pour les mêmes raisons : la famille Ben Ali, avec une fortune évaluée entre 5 et 10 milliards de dollars; les Moubarak, entre 40 et 70 milliards de dollars.



Du Nord au Sud, les dirigeants africains se ressemblent donc. Plusieurs d’entre eux ont ainsi la fâcheuse tendance à utiliser le pouvoir comme une inépuisable source d’enrichissement. Leur pays est leur propriété. En fait, plus que des hommes politiques, ils sont surtout des hommes d’affaires qui dirigent des pays qui sont à leurs yeux des entreprises. Celles-ci n’ayant pas de charges (pas de personnel à payer ni d’impôts, pas de loyer, pas de prêts à rembourser), on comprend qu’elles fassent des profits faramineux et que leurs dirigeants, leurs PDG, soient parmi les personnalités les plus riches au monde. Comment se fait-il que le pouvoir en Afrique soit synonyme d’enrichissement? Plusieurs raisons expliquent cet état de choses.



La première est liée à une certaine mentalité. En effet, alors que sous d’autres cieux, les gens rêvent de pouvoir pour changer en mieux le monde dans lequel ils vivent, en Afrique, bon nombre de dirigeants veulent le pouvoir parce qu’il change d’abord leur vie. Comme ils sont souvent issus des familles modestes, ce pouvoir leur sert de tremplin pour réaliser leurs rêves les plus fous : châteaux, vie de prince, prestige, privilèges… Bref, le pouvoir leur donne accès à tout ce que la vie leur avait refusé jusque-là.





Deuxième raison : ils évoluent dans un contexte où ils n’ont de comptes à ne rendre à personne. C’est tout le contraire de ce que l’on observe dans les pays démocratiques où les dirigeants ont l’obligation de transparence. Ainsi, au début de leur mandat, ils doivent déclarer tous leurs biens. On sait aussi quel est leur revenu annuel. Exemples : le président des États-Unis a un salaire annuel de 400 000 dollars, le premier ministre du Canada, 315 000 dollars, le président français, 240 000 euros, etc. On peut donc vérifier, à la fin de leur mandat, l’état de leur patrimoine personnel.

Ce sont ces garde-fous qui sont encore absents dans plusieurs pays africains et qui expliquent cette impunité généralisée. Certes, de plus en plus, la constitution de certains pays (Algérie, Burkina-Faso, Burundi, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Niger, RCA, Sénégal, Tchad, Togo, RD Congo, etc.) prévoit que le nouveau président déclare ses biens. Reste à voir jusqu’à quel point ce texte est réellement appliqué dans les faits.



La GCRN signifie des choses différentes pour différents acteurs à différents endroits de l’Afrique sub-saharienne. Dans la plus grande partie de l’Afrique de l’Ouest et centrale, la GCRN est interprétée par les autorités gouvernementales, les agences donatrices et les ONG comme un partage des bénéfices ou un travail de proximité entre les parcs nationaux et les communautés adjacentes.



En Afrique australe, la définition la plus claire qui puisse être donnée de la GCRN est en termes de la délégation des droits à prendre des décisions de gestion et à accaparer les bénéfices, en ce qui concerne les ressources situées sur les terres communales.

La RDC d’aujourd’hui ne serait plus celle de la perception optimiste et activiste de Frantz Fanon du revolver-Afrique dont elle était la gâchette. Si la configuration géographique n’a pas changé, celle-ci ne donne plus lieu à une aussi favorable perception ou idée d’un rôle central du même genre ou de la même portée stratégique. Le rôle géopolitique et stratégique de la vocation naturelle de la RDC appelle désormais réinterprétation.



La RDC d’aujourd’hui serait différente de la République du Zaïre de la sous-traitance du domino américain dans le contexte de la guerre froide en Afrique Centrale et Australe. La RDC de la période de la Gouvernance mondiale reçoit désormais son identité géopolitique et ses missions stratégiques du Pacte de Nairobi de la Conférence internationale pour la Région des Grands Lacs. C’est là une mutation stratégique très importante destinée à marquer un tournant.

Dès lors, cette place vacante était à occuper. Ainsi, de « nouveaux leaders africains », pour reprendre l'expression du président Bill Clinton, devaient être promus. Ce dernier se référait aux présidents MUSEVENI en Ouganda, Isaias AFEWORKI en Erythrée et Paul KAGAME au Rwanda ainsi qu’au Premier ministre éthiopien, Meles ZENAWI. Dans la région des Grands Lacs, deux présidents appartenaient donc à cette catégorie des nouveaux leaders. Engagées dans la guerre en RDC, au sein d'une coalition militaire en appui à une rébellion contre le gouvernement congolais, les armées ougandaises et rwandaises s’opposèrent finalement pour contrôler certains territoires congolais. Cette guerre « fratricide » est la traduction de la lutte pour le leadership régional.


SECTION II. LES CONSEQUENCES GEOPOLITIQUES DE LA RDC FACE AUX PAYS LIMITROPHES

Contrairement à l'époque de la deuxième République om les objectifs de la politique extérieure de la étaient clairs et définis sur base d'un environnement stable ; aujourd'hui, ces objectifs sont plutôt flous car l'environnement géopolitique de la RDC est incertain, les ressources allouées à la défense du pays sont moins importantes. La seule certitude pour la RDC reste de sa position comme grand pôle de développement situé au cœur de l'Afrique.



La politique extérieure de la RDC doit viser premièrement dans ses objectifs la recherche de la puissance régionale, de la sécurité, de la souveraineté nationale, de l'accroissement de la prospérité économique du pays, la promotion de l'unité nationale. Ces objectifs devront conduire la diplomatie congolaise à promouvoir la stabilité nationale et promouvoir la paix avec ses voisins.

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