Bonjour, nous sommes le 21/11/2018 et il est 07 h 29.


L’idée de transmettre la voix a existé depuis longtemps et plusieurs techniques ont été mises au point à cet effet. Mais c’est le 10 mars 1876, à Boston aux USA que Alexander Graham Bell inventa le poste téléphone moderne digne de ce nom et qui fut le précurseur des postes téléphoniques actuels.


Le télégraphe des frères CHAPPE à permis la première liaison (PARISLILLE) en 1794. Chaque station est composée d’une tour sémaphore équipée de bras oscillants pour émettre le message et d’une lunette pour lire le précédent. Les tours sont espacées de 8 à 10 km.



En 1844, le réseau français comporte 5000 km de liaisons réalisées à l’aide de 533 stations. Un message peut être relayé en quelques heures mais seulement de jour et le duplex est impossible.



Pendant plusieurs décennies, la transmission analogique de la voix fut la seule technologie maîtrisée. Mais au milieu du vingtième siècle, grâce aux techniques d’échantillonnage, de quantification, de compression et de codage, la transmission de gros volumes de données pour les applications multimédias (données, voix et vidéo) nécessitant de débits élevés a donné naissance à de nouvelles technologies telles que le RNIS, l’ADSL, la téléphonie mobile et l’Internet.



Grâce au protocole IP, on est passé de la téléphonie à commutation de circuits à la téléphonie sur IP qui utilise la commutation de paquets et des logiciels appropriés. Il devient alors possible de transporter la voix sur un réseau informatique et ainsi de communiquer par la voix entre les ordinateurs ou avec des postes téléphoniques IP.

Il est apparu évident, qu’à partir d’un certain seuil de communication entre les divers établissements d’une entreprise, il devenait très avantageux de réaliser un réseau privé pour assurer le transport conjoint de la voix et de la donnée (partage de bande passante). Cette technique est appelée VoIP (Voice over IP) et elle consiste à transporter la voix traditionnelle sur un réseau IP. Plusieurs raisons conduisent à transmettre la voix sur des systèmes à commutation de paquets :
- dans une infrastructure d’interconnexion des équipements téléphoniques (PABX : Private Automatic Branch eXchange), les canaux voix ne sont pas utilisés en permanence ;



- le caractère half-duplex d’une conversation et les temps de silence qui entrecoupent la conversation permettent de récupérer jusqu’à 60 % de la bande allouée à une communication téléphonique.



Pour cela, il convient de modéliser le flux voix comme un flux de données en transformant le flux d’information constant (échantillons) en flux périodique (paquets). Si on peut garantir aux paquets, un transfert respectant les contraintes temporelles du transfert isochrone (mode de transmission où les données sont transmises selon un timing précis), il est alors possible d’utiliser un réseau à commutation de paquets pour transmettre la voix. Ainsi, la transmission de la voix et des données sur un même réseau entraine une réduction des coûts de l’infrastructure téléphonique si l’entreprise disposait d’un réseau voix et d’un réseau données séparés.


2. PROBLEMATIQUE

Dans les entreprises, la communication est primordiale car elle permet au personnel d’échanger entre eux afin de faciliter certaines tâches à exécuter. Pour cela on a prévu un commutateur privé appelé PABX pour gérer les communications sous forma d’appels téléphoniques au sein d’une entreprise.





Mais, la Société Commerciale des Transports et des Ports (SCTP) utilise un vieux Commutateur Electromécanique de type Pentaconta série P. 1000 CT construit suivant la technique cross-bar ; il est de ce fait dépassé de nos jours et inefficace compte tenu du volume d’informations à échanger et des besoins actuels de l’entreprise.



Les inconvénients que ce système comprend :
 Nombre limité d’appels à effectuer ;
 Présence des bruits dans le central et l’usure suite aux mouvements mécaniques du sélecteur ;
 L’augmentation du nombre de pannes suite au vieillissement du matériel ;
 Le coût élevé de l’exploitation et de la maintenance ;
 L’Impossibilité de réaliser des applications multimédia, telle que la transmission simultanée de la voix, des données et de la vidéo au sein d’un même réseau,


CHAPITRE III : PRESENTATION DE LA SCTP ET DU RESEAU TELEPHONIQUE EXISTANT

Selon la problématique posée dans ce travail de mémoire, la Société Commerciale des Transports et des Ports en sigle «S.C.T.P » dispose actuellement d’un réseau téléphonique vétuste qui doit être modernisé pour s’adapter aux contraintes et besoins de communications de l’entreprise sans cesse croissants. Ainsi, nous présentons dans ce chapitre l’entreprise SCTP et son réseau téléphonique actuel en relevant ses failles et ses faiblesses pour envisager l’intégration de nouvelles technologies qui vont faire évoluer ce réseau et l’adapter aux charges actuelles.



La Société Commerciale des Transports et des Ports en sigle «S.C.T.P » (ex ONATRA) a commencé son implantation au Congo en 1935, au lendemain de la période dite de grande crise mondiale.

A cette époque, pour assumer l’exploitation des ressources du Congo. Il s’avéra nécessaire et opportun de doter le pays de moyen de communication susceptible de promouvoir sa prospérité. L’office d’exploitation des transports coloniaux (OTRACO) fut alors créé dans l’optique du redressement économique et financier du pays.



A cette fin il lui fit doter par les arrêtés royaux belges du 20 avril et du 17 juillet 1935 ainsi que ceux du 19 mai et 31 juillet 1936, des objectifs précis. L’exploitation de tous les services connexes et accessoires qui lui était concédés par l’Etat. Sa mission principale consistait surtout à réaliser une coordination efficace du moyen de transport et des ports maritimes.

De 1935 à 1939 l’OTRACO entrepris des efforts considérables de rééquipement. Les années de guerre furent sombres pour la jeune société.



Elle connut après la guerre, 1946 à 1948, un essor économique considérable. Sous le vent de la politique du retour l’authenticité, L’office d’exploitation des transports coloniaux devint en 1971 l’office national des transports « ONATRA » suite aux exigences économiques le 04 avril 1991, par ordonnance présidentielle, l’ONATRA s’érige en holding ayant deux offices, à savoir :
 OCN : office des chantiers navals
 OTP : office des transports et des ports



Il est à noter que l’appellation ONATRA est actuellement remplacée par S.C.T.P.



La S.C.T.P a pour objectifs :
 d’administrer et de coordonner les activités des entreprises qui sont ses filiales, ainsi que celui de développer les activités des ports et des chantiers navals ;
 de fixer les objectifs à chaque filiale en fonction des politiques générales du gouvernement en la matière ;
 juger les résultats atteints et d’apporter, s’il y a lieu, à leurs actions les correctifs nécessaires.


CHAPITRE I : NOTION SUR LA TELEPHONIE ET SON EVOLUTION

Dans ce chapitre, nous allons présenter l’origine de la téléphonie, la constitution de son réseau, son fonctionnement, les techniques de commutation et du poste téléphonique ainsi que son évolution qui a donné naissance à la téléphonie mobile.


I.2. Historique

La téléphonie fait partie depuis longtemps de l’histoire de l’humanité et a joué un rôle remarquable dans la vie des hommes grâce aux échanges de des conversations qu’elle a rendu possible. Du premier « téléphone à ficelle » à l’ouverture de la « boucle locale », l’histoire de la téléphonie va du 17ème siècle à nos jours.

C’est au 17ème siècle qu’un physicien anglais Robert Hooke évoqua pour la première fois le principe selon lequel il est possible de transmettre un son au travers d’un fil bien tendu et dont les extrémités étaient terminées par un tube de carton ayant un coté fermé par une membrane.



Le premier téléphone était né : « le téléphone à ficelle ». Depuis lors, ce concept a évidement subi de très nombreuses évolutions. Dés le 18éme siècle, un académicien des sciences présenta un mémoire intitulé« un moyen de communiquer entre deux endroits très éloignés ». Ce principe était basé sur l’utilisation des propriétés acoustiques des tubes pour transmettre des sons de l’une à l’autre de leurs extrémités. Ce scientifique est à l’origine des tubes acoustiques qui se sont alors répandus très rapidement dans les châteaux et demeures bourgeoises.



Au 19ème siècle, un employé des télégraphes français publie pour la première fois une note sur “la possibilité de transmettre électriquement la parole”. 20 ans plus tard, le 14 février 1876, un professeur de l’université de Boston, l’Américain Graham Bell, déposa aux Etats-Unis une demande de brevet sur ce même principe.



Ainsi suite à un essai sur une ligne de 10 kilomètres entre Boston et Malden que la commercialisation du téléphone vit le jour. Ce premier téléphone fut mis en service le 1er mai 1877. Elle avait une vocation privée, reliant le bureau d’un homme d’affaire à son domicile.



Graham Bell présenta alors son invention sous une nouvelle forme : le téléphone à main (the Hand Téléphone). Cependant avec la croissance des utilisateurs, il n’est plus concevable d’installer une ligne téléphonique entre chacun d’entre eux. C’est donc tout naturellement que naquit le premier réseau téléphonique qualifié de “commuté”. Il n’était pas encore automatisé. C’était alors une des opératrices (la téléphoniste) du central téléphonique (lieu d’interconnexion des utilisateurs) qui reliait physiquement les abonnés entre eux. Chaque utilisateur était alors identifié par son nom et son numéro d’abonné.



C’est à la fin de ce siècle que le premier central semi-automatisé, le central électromécanique, fit son apparition. Ainsi au 20ème siècle, une des premières innovations majeures fut l’automatisation complète des centraux téléphoniques. C’est à la fin des années 1970 que la majorité de téléphoniste et des centres électromécaniques furent remplacés par des commutateurs entièrement automatiques. Aucune opération manuelle n’était plus nécessaire pour relier deux abonnés. C’est la fin de l’électromécanique et le début de l’électronique.


I.3. Le Réseau Téléphonique Commuté Public (RTCP)1

La téléphonie classique concerne les systèmes de téléphonie fixe, analogique ou digitale (numérique), où les postes téléphoniques des abonnés sont reliés par des lignes câblées au central téléphonique. On parle de réseau téléphonique commuté public ou RTCP, qui offre de multiples services tel que la conservation téléphonique entre abonnés, l’échange des messages, la transmission et réception de Fax, l’utilisation d’un minitel (RNIS), accéder à l’Internet,…


CHAPITRE II ETUDE ANALYTIQUE DES RESEAUX DE TELEPHONIES NUMERIQUES, DE L’IPBX ET DE LA VOIP

Dans son évolution, la téléphonie a intégré plusieurs types techniques de réseaux numériques tels que le RNIS, ADSL, ATM, FDDI, PDH, SDH,… Depuis quelques années des entreprises ont bâti leurs réseaux téléphoniques autour des PABX ou Autocommutateur qui assurent le transport des flux vocaux et la gestion des appels. Ces systèmes sont entrain d’être détrônés par des produits plus ouverts, baptisés PABX-IP en Anglais IPBX, équipés d’un gestionnaire d’appels et d’une passerelle d’accès au réseau public, dissociant le transport des flux vocaux et la gestion sur le réseau local.

Le PABX-IP ou IPBX est donc un central téléphonique utilisant un Réseau IP local (LAN) ou étendu (WAN).



Un central téléphonique électronique numérique peut être considéré comme un véritable système informatique. Les numéros composés sont traduits automatiquement, les appels étant transmis à des vitesses de l'ordre du millionième de seconde.



À partir du central, la voix de l'abonné est convertie en signaux numériques, forme sous laquelle elle est transmise au réseau. Un réseau numérique est très performant : la commutation et l'acheminement sont rapides, le chemin le plus court est déterminé automatiquement pour chaque appel, la maintenance des équipements est aisée et les pannes sont très rares.



Le Numéris est le nom commercial du réseau téléphonique de France Télécom basé sur la technologie RNIS ("Réseau Numérique à Intégration de Services", en Anglais ISDN, Integrated Services Digital Network).

Ce réseau est conçu pour transporter les données (la voix, les images, les fax, ...) séparément des informations de signalisation. Le RNIS doit son nom aux services additionnels qu'il rend possible :
 présentation du numéro
 conversation à trois
 signal d'appel
 renvoi d'appel
 indication des coûts de communication,…

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