Bonsoir, nous sommes le 15/12/2018 et il est 22 h 27.


L'entreprise constitue « une entité économique organisée qui, par la combinaison des facteurs de production, produit des biens et/ou des services pour un marché déterminé en poursuivant des multiples objectifs ». Quelle que soit sa nature, toute entreprise exige une accumulation préalable des ressources de financement et l'organisation d'une capacité productive, plaçant ainsi l'activité au cœur de la circulation d'un ensemble de flux.


En effet, la maîtrise de la logique des flux se trouve à la base de la gestion financière de l'entreprise. Cette dernière est un outil efficace permettant aux dirigeants d'assurer la croissance de l'entreprise. L'analyse régulière de la structure financière serait à cet effet l'unique moyen de suivre financièrement l'activité de l'entreprise.



A travers l'analyse financière et la tenue régulière de la comptabilité, l'entreprise doit faire preuve de performance qui inspire confiance. La conduite de l'analyse de la structure financière incluant le diagnostic financier présente de ce fait une importance non négligeable concernant l'activité car ses résultats et sa conclusion certifient la santé financière et permettent aux décideurs de mesurer la performance de l'activité et la survie de l'entreprise.



Une bonne lecture de la structure financière dont le but est d'aboutir à un diagnostic financier permettra aux décideurs de prendre des décisions consécutives à la prévision de résultat futur, cette démarche a comme soubassement des états financiers tout en tenant aussi compte de la conjoncture dans la prise des décisions.



Dans cette optique, l'analyse financière doit être souple dans sa démarche, tenir compte de l’environnement dans lequel l'entreprise évolue c'est-à-dire l'économie, le secteur d'activités et constitution politique. La prise en compte de ces facteurs permet de dégager de manière adéquate les risques présents et avenirs que court l’entreprise.

Ainsi, nous avons opté de vérifier la portée de l’Analyse financière. Une étude de la structure financière d’une entreprise paraétatique à savoir la REGIDESO.



Le domaine scientifique reste un domaine où complémentarité, reformulation et critique se succèdent. Ainsi, il nous a semblé judicieux de chercher si notre préoccupation n’aurait pas fait l’objet d’un autre travail.



Certes, plusieurs questions sur la structure financière ont déjà été au cœur des préoccupations de certains auteurs comme :



- KITSHIKIBWELA KANKU Elie et al. Ayant étudiés la structure financière de la SEP-Congo de 2010 à 2012 dans le cadre du séminaire de la Gestion Financière, partant de l’hypothèse selon laquelle l’Entreprise aurait une structure financière saine au cours de cette période, ce qui a été affirmée après analyse ;





- MUHUNGA MUPULU Marc ayant réalisé son Travail de Fin de cycle sur l’Analyse de la structure financière de l’AMICONGO de 2007 à 2009 partant de l’hypothèse selon laquelle AMICONGO aurait une structure saine, ce qui a été infirmée après analyse et enfin ;



- ISIBU MANGALA Gabrielle ayant réalisé son mémoire sur l’Analyse de l’équilibre Financier Publique de l’O.C.C de 2009 à 2011, partant de l’hypothèse selon laquelle l’O.C.C, l’entreprise de l’Etat aurait une bonne santé financière dans la mesure où il serait en capacité de financement et respecterait la règle d’équilibre financier minimum, ce qui a été confirmée après analyse.



De ce qui précède, nous allons apporter une amélioration aux travaux précités dans la mesure où ils ont tous été réalisés selon l’ancien Plan Comptable du pays à savoir le PCGC et notre travail sera réaliser selon le plan comptable OHADA qui est en vigueur, dans le pays et dans une période beaucoup plus récente que les travaux susmentionnés.


CHAPITRE DEUXIEME : PRESENTATION DE LA REGIDESO

Depuis sa création en 1939 jusqu’à 2008, la REGIDESO était un établissement public à caractère technique, industriel et commercial doté de la personnalité juridique et placé sous la tutelle du ministère des ressources hydrauliques et électricité (tutelle technique) et du ministère du portefeuille (tutelle administrative et financière).

Le 30 décembre 1939 intervient le décret royal portant création d’une institution autonome revêtue de la personnalité civile : c’est la création de la Régie de Distribution d’Eau et d’Electricité du Congo Belge et du Ruanda-Urundi. Il s’agit en d’autres termes de la réunification au sein d’une entreprise nationale unique des principaux producteurs et distributeurs d’eau potable et d’électricité.



La REGIDESO, organisée par l’ordonnance-loi, numéro 66-460 du 25 Aout 1966 et du 1er avril 1968, a connu la privatisation de sa gestion aux termes des contrats de gestion conclus avec la société Anonyme de droit belge, COMINIERE.



La REGIDESO, ancienne entreprise publique a été depuis 2009, transformée en société commerciale sur décision du Gouvernement central pour essayer de booster la gestion de cette entreprise qui battait de l’aile. L’objectif de l’Exécutif congolais était de relever le défi de carence ou mieux de déficit d’eau potable sur l’ensemble du territoire national où l’accès de la population à cette denrée vitale se situe encore à moins de 30 % sur la moyenne africaine de 48%.



La REGIDESO a pour objet social : « la production et distribution d’eau potable à travers toute l’étendue de la RD Congo ». Signalons qu’elle a été transformée en entreprise commerciale précisément en Société par Action à Responsabilité Limitée « S.A.R.L » par décret n°09/11 du 21/04/2009 portant mesures transitoires relatives à la transformation des entreprises publiques et devenue par la suite une Société Anonyme « SA » à ce jour. Il sied de noter que même si la REGIDESO a été transformée en société commerciale, celle-ci n’a pas abandonné son caractère social.



La REGIDESO est régie conformément aux dispositions de la loi n°18-002 du 06 janvier 1978 portant dispositions générales applicables aux entreprises publiques et l’ordonnance n°78-197 du 05 mai 1978 portant statut de la REGIDESO par principaux organes statutaires suivants :


L’ANALYSE DE LA STRUCTURE FINANCIERE DE LA REGIDESO

Cette section est consacrée essentiellement à la présentation des bilans comptables de l’entreprise. Ainsi, pour atteindre l’objectif assigné à cette étude, nous allons recourir aux situations Nettes avant toute restructuration et cela de 2011 à 2014.



Avant de procéder à l’Analyse d’équilibre minimum sur base des états financiers, l’analyste financier doit préalablement procéder au retraitement de ceux- ci, c’est- à- dire procéder à l’élimination de certains éléments notamment les actifs fictifs d’une part, à l’intégration de certains éléments hors bilan. Enfin, l’analyste devra procéder à d’autres ajustements selon le cas : cela est vrai pour l’actif. Au passif, la plupart des ajustements trouvent leur contrepartie dans les fonds propres, c’est- à- dire que les restructurations intervenues à l’actif viennent soit en augmentation soit en diminution des fonds propres. De ce qui précède, les bilans fonctionnels de la REGIDESO sous étude se présentent de la manière suivante :



Il sera question de condenser et synthétiser les bilans financiers avant de commencer notre analyse, qui consistera à apprécier le Fonds de Roulement, les Besoins en Fonds de Roulement et la trésorerie. Il sied de signaler que les bilans de la REGIDESO ont déjà été retraités. Avant de procéder au calcul de différents indicateurs retenus dans le cadre de ce travail, nous allons procéder à l’établissement des bilans fonctionnels condensés et synthétiques de cette société.



Il ressort de la lecture des données du tableau n°1 et n°2, que l’actif immobilisé brut est en progression durant la période de notre étude. Ce qui produit l’accroissement des investissements durant cette période. Quant au stock, il sied de constater qu’il est en régression durant la période d’étude. Cette régression est évidemment causée par autres approvisionnements et le stock à l’extérieur. Ce qui impacterait donc son besoin en fonds de roulement.

Aussi, nous notons un accroissement des actifs circulants, expliqué par la faiblesse du taux de recouvrement des créances. Ces dernières sont constituées essentiellement des créances sur l’Etat et certaines sociétés publiques. Par ailleurs, ses capitaux sont en augmentation au cours de la période d’étude suite à une augmentation continue du capital par dotation et des subventions d’investissement dont a bénéficié la REGIDESO mais aussi de la diminution continue de la perte à reporter d’une part et des dettes financières d’autre part.



Afin d’avoir la constance dans les chiffres contenus dans les bilans ci-dessus qui sont en francs congolais courants, nous allons pouvoir deflater les données avant de passer à l’analyse en considérant l’année 2011 comme celle de base. Nous calculerons le coefficient de déflation par formule ci-dessous. Ensuite nous allons multiplier à chaque masse bilantaire par le coefficient pour obtenir les données en francs constants.

Ce coefficient se calcule par la formule suivante : CD= Taux d’inflation de l’année de base/taux d’inflation de l’année considérée. Pour l’année de base, (1+tx1)-1 pour l’année suivante, (1+tx2)-1(1+tx1)-1pour la troisième année, etc.













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