Bonjour, nous sommes le 06/03/2021 et il est 06 h 21.

Le prix est une variable spécifique du marketing-mix en ce sens qu’elle est la seule à apporter un revenu à l’entreprise, alors que les autres constituent une source de dépenses. En outre, le prix est facilement et rapidement modifiable, alors que les changements en matière de produit ou de distribution prennent du temps. Le prix communique au marché le positionnement visé .


Pour le client, le prix est une composante très particulière du marketing-mix. Contrairement aux autres variables, il n’est pas porteur d’avantages positifs (ou de valeur) mais il représente au contraire un sacrifice, ou du moins une contrepartie aux satisfactions que le client attend du produit. Pour l’entreprise, toutes les composantes du marketing-mix : produit, distribution et communication, sont sources de dépenses sauf le prix qui génère le revenu.



D’après Lendrevie, Lévy et Lindon , la première catégorie de facteurs qu’un responsable marketing doit prendre en compte pour fixer le prix d’un produit concerne les attitudes et les réactions des clients finals à l’égard du prix. Ces attitudes et réactions déterminent ce que l’on appelle l’élasticité de la demande par rapport au prix. La deuxième catégorie de facteurs est la structure de ses coûts de production. L’analyse de cette structure doit se faire sous quatre aspects principaux, qui sont : la distinction entre coûts directs et coûts indirects, la distinction entre coût moyen et coût marginal, et enfin la relation entre coûts et volume de production. La troisième catégorie de facteurs dont un responsable marketing doit tenir compte, pour fixer le prix d’un produit, est le comportement de ses concurrents et ses distributeurs face aux prix proposés.



Selon toujours Lendrevie, Lévy et Lindon , « la politique de prix comme toutes les autres composantes du marketing-mix d’un produit, n’est qu’un moyen au service de la stratégie marketing de ce produit. Elle doit donc tenir compte, en tout premier lieu, des objectifs généraux de la stratégie marketing qu’elle doit servir ».



En République Démocratique du Congo (RDC), les sociétés de télécommunication opèrent en situation de concurrence. Proposant les mêmes produits, elles sont enclines à élaborer une politique de prix à même de satisfaire la clientèle.



Notre problème général de recherche réside dans l’ignorance de la politique de prix d’une entreprise dans un contexte concurrentiel. Notre étude est une recherche qualitative qui s’inscrit dans l’axe de la compréhension. Nous cherchons à appréhender la politique de prix des sociétés de télécommunication.

Les recherches qualitatives visent la compréhension d’un phénomène pris dans son contexte et se caractérisent par leur ouverture sur le monde, par leur capacité à décrire un phénomène dans toute sa complexité, par leur souplesse et par leur capacité à combiner différentes techniques de collecte de données (entrevue, observation, groupe de discussion et analyse de documents).



De plus, la recherche qualitative repose sur un raisonnement inductif et la démarche de recherche se veut souple et itérative. Le chercheur se trouve alors dans un positionnement intellectuel visant la compréhension d’un phénomène (comme l’émergence d’un sentiment d’appartenance) et il accordera à comprendre les significations des actions auprès des sujets concernés. Autrement dit, le chercheur qualitatif étudie le contexte écologique dans lequel évoluent les personnes et il s’attache à la signification sociale attribuée par le sujet au monde qui l’entoure. Ainsi, la spécificité fondamentale des recherches qualitatives vient de leur inscription dans un paradigme compréhensif. Par ailleurs, les phénomènes humains étudiés dans les recherches qualitatives sont en général uniques, c’est-à-dire non reproductibles .



Notre question générale de recherche est la suivante : Quelle est la politique de prix élaborée par les sociétés de télécommunication ?





A défaut de travaux prenant en charge la problématique de la politique de prix élaborés à l’IFASIC, nous passons en revue des études de cas contenues dans des ouvrages de référence. En effet, « par travaux, nous entendons tous les écrits publiés dans des rapports de recherche, dans des rapports statistiques, dans des rapports gouvernements, etc. Le chercheur doit voir comment le problème sur lequel il travaille, ou du moins un aspect ou dimension de celui-ci, a été traité antérieurement par d’autres et comment il peut, à partir de là, faire émerger de nouveaux questionnement qui soient le plus originaux possible .



La revue Management a publié, en 2010, les résultats d’une étude de cas de la politique de prix de la compagnie aérienne à bas coûts (low cost) Ryanair. Selon cette étude, avec 76 millions de passagers par an sur 150 destinations, Ryanair est la première compagnie aérienne low cost en Europe et s’approche de la première place toutes catégories confondues, devant Air France-KLM. Grâce à des aéroports éloignés des grandes villes et à une flotte d’avions aux rotations accélérées, l’entreprise parvient à offrir des prix très bas ; un quart des places sont même proposées gratuitement, seules les taxes d’aéroport sont fracturées. Les autres sont proposées à des prix variables selon le remplissage de l’avion.

L’étude précise que si la rentabilité est pourtant bonne, avec un taux de marge allant jusqu’à 25%, c’est que le modèle économique repose sur des principes d’économie, de facturation et de vente systématique : tout service complémentaire au transport est fracturé, les hôtesses et stewards vendent toute une série de produits à bord (lecteurs MP3, caméras) ; les sièges ne s’inclinent pas et aucun film n’est proposé les plateaux –repos constituent un espace publicitaire, de même que les avions qui arborent de gigantesques visuels promouvant Vodafone, Jaguar ou Hertz.

Pour sa part, Charles Croué , la Logan est fabriquée dans les usines Dacia situées dans des pays où les coûts de main-d’ouevre sont beaucoup moins élevés qu’en France. La voiture a été lancée le 1er septembre 2004 au prix de 5.700 euros en Roumanie, Croatie, Serbie, Macédoine, Slovaquie, Hongrie, République Tchèque et Turquie, obtenant un succès immédiat : près de 60.000 exemplaires ont été vendus au cours des neufs premiers mois. De nombreux autres pays émergents ont suivi. Les motivations des acheteurs consistent à pouvoir s’acheter, à ce prix, un véhicule neuf plutôt que d’occasion.



L’originalité de notre travail se situe au niveau de l’analyse de la politique de prix de la société de télécommunication Vodacom Congo, précisément le prix des smartphones. Soulignons qu’avec le smartphone, autrement appelé téléphone intelligent, le téléphone devient un modem portable permettant de se connecter à l’internet à un débit garanti de plus de 40 kb/s.



Notre problème spécifique de recherche réside en ce que nous ne connaissons pas la politique de prix élaborée par Vodacom Congo pour vendre les Smartphones. Notre question de recherche est formulée de la manière suivante : Quelle politique de prix Vodacom a-t-elle élaborée pour vendre les smartphones?

La firme de télécommunication Vodacom Congo SPRL, depuis son implantation sur le sol congolais, a pour siège administratif l’immeuble Losania situé sur le boulevard du 30 juin n°6194 dans la commune de la Gombe, dans la ville de Kinshasa, capitale de la RDC. Ce lieu constitue également le siège d’exploitation de toutes les données informatisées .

La genèse de la société est liée à la naissance la société dénommée Cellnet-Congo du holding americain Africa Wireless Incorporate dont le siège social est en Californie(USA). Elle a obtenu sa licence d’exploitation en République Démocratique du Congo en 1998.

Les activités ont effectivement démarré au mois 1999. Avec l’accroissement de sa clientèle et dans le souci de fournir un service de qualité, Cellnet-Congo GSM s’est doté d’un nouveau central d’exploitation (mortel) dès février 2OOO. Ce nouvel équipement a donc permis à cette société de mettre à la disposition de sa clientèle une panoplie de services, à savoir :téléphone portable et fixe, réduction des frais téléphoniques et transmission des messages téléphoniques.

Dans la perspective de consolider sa position sur le marché et devant la montée de la concurrence, la société GSM Congo a planifié ses stratégies dans divers domaines en s’appuyant sur ses potentialités en vue de se hisse au rang d’une entité commerciale à caractère essentiellement multinationale.

Dans cette logique, elle se fera obliger de solliciter le partenariat avec vodago de la République Sud-Africaine, société sud-africaine de télécommunication dont un protocole d’accord entre les deus entreprises sera signé et donnera naissance à une nouvelle société dénommée « voici data communication ». Ce mariage s’est officialisé au mois de février 2001 .

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