Bonjour, nous sommes le 21/11/2018 et il est 07 h 30.

Depuis les tous premiers systèmes sociaux, l’humain tente sans cesse d’informer, de persuader, d’influencer, de motiver, de gagner la confiance de nouveaux adhérents, à une cause soit à un ensemble d’idées. Promouvoir des causes sociales et convaincre de groupes particuliers.


Aujourd’hui, le tiers monde est le champ, le plus remarquable dans le quel sévissent les violences de tout genre. Cela occasionne la violation flagrante des droits fondamentaux de l’homme parmi lesquels on compte les droits de l’enfant.



La République Démocratique du Congo faisant partie intégrante des pays du tiers monde n’est pas épargnée par ce problème. Bon nombre d’enfants au Congo continuent de vivre dans des conditions précaires bien que le pays fait partie des nations qui ratifiées les traités internationaux portant protection de l’enfant.



L’article 7 de la convention internationale sur les droits de l’enfant stipule que « l’enfant est enregistré aussitôt, il a droit d’acquérir une nationalité et dans la mesure du possible, le droit de connaitre ses parents et d’être élevé par eux ». Ainsi donc ces droits, de l’enfant comprennent celui de l’enregistrement à l’Etat civil qui constitue même la preuve de la nationalité. Les parents ont l’obligation de le faire enregistrer, selon l’article 116 du code de la famille.



Or, la législation congolaise exige qu’après la naissance, tout enfant doit être obligatoirement déclaré devant l’officier de l’Etat civil dans les 90 jours qui suivent. Il a droit à un nom, une nationalité du fait que le droit congolais de la nationalité applique le droit du sol et le droit du sang. En bref, à une identité complète. Quand ce droit n'est pas respecté, l'enfant se trouve privé de toute identité .



Le problème de délai légal de 90 jours prévu dans le Code de la Famille, endéans duquel toute naissance doit nécessairement être enregistrée gratuitement.

Et un enfant privé d’identité, c’est un enfant exposé à toutes formes d'abus et d’exploitation.



Par ailleurs, la règle d’enregistrement des naissances au lieu où les enfants sont domiciliés est toujours d’application et ne permet pas l’enregistrement des enfants qui n’ont pas de domicile fixe étant donné que ceux - ci sont nombreux en RDC en général et en particulier en ville province de Kinshasa en raison des déplacements occasionnés de force par les multiples guerres qui s’y sont déroulées ou d’exode rural .



Enfin, les différentes mesures prises pour rapprocher les bureaux de l’état civil de la population ne se font pas sentir sur terrain, ne sont pas connues d’elle et ne sont pas opérationnelles sur l’ensemble du territoire national ; d’où, leur inefficacité.





Cependant certains parents, par ignorance ou par négligence ne se donnent pas la peine de se présenter à la commune pour enregistrer leurs enfants. En outre, Il y a également un désintéressement des parents et la sous information de cette pratique qui fait partie intégrante des droits de l’enfant. Or l’enregistrement des enfants à l’état civil est au-delà du devoir moral, un signe d’amour.



Selon un rapport de l’Unicef, dans le monde au moins 51 millions d’enfants n’ont pas été enregistrés à la naissance. Les enfants nés dans des zones rurales connaissent ce problème par par rapport à ceux qui naissent dans des villes .

Notre problème général de recherche réside dans le fait que nous ne connaissons pas les stratégies mises en place par l’Unicef, pour amener les parents à faire enregistrer leur enfant à l’état civil.

Ainsi, ce travail pose la question générale suivante : quelles sont les stratégies mises en place par l’Unicef pour amener les parents à faire enregistrer leurs enfants à l’état-civil ? Subsidiairement à cette question découle les questions suivantes : Quels sont les paramètres qui président dans l’élaboration des messages de l’Unicef pour convaincre les parents de procéder à l’enregistrement de leurs enfants à l’état-civil ? Comment le service de l’état civil de la commune de Limete procède-t-il pour amener les parents à faire enregistrer leurs enfants ?



En ce qui concerne les études antérieures, celles-ci nous ont permis de parcourir quelques travaux scientifiques réalisés à l’IFASIC traitant de la même situation de l’enfant. Deux d’ entre eux ont pu particulièrement retenir notre attention. Le tout premier travail mené par Odia Kadima, portant sur la limitation de travail des enfants en République Démocratique du Congo .



La question de recherche de l’auteur était la suivante : quelles activités supplémentaires seraient susceptibles d’appuyer l’effort de limitation du travail des enfants ?

De cette question, l’auteur a répondu à titre d’hypothèse que l’Unicef élabore un certain nombre des programmes d’activités qui sont dirigées vers des personnes vulnérables dont les enfants. Pour réaliser cette recherche, l’auteur a recouru à la théorie de la persuasion. Dans sa conclusion, il a démontré qu’effectivement l’Unicef multiplie des actions de communication pour soutenir les personnes vulnérables, d’où la validation de son hypothèse.

La seconde étude est celle menée par Ilongo Malonguate portant sur les stratégies de cibles de communication de l’Unicef pour la vulgarisation des droits de l’enfant en République Démocratique du Congo . L’étude d’Ilongo avait comme question de recherche : quelles sont les stratégies arrêtées par l’Unicef pour déterminer ses cibles de communication en vue de la vulgarisation des droits de l’enfant en République Démocratique du Congo ?

De cette question, l’auteur a répondu à titre d’hypothèse que les parents sont butés à plusieurs réalités qui ne leur permettent pas de respecter les droits de l’enfant. Il y a aussi le désengagement de l’Etat vis – à – vis de sa responsabilité de sécuriser tout citoyen. Dans sa conclusion, il est établi que son hypothèse de recherche a été validée.

A l’arrivée des colons Belges au Congo, l’espace géographique actuelle comprenant la commune de Limete était occupée par des sujets Teke et Humbo. La commune de Limete a été créée par décret-loi du 11 octobre 1956. Au terme de l’ordonnance n°82/008 du 25 fevrier1982 la population de Léopoldville était divisée en deux catégories suivant des regroupements. Les regroupements ruraux comprenaient l’ensemble des indigènes appartenant à de tribus hétérogènes auxquelles était appliqué un statut extra-coutumier.

Vers la fin de l’année 1957, Léopoldville devenait une entité ou province autonome de la province de Léopoldville avec des communes comme : Kalamu, Kinshasa, Kintambo, Léopoldville, Kalina(Gombe), Limete, Ngaliema, Ngiri-Ngiri, Saint Jean(Linguala), Dendale (Kasa-Vubu).

C'est une commune accueillant de nombreuses industries et la majorité des installations portuaires de Kinshasa, ainsi que le principal dépôt de la Monusco. Elle est traversée par la ligne de chemin de fer Matadi-Kinshasa.

La commune héberge également la Foire internationale de Kinshasa ou FIKIN, dont l'entrée principale se trouve en face de la commune de Lemba.

Limete est une commune de la ville de Kinshasa en République démocratique du Congo. Elle se situe dans la partie est de la ville, entre le Pool Malebo (dont elle occupe la façade sud-ouest) et le boulevard Lumumba.

Ces limites géographiques ont été déterminées par l’ordonnance loi n°68/024 du 20 janvier 1968.

La commune de Limete a une superficie de 6 760 ha soit 67,60 km2 avec une densité de 5 558 hab. /km2 et une population de 375 726 hab.



L’entité décentralisée de Limete comprend les quartiers suivants : Funa, Kingabwa, Mombele, Mososo, Quartier industriel, Salongo, Quartier résidentiel (vieille ville), Motel Fikin et Socopao.

Le plus grand quartier de cette commune est celui de Kingabwa. Quartier situé en plein cœur de la commune de Limete, à l’est de l’Avenue des Poids Lourds, au cœur des plaines alluviales de la rivière N’Djili. Kingabwa est constitué de 5 sous quartiers et la population totale est estimée à 104 304 personnes. Le pool Kingabwa se trouve à proximité de la zone industrielle du port de Kinshasa. La pêche représente une des activités principales des habitants de ce quartier, mais la proximité de la rivière N’Djili a aussi pour conséquences de nombreuses inondations en saison des pluies.









Télécharger le travail