Par Célestin Gimbangi

Ces derniers temps, en République Démocratique du Congo, en général, et la ville d Kikwit en particulier, on assiste de plus en plus à une recrudescence démographique sensible en taux de natalité et de mortalité de la population d’une part et d’autre part à un nombre notable des mariages des hommes et des femmes. Ces évènements, c’est-à-dire la natalité, la mortalité et le mariage lorsqu’ils surviennent, ils nécessitent l’accomplissement d’un certain nombre d’actes qualifiés « d’actes de l’état civil » ; et ces actes constituent ce qu’on appel en Droit l’état de personnes qui est le statut personnel portant les éléments de l’individualisation de la personne dans la société (nom, âge, sexe, filiation, situation matrimoniale, nationalité, domicile) permettant d’identifier et de situer la personne au sein de l’organisation sociale . D’ailleurs, la constitution du 18 février 2006 telle que modifiée à ce jour dispose que tout individu a le droit de se marier avec la personne de son choix, de sexe opposé, et de fonder une famille. La famille, cellule de base de la communauté humaine est organisée de manière à assurer son unité, sa stabilité et sa protection. Elle est classée sous la protection de pouvoir publique. Les soins et l’éducation à donner aux enfants constitue, pour les parents, un droit naturel et un devoir qu’ils exercent sous la surveillance et avec l’aide de pouvoir publique. Les enfants ont le devoir d’assister leurs parents. La loi fixe les règles sur le mariage et l’organisation d la famille .

Certes, l’enregistrement des faits de l’état civil (décès, mariages, divorces, naissances) est utile aux services gouvernementaux à des fins administratives diverses. Le dépouillement des registres de naissance permet à l’état d’avoir connaissance des effectifs de la population, de leurs caractéristiques, de leur répartition géographique et de monter ainsi un certain nombre des programmes sociaux (école, dispensaire, etc.).

Les registres de décès peuvent servir aussi à mettre à jour les fichiers de sécurité sociale quand elles existent, les fiches électorales, les fiches de contribuables ; les fiches de registre de mariage et de divorce permettent à l’administration la preuve de la création d’une union ou d’un ménage. L’individu dans ses rapports de droit privé prouve son identité, son état, sa capacité, par les actes d’état civil, par ses écrits, les tiers connaitront les personnes avec lesquelles ils traitent .

Dans la vie courante, il est bien indispensable pour un individu de présenter un acte : pour l’inscription à l’école, la constitution d’un dossier d’examen ou de concours, la constitution d’un dossier pour accession aux fonctions civiles, l’obtention d’un passeport et certaines autorisations tellesque permis de conduire, le mariage, etc. les actes de décès fournissent à l’individu qui veut bénéficier d’un parent défunt , la preuve légale utile pour prétendre à l’héritage des biens, à la jouissance de l’assurance-vie contractée par le défunt, à la garde enfants mineurs. Les actes de mariage avec mentions relatives au divorce sont exigés dans le dossier relatif aux allocations pour conjoint à charge ou pension alimentaire, dans le dossier relatif au changement de nationalité .

La commune de lukolela a la même origine que la ville de KIKWIT, car c’est du premier indigène appelé POTO – POTO que naîtra la ville de KIKWIT. En effet, à la première rencontre de Monsieur WENSES en 1888 avec le chef traditionnel GIGWIDJI – MBUNDJI qui assistait son frère GUGUPEMBA chargé de trancher les palabres au nom du chef de clan, l’homme blanc interrogea les villageois pour connaître le nom du village. En réponse, ceux – ci montrèrent du côté du site où se trouvait un singe croyant que le blanc voulait l’abattre, et le blanc ayant lui aussi mal compris notera « MAKAKU » comme nom du village. Par la suite, monsieur WENSES négociera l’achat d’une portion de terre auprès du chef de village GIGWIDJI – MBUNDJI, l’accord conclu, le troc fut fait en compensation avec les marchandises que l’homme blanc avait remises au chef du village.

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